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Et le club d'art renaît de ses cendres! (ft Eireen)
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MessageSujet: Et le club d'art renaît de ses cendres! (ft Eireen) Dim 29 Jan - 22:34
L’année n’avais pas été particulièrement bonne pour le club, surtout à partir d’avril. Il faut dire que la garce de Calypso, p’tite snob à la tête du conseil étudiant, s’tait rapid’ment arrangé pour que les subventions du Club d’Art soient réduites après Pâques. Enfin, ça avait largement r’tarder nos plans d’amélioration des locaux et j’avais décidé d’garder s’petit problème pour moi et d’compenser avec mon propre salaire. Un vrai artiste s’laisse pas impressionner par l’manque d’reconnaissance d’ses mécènes. J’avais donc travaillé d’arrachepied durant les quatre derniers mois, dès que j’le pouvait, pour compenser la perte et enfin l’effort payait! Nous allions enfin pouvoir monter la pièce. Il faut dire que j’voulais profiter du restant d’l’été pour l’faire. Il était question d’préparer la rentrer et d’se changer les idées du voyage scolaire qui avait mal tourné. J’savais qui fallait que j’me ménage vu les blessures occasionnés pendant s’temps, mais j’tais motivé et rien allais m’empêcher d’me noyer dans la musique, profitant d’l’absence du peu d’membre qu’on avait pour m’arroger d’la tâche et y faire s’que j’voulais. À peine on était rev’nu du voyage, qu’j’avais mis deux jours à m’reposer, profitant du temps pour seul’ment faire quelques appels et commandes niveau déco et ce avant qu’mon imbécile d’coloc s’pointe. Il avait été une raison d’plus ensuite pour pratiqu’ment vivre dans l’atelier.

Aujourd’hui, mardi le 2 août était l’grand jour. J’recevais mes commandes et j’allais placer l’tout. J’avais passé la nuit dans l’atelier afin d’pouvoir avancer ma sculpture d’marbre et pour ranger et nettoyer l’atelier, allant même jusqu’à balayer l’tout pour bien placer les nouveaux poufs et fauteuils. Ainsi, autour de 9h00 le matin, le tout commençais à arriver et j’en profitai pour texter Eireen pour la première fois, lui ordonnant pratique’ment d’ramen’ner ses fesses. J’dû insister plusieurs fois tout au long d’la journée avant d’avoir enfin des nouvelles où elle m’disait qu’elle était indisponibles dû au boulot. De mémoire elle n’en avait pas. J’allais d’voir l’interroger sur le sujet et j’me l’promis.

Entre temps, le matériel pour le studio photo avait été livré. Je l’avais placé dans un coin de la pièce en espérant qu’Eireen veuille bien m’aider à le monter. Après tout, elle connaissait mieux les b’soins qu’moi en la matière. Je n’avais pas encore pu renouveler les appareils photo et les ordinateurs. Il y avait tout de même une limite à l’over time que j’pouvais faire, et j’avais plutôt décider d’investir dans la seule photographe du club qui méritait mon admiration : Eireen. En effet, j’l’attendais avec un présent. Pour plusieurs raisons. J’savais qu’juillet avait été difficile pour elle aussi et j’voulais m’assurer qu’elle puisse se changer les idées. J’lui était toujours r’connaissant pout tout s’quelle f’sait pour moi, autant pour l’club qu’le party d’Pâques, et j’tais conscient d’p’t’être pas lui avoir dit souvent et surtout, appréciant son art, j’m’était dit qu’en tant qu’président du Club, pousser quelqu’un qui a d’l’av’nir en art vers sa destiné, s’tait dans mes d’voirs. Si j’pouvais lui donner un p’tit coup d’pouce d’quelques milliers d’euro, j’s’rais satisfait.

J’allai donc placer son présent sur la table en entrant. À première vue, s’tait un sac pour un appareil photo pouvant cont’nir quelques objectifs différents, sauf qu’un truc était cool s’tait que s’tait presque remplit…presque…encore une fois manque de budget. L’appareil y était avec une lentille et des cartes pour la balance de blanc. J’espérais qu’le matériel était d’qualité. J’avais été informé par un mec que j’connaissais et avait fait pas mal d’photos, reste que s’tait pas ma spécialité. J’avais vu mon budget être limité également lorsque j’avais voulu ajouter un flash et des lentilles, mais au fond s’tait pas plus mal, j’savais pas comment elle allait réagir après tout.

Mes pensées furent interrompues par l’arrivée du livreur de meuble pour l’espace salon vers 13h. Il arrivait avec les poufs, un fauteuil et le fameux tapis noir et blanc pour lequel j’avais craqué et finalement sa propre personne que j’aurais bien voulu garder au Club aussi. Le jeune homme au teint bronzé et aux cheveux clairs n’était pas laid du tout. Il avait d’abord trouvé étrange le clique de l’appareil photo d’mon téléphone que j’avais pointé vers lui, mais au bout de quelques allez et retour on f’sait un peu plus connaissance et à son départ vers 14h00 j’avais hérité d’son numéro de téléphone personnel.

Il approchait 16h30 et j’savais qu’Eireen arriverais bientôt et la hâte d’lui montrer tout ça m’donnait un trop plein d’énergie que j’devais absolument dépenser. J’avais entrepris d’placer les tables de dessins à ma façon, j’avais fait renvoyer les plus laides et inutiles d’vait la porte du conseil…qu’ils gardent leur shit…et j’essayais les poufs et fauteuils un après l’autres question d’choisir mon préféré. J’allais clairement passer beaucoup trop d’temps ici. Pour terminer, déroulant le tapis beaucoup trop moelleux je n’put m’empêcher d’m’y rouler comme un enfant dans une neige fine aurait fait un ange, caressant sa texture rappelant la douceur d’un chaton mais l’épaisseur d’un mouton. J’me promis d’essayer ça sur d’la MDMA au moins une fois.

« Idéalement en ma compagnie avec une bonne coupe de vin. Il manque un feu de bois.»

« Je suis toujours en ta compagnie…mais dah…c’est un plan valable. Vrai qu’un foyer s’rait sympa. Impossible d’en avoir un vrai, mais il y en as des synthétiques assez convainquant et chaud. Tu crois qu’Hestia aimerais?»

« Rien ne vaut un vrai feu. Je crois qu’elle serait d’accord avec moi. »

« Oui…mais j’peux pas foutre le feu à l’atelier! »


« Demande à Eireen, elle sait le faire. »
, blagua-t-elle en se rappelant le voyage d’étude.

« S’tait méchant... », la réprimandais-je en riant.

Éventuellement, la face dans l’tapis à réviser s’qui restait à placer et à entrer, j’entendis enfin la porte s’ouvrir.

« EIREEEEN!!! Prends l’sac sur la table et viens ici! Au fait, j’ai un débat avec Aph…Hestia serait contre un foyer synthétique? Et toi, t’en pense quoi?», l'appelais-je au loin sans me relever.

J’me roulai sur le dos et tapotai sur le tapis à côté d’moi avant d’retirer mes chaussures avec mes pieds et d’les lancer, avec mes pieds évidemment, d’l’autre côté des fauteuils en leurs faisant atteindre une bonne hauteur avant qu’elle n’redescendent. Pour couronner le tout, j'retirai mes chaussettes pour les lancer, l'une à la fois en direction d'Eireen, au son, sans vraiment la voir, un air joueur sur le visage.

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MessageSujet: Re: Et le club d'art renaît de ses cendres! (ft Eireen) Sam 27 Mai - 22:54
Et le club d'art renaît de ses cendres !


Cela ne faisait que deux jours, voire pire, moins de quarante-huit heures s’il faut être exact et Eireen se retrouvait à devoir réprimer l’équivalent d’une gamine de cinq ans excitée par son futur voyage vers un parc d’attraction à thème dont on ne citera pas le nom pour cause de droits*.

Ce n’était pas le retour du voyage de classe qui la mettait dans une telle agitation. Si ce n’est un état d’extrême fatigue, une angoisse encore palpable des fois et des cauchemars à la pelle, ce voyage ne lui avait rien amener. Ah si, il lui avait permis un séjour à l’hôpital pour traiter la blessure faite par la flèche du soldat Hittite et le poison dont la pointe en avait été imbibée. Rien de bien grave pour le corps médical du vingt-et-unième siècle, ce n’étaient qu’une plaie et un traitement anecdotiques. En soi, elle en était bien heureuse et elle devait admettre que c’était une chance inestimable en vue de la barbarie du combat et des corps, autres, qui avaient jonchés le palais de Pharaon.
Quelle excuse avait trouvé le Directeur et sa floppée de sous-officiers de l’éducation pour expliquer l’arrivage massif d’élèves blessés d’aussi « étranges » meurtrissures et empoisonnés, Eireen n’en savait rien et elle s’en fichait strictement bien aussi. Tout ce qui importait, c’était d’oublier ce voyage, de passer à autre chose.

Pour cela, elle avait trouvé la meilleure activité. Un boulot. Mais attention pas n’importe quel boulot ! On ne parle pas de ses petits contrats d’été dont de nombreuses franchises raffolaient refourguer aux étudiants. Parce que oui, mademoiselle Ò Mealaigh avait passé plusieurs mois à la recherche de ce qu’on pourrait plus communément appeler « travail d’immersion ». N’ayant aucune expérience que ce soit dans la recherche d’emploi autant que dans l’activité qu’elle recherchait, la jeune fille ne s’était pas fiée au facteur chance pour ce coup et elle avait fait son démarchage dans tous les studios de photographie de la ville de Galway. Enfin de compte, ce n’était pas une tâche énorme car il suffisait des deux mains pour pouvoir les énumérer.

Après visite, elle avait eu ses préférences mais pour un premier contact avec le monde professionnel de la photo, elle estimait qu’elle n’avait pas à être difficile. Ce droit lui viendrait avec le temps. Si on lui donnait ce temps. C’est d’ailleurs dans une forte angoisse non palpable qu’elle avait attendu une réponse. Il n’en fallait qu’une. Un seul petit mot de trois lettres et son pass pour un combo « expérience de travail + non-retour par la case orphelinat » lui serait décerné. Le gros lot en quelque sorte. Si cela n’arrivait pas elle avait déjà pensé à un plan B pour avoir un autre job dans le coin et continuer son auto-apprentissage. Le point le plus important dans un premier temps étant de ne pas remettre les pieds sur l’île d’Arranmore.

Si elle n’avait pas voulu s’en remettre à Dame Chance, cette dernière n’avait pas semblé vouloir la quitter pour son plus grand bonheur. Sa surprise fut double lorsqu’elle reçut un appel à peine quelques jours après avoir fait son démarchage et qu’en plus il s’agissait du photographe pour lequel elle avait eu un coup de cœur et qu’il lui annonçait qu’il était « partant pour une nouvelle aventure » -c’étaient ses mots oui- ce qui fit boguer Eireen sur le coup car elle ne connaissait pas encore le «CG phenomenon ». Après s’être occupée de toute la paperasse avec le pensionnat et son futur employeur, peu après la mi-juin, la jeune fille était assurée de travailler au moins tout le mois d’Août (puisque le voyage scolaire occupait Juillet dans sa quasi-totalité).

Lundi 1er Août, 8h. Eireen piétinait déjà d’impatience devant le studio de Monsieur Gallagher. Les deux premières journées furent consacrées à la familiarisation avec le lieu et la gamine qu’elle était alors redevenue eut les yeux brillants devant tout ce matériel professionnel qu’elle ne pouvait posséder qu’en rêve. C’est lors du deuxième jour donc, qu’elle reçut ces messages « étranges » d’un numéro inconnu. Heureusement, leur contenu et l’expression utilisée ne gardèrent pas longtemps le secret sur l’identité de l’envoyeur. Le mois d’Août commençait vraiment, mais alors vraiment bien ! A se demander si ce n’était pas une manière du Destin de s’excuser pour les évènements de Juillet.

L’entrain était moindre mais pas absent de la rouquine lorsqu’elle quitta son patron et elle courut même pour attraper le bus qui la ramènerait au pensionnat le plus vite. Elle ne passa même pas par la case « chambre » pour se changer et se dirigea directement vers le club dont elle tourna la poignée de la porte avec plus de vivacité qu’à son habitude. Elle entraperçut à peine la lumière de la pièce que la voix d’Ethan retentit. Il l’attendait si impatiemment ? C’était… Bizarre. Mais c’était pour le club alors ce ne l’était peut-être pas tant au final. Ses yeux bleus se posèrent sur les table à dessin qui avaient déjà eu droit à une réaffectation et elle écouta d’une oreille distraite la suite des paroles du président du club alors qu’elle notait la présence des nouvelles choses, la plupart encore emballées.

**Synthétique ? Je suppose qu’il fait référence à une fausse flamme c’est cela ? **
*Yep. Il y a des poêles qui chauffent grâce à l’électricité mais qui ont un écran pour imiter le feu d’une bûche visuellement. *
**Et bien… Rajouter de la chaleur reste l’envie principale et pour cela je ne peux me rebuter contre l’idée bien que je préfèrerais un vrai feu. Cependant je crois comprendre que pour des questions de sécurité cela ne sera pas autorisé ? **
*Cela dépend. *

Et la jeune fille de continuer à voix haute, désormais intriguée par le sac qu’avait énoncé Ethan :

« Il y a des petits poêles à bûches qui pourraient très bien faire l’affaire et son très sécuritaires. Ils rentrent bien dans un coin. Et puis on peut faire griller des marrons dessus. »

Le dernier point n’était sans doute pas le critère de sélection principal pour se décider de s’ils allaient investir dans un poêle ou non mais quitte à en avoir un autant en profiter parce que c’est bon les marrons chauds, avec un bon café, emmitouflée dans un bon plaid tout doux…

**Il y aura donc un poêle à bois dans ton chez toi. ** Commenta Hestia, amusée.
*Pour sûr ! C’est la meilleure lutte contre le froid avec le bain et la douche chaude. *

Revenant à ses moutons, elle déposa son propre sac sur la table et se saisit délicatement de l’autre -n’ayant pas fait attention au bruit qu’avait fait la chute des chaussures d’Ethan-. La forme mais surtout le nom de la marque écrit en gros sur l’avant avaient encore plus attisé sa curiosité. Maintenant qu’elle l’avait soulevé entre les mains, elle pouvait attester qu’il n’était pas vide. Elle pivota et fit quelques pas en direction de là où se trouvait l’étudiant. Ce fut à ce moment ci qu’une chaussette la heurta de plein fouet juste en dessous de l’épaule. Sa mission accomplit elle glissa mollement contre elle et se laissa choir avant de rencontrer le sol en s’étalant lamentablement. On pouvait toutefois saluer la furtivité de l’attaque. La jeune fille eut juste le temps de relever le regard qu’une seconde chaussette la prenait pour cible. Entre choisir de lâcher le sac pour l’attraper et la laisser finir sa course comme sa jumelle, le choix ne fut pas cornélien pour la jeune fille qui dirigea alors son regard vers l’expéditeur installé sur un tapis qui semblait répondre à ses critères de confort.

**Un vrai bambin. **


Eireen partageait cet avis. Avec son air joueur, Ethan avait tout de l’enfant si ce n’était l’âge. Un sale gosse qui jouait de ses beaux traits ce qui amena la rouquine à se demander s’il avait déjà été un certain phénomène lorsqu’il était plus jeune. Bien qu’amusée, la jeune fille fronça légèrement les sourcils ce qui ne manqua pas d’accentuer la sévérité de ses traits, ce qu’elle oubliait souvent.

« Même si tu as de jolis pieds, le jet de chaussette doit avoir plus tendance à faire fuir les gens plutôt qu’à les attirer. »

Avait-elle alors demandé en voulant jouer sur la carte de l’amusement mais zappant complètement que ni son attitude ni son timbre de voix ne suivaient. Comme si à la distance qui séparait les deux jeunes gens, Ethan était capable de discerner la frivolité du moment dans le regard de la rouquine. Prenant pour acquis que oui, Eireen s’était tout de même rapprochée et ne voulant pas risquer un geste irrespectueux en marchant avec ses chaussures sur le tapis, elle retira ses baskets de ville avant de s’asseoir à côté du « bel Adonis » mais à une distance assez respectable pour satisfaire le protectionnisme d’Hestia sans que ce ne soit complètement à l’autre bout. Croisant les jambes devant elle, elle plaça le sac dans le creux qu’elles formaient alors avant d’ajouter :

« Enfin ça doit compter dans l’effeuillage donc je suppose que ça a son rôle aussi. »

Pas qu’elle s’y connaisse sur le sujet et encore moins qu’elle sous entende que le but final d’Ethan était de finir nu sur le tapis, Hestia n’y survivrait pas. Elle non plus du coup.
Son attention à nouveau portée sur la sacoche, elle ouvrit cette dernière avant de se figer. Tous les compartiments n’étaient certes pas remplis mais le principal l’était et c’était bien là la pièce maîtresse du kit. Sauf qu’elle ne s’était pas attendu à voir CET appareil photo et CET objectif dans ce sac. Elle le referma, le rouvrit, ils étaient toujours là. Elle le ferma à nouveau, se frotta les yeux, le rouvrit, toujours là. Elle le ferma une troisième fois, se pinça, ne se rata pas et en grimaça avant de rouvrir le sac. Toujours et encore là. Elle se redressa alors, regarda autour d’elle et nota qu’à peu près tout le matériel dont ils avaient parlé pour « relancer » le club était présent. Elle rererereferma le sac et inspira profondément. Avec son excitation des dernières heures, cela ne lui était pas simple de se contenir de la sorte.

« C’est un sacré investissement pour le club, je croyais que le conseil des élèves avait été très restrictif dans le budget, ils se sont ravisés ? Enfin quand même... Une pièce comme ça… Il va limite falloir le laisser sous scellé et je garderais la clé sur moi tout le temps. »

Et de rajouter dans un chuchotement après avoir pincé les lèvres et de laisser échapper un faible rire alors que son fasciés avait décidé de ne plus suivre les directives du masque de neutralité :

« M’enfin si je fais ça je risque de me l’accaparer. Ce ne serait pas très juste envers les futurs membres du club, mais… »

Mais… Elle avait l’appareil de ses rêves entre les mains ! Enfin plutôt le sac qui le contenait, ça forçait la convoitise non ?






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*Dixit les Studios Harry Potter parce que c’est son rêve d’aller voir Dobby « en vrai » et de lui donner une chaussette (/zbaff).

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MessageSujet: Re: Et le club d'art renaît de ses cendres! (ft Eireen) Dim 4 Juin - 15:04
Eireen sembla intéressé par l’idée d’un foyer et Hestia aussi. Mieux la première m’proposait même un vrai foyer. Vrai qu’srait pas pire qu’les immenses foyers antiques du bâtiment principal. Réfléchissant en lui balançant mes chaussettes alors qu’elle déposait ses effets perso et v’nait m’rejoindre, elle m’laissa sous-entendre qu’lui balancer mes chaussettes d’vais pas être particulièrement efficace pour attirer les gens malgré la beauté d’mes pieds. Inévitable, j’levai mes pieds pour les analyser d’un œil critique, l’ayant jamais vraiment fait auparavant maint’nant qu’jy pensais.

« Vrai qui sont pas mal! Suffisamment pour qu’tu partes pas apparemment. Ou c’est l’sac sur la table qui t’empêche d’fuir.», répondis-je en tentant d’attiser sa curiosité.

« Et « compter dans l’effeuillage donc je suppose que ça a son rôle aussi. » », répétais-je lentement ses paroles, incertains de s’quelle impliquait.

« S’tune accusation ou une d’mande? », la taquinais-je, m’demandant si elle impliquait pas qu’faisait ça probablement avec absolument tout’l’monde. Eireen était, entre temps, entrée dans mon champ d’vision, j’pus constater le changement d’ses traits alors qu’elle m’observait d’un air sévère. J’haussai les épaules, considérant la réponse peu importante et l’attendant pas réellement s’il s’agissait d’un reproche. J’préféré chasser l’idée qu’elle pense ça d’moi malgré l’fond d’vérité, spécifiqu'ment Eireen en fait. Si elle savait... J’secouai la tête légèrement comme pour brasser les idées et en faire r’sortir l’important.

« Et j’ai jamais mangé d’marrons grillés. On avait un vieux foyer à l’orphelinat, mais, pas très sécuritaire…et j’avais interdiction d’l’approcher. Il savait qu’j’allais volontair’ment cramer la place. Au fond s’tait une sage décision d’leur part. Bref…c’est décidé j’veux des marrons et donc un d’tes p’tits foyers. Tu m’fras goûter des marrons. Ça t’dérange de t’occuper d’l’achat. J’te file le budget et tu t’occupes du reste. Tu m’diras combien tu veux.»

J’tournai la tête pour la voir prendre place sur le tapis et lui sourit exagérément à pleine dent afin d’accompagner ma d’mande. Mais l’intérêt d’la rouquine pour l’appareil photo était d’toute évidence une priorité pour elle alors qu’elle ouvrait l’sac. Sa curiosité et son plaisir à la découverte étaient palpables. Toutefois, fidèle à elle-même elle sembla d’abord conserver toute la neutralité qui la caractérisait. En revanche, l’ouverture, la fermeture puis la réouverture du sac à répétition trompaient personne, surtout pas moi, mais c’est vraiment lorsqu’elle s’pinça qu’j’éclatai d’rire.

« C’est un sacré investissement pour le club, je croyais que le conseil des élèves avait été très restrictif dans le budget, ils se sont ravisés ? Enfin quand même... Une pièce comme ça… Il va limite falloir le laisser sous scellé et je garderais la clé sur moi tout le temps. »


…Petit moment d’malaise …J’tentai d’prendre exemple sur Eireen en matière d’expressions faciales. Surement un échec. J’allais quand même pas lui dire comment j’avais payé ça. L’important s’tait qu’elle l’méritait et elle l’avait. J’voulais l’encourager point. J’changeai donc pour la méthode Mircea, c’est-à-dire, focaliser sur s’qui est marrant pour afficher l’plus grand sourire charmeur possible et oublier l’reste. J’me concentrai donc sur ses traits d’visage qui pour une rare fois sembla démontrer un profond plaisir réprimé aussi inefficacement que ma propre « neutralité ».

« M’enfin si je fais ça je risque de me l’accaparer. Ce ne serait pas très juste envers les futurs membres du club, mais… »

« Baaah. J’allais pas laisser l’conseil empêcher l’évolution du Club, donc j’ai pris s’que j’pouvais et j’me suis débrouillé pour combler s’qui manquait, mais l’appareil appartient pas à l’école. Ils ont pas mi un Euro sur ça. Il appartient à une connaissance à moi. Genre rouquine super mignonne quand elle essaie d’cacher son excitation. Orpheline, des yeux bleus fabuleux. Tu la connais p’t’être. Elle préfère les renards et est genre à peut-prêt haute comme ça quand elle est assise sur une moquette comme celle-ci.»

J’mis ma main à sa hauteur, l’ajustant graduellement en fronçant les sourcils pour mieux évaluer et tentant d’garder un air totalement innocent massacré par la p’tite lueur d’plaisir dans mon r’gard. C’tait un jour d’grande victoire après tout. J’venais d’enfin apercevoir l’enfant caché chez Eireen. S’tait comme d’voir Aleks déballer un cadeau et ça m’rendait tout autant heureux. Fallait dire aussi qu’j’aurais été franchement déçu qu’elle le soit et on parle pas du coût.

« Donc, j’me suis pas fait avoir! Parfait! C’est pas trop merdique comme appareil j’espère. J’ai pas les contacts les plus r’commandable au monde, mais l’mec a qui j’ai d’mandé, m’a conseillé ça. Et l’dude est bon en photo aussi, mais pas autant qu’toi. Il en vend parfois aux touristes d’Galway et il connait ses modèles d’appareils. Il manque juste d’vision artistique à mon avis. C’est un bon vendeur par contre alors j’me méfis t’jours. Bref, la rouquine en question peu bien l’partager avec les autres membres si elle veut comme s’ta elle, mais j’lui conseil d’se l’accaparer et d’être égoïste. Elle l’mérite. Encore plus si elle s’occupe d’l’achat du four. »

« Sale manipulateur. »


« T’es mal placé pour parler. »

« C’était un compliment. Enfin, dans son genre. C’est toujours utile dans la vie. »


« Oh…J’suis sincère pour l’cadeau hein! S’pas juste pour qu’elle face ça, mais si l’envie lui prend. J’dis pas non! »


J’tais r’connaissant pour la façon dont Eireen avait pris soin d’moi avec l’Doc en Égypte et avant, au poste. Malgré son détachement face à ma personne, elle avait probablement porté plus attention à moi qu’l’ensemble des gens qu’j’avais rencontré dans ma vie ou presque. J’la connaissait d’puis peu d’temps en plus et elle d’vait m’trouver boulet dans mon genre. Alors, s’te présent, s’tait la moindre des choses pour tout s’que j’avais pu lui faire vivre. J’m’redressai, assis face à elle, appuyant mon coude sur mon genou et appuyant ma tête lâch’ment sur mon poing, un doux sourire en coin, restant silencieux en attendant de nouveau sa réaction à la compréhension qu’c’était pour elle et surveillant l’évolution d’ses traits.

« Suffit! Montre-lui la photographie! Je veux son opinion…entre femmes tu vois! Et Hestia aussi tiens!»

J’haussai un sourcil intrigué par s’te soudaine intervention. Aphrodite v’nait subit’ment d’interrompre mes pensées et son ton, bien qu’voulu plaisant, était plutôt sec. Sa soudaine autorité m’avait surpris. J’avais rien fait d’mal, on était pas pressé dans l’temps, j’lui v’sait pas honte à ma connaissance. Parfois nos visions divergeaient dû à la différence d’époque et d’culture, mais ça semblait pas être un d’ces cas-là. J’préférai jouer « sécurité » et lui d’mander calmement. La journée allait si bien, j’voulais pas gâcher ça. Quel caprice allais-je d’voir satisfaire cette fois pour ach’ter la paix?

[color=#660033]« Du calme, c’est si urgent? Y’a plus intéressant actuellement, j’pense qu’elle s’en fiche du mec. En plus, elle en a un 1000 fois plus sexy d’vant elle et elle reste d’glace. Tu l’as entendu elle veut que j’garde « mes feuilles ». »[/c
olor]

J’la sentais irritée par la dernière blague.

« Qu’est-ce qui s’passe? T’étais plus joyeuse tout à l’heure. »

« Je…Je me sens hors de la conversation. Bon. C’est ennuyeux. »

J’soupçonnais qui avait plus qu’le manque d’attention, mais qu’c’était pas tellement, l’moment d’en parler et s’t’excuse était bien son genre. J’m’en satisferais pour le moment comme elle f’sait des gros efforts pour s’contenir pour une fois.

« D’accord... », soupirais-je.

« Ah aussi Eireen! Comme promis. Et parce que Aph semble insister vraiment beaucoup. Photo! »

J’sortis mon téléphone d’ma poche allant chercher la photo du livreur que j’lui avais promis en texto et lui montrai la paume d’ma main dans laquelle il avait marqué son numéro d’téléphone.

« On peut faire livrer plus si on b’soin. », ricanais-je les joues rougies et pinçant les lèvres à mon tour et haussant les sourcils.

« En y songeant, j’aurais dû tester l’appareil, mais j’aurais été encore moins discret. Pas qu’j’l’ai vraiment été, t’auras compris. », ajoutais-je en agitant les doigts d’ma main marquée de mes nouveaux chiffres favoris.

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