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Rencontre choc : Lapine et sanglier [Partie 2]
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MessageSujet: Rencontre choc : Lapine et sanglier [Partie 2] Dim 16 Oct - 1:35

Rencontre choc : Lapine et

sanglier


Blue Zenith Eden | Lucy "Aoife" O'Sullivan




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Avec un air désintéressé, je glisse mes mains dans mes manches. Je n’ai pas l’habitude de me balader en ville affublée de mes vêtements stricts. Je préfère les décolletés plongeants en général. Mais bon, par souci de praticité, je ne suis pas repassée chez moi après qu’Aoife m’ait proposé de sortir. Après que je lui ai posé ma question sur ses loisirs, elle m’a répondu, je cite, « Désolé, j'étais un peu perturbée par une tête de cochon mais il va se taire maintenant. J'espère. Je suis vraiment trop trop contente que tu acceptes ! Pour ce qui est des coins sympas, il est vrai que je connais tous ceux de Galway depuis le temps que j'arpente le coin ! Viens, prend tes affaires, je te fais visiter ! Et pour tes passions nocturnes, gardes-en pour tout à l'heure ! », puis elle m’a fait un clin d’œil et a éclaté de rire. J’ai failli sourire, mais disons que je tiens à mon image, et que ça m’aurait coûté des efforts inutiles.

- Flemmarde.

- De quoi tu parles ? J’économise pour plus tard.

- Oui, oui.


- Au pire, tu te la fermes ?

En plus de cela, après que j’ai ramassé mes affaires, elle m’a tendu la main avec un sourire aguicheur à faire fondre n’importe qui (sauf moi, bien sûr). Elle m’a proposé son aide pour me lever, en m’appelant mademoiselle, avant de lancer avec un naturel désarmant : « Et si cela t'intéresse, je suis skateuse avec quelques petites sponso, raison de mes cicatrices ! Je te les montrerais toutes si tu veux, certaines sont... mieux cachées ! ». Arg ! Pourquoi ? J’étais agnostique jusqu’à très récemment alors c’est dur pour moi de dire qu’une force divine s’acharne sur moi, mais ça ne peut être que ça ! Une collègue sexy, qui me drague ouvertement, et qui n’a pas peur d’assumer ses envies. Bon diable ! Je me sens comme Ève, soumise à l’ultime tentation !

- Ne te compare pas à Ève, s’il te plaît. Elle était beaucoup plus pure que toi.

- D’où tu sais ça ? T’es pas chinois, toi ?

- Ça ne m’empêche pas d’avoir un minimum de culture générale.

Je ne réponds rien et me replonge dans mes pensées. Bon sang de bon soir ! Si je cède, je sais déjà ce qu’il se passera. Elle me prendra pour une fille sympa, après la façon dont je l’aurais traité la nuit, puis découvrira mon vrai visage, et se mettra en colère. Je n’ai pas envie de m’attirer des problèmes avec mes collègues ! J’ai déjà assez de mal comme ça à me traîner au pensionnat le matin. Mon esprit plongé dans un profond conflit entre mes envies et ma raison, je lève les yeux vers le ciel nuageux de Galway. Aoife marche un peu devant moi, puisque je l’ai laissée me distancer pour pouvoir aérer mes pensées. Depuis que nous sommes entrées dans la ville, elle semble toute excitée à l’idée de me faire visiter. Elle m’a déjà montré plusieurs lieux qui, sincèrement, me semblent plutôt sympathiques. Elle a l’air d’avoir bon goût, en plus d’être sexy. Bon, allez Blue, commence par être normale, après on verra comment la soirée avance. Tu as tout ton temps pour te décider. Enfin, je crois. Arg ! Ce n’est pas dans mes habitudes d’être indécise. Allons. Je rattrape Aoife en quelques enjambées. Depuis que nous sommes sorties, je la laisse parler en plaçant une ou deux répliques neutres de temps en temps. Elle est débordante de bonne humeur, c’en est étonnant. Mon regard tombe sur ses cheveux. Comme elle est un peu plus grande que moi, elle semble d’autant plus gracieuse, et cette magnifique cascade brune dans son dos ne fait qu’accentuer cette allure. Elle semble si naturelle, comme si elle maîtrisait la situation, qu’importe ce qu’elle est. Je profite d’un moment où son flot de paroles se tarit pour commenter quelque chose.

- Tu as l’air dans ton élément, c’est mignon.

Je dis distraitement en la dépassant. Étant devant elle, je ne vois pas sa réaction, et sincèrement, je m’en soucie peu. Ce compliment m’a un peu échappé alors si on pouvait ne pas revenir dessus, ça me ferait plaisir. En replaçant quelques mèches derrière mon oreille, je ralentis le pas pour permettre à Aoife de ne pas être distancée, même si je me doute qu’elle ne serait pas du genre à me laisser partir devant et me perdre de vue.

- Je pensais que Galway serait plus petit que ça.

Avec un petit sourire ravi, je vois que nous sommes arrivées devant un bar. Ma collègue n’hésite pas un instant à y entrer et je la suis naturellement. L’endroit est plutôt petit, mais très bien décoré. Même si personne ne danse, je suppose que l’endroit vide au centre doit être justement prévu pour ça. Je me laisse tomber à la première place que je trouve. Bien que la présence de ma délicieuse collègue me tienne éveillée, cette marche en ville m’a rappelé que je viens de passer une nuit blanche à travailler. J’aurais dû dormir, j’aurais dû ! Aoife s’installe en face de moi et j’ai un petit sourire discret en voyant son aisance, encore une fois.

- Je n’ai pas encore eu le temps de parler à beaucoup de gens, au pensionnat. Comment sont les collègues ?

Je crois que c’est la première question que je pose depuis que nous sommes en ville. Le lapin semble décidé à me faire savoir qu’il approuve cette première conquête dans l’histoire de notre vie commune.

- Elle est adorable ! En plus, tu n’aimes pas parler, alors c’est génial si elle le fait à ta place !

- Ce n’est pas suffisant pour conclure que je m’entendrais bien avec elle.

- Mais quels autres stupides critères tu veux fixer ?

- Écoute, je ne sais pas comment ça se passe chez les Dieux, mais sur terre, on apprécie pas quelqu’un juste parce qu’il est beau et parle beaucoup.

- Elle a l’air assez coquine, aussi. Et gentille.

Je soupire et me secoue la tête.

- Excuse-moi, le Lapin ne veut pas se taire. Il est rarement aussi bavard.

Mes paroles, adressées à Aoife, font bien comprendre au Dieu que je veux qu’il se la ferme. Encore une fois, il obéit et me laisse tranquille. Je crois que sa situation d’observateur lui plait bien. Je souris à ma collègue et nous commandons de quoi étancher notre soif.

- Au fait, après je me tais, promis, mais pourquoi est-ce qu’elle ne peut pas être une amie ? Au lieu d’être une conquête ou une simple inconnue ?


Je ne réponds rien. Je n’ai jamais été très forte pour me faire des amies. En plus, à voir les propos que tient Aoife, je doute qu’elle ait envie d’être mon amie. Ou alors une amie très intime. Ahh… Je tourne légèrement la tête pour contempler le bar dans son ensemble et souris un peu plus lorsque je me concentre sur la musique. Du hard rock. Que de bon goût. Je ne sais franchement pas où me mènera cette soirée, mais je crois que dans tous les cas, je vais l’apprécier. J’arme mon sourire de prédatrice et fais tourner les glaçons dans ma boisson. Le froid, c’est bien. Je vais commencer par lui poser quelques questions sur sa vie, pour la mettre en confiance. C’est toujours bien de s’intéresser aux gens, ou au moins de leur en donner l’impression.

- Tu te plais, à Immortalia ? Je crois que c’est bien la seule école au monde qui nous offre un… divin supplément… lorsqu’on vient y travailler.

Je renverse me penche vers l’avant. Normalement, je porterais quelque chose qui mettrait un peu plus ma peau à découvert dans cette position, mais bon, je vais faire avec ce que j’ai. Je bois une gorgée du cocktail que je me suis commandée. Mes yeux se plantent dans ceux d’Aoife. Nous allons nous amuser.


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MessageSujet: Re: Rencontre choc : Lapine et sanglier [Partie 2] Lun 31 Oct - 19:30

Rencontre choc : Lapine et


sanglier




Blue Zenith Eden | Lucy "Aoife" O'Sullivan









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Oui, oui, OUI ! Je suis si contente, on se balade en ville avec ma belle ! Je lui fait visiter Galway et fidèle à mes habitudes, je suis un vrai moulin à paroles ! Ma joie est visible depuis l’espace, rien qu’à voir comment je trottine à la “petite maison dans la prairie ‘Style”. Je suis souvent seule en avant, car je me laisse embarquer par mon excitation tandis que Blue traîne un peu des pieds. De toute façon, dès que mon regard se pose sur son corps, je suis décontenancée et bien évidemment excitée ! Parfois quand je me retourne, je constate qu’elle est un peu en retrait. Une grande timide ma collègue, cela la rend d’autant plus charmante ! J’ai tout de même le droit à quelques réponses froides comme la glace, mais je n’en ferai pas mention ici car cela cela n’a aucun importance pour la suite.


Nos pérégrinations nous ont menées à l’entrée de la rue des bars : des brasseries à tout va et pour tous les goûts, voilà de quoi nous amuser jusque tard dans la nuit ! Je sais depuis le début dans lequel emmener ma chère collègue, mais la satisfaction d’être enfin face au fait accompli me fait me taire, un sourire sur le visage. Enfin !


- Tu as l’air dans ton élément, c’est mignon.


Je frémis de plaisir d’entendre sa voix s’élever dans un ton aussi doux. J’ai toujours un frisson lorsque j’arrive dans un bar, autant là de savoir que celle que je désire se trouve déjà à mes côtés et qu’elle semble réceptive à mes avances, par moment. Et puis… “c’est mignon”. Je fond.


Elle passe d’un coup à la vitesse de l’éclair devant moi tout en remettant en place quelques mèches rebelles, puis ralentit une fois que cinq mètres nous séparent. Mais quelle mouche l’a piquée ?!


- Je pensais que Galway serait plus petit que ça.


Je lui indique un bar du regard et la voilà qui rentre directement, me précédant. Lorsque je pénètre dans l’établissement, elle est déjà attablée et se trouve sur le premier fauteuil à gauche de l’entrée. Je regarde en souriant mon ami tenancier et le salue :


- Hey John, comment ça va ?!


- Hey bien et toi ma belle ?! Je te met comme d’hab ?!


- Oui, pour deux ! lui dis-je en m’asseyant sur la banquette face à ma belle.


Nous ne serons pas dérangées, tout le monde sait qu’il ne faut pas s’immiscer quand je suis seule avec une femme. Celle-ci d’ailleurs vient de troquer son air glacial habituel par un sourire radieux.


- Je n’ai pas encore eu le temps de parler à beaucoup de gens, au pensionnat. Comment sont les collègues ?


Je m’apprête à ouvrir la bouche pour lui répondre, cependant elle semble continuer sur sa lancée et au vu de sa timidité, je m’en voudrais de lui couper la parole lorsqu’elle s’exprime. Au final, elle ne dit rien pendant vingt secondes et se contente de soupirer et secouer la tête, avant de finalement se confondre en excuses :


- Excuse-moi, le Lapin ne veut pas se taire. Il est rarement aussi bavard.


Quoi ?! Le lapin ?! Celui que je connais si bien ?!



Tu pense qu’elle est possédée par l’esprit de ton petit protégé ?



Je ne vois que lui. Il doit se faire victimiser par cette fille étrange et je vois mal comment le sortir de ce mauvais pas.



Tu exagère, elle est probablement bon hôte !



En étant aussi froide qu’un glaçon ?!



Pour le peu qu’on la connaît, je la trouve plutôt chaude...



Tu ne pense qu’à ça… et si tu connaissais si bien que moi mon camarade oriental, tu saurais à quel point il a besoin d'un protecteur.



Je reporte mon attention sur ma collègue mais celle-ci observe la salle tandis que nos mojitos sont servis. De façon étrangement coordonnée, nous commençons à tourner nos glaçons au même rythme. Je trouve chou tant de symbiose. Et puis son sourire… Ô son sourire… on dirait qu’elle veut me dévorer !


- Tu te plais, à Immortalia ? Je crois que c’est bien la seule école au monde qui nous offre un… divin supplément… lorsqu’on vient y travailler.


La voici qui boit une gorgée et se penche, m’offrant un autre sourire délicieux dont elle a le secret. Nos regards se croisent et je peux déceler dans le sien une petite étincelle de malice. C’est très agréable. J’ai la bouche sèche aussi je bois un coup avant d’enfin répondre à ses questions.


- Tu as parlé du lapin, ton dieu est l’esprit du lièvre de la mythologie chinoise ? Tu n’es pas sans savoir probablement que le mien n’est autre que Zhu, protecteur du lièvre et enquiquineur de grand cru. On se posait la question, il aimerait beaucoup savoir.


Dis-lui d’être gentille avec lui, sinon elle sortir mes défenses lui labourer les fesses !



- Le sanglier te dit de prendre des pincettes avec le lièvre si c’est bien lui que tu héberge, il te menace de ses défenses en cas de maltraitance, lui dis-je dépité en soupirant.


Elle semble acquiescer -confirmant nos soupçons- aussi je me penche pour me rapprocher et lui chuchote :


- Entre toi et moi, agis comme bon te semble ! Cette vieille tête de cochon aura bien du mal à te nuire dans sa situation !


J’éclate de rire et boit de longues gorgées de ma délicieuse boisson puis mord un coup dans une rondelle de citron, dévorant tout en dehors de la peau.


- Et sinon pour le boulot bah les collègues sont très sympas même si certains comme Neal sont plutôt froids. Certaines sont assez sexy -à ton image- et je devine que les relations ne se limitent pas toujours au travail, si tu vois ce que je veux dire ! Depuis le lycée, je suis dans cette école et c’est un honneur d’y enseigner depuis la fin de mes études, mais assez parlé de boulot, parle-moi de toi !


Fidèle à mes mauvaises habitudes, je ne lui laisse pas le temps de répondre que je continue sur ma lancée.


- Tu aime quoi dans la vie ? En dehors de tes partenaires idéaux !


Je rigole de plus belle, je transpire vraiment la joie par tous les pores ce soir. Et lorsque j’entend ma chanson favorite, je bois cul sec le reste de mon verre, me lève et me place devant Blue. Sans faire fi de son étonnement, je me saisis de sa main et dépose un doux baiser sur le dessus avant de la serrer entre mes douces mimines. Je la regarde avec un regard de braise avant de lui demander :


- Ô belle demoiselle, je serai vraiment honoré que vous daignez m’accorder cette danse, puissent nos corps se trémousser avec du Elvis plein les oreilles. Avec de la chance, la chanson suivante incitera plus au rapprochement... lui rétorquais-je en passant ma langue sur mes lèvres de manière sexy, démontrant par ailleurs l’état hormonal dans lequel je me trouve.




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MessageSujet: Re: Rencontre choc : Lapine et sanglier [Partie 2] Jeu 10 Nov - 4:13

Rencontre choc : Lapine et

sanglier


Blue Zenith Eden | Lucy "Aoife" O'Sullivan




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Mon regard planté dans celui d’Aoife, je continue de sourire en écoutant sa réponse. Cette délicieuse collègue est un enchantement, ainsi qu’une malédiction. Mais passons, je me suis apitoyée sur mon sort. Après avoir bu une gorgée de sa boisson, elle ouvre la bouche.

- Tu as parlé du lapin, ton dieu est l’esprit du lièvre de la mythologie chinoise ? Tu n’es pas sans savoir probablement que le mien n’est autre que Zhu, protecteur du lièvre et enquiquineur de grand cru. On se posait la question, il aimerait beaucoup savoir.

Ah oui, tiens. C’est vrai qu’elle m’en a parlé plus tôt, mais je n’ai sans doute pas fait bien attention. En plus, le Lapin n’a pas vraiment réagi non plus. Pourtant, maintenant, il semble se rendre compte qu’il était passé, comme moi, à côté de cette information.

- Le Sanglier !?


Je peux sentir sa joie à travers mon esprit. On dirait qu’il vient de retrouver un vieil ami de très longue date. En un sens, je trouve ça attendrissant.

AHAHAH ! Attendrissant ?! Mais oui, c’est ça, c’est ça ! Comment pourrais-je trouver cette chose attendrissante ahahaha. Faut que j’arrête les rires nerveux.
Mon malaise ne se ressent pas trop à l’extérieur, mais le Lapin le capte. Il ne dit rien, pourtant, et se contente de jubiler sur ses retrouvailles avec son copain.

- Vous vous entendez bien ?

Je demande mentalement à mon Dieu. Il pousse une petite exclamation de plaisir.

- Oui ! Le Sanglier me protégeait toujours des autres Dieux.

- Tiens, ça m’étonne même pas que t’aies eu besoin d’un protecteur.

- Il est vraiment quelqu’un de très gentil, tu sais ?

- Tu trouves tout le monde gentil.

- C’est faux !

- Hm, hm.

Je souris un peu plus en entendant le petit ronchonnement enfantin et plaintif du Lapin, qui se tait ensuite. Bon, je ne suis clairement pas l’hôte la plus gentille. Aoife soupire, comme exaspérée.

- Le sanglier te dit de prendre des pincettes avec le lièvre si c’est bien lui que tu héberge, il te menace de ses défenses en cas de maltraitance.

Je lève les yeux au ciel. Qu’est-ce qu’un Dieu confiné dans la tête d’une fille aussi lumineuse qu’Aoife peut bien me faire ? Rien, bonne réponse. Pourtant, je hoche solennellement la tête.

- J’héberge effectivement le Lièvre. Et je te promets d’en prendre soin, Zhu.

J’offre un petit sourire innocent. Après tout, je ne lui fais aucun mal, n’est-ce pas ?

- Je ne crois pas…

- Tu es sûr que tu veux dire quoi que ce soit ?

- Non, ça ira.

- C’est ce que je pensais.

Aoife se penche vers moi alors que mon sourire s’est un peu crispé.

- Entre toi et moi, agis comme bon te semble ! Cette vieille tête de cochon aura bien du mal à te nuire dans sa situation !

Alors qu’elle éclate de rire en buvant de longues gorgées de sa boisson, je me contente d’un sourire rieur. Moi, rire ? Faut pas se faire d’illusions non plus. À moins d’être saoule, je ne ris pas vraiment souvent. Pourquoi ? Parce que je n’en vois pas l’intérêt. C’est bruyant, et peu de gens réussissent à rendre cela élégant. Aoife fait partie de ces gens, et moi, clairement pas. Je lui laisse donc les grands éclats de rire et je me réserve toute la gamme de sourires aux significations floues ou franches.

- Et sinon pour le boulot bah les collègues sont très sympas même si certains comme Neal sont plutôt froids. Certaines sont assez sexy -à ton image- et je devine que les relations ne se limitent pas toujours au travail, si tu vois ce que je veux dire ! Depuis le lycée, je suis dans cette école et c’est un honneur d’y enseigner depuis la fin de mes études, mais assez parlé de boulot, parle-moi de toi !

Alors comme ça, je suis sexy, hein ? Et apparemment, les relations boulot et vie privé se mélangent. Assez intéressant. Il y aurait aussi d’autres gens comme moi, qualifié de froid. Ce Neal s’attire immédiatement ma sympathie. J’ai l’habitude qu’on dise de moi que je suis froide. Je souris à ces informations et au passé d’Aoife. Elle doit avoir reçu son Dieu depuis longtemps, dans ce cas ! Ça doit être étrange pour elle de cohabiter avec quelqu’un dans sa tête depuis tant de temps ! J’ouvre la bouche pour répondre quelque chose, mais elle me coupe.

- Tu aimes quoi dans la vie ? En dehors de tes partenaires idéaux !

Je souffle avec un autre sourire rieur alors qu’elle repart de plus belle. Ses éclats de rire ne font que souligner sa luminosité naturelle. Un peu comme un soleil. Je penche la tête sur le côté.

- Je n’aime pas grand-chose, mais mes recherches me passionnent. Sinon, le bon alcool et la luxure. Je suis une femme de péché.

Je finis ma tirade en levant mon verre et en finissant ma boisson. Une autre musique se lance dans le bar, et Aoife y réagit directement. En vidant d’une traite le reste de son verre, elle se lève et s’approche de moi en faisant valser sa jupe. En se plantant en face de moi, elle attrape ma main et y pose un doux baisemain. Charmant. Je réponds par des yeux doux et innocents, un peu comme pour signifier : « Mais encore ? ». Ma collègue me lance un regard de braise avant de déclarer avec chaleur.

- Ô belle demoiselle, je serai vraiment honoré que vous daignez m’accorder cette danse, puissent nos corps se trémousser avec du Elvis plein les oreilles. Avec de la chance, la chanson suivante incitera plus au rapprochement...

Elle ponctue sa tirade en passant sa langue sur ses lèvres d’une manière enjôleuse. On dirait que finalement, je suis face à une vraie prédatrice. Avec grâce, je me lève à mon tour et imite une légère révérence.

- C’est avec plaisir, ma chère, que je réponds positivement à votre demande. Puisse Elvis nous transporter !

Sans attendre plus de ma part, elle m’entraîne immédiatement sur la piste de danse et nous enchaînons pas après pas. Au début, nous dansons à une distance respectable, agrémentant le moment d’œillades enjôleuses et provocatrice. Aoife joue sur la longueur de sa jupe dans ses mouvements, ce que je considère comme une douce torture. En réponse à ses gestes, et tout en suivant la basse du morceau, je m’avance. Avec un sourire provocateur, je m’approche d’elle pour me trémousser (c’est le terme exacte) tout près d’elle. Nos deux corps s’effleurent, s’attirent, se repoussent et nous essayons tant bien que mal de garder le rythme imposé par Elvis sans pour autant laisser nos regards se détacher l’un de l’autre. Elle irradie de joie et la lueur dans ses yeux me nargue. Je me délecte de chaque toucher et en provoque encore d’autres en sentant les agréables picotements du plaisir remonter le long de ma peau. Cette femme est différente des autres. Je me lâche totalement. Aoife me servant de drogue, d’alcool, ou de tout ce qui peut me faire perdre le contrôle, je me laisse porter par le son et m’abandonne totalement au moment. Ce n’est pas dans mes habitudes, mais il me semble que le temps s’y prête. Le comportement de ma collègue fait monter la température de mon corps et mon regard glacial se teinte du climat d’été. L’intensité du moment me gagne jusque dans mes veines et la tension entre nos peaux qui s’électrisent monte en flèche lorsqu’une musique typique du Kizomba se lance dans le bar. Ayant quelques notions de danse, je peux me vanter de reconnaître le style. Mes notions en restent à ce que j’ai vu sur Internet, mais quand même, je m’applaudis. Les percussions font pulser mon cœur en rythme et je saisis les mains d’Aoife pour les poser contre mes hanches. Une fois certaine qu’elle me tient, je commence à onduler et me déplacer en rythme avec la musique. Comme elle est plus grande que moi, c’est un peu dur de mener la danse, mais elle semble vite comprendre les pas, qui sont basiques, et nous nous déhanchons l’une contre l’autre. Le magnétisme qui s’opère entre nous, du moins de mon côté, essaient de détourner mes yeux des siens pour s’attarder sur ses lèvres. Pas question. Un peu déboussolée, je me laisse tout de même porter par la musique et fait bouger tout mon corps en même temps que les instruments, qui partent dans un rythme endiablé. Je ne sais pas combien de temps nous dansons, sans vraiment parler, juste en se fixant intensément, mais au bout d’un moment, je peux sentir mon petit cœur sur le point de lâcher. Un petit rire, plutôt un gloussement, m’échappe et j’attire ma collègue à une table pour me rasseoir. C’était entraînant, extatique, je me suis un peu perdue pour être franche. Ai-je gloussé ? Une ou deux fois, sans m’en rendre compte, certainement. Ca faisait longtemps que je n’avais pas pris autant de plaisir franc avec une autre femme. Aoife est différente, sans aucun doute. Je commande deux autres verres et lève les yeux au plafond avant de les redescendre sur ce qui captive mon attention aujourd’hui.

- Je pense que la danse va devenir ma nouvelle activité favorite, surtout si c’est avec toi.

J’essaie de réfréner mon sourire joyeux. Wow ! On se calme Blue ! Respire, respire.

- Tu es sûre que ça va ?

Je grogne au commentaire du Lapin et lui répond mentalement.

- Bien sûr, pourquoi ?

Je le sens soupirer et souris de plus belle. Je souffle et repousse une mèche rebelle. Aoife me regarde avec une lueur croquante dans le regard. J’ai du mal à me considérer comme la chasseuse aujourd’hui. Pour une fois, ça ne me dérangerait pas d’être la proie.

- Tu danses bien !

Je déclare en lui levant mon verre, qui vient d’être servi. Elle rit et trinque avec moi. Nous buvons à grandes goulées et je repose ma boisson. La sensation de quand on dansait n’est pas passée et je sens ma peau être irrémédiablement attirée vers la sienne. L’attirance physique, je connais, mais à ce niveau, ça ne m’est arrivé que très rarement ! Je renverse ma tête par en arrière et m’étire un peu, faisant jouer mes muscles taillés par les sports de combat que je pratique depuis l’enfance. J’espère que cette soirée va se prolonger en nuit. Je suis prête à me laisser entraîner. Cette session de danse a été comme un déclic.


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MessageSujet: Re: Rencontre choc : Lapine et sanglier [Partie 2] Dim 18 Déc - 15:00

Rencontre choc : Lapine et

sanglier



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Hé la dinde, elle t’a parlé ! Ecoute un peu au lieu de fondre sur place !


Quoi ?! Qu’est-ce qu’elle a dit ?!


De façon générale… Je n’aime pas grand chose… bon alcool, luxure, femme de péché, répéta-t-il en tentant en vain d’imiter une voix féminine.


Oh les péchés… Le péché ! La luxure, si douce et délicieuse, le paradis qui se trémousse sur le bout de la langue ! Amas de plaisir charnel envoûtant voire orgasmique, la débauche à l’état pur. Quel pied !

A ces tendres pensées, je lui assène un grand sourire tandis qu’elle se lève et imite ma révérence.

-  C’est avec plaisir, ma chère, que je réponds positivement à votre demande. Puisse Elvis nous transporter !

Me saisissant de sa main, je la tire avec moi sur la piste de danse, extatique. Mon coeur fait des bonds dans ma poitrine tandis que nous voilà dansant face à face. Une petite distance nous sépare mais une rude bataille démarre entre son regard et le mien, chacune tentant de faire fondre les dernières traces d’inhibition qui demeurent enfouies chez l’autre. A ce petit jeu, je suis la meilleure !

Démontrant une certaine expérience, je lâche tout ce dont je suis capable en danse, faisant voler ma jupe pour dévoiler ainsi au regard de plus en plus lubrique de ma chère collègue ce que cachent mes vêtements. Je sens ses dernières barrières s’effriter puis s’effondrer, et la voilà bien plus proche qui se trémousse, quasiment collée à mon corps en ébullition. On s’effleure, se touche, se caresse tendrement et de moins en moins chastement et ce, sans briser le lien inaliénable entre nos yeux.

A un moment, la musique diminue et j’en profite pour poser la paume de ma main sur sa joue. Son sourire radieux me donne terriblement envie de l’embrasser. Hélas, un opportun semble se diriger vers nous ce qui crée un blocage en moi.

Mais qu’il parte ce c*n, il va tout casser !


Je t’aurais bien proposé un coup de patte pour t’en débarrasser, mais en présence de cette somptueuse créature ce serait risqué. Prie pour que Sean te sorte de ce mauvais pas.


Lorsque tout espoir semble perdu et qu’une once de colère monte en moi, une main vient se poser sur l’épaule du gêneur. Sean, dieu merci ! Mon ami est là et éloigne l’opportun ce qui lui vaut un sourire reconnaissant de ma part. Un coup d’oeil vers le barman et je peux voir dans son regard qu’il s’occupe de mon soucis avec Sean. Quel soulagement d’être entourée de gens si bien !

Nulle lamentation ne peut demeurer en moi car les mains douces et chaudes de ma chère et tendre viennent de se poser sur mes hanches. Un air de Kizomba se lance, je reconnais bien là le genre de coup de pouce que m’offre John lorsqu’il veut me faciliter le rapprochement avec une femme. Blue vient se coller au plus proche, elle ondule et la chaleur de nos corps atteint des sommets vertigineux. Je donne tout ce dont je suis capable en danse, m’appuyant sur une lourde expérience pour suivre les mouvements sensuels de ma collègue qui est apparemment encore plus douée que moi ce coup-ci.

Combien de temps cela dure ? Aucune idée, toute notion de temporalité s’est évaporée dans mon esprit. Je ne redescends sur Terre que lorsque je me sens tirée vers notre table et que mes fesses retrouvent le banc face à ma sirène, qui entame une nouvelle commande. Veut-elle nous saouler ? Je n’en ai guère besoin pour lui offrir mon corps, si c’est ce qu’elle souhaite. Cela rajoutera néanmoins un petit goût sucré sur ses lèvres lorsque je m’en serai emparée.

- Je pense que la danse va devenir ma nouvelle activité favorite, surtout si c’est avec toi.

Un souffle, le rejet d’une mèche derrière son oreille et la voilà qui continue sur sa lancée.

- Tu danses bien, dit-elle en levant son verre et trinquant tandis qu’un rire nerveux m’échappe.

A grandes gorgées nos boissons diminuent de moitié. Je la fixe, elle s’étire. J’en n’en peux plus, je ne tiens plus !

- Attends, je vais t’offrir un massage de mon cru !

Je me lève et me place dans son dos et dépose mes mains sur ses trapèzes, les malaxant et massant des épaules jusqu’au cou, dans lequel je dépose un premier baiser. Voilà, le mur a été franchi, je deviens petit à petit incontrôlable. Mes mains partent à l’exploration et finissent sur ses hanches. Un autre baiser, sur le côté de la mâchoire cette fois. Les mains glissent sur le ventre, ma bouche se dépose sur sa joue. Je passe sous sa chemise* et la caresse à hauteur de nombril, mes lèvres se déposent à proximité des siennes.

Toi, tu as le coup de foudre !


Ce n’est pas la première fois que je suis ainsi.


Cela n’a jamais été aussi rapide et intense.


On n’en sait rien, mes sentiments sont lents à évoluer et mon coeur appartient toujours à Rachel.


Oublie la, cela fait déjà huit ans qu’elle est alitée.


Jamais !


Mes mains remontent doucement mais s’arrêtent : en absence d’accord clair et sans équivoque, je ne me permettrais pas plus. Elles remontent donc par dessus le tissu, et sur les flancs, rejoignent les épaules, le cou puis se posent sur les joues de la belle. Mon coeur bat la chamade, mon ventre est au bout de sa vie à force de frétiller d’impatience. Du bout de chaque index, je fais se lever le visage de sirène de ma collègue, la faisant se pencher en arrière. Lorsque j’en ai la possibilité, je viens l’embrasser sur les lèvres avec une tendresse et une sincérité sans faille. Nous partageons le goût du mojito qui macule nos lèvres.

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MessageSujet: Re: Rencontre choc : Lapine et sanglier [Partie 2] Jeu 29 Déc - 23:26

Rencontre choc : Lapine et

sanglier


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- Attend, je vais t’offrir un massage de mon cru !

Aoife se lève et vient se placer dans mon dos avant que je puisse émettre la moindre protestation. Enfin, pas sûre que j’aurais protesté de toute façon. Avec une douce fermeté, elle pose ses mains dans le haut de mon dos. Lentement, elle commence à malaxer mes trapèzes et je soupire de bonheur. Ça fait du bien ! Ses doigts fins passent de mes épaules à mon cou et détendent mes muscles tout crispés. Je pourrais presque fondre tant c’est agréable. Dommage que le tissu bloque encore sa peau par contre. Ses mains remontent contre mon cou, agréablement chaudes, et soudain, je peux sentir son souffle se rapprocher de plus en plus de ma peau. Un sourire d’aise apparaît sur mes lèvres et je la laisse m’embrasser doucement. A partir de ce moment-là, une barrière vole en éclats. Ses mains partent à l’exploration et descendent le long de mon dos, pour finir sur mes hanches. Elle dépose un autre baiser sur le coin de ma mâchoire et j’incline un peu la tête vers l’arrière pour l’inciter à continuer. Le feu se répand en moi depuis les endroits où ses lèvres ont touchés ma peau. Comme si mes nerfs s’étaient tous connectés à elle pour m’électrifier chaque fois qu’elle m’effleure. Depuis quand n’ai-je rien ressenti d’aussi intense ? Des siècles, sans doute. Ses mains remontent alors sur mon ventre, ses lèvres se déposent sur ma joue, et ses doigts entre enfin en contact avec la peau de mon ventre. Je frémis. Ses lèvres se rapprochent de plus en plus des miennes. Ah, quelle douce torture. Je voudrais tourner la tête et l’embrasser de moi-même, mais elle s’éloigne alors. Ses mains repassent par-dessus ma chemise et remontent jusqu’à mon cou. Pourquoi s’est-elle arrêtée ? Lentement, ses index m’obligent à relever la tête vers elle. Ses yeux expriment une tendresse et une sincérité sans faille lorsqu’elle m’embrasse enfin. Étonnamment, je me serais attendu à plus sauvage, comme baiser. Pourtant, la douceur de ses lèvres et le goût du mojito qui se répand entre nos deux bouches me rend tout cela tellement agréable. Insistante, je viens doucement titiller sa lèvres inférieure avec mes dents et approfondi notre expérience. Mais juste un instant.

- Ce n’est pas toi qui disais que tu ne voulais rien avoir à faire avec tes collègues ?

Je me détache lentement de ma partenaire. Bon sang ! Énervée, je prends ma tête entre mes mains. Il est chiant, absolument chiant, mais il a pas tort ! Et c’est ce qui est le plus irritant. Ma tendre partenaire étant derrière moi, je ne vois pas sa réaction, mais je suis à peu près sûre que ce n’est rien de positif. Arg, ce n’est pas mon genre de m’arrêter en plein milieu de l’action ! Et bon Dieu ce que je voudrais continuer. Mais… Mais je dois être responsable et penser aux conséquences. Avoir des relations avec des collègues, c’est tout sauf une bonne idée. J’ai toujours respecté ça. Je ne peux pas changer du jour au lendemain. Je pousse un lourd soupir tandis que le désir laisse place à l’énervement. Je déteste ça ! Je ne devrais même pas être dans ce bar, à me poser ces questions ! Je ne devrais pas être dans ce bar du tout. Je devrais déjà être chez elle, dans son lit. Mais bien sûr, j’ai préféré me questionner, et attendre le dernier moment, après une magnifique soirée, pour tout gâcher. Bravo Blue, vraiment !

- Je suis désolée Aoife. Je ne joue pas à ce genre de jeux avec mes collègues, d’habitude…

A l’intérieur, je peux sentir que le Lapin s’en veut de son intervention.

- Je suis désolé… Je voulais juste…

- C’est bon ! Tais-toi, ok ? Je dois seulement… Me reprendre. Voilà.

De toute façon, me souvenir de comment ont virées toutes les fois où j’ai eu le malheur de faire ce genre de choses avec des gens de mon entourage me suffit. Ça devient toujours n’importe quoi beaucoup trop vite. Je n’ai pas envie d’une autre histoire compliquée. J’ai déjà eu ma dose. Merde, quoi !

- Pourquoi est-ce que tu n’essaierais pas…


- Je sais pas pourquoi, ok ?!

Je pense que mon ton fait définitivement peur au Lapin et il se terre dans mon esprit. Comme un petit animal craintif, il regagne son terrier dès qu’il se sent menacé. Avec un nouveau soupir, je relève la tête et me tourne vers Aoife. Je ne peux m’empêcher de me mordiller la lèvre. Arg ! En plus d’être la dernière des nulles, je ne suis même pas capable de me reprendre ! Allez, regard froid, aura glaciale, comme d’habitude !
Impossible.

- Je suis désolée, vraiment.

Ahhhh ! Je suis pathétique ! Un peu plus et je me frapperais la tête contre la table. Non ! Je me reprends. Inspire, expire. Le calme me revient peu à peu, ainsi que la sensation d’avoir pris la bonne décision. Je ne dois pas déraper. Pas avec une collègue. Rappelle-toi les autres. Voilà.


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MessageSujet: Re: Rencontre choc : Lapine et sanglier [Partie 2] Sam 14 Jan - 20:30

Rencontre choc : Lapine et

sanglier



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Ce doux baiser m’enivre, il me transporte dans le monde joyeux des merveilles, il transcende tout mon être. Sentir ses dents venir au contact de ma lèvre inférieure et me voilà qui perd toute substance. Je ne suis plus qu’un tas de chiffons, prête à m’écrouler dans ses bras. Petit à petit elle reprend le contrôle de notre baiser puis y met fin. Brutalement. La chute est rude pour moi et l’incompréhension est totale : on était si bien, elle semblait y prendre goût. Est-ce que je m’inquiète pour rien, éloigne-t-elle son visage pour mieux revenir à la charge ? La réponse ne tarde pas à pointer le bout de son nez : la voilà qui se prend la tête entre les mains et se recroqueville légèrement. Je sens l’atmosphère se tendre.

T’as tout foiré, t’aurais dû prendre ton temps. Maintenant, te voilà condamnée à dormir seule.


Tais-toi, je n’ai pas envie de chercher un coupable. Elle ne veut pas de moi.


La tristesse est telle qu’une larme commence à perler au coin de l’oeil. Je me sens nulle, je n’ai jamais autant réagi en essuyant un rateau. J’ai le coeur brisé. Elle me plait vraiment, j’aurais aimé… poursuivre. Demain, un autre jour… je dois me ressaisir, pour Elle.

Oublie la, tu radote. Cette petite t’a tapé dans l’oeil, ne le nie pas !


Je ne réponds pas, un froid glacial s’étant abattu sur mon coeur.

- Je suis désolée Aoife. Je ne joue pas à ce genre de jeux avec mes collègues, d’habitude…

La voilà qui soupire puis me regarde. A la façon dont elle se mord la lèvre, j’en déduis qu’elle a le trac. Qu’est-ce que je dois comprendre ?! Son regard me donne la réponse encore une fois : elle est navrée.

- Je suis désolée, vraiment.

Fortes inspirations et expirations, elle est sûrement sujette à une bataille intérieure. Comme moi. Je n’ai jamais été autant affectée par un refus, elle doit le savoir. Aucun geste envers elle n’était anodin. Je ne veux la perdre si vite, je me fiche de notre partie de jambes en l’air.

- Ce...ce n’était pas un jeu. Pas pour moi.

Je me rassois face à elle, les mains tremblantes. Dans cet état il m’est difficile de parler, je n’en ai pas l’habitude. La dernière fois c’était lorsque ma chère Ella était hospitalisée pour son cancer.

- Je suis sérieuse. Je ne te connais que depuis quelques heures mais tu as pris une place importante dans mon coeur. J’ai peur de te perdre, je veux en apprendre plus.

Posant ma main sur la sienne, je me saisis de mon mojito de l’autre pour le vider d’un trait. Nécessité de me réhydrater. Et mettre un coup de balais dans mes pensées.

- En bien des points nous sommes complémentaires.

Levant la main en direction du barman, celui-ci finit par me remarquer et acquiesce. J’ai besoin de boire ce soir. En attendant mon breuvage, je dois sauver ce qui peut l’être entre ma nymphe et moi. Si elle ne veut pas de moi comme amante, peut-être voudra-t-elle de moi comme amie ?

Et tu as pensé au fait qu’elle pourrait avoir envie d’apprendre à te connaître avant toute chose ? Si ça se trouve elle veut plus que des coups de langues, elle a peut-être flashé sur ton doux minois.


Tu pense ?


Je la regarde droit dans les yeux, elle a repris son visage glacial et impassible. C’est quelque chose qui me plaît chez elle : elle est indéchiffrable, un vrai mystère ! Et quand on gratte un peu, elle déborde de vitalité !

- Au fait j’ai pensé… tu danse super bien et tu as une forme physique appétissante, tu fais un sport en dehors du boulot ?

Et voilà, tu n’as pas pu t’empêcher un sous-entendu. Et après on dit que c’est moi le cochon !



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MessageSujet: Re: Rencontre choc : Lapine et sanglier [Partie 2] Mar 24 Jan - 4:08

Rencontre choc : Lapine et

sanglier


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Elle me regarde avec cette lueur de tristesse dans le regard. Un pieu s’enfonce en moi et, par chance, la douleur provoque mon réflexe de survie. Mon regard froid revient et plus aucune émotion ne passe sur mes traits. Je ne veux pas la perdre. Pas comme tous les autres. Il y a… Quelque chose qui m’empêche de vouloir qu’elle parte. Mon refus l’attriste, et cela ne me fait que regretter encore plus amèrement de m’être arrêtée. Faites qu’elle me pardonne. D’une petite voix, elle confirme mes pires craintes.

- Ce...ce n’était pas un jeu. Pas pour moi.

À ces mots, mon cœur manque un battement, dans le mauvais sens. J’ai l’impression d’étouffer. Cette situation ne m’était jamais arrivée, et j’ignore totalement quoi faire. Ne pas le laisser paraître. Regard froid, regard froid… Elle se rassoit doucement face à moi, les mains tremblantes. Je sens un éclair de culpabilité et de douleur passer dans mes yeux, aucun doute qu’elle a pu décrypter mon regard. Je dois parler, me rattraper, lui montrer que je… que je tiens à elle ? J’ouvre la bouche sans réussir à articuler le moindre mot. Je dois… dire quelque chose. Au moins un petit mot, un désolé, quelque chose ! Avant que je puisse prononcer quoi que ce soit, Aoife enchaîne.

- Je suis sérieuse. Je ne te connais que depuis quelques heures mais tu as pris une place importante dans mon coeur. J’ai peur de te perdre, je veux en apprendre plus.

Lentement, elle pose sa main sur la mienne, avant de saisir son mojito de l’autre. Elle soulève le verre, le porte à ses lèvres, et en quelques secondes, le liquide a disparu entre ses douces lèvres. Ses paroles reflètent exactement mes pensées. Je l’apprécie, plus que je n’ai jamais apprécié personne dans un laps de temps aussi court. Même avec Leyah, ça a pris au moins des semaines avant que nous atteignions le stade de relation aussi fusionnel que nous avons maintenant. Bien sûr, ce n’est en rien une relation amoureuse, mais… Je suppose que c’est semblable. Je ne m’y connais pas tant en amour, si ce n’est la passion charnelle. Entretenir une relation avec quelqu’un n’a jamais été mon fort. Pourtant. J’ai envie d’essayer. Aoife me plaît, c’est aussi étonnant qu’indéniable. Comme seul signe de mon assentiment et de la réciprocité de ce qu’elle éprouve, je serre un peu la main qu’elle a posé sur la mienne.

- En bien des points, nous sommes complémentaires.


Je hoche doucement la tête, incapable de répondre quoi que ce soit. J’ai peur de dire n’importe quoi. Je n’ai pas l’habitude de dire des choses aussi gênantes sans un masque d’hypocrisie ou une dose d’alcool en trop. J’aime être franche, parfois trop, mais ce genre de choses me mettent mal-à-l’aise. Aussi bizarre que ce soit. Oui, une tombeuse en série qui a peur de dire ce qu’elle pense une fois qu’elle est sincère. Tch. Ridicule.
Aoife lève la main vers le barman, qui la remarque après un petit moment, et acquiesce. Boire ? Quelle bonne idée. Je finis mon propre mojito, à plus petites gorgées, et penche légèrement la tête, plus calme. Si nous ressentons la même chose, tout devrait bien aller. J’ai juste à ne pas… tout faire foirer. J’inspire, expire, et laisse le temps à mon esprit de se rassurer et se calmer.

- Au fait j’ai pensé… tu danse super bien et tu as une forme physique appétissante, tu fais un sport en dehors du boulot ?

Un léger sourire m’échappe en voyant qu’elle a repris du poil de la bête. Je ne lui retourne pas immédiatement le compliment et me contente de répondre avec une certaine légèreté que je ne me permets habituellement pas.

- Eh bien, depuis quelques temps, je me suis lancée dans la boxe thaï, mais je n’ai pas vraiment le temps de pratiquer, avec mon boulot et mes recherches. J’essaie de me garder du temps pour m’entraîner, mais disons que c’est plutôt difficile. J’aime bien faire du sport, disons que ça m’occupe l’esprit.

Je marque une petite pause, juste le temps de laisser mon regard la parcourir pour lui faire comprendre qu’elle n’est pas en reste sur ce point-là.

- Enfin, on ne peut pas dire que tu aies quoi que ce soit à m’envier. Le skate t’entretient bien. En plus de ça, tu es bonne danseuse.


Encore une fois, je laisse un petit silence, et caresse doucement la paume de sa main, pour descendre lentement le long de ses doigts.

- Et ces doigts !

Je ne lui fais pas de clin d’œil, mais mon ton suffit à lui faire comprendre à quel point j’ai adoré le massage, malgré que je refuse d’aller plus loin. Je me permets même un sourire équivoque. Étonnamment, le Lapin est resté tranquille tout du long depuis que je lui ai demandé de se taire. D’habitude, il n’attend pas très longtemps avant de remonter à la surface, mais pour cette fois, on dirait que je lui ai fait sacrément peur. Une pointe de culpabilité me traverse, mais je la chasse vite. Je dois me concentrer sur Aoife, uniquement sur elle.

- D’ailleurs, en dehors du skate, tu es sûre de ne rien faire pour avoir un physique pareil ? Tu es resplendissante.

Le compliment est lancé avec tellement de désintérêt qu’on dirait que j’énonce un simple fait. En un sens, c’est le but, bien sûr. Je ne tolère pas qu’on discute ce genre de point avec moi, alors j’ai tendance à en parler comme des faits irréfutables. Je ne déteste rien de plus qu’une personne qui nie être attirant alors que je viens de le lui dire. Sérieusement, je ne suis pas une menteuse. Je ne te dirais pas que tu es jolie si tu ne l’es pas, non ?

Le Lapin n’intervient toujours pas. Je décide de la motiver mentalement à revenir.

- Oh eh ! Il y a quelqu’un là-dedans ? La situation s’est arrangée, je te signale.

Toujours aucune réponse, mais au moins je sens une vague de sentiment boudeur me parcourir. Awn, quel bébé. Je soupire mentalement. Quelle immaturité.
Bon, je ne nierais pas que je suis assez contente de retrouver son « omniprésence » habituelle, mais il ne faut voir là-dedans aucun sous-entendu. C’est juste que je suis habituée de l’avoir en arrière-plan, alors quand il disparaît, c’est bizarre. C’est tout.


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MessageSujet: Re: Rencontre choc : Lapine et sanglier [Partie 2] Sam 4 Fév - 23:25

Rencontre choc : Lapine et

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Un sourire, oui ! C’est fou comme une simple mimique peut ramener la vie chez moi, faire battre mon coeur de nouveau. Quel bonheur de voir qu’elle semble ne pas m’en vouloir, j’en pleurerais de joie si seulement je n’étais occupée à boire ses paroles.

- Eh bien, depuis quelques temps, je me suis lancée dans la boxe thaï, mais je n’ai pas vraiment le temps de pratiquer, avec mon boulot et mes recherches. J’essaie de me garder du temps pour m’entraîner, mais disons que c’est plutôt difficile. J’aime bien faire du sport, disons que ça m’occupe l’esprit.

Je demeure pendue à ses lèvres, absorbant ses paroles sans laisser paraître d’émotions tant je suis concentrée. Je sens qu’elle est bien lancée aussi je la laisse continuer, d’autant qu’elle me détaille désormais tel un Terminator face à sa proie, me faisant rougir.

- Enfin, on ne peut pas dire que tu aies quoi que ce soit à m’envier. Le skate t’entretient bien. En plus de ça, tu es bonne danseuse.

Tant de compliments, je ne sais plus quoi dire, plus quoi penser. Après avoir refusé mon baiser, la voilà qui fait mes éloges. Tant de mystères, voilà pourquoi elle me plaît tant.

Une douce sensation me tire de mes pensées, il s’agit de ma douce qui caresse délicatement la paume de ma main et progresse jusqu’au bout des doigts. La route vers mon coeur est bien avancée, que je l’avoue ou non. Je n’aurais bientôt plus le moindre secret pour elle.

- Et ces doigts ! dit-elle d’un air satisfait, nous faisant nous regarder avec un sourire. D’ailleurs, en dehors du skate, tu es sûre de ne rien faire pour avoir un physique pareil ? Tu es resplendissante.

Resplendissante… et elle le pense sincèrement, je l’ai senti dans sa voix. Tout espoir n’est donc pas perdu de la serrer fort contre mon coeur, mais pour cela je dois me ressaisir et m’exprimer, lui ouvrir mon jardin secret et en apprendre davantage.

- Merci, je te retourne le compliment sans la moindre hésitation. Dès que je t’ai vue...

Je reprends mon souffle et me met à lui caresser la main à mon tour, me saisissant de la seconde tandis que sont déposées sur la table les nouvelles boissons. Pas un regard envers le serveur tant je suis concentrée sur ma muse, plus rien d’autre n’existe autour n’y voyez donc pas un manque de respect.

Je la sens pas cette fille, elle est trop indécise. Tu devrais chasser une proie plus simple, qu’on soit sûrs d’avoir quelque chose à se mettre sous la dent. Je suis impatient de me mettre à table !


Les femmes ne sont pas un morceau de viande, elles méritent davantage ton respect !


Elles ne sont pas moins un tas de bidoche que mes congénères, la différence étant la position dans laquelle tu te trouve. Vous dévorez ma chair, ne pouvons-nous donc pas en faire de même sur vous autres ?


Calme toi Grouik !


J’ai faim ! J’ai beau être immatériel, j’ai faim et à défaut de pouvoir satisfaire ce besoin, je veux que l’on s’amuse avec une femme ce soir ! Et ne m'appelle plus ainsi, j'ai un nom, merci de le respecter.


Je décide de ne plus prêter attention aux jérémiades de mon compagnon d’infortune pour me reconcentrer sur ma belle et répondre à ses interrogations.

- Je n’ai jamais dit que je ne faisais rien pour avoir un tel corps, ce serait un mensonge. Je pratique beaucoup le skateboard et ses disciplines associées en tant que semi-professionelle l’été, mais je fais aussi de petites séances de musculation trois fois par semaines afin de raffermir ma viande et renforcer mon corps. Et surtout… l’alimentation et le sommeil, c’est primordial ! Je n’ai jamais eu besoin d’user quantité de soins, je me cantonne au minimum et me base plutôt sur une bonne hygiène de vie. Je fais au mieux et je prend plaisir à prendre soin de moi. J’ai beaucoup pratiqué la danse lorsque j’étais adolescente mais je n’en fais désormais plus que dans les bars ou en privé pour le plaisir de valser avec une aussi sublime créature que toi.

Je marque un petit temps de pause pour me réhydrater avec une bonne gorgée de mojito et reprend.

- Et les massages… j’en fais parfois mais je ne suis pas très douée, sûrement que le reste de mes prestations a fait pencher la balance en ma faveur pour que tu apprécie tant. Je manque d’entraînement.

Je serre plus fort ses mains avec les miennes et me penche vers elle, au dessus de la table, et lui chuchote :

- Les massages que je préfère et que je maîtrise le mieux… ce sont les cuisses !

Riant aux éclats de cette révélations sonnant comme une invitation, je m’affale de nouveau dans mon siège.

- Cette nouvelle année scolaire va être délicieuse, surtout à tes côtés. Tu as faim ? Je t’invite, je connais quelques recettes sympas, je nous ferais un petit festin. Tu aimes manger quoi ?

Je la regarde dans les yeux puis prend d’un coup un air paniqué.

- Mais… je t’assure que ce n’est pas une ruse pour t’attirer chez moi à de noirs desseins, je veux juste continuer à discuter dans un endroit plus calme ! Si tu veux de moi comme amie, alors je serai la meilleure amie que tu puisses avoir, la plus fidèle et proche. Le souhaites-tu ?


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Rencontre choc : Lapine et sanglier [Partie 2]
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