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Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse (Feat Gwen)
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MessageSujet: Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse (Feat Gwen) Ven 6 Jan - 13:08
Cela faisait trois ou quatre jour que je répétais la même routine. Je me rendais en cours, à l’heure. Passais la journée à suivre vaguement les instructions de mes enseignants. Lors de la pause de midi je retournais dans ma chambre, loin du brouhaha des autres élèves. Je mangeais vaguement une barre chocolatée en regardant par la fenêtre, les yeux dans le vide. L’après-midi se passais de manière identique. Tous les jours étaient identiques depuis l’incident.

Lorsque ces journées trépidantes finissaient enfin je me rendais à Galway. Je m’habillais de façon discrète, pantalon et t-shirt noir le tout avec mon manteau noir. Mon but n’était pas d’attirer le regard. Je voulais sortir d’Immortalia pour oublier ce que j’y avais fait, ce que Hadès avait fait. J’allais donc en ville où je me rendais dans un bar.

Au vue des discussions que j’avais captées dans les couloirs de l’école nous étions en fin de semaine. Avec tout ce qui était arrivé j’en avais presque perdu la notion du temps. La nuit, lorsque je fermais les yeux je voyais des bribes de souvenirs. Je pouvais entrevoir assez pour comprendre ce qu’Hadès avait fait… ce que j’avais laissé faire. De ce fait je dormais peu et j’étais décalée sur le monde qui m’entourait.
Tout le monde continuait sa vie comme si de rien… eux n’avait pas un fardeau comme le mien à supporter. Le directeur m’avait utilisé. J’avais été l’outil de son délire pour que notre pensionnat reste à l’abri du monde extérieur. Ce qui me filait le plus la nausée était que je pouvais mettre ma main à couper que j’allais encore devoir faire ce genre de chose.

J’étais à présent dans le bus qui me menait à Galway, mon exile. Je le prenais tous les jours à la même heure. Je m’asseyais au fond, ma capuche sur la tête et la musique à fond dans les oreilles. Comme à mon habitude c’était du rock que j’écoutais mais pour une fois c’était des choses plus hard, plus cru. J’avais besoin de quelque chose de violent qui me tienne éloigné de la réalité qui m’entourait.
J’avais fait ce trajet tellement de fois ces derniers temps que même les yeux fermé je savais dire quand mon arrêt arrivait. Les nids de poules et les différents arrêts que le bus faisait étaient de bons indicateurs.

Je descendis à l’arrêt des docks. Je longeais l’eau en observant les bateaux. C’était comme d’habitude, aucun n’avait quitté le port avec la météo actuelle. C’était l’automne et le froid et la pluie étaient présents la majorité du temps.

En parlant de pluie… Les gouttes commencèrent à dégringoler du ciel. Je levais les yeux vers la massa grisâtre qui surplombait la ville. L’eau tomba sur mon visage et je m’arrêtais un instant pour sentir les gouttelettes froides ruisseler sur ma peau.

*Tu vas attraper froid…*

Pour toute réponse je lâchais un grognement mais je poursuivis tout de même mon chemin. Si je tombais malade je devrai rester aliter et si j’étais au lit je ne pourrais plus sortir, plus boire, plus oublier… et ça, ce n’était pas envisageable.

Les mains au fond des poches je marchais dans les rues alors que la foule de passant qui sortait du travail inondait les rues de Galway. Cependant, heureusement pour moi, personne ne fit attention à moi. Tant mieux, je ne voulais parler à personne.
Arrivant vers le O Conaire's on the Docks je rangeais mes écouteurs dans ma poche avant de pousser la porte de l’établissement. C’était mon bar, celui où j’allais tout le temps. Je pouvais boire, et Jaime le barman était... un ami… enfin… tout du moins quelqu’un que j’appréciais un minimum.

Je m’avançais dans le bar à la recherche d’une place au calme. Toutes les tables étaient déjà occupées. Effectivement, on était bien en fin de semaine… Je décidais donc de m’assoir au comptoir.

« Salut Ais’. Comme d’hab ? »

Je souris à Jaime en hochant la tête pour lui confirmer ma commande. Un instant plus tard j’avais un verre de whisky posé devant moi. Je portais le verre à mes lèvres et en versais son contenu d’une traite dans ma bouche. Je sentis l’alcool bruler l’intérieur de mon corps, sensation ordinaire à présent. Alors que je reposais mon verre sur le bar Jaime en bon barman me servis une seconde fois. Il avait l’habitude lui aussi à présent.
Et comme tous les soirs nous finirions surement par coucher ensemble, ça me défoulerais un minimum alors que je serais prise dans le brouillard de l’alcool.

Dans l’état où je me trouvais je voulais simplement oublier la réalité et tous les moyens étaient bon pour ça.

« Tu finiras un jour pas me dire ce qu’il se passe ? »

« Pourquoi ? T’es mon psy ? »
« Non… Mais je me fais du souci, tu as changé Aislinn. »
« Et bien voyons ! Ça n’a pourtant pas l’air de te déranger tous les soirs dans la remise ! »
« Aislinn.. »
« Oh s’il te plait… je suis là pour boire pas pour discuter ! »

J’avalais d’une traite mon second verre avant de le lui tendre, le regard enflammé. Je ne voulais pas parler. Je ne voulais pas raviver les souvenirs. Je voulais boire, boire pour oublier tout ce qui était arrivé… mais il fallait croire qu’avec le temps les souvenirs avaient appris à nager.

Je soupirais en plongeant mon regard dans mon verre. Je fus sortie de ma contemplation lorsque la clochette accrochée à la porte d’entrée teinta. Je levais la tête et tournais mon regard pour voir qui était le nouvel arrivant. Curiosité mal saine.
Ce fut une arrivante. Et je la connaissais… joie. C’était… Gwen une fille que je ne connaissais pas tant que ça. En temps normal je l’aurai trouvé sympa, mais avec les évènements passés je voulais être seule sans contact avec le monde. Et elle faisait partis du monde.
Je lui adressais un vague signe de tête avant de retourner sur mon troisième verre qui comme les deux autres fut vidé d’une traite.

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MessageSujet: Re: Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse (Feat Gwen) Dim 8 Jan - 2:04

 

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feat ~ Aislinn


J'attendais ce vendredi soir avec impatience.

Non pas que j'avais quelque chose de spécial de prévu, mais le vendredi soir annonçait une pause dans les tonnes et les tonnes de travaux qu'on nous donnait. J'parle bien sûr de l'Université, malheur de ma vie. Si j'avais su que c'était si crevant, j'n'aurais pas choisi ces études. Ok ; j'sais moi-même que c'est faux. Mais ça me fait du bien de le dire ! Ça flatte mon côté flemmard, que j'n'utilise plus... J'l'aimais bien pourtant.

- Tu t'y feras, ne t'inquiète p...

- Oh toi, ça va ! Même quand t'essayes de passer compatissante, ta joie s'entend encore trop !

Brigid fût un peu froissée mais elle comprit et se tut. Depuis que j'avais décidé de m'orienter vers la médecine, celle-ci ne cessait pas d'être une boule de joie. Rien n'la faisait redescendre de son petit nuage rose. Elle était définitivement trop heureuse. Alors que moi j'souffrais le martyre dans des cours comme en ce moment et les tonnes de devoirs qu'on nous donnait.

Monde cruel.

J'n'avais l'impression de jamais m'arrêter, de voir plus personne - même pas Eireen - sauf Law puisque nous suivions les mêmes études. D'ailleurs, j'devrais même pas avoir le temps de prendre une pause ce soir. Mais j'en avais besoin ! Définitivement. Mes seuls moments de détente se limitaient à une heure à peine de séance de frappes et le reste étaient mes devoirs. Affreux j'vous dis.

Donc, ce soir, j'sors ; besoin de prendre l'air ! J'aurais bien proposé à Eireen de venir, comme ça j'aurais pu la voir, mais j'me doutais qu'elle devait elle aussi être chargée. J'irais la voir demain à son club.

Ainsi, dès mon dernier cours terminé, vers 18h - une heure après tout le monde, injustice - j'fonçais jusqu'à ma chambre ou j'déposais mes affaires, troquait mon uniforme pour une grosse chemise sombre qu'on pourrait prendre pour une veste, enfilait un jean serré clair et gardaient mes bottines vintages. Avec le froid mordant d'en ce moment, j'ajoutais un bonnet casquette et remontais le col de mon haut avant de sortir prendre mon bus, sans avoir oublié de glisser quelques billets dans la poche arrière de mon pantalon.

Après m'être baladé un petit temps en ville, ce qui me fit le plus grand bien, j'pris la direction d'un bar. J'crois me souvenir y être déjà allé et avoir apprécié, mais j'n'en suis plus si sûre... Quoi qu'il en soit, j'poussais la porte du O Conaire's on the Docks, ce qui fut indiqué par le son d'une petite clochette. Mon premier réflex fut d'inspecter les décors ; visuellement parlant, il était bien, et il devait plaire puisqu'il était plein. Sauf les tabourets au comptoir. L'une des personnes assises sur l'un d'eux me regardait, semblant encore plus blasée que moi, m'adressa un vague signe de la tête avant de revenir à son verre. J'n'la reconnus pas tout de suite. Lorsque j'fis le rapprochement, j'étais au bas mot surprise.

Aislinn ; réellement ? Depuis quand elle s'accordait à l'image qu'on donnait à un possédé d'un dieu de la mort ? Parce qu'elle donnait clairement l'impression d'une personne déprimée. Habillée sobrement, comme si elle voulait passer inaperçus et le regard qu'elle m'a jeté me semblait terne, lui si pétillant d'habitude.

Poussée par la curiosité et quelque part par l'inquiétude - et puis, il n'y avait pas d'autres places -, j'partis m'asseoir non pas sur le tabouret juste à côté d'Aislinn mais celui après. De toute façon, nous étions assez proches quand même.

Le barman vint pratiquement tout de suite demander ma commande. J'regardais un peu ce qu'il proposait tout en réfléchissant à ce que j'souhaitais et j'finis par lui demander une bière blonde, voulant me détendre mais pas me soûler... Ce qui semblait être le but précis de la blonde à côté de moi. Elle enchaînait verre après verre de ce qui semblait à l'odeur être du whisky. Étant à côté d'elle j'en profitais pour mieux la regarder : son visage semblait fatigué, son teint moins frais que d'habitude, elle n'semblait pas maquillée ou très peu et ces cheveux moins bien entretenus. Aislinn qui s'occupe moins bien d'elle, ça me semble être une grosse indication pour dire que ça n'va pas. Me revient l'épisode avec sa divinité dans l'avion cet été. Ca commence à faire quelques mois, mais j'ai l'impression que c'était encore hier. Alors j'me mets à penser que, peut-être, son état était en lien avec son Hadès.

J'n'sais pas trop pourquoi, sans doute que j'n'devais pas être discrète dans mon zieutage (d'autant plus que j'n'cherchais pas à l'être), mais Aislinn tourna la tête vers moi et j'n'lui laissais pas le temps d'en placer une en sortant la première chose qui me vint à l'esprit :

- Hey, ça va depuis cet été ?

J'me trouvais moi-même épique sur ce coup. Brigid, cesse de rire. J'pris une gorgée de ma boisson en réussissant à n'pas me faire de moustache et sans me mettre sur le bout du nez de la mousse. Ce qui était bien avec moi, c'est que quand j'étais gênée ou quoi que ce soit d'autre, ça n'se voyait pas. Donc, j'paraissais aussi dead serious que d'habitude.

- Bien ta rentrée ?, continuais-je pour noyer le poisson - faudrait peut-être que j'revois mon registre de phrases pourries. Enfin, autant qu'elle peut l'être. J'rajoutais un petit temps après : T'es en quelle étude, du coup ?

J'la laissais me répondre, sans la regarder bien que mon visage était tourné vers elle, mais mon regard était dirigé vers le barman que j'trouvais beaucoup trop à traîner proche de nous. Moins discret, tu meurs. Qu'est-ce qu'il veut, d'abord ? Nos yeux se croisent et j'en profite pour lui jeter un regard des plus menaçants. Ça semble marcher, et monsieur va à l'autre bout du bar s'occuper de clients. J'soupire en rapportant mon attention sur Aislinn qui, j'me demande, a vu la scène.







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MessageSujet: Re: Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse (Feat Gwen) Dim 8 Jan - 12:01
Je fermais les yeux un instant dans l’espoir que ma camarade s’en aille ou qu’au moins elle se place loin de moi. Lorsque j’ouvris mes yeux bleus je soupirais légèrement, les dieux m’avaient vraiment laissé tomber.
En effet, Gwen était assise à côté de moi, certes pas directement, un tabouret de bar nous séparait mais ce n’était pas une démarcation assez importante à mon gout.

Toujours concentrée sur mon verre au liquide ambré je vis Jaime me passer devant pour aller prendre la commande de sa nouvelle cliente. Cette dernière se contenta d’une bière. J’imaginais que pour les gens normaux s’enivrer à cette heure-ci n’était pas le but recherché.
D’ailleurs je pense que ma camarade était surprise de me voir ici… ou plutôt mon état devait la surprendre. Du coin de l’œil je la voyais me détailler minutieusement, je savais que je n’étais pas l’ombre de l’Aislinn habituelle.
Je secouais la tête, à vrai dire je ne savais même pas si je redeviendrai un jour cette Aislinn là. Pour le moment elle était comme morte pour moi, elle faisait partie du passé. Hadès, le pensionnat… tout cet environnement m’avait changé, m’avais assombris le cœur bien plus rapidement que 18 années de luttes avec mon père. J’avais l’impression d’être la pale copie de ce que j’étais avant, une copie sombre et dangereuse. J’avalais d’une traite mon verre encore une fois pour chasser ces idées avant de me tourner par mégarde vers Gwen qui s’empressa de m’adresser la parole.

- Hey, ça va depuis cet été ?


J’haussais un sourcil, étonnée par sa question. Un sourire amer se forma sur mes lèvres alors que je cherchais à lui formuler une réponse à sa question. Comment lui dire que rien n’allait depuis le retour d’Egypte. Au quoique au début ça allait mais tout ça me semblait lointain et flou. A présent dans ma tête la seule chose qui tournait en boucle était que j’avais tué quelqu’un et que ce ne serait pas temporaire comme les autres fois.
Alors que j’allais lui envoyer une réponse sarcastique elle reprit la parole pour me parler de la rentrée et me demander quelle spécialisation j’avais choisi pour mes études.

Je passais une main sur une mèche de cheveux qui me tombait sur le visage tout en soupirant. Je sentais bien que je n’allais pas m’en débarasser si facilement.
Je vis que Jaime avait l’air intéresser par notre conversation. Enfin si l’on pouvait appeler ça une conversation. Il s’était rapprocher et attendait apparement ma réponse. Malheursement pour lui, Gwen n’avait l’air de vouloir l’inclure dans notre discussion sur la super reprise des cours. Au vue du regard qu’elle lui envoya il se dépêcha de se rendre à l’autre bout du bar.
Je lui envoyais un sourire caustique avant de me reconcentrer sur la noiraude pour lui répondre.

« Tourisme… Je suis en tourisme. »


Je marquais une pause. Je ne savais pas quoi rajouter. Je ne voulais pas faire la conversation, je ne voulais pas parler de banalité… pas que j’ai envie de parler de sujet sérieux non plus… Je voulais rester seul avec mon verre, c’était la meilleure compagnie que je pouvais espérer.

« Et pour ce qui est de la rentrée… Ca se passe comme une rentrée quoi. La routine… les cours, les devoirs… »

Je me rendis compte que si elle me connaissait un minimum elle saurait que les cours et les devoirs ne faisaient généralement pas partis de « ma routine ». J’haussais les épaules, c’est pas comme si elle était flic non plus… Je décidais tout de même de dévier de sujet de conversation.

« Et toi ? Tu es en quelle section ? Et la rentrée se passe ? »


Voilà, c’était définitif, j’avais été plus sociable dans ces quelques minutes que dans toute la semaine passée. Pas que ça m’en réjouisse, le contact avec les autres ramenait un vent de panique en moi. Je n’aimais pas ça. J’aimais être maitresse de moi. Si je me laissais emporter je pourrais potentiellement tuer quelqu’un d’autre. Et nous étions en pleine ville, je ne devais pas faire de débordement. Quoique ce serait une belle punition pour le directeur, après tout, c’était sa faute si j’étais comme ça à présente.

« Jaime ! »

Le barman se rapprocha de moi, curieux de ce que je lui voulais.

« Passe-moi directement la bouteille, je crois que j’en aurai besoin ce soir. »

Je ne suis pas certaine, après tout je commençais à être bourrée, mais il me sembla qu’il lança à son tour un mauvais regard à Gwen. Il haussa finalement les épaules avant de me poser la bouteille de Glenfiddich 18 ans d’âge sur le comptoir. Je me servis un nouveau verre tout en observant Gwen. Je levais finalement mon verre un peu trop remplis dans sa direction pour faire santé avant d’en boire une bonne gorgée sans pour autant le vidée d’une traite cette fois-ci.

« Quoi ? Tu as donné ta langue au chat ? »


Si elle voulait parler au moins qu’elle parle quoi.

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MessageSujet: Re: Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse (Feat Gwen) Jeu 12 Jan - 19:21

 

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feat ~ Aislinn


Aislinn, en tourisme ? Rien de plus parfait. Enfin, c'est ce que j'aurais dit habituellement ; là, j'n'pensais pas du tout ça. Déprimée, très bof pour ce job. Qu'est-ce qui avait pu lui arriver pour qu'elle soit rendue comme ça ? J'change de position, me tournant plus franchement vers elle, pose un coude sur le comptoir pour être plus à l'aise et positionnent mes jambes dans une attitude typiquement masculine ; j'dois paraître très peu classe comparée à toutes ces autres femmes. Mais après tout, on doit plus me prendre pour un mec, alors, j'suis bien dans le rôle. J'penche légèrement la tête sur le côté, plissant légèrement les yeux, dans le vain espoir de repérer un indice physique qui m'expliquerait ce qui la rendait comme ça. Elle héla le barman, qu'elle semblait connaître, pour lui sommer de donner directement la bouteille. J'haussais les sourcils. Elle n'voulait pas simplement se soûler, mais se tuer. Donc, rajouter "alcoolique" et "suicidaire" à "déprimée", définitivement pas bon pour le tourisme. J'ignorais totalement le regard qu'essaya de me rendre le dénommé Jaime, gardant ma nonchalance et les yeux fixés sur Aislinn. Il sembla abandonner, ou simplement obligé d'aller ailleurs, et j'oubliais son existence. Lorsque la blonde fit "santé" avec son verre, j'ai craint un instant qu'il n'déborde et m'éclabousse, mais par un miracle le liquide resta dans le récipient. J'pris une gorgée de ma bière plus calmement et certainement pas une rasade comme elle. Sa phrase, avec une teinte de mauvaise humeur, n'me fit ni chaud ni froid. Juste encore plus étonnée. Rajouter "agressive" à "alcoolique", "suicidaire" et "déprimée". Eh bien... Le tourisme, ça s'annonce mal.

J'penchais la tête de l'autre côté, et continuais à la regarder enchaîner les verres toujours sans répondre, dans le fond, juste pour l'énerver. Un sourire flottait sur mes lèvres, et si ses yeux n'étaient pas si troubles, elle aurait pu prendre ça comme une moquerie, mais elle n'risquait pas de voir quoi que ce soit de discret dans son état. J'me redressais et commençai à battre du pied en rythme avec la musique en sourdine dans une attitude complète décontractée.

- J'suis en médecine. Et la rentrée me tue, tout simplement. Et toi, apparemment, c'est l'alcool qui va te tuer. J'montrais exagérément de mes yeux sa bouteille d'alcool fort. J'n'lui laissais pas le temps de dire quelque chose que j'reprenais. Quelque chose à oublier ?, j'rajoutais avec encore plus de nonchalance si c'était possible : Remarque, t'as raison, c'est la meilleure façon de faire.

J'avais déjà lu quelque part que pour réussir à discuter avec quelqu'un qui n'va manifestement pas bien, mais qui n'veut pas en parler, il faut abonder dans son sens, le plus possible. Il n'se sentira pas agressé et s'ouvrira plus facilement. Et en plus, avec l'effet de l'alcool, ce sera encore plus facile (normalement)... D'ailleurs, j'me penche et prends adroitement la bouteille de whisky pour la resservir, alors qu'elle venait à l'instant de le finir, pour la énième fois. J'me demande si elle a compté. J'essaye de rendre mon expression plus amicale, plus conciliante, quelque chose entre les deux pendant que j'repose la bouteille et qu'elle me regarde. J'pense que c'est réussi. Ok, j'n'ai certes pas eu l'habitude d'avoir des attitudes faciales autres que ma poker face, mais j'm'améliore depuis cet été... un peu.

- Tu es sûre que c'est la bonne chose à faire ?

J'retrouvais ma bonne Brigid, plus inquiète que guillerette, à remettre toujours en doute mes actions beaucoup moins douces que les siennes. Et ça m'avait manqué de la rassurer.

- Je la ramènerais ce soir au pensionnat et j'ne la laisserais pas se soûler jusqu'à la mort.

Sentant qu'elle me faisait un peu plus confiance, j'reportais mon attention sur la blonde. Son allure se détériorait au fur et à mesure qu'elle buvait, c'était fou. J'sentais une pointe de tristesse de la voir dans cet état, et sans même y penser, ma main vint remettre délicatement derrière son oreille une mèche qui lui revenait en plein milieu du visage.



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MessageSujet: Re: Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse (Feat Gwen) Jeu 12 Jan - 20:51
Ma camarade commençait gentiment à m’agacer. Elle était venue parler autant qu’elle le fasse…
Je soupirais, décidant de l’ignorer. Après tout, mon verre était bien plus intéressant qu’elle.
Un moment passa, je ne sais pas combien de temps, l’alcool avait déjà altéré ma perception du temps, mais Gwen fini par l’ouvrir à nouveau.

J’écoutais à moitié, ne faisant même pas semblant de m’y intéresser. Apparemment elle était en médecine. Elle avait bien du courage en tout cas, c’était des psychopathes qui sortaient de cette section… il n’y avait qu’à voir à quoi ressemblait le médecin scolaire pour s’en rendre compte.
Law me vint aussi en tête une fraction de seconde, lui aussi était en médecine. Elle devait le connaitre du coup… ou pas, ils devaient être nombreux dans cette section. Et… je n’avais pas envie de lui demander, cela donnerait un nouveau sujet à notre conversation.

Dans tous les cas… je ne comprenais pas l’intérêt pour la médecine… Tu vois des gens mourir, tu peux pas les sauver. Tu es genre juste là à essayer de les soulager…. Enfin bref, ils finiraient tous dans un bar à boire pour oublier eux aussi.

Je lui envoyais ensuite un regard ennuyé lorsqu’elle critiqua ma bouteille. Ce dernier temps c’était ma meilleure amie, et puis les amis ne tuaient non ? Et même… je n’irais pas jusque-là… la cuvette des toilettes allait probablement m’appeler avant. Et enfaite je faisais ce que je voulais… J’en avais que faire de ce qu’elle pensait de moi. Je me fichais total de ce que tout le monde pensait.

-Quelque chose à oublier ? Remarque, t'as raison, c'est la meilleure façon de faire.

Je penchais la tête sur le côté, ne comprenant pas totalement ce qu’elle me disait. Comment savait-elle que je voulais oublier quelque chose ? Peut-être qu’elle connaissait la vérité, ou peut-être qu’elle aussi voulait oublier quelque chose ? Non elle était à la bière, avec la bière on n’oublie pas les souvenir, on va juste souvent aux toilettes. Mais passons, j’hochais vaguement la tête, après tout pourquoi lui mentir sur ce point, en plus je n’étais clairement pas en état pour trouver une raison valable autre que la triste vérité.

Je fini mon verre encore une fois. Cela devait être mon… quatrième… cinquième…

*C’est déjà le huitième*
*Alors j’en boirais encore le double, peut-être que tu auras disparu comme ça !*
*Aislinn… Je t’ai déjà dit que j’étais déso…*
*…Tais toi ! je ne veux pas t’entendre ! Sors de ma tête !*

Avant que je n’ai eu le temps de me resservir ma compagne de comptoir s’en était chargé pour moi. J’articulais un vague merci avant de prendre une nouvelle rasade de whisky. L’alcool me montait dangereusement à la tête, le monde commençait à tourner légèrement autour de nous, c’était bien, la réalité s’effaçait. Je l’observais étonnée replacer une mèche de mes cheveux doré derrière mon oreille.

« Toi par contre tu n’es pas là pour oublier… ou si tu es là pour ça change d’alcool. Conseil d’habituée. »

Je marquais une pause pour finir mon verre et m’en servir un nouveau. Plus je buvais et moins l’alcool avait de gout, c’était presque dommage.

« Moi je suis là pour oublier TOUUUUUT ça… »

J’exécutais un geste circulaire pour désigner le monde qui nous entourait, manquant au passage de tomber de mon tabouret.

« fessier en culotte de cheval… Devraient inventer des ceintures de sécurité pour bar. »


Je lâchais un petit rire accompagner d’un hoquet. Je me tournais un peu plus en direction de Gwen en essayant de la détailler. Elle ne faisait pas vraiment fille, mais ça ne me surprenait pas, c’était son look. Elle avait tout de même une sacré classe… même si son visage était un peu flou.

« T’as quand même la classe. Et on dirait que rien peut t’atteindre. Classe ouais… Ca serait cool d’être toi. Je pense. Mais on peut pas. Je suis Ais’ et voilà c’est la cata… Alors oui je bois pour oublier. Mais ça ne marche pas sur le long terme… ou je n’ai pas encore assez bu… »

Je souris à cette pensée et bu directement à la bouteille, avalant trois énormes gorgées. Ce soir ce serait blackout et c’était tant mieux comme ça.

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MessageSujet: Re: Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse (Feat Gwen) Mer 8 Fév - 23:18

 

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feat ~ Aislinn


Ma pointe de tristesse grandit. Ça me faisait de la peine de voir Aislinn dans cet état. J'ne la connaissais certes pas beaucoup, mais le souvenir d'elle m'était lumineux et enjoué. Alors qu'elle n'était plus que l'ombre d'elle-même maintenant. Un sourire mi-peiné mi-amusé orna mes lèvres au moment où elle faillit tomber de son tabouret et de son idée de ceinture. Ça pouvait être une bonne idée ; j'avais toujours trouvé ces tabourets casse gueule. Mais l'amusement n'résista pas face à la peine et la pitié que m'instaurait la blonde. Ça se voyait clairement qu'elle n'allait pas bien. Un mal la rongeait. Et j'voulais savoir lequel... Son rire n'est pas scintillant et communicatif comme avant et le regard qui me détail est rendu flou par l'alcool. J'hausse les sourcils à sa remarque et à son compliment sur ma personne. Pour un peu, j'en serais gênée. C'était sympa, mais j'n'étais pas habituée à "ça"... Par contre, j'aimerais bien lui dire comment elle se trompait, c'n'était pas si cool d'être moi. Ou alors fallait être un peu timbré. Et puis, j'n'étais pas intouchable. Pas totalement. Il suffisait de bien viser. Ma gêne et mes pensées sont balayées par l'inquiétude et la curiosité que j'porte au "pourquoi" du "comment" pour qu'elle ait autant envie d'oublier. J'fronce un peu les sourcils lorsqu'elle boit directement au goulot, et elle n'fait pas semblant. J'veux bien ramener une Aislinn ivre, mais pas ivre morte, quoi. Lorsqu'elle repose la bouteille sur le comptoir, j'essaye de la saisir gentiment, avec un clin d’œil et un sourire pour la persuader de me la céder, et j'la ressers après, bien que j'garde finalement la bouteille en main, et hors de sa portée. J'espérais pouvoir me charger moi-même de sa cadence de buverie. Brigid est rassurée de mon initiative. Elle commençait sérieusement à s'inquiéter.

- Pourquoi être toi c'est la cata ?, j'le demande doucement pour tenter de lui faire oublier qu'elle n'a plus sa bouteille. J'n'ai jamais pensé ça de toi personnellement. Et c'était vrai. Tout semblait "bien", en étant Aislinn. Après, j'n'étais pas assez bête pour croire qu'elle avait la vie toute rose ; un simple exemple en ce soir. Bon certes, être aussi "fille" c'n'est pas mon genre, j'lève les yeux au ciel pour plaisanter, mais t'as la classe toi aussi, et j'ai un petit sourire en coin.

Si j'm'écoutais, j'lui demanderais très franchement qu'est-ce qui n'allait pas et en faisant tout foirer par la même occasion. Parce que j'savais bien que c'n'était pas la bonne approche. Que j'étais trop prudente pour prendre le risque de la voir se rétracter de nouveau, continuer à se faire du mal. Plus j'la regarde, plus j'ai l'impression que son "mal" vient d'elle... de l'intérieur d'elle. Ces derniers temps, ma maîtrise des pouvoirs de Brigid ont bien augmenté, et j'arrive à détecter facilement si une maladie ronge une personne. Ainsi donc, j'sais que c'n'est pas le cas pour la blonde, rayant de la liste la possibilité d'une déprime à cause d'une maladie grave. Et pourtant, mon intuition continue de me dire que le problème vient d"elle". Alors, à contre cœur, me faisant mal, j'la ressers avec désinvolture pour masquer ce que j'ressens réellement. Mais j'garde toujours la bouteille. J'prends à mon tour une gorgée de bière, au cas où elle trouverait ça étrange. J'm'accoude un peu mieux sur le comptoir, cherchant une position plus confortable, alors qu'en réalité, j'me mets ainsi pour cacher Aislinn des regards dans mon dos, et moi aussi par la même occasion. J'sens que la suite de la conversation pourrait s'avérer... "privée". Mais j'm'informe avant de continuer.

- T'as une idée de ce qui lui arrive ? Une hésitation teinte ma voix, et elle sens que ma pensée n's'arrête pas là alors elle me force à continuer par son silence. Tu penses que... Sa divinité pourrait y être liée, d'une façon ou d'une autre ?

- Plusieurs mois se sont déroulés depuis cet "accident"..., elle évoque la possession d'Hadès dans l'avion, faisant écho à mes doutes. Mais... Peut-être que ça ne s'est pas arrêté là. Alors, elle soupire, oui, peut-être, sa divinité pourrait y être liée.

J'hoche indescriptiblement la tête, lui répondant que j'avais compris le message. Ça pouvait être un oui, comme un non. Les possibilités étaient trop nombreuses pour le moment. J'retourne à Aislinn, qui n'a pas dû remarquer ma courte "absence".

- Alors, pourquoi tu veux oublier "tout ça" ?, mon ton est léger comparé à l'importance que j'ressens en lui posant cette question. Parce que j'sais bien, très bien, qu'il y a une raison derrière l'envie d'oublier "tout"... Bizarrement, j'sens que ça n'va pas suffire. Alors j'reprends, déviant le regard sur le bois du comptoir, m'intéressant aux plus futiles détails et fissures qui le parsèment, n'aimant pas arpenter le chemin que j'choisis : Moi aussi, j'ai déjà eu envie d'oublier "tout"... Eh bah... C'n'est pas joyeux, quoi. J'dis ça presque avec gêne, et ça me dérange. J'n'suis pas sûre que ça donnera envie à Aislinn de s'ouvrir en me voyant comme ça. J'me racle la gorge pour tenter de reprendre contenance et j'reporte enfin mon regard sur la blonde. Alors, si tu veux... N'hésite pas, j'dis doucement. J'essaye de lui faire comprendre que j'suis une personne à qui elle peut parler. Sans crainte. Sans honte. Sans avoir de "façade".

Et je lui ressers un verre.



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MessageSujet: Re: Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse (Feat Gwen) Lun 13 Fév - 21:43
Mon verre tournait. Ou je tournais peut-être… Ou l’alcool faisait tourner le monde. Dans tous les cas, mon verre tournait. Je souris à l’alcool avant de boire une nouvelle gorgée dans mon verre. La bouteille avait disparue. Je l’avais déjà finie ? Alors je demanderai une seconde.
Je tournais la tête vers ma camarde et je l’observais avec autant d’intérêt que je pouvais. Oh ! C’était elle ! Bouteille.

Mais avant que je ne puisse lui en parler, j’étais d’accord de partager mais il fallait demander. Au point où j’en étais, un verre de moins ne serai pas trop grave. Mais elle devait demander ! Elle avait parlé non ? De quoi je pensais avant.

Je passais une main sur mon visage, mes pensées devenait confuses. C’était dur.

- Pourquoi être toi c'est la cata ? J'n'ai jamais pensé ça de toi personnellement. Et c'était vrai. Bon certes, être aussi "fille" c'n'est pas mon genre, mais t'as la classe toi aussi.

Je lâche un rire. Elle était drôle cette fille. Une fille qui n’était pas vraiment fille. Mais elle avait la classe. On avait la classe.

Je fronce les sourcils. Elle avait posé une question non ? Ah oui ! Pourquoi ? Pourquoi c’est la cata d’être moi ? Mais moi je tue des gens et je les massacre et j’en ai un royaume ! Enfin non c’est faux ! C’est Hadès tout ça et moi je ne suis que là pour exécuter. Et le pire ! Le pire dans tout ça c’est…

Oh elle reparle. Je l’observe, ses lèvres bouges mais je fais un peu long à saisir ce qu’elle me demande. Apparemment, elle aussi avait voulu oublier. Peut-être que je pouvais lui parler. Elle n’avait pas l’air… je ne sais pas… je pouvais faire confiance non ? Peut-être. Elle avait aidé Ethan après tout en Egypte. Elle doit être bien elle.

Mon verre était à nouveau plein et je le descendis d’une traite. L’alcool ne brulait plus, n’avait plus de gout. Mais je sentais ses effets dans ma tête. Je sentais que tout ralentissait et que tout devenait abstrait autour de nous. C’était bien mieux comme ça.

« Tout... mais c’est compliquer. »


Toujours mon verre a la main je portais ma main libre sur mon front et tapotais pour lui montrer.

« Tu vois c’est là que je veux oublier. C’est là qu’il est, que toute… tout y est. Alors que si on le sortait tout irait mieux. Et le pire tu sais ! Je crois que j’ai aimé. Mais je sais pas. Peut-être que je suis une mauvaise personne… »

Je levais mes yeux sur la jeune femme, un sourire triste sur les lèvres. Peut-être que j’étais mauvais, peut-être que c’était pour ça qu’il m’avait choisi. En tout cas avec l’alcool je ne l’entendais plus, ou peut-être se taisait-il.

« Tu te tais ? chuchotais-je »

Je partis ensuite dans un fou rire, je ne devais pas parler a Hadès a voix haute sinon les autres allait le savoir. Tout savoir sur le pensionnat et un autre élève me tuerai.

« Mais il faut pas en parler tu sais. C’est dangereux. Alors chuuuuuut ! »

Je posais mon doigt sur mes lèvres pour que le message soit bien claire. On devait se taire.

« Mais tu sais Gwen. »

Je regardais le sol, tout d’un coup presque lucide sur la situation.

« Si je pouvais y faire quelque chose, je ne sais même pas si je changerai… Triste… »

Je revis le visage de la jeune fille, Yuuki un instant et je secouais la tête avant de lancer un sourire à ma voisine de comptoir. Elle ne buvait pas assez à mon gout.

« Tu ! »

Je posais ma main sur son épaule.

« Tu dois boire plus. »

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MessageSujet: Re: Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse (Feat Gwen) Mer 22 Fév - 15:03

 

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Alors c'était bien ça. C'était Hadès. Sans savoir ce qu'il avait fait, j'commençais à le détester. Pour avoir mis Aislinn dans cet état, ce bâtard avait dû faire quelque chose d'inacceptable. Déjà qu'il s'invitait dans son esprit et en plus de ça, il lui faisait du mal... J'grinçais des dents et fronçais les sourcils. Non mais regardez-la : elle se saoule, elle passe du sourire triste au fou rire. Et elle se remettait en question. L'alcool y était pour beaucoup, mais j'le voyais quand même : elle se faisait détruire par cet enfoiré. Et ça m'énervait.

- Tu n'es pas mauvaise, j'lâche sans préambule, ou alors j'suis le Diable en personne. La première fois que j't'ai rencontrée, j'm'étais trompée de chambre et j'venais de me réveiller avec une seconde voix dans la tête. Et tu m'as aidée. En Égypte aussi, tu as aidé tout le monde, Ais. Tu as sauvé des gens. J'me penche vers elle, pour être au même niveau qu'elle, plantant mon regard dans le sien, pour être sûre qu'elle arrivait bien à percevoir l'honnêteté qui y transperçait. Et une mauvaise personne n'aurait certainement pas fait ça.

On avait pu sentir une colère contenue derrière ma voix, qu'une personne saoule comme elle n'arriverait pas à percevoir, mais elle n'était pas dirigée vers elle. J'espérais qu'à travers ces yeux et oreilles, Hadès avait pu voir ce que j'voulais transmettre comme message. C'était sa faute. Il était coupable. Et il n'en avait surtout pas le droit. J'me redressais. On pourrait croire que j'avais peur que quelqu'un ait pu entendre ce que j'avais dit, mais j'n'étais pas si impulsive et avais réussi à garder sous contrôle le volume de ma voix, ainsi donc, Aislinn devait être la seule à m'avoir entendu. Et puis même, la quasi-totalité du bar était des personnes bourrées, donc j'me faisais pas trop de soucis.  

J'm'en voulais un peu de m'être laissé emportée. J'avais l'impression d'avoir mis sur la touche mon côté "psy" pour redevenir plus directe, trop même, et j'avais peur qu'elle se braque de nouveau. J'l'espérais juste pas. J'décidais de suivre son conseil, et surtout pour abonder de nouveau dans son sens, et finit mon verre de bière. L'alcool me fit du bien et réussit à calmer l'animosité que j'ressentais pour son dieu. J'resservais un verre à Aislinn à contre cœur et puis l'observais en silence en m'accoudant plus franchement sur le comptoir.

- En fait, j'te connais pas très bien, mais j'crois que tu fais partie des personnes les moins mauvaises que j'ai pu connaître.

Ma phrase sonnait plus comme une réflexion, et c'n'était pas loin de la vérité, car j'avais parlé tout haut. Mon jugement était peut-être faussé, mais j'le pensais quand même. En tout cas, du pensionnat, elle faisait partie du groupe "bonnes personnes" que celui des "mauvaises personnes". J'secouais un peu la tête ; bon, Gwen, reprends-toi et repasse en mode psychologue, merci. Sur quoi j'pourrais enchaîner pour savoir ce qui s'était passé ? Si j'le lui demandais trop franchement, j'avais peur qu'elle n'me réponde pas. Et ça risquait d'être le cas. Mais j'avais du mal de trouver une autre approche... J'avais beau me creuser les méninges, rien n'me semblait assez bien.

- La meilleure approche est souvent la plus simple.

J'avais du mal à voir ce qu'elle voulait dire par-là. J'détestais quand elle se la jouait mystérieuse et philosophique. J'n'étais pas dans sa tête à elle, moi ! J'pouvais pas lire dans ses pensées. Tu parles d'une aide... J'soupirais. "Approche simple"... Être moi-même ? N'pas essayer d'être un psychologue barbant ? Parce que mes dernières idées l'étaient. Mais être du genre "qu'est-ce que t'a fait ton connard d'Hadès ?" n'était pas la meilleure idée non plus hein... J'entendis Brigid rire. Bon, ça voulait dire "oui" et "non". "Soit toi-même" mais "n'soit pas idiote". Compliqué. Ça valait toujours le coup... J'me concentrais pour dégager ma brutalité et mon faux psychologue. J'regardais d'un autre œil la blonde assise à côté de moi. Il me vint tout naturellement une autre idée, et j'décidais de n'pas trop la ruminer avant de me dire qu'elle n'était pas assez bien. J'resservais d'abord Aislinn, sinon elle allait râler.

- J'me rappelle la première impression que tu m'avais donnée. J'étais un peu - voire complètement - perdue avec ma nouvelle colocataire (j'tapotais mon crâne pour qu'elle voit de qui j'parlais) et tu m'avais... impressionnée. J'm'affalais un peu plus sur le comptoir en souriant, amusée. Tu contrôlais complètement la cohabitation et tu te moquais de lui. En fait, tu montrais bien que la chef, c'était toi.

Mon sourire avait un peu fané, car maintenant, ça me torturait de la voir comme ça. Elle n'se laissait pas marcher sur les pieds, mais maintenant, elle était dans cet état à cause de lui. Et il avait certainement dû faire quelque chose de terrible, en plus de sa tentative de possession dans l'avion. Et j'voulais savoir ce qui s'était passé. J'murmurais tout haut, pas sûre qu'elle entende :

- Mais là, apparemment, tu n'veux plus de lui... Qu'est-ce qu'il s'est passé ?



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MessageSujet: Re: Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse (Feat Gwen) Mer 22 Fév - 21:31
De quoi on parlait déjà ? Je fixais étonnée Gwen alors qu’elle me parlait à nouveau. Son visage était joli mais elle avait l’air fâchée. J’avais dit quelque chose de mal ? Je pinçais les lèvres essayant de me rappeler ce que je venais de dire… mais tout était noir dans ma tête.
Elle était gentille Gwen, elle disait que je n’étais pas méchante. Mais elle ne savait pas elle. Elle était une vraie gentille. Elle soignait les gens. Elle avait soigné du monde en Egypte. Elle parla de la fois où on s’était rencontré… ouf, c’était tellement loin. J’étais plus la même Aislinn depuis. Et en Egypte… c’est là où j’avais tué les premières personnes. Golderak… le pauvre… lui qui voulait juste avoir un château….

« Il voulait juste un château tu sais… un château en forme de triangle. Et pouf… »


C’était clair non ? Tout ca c’était la faut de ma tête, de lui qui était dedans. Lui qui aimait ça et à cause de lui j’aimais… enfin je crois… j’aimais la sensation après… mais le tout je sais pas. C’était tellement loin dans ma tête tout tournait et tout devait trop compliquer. Il fallait arrêter de penser. Penser c’était mal.

La gentille Gwen fini sa bière et mon verre était à nouveau plein. Je fixais le liquide sans prendre le verre. Il faudrait créer des verres plus grands comme des bols… ou servir de l’alcool dans des bols… Jamie ! Il fallait le lui dire !
Je tournais à nouveau mon visage vers Gwen pour le lui dire. Il fallait des bols ! Mais elle recommença à parler. Je regardais ses lèvres… c’était pas facile ce qu’elle disait… suis pas sure d’avoir tout tout compris… Mais elle avait pas tout tout raison non plus… la gentille Ais était morte… ou dans le coma. Je lui souris, elle était gentille Gwen tout de même non ? Elle savait pas mais elle me trouvait bien. Alors je lui dirais pas la vérité. Je veux pas qu’elle me voit pour de vrai. Elle était gentille et moi pas c’était comme ça.

Je pris finalement mon verre et bu une gorgée manquant de m’étouffer avec. Je mis ma main devant ma bouche et toussais légèrement. Avait bu trop vite… Ma copine avait continué de parler. Je fronçais les sourcils pour tout comprendre car ça avait l’air important. Et les choses importantes faut écouter après tout.

- J'me rappelle la première impression que tu m'avais donnée. J'étais un peu - voire complètement - perdue avec ma nouvelle colocataire et tu m'avais... impressionnée. Tu contrôlais complètement la cohabitation et tu te moquais de lui. En fait, tu montrais bien que la chef, c'était toi.

Je fermais les yeux pour tenter de tout comprendre et de me souvenir. Lui c’était Hadès. Oui j’étais la cheffe. Mais peut-être que c’était parce qu’il le voulait… il m’a toujours laissé seule, sans expliquer… peut-être qu’il attendait.
Gwen rajouta quelque chose mais je compris pas… c’était déjà trop compliqué dans ma tête… Ma tête… un tourbillon, tout tournait… Hadès, Gwen, l’Egypte… J’avais envie de partir loin pour oublier le monde

« Je sais pas… »

Je bu une gorgée de plus, mon verre se vidait trop vite. Je le retournais pour voir s’il n’y avait pas un trou dessous. Le comptoir était tout mouillé maintenant.

« Ah j’étais sûre ! Ya un trou dans le verre ! Regarde ! C’est tout mouillé ! »


Je cherchais Jaime du regard avec de le héler.

« Jaime ! Je peux avoir un verre sans trou ?! »

Je rigolais… non mais quelle idée ! Un verre avec un trou ! Heureusement que tout l’alcool n’y était pas passé !

« Tu sais Gwen, tu es gentille. C’est bien. Reste gentille. Il le faut ok ? Car sinon toi aussi tu voudras oublier. »

Il fallait qu’elle reste comme elle est. Mais peut-être que sa déesse était une gentille elle… ca devait aider après tout.

« Y a plus de cheffe maintenant ! Ils m’ont cassée… mais ça, ça aide. »

Je lui montrais la bouteille qui était à côté d’elle. L’alcool aidait. J’oubliais avec c’était tout bien.

« Mais je t’ai déjà dit. Et je le redis car tu es ma copine. On doit pas en parler… ils ont dit qu’on devait pas. Sinon… »

Je levais les yeux au plafond… je trouvais plus les mots… il avait dit quoi le petit homme déjà ? Je sais plus c’était loin, dans une marre de whisky et de rhum.

« Bref ! C’est pas bien ! »

Jaime était devant moi et me tendait un verre sans trou. Ah il était gentil lui aussi.

« Merci mon chou ! Je te le revaudrai. »

Je lui fis un clin d’œil en souriant avant de poser le verre devant moi.

« Un verre sans trou ! Magie ! »

Je passais une main dans mes cheveux, il faisait chaud ici non ? Pfiou !

« Mais maintenant c’est bien. J’ai le droit au silence dans ma tête presque tout le temps. Alors ca va. Ça fait bizarre des fois… mais ! Mais c’est bien maintenant… »

Oula… Je sais plus de quoi on parle… on parlais de… le verre qui avait un trou et qu’elle me trouvait gentille… Ah oui !

« Mais je crois que tu as faux. Car on serait pas nous deux si j’étais une bonne personne. J’aurai pu lutter et dire non sinon… »

Je fixais l’étalage de bouteille contre le mur en face de nous. Elles étaient floues et je pouvais pas lire ce que c’était… mais j’avais ma bouteille donc ça allait. J’avais Gwen et ma bouteille.

« Mais merci. C’est gentil de le croire. »

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MessageSujet: Re: Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse (Feat Gwen) Dim 19 Mar - 22:14

 

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J'me permis quelques minutes de réflexion sur la marche à suivre. Au vu de son comportement, et allure, elle commençait à être très bien partie pour terminer bourrée dans très peu de temps. Presque bon point : elle devrait parler plus facilement et librement. Mais elle semble être particulièrement déprimée et n'voyait que le mal partout - l'alcool n'aidait pas. Devais-je lui rappeler, quand même, que son Hittite, "qui voulait juste un château en forme de triangle", était prêt à tuer tout le monde pour ça ? Donc, personnellement, j'le préférais mort. Mais, j'n'allais pas continuer sur ce chemin, sentant que c'n'était pas le bon. Après, qu'est-ce que nous avons... Une Aislinn perdue dans les effluves d'alcool et qui n'arrive plus à réfléchir apparemment. Oui, tout est mouillé, parce que tu as tout renversé. J'crois que j'profite qu'elle est bourrée pour rire, ainsi elle n's'en rappellera pas plus tard. Moi, "gentille" ? Aw, c'était sweet, mais pas vrai. J'cessais de rire gentiment en posant mon menton dans ma main, gardant un léger sourire amer. J'ai déjà voulu oublier, depuis longtemps... J'suis depuis longtemps plus une personne "gentille" alors. Mais là n'est pas la question en cette soirée. J'fronçais les sourcils à son "ils m'ont cassée". "Ils" ? "Cassée" ? Qui ça, ils ? Il n'y avait donc pas que Hadès... Et putain, "cassée" ? Et wait, fallait pas en parler... C'était des menaces ? Mon inquiétude et ma curiosité revinrent au galop : qu'est-ce qu'il s'est passé bordel... Est-ce que ça a seulement un rapport avec le pensionnat ? Ouais, attends, obligé, Hadès est impliqué. C'est obligé que ce soit une histoire d'Immo. Mais alors... Qui ? Un élève ? Aucun d'entre eux n'a assez de "force" pour "casser" Ais. Elles les emmerdent. Qui irait faire des menaces à une élève... Un prof ? D'Arcy ? J'sais que c'est un taré, mais quand même...

Le verre sans trous d'Aislinn est amenée et ça me détourne de mes questions. À la place, une idée germe dans mon esprit. Je me penche vers le barman avant qu'il ne reparte.

- Une seconde bouteille et bière, s'te plait.

Il hoche silencieusement la tête et va préparer notre commande. Il ne m'aime pas, je crois. S'il est comme ça avec tous ses clients, je le plains...

J'reste concentrée sur Aislinn qui continue de parler. Elle me dit que c'est bien, maintenant, ce silence. Pourquoi j'n'arrive pas à y croire ? J'le pensais dès le début de ma possession, j'n'voudrais pas d'un dieu dans ma tête avec qui j'n'm'entends pas toute ma vie. Et c'est toujours le cas. J'fronce de nouveau les sourcils. "Lutter" ? "Dire non" ? Ça me paraît de plus en plus sérieux. Qui sont les malades qui lui ont fait ça ?

- Mais j'ne le crois pas, j'en suis convaincue, j'lui réponds du tac au tac. C'est sorti tout seul, tel que je le pensais. Parce que c'n'est pas ta faute, pas vrai ?

C'est ce que j'pense. Ont l'a forcée. C'était quelque chose qu'elle n'voulait pas. Elle a lutté, mais "ils" étaient trop forts... C'était comme si on avait abusé d'elle. "Ils" l'ont "cassée". Et elle va mal, définitivement, depuis - depuis combien de temps, d'ailleurs ? Et une mauvaise personne n'serait pas dans cet état, j'le redis. J'ai déjà dû y faire face, donc, j'm'y connais.

Nos commandes arrivent, sortant de mes pensées, j'me penche pour récupérer nos boissons lorsque j'remarque le froncement de nez du barman.

- Qu'est-ce que c'est ton but, au juste ? Il gronde sourdement pour n'pas être entendu d'Aislinn. Au vu de son état, no soucy.

J'le regarde droit dans les yeux :

- La faire sortir de sa dépression et de lui faire sortir cette idée de suicide par la même occasion. J'mens pour la dernière partie, et alors ?

J'en profite qu'il soit surpris pour prendre nos boissons et me reculer, coupant toute possibilité de continuer de parler. Il paraît inquiet tandis qu'il regarde la belle blonde, qui n'a rien entendu ni vu de nos quelques mots échangés. J'le suis du regard lorsqu'il repart avant de me retourner vers ma "copine", comme elle a dit :

- Il tient à toi, ton barman, j'sors ça avec désinvolture, constatant juste.

J'change complètement de sujet en faisant un sourire comme j'n'en avais encore jamais fait. Ou il y a des années. Mais bref, c'était un grand sourire. Enfin, à mon échelle. C'est-à-dire qu'on voyait mes dents blanches. Mais pas trop quand même. Bref, j'déteste sourire comme ça, pour une raison très simple : j'parais plus que tout féminine. Mes traits "masculins" disparaissent complètement. Déjà que j'n'aimais tout simplement pas sourire, là, c'était le pire du pire. Mais, j'fais avec, et souris, en disant joyeusement au possible :

- T'as raison ! Y a rien de mieux que l'alcool pour aider. J'lui sers un verre, le dernier de la première bouteille. Et j'vais t'accompagner, si ça te dérange pas ?, j'demande pas vraiment, plus pour la "forme".

J'prends ma bière et trinque avec Aislinn avant de prendre une longue gorgée de ma boisson tandis qu'elle boit aussi le sien.

- Qu'est-ce que tu fais ? Elle est inquiète.

- Fait moi confiance. J'parais tellement lucide dans mes paroles qu'elle n'insiste pas plus. Elle me fait confiance, et ça me rassure.

Plusieurs minutes se passent. Nous buvons - enfin, surtout elle. J'la ressers à un rythme soutenu, et j'me fais mal à chaque verre de remplis. Nous parlons de choses beaucoup plus légères et inintéressantes que le sujet précédent, et sans doute qu'Ais continue de parler avec moi uniquement grâce à l'alcool. Son rire est pratiquement constant, même lorsqu'il n'y a rien de drôle, et c'est à ce moment que j'considère qu'elle est assez bourrée. Ainsi, j'change de cap. J'pose enfin la bouteille à côté de moi, et fait disparaître mon sourire. Après réflexion, j'en fais un léger, pour n'pas paraître trop "froide".

- Quel jour on est aujourd'hui, au fait, Ais ? J'teste sa mémoire pour voir où on est son niveau de sobriété.

J'commence doucement, avant de poser les questions importantes... Comme, quel jour on était quand "ils" t'ont forcés à faire ça ? Et "ça", qu'est-ce que c'était ? Qui sont "ils" ? Qu'à fait Hadès ?

Qu'est-ce qu'il s'est passé ?  



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MessageSujet: Re: Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse (Feat Gwen) Mar 21 Mar - 21:38
J’étais perdue sur mon verre, mon esprit embrumé par l’alcool. Je ne ressentais plus grand-chose comme si je me trouvais dans une boule de coton. Gwen avait arrêté de parler. Peut-être avait-elle vu le monstre qui sommeillait en moi, ou peut-être était-elle partie.
Un brin de panique me piqua et je me tournais un peu trop rapidement en direction de mon amie pour voir si oui ou non elle m’avait abandonnée ici. Je fronçais les sourcils alors que je distinguais sa silhouette toujours présente dans mon champ de vision flou.

Je fixais Gwen essayant de ne pas fermer les yeux. Ça devenait difficile… Et il faisait de plus en plus chaud… Je buvais mon verre pour me rafraichir. Le silence était toujours présent dans ma tête et je commençais à le trouver pesant, comme un poids sur mes épaules.

Ma copine avait recommencé à parler. Je clignais des yeux, je devais comprendre ce qu’elle disait, si elle parlait c’est que je devais écouter non ? Je pinçais le lèvres en fixant intensément la fille pour m’aider à la comprendre.

- Mais j'ne le crois pas, j'en suis convaincue. Parce que c'n'est pas ta faute, pas vrai ?

Quoi ? C’est quoi qui est pas ma faute ? Je penche la tête. Je comprend pas de quoi elle parle. Je tourne la tête vers mon verre, il a surement la solution dedans. Je le bois.

*Calme toi, tu vas te tuer…*

Un grondement sourd se fait entendre. C’est étrange, il était comme disparu avant. Il a l’air en colère… pourquoi ?
En plus, c’est à moi d’être en colère, pas à lui… C’était moi qui souffrait, c’était moi qui… qui… Ah voilà ce que Gwen parlait.

Je tournais ma tête vers elle pour lui répondre que oui c'était ma faute. Elle discutait avec Jaime qui lui donnait une seconde bouteille. Quoi ? Déjà fini une ? Ouarf… demain allait surement être difficile…enfin si nous n’étions pas déjà demain. Elle était gentille elle commandait à boire pour moi.
Elle dit un truc en plus mais je compris pas… désolée… j’avais trop de peine. Et tout tournait tellement fort autour de nous. Ce serait plus simple si le monde arrêtait de tourner, je pourrais enfin regarder Gwen dans les yeux comme ça.
Encore une idée à donner à Jaime par la suite, lui saurait peut-être comment faire.

- T'as raison ! Y a rien de mieux que l'alcool pour aider. Et j'vais t'accompagner, si ça te dérange pas ?

Ah oui ! elle s’y mettait aussi on allait pouvoir s’aider.

« Oui ! Enfin non ça dérange pas. Fait ça. »


Elle le prenait pas mal hein ? Que je m’embrouille ? En même temps avec la bière elle était à peine a ma cheville… Alors mon sang était plus alcoolisé que le sien normal.
Oui c’était donc ça.

Je bois le verre qu’elle me tend alors que je peine à ne pas le reverser lorsque nous trinquons. Qui était l’imbécile qui avait décidé de ce truc ? C’était un coup à mélanger ces boissons tout ça… Pfff… sûrement un Français…

Lorsque j’étais allé en France j’avais découvert qu’il avait pleiiiin de tradition étrange… genre ils mangent des escargots…
Je fis la grimace en y repensant… Beurk…

« Et pourquoi pas des limaces hein ? »


On discutait, enfin elle, j’essayais de comprendre alors qu’elle me donnait encore a boire. Et encore. Mon verre était magique, toujours plein. Pas comme le verre a trou. Magique ! Elle souriait, elle avait un joli sourire. Et des dents, elle avait des dents, comme moi. On avait les deux des dents.

« Elles sont blanches comme les miennes. »

J’hochais la tête, convaincue de mon compliment. Elle comprendrait, elle comprenait tout Gwen. C’était une copine bien.

Gwen me fixât avec un regard… je savais plus comment dire, mais on aurait presque dit D’Arcy… Tant qu’elle ne me jetait pas d’un avion… Je lui souris de toute mes dents.

- Quel jour on est aujourd'hui, au fait, Ais ?

J’ouvre la bouche et la referme. C’était quoi comme jour… mmmh…
Je fixais Gwen, je savais plus. Mais je devais répondre, elle allait me gronder sinon. Enfin pourquoi elle le faisait ? Pourquoi ?

« Oh ! Euh… »


Je mis une main sur mon front alors que je me concentrais. Je savais qu’on était en fin de semaine. Et demain pas de cours… Vendredi, on devait peut-être l’être.

« Vendredi ? »


Je me concentrai à mon maximum sur elle pour voir si j’avais répondu juste ou pas… j’espérais avoir meilleure note qu’à l’école.
Je ris a cette pensée, pas possible de toute façon.

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MessageSujet: Re: Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse (Feat Gwen) Ven 5 Mai - 17:19

 

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Pas encore assez bourrée. Presque, mais pas encore. Elle sortait des trucs carrément à côté de la plaque, mais, elle avait bien répondu. Donc, pas encore assez bourrée. J'me retiens de grimacer ; faut que j'la fasse encore boire, putain. Elle tient l'alcool à quel niveau, sérieusement ? J'ai déjà dit que j'voulais pas la foutre dans le coma. C'est mal parti ! J'fais semblant de lui adresser un sourire reconnaissant, tandis que j'la ressers - pour la énième fois :

- Ah, merci ! J'arrivais plus à m'en souvenir. J'bois à mon tour. J'avais peur qu'on soit en pleine semaine et qu'on avait encore cours demain t'vois... La connerie. J’esquisse un petit sourire désabusé.

J'mime d'être dans un état similaire au sien. Dans le flou. Euphorique, l'alcool qui monte à la tête... Mais à mon niveau. J'n'me tiens plus droite, à moitié appuyé sur le comptoir et les yeux rieurs avec un léger sourire qui découvre mes dents. Autant pour dire que personne du pensionnat n'm'avait vu dans cet état. Même pas en faisant semblant, comme là. J'avais de la chance, Ais serait trop saoule pour se souvenir de ça. J'remplis d'ailleurs de nouveau son verre.

- Au fait, j'sors sans préambule, comme si de rien était. Comment ça va ? J'veux dire... Avec Hadès et tout ?

Si vous commencez à penser que j'suis folle, déjà, fallait y penser avant, et après, détendez-vous. Tout le monde est bourré à mort dans ce bar et n'dit-on pas qu'on attire moins l'attention en essayant de n'pas être discret ? Et puis, même, j'ai déjà une très bonne excuse : Hadès est un chien. Ou un chat, ou même un poisson rouge, ou un truc dans le même genre. On donne les noms les plus étranges pour nos animaux ! Hadès c'est très plausible.

- Il est pas trop chiant ? La mienne est super calme. Elle fait pas trop de conneries... Et le tien ?

- Excuse-moi de parler de toi comme ça Brigid.

- Je te pardonne... Pour cette fois, dit-elle mi-figue mi-raison et j'n'eus pas à me retenir de sourire naturellement, puisque c'n'est pas étrange, étant logiquement saoule.

J'prends une gorgée de ma boisson puis adresse mon sourire à la blonde, à qui, d'ailleurs, j'plains d'avoir une si grande chevelure, parce qu'elle doit crever de chaud. Si j'avais un élastique sous la main, j'lui ferais un chignon vite fait, comme j'le faisais pour ma mère, mais bon, c'est pas le cas. Au lieu de quoi, j'la ressers.

- J'ai cru comprendre qu'il était chiant... Il a pas supporté le voyage en Égypte ?

Finalement, j'me sens plus comme une détective qu'une psychologue... J'tâte le terrain, discrètement, sans rien laisser paraître. C'n'était pas un truc de psy ça. Ou alors j'suis un mélange des deux. N'empêche que j'aurais jamais pensé faire ça de ma vie. Ma curiosité va me perdre... Enfin, j'peux pas laisser Aislinn dans cet état. J'veux dire, y a un truc clairement qui cloche. Et c'est là que se ramène ma curiosité mal placée... Mais j'suis inquiète, quand même. C'est étrange, d'ailleurs, que j'sois dans cet état. Avant, j'n'me serais pas intéressée de sa manifeste déprime. Mais là, dès que j'ai vu sa tronche, j'ai eu tout de suite la ferme attention de connaître le problème. Et regardez où ça me mène... Alors, soit Brigid a beaucoup trop déteint sur moi, et c'est la merde, soit c'est moi qui ai changée toute seule, et c'est encore plus la merde... J'aime aucune des deux options.

Peut-être qu'Aislinn a le droit à un traitement spécial... J'penche la tête sur le côté tandis que j'regardais son visage défait par l'alcool, mais qui restait tout de même beau. J'n'la connais pas bien - pour n'pas dire pas du tout. Mais elle avait été la première pensionnaire à m'avoir donnée un coup de main après mon réveil dans l'infirmerie. En somme, j'avais une très bonne mémoire, et j'n'ai pas oublié ça. Donc peut-être, inconsciemment, j'lui voue une certaine sympathie... En plus, elle est pas le genre de fille que j'côtoie et apprécie généralement. Va comprendre ma logique. Depuis mon arrivée au pensionnat, ma panoplie d'émotions avait beaucoup évolué, pour n'pas dire qu'elle est devenue presque normale, et j'avais du mal à la gérer. Mais well, là n'est pas la question.

J'veux savoir ce qu'a fait Hadès.



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MessageSujet: Re: Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse (Feat Gwen) Lun 15 Mai - 21:54
Elle me sourit. Ca veut dire que j’avais raison non ? Je lui souris en retour alors qu’il commençait à faire de plus en plus chaud. Je sentais certain de mes cheveux se coller dans mon cou… l’angoisse.

Gwen me remercia et je lui souris de plus belle. J’étais contente de pouvoir aider mon amie. Elle avait eu peur qu’on soit en semaine. C’est drôle, moi ça ne me pose pas de problème. Je sortais comme ça tous les soirs… mais ce soir le monde tournait quand même particulièrement.
Bon on est deux à être bourrée… Gwen aussi semble être pas mal. Je ris en pensant que la rentrée allait être drôle. Je me demandais laquelle de nous deux avait bu le plus… moi je pense. Mais peut-être que je marcherai plus droit qu’elle. J’étais pas en talon après tout ça aidait…

Mon verre était à nouveau plein mais je ne le bus pas tout de suite. Il faisait très chaud et mon estomac commençait à faire des siennes. Je sentais des glouglous à l’intérieur. Il faudrait que je mange après si je voulais pas vomir.
Je soupirais avant de prendre une grosse inspiration et de boire mon verre. Ouf ! Ca tabasse quand même sévère.

- Au fait. Comment ça va ? J'veux dire... Avec Hadès et tout ?


J’ouvre la bouche et la referme. Plusieurs fois de suite. Pourquoi elle voulait parler de l’autre ? Je faisais tout pour l’oublier c’était pas le moment d’en parler… Je fronce les sourcils. Dans ma tête les mots tournent et je ne sais pas quoi lui donner comme réponse.
Je revois plusieurs scène, l’Egypte, Alistair… Yuuki. Je frémis alors que ces pensées me font désaoulée plus fortement que prévues…

- Il est pas trop chiant ? La mienne est super calme. Elle fait pas trop de conneries... Et le tien ?

Je penche la tête sur le côté. Elle me parle de quoi ? Je comprends plus rien. Je regarde Gwen, muette. Oui il est chiant, oui il est horrible. Et puis c’est sympa de me dire que la sienne est cool ! J’en fais quoi de cette affirmation moi ? Elle me nargue c’est ça ? Enfaite ç’est pas mon amie… elle vient se moquer de moi…

Je lui lance un regard mauvais, enfin aussi mauvais que je peux a travers mon regard flou. Je prends la bouteille qui est prêt d’elle et me resserre un verre. Je le bois rapidement en observant Gwen. Je passe mes mains dans mes cheveux pour les relever. Il fait carrément trop chaud ici.

- J'ai cru comprendre qu'il était chiant... Il a pas supporté le voyage en Égypte ?


*Curieuse*


Je fronce les sourcils… D’où il me parle ?

« Ouais tu sais quoi ? Ouais. Il est chiant… vous êtes tous chiant. »

Je pose ma main sur le bar, voulant donner un coup sec mais je loupe le bord et me frappe la cuisse. Aie…

« Je comprend pas ce qu’il m’arrive et puis pourquoi tu m’étales ta relation parfaite hein ? Nous ça va pas et… et… et tout le monde le sais hein. »

Mes mots sont pas très clair… je sais pas si ça a du sens.

« Mais j’aimerai que ça aille bien. Mais on me demande des choses et on ne m’écoute pas. Et lui dit oui. OUI tu comprends. Et il est là le problème… mon problème c’est que personne ne m’écoute. Que je fais du mal à tout le monde. »

Je regarde Gwen alors que je sens les larmes me monter aux yeux. Je renifle, relevant la tête fièrement.

« Et ce n’est pas… je veux pas… je veux pas Gwen… je veux pas… »

C’était un murmure engloutis dans un sanglot alors que j’éclatais en pleur sans vraiment comprendre pourquoi. Foutu alcool…


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MessageSujet: Re: Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse (Feat Gwen) Mer 14 Juin - 16:30
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Aïe. J'm'attendais pas à cette réaction. D'abord surprise, la culpabilité étaitt vite arrivée. J'n'avais pas réfléchi assez loin. J'aurais du savoir que ça lui aurait fait du "mal" de sortir comme ça, naturellement, que ça allait bien avec Brigid. En réalité, j'n'pensais pas que c'était si "dur" entre elle et Hadès. J'n'avais pas réalisé qu'en fait, ça lui importait vraiment. Qu'elle voudrait elle aussi que ça aille entre eux. J'n'pensais pas que ça la ferait réagir comme ça. Il s'était passé vraiment beaucoup de choses depuis la dernière fois que j'lui avait parlé. Et j'n'avais rien vu jusque-là. Fait chier tien. J'venais de tout ruiner. Ça me faisait chier, ça, et de voir que c'était aussi dur pour elle. J'réalisais pour la première fois, pleinement, que le directeur n'devait pas nous infliger ce genre de choses. Tellement pas. On était juste des gosses, au départ. D'où il mettaient des élèves dans cet état ?

J'me sermonnais intérieurement ; j'devais me calmer avant que la colère n'apparaisse sur mes traits. J'n'voulais pas qu'Aislinn interprète quelque chose d'autre de travers. Finalement, ce fut très facile lorsque celle-ci commençait à changer d'humeur... J'buvais ses paroles désordonnées, essayant de filtrer pour en comprendre le plus de choses tandis que j'sentais légèrement la panique sinuer dans mes veines quand j'vis ses yeux commencer à s'embuer. J'adorerais lui répondre que "non, j'ne comprends pas", et que j'aimerais bien qu'elle m'explique. Qu'elle me raconte. Qu'elle vide son sac. Lui dire qu'il n'faut pas qu'elle reste comme ça. Que ça allait finir par la bouffer complètement. Qu'il fallait qu'elle se batte. Alors quand j'la vis pleurer pour de bon, avec sa voix qui se cassait dans un sanglot, j'n'réagissait pas tout de suite. J'me disais juste que j'avais envie de la prendre dans mes bras, pour la cacher aux yeux des autres, elle qui jusqu'à la dernière seconde avait voulu rester fière, en levant le menton comme elle l'avait fait. Belle blonde à l'esprit torturé. Qu'est-ce qu'il lui arrivait, sérieusement ? Ça me désolait complètement de la voir comme ça, et un nouveau respect naquit en moi pour elle. Alors, même si elle n'le voulait pas, j'allais essayer de l'aider ; parce que, qui la laisserait pleurer comme ça sans rien faire ? Plus moi.

J'choppais les serviettes que le barman nous avait donné en même temps que nos boissons et glissait de mon tabouret pour aller m'asseoir sur celui d'à côté. J'm'asseyais sur le bord de celui-ci, pour être le plus proche possible de la blonde, mes genoux encadrant ses jambes. J'me mis à essuyer ses larmes avec une délicatesse dont j'n'me savais pas dotée, et j'me demandais si c'n'était pas Brigid qui m'aidait un peu sur le coup. J'résistais à l'envie d'éteindre Aislinn, parce que j'sentais que c'n'serait pas une bonne idée, comme si c'n'était pas mon rôle. J'me contentais de caresser ses joues, ses yeux et son nez le plus doucement que j'pouvais avec les serviettes. J'espérais que ces gestes lui feraient du bien et peut-être redescendre sa colère contre moi.

- J'suis désolée, j'murmurais où perçait la culpabilité. J'employais le même ton qu'on utilisait pour calmer une personne qui n'allait pas bien dans un instinct dont j'n'me rendis même pas compte. Penchée sur elle, j'entamais une conversation qu'uniquement nous deux pourrons entendre. Vraiment... Désolée. Ce n'était pas mon but juste... J'suis maladroite.

J'laissais planer un blanc, n'sachant pas comment continuer sans faire de nouveau une gaffe. J'n'voulais pas non plus la brusquer, de peur qu'elle prenne mal l'une de mes paroles. J'n'savais vraiment pas comment gérer une personne saoule, en pleure et déprimée. Avec un connard de dieu dans le crâne, pour faire simple. J'passais doucement une serviette le long de son nez où avait coulé une larme, puis glissaient les mouchoirs sous ses yeux. Tout en cherchant mes mots, j'prenais lentement la parole, dans le but qu'elle puisse bien tout enregistrer ce que j'allais dire :

- C'est juste que..., j'fronçais légèrement les sourcils dans ma concentration, les yeux dans le vide. J'aimerais bien comprendre ce qu'il t'est arrivé. Parce qu'il s'est bien passé quelque chose, pas vrai ? C'n'était pas vraiment une question, mais j'cherchais quand même une affirmation dans son regard, pendant quelques secondes, avant de le reporter sur mes effleurements. Mes idées étaient plus claires comme ça. J'veux entendre ce que tu as à dire. C'était une affirmation. J'le voulais, vraiment. Pouvoir t'aider, enfin... J'n'sais pas trop. J'secouais lentement la tête, perdue dans ce que j'ressentais, disait, voulait. Peut-être que j'n'suis pas la bonne personne. J'veux dire, tu n'me connais pas vraiment donc... Un ami, peut-être ? Quelqu'un en qui tu as confiance, à qui tu pourras parler librement... Juste, mon regard se teintait d'inquiétude ; Ne reste pas comme ça. Vide ton sac. J'sais que tu veux oublier mais... Ça n'partira pas comme ça. Parle. Parle-moi ou non, mais parle.

J'me taisais, refusant toujours de croiser son regard, légèrement gênée. C'était la première fois que j'me trouvais... "comme ça". J'n'avais jamais employé ce ton doux. C'est... nouveau pour moi, étrange. Et après ce que j'venais de dire, j'n'savais plus quoi faire. J'n'savais pas comment elle allait réagir. J'allais me prendre une claque - verbale, de préférence - où allait-elle s'ouvrir un peu ? J'venais d'abandonner mon costume de psy, et j'n'étais pas sûre que ce fût une bonne idée... Maintenant, c'était trop tard de toute façon. Tout ce que j'avais à faire, c'était de continuer de sécher ses larmes et d'attendre sa réponse. En espérant qu'il y en ait une.



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MessageSujet: Re: Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse (Feat Gwen) Lun 26 Juin - 21:30
Gwen sembla se rapprocher de moi. Ou peut-être avait-elle réellement bougé. Elle avait à la main les serviettes que Jamie nous avait donné plus tôt.
Je sentis le tissu se poser sur mes joues comme une plume. Elle était douce avec ses mains Gwen. Je la regardais entre mes larmes en silence.
Je ne savais même pas pourquoi je pleurais. A cette pensée je recommençais de plus belle.
Je fermais les yeux alors que je sentais le monde tourner encore plus vite autour de nous. J’avais qu’une envie me téléporter dans mon lit et m’y laisser mourir à petit feu.

A travers mes sanglots et mes reniflements pas très classe j’entendis la jolie fille me dire qu’elle était désolée. J’ouvris la bouche pour lui demander pourquoi mais une violente envie de vomir me saisit, je la referais donc rapidement, espérant qu’elle passe sans encombre.
Je fronçais les sourcils en essayant de me concentrer sur Gwen. Pourquoi elle disait qu’elle s’excusait ? Je ne comprenais rien… rien rien rien.
J’essayais de me rappeler ce qui s’était passé. Elle avait voulu savoir la vérité. Voilà c’est ça elle voulait savoir. Ou peut-être qu’elle le savait déjà… elle voulait peut-être que j’avoue. Une infiltrée… pour juger de ma loyauté.
Ou elle s’inquiétait vraiment….

Je ne savais plus quoi penser. Je voulais juste rentrer et m’enfermer dans une pièce noire…

Gwen repris la parole et il fallait croire que ma crise de nerf m’avait légèrement fait dessaouler. Je me concentrais moins difficilement sur ce qu’elle disait.
Apparemment c’était de l’inquiétude, ou elle jouait bien son rôle. Mais j’avais décidé de lui faire confiance. Elle voulait savoir ce qui m’arrivait, elle n’était pas dupe. En même temps aux vues de ma dégaine…. J’étais l’ombre de l’Aislinn qu’elle connaissait.

« J'veux entendre ce que tu as à dire. Pouvoir t'aider, enfin... J'n'sais pas trop. Peut-être que j'n'suis pas la bonne personne. J'veux dire, tu n'me connais pas vraiment donc... Un ami, peut-être ? Quelqu'un en qui tu as confiance, à qui tu pourras parler librement... Juste ne reste pas comme ça. Vide ton sac. J'sais que tu veux oublier mais... Ça n'partira pas comme ça. Parle. Parle-moi ou non, mais parle »

Elle avait l’air gênée maintenant et je comprenais pas vraiment pourquoi….
Je tournais la tête autours. Je ne savais pas quoi dire. Pouvais-je vraiment lui dire ? Je ne voulais pas que quelque chose de mal lui arrive.

Je pinçais les lèvres avant de me lever rapidement de ma chaise. Je dû me rattraper au bar, j’étais encore bien alcoolisée et mon équilibre en était carrément altérer.

« Jaime je viendrai te payer demain. Met les consos de Gwen sur mon compte. Je t’envoie un message que je suis bien arrivée. See yaa !! »

Je me retournais vers Gwen et lui lançais un regard grave avant de lui expliquer la raison de mon comportement.

« Pas ici… on pourrait nous écouter. »

C’était comme une phrase sortis d’un mauvais film d’espionnage…. Et pourtant… Je me voyais mal lui dire que j’avais tué quelqu’un au milieu d’un bar. Au milieu de mon QG…
Et je ne me sentais pas… je ne sais pas… je ne pouvais pas prévoir les conséquences de ce que je pourrais lui dire ou non… et ça me terrifiait littéralement.

Je me dirigeais vers la sortie du bar d’un pas hésitant tout en me faufilant dans la foule qui avait envahi les lieux sans que je m’en rende compte.
Une fois extirpée du bar je me retournais pour m’assurer que Gwen avait bien suivi mon mouvement.

L’air frais et iodé des docks envahit mes poumons. J’aurais pensé que cela m’aurait fait du bien mais l’odeur de poissons rances acheva mon estomac qui était déjà saisit de haut le cœur.

Je me penchais sur le côté, rabattant mes cheveux rapidement pour éviter de trop les salir. Je régurgitais le contenu de mon estomac qui se constituait d’alcool et encore d’alcool… J’avais les l’arme qui me coulait et la gorge en feu…
Après quelques instants de disgrâce je fini de vider le contenu de mon ventre. Je me relevais, essuyant le coin de ma bouche avec mon poignet.

« Ahem… pardon… »


Je voyais pas quoi dire d’autre… et de toute manière elle devait s’attendre à ce que ça arrive… Au moins, j’aurais moins la gueule de bois demain….

« Je peux pas t’expliquer ça ici… c’est dangereux… très… si tu veux savoir… tu dois savoir que tu seras en danger. Et moins j’implique de monde… »


Elle prendrait elle-même la décision. Dans tous les cas… je ne pourrais pas lui dire tout. Je ne voulais pas qu’elle voit le monstre qui sommeillait en moi.

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MessageSujet: Re: Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse (Feat Gwen) Ven 1 Sep - 19:07

 

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Aislinn sembla hésiter quelques instants, assez longtemps pour que je commençais à m'inquiéter. Son pincement de lèvres ne m'échappa pas, mais elle finit par se lever de sa chaise - ou tomber, je ne savais pas dire sur le coup. Elle se rattrapait au bar, ne me laissant pas le temps d'intervenir. Je lui lançais un petit regard préoccupé. Même si elle n'avait comme qui dirait, plus aucun équilibre, son élocution s'était améliorée. Et ses idées aussi. Je fronçais les sourcils, désapprouvant qu'elle prenne mes consos'. Mais le regard sérieux qu'elle me lança me fit oublier instantanément ma protestation.

Lorsqu'elle m'adressait enfin la parole, je ne savais pas si j'étais soulagée, qu'elle accepte enfin, ou encore plus inquiète. Un mélange des deux, peut-être. Cette histoire, derrière sa déprime, ne devait pas être rien, et même si c'était quelque chose d'horrible, j'étais comme... Heureuse qu'elle soit d'accord de s'exprimer dessus. Je continuais de la regarder, essayant d’interpréter son expression. Ce que j'arrivais à lire, à travers les marques de l'alcool, était... de la terreur. J'avais comme un mauvais pressentiment. Ma gorge se noua à cause de l'émotion, non pas la mienne, mais celle de Brigid. Elle était pire que triste pour Aislinn. Je devais garder le contrôle. Je ne pouvais pas permettre Brigid de déteindre sur moi. Ainsi, je devais diminuer mon lien avec ma déesse avant que ça ne se complique. Mon combat intérieur avait failli me faire louper le départ de la blonde, mais heureusement pour moi, je restais un minimum attentive. D'un bond, j'étais levée - satisfaite de remarquer que je ne ressentais aucun effet d'ivresse -, sortais de ma poche arrière quelques billets que je plaquais sur le comptoir avant de suivre Aislinn, lâchant un "garde la monnaie" sans regarder derrière moi.

Je me frayais un chemin à coups de coudes s'il le fallait, trop ivres ils étaient pour ressentir quoi que ce soit, ne quittant pas des yeux la blonde. Une fois dehors, je retrouvais celle-ci semblant m'attendre, pour être sûre que j'avais bien suivi le mouvement. Elle avait vraiment une sale gueule, beaucoup plus qu'il y avait quelques minutes, et je m'inquiétais pour quoi. Je compris lorsqu'elle partit sur un côté pour vomir. Je ne savais pas trop quoi faire, si je devais m'approcher ou pas, et pour quoi faire, dansant d'un pied sur l'autre. N'arrivant pas à me décider, je restais plantée près d'elle, les mains dans les poches pour éviter de les tordre d'anxiété. Peut-être un peu d'air lui ferait du bien. Je penchais la tête, une petite moue soucieuse peinte, attendant qu'Aislinn se sente mieux, me disant intérieurement que c'était bien qu'elle se vide.

Quelques instants plus tard, elle se redressait et m'adressait un pardon. Je haussais les épaules, signifiant clairement que ce n'était rien. Après ce que je lui avais fait boire, merci, c'était normal. Je fouillais quelques-unes de mes poches, et satisfaite d'en ressortir des mouchoirs de l'une d'entre elles, je me rapprochais de la blonde et les lui tendait. J'écoutais avec attention ce qu'elle disait - comme toujours. Elle avait peur. Ça se sentait. Elle doutait toujours, au fond d'elle. C'est pour ça qu'elle me laissait choisir, une dernière fois. Mais elle était assez courageuse pour vouloir en parler. Ça aurait été dingue que j'ose lui sortir, après tout ce que j'avais fait pour qu'elle s'ouvre, un simple "j'ai changé d'avis, je ne veux plus rien savoir. Bonne nuit". Ce n'était pas mon genre.

- Tu connais un endroit tranquille pour parler ?

Je lui faisais clairement passer le message, en allant droit au but. Je n'allais pas m'encombrer d'un discours que j'avais pu expliquer en une seule phrase. Ça revenait au même : "Je te fais confiance, fait moi confiance".

Je n'étais pas une trouillarde. C'était dangereux ? Je m'en foutais. Depuis qu'on avait atterri dans ce pensionnat de l'enfer, notre vie était devenue dangereuse. Elle allait juste le devenir un peu plus. Et puis, franchement, je me doutais depuis un moment que c'était dangereux. Je n'étais pas niaise. Elle n'aurait pas été dans un état comme ça, autrement. Et la perspective d'enfin savoir, la perspective de - peut-être - pouvoir aider Aislinn, ne me donnait certainement pas envie de faire marche arrière. Oh que non.




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MessageSujet: Re: Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse (Feat Gwen) Ven 1 Sep - 23:28
Merde… j’étais dans la merde… Elle n’était pas décidée à abandonner là. Une qualité certes mais c’était aussi idiot de sa part… Mais ça elle ne le savait pas encore.

Je soupirais alors qu’elle me demandait si je connaissais un endroit pour parler.
Je me rendis compte qu’il n’y avait pas d’endroit idéal. Pas pour parler de ce genre de sujet. Il fallait un endroit où les oreilles indiscrètes ne seraient pas présentes… ou visibles de loin.
J’essayais d’actionner les rouages de mon cerveau mais il était encore bien embrumé par l’alcool. Il me fallait une solution. Il me fallait un lieu où personne n’irait chercher… Un lieu où les éventuels personnes seraient muettes comme des… Tombes.. Des tombes ! Voilà ma solution ! Nous allions allez au cimentière. Personne ne devrait s’y rendre à des heures pareilles.

*Tu n’as pas peur de la faire flipper encore plus ?*


Hadès était amusé, et inquiet. Il essayait de me manipuler.

*Si on découvre ce que je lui dit, on finira de la même manière que Yuuki alors non. Je ne suis pas certaine. Mais au moins le chemin jusqu’au pensionnat est long et j’aurai peut-être le temps de la raisonner entre deux. Et si TU n’avais pas fait ça, ON n’en serait pas là. Je te rappelle que si JE plonge TU plonges aussi. »

Je fis un signe de tête à Gwen pour qu’elle me suive. Je ne savais toujours pas ce que je pouvais lui dire. Il fallait que je distille l’information. Que j’allège. Il ne fallait pas qu’elle me prenne pour le monstre que j’étais devenu.

« Merci. »

Je marquais une pause tout en continuant de marcher en direction du cimetière de Galway.

« Pour ce que tu fais. Tu n’étais pas obligée… et tu vas surement t’en vouloir après… »

Je me tus, préférant faire le tri mentalement sur ce que je pouvais lui dire. C’était une décision difficile. Un mot de trop et je finissais, et elle aussi, de la même manière que Yuuki. J’étais juste curieuse de savoir comment ils s’y prenaient quand le roi des morts était celui à éliminer… Et je n’étais pas certaine d’avoir envie de connaitre la réponse.

Les rues de la ville étaient calmes. Nos pas résonnaient sur les pavés alors que nous nous avancions. Je me retournais plusieurs fois, parano. Je voulais être certaine que l’on n’était pas suivie.
J’étais à peu près sûre que Gwen me prenait pour une folle.

Après quelques minutes de marche nous arrivâmes à l’entrée du cimetière. J’inspirais, le stress prenant gentiment possession de mes membres.

« Voilà… on devrait être tranquille ici… Et c’est le dernier moment ou tu peux faire marche arrière. »

Je la fixais dans les yeux. Elle avait l’air décidée, je ne lui ferai pas changer d’idée. Je l’admirais pour ça.

J’entrais dans le cimetière pour aller m’assoir sur une pierre tombale se trouvant dans une petite allée isolée…

« Bon… je sais pas par où commencer… Il y a trop de choses… »

Je soufflais en fixant mes mains.

« Il… il s’est passé quelque chose. Je ne trouve pas vraiment les mots… mais je vais essayer. Il y a quelque temps le directeur ma demander de faire quelque chose… »

Je déglutis… ah ce que ça aurait été plus simple si elle pouvait lire dans mes pensées… je n’aurais rien besoin d’expliquer…

« Je n’étais pas d’accord. Je ne voulais pas le faire… mais le directeur… Il ne s’adressait pas réellement à moi… Et… et il en a profiter. Il a pris le contrôle. Total. »

J’essuyais une larme qui coulait sur ma joue du revers de la main.

« Je… c’était comme flotter. Je ne suis pas certaine d’être resté consciente tout du long… mais Hadès a fait des choses… pour le pensionnat… et ça me hante… je ne cautionne pas ce qui c’est passé. Je ne peux pas. Je serais une personne horrible sinon… mais… au fond… tout au fond de moi j’ai trouvé ça satisfaisant. Je ne sais pas si c’est parce que j’ai expérimenté le plaisir d’un autre et que ce n’est qu’un écho… »

Je levais les yeux vers Gwen. Je n’avais pas dit ce que j’avais fait. Sous-entendu mais rien dit… j’aurai aussi bien pu voler quelque chose ou kidnapper une gamine.

« Peut-être que nos divinités sont assignées en fonction de qui on est réellement… au fond de nous. »


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Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse (Feat Gwen)
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