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Module de Biologie - Février 2017
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MessageSujet: Module de Biologie - Février 2017 Dim 5 Fév - 19:44

Module de Biologie 2017

by Lucy "Aoife" O'Sullivan



Lucy "Aoife" O'Sullivan






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Début du cours : Lundi 06 Février 2017 à 08h30


Ca y est le premier est là, merveilleux ! Depuis juin ça me manquait les modules. J’aime les cours classiques mais c’est incomparable avec le plaisir d’enseigner de façon précise et personnalisée à des élèves motivés et appréciant ma prestation pédagogique ! Cette année je débute en beauté : la myothèse ! Ah Tepes…

J’éclate de rire vivement après avoir pensé à cette blague innommable et pourtant drôle à mes yeux. Hélas, tous ne sont pas de cet avis.

C’est nul, ton humour est navrant ! Qui m’a collé une gourde pareille ?!


C’est toi ! Mais quel sac, je te jure...


Ah bon, ça se fait des sacs en peau de porc ?


Sûrement, tu sais à quel point ils aiment faire des trucs inutiles.


Ce qui est made in porcherie n’est jamais inutile, sache-le ! Après dix ans de cohabitation, j’ai encore beaucoup à t’apprendre jeune padawan !


Et moi je n’aurais jamais dû t’apprendre la pop culture du XXIe siècle.


Décidant de ne pas prêter garde aux exactions continues de mon dieu, je me saisis de mes notes et de quelques surprises puis les fourre dans mon sac. Le skate à la main, je me dirige vers le pensionnat. Le trajet étant rapide et sans embûches, je passerai donc sous silence cette partie de mon récit.

Arrivée dans le bureau jouxtant ma salle de classe, je dispose autour de moi tout ce dont j’aurais besoin : les feuilles récapitulatives pour les élèves et les schémas moléculaires en 3D pour les explications imagées et autres babioles. Changeant de pièce, je dispose le tout dans la salle de classe et prépare le bureau afin que tout soit ordonné et prêt pour l’arrivée des étudiants puis retourne dans la salle précédente que je verrouille minutieusement de l’intérieur avant de me déshabiller totalement. Voici venu le moment le plus drôle du cours ! Une fois nue, je tend et écarte les bras puis un sourire sur le visage, je me transforme en un mignon petit sanglier. Haut d'une quarantaine de centimètres et long de soixante,  je ne suis pas très grasse pour un porc et mon poil est plutôt doux.

Sachant la porte de la classe ouverte, je me prélasse une petite heure dans le coin de bureau aménagé tel un vivarium. Zhu est pafaitement calme, il adore que j’arbore sa forme totem et son silence m'apaise.

Une heure après.  

Dans ma salle de cours se trouvent une soixantaine de personnes et bien que ce soit majoritairement des élèves, il arrive que des collègues se glissent dans les rangs. Tant de gens rassemblés pour suivre mon cours, quel plaisir ! Et surprise éventuellement pour eux, car sous leurs yeux ébahis, apparaît un petit sanglier. En effet, je suis rentré dans la salle par une petite trappe dans la porte et sous ma forme animale, me rend au pied du bureau où se trouve un système ingénieux de poulies reliées à une planche de skate. Voilà qui a dû en étonner plus d'un. Un coup de museau sur le levier et me voilà qui m'élève jusqu'à parvenir en haut du meuble dallé. Je marche tranquillement et pose mon délicat fessier sur le coussin posé préalablement au centre du bureau. De là, j'ai une vue d'ensemble ce qui me permet d'observer tour à tour chaque personnes présentes sur les lieux.

Très bien, il y a nombre de nouveaux et quelques têtes connues ! Parfait ! Je suis heureuse.


Je trouve qu'il n'y a pas assez de sangliers dans cette salle.


Satisfaite, je retourne sur la planche et actionne de nouveau le mécanisme, puis de retour dans la pièce du fond je reprend ma forme humaine. Ceci fait, je me rhabille, enfile la blouse de laboratoire tout en gardant les deux boutons du haut ouverts et déverrouille la porte pour me replacer derrière mon bureau.

- Bonjour tout le monde ! Je me présente pour ceux qui n’auraient pas le bonheur de me connaître, je suis Lucy O’Sullivan, professeur de biologie du Pensionnat Immortalia ! Si vous êtes rassemblés ici aujourd’hui, c’est parce que vous souhaitez parfaire vos connaissances ou prouver au monde que vous êtes capables d’exercer professionnellement dans la biologie. Le sujet est comme vous le savez la biochimie, plus précisément la myothèse. Je vois déjà dans les yeux de certains qu’ils sont perdus, aucun soucis : vous êtes ici pour apprendre et bientôt ce sujet n’aura plus aucun secret pour vous. Les débutants se satisferont bien évidemment des bases pour l’instant, tandis que les plus expérimentés se devront de tout connaître pour valider le module en vue du diplôme.

Je contourne le bureau et me saisit d’un tas de feuilles A5 pour en distribuer un exemplaire à chacun.

- Vu que ce module est le premier de l’année, vous pouvez rapidement vous présenter et je lirais tout ceci ce soir au chaud. Ceux que je connais ne vont évidemment pas se présenter mais peuvent raconter un événement ou une anecdote depuis notre dernière rencontre. A vos stylos !


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MessageSujet: Re: Module de Biologie - Février 2017 Lun 6 Fév - 1:44
C’était le premier cours de biologie de l’année. S’il y a un cours que j’attendais avec impatience c’était bien ceux-là. Je sentais que j’avais beaucoup à apprendre malgré mes bonnes bases et avoir des cours de type universitaire allaient enfin aider. J’avais entendu beaucoup de bien des cours d’Immortalia sur le sujet, je pourrais enfin en jauger. Je m’étais donc levé tôt malgré le peu de sommeil de la nuit, incroyablement motivé bien que profondément cernés. J’avais décidé de compenser par un bon thé noir anglais. Un peu de théine pour me réveiller, ne me ferait pas de tords. J’avais ensuite avalé un toast rapidement à la cafet avant de me diriger en classe. Il était encore tôt, mais cela me donnerait le temps de relaxer tranquillement avec mon thé et placer mes effets personnels.

J’arrivai donc en classe, l’air serein remarquant d’abord l’étrange mécanisme près du bureau de l’enseignante. M’approchant, j’allai inspecter le système de poulie, lequel je me demandais à quoi il pouvait bien servir. J’approchai ma main pour inspecter.

« Ne touche pas! Je te connais, tu vas tout brisé. La honte que tu nous collera encore!»


« Mais non, je ne fais qu’observer. »


« Eh bien observe avec tes yeux! »

Je soupirai et retirai ma main du système, d’autant plus que je venais d’entendre un bruit de l’autre côté de la porte. Je décidai de regagner ma place dans le coin au fond de la classe, plaçant, maniaquement, comme à mon habitude mon matériel scolaire. Je me redressai ensuite, observant le résultat avec satisfaction, considérant que je serais bien installé, confortablement et à mes aises. Je m’assis donc à mon bureau, sirotant mon thé et discutant avec ma divinité, avançant les petites fiches personnelles que je m’étais faites dernièrement, et faisant l’entête de mes notes pour le cours.

« J’ai hâte de voir le plan de cours et connaître l’enseignante. Le premier cours est toujours intéressant à mon avis. Je me demande ce que nous verrons ce trimestre.»


« Eh bien je suppose qu’elle vous parlera des humeurs. C’est la base. »

« Les...humeurs… »

Je pouffai avant d’éclater de rire en réalisant à quel point ma divinité devait être perdu parfois. C’était compréhensible, mais j’avais été surpris de son intervention. Je ne m’attendais pas à ce commentaire. J’avais tendance à oublier qu’Hypnos avait manqué quelques étapes de l’histoire. Je le senti d’ailleurs un peu offusqué.

« Quoi!? C’est très sérieux! »

« Oui, je sais…erm…Désolé de te l’apprendre, mais…c’est dépassé. Nous sommes rendus beaucoup plus loin dans les sciences de la médecine. »


« Dépassé? »

« Oui bon…cela a aider l’évolution des certains domaines, mais c’est plutôt limitatif comme théorie…mais ce n’est pas totalement mauvais. Il y a bien eu quelques avancés grâce à cela… », tentais-je de trouver un terrain d’entente.

« Ah bon. Nous verrons bien! »

« Oui, peut-être que j’ai tord hein! C’est pour ça que je suis ici, apprendre. », affirmais-je avec un mince sourire.

Au bout d’un moment, d’autres élèves vinrent se joindre à moi et puis…un petit sanglier qui venait d’entrer par une petite porte. J’observe la petite bête, intrigué à savoir ce qu’elle fait dans la classe, puis j’y songe alors qu’il actionne le système de poulis pour monter sur le bureau et avoir une meilleure vu de sa classe, car selon-moi, c’était l’enseignant…Pourquoi? Aelter le Chat…Mykhaila le Coq…Il devait s’agir du sanglier. Mon regard s’éclaira d’une lumière de compréhension alors qu’il quittait de nouveau son bureau.

« Ingénieux le système de poulies…mais je ne comprends pas l’intérêt de se pointé le museau devant la classe et repartir. »

« Tu voudrais qu’il se revêtisse devant toi? Il ne donnera certainement pas son cours en forme de cochon non? »

« Ah ouais…bon point…Mais pourquoi venir sous forme…Enfin, ce n’est pas grave, je saurai bien éventuellement… »

Je sortie mon cahier de note pour les fiches et notai…Pouvoir : Transformation en sanglier., Fonction :?
Je m’arrêtai un moment. Je n’avais pas vu si c’était une laie ou un cochon. Je décidai de poursuivre avec : Enseignant (e)? de biologie.

« Je verrai bien de toute façon. », songeais-je en faisant un petit dessin rapide des traits distinctifs de la bête que j’avais aperçu.

« Ça ne lui ressemble pas tellement. »

« Je fais de mon mieux okay! Pour moi ce sera un excellent aide-mémoire!»

L’enseignante, parce que c’était bien une laie finalement, revint devant la classe pour prendre place derrière son bureau afin de se présenter comme étant Lucy O’Sullivan. Évidemment, je note avant de déposer mon crayon, fermer mon cahier de note pour le déposer dans mon sac à nouveau et être attentif au cours. Ouvrant mon second cahier de note, celui du cours où j’avais déjà fait l’entête, je commence par noter le sujet : La myothèse. Décidément, nous passions à un sujet plus élaborer que les cours de base de biologie du lycée, parfait! Enfin un peu de défi ou du moins de l’apprentissage à faire, j’en était certain.

Entre temps, l’enseignante qui nous demande de nous décrire nous fournit des feuilles afin de le faire. Un peu impersonnel, mais je n’aime pas beaucoup parler de toute façon. Je n’aime tout de même pas beaucoup me décrire. Qu’est-ce que je pouvais bien dire de ma nullité?

« Eh bien voyons…Tu peux parler de tes expériences et ton contact avec la médecine. Je crois que c’est ce qui l’intéresse et cesse de te rabaissé, tu es excellent et ce que tu ne connais pas, tu l’apprendra ici.»

« Mouais…d’accord. »


Prenant ma plume, j’écrivis de ma plus belle écriture cursive :

« Je m’appelle Lawrence Doogood et j’en suis à ma première année de License. Je suis intéressé par le cours, plus particulièrement tout ce qui touche au fonctionnement du cerveau humain comme j’aimerais faire neuropsychiâtre. J’aimerais m’y spécialiser même si je suis grandement intrigué par tout ce qui touche à la biologie humaine. J’y ai indirectement consacré une partie de ma vie en suivant ma mère médecin pour l’OMS en Afrique et l’aidant, autant que le pouvais un enfant du moins. Il reste que j’ai beaucoup appris et j’aimerais apprendre davantage.»

« Ça devrait aller. »


À contre cœur, j’attendis que quelques élèves se lèves avant d’aller remettre ma propre copie à leur suite, puis de retourner à ma place silencieusement.

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MessageSujet: Re: Module de Biologie - Février 2017 Dim 19 Fév - 15:08

Module de Biologie 2017

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Début du cours : Lundi 06 Février 2017 à 08h30, désormais 08h40 - Partie 2


Parfait, tout ceci est parfait ! Sitôt munis de la feuille A5 que je leur ai distribué, les élèves se sont empressés de la remplir tel que demandé. Aucun bruit autre que celui du stylo sur le papier, c’est le rêve de tout professeur. Sauf moi, j’adore ça mais je recherche quelque chose d’autre de plus profond, de plus amusant et participatif. C’est pourquoi au terme de deux minutes, lorsque chaque élève est venu déposer sa feuille sur mon bureau, je me lance avec enthousiasme dans le cours.

- Très bien, nous allons pouvoir commencer ! Alors tout d’abord, je vais vous expliquer comment j’aime donner cours et ce que j’attends de vous. Je suis le professeur et vous êtes mes élèves, je n’aime pas induire de hiérarchie dans ma vie et cela ne changera pas ici. J’apporte des connaissances et j’affine celles que vous avez apporté, je vous guide vers votre avenir. Pas de madame ou mademoiselle, vous pouvez m’appeler Lucy. Levez la main avant de vous exprimer et ne coupez pas la parole, j’en ferai de même car il nous faut instaurer et conserver une bonne entente, un dialogue et tout ceci avec respect, calme et harmonie. Vous aurez tous à vous exprimer, je ferai appel à vous et vous n’allez pas juste écrire bêtement tout le contenu du cours, je me refuse de vomir quelque chose d’aussi académique.

Je contourne le bureau et passe entre les tables tout en continuant mes explications.

- Vous remarquerez très rapidement quand j’explique quelque chose d’important et qu’il ne faut tenter de m’interrompre, et quand il faudra poser les questions et faire des observations. Je refuse de perdre un élève en route car le cours irait trop vite, aussi nous allons fonctionner de manière orale un maximum et répéter régulièrement les bases, les agrémentant au fur et à mesure de détails et d’autres éléments.

Arrivée au bout de la rangée, je me tourne et retourne au tableau sur lequel j’inscris le titre du chapitre : La Glycolyse.

Je me tourne vers les élèves en m’apprêtant à leur expliquer la signification du mot lorsque d’un coup mon téléphone se met à sonner bruyamment dans ma poche. La frustration me fait m’en saisir avec rapidité, ôter la batterie puis le poser sur le bureau.

- Bon évidemment, je donne le mauvais exemple. Il vous sera demandé de ne pas utiliser vos téléphones, tous les schémas sont indiqués dans le syllabus que je vous donnerait d’ici quelques instants. Ne vous inquiétez pas, vous ne vous ennuierez pas ici, le temps passera bien vite, voire trop.

Je me saisis d’un gros tas de feuilles et commence à distribuer sur chaque table une petite dizaine de pages accrochées ensembles par une ficelle passée dans les trous de la bordure verticale gauche.

- Qu’est-ce donc que la glycolyse ? Je vais vous donner une petite définition rapide et simple : la glycolyse est une voie catabolique de transformation du glucose en énergie. Le catabolisme est l’ensemble des réactions de dégradation biochimique de substances organiques, il permet d'éliminer des substances ou de produire de l'énergie et aboutit à la formation de déchets. Le glucose est un glucide, un apport énergétique nécessaire à la vie et produit par les plantes vertes au cours de la photosynthèse.

Je regarde mes élèves et voit quelques regards dubitatifs, mais m’empresse de les remettre sur les rails.

- Pour faire simple, la glycolyse c’est la libération d’énergie à partir d’éléments appelés glucose, qui sont absorbés à l’intérieur même de nos cellules.

Je regarde un élève qui se tient reclu dans le coin au fond de la classe, isolé. Il semble être un bon élève, il est hautement attentif et je lis dans son regard que ce que j’explique actuellement n’a rien de compliqué : il comprend sans soucis, il connaît sûrement déjà le sujet. Pour l’avoir vu déposer sa feuille sur mon bureau, je sais qu’il se prénomme Lawrence.

Quel dieu le possède à ton avis ? demande le sanglier.


Impossible de le savoir dans l’état actuel des choses, mais je sentirais quelque chose s’il s’agissait de l’un de tes frères. Non, ce jeune homme mystérieux ne sera pas forcément très simple à percer à jour.


Je suis toujours très curieuse et j’adore savoir qui possède qui, raison pour laquelle je ne cache à aucun M celui qui partage mon corps. C’est plus simple de lire dans leurs yeux, cela me donne de nombreux indices. Oui, j’aime être professeur car j’en profite pour jouer au détective. Je viens de trouver ma première proie !

- Lawrence, tu semble bien comprendre le sujet, peux-tu expliquer à voix haute afin que tous t’entendent, ce qu’est la glycolyse ? De manière simplifiée évidemment. Je te remercie d’avance.


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MessageSujet: Re: Module de Biologie - Février 2017 Dim 19 Fév - 20:04
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J'étais à la bourre. J'étais à la putain de bourre !

Mon connard de réveil n'avait pas sonné, mais heureusement, Brigid avait fini par réussir à me réveiller - en me gueulant dans la tête, oui. J'avais laissé tomber la douche et avaient enfilé la première chemise et le premier pantalon sous la main, comprimant que vaguement ma poitrine, jurant comme un bûcheron. J'étais prête à partir en courant en claquant la porte, mais hop, demi-tour, Brigid me rappel que j'ai oublié mon sac, et je claque une seconde fois la porte dans mon dos lorsque j'ai mes affaires. Et me voilà à courir comme une dératée pour mon cours.

Mes pompes de sécu' heurtaient violemment le sol des couloirs pendant ma course, qui j'espérait ne me ferait pas arrivée trop tard. Je m'en voulais. C'était mon premier cours, et il avait fallu que mon réveil décide de ne pas sonner. Je grognais de frustration. Au bout du couloir, dans l'encadrement d'une porte, séparant le Lycée de l'Université, étaient adossés plusieurs gars. Je m'interrogeais qu'est-ce que foutaient des gens au vu de l'heure où tout le monde avait rejoint son cours, sauf moi, bien sûr. D'autant plus qu'ils ne semblaient pas pressés. Une fois plus proche, je comprenais. Au vu de leur allure, je compris que j'avais en face de moins des "gangsters" ; ceux qui aiment bien martyriser les plus jeunes, sécher les cours, fumer, boire et qui avais dû redoubler je ne sais combien de fois dans leur vie. Et je savais très bien qu'ils ne comptaient pas me laisser passer cette porte tranquillement. Bien sûr, ils avaient besoin de me faire perdre encore plus de temps.

Je décidais de ne pas ralentir ma cadence, et avec de la chance, ils n'auront pas le temps de faire barrage. Tu parles. J'suis qu'au milieu du couloir qu'ils ont déjà barré la porte. Je n'ai d'autres choix que de m'arrêter à quelques pas d'eux, et j'les fixe longuement. J'meurs d'envie de leur faire ravaler leurs putains de sourires supérieurs. Je m'avance entre la petite ouverture entre deux des quatre gars, mais juste avant que j'passe, ils se rapprochent, m'barrant la route. Je m'arrête, la colère montant brusquement. J'prends une grande inspiration que je bloque, mes yeux lançant des éclairs.

- Dégagez.

Je grogne sourdement, ma voix sonnant comme animale. Je ne suis pas souvent dans cet état, mais je déteste que des petits cons me fassent chier alors que j'ai pas besoin de ça en plus. Et puis merde ; j'suis déjà à la bourre !

L'un de ces connards rit :

- Non, non bébé, on va pas te laisser passer comme ça.

Je hausse intérieurement un sourcil ; ma poitrine doit être vraiment très peu comprimée pour qu'il m'appelle comme ça. Mais j'oublie cette pensée, vite remplacée par mon retard. Mais je m'en fous, mec ! Je passerais ! Je tente de forcer le passage en poussant violemment celui qui a parlé et j'ai presque réussi à passer lorsque je suis saisie au ventre. Je sens son souffle chaud dans mon cou alors que son torse se plaque contre mon dos, et j'oublie toute limite.

- Gwen, non !

Mais je ne l'entends même plus. Ma rage, que j'avais réussi à contrôler, me submerge d'un coup et je laisse tomber mon sac parterre pour ne pas être gênée. Mon corps agi sans que je n'ai à penser. En me tournant à moitié, je décoche un puissant coup de coude dans la face de celui qui me tient, et un bruyant crac résonne dans le couloir. Il me lâche instantanément pour plaquer ses mains sur son nez en hurlant de douleur. Je ne m'attarde par sur la joie mauvaise que je ressens en le voyant souffrir, car du coin de l’œil je vois le plus malin d'entre eux se reprendre déjà et qui s'apprête à me frapper. Je me penche en l'évitant et c'est moi qui lui décoche un coup de poing en remontant. Il recule sous la force du coup et il se reçoit cette fois un uppercut. Je ne sais pas si c'est son nez qui est brisé ou une dent lorsque j'entends un craquement. Je n'ai pas le temps de le voir qu'on me frappe dans le dos et j’atterris à quatre pattes. Je serre les dents pour ne pas émettre de sons. J'ai le temps de me dire que c'est un putain de faible pour m'attaquer par-derrière qu'on me plaque brusquement sur le dos et qu'on s'assoit sur moi pour m'empêcher de bouger. Son poids sur moi me coupe pratiquement la respiration. Je vois un poing se lever et j'arrive à tourner la tête juste à temps pour qu'il n'atteigne que le côté de ma tête alors que j'entends un cri me percer les oreilles. Ce n'est pas ma voix ; c'est Brigid. Je n'ai pas le temps de penser plus à elle qu'il me décoche un second coup de l'autre côté du visage, qui me fait cracher une petite giclée de sang.

- T'es sauvage, hein, sale pu...

Ça a toujours été mon mot déclencheur. Celui qui me fait perdre les pédales. Le mot qu'il ne fallait jamais dire. Je ne le laisse par aller plus loin que je me redresse brusquement et que je lui fais un coup de boule. J'ai sans doute réussi à lui péter le nez, et j'en ressens une joie malsaine, faisant abstraction de la douleur que je ressentais moi-même. Et putain, ce n'est pas assez. Avant qu'il n'ait le temps de faire quoi que ce soit, je le fais tomber sur le dos et c'est moi qui m'assieds sur lui, inversant nos positions. Et je commence à le martelé de coup de poing. Je regrette de ne pas avoir de poings américains, j'aurais fait encore plus de dégâts. Le sang recouvre en entier son visage et je sais bien qu'il est déjà presque plus conscient. Que je pourrais le tuer. Attendez, je crois que ça ce n'est pas moi qui le pense... Ah ouais, j'entends légèrement Brigid. Mais je n'ai pas la force de m'arrêter. C'est si... Défoulant.

Ce qui sauve ce connard, c'est son copain, le dernier que je n'ai pas tabassé, qui bouge dans le coin. Ça me stop net. Je reste quelques secondes à fixer le visage du gars que je viens de frapper, ensanglanté de partout et je me souviens même pas combien de coups poings j'ai décochés. J'ai la respiration lourde et je tourne la tête. Le dernier de la bande me regarde comme si j'étais un monstre et j'ai l'impression qu'il va se pisser dessus. J'crois que je l'entends gémir un "maman" avant de me tourner le dos. Ah mais putain, il se barre ! Un rire sort tout seul ; si tu crois que je vais te laisser partir. Ooooh que non ! Je bondis sur mes pieds et il n'a le temps de faire que trois pas que je l'attrape par sa tignasse et que je cogne violemment son visage contre le mur. Il se laisse glisser jusqu'au sol en geignant. Minable. Je lui décoche un coup de pied dans le ventre qui manque de le faire dégobiller. Quelle merde. Je me désintéresse de lui et reporte mon attention sur les trois autres. Les deux premiers se tiennent le visage, et je les trouve beaucoup trop en forme. Je me rapproche rapidement d'eux sans qu'ils le remarquent et les fout à terre en quelques coups bien placés, et je suis sûre qu'ils vont y rester un certain temps. Sans parler du troisième, qui pourrait paraître mort. Sa mère elle-même n'arriverait pas à le reconnaître à son réveil, je le sens. Et ça me fait rire. Je suis pleine d’adrénaline. Au fait, qu'est-ce que je voulais faire avant de me battre ?

Au fur et à mesure que je reprends ma respiration, ça me revient en même temps que j'entends des pleurs. Brigid. Brigid pleure de ce qui s'est passé. De ce que j'ai fait. Et ça me ramène brusquement à la réalité. Je jette un regard nouveau à mes agresseurs, qui se retrouvent à être finalement les victimes, et je me rends compte du carnage que j'ai fait. Je passe une main dans mes cheveux. Merde. Faut pas que ça recommence. Merde ! Je m'étais pas battue à ce point depuis si longtemps... Pourquoi j'ai craqué ?! Merde... Je soupire un grand coup, et je sens mon cœur peser une tonne alors que j'entends ma déesse continuer de pleurer. Je ne l'avais jamais mise dans cet état. Je m'en veux... Maintenant je m'en veux. Je voudrais tellement pouvoir m'excuser. Le lui prouver vraiment. Je tire mes mèches entre mes doigts pour me reprendre. Gwen, reprends-toi. Tu déprimeras plus tard. Ton cours. Tu dois aller à ce cours. C'est le plus important. Je me fous presque une gifle, me penche pour récupérer mon sac, et lorsque je me redresse, je vois au bout du couloir une élève. J'sais pas si elle a vu toute la scène, et je m'en fou. Elle paraît complètement effrayée du spectacle sous ses yeux. Et ça m'énerve.

- Va chercher de l'aide au lieu de rester comme ça !, je lui gueule dessus.

Elle fait demi-tour instantanément, et j'sais pas si elle fuit ou si elle va vraiment chercher quelqu'un. Dans tous les cas, je dois bouger. Je dois aller en cours. Je passe en bandoulière mon sac et reprends ma course. Ce qui m'inquiète le plus, c'est ma rechute. Des bagarres comme ça, j'en ai eu des tonnes plus jeunes. C'était mon quotidien. J'étais une furie. Mais je m'étais calmée. Je remontais sur la bonne pente. Et voilà que je l'ai refait. Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Pourquoi ? Lorsque j'arrive devant la porte du cours, j'ai réussi à me convaincre de me concentrer sur ça plus tard. Là, je dois vraiment aller à ce cours. Je ne prends pas plus de temps pour réfléchir, parce que sinon je sais que je suis capable de faire demi-tour, et j'ouvre la porte et entre dans la salle. Une exclamation de surprise collective accueille mon arrivée et je vois même quelques filles crier vraiment de frayeur. Je me demande que maintenant à quoi je peux ressembler. Je baisse le regard sur mon corps, et remarque que ma chemise blanche (qu'est-ce que je fous avec une chemise blanche, d'abord?) a la moitié des boutons arrachés, laissant apparaître mon top noir qui comprime ma poitrine en plus que de mes bandages presque visibles. Mais ce qui fait le plus peur, c'est les giclées de sang qui tâchent ma chemise. Le mien, le leur ? Je m'inspecte et je peux voir que les phalanges de mes mains sont ouvertes. Que du sang m'accule mon cou, qui a coulé de ma blessure à ma lèvre qui est ouverte. En tâtant mon visage, je peux deviner que ma pommette droite a dû commencer à bleuir et que mon arcade gauche est elle aussi ouverte. Ok. Ok. Je suis pas dans la merde. Je cherche du regard le prof, souhaitant éviter le regard des autres qui semblent brûler de leur passage mon corps. Je finis par décider que la femme en blouse, même si elle me paraît vraiment jeune, devait être la prof. Je réussis à capter son regard.

- Pardon pour mon retard. Je suis désolée. À me regarder je n'en donne pas du tout l'impression, toujours avec ma pokerface. Et pourtant. J'ai été... retardée. Quand on voyait mon état, on se doute quel genre c'était de "retardement".

Je baissais la tête, coupable puis me dirigeais vers la première place que j'avais repérée, vers les premiers rangs, contre le mur, avec une place libre à côté de moi, ainsi, personne ne serait trop près de moi. Parce que j'avais vraiment envie qu'on me fiche la paix.

Je sortais un mouchoir de mon sac et tamponnais distraitement mes blessures, en essayant de rester un minimum attentive à la prof, impassible de surface, alors que c'était tout autre intérieurement... J'étais tellement désolée, Brigid. C'est ça, qui me fait le plus mal. Je me rends compte que maintenant que la tristesse et la déception de Brigid m'importaient énormément. Sa peur me torturait. Elle n'avait pas encore eu droit à être témoin de ma violence.

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MessageSujet: Re: Module de Biologie - Février 2017 Lun 20 Fév - 6:28




Un cours de biologie... Mais pourquoi ? Pourquoi ce cours a-t-il été créé et devait-il être enseigné ?
Gyula n'aimait pas trop les sciences. Dures ou molles ou peu importe le nom qu'on leur donnait. Il était juste bon en langues et en histoire (scandinave uniquement). Alors pourquoi ?!
Il poussa un soupir, toujours enveloppé dans ses draps. Des rayons de soleil passaient à travers son volet mal fermé, ils lui indiquaient qu'il fallait y aller, mais il n'en avait aucune envie.

« Eiríkr, tu avais dit que tu irais, c'est ton premier cours, tu devrais faire des efforts, vraiment ! Tu ne réussiras à rien dans ta vie si tu n'en fais pas.

Il grogna au commentaire du dieu. T'vas pas t'y mettre non plus... Il en avait marre de toutes ces personnes qui lui rappelaient la même chose : ses parents, ses anciens profs, sûrement ses nouveaux profs, et même ses amis ! Il savait toutefois qu'ils avaient raison... Et qui sait, peut-être que le prof de biologie était intéressant et lui donnerait envie de se lancer dans une carrière scientifique ? Il pouffa de rire. Impossible !
Il s'étira de tout son long et sortit finalement de son lit en bâillant. C'était rare qu'il reste toute une nuit dans sa chambre, ça faisait du bien. Il n'entendait pas de bruit spécifique, la voie était donc libre, il prit son sac où il fourra quelques affaires pour prendre des notes, de quoi manger et boire, ses vêtements et affaires de douche. Il ne prit pas le temps de regarder l'heure, il s'en fichait, il arriverait à l'heure à laquelle il voulait, même s'il culpabilisait déjà à l'idée d'arriver en retard. Il prit son temps sous la douche et surtout au moment de se « préparer ». Ses piercings, ses lentilles rouges... Il passa une brosse sur ses cheveux mouillés pour les lisser et ensuite appliquer un masque sur sa tignasse noire.

- As-tu vraiment besoin de faire tout ça ? Regarde l'heure, tu vas vraiment être en retard !

Gyula soupira, il détestait être dérangé à ce moment de la journée. Pour rassurer Freyr il regarda l'heure sur son portable. Il sentit la panique l'envahir. Il n'était pas du tout à l'heure ! Il enfila rapidement ses vêtements, son masque capillaire allait attendre. Il fourra en vrac ses affaires dans son sac, tant pis s'il devait se les trimbaler en cours, il n'avait pas le temps de tout ranger dans sa chambre. Il enfonça ses pieds dans ses rangers et fonça dans les couloirs. Il était à la limite de courir, ses pas étant rapides et grands. Son cœur battait à toute allure et sa respiration s'accélérait asséchant sa gorge. Ses cheveux goûtaient sur sa nuque et son visage, il n'avait pas pris le temps de les sécher et il le regrettait. S'il y avait bien une chose qu'il n'aimait pas faire, c'était bien de ne pas prendre soin de ses cheveux. Il entendait le dieu nordique se moquer de lui et lui reprocher son retard. Qu'est-ce que ça peut bien t'foutre ? Sérieux, t'en a rien à cirer d'ces cours, c'pas toi qui les suit ! Yngvi-Freyr rit en approuvant son commentaire, il ne cessait de narguer l'étudiant sur la « chance » qu'il avait. Ce dernier leva les yeux au ciel en soupirant. Qu'est-ce qu'il était chiant ce matin !
Alors qu'il arrivait près de la salle, une fille lui rentra dedans, il lui lança un regard froid, elle semblait à la base paniquée mais en le voyant, elle poussa une exclamation de terreur avant de repartir en courant. Il se tourna pour la regarder fuir en arquant un sourcil, se demandant pourquoi elle courrait comme ça. Il finit par hausser les épaules et arriva dans le couloir qui menait à la salle où avait lieu le cours de biologie. Le spectacle qui avait lieu sous ses yeux lui fit comprendre pourquoi elle avait fui. Un monstre était passé là et avait fait un carnage. Des types étaient à terre, se tordant de douleur et geignant des choses incompréhensibles. L'un d'entre eux était particulièrement amoché, il y avait du sang par terre et partout sur son visage au moins qu'il était presque impossible de déterminer où étaient ses yeux fermés.
Gyula s'approcha d'un air détaché du plus moches du groupe qui ne bougeait même pas. Il pencha la tête pour mieux le regarder puis s'accroupit à côté et murmura :

- Qu'est-ce que vous avez foutu pour vous retrouver dans c't'état...

Il posa son index et son majeur sur le cou ensanglanté du type. Il était toujours vivant. Heureus'ment, il manqu'rait plus que j'me r'trouve avec un macchabée sur l'dos...

- Un peu de compassion, Eirikr !
- Pourquoi ?! Ils l'méritaient sûrement !

Un soupir résonna dans la tête de Gyula, son dieu se résignait à discuter plus longtemps avec lui. Tant mieux. Il regarda autour de lui. Est-ce que la fille qu'il avait croisé allait chercher de l'aide ? Il entendit un geignement plus prononcé et tourna la tête en direction du bruit. C'était un de ceux qui était le moins amoché. Il le regardait avec une tête effrayée, comme s'il avait vu un monstre, il recula en voyant le Norvégien s'approcher et allait pousser un cri. Mais avant qu'il en ait eu l'occasion, Gyu le frappa avec son sac.

- Au lieu d'gueuler alors qu'y a un cours dans c'te salle, tu d'vrais sérieusement porter ton pote à l'infirm'rie. Et puis c'qui qui vous a mis dans c't'état ?

Le type lui bafouilla quelque chose d'incompréhensible, sûrement dû à son nez cassé, l'étudiant comprit simplement qu'une fille était passé par là. Il lâcha un rire moqueur et le regarda avec une pitié exagérée.

- Vous vous êtes faits déglingués par une fille ? Sérieux ? Pff.. Vous êtes encore plus misérables que c'que j'avais pu imaginer !

Il ne pensait pas vraiment ce qu'il disait, il savait que certaines filles avaient du talent pour se battre et pouvaient mettre des raclées à des bandes de gars pesant une tonne. Une en particulier lui vint à l'esprit : sa sœur. Une vraie hyène hargneuse qui ne lâchait jamais sa prise...  
Il remit son sac sur son épaule, un sourire sadique sur ses lèvres, il tapota celle du gars de façon faussement amicale.

- T'as d'la chance, tu dois emm'ner ton pote à l'infirm'rie... J't'aurais bien éclaté ta p'tite face de con.

Il s'amusait de la réaction du type qui tremblait et avait les larmes aux yeux. Même s'il l'appréciait (sa réaction, pas lui, hein), il se demandait quand même pourquoi elle était aussi... Extrême ? Il haussa les épaules. P't'êt' un sensible ? Il ricana intérieurement et son dieu l'accompagna. Ils n'aimaient pas spécialement la violence, mais ce genre de situations de domination les excitaient.
Gyula entra finalement dans la salle où tout le monde se tourna pour le regarder.

- Tu es vraiment en retard ! Mais au moins, tu as de l'attention~

Il haussa les épaules, le dieu disait vraiment n'importe quoi, mais les murmures qui accompagnaient les regards lui noua la gorge. Merde, ça r'commence... Il inspira profondément, se demandant ce que disaient les gens, devait-il se rassurer ou s'inquiéter ? Il prit sur lui pour les ignorer et leva à moitié la main en direction du... De la prof ? Elle semblait bien jeune, mais vu là où elle se tenait, ce devait être elle.

- Pardon.

Lâcha-t-il simplement. Il baissa sa main et chercha du regard une place libre et tranquille, pas trop proche de la prof non plus. Il vit qu'un type se tenait à l'écart, peut-être un délinquant ? Nan, il avait une tête de tout sauf d'un délinquant. Il s'approcha donc du rouquin et s'installa laissant une place libre entre eux. Il semblait un peu nerveux. Gyula posa brutalement son sac sur la table et en sortit un carnet de notes et un stylo, faisant tout un raffut à cause de toutes ses affaires personnelles qui prenaient trop de place dans son sac noir et qui l'empêchaient d'atteindre ce qu'il cherchait. Il attrapa sa bouteille d'eau et fit tomber son sac par terre, à côté de lui, en buvant. Il s'en foutait du bruit qu'il faisait, après tout il était arrivé en cours. Il remarqua en posant sa bouteille, qu'il avait du sang séché sur les doigts. Ah oui... Le macchabée... Il soupira puis se tourna vers le rouquin, se pencha vers lui et murmura.

- T'aurais pas un mouchoir s'te plait ? »

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MessageSujet: Re: Module de Biologie - Février 2017 Lun 27 Fév - 19:01
Pas de hiérarchie, échange de connaissances, respect du droit de paroles, cela ne présageait que du bon. Ou presque…car nous aurions aussi à nous exprimer et ça je détestais être forcer à le faire en classe. Je préférais toujours lorsque j’étais volontaire. « Écrire bêtement », j’aimais, c’était ma façon d’intégrer les choses. C’était clair, structuré et je me rappelais de ce que j’avais écrit. À l’inverse, quand les gens parlaient j’étais extrêmement attentif en un à un, mais dès qu’il s’agissait d’une discussion de groupe ou fait à l’ensemble de la classe, j’avais tendance à rêvasser un peu trop dès que l’on s’écartait du sujet ou que ce dernier ne m’intéressait pas suffisamment.

Enfin, le coup de téléphone de l’enseignante me soutira un bref sourire alors qu’elle mentionnait que nous ne devions pas faire de même, mais elle semblait sympathique et il était facile de le lui pardonner. Pour ma part, je vérifiai mon propre appareil, mais mon téléphone était sur vibration en cas d’urgence, mais la sonnerie toujours éteinte dans mes cours. Pendant ce temps, l’enseignante avais passé les syllabus, ce qui était une bonne chose pour les visuels et débuta immédiatement la matière.

Wow…je n’étais pas tout à fait prêt à entrer dans la matière, mais j’avais bien lu en partie le manuel avant de débuter le cours.

« Tu as compris quelque chose à ce qu’elle raconte? Pourquoi elle parle de vins? », m’interrogea Hypnos totalement à côté de la plaque avec ses connaissances médicales antiques dépassés, clairement certain que l’enseignante affirmait n’importe quoi.

« Oui. Mais c’est compliquer de tout t’expliquer ce qu’il te manque pour absorber cette matière. Je t’expliquerai de retour à la chambre, maintenant je veux me concentrer et non, le vin n’a rien à voir avec rien à voir, le terme à simplement été réutilisé et modifié pour parler de la composition moléculaire.»


- Lawrence, tu sembles bien comprendre le sujet, peux-tu expliquer à voix haute afin que tous t’entendent, ce qu’est la glycolyse ? De manière simplifiée évidemment. Je te remercie d’avance.

Je sursautai, ne m’attendant pas à être interpelé. Figé et bégayant quelques onomatopées incompréhensibles. L’enseignante semblait attendre une réponse simple que j’articulai faiblement, les joues rougissant de honte et de nervosité. Je craquais inconsciemment mes jointures en frottant mes mains l’une contre l’autre.

« C’est…c’est…le sucre…eu…transformé en énergie…Erm…C’est euh… le processus de transformation du glucose ou sucre en énergie. Cela permet l’action de différentes fonctions métaboliques…dont la formation de déchets pour leur élimination et ou, simplement de produire de l’énergie pour toute autre fonction métabolique au bout du compte. »

J’avais envie de m’éclater la tête sur le bureau, conscient de mes répétitions dû à la nervosité et au fait de m’être emmêler dans l’ordre de mes propos. Je ne pus retenir alors un presque inaudible : « Désolé » à l’intention de l’enseignante.

Mon malheur fut toutefois de courte durée quand Gwen, que j’avais connu durant l’Antiquité cette été…drôlement dit…mais ouais…faisait irruption dans la classe et ce, dans un état lamentable, s’excusant pour son retard. Ah bah voilà! Je n’étais pas le seul à m’excuser pour des raisons débiles! D’abord surpris par son arrivé, cela ne pris tout de même pas beaucoup de temps avant que mon instinct de soigneur prenne le dessus, me levant rapidement pour aller vers elle et m’assoir au premier bureau libre à côté. Aucune discussion possible. J’observai ses blessures. Elle ne s’était pas manqué. Ce devait être douloureux, mais il n’y avait rien de grave à première vue. C’était les coups à la tête qui m’inquiétaient. Remarquant sa chemise, je ne pus toutefois résister à l’envie de la lui replacer adroitement et lui reboutonner un bouton supplémentaire, donnant une vague impression qu’ils étaient tous là…mais non…mais non…moi je savais.

« Lawrence…on dirait que tu fixes sa poitrine… »

« Tes boutons son brisés! », affirmais-je brusquement en relevant la tête à l’intention de la jeune femme.

Je secouai ma tête pour revenir à un truc plus pertinent que cette histoire de boutons.

« Je lançai un regard vers l’enseignante, vous permettez que je…? »

J’étais hésitant, réalisant que je venais sans doute de déranger la classe en me levant ainsi en panique, mais je voulais la soigner. En plus, je devais retourner à mon bureau chercher mon matériel de soin et la lampe de poche…pour une fois qu’elle servirait! N’écoutant que moi-même je retournai à ma place, cherchant frénétiquement dans mon sac la lampe de poche pour prendre ses réflexes oculaires, tendant une oreille en entendant l’intervention de l’enseignante qui avait dû être prise de cours comme nous. C’est alors qu’un garçon, aussi arrivé en retard et qui avait pris place à une chaise de la mienne déposa son matériel brutalement sur son bureau, me faisant une fois de plus sursauter. Je lui lançai un regard accusateur, le voyant observer sa main puis me demander poliment un mouchoir. J’en oubliai instantanément ce que j’avais contre lui et lui tendit un mouchoir que j’avais à portée de main dans mon sac. Faisant cela, j’aperçus le sang sur ses doigts.

Sourcils froncés, je récupérai mon air accusateur tout aussi vite que je l’avais perdu.

« C’est toi qui a fait ça ?! »

Je pointai Gwen du pouce discrètement sous le bureau, ne voulant pas attirer davantage de regards vers l’arrière, mais voulant régler la situation. Hypnos savait que j’avais peu de tolérance pour les bully y ayant moi-même été souvent victime. J’avais toutefois noter que le garçon ne semblait pas avoir été malmené ce qui me laissait croire qu’il n’avait pas été la victime de Gwen…S’étaient-il mis à plusieurs sur son cas et lui avait été chanceux? C’était encore bien plus bas que je ne le pensais si c’était le scénario réel! Je ne pouvais malgré tout, en bonne conscience, l’accuser sans avoir les détails, mais j’allais certainement les demander ces détails!

« Attention tu vas finir comme elle! », m’avertit Hypnos qui craignais un retour d’un an en arrière.

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MessageSujet: Re: Module de Biologie - Février 2017 Dim 5 Mar - 17:56

Module de Biologie 2017

by Lucy "Aoife" O'Sullivan



Lucy "Aoife" O'Sullivan






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Début du cours : Lundi 06 Février 2017 à 08h30, désormais 08h45 - Partie 3

Présence:
 

- Je te remercie d’avance.

Un sursaut et voilà que le rouquin se fige, se métamorphose en tomate et répond par divers onomatopés et râles :

- C’est…c’est…le sucre…eu…transformé en énergie…Erm…C’est euh… le processus de transformation du glucose ou sucre en énergie. Cela permet l’action de différentes fonctions métaboliques…dont la formation de déchets pour leur élimination et ou, simplement de produire de l’énergie pour toute autre fonction métabolique au bout du compte.


Je ne pus m’empêcher de lâcher un petit sourire : le pauvre bonhomme est si timide, je l’ai pris au dépourvu. Et pourtant, il a trouvé la force de me répondre et même de se corriger de lui-même, ce qui en soi est excellent. Je suis fière d’avoir de tels élèves dans ma classe.

- Félicitations, cette définition est un peu brouillon à cause du trac, mais tu t’es rattrapé et tu nous a offert un bon résumé. Je décerne donc… vingt points pour Gryffondor !

Je rigole en prononçant cette dernière phrase, enjouée par ma blague hors contexte. Joie qui n’est hélas pas partagée par notre malheureux camarade, qui n’a pas su se détendre après son coup de maître. Il exprime désormais de plates excuses à voix basse, démontrant ainsi une honte sous-jacente. Je me dois de le rassurer en espérant qu’il retrouve un peu de contenance pour la suite, sinon il lui sera difficile de suivre convenablement. Et je n’arriverais pas à deviner quel dieu l’habite.

- Nul besoin de s’excuser jeune homme, tu as...

Je suis interrompue net par l’ouverture brutale de la porte, aussi je tourne la tête avec une pointe de frustration. La vision qui m’est offerte est telle que j’en ai la mâchoire qui tombe car devant moi se tient une jeune femme qui semble avoir été prise pour cible par une meute de hyènes : sa chemise blanche est froissée et la plupart des boutons gisent sans vie sur les côtés, on peut donc largement voir son top noir duquel dépasse quelques bandages. La peau se détache de ses phalanges, sa lèvre inférieure est ouverte  et il y a du sang jusque dans son cou. Je ne parle même pas de sa pommette et de son arcade, j’ai l’impression de voir Rocky après un combat, à l’exception du nez.

- Pardon pour mon retard. Je suis désolée. J'ai été… retardée.

La voilà qui baisse la tête et va s’asseoir avant même que je n’ai pu esquisser le moindre geste. Elle sort un mouchoir et tapote doucement ses phalanges ensanglantées. Mais que lui est-il arrivé ?!

Elle est salement amochée la petite, elle est passée sous un bus ? Tu pense qu’elle a été agressée, ou bien qu’elle a agressé ? Son calme est étonnant, rien à voir avec l’attitude habituelle d’une victime.


Très étrange en effet, je vais me méfier. Cependant, c’est une élève et elle est blessée, il n’y a aucune raison pour que cela parte en vrilles désormais. Je dois assurer mon rôle de professeur quoiqu’il arrive.


Je m’approche de quelques pas et me prépare à ouvrir la bouche, mais Lawrence est plus rapide que moi et sous mes yeux part rejoindre notre pauvre amie. Le voir si soigneux à refermer un bouton de sa chemise, l'ausculter, aucun doute n’est possible : ils se connaissent.

- Tes boutons sont brisés ! dit-il brusquement en la regardant droit dans les yeux avant de se tourner vers moi. Vous permettez que je…?

Alors que j’ouvre la bouche pour demander des explications, il se lève d’un bond et retourne à sa place pour fouiller avec panique dans son sac. Je commence à bouillonner intérieurement, et la nouvelle apparition ne va rien arranger : dans l’embrasure de la porte se tient désormais un grand et maigre garçon aux cheveux noirs dont le visage transpire l’insouciance. Il lève d’ailleurs la main dans ma direction avant de s’exprimer, ce qui m’étonne particulièrement.

- Pardon.

Sans même attendre ma réaction, le voici qui se dirige vers la place située à côté de Lawrence. Malgré le semblant de politesse dont il a fait preuve en s’excusant pour son arrivée tardive et brutale, il semble n’en avoir rien à faire du cours : après avoir posé avec violence son sac sur la table, le voilà qui sort un carnet et un stylo puis sa bouteille, buvant au goulot de cette dernière. Le sac heurte le sol avec fracas.

Mais quel affront ! Les jeunes mériteraient quelque supplice de l’époque, en Chine nous savions comment les dresser ces impudents !


Je vais craquer… on vient de mettre un grand coup de pied dans ma patience !


Et puis tout ce sang… il en a un peu sur le bout des doigts, lui aussi. il y a anguille sous roche !


Je suis d’accord, je vais être prudente, dis-je en reculant vers le bureau pour me saisir discrètement de la lame qui se trouve accrochée en dessous, et la cacher sous ma blouse.


Je me prépare à rétorquer sèchement à l’intention du nouveau venu lorsque je le vois effrontément se pencher sur le rouquin pour lui murmurer une question qui m’échappe, recevant en échange un regard accusateur. Mais qui est-il, et quelle est sa part de responsabilité dans cette affaire ?!

- Bon, vous allez finir par me dire ce qu’il se passe bon sang de bonsoir ?! Pourquoi ce sang et ces blessures ? Quelqu’un vous a agressé, ou alors c’est vous qui êtes fautifs dans l’histoire ?!

Ceci dit, je me dirige prestement vers la porte dans le but de jeter un coup d’oeil au couloir lorsque surgit un inconnu armé d’un pistolet, le visage tuméfié.

- Le premier qui bouge, je le flingue ! J’aurais ma vengeance sur cette s****e ! Je vais te saigner ! crie-t-il en se tournant vers la jeune femme blessée.

L’injure fait resurgir des souvenirs aussi vieux que douloureux. La colère prend le pas sur la conscience, aussi je puise dans la puissance octroyée par mon dieu et saisissant mon couteau par la lame, je le projette de toute mes forces contre le jeune homme menaçant. Ma force naturelle couplée à la petite portion de Zhu fait s’enfoncer l’arme profondément dans son épaule, le repoussant contre le mur tandis qu’un grand cri de douleur prend le pas sur ses paroles. Toute tension semble s’être évaporée en moi alors que je viens de blesser gravement ce qui semble être un élève, acte grave s’il en est pour un professeur.

- Mais que se passe-t-il ici ?! demande avec inquiétude un jeune homme barbu et aux longs cheveux noirs, une hache à incendie dans la main.


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MessageSujet: Re: Module de Biologie - Février 2017 Lun 6 Mar - 21:07
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Vous savez, parfois, la vie c’est bien. Tout se passe comme on veut, on fait notre bout de chemin sans qu’aucune emmerde ne vienne nous barrer la route et on est relativement heureux dans la routine. On a de quoi vivre convenablement et personne ne vient nous chercher des emmerdes. On surnomme aussi cette généralité une « vie de citoyen lambda ».

Malheureusement, à mon grand damne, quand on est possédé par un Dieu et enseignante dans un pensionnat dirigé par un vieil homme un peu cinglé et bien… Disons qu’on entre pas dans la case de ces fameux citoyens lambda. Ce qui justifie un peu, en quelques sortes, je suppose, que de la merde arrive un peu partout autour de moi. Je le comprends parfaitement, d’ailleurs, et essaie de réfréner mes élans de colère quand je me transforme inopinément en lapin, ou quand je me retrouve à parler de troubles mentaux qui n’en sont pas avec des élèves.

Néanmoins, j’aimerais que quelqu’un m’explique pourquoi, je vous prie, un élève avec un flingue –UN PUTAIN DE FLINGUE– vient de passer devant moi pour ouvrir d’un coup la porte du labo, pièce où je comptais justement me rendre.

- Tu abordes les choses avec un calme étonnant.

Non, mais en même temps, quand on marche tranquillement dans les couloirs avec pour but de se rendre dans le cours d’une bonne amie afin de l’appuyer moralement et profiter de la vue, il me semble normal à ce que l’on ne s’attende PAS à voir surgir un élève armé dans notre champ de vision. Je pourrais me tromper. Évidemment, je n’ai pas la science infuse et il se peut très bien que d’autres –si mon cas s’applique à d’autres– n’aies pas le même avis que moi. À ceux-là, je leur répondrais très simplement d’aller se faire voir avec leur tronche de Monsieur-Je-Sais-Tout, parce qu’à aucun moment de ta PUTAIN de vie tu peux t’attendre à voir un élève se balader avec un flingue et menacer en criant quelqu’un !

A moins de fréquenter une école très sujette au terrorisme et aux problèmes de gang.

Précisons donc qu’à aucun moment de ta vie, tu ne peux t’attendre à voir un élève se balader avec un flingue dans un des meilleurs pensionnats d’excellence du monde. Voilà qui est déjà mieux.
Bon, je ne suis pas la pire personne qui soit, et comme j’étais très près de la porte quand ce con- dégénéré mental a ouvert la porte, je peux me permettre de lâcher ce que je tiens dans mes mains pour le prendre par surprise et l’immobiliser.
Mon sac va donc s’échouer au sol et le bruit de mes converse frappant le sol est masqué par le petit cri que pousse l’élève quand il se reçoit un couteau dans l’épaule. Wait. UN QUOI !?!?!

- Enfin une réaction normale.

NON MAIS C’EST QUOI CE BORDEL !?!?! Un autre élève décide de se rajouter à la fête et profite du fait que je me sois immobilisée pour aller se placer sur le pas de la porte, une hache à la main. Il a les cheveux noirs et assez longs, qui s’allient bien avec sa barbe. Eh ben, quand on pense que la plupart des profs sont imberbes, voir un élève aussi pourvu est drôle. En quelque sortes.

- Mais que se passe-t-il ici ?!

Apparemment, rien qu’une hache ne puisse régler, j'ai envie de dire, mais je me retiens. Bon, il est temps de réagir et d'agir comme une enseignante. Vite, je me précipite près du gars et le désarme en vitesse. Son flingue va se ranger dans ma ceinture, comme dans les films, et je prends au plus vite ses mains pour l’immobiliser. Ouaip, j’ai des réflexes de policière, on peut se le dire. En même temps, s’il avait pas eu un couteau dans l’épaule –UN PUTAIN DE COUTEAU QUOI–, je n’aurais certainement pas pu agir aussi librement. Les chances auraient été qu’il me repousse et me tire dans la jugulaire ce qui, en somme, aurait fait un peu mal. Un juron m’échappe, en bon québécois, et le gars essaie de se libérer. Surprise qu’il bouge malgré la blessure, il m’échappe et commence à courir pour se barrer au plus vite. Onh, le petit lapin désarmé veut retourner se cacher dans son terrier ?

- Pas question de te barrer, espèce de malade !

Je ne le laisse pas s’échapper bien longtemps et lui saute dessus. Littéralement. Nous nous écroulons au sol et mes années de sport de combat me permettent de le maîtriser avec plus ou moins de facilité. Une fois que je tiens ses mains dans son dos, je le pousse pour l’emmener là où Aoife pourra m’aider. D’ailleurs, je jette un coup d’œil vers la provenance du fameux couteau planté dans l’épaule de ce gentil malade et rencontre le regard de ma chère collègue. Eh bien, je ne sais pas pourquoi, peut-être parce que mon esprit reçoit trop d’informations en même temps, mais ça ne m’étonne même pas. Je réussis même à parler comme une personne totalement en possession de ses moyens. Mon masque froid ne me quitte pas.

- Oh, Aoife ! Tu vises bien.

Oui, incapable de sortir autre chose. Oui, je suis un peu bizarre en situation de stress. Je ne tente même pas de sourire vu que le résultat serait douteux et que je suis à moitié cachée par le gars qui est un peu plus grand que moi.

- Eh bien, c’est un magnifique début de matinée, qu’en penses-tu ?

En fait, je n’en pense strictement rien.

Le gars se débat, mais comme je manque de lui tordre le bras au moindre mouvement et qu’en plus il a un couteau enfoncé là, il se tient un peu tranquille. Le mieux serait que je puisse l’assommer, mais je suis pas certaine de savoir comment on fait alors pour le moment, l’avoir comme ça, avec l’arme sur moi, c’est mieux que rien.

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Si Blue passe ses nerfs sur vous en #0066ff, offrez-lui une mousse au chocolat, ça ira mieux !

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MessageSujet: Re: Module de Biologie - Février 2017 Ven 10 Mar - 9:35




Gyula prit le mouchoir que le type aux cheveux roux-tapent-à-l’œil lui tendit et s'apprêtait à le remercier quand il lui lança un regard mauvais et accusateur. Le Norvégien ne comprit pas sur le coup et arqua un sourcil quand celui-ci lui demanda s'il avait fait « ça » en lui indiquant une fille. Il ne voulait pas quitter du regard le rouquin mais voulant savoir de quoi on l'accusait, il soupira et observa la fille en question. Plutôt grande, des cheveux courts et noirs, les vêtements froissés et tachés de sang, quoique sa peau aussi était tachée. Hein ?

« Oh ! Diantre ! Qui a pu faire une choses pareille à une si belle demoiselle ?
- Pas moi en tout cas...

Il regarda froidement le petit roux en fronçant les sourcils.

- J'pourrais l'avoir fait, mais l'sang qu'est là c'pas l'sien.

Grogna-t-il en montrant ses mains. Qu'est-ce qu'il avait horreur des fausses accusations dans le genre. Il oublia même de se laver les mains avec le mouchoir qu'il serra dans son poing. Si j'le pouvais j'étrip'rais c'type, j'lui f'rais manger ses boyaux ! J'lui cou'prais sa foutue langue et la donn'rai aux chiens ! Freyr lui conseilla de se calmer avant qu'il ne finisse par vraiment utiliser ses poings sur ce garçon et surtout qu'il réfléchisse à la situation dans laquelle il s'était retrouvé si tôt le matin. Il écouta son dieu, s'installa correctement sur sa chaise et inspira profondément pour mieux penser à ce qu'il lui était arrivé mais fut interrompu par la prof de biologie qui demanda d'un ton sévère ce qu'il s'était passé. J'aim'rais bien savoir aussi... Elle s'approcha d'ailleurs du couloir et Gyula baissa tête, inquiet, se demandant si les types étaient partis, il n'avait vraiment aucune envie d'être davantage accusé à tort. Certes, il avait vu ces types, avait touché un des gars mais juste pour voir s'il était vivant ! Oui, il avait menacé celui qui allait le mieux et lui avait balancé son sac dessus, mais non, il n'avait rien fait de plus ! Ils étaient déjà comme ça quand il était arrivé ! Il releva la tête et posa son regard sur la fille ensanglantée, pensif. Elle était pleine de sang surtout au niveau des mains, de ce qu'il arrivait à voir. Et elle on l'accuse pas ? Elle était encore plus suspecte que lui, c'était injuste ! Du pur sexisme ! Ce n'était pas parce que c'était une fille qu'elle ne pouvait pas s'être violemment battu ! Certes, personne n'était au courant de ce qu'il s'était passé et ne pouvait que faire des suppositions par rapport aux deux grands élèves, enfin... Ce n'était pas non plus comme si elle avait la tête de la gentille fille sérieuse et sage qui n'était pas du genre à faire ça ! Bien au contraire ! Toute son apparence dégageait ce sentiment rebelle et cette aura de délinquant !
L'envie de se lever et de hurler sa colère le démangeait, mais à cet instant, un type débarqua dans la salle, armé d'un pistolet. Le Norvégien sursauta et fit volte-face d'un bond, sa chaise tomba. Merde ! C'quoi c'te merde ?! Un jeu.. C'est ça ? Un test de la prof ?! Son regard était posé sur l'arme à feu, il ne la reconnaissait pas, son esprit s'embrouillait, cherchait quel modèle c'était, si c'en était une vraie ou une fausse, ce qu'il devait faire... Il n'arrivait pas à mettre les choses au clair dans son esprit, il connaissait pourtant très bien les armes, même les armes à feu, son grand-père lui en avait montré énormément et lui en avait même déjà mis entre les mains, sans le laisser tirer bien sûr, mais il n'arrivait pas à se concentrer. Son cœur battait à toute allure, ses mains tremblèrent et sa gorge se séchait. Il sentait que le dieu nordique tentait de le calmer pour qu'il garde son sang froid, mais il n'y arrivait pas, il paniquait. Il reconnut alors le gars : c'était un des types qui avaient été amochés par la fille. La fille ? Il n'était même pas sûr que c'était elle, mais son instinct (ou peut-être sa colère) lui disait qu'elle les avait bien défiguré.

- BOUGE !

Cria le dieu solaire. Gyula sursauta et balaya la salle du regard, il pencha pour  s'emparer de sa chaise quand un cri le stoppa net et lui glaça le sang. Il releva la tête en direction de la voix et vit simplement l'assaillant reculer. Les choses s'enchaînèrent rapidement après ça, un type avec une hache était arrivé et il entendit la voix d'une gamine et après quelques instants l'aperçut vaguement derrière le type qu'elle semblait maîtriser. Le Norvégien recula, le derrière de ses cuisses se collèrent au bord de son bureau auquel il s'agrippa comme pour ne pas s'effondrer par terre. Ses yeux étaient écarquillés et il tremblait.

- C'est quoi ce bordel...

Sa voix n'était absolument pas sûre et on pouvait facilement déterminer qu'il avait peur. Oui, il avait peur, très peur même. C'était la première fois qu'il assistait à ce genre d'événements, bien heureusement d'ailleurs. Son estomac se noua, il voulait vomir. Par chance l'envie de vider son estomac n'était pas très importante et son esprit était trop perturbé et occupé par les événements récents pour pouvoir se concentrer sur cette désagréable sensation.
Un type avait débarqué avec un pistolet, il avait été blessé (comment d'ailleurs ? Il n'avait rien vu ou n'avait pas dû pas faire attention), un autre type était arrivé avec une hache de secours et une gamine s'en était prise au premier type... Il tourna la tête et inspecta les murs de la salle. Il devait y avoir des caméras, une sorte de test pour les gens « bizarres » comme lui... C'était pas possible autrement.
Freyr lui demanda d'inspecter l'inconnu à la hache et il s'exécuta. Il était brun, avait les cheveux et la barbe longs. L'étudiant n'avait pas tellement fait attention à son apparence à cause de la panique.

- Thor...
- Huh ? Thor ?
- Oui, il me fait penser à mon frère d'arme... Bon, la couleur de ses poils n'est pas la même et la carrure non plus, mais avec sa hache, il me fait penser à lui.
- … T'crois vraiment qu'c'est l'moment d'penser à ça ?
- Il a une bonne tête, c'est le seul homme charismatique et beau ici !
… Freyr... Sérieus'ment ?

Il rit et indiqua à son hôte qu'au moins il avait pu se détendre un peu. En effet, ses tremblements avaient cessé et sa nausée avait presque totalement disparu. Il se frotta le visage avec les mains, ses doigts étaient froids, et poussa un soupir avant de balayer de nouveau la salle du regard. Se demandant si tout le monde allait bien. Curieusement. Il ne comprit d'ailleurs pas et se justifia auprès de son dieu, lui expliquant qu'il voulait simplement savoir s'il n'y avait pas d'autres tarés armés dans la salle.
Il lança un regard interrogateur à la prof, sans vraiment la regarder non plus, perdu dans ses pensées, il espérait inconsciemment avoir des réponses. Elle était prof, non ? Elle devait être expérimentée et savoir beaucoup de choses, non ? Il s'écria, croyant qu'il pensait et se parlait à lui-même, son regard allait du type à la hache à celui qui, plus tôt, avait un pistolet, comme pour indiquer que ça leur était adressé :

- C'quoi c'te merde ? Comment ça s'fait qu'vous soyez armés ou réagissez aussi facil'ment à ça, comme si d'rien était ?!

Il donna un violent coup de poing à son bureau, la douleur lui fit du bien, plaça les choses au clair dans son esprit et lui rappela qu'elle était la réalité de la situation. Malheureusement, la situation n'avait pas changé, tout ceci n'était pas un mauvais rêve, bien qu'il l'avait espéré. Il sentit et remarqua tous les regards se poser sur lui. Malaise. Il serra les dents et jura en norvégien avant de s'approcher du type qui était maintenu par celle qu'il avait d'abord pris pour une gamine mais qui s'avérait être une femme. Il remarqua d'ailleurs que sa coloration bleue était plutôt bien réussie bien que la situation n'était pas idéale pour s'attarder sur ce genre de détails. Il agrippa le type par le col de sa chemise et approcha son visage du sien. Son regard rouge était plein de rage et ses sourcils étaient froncés. Heureusement que la prof était là, sinon il lui aurait refait une beauté. Il se contenta donc de vociférer :

- J't'avais dit d'am'ner tes p'tits potes à l'infirm'rie, et toi tu viens foutre la merde ici ?! C'quoi ton problème ?! »
- Tu crois que c'est une bonne idée de faire ça ?
- Honnêt'ment, j'en ai rien à cirer, là !

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MessageSujet: Re: Module de Biologie - Février 2017 Ven 17 Mar - 13:29

 

Module de Biologie

feat ~ une classe que j'connais pas


Une multitude d'émotions, de questions se mélangeaient, tournoyaient dans ma tête me coupant du monde extérieur. C'était quelque chose qui arrivait rarement ; Brigid et moi débattions par émotions. Pas de mots. Rien d'autre que des sentiments. De la peur, de la honte, être énervé, être désolé, demander, s'expliquer. Sans paroles. Tellement prise dans le tourbillon de sentiments dans ma tête, j'n'revins "à moi" uniquement lorsque quelqu'un vint s'asseoir lourdement à côté de moi. J'eus le premier réflexe de l'ignorer, mais j'sentais son regard insistant sur moi ainsi j'finis par tourner la tête. J'le reconnus : Lawrence. Une tête connue, ça faisait du bien finalement. Certes, Eireen aurait été le must, mais, faut pas exagérer. Donc, c'était cool de le voir. Dans un sens. (J'explique à ceux qui se rappellent que j'avais dit que j'n'voulais parler à personne : Brigid et moi avons eu le temps de nous expliquer, ainsi, j'suis de meilleure humeur.) Lawrence reboutonne un de mes boutons, et j'hausse un sourcil. J'dirais rien sur ça, cependant, j'souhaiterais qu'il arrête de fixer ma poitrine. En plus, il n'devrait pas faire partie des surpris, il m'a déjà vu avec le pire des décolletés en Égypte. Son exclamation m'fit hausser mon second sourcil ; ouais, j'le savais déjà... Avant que j'puisse dire quoi que ce soit, monsieur avait déjà filé à ce qui devait être sa place plus haut faire j'ne sais quoi. Qu'est-ce qui lui arrivait ce matin ? Mon attention est déviée par l'entrée d'un nouveau venu. J'n'étais pas la seule en retard. Il était effronté au possible et j'souris à la remarque de Brigid comme quoi on était semblables sur ce point. D'ailleurs, en le regardant mieux, on se ressemblait un peu physiquement parlant... Il était plus grand. J'n'm'intéressais pas plus à lui et reportais mon regard sur la prof, que j'plaignais. Son cours venait, en quelque sorte, de partir en couille, non ? J'décide d'échapper à sa confusion en baissant les yeux sur mes mains blessées et en profitais pour terminer de me nettoyer sommairement. J'gardais ensuite mon mouchoir pour tamponner comme j'pouvais ma lèvre. Une sensation d'insistance dans mon dos m'arrêta dans mon mouvement, et j'tournais la tête, pour voir qui était celui qui me regardait. J'tombais sur le dernier arrivant. J'n'arrivais pas à déchiffrer son expression et ça m'fit légèrement froncer les sourcils et j'n'détournais le regard sous aucun prétexte. C'est lui qui tourne la tête vers son voisin qui n'est autre que Lawrence. J'n'vois pas l'expression du noiraud mais j'ai une vue parfaite sur celle du rouquin, ainsi, j'hausse les sourcils à son regard noir assez bien fait. N'empêche que j'voudrais quand même bien savoir ce que j'ai à voir dans cette affaire... La soudaine prise de parole de la prof n'me laisse pas me poser plus de questions et j'sursaute légèrement. J'aurais aimé lui répondre, mais j'la suis du regard sans rien dire tandis qu'elle se dirige vers la porte - pour la fermer enfin ? Eh bien, c'n'était pas pour cette fois, car un étudiant déboula en trombe du couloir. J'le reconnus immédiatement comme étant le gars qui m'avait empêché de passer en premier. J'n'eus pas le temps de me demander ce qu'il foutait là qu'il vociféra dans ma direction en agitant ce qu'il tenait en main vers moi. J'me figeais. J'n'saisis même pas ce qu'il dit tant ma perception des choses venaient de se rétrécir au canon de pistolet pointé sur ma poitrine. C'était comme si tout m'abandonnait. Ma force et un terrible froid la remplaçait, comme si on me vidait de mon sang. Comme si la balle m'avait déjà atteinte. Car, il y en a bien une dans cette arme, et elle m'est destinée. Et si mon putain de corps n'se décide pas à bouger... J'vais vraiment me la prendre !

Et c'est là que j'sentis autre chose. Une chaleur familière. Qui m'envahit, chassant le froid paralysant, et qui posséda un court instant mon corps. Brigid - car s'était elle - me fit sauter par-dessus ma table, pour atterrir accroupis entre les chaises et d'autres personnes qui commençaient à avoir le même réflexe que moi. Merci, Brigid. Celle-ci n'prends pas la peine de répondre tant elle reste concentrée au moindre danger. Elle m'a rendu mon corps et j'suis prête à réagir à mon tour. Un terrible cri éclate soudain et que j'reconnais, l'ayant moi-même provoqué. Une certaine agitation poursuit ensuite, et j'me relève, poussée par la curiosité pour voir ce qui s'est passé. Le tableau est des plus surprenants. Il semblerait que mon agresseur ce soit fait, encore une fois, avoir. J'distinguais une tête bleue tordre les bras de celui-ci dans son dos, le flingue dans la ceinture, et ça, ça me rassure. Mais par contre, voir un couteau planté dans son épaule, beaucoup moins. Et Asulf, lâche cette hache s'il te plaît. La bleutée - que j'reconnus enfin comme étant la prof de Physique-Chimie - me passa de la peine de me poser des tonnes de questions en félicitant les talents de lancés de couteaux de l'autre prof. Ok. Des folles. Un rire sans joie se bloque dans ma gorge ; ah, mais, oui ! On est chez les M, j'suis bête. Normal que les profs soient à l'image du directeur. Rien qu'a voir D'Arcy et l'avion... Maintenant, Mme. "Lucy" se rajoutait au lot. Bon, ok. J'râle, mais elle vient de me sauver la vie. En plus, c'est de ma fau...

- C'est faux ! J'sursaute tant son éclat de colère me surprends. Ce garçon est un malade ! Elle se reprend, gardant son calme, bien que la colère reste palpable. Certes, il ne méritait certainement pas de recevoir un couteau dans l'épaule... Mais il t'a agressé. Il est revenu, et pour te menacer !

J'reste à fixer le vide sans rien dire, comme une idiote, trop surprise de voir Brigid dans cet état. C'est la première fois que j'la voyais dans cet état... J'hésite à me pincer le bras.

- Tu n'es pas fautive. Compris ?

- O-Oui m'dame ! Jl'appelle habituellement ainsi pour me moquer, mais pas cette fois, mais alors là pas du tout... Ça faisait un peu peur, une Brigid remontée.

Éclata soudainement une voix qui disait tout haut ce que devait penser plus d'uns ici, brisant le silence. Pas moi, pas totalement. J'tournais la tête, pour retrouver ce noiraud. Autant j'n'avais pas su le déchiffrer plus tôt, autant que là, c'était limpide : colère. Son poing s'abattant avec rage sur son bureau me donnant encore plus raison. J'aimerais bien lui répondre "mec, c'est les M ici", mais c'serait peut-être mal pris, donc j'préférais rien dire tandis que j'le suivais du regard descendre vivement les rangs pour se "jeter" sur le blessé - appelons-le "Asshole". Ouh, on se calme l'allumé, c'n'est certainement pas le moment pour toi de faire le con. J'hausse un sourcil à sa phrase. Il était passé après moi pour leur dire d'aller à l'infirmerie... Pourquoi ils n'avaient pas écouté ? Enfin, uniquement celui-ci, et heureusement. En tout cas, la fille n'avait pas fait son boulot... Pfff. Ce noiraud s'pense peut-être impliqué dans cette histoire, mais c'n'est certainement pas le cas. Il va uniquement s'attirer des merdes avec les profs, et j'suis présente pour lui sauver les fesses, à celui-là. Ainsi, j'annonce, fort, pour que ma voix puisse couvrir le moindre bruit :

- Son problème, c'est moi.

J'saute de nouveau par-dessus une table, prenant appui dessus d'une main et balançant mes jambes sur le côté et atterrissais lestement au sol que j'foulais en allant vers eux. À ma simple vue, Asshole semble reprendre du poil de la bête. À la lueur dans ses yeux, j'devine son geste et donc tirais en arrière par les épaules le noiraud, lui faisant échapper au coup de boule qu'avait préparé Asshole. Peut-être que l'autre aurait réussi à éviter, mais, mieux vaut prévenir que guérir, et là, un nez cassé, c'n'était pas le mieux. J'le lâche rapidement et essaye de lui faire comprendre de rester derrière, discret, par mon regard qui disait "c'est entre ce nul et moi, n'interfère pas". J'passe devant lui pour être juste en face d'Asshole. À son attitude, et à son rictus de haine, j'sens que son ego a vraiment été piétiné de s'être fait battre par une fille. Et j'souris, moqueusement, juste un instant pour qu'il soit le seul à le voir. J'le nargue, et ça l'enrage.

- Espèce de sale p*** !, grogne-t-il en se débattant et j'vois bien que la poigne de Mme. Eden n'va pas tenir, et j'cherche pas à savoir si c'est parce qu'il est trop fort ou parce qu'elle est prise par surprise.

Alors, n'réfléchissant pas plus à un moyen de le calmer, j'déloge le couteau profondément enfoncé dans son épaule en un seul coup avant qu'il n'arrive à se libérer. Cela semble marcher, car ça a le don de lui faire pousser un cri et de lui faire cesser tout mouvement, comme s'il n'avait plus d'énergie. J'garde en main l'arme et j'le regarde en penchant la tête sur le côté. Comme s'il n'était que de la viande, un gros morceau, mais pas de meilleure qualité. Juste bonne a découpé. C'est vrai quoi, cet Asshole a voulu me flinguer, j'pourrais très bien me venger... J'ai du mal à contrôler cette pulsion, mais j'parviens tout de même à lancer un SOS :

- Brigid, aide-moi...

- Bien sûr. Sa voix profonde me rassure déjà.

Et s'ensuit sa douce chaleur caractéristique qui m'enveloppe comme le ferait l'étreinte d'une mère. Ma prise sur le couteau se desserre. J'arrive même à imaginer ses bras autour de moi et sa chevelure chatouiller ma joue. Ça a le don de me calmer. J'prends une grande inspiration et la lueur dangereuse dans mon regard finit de disparaître. Ça a manifestement terrifié mon agresseur. Eh bien, tant mieux. J'fais comme si rien ne s'était passé, comme si j'n'avais pas hésité, en tendant le couteau à Mme. Lucy, que j'devine comme étant la propriétaire de l'arme. J'me souviens soudainement ce que j'avais sorti avant de venir jusqu'à eux, et il serait peut-être temps de m'expliquer, comme l'avait demandé il y a un moment la prof. J'pointe un doigt sur Asshole :

- Il m'a agressé. J'laisse quelques secondes de silence histoire que tout le monde enregistre bien. Ils étaient quatre (j'laisse ma main retomber pour la glisser dans ma poche). J'me suis défendue et ait finalement réussie à venir en cours, mais il semblerait qu'il était pas de cet avis.

J'hausse les épaules puis me balance d'un pied sur l'autre. Aurais-je du préciser que j'les avais tabassés à mort ? Nah. J'n'ai plus rien à dire, ainsi, j'me contente de regarder Asshole souffrir.



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MessageSujet: Re: Module de Biologie - Février 2017 Lun 20 Mar - 0:07

Mon interlocuteur m’assurait que ce n’était pas lui qui avait blessé Gwen ce qui me refroidit un peu étant donné qu’il était fort probable que je vienne de l’accuser à tords, mais je restais suspicieux. Tout ça, était un peu louche. De son côté l’enseignante avait commencé à poser des questions sur un ton qui ne laissait personne indifférent. Je l’avais regardé elle, puis le garçon à mes côtés en espérant une réponse. Cette réponse arriva plutôt par la porte armée d’un pistolet qu’il orienta ver Gwen.

- Le premier qui bouge, je le flingue ! J’aurais ma vengeance sur cette s****e ! Je vais te saigner !

Comme par réflexe, comme on m’avait montré, j’avais attrapé mon bureau, virer sur le côté pour m’en protéger. Ce fut mon seul geste logique de l’instant. Les mouvements brusques, les sons, les paroles qui s’entremêlaient et les cris qui suivirent, suffirent à me déconnecter totalement des événements. Je figeai derrière mon bureau, mes doigts froids et crispés contre mon sac, ma respiration s’accélérant rapidement. La lividité de mon visage était inquiétante et apparemment tout ce que pouvais capter Hypnos l’était aussi alors qu’il tentait de me sortir de mon état quasi léthargique. C’était comme si tout était si loin. Même les paroles d’Hypnos me paraissaient lointaines.

Ce fut le garçon à mes côtés qui m’en sortie dans un sursaut alors qu’il frappa fortement le bureau me déclenchant des nausées dû à ma nervosité.

« Lawrence, ressaisi toi! Tout va bien aller! Respire! Non tu n’es pas en cauchemar, il faut que tu sois alerte!»

Il savait que je ne tenais pas la pression, malgré mon habileté à utiliser mes pouvoir toute ma pratique depuis ma possession, dès que c’était important, je flanchais. C’était arrivé avec Auen, c’était arrivé en Égypte et ça fera de même ici.

- C'quoi c'te merde ? Comment ça s'fait qu'vous soyez armés ou réagissez aussi facil'ment à ça, comme si d'rien était ?!

Le garçon avait entretemps quitté les alentours. Je le suivis du regard, me redressant. Je voyais enfin ce qui se passait devant moi…l’enseignante qui avait poignarder un élève avec son couteau, le jeune homme barbu d’Égypte qui arrivait avec une hache à la main à la suite du dit étudiant blessé qui voulait apparemment se venger de Gwen, une autre jeune femme aux cheveux bleu qui arrivait en affirmant que l’enseignante avait bien visé, elle-même maitrisant l’étudiant au sol après l’avoir désarmé. On venait de poignarder un étudiant et on lui avait affirmé avoir « bien visé ». Le souvenir du couteau planté dans ma main, ma cuisse et mon ventre me revint instantanément, en sentant pratiquement la douleur une fois de plus. Je posai ma main sur ma plaie au ventre en crispant le visage. La tête commençait à me tourner, mon souffle était court et je fini par déverser le contenu de mon estomac au sol alors que le jeune homme continuait à vociférer. Enfin, quelqu’un de censé! L’infirmerie, meilleure idée! Le visage rougit par l’effort, mon regard vide croisa celui d’une étudiante apeurée un peu plus loin qui me voyait trembloter comme une feuille et semblait tenter d’avertir l’enseignante déjà occupé avec plus important. Je tentai de me redresser pour regarder à l’avant une fois de plus. J’observais le garçon au mouchoir un peu plus loin, commençant à faire du sens de ce qu’il affirmait. Il avait croisé les types dans le couloirs…Gwen avait dû tabasser l’étudiant armé un peu plus tôt…Défense ou intimidation? On ne tarda pas à en apprendre davantage de la part de Gwen qui donna quelques explications. Pour ma part, j’pouvais pas rester là sans rien faire…malgré l’inquiétude de ma camarade de classe un peu plus loin qui semblait vouloir que je reste sous couvert, je décidai d’aller vers l’avant où les choses semblaient s’être calmé. Aussi blême que les murs blancs de la salle de classe, je m’avançai sac à l’épaule, la respiration sifflante avec un allure de mort vivant faisant fi de ce qui m’entourais jusqu’à l’étudiant souffrant au sol. Me laissant choir ses côtés, j’écartai la déchirure de son vêtement qu’il m’envoyait des bêtises que j’entendais à peine. Pas blessé mortellement. Bien. Sa pâleur, non loin de la mienne laissait deviner un choc vagal à venir dans les prochaines secondes ou minutes qui suivaient. Ses paupières lourdes et le « Bonne nuit! » que lança Hypnos étaient également des signes éminents de cette possibilité. Les paroles ralentissaient jusqu’à devenir des marmonnements et disparaître et je mis ma main derrière sa tête alors qu’il la laissait tomber, maintenant inconscient. Je retirai ma veste et la déposai sous sa tête, le tournai sur le côté non blessé, desserrai sa cravate et les boutons de sa chemise, et surélevai légèrement les jambes avec un sac à dos qui trainait par-là, voulant aider à la circulation du sang, sans lui en faire perdre davantage. J’évitai donc la chaise, ignorant si cela changerait réellement quelque chose. Je pointai un garçon un peu plus loin.

« Fait pression sur la plaie. Parle-lui. Pour….l’inciter à se réveiller. Moi je…vais à l’infirmerie. Chercher de l’aide.», dis-je haletant.

Je n’avais pas l’intention de revenir, mais au moins il avait de l’aide. J’étais mal placé pour le faire et l’enseignante était certainement qualifié pour s’en occuper. J’allais tout de même faire ça rapidement comme le coup du couteau ne m’aidait en rien à avoir confiance en ses compétences en matière d’intervention en cas de crises. Me tournant vers Gwen. Je lui fis évidemment mes recommandations.

« Toi aussi…Tu devrais y aller.»

Je laissai ma trousse de soin à côté du garçon, juste au cas, laissai mon veston sous la tête du blessé, pris mon sac et quittai les lieux avant de finir comme lui. Ce que je fis finalement un peu plus loin dans une cage d’escalier isolé. Par chance, l’étudiante qui m’avait vu en classe avait rapidement suivit, préférant ne pas me voir partir seul vu mon état et nous avions fini par nous rendre tant bien que mal jusqu’à l’infirmerie en réclamant de l’aide pour moi comme pour le garçon armé.

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MessageSujet: Re: Module de Biologie - Février 2017 Lun 27 Mar - 19:27

Module de Biologie 2017

by Lucy "Aoife" O'Sullivan



Lucy "Aoife" O'Sullivan






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Début du cours : Lundi 06 Février 2017 à 08h30, désormais 09h00 - Partie 4

Présence:
 



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Mais… mais tu as disjoncté Aoife ! On va se faire purger par le directeur et je refuse de perdre ce corps ! Tout mais pas ça !


Calme toi, il n’est pas mort.


Pas encore ! Comment peux-tu être si calme ?!


C’est fait c’est fait, il faut aller de l’avant. Et je suis calme car cela m’a permis d’extérioriser un traumatisme d’il y a dix ans, ainsi que la frustration de voir mon cours partir en vrille.


Pendant que se déroulait cette discussion intérieure avec le Sanglier, j’avais pris le temps d’observer attentivement mon cousin dont l’arrivée inopinée me rassurait quand à l’arrivée d’un potentiel second assaillant. Celui présent en ces lieux est actuellement désarmé par Blue dont l’intervention est si je puis dire, magistrale. Il semblerait que nos deux nouveaux arrivants aient vu passer le forcené et se soient invités à la fête. L’inconnu parvient néanmoins à s’échapper après s’être violemment débattu, cependant ma chère collègue n’a pas dit son dernier mot. D’un bond elle le couche au sol et le maîtrise sans la moindre difficulté, du grand art.

- Pas question de te barrer, espèce de malade !

Elle traîne notre “ami” de nouveau dans la salle et le relève puis, voyant le manche de couteau qui dépasse de son épaule et l’air sérieux que j’affiche, elle me lance une phrase à la volée :

- Oh, Aoife ! Tu vises bien.

- Merci ma belle, lui dis-je de manière sobre malgré le petit sobriquet qui dénote une familiarité évidente.

Je ne peux m'empêcher de laisser passer un petit sourire tant que je suis heureuse de la voir. Hélas,  cela ne change rien à la situation catastrophique dans laquelle je me suis fourrée, et j'ai peur de l'avoir impliquée malgré moi. Je dois sauver ce mystérieux assaillant, sinon je suis foutue. Je m'apprête à faire un pas dans sa direction lorsque la voix du retardataire impoli s'élève avec colère, me stoppant net dans mon élan.

- C'quoi c'te merde ? Comment ça s'fait qu'vous soyez armés ou réagissez aussi facil'ment à ça, comme si d'rien était ?!

Je me tourne vers la source de ces questions lourdes de remontrances et le vois abattre le poing sur le table. Ce qui est probablement un juron dans une langue étrangère lui échappe avant qu'il n'approche finalement de notre inconnu.

- J't'avais dit d'am'ner tes p'tits potes à l'infirm'rie, et toi tu viens foutre la merde ici ?! C'quoi ton problème ?!

C’est donc à cause de lui qu'on se retrouve dans ce pétrin ? Fichus marmots, je les déteste.


L’étrange jeune homme saisit son interlocuteur par le col et approche son visage au plus proche, d'un air menaçant. Je dois l'arrêter avant qu'il n’envenime la situation, notre inconnu est gravement blessé, vaincu. On ne frappe pas un homme à terre.

- Son problème, c'est moi, annonce la douce mais sobre voix de la jeune femme amochée.

Je fais volte face et l'aperçoit sauter par dessus une table, s'approcher d'un pas vif et le repousser d'une pression sur l'épaule, sauvant son camarade d'un violent coup de tête. Même blessé il reste dangereux, un vrai dément.

- Gwen... dit Asulf à voix basse, visiblement perdu.

- Espèce de sale p..! grogne le blessé en se débattant.

D'un mouvement vif elle saisit le manche du couteau et le retire de la blessure, arrachant un terrible hurlement de douleur à son ennemi, puis me rend mon arme. La lame bloquait en grande partie l'écoulement du sang aussi la perte occasionnée et la douleur laissent notre assaillant pantois et livide dans les bras de ma collègue. Il sera bientôt mourant et ne représente donc plus une menace. La jeune femme le montre du doigt sans la moindre pitié avant de se justifier :

-  Il m'a agressé. Ils étaient quatre. J'me suis défendue et ait finalement réussie à venir en cours, mais il semblerait qu'il était pas de cet avis.

- Tu les as...

Je suis encore interrompue, cette fois - ci il s'agit de notre jeune et méticuleux élève Lawrence. Il avance d'un pas déterminé et ce, malgré la trace de bile au coin de la bouche. Apparemment son estomac est passé dans l'autre monde. Il s'accroupit et étrangement son “patient” sombre instantanément dans le sommeil. J'aurais pu croire à un hasard, mais en dix ans j'ai appris à mes dépends que rien ne se passe sans raison chez les M. C'est indéniablement une manifestation des pouvoirs de notre jeune ami.

Un dieu du sommeil ? Hum… chez les grecs je verrais bien Hypnos.  Faudra qu'on fasse des recherches, je ne vois pas trop qui d'autre aurait de tels pouvoirs, dit le Sanglier.


Oui ça pourrait coller. Je t'avoue que pour l'instant je chercherais plutôt un moyen de sauver ce bougre ainsi que mes fesses. Le directeur… vais-je rejoindre les rangs des disparus inexpliqués ?


Le jeune Lawrence met le blessé en position latérale de sécurité favorisant ainsi l'affût du sang jusqu'au cerveau. Il a les choses bien en main, c'est rassurant.

- Fait pression sur la plaie, dit-il en pointant du doigt l'élève le plus proche. Parle-lui. Pour….l’inciter à se réveiller. Moi je…vais à l’infirmerie. Chercher de l’aide. Toi aussi…Tu devrais y aller, finit - il en regardant cette fois notre bagarreuse nationale.

Laissant sa trousse de soins, il se lève et part, suivi de près par une étudiante fort pâle. Je suis abasourdie et je commence à accuser le choc des soucis qui s'accumulent. J'ai pété les plombs et je risque gros. Armée au sein d'une école, de ma propre classe. Blesser gravement un élève… en position de légitime défense et afin de sauver une élève, mais tout de même. Est-ce donc ainsi que prend fin ma courte et regrettée carrière de professeur ? Cela n'a plus d'intérêt de découvrir la vérité concernant le directeur et sa fichue salle si au final j'y passe. Il saura. Il sait toujours tout, il est probablement déjà au courant. Malédiction…

Ressaisis-toi bougre d’andouille, ce n'est pas en se lamentant qu'on va se sortir de ce pétrin ! Commence déjà par sauver cet idiot et t'assurer qu'aucun dingue ne vienne en remettre une couche.


J’inspire longuement et regarde mon cousin droit dans les yeux. Il est resté circonspect dans son coin, la hache bien en main et prêt à intervenir. Il ne sait pas vraiment ce qu'il se passe mais il n'a pas hésité à affronter le danger, je suis fier d'être sa parente.

- Ravie de te voir ici Asulf, cependant j'ai besoin de toi. Je veux que tu vérifie les environs et m'informe par message s'il y a quoi que ce soit de louche. Ensuite, il faudra aller avertir le directeur et bien l'informer du caractère dangereux de notre ami ci - présent, lui dis-je en montrant du doigt le blessé endormi. Je suis désolée de t’impliquer ainsi mais je dois en priorité m'occuper de la sécurité de mes élèves en commençant par ceux impliqués dans l'incident originel. Et repose cette fichue hache là où tu l'as prise !

- Très bien. Mais tu vas faire quoi quand je ne serai plus là pour surveiller les couloirs ? S'ils reviennent ?

- Ne t'occupe pas de ça, laisse moi gérer. Je vais nous enfermer, l'infirmière a les clés, elle pourra quand même intervenir. Elle sera là rapidement donc si tu ne vois personne arriver elle ne devrait pas rencontrer d'embûches. Je vais rassembler mes élèves dans mon bureau, par précaution je ne veux pas qu'ils restent proches du blessé, d'autant que les esprits fragiles seraient malades à la vue du sang.

Je me précipite au lavabo et nettoie la lame méticuleusement, y passant du désinfectant avant de la remettre en place sous la blouse. Je dois pouvoir réagir en cas d'urgence, malgré la gravité de mon action. Pendant ce temps, mon cousin s’était éclipsé comme je le lui avais demandé, aussi je me suis rendu au niveau de la porte et l’ai verrouillée de l’intérieur. Je me tourne finalement vers l’ensemble de la classe et, pour la première fois depuis vingt bonnes minutes, je vais enfin reprendre mon rôle de pédagogue.

- Ecoutez-moi bien, je sais que tout ceci est très choquant. J’ai très mal agis même si je ne le regrette pas et que si je dois recommencer pour sauver l’un d’entre vous, cela sera sans la moindre hésitation. Vous êtes relativement en sécurité désormais, mais il serait malsain de vous conserver dans cette pièce. Je vous prie de bien vouloir vous rendre dans mon bureau dont la porte se trouve comme vous l’avez sûrement deviné, derrière moi. Seuls resteront les élèves impliqués de près ou de loin, notre mystérieux agresseur, Mme Eden et moi-même. Je me tiendrais dans l’encadrement de la porte pour vous surveiller sans quitter des yeux nos blessés.

Je les regarde se mettre en marche lentement et avec une certaine crainte dans mon bureau, s’installant comme ils peuvent. J’entends des murmures curieux concernant mes petits aménagements personnels, cela ne doit pas être tous les jours qu’on trouve une reproduction de clairière miniature dans un local de biologie.

- Si quelqu’un a une chanson, ça détendrait l’atmosphère et j’apprécierais grandement.

Finalement, je regarde de nouveau mes deux élèves restants et notamment notre amie Gwen, maculée de sang.

- Tu vas bien ? Tu n’es pas trop amochée ? Viens ici, je vais tenter de te rafistoler au mieux avec l’aide de la trousse de soin laissée par notre médecin à la crinière de feu.

Je me rapproche et commence à fouiller pour y trouver de quoi panser ses blessures, puis relève la tête et m’adresse finalement à ma collègue que j’ai un peu “kidnappé” pour m’aider à surveiller les élèves en détresse.

- Je suis vraiment désolée de t’embarquer là-dedans ma belle, tu me sauve la mise. J’espère que je ne vais pas t’apporter d’ennuis ou te gâcher la journée… je te revaudrais ça, tu le sais !



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MessageSujet: Re: Module de Biologie - Février 2017 Dim 2 Avr - 20:47
Je serre les bras du gars pour éviter qu’il bouge et m’avance un peu dans la salle, le poussant devant moi. Aoife me remercie du compliment, avec un ton doux. Alors que je pense que le calme s’est installé et qu’on va juste venir m’aider, un gars frappe son bureau avec violence en hurlant à ce qu’on lui explique. Je lève les yeux au ciel. Les enfants ne savent pas se contenir. Le kid, peut-être pas si jeune que ça, mais passons, marche vers moi et mon cher prisonnier. Il attrape le malade par le col et rapproche leurs visages, ce qui me donne du mal à maintenir la bonne position pour garder ce fou furieux immobile. J’ouvre la bouche pour dire au gosse de reculer et de laisser les profs faire leur boulot, mais il commence à parler au gars pour lui rappeler qu’apparemment il lui aurait demandé d’amener ses… complices à l’infirmerie. Je le laisse donc faire, me contentant de noter mentalement ce à quoi ressemble cet élève un peu trop mêlé aux actions d’un possible terroriste, tueur à gage, employé de la mafia ou simple vengeur pas masqué. Il est évidemment plus grand que moi, mais pas besoin de le préciser, je crois, et arbore des cheveux foncés qui lui donnent un air un peu ténébreux. Pas que je sous-entende par là que toutes les personnes aux cheveux foncés sont ténébreuses, mais bref, je m’égare.

- Tu devrais raffermir ta prise, il pourrait essayer de s’échapper.

Je hausse les épaules mais obéit quand même au Lapin, un peu trop perturbée pour m’intéresser aux éléments étrangers du monde extérieur. Pour ne pas paniquer, je me concentre uniquement sur mon prisonnier et sur Aoife. Tellement que j’entends à peine la fille qui intervient et que je ne lui porte attention que lorsqu’elle s’approche trop et que ça fait réagir le malade. Il se débat et me donne du fil à retordre en insultant la fille. Je grogne et m’apprête à faire quelque chose comme le foutre par terre quand la main de l’autre attrape solidement le manche du couteau pour le retirer de l’épaule du fou furieux. Son cri me prend par surprise et ma prise se relâche, mais je me rattrape rapidement. De toute façon, la douleur l’a paralysé. J’hésite à dire quelque chose face au comportement des jeunes. Non mais c’est bon, pas besoin de tous vous défouler sur lui non plus, ça vous regarde pas à ce que je sache.
Quoi que… J’ai pas vraiment écouté alors. Ça pourrait très bien les regarder. Suspicieuse, je note aussi l’apparence de la fille pour m’en rappeler en cas de besoin. Elle aussi est plus grande que moi et oh putain je déteste les gens pourquoi personne n’est plus petit que moi !? Elle a l’air très rebelle, des cheveux foncés elle aussi. Et des piercings. J’ai rien contre les piercings, mais actuellement, dans la situation, ce look de rebelle garçon manqué ne joue pas en sa faveur. Surtout qu’elle tient toujours le couteau dans sa main. Ok, ok, ok, on arrête les jugements aussi hâtifs, Blue.

- Le fait qu’elle porte des piercings ne veut pas dire qu’elle est coupable de quoi que ce soit. En plus elle vient de t’aider à calmer le malade.

Je hausse les épaules. La fille rebelle parle avec une voix forte pour qu’on l’entende et explique que quatre gars l’ont attaqués, qu’elle s’est défendue, et que finalement, la malade que je retiens n’a juste pas accepté de perdre contre une fille. Ahaha. Looser. Il a perdu contre deux filles de suite. Trois si on compte Aoife et son couteau. J’apprécie l’ironie de la vie.

- Ton sens de l’humour est… heum… particulier.


Je lève les yeux au ciel. Pffff. Je décompresse comme je peux, ok ? Un garçon aux cheveux roux s’approche alors, blême comme un fantôme. Il s’approche du gars et étudie sa blessure à l’épaule sans que je réagisse particulièrement, un peu trop perturbée encore pour jouer mon rôle d’enseignante correctement. La peau du fou furieux pâlit en même temps que le flot d'insulte se tarit et il tombe finalement dans les pommes. Il semblerait que je sois face à un malaise vagal, logique après la perte de sang et l’activité du système nerveux. Je n'avais jamais vu ce phénomène de mes propres yeux, malgré que je fasse des sports de combats. C'est à la fois intéressant et perturbant. Le rouquin est plutôt impressionnant de ne pas tourner de l'oeil. Il est même assez professionnel, malgré sa peau blanche comme les murs. Je devrais prendre exemple sur lui. Hum… Sans vraiment prendre d’initiative, j’aide les mains du gamin à positionner le fou furieux de manière à ce qu’il ne nous meure pas sous le nez. Le rouquin indique à un gars de faire pression sur la plaie et inciter l’inconscient à se réveiller. J’approuve d’un bref hochement de tête, silencieuse comme une tombe devant l’étrange calme qui s’est emparé de la classe malgré la rumeur des nombreux élèves dans la salle. Le grec se relève et part vers l’infirmerie. C’est donc finalement au tour d’Aoife d’approcher, mon seul point de normalité dans cette situation totalement folle. Encore un peu étourdie, je ne fais pas trop attention à ses paroles, mais je vois bien qu’elle s’adresse au gars à la hache. Mes mains ne sont plus occupées à retenir le gars, alors mes bras pendent le long de mon corps et je me sens totalement inutile.

- Blue.

Je me secoue la tête en entendant la voix du Lapin et souffle. Ok, bien, bien. Je dois me reprendre en mains. Je dois être une bonne prof et intervenir correctement. Aoife est plus rapide que moi et regroupe les élèves non-impliqués dans son bureau, demandant gentiment une chanson pour détendre l’atmosphère. J’admire sa façon de leur parler avec calme, tout en conservant une autorité évidente. Le garçon que le rouquin a désigné pour s’occuper de l’endormi et qui a à peine touché le corps se réfugie rapidement avec les autres et je me penche pour faire pression sur la plaie, comme conseillé. Mon esprit, en temps normal, aurait sans doute été capable de déduire tout seul la marche à suivre, mais dans mon état actuel, bien qu’un peu plus consciente, je ne sais absolument pas quoi faire. J’applique donc les conseils de l’élève, parce qu’ils me semblent bien logique. Aoife se tourne ensuite vers la fille piercingée et s’assure qu’elle va bien, conciliante et attentive. Elle propose de la soigner et se penche finalement près de moi pour fouiller dans la trousse de premiers soins. Sa voix, lorsqu’elle s’adresse à moi, me calme instantanément et je me sens soudainement mieux, plus consciente du monde qui m’entoure, mais pas plus effrayée pour autant.

- Je suis vraiment désolée de t’embarquer là-dedans ma belle, tu me sauve la mise. J’espère que je ne vais pas t’apporter d’ennuis ou te gâcher la journée… je te revaudrais ça, tu le sais !

Un mince sourire franchit mes lèvres et je hausse les épaules.

- Rien en ta présence ne pourrait gâcher ma journée, pas même une attaque armée au sein même du pensionnat. C’est pour dire.

Un petit rire m’échappe, plus nerveux que vraiment sorti du cœur.

- Par contre, s’occuper d’un tel cas n’est peut-être pas l’activité rêvée à faire ensemble. On prendra une soirée pour rattraper le coup, n’est-ce pas ?

J’accompagne ma tirade d’un sourire plus calme et doux, ce qui ne me ressemble pas tellement, mais en présence d’Aoife, à quel moment est-ce que je me ressemble ? Je lève alors la tête vers les élèves.

- Bon, je ne suis pas sûre d’avoir compris la situation. Mademoiselle aux cheveux noirs, si tu pouvais me donner ton nom, ce serait bien, a battu une bande de gars et ce monsieur n’a pas apprécié de perdre contre une fille, ça je capte.

Je laisse le temps à la fille de me donner son nom, puis continue. J'espère qu'ils n'ont pas déjà expliqué la situation, sinon je passe pour une retardée, mais EXCUSEZ-MOI de ne pas avoir écouté ce que vous disiez, j'étais occupée à RETENIR UN TUEUR et à contempler du sang, ok ?

- Par contre... Toi ?

Je me tourne vers le gars qui parlait de lui avoir recommandé l’infirmerie.

- Je peux connaître ton implication dans tout ça ? Je ne voudrais pas d’un quiproquo qui te mettes en mauvaise posture, et toi non plus, crois-moi.

Je soupire en pensant que le lancer de couteau d’Aoife pourrait lui attirer des ennuis, mais étant témoin de la scène et du danger, je pense qu’elle pourra s’en sortir. J’espère. Au pire, que risque-t-elle ? Un renvoi ? Le Dirlo ne lui ferait rien, n’est-ce pas ? Ugh…

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Si Blue passe ses nerfs sur vous en #0066ff, offrez-lui une mousse au chocolat, ça ira mieux !

Ou fuyez, tout simplement
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MessageSujet: Re: Module de Biologie - Février 2017 Sam 8 Avr - 16:39




Une voix féminine s'éleva tandis que Gyula venait de s'énerver contre l'agresseur, il tenait d'ailleurs toujours le col de sa chemise alors qu'il tourna la tête pour regarder la fille qui venait de prendre la parole. Il était à moitié surpris par ce qu'elle venait de dire et détourna brièvement son attention d'elle en entendant le barbu armé d'une hache (et qui pourtant semblait un peu perdu) murmurer quelque chose qu'il ne comprit pas sur le coup. Il la vit sauter par dessus une table et s'approcher rapidement, en profitant pour l'observer rapidement maintenant qu'il pouvait mieux le faire, ses yeux étaient d'une couleur étrange, entre le brun et le rouge. Il l'avait déjà remarqué quand leurs regards s'étaient croisés plus tôt, mais là ils étaient plus proches physiquement ce qui facilitait l'observation. Elle avait plus de sang sur elle qu'il n'avait supposé plus tôt. Il n'eut pas le temps de poursuivre ses constatations qu'il discerna un mouvement qu'il connaissait assez bien du côté de l'agresseur blessé, il n'eut pas le temps de réagir que la fille en question le tira légèrement par les épaules pour empêcher qu'il se prenne la tête de l'autre type dans la figure. Il lui adressa un regarda surpris et un léger hochement de tête pour la remercier. Elle le regarda un instant comme pour lui envoyer un message télépathique, il battit des cils une fois, plus longtemps qu'au naturel pour lui faire savoir qu'il avait compris et s'écarta un peu plus la laissa se mettre entre le fou furieux et lui. Le type se mit à s'agiter et l'insulter, le cœur du Norvégien se serrant, il craignait que la petite femme ne tienne plus le coup et qu'elle le lâcha, il lui lança un regard avant de poser ce dernier sur la main de la brune qui tenait le couteau qu'il avait planté dans l'épaule. Me dis pas qu'elle va faire c'que j'crois qu'elle va faire...

- Retirer le couteau de son épaule ?
- … Elle est stupide ou quoi ?! Ca va le faire saigner encore plus ! Il risque d'avoir des complications !
- Ohhh.. C'est bon, elle a le droit de se venger, il a failli la tuer !

L'étudiant lâcha un grognement interne, il vit le mouvement déclencheur et détourna le regard en serrant les dents. Il ne voulait pas voir ça, il n'aimait pas ça. Il fronça les sourcils en l'entendant hurler et baissa un peu la tête. Il se rappelait s'être amusé de sa réaction avant, son envie de le frapper, il aimait ça, mais voir et entendre quelqu'un souffrir le martyr comme à cet instant, c'était au-delà de ses forces. Il releva légèrement la tête et entrouvrit les yeux, il remarqua immédiatement le couteau ensanglanté, son envie de vomir revint mais il se retint. Il lança un regard inquiet à celui qui était maintenant victime, il devenait pâle et paraissait très faible. Il vit du coin de l'oeil la fille donner le couteau à la prof de biologie. Hein ? Il n'eut pas le temps de concrètement réagir que la brune expliqua vaguement la situation. Il se retint de grogner de colère. Il avait donc eu raison ! C'était bien elle ! Il ne pouvait ni se réjouir ni vraiment s'énerver, même s'il l'était un peu, car il était trop préoccupé par l'état du blessé. Et elle... Elle semblait tellement détachée de toute cette situation, comme si de rien était, comment était-ce possible d'avoir une attitude pareille à un moment comme celui-ci ?! Il s'apprêtait à lui faire une remarque à ce sujet quand il fut interrompu par le roux-tape-à-l'oeil qui marchait tel un zombie vers eux. Il remarqua une trace au coin de ses lèvres et une légère odeur alors qu'il passa à côté de lui. Il n'avait pas été le seul à se sentir aussi mal...
Instinctivement, Gyula s'écarta un peu plus de tout ça, observant le type insulter le roux tandis qu'il l'allongeait et le positionnait avec l'aide de la femme aux cheveux bleus. Le rouquin déchira la chemise là où il y avait la plaie pour la dégager, heureusement pour le Norvégien, il ne pouvait rien voir. La vue du sang ou d'une plaie ne le dérangeait pas plus que ça, sauf quand c'était aussi important. Le roux semblait bien gérer la situation malgré son état zombiesque. On commençait à moins entendre le type qui n'avait cessé d'insulter et le Norvégien vit le roux utiliser sa veste comme coussin pour le blessé. Qu'est-ce qu'il vient d'arriver ? C'était quoi ça ?!

- Je n'ai rien vu de particulier, si seulement tu avais bougé un peu plus sur le côté ou même si tu t'étais rapproché on aurait pu voir quelque chose !
- C'est pas un show, Freyr !

Il regarda les personnes les plus proches, à savoir les deux femmes, la fille, le barbu et quelques autres élèves. Ça leur paraissait tellement normal que le type se soit... Évanoui ? Comme ça, soudainement... Il ne comprenait pas, il se sentait encore plus étranger qu'il ne l'était déjà, il avait brusquement le mal du pays. Il ne se sentait pas à sa place du tout, il voulait rendre Freyr au directeur et retourner dans son pays, revoir sa famille et se sentir plus ou moins bien avec ses proches. Mais tout ça était impossible, il croyait en tout cas que ça l'était. C'était trop tard, depuis le moment où il avait envoyé cette fichue inscription... Qu'il avait suivi le directeur... Qu'il était rentré...

- Gyula. Ce n'est pas le moment. Concentre-toi sur ce qu'il se passe.

Il tressaillit en entendant son dieu et se ressaisit, sachant que son dieu avait raison. Ce n'était pas le moment. Il remarqua qu'un type avait pris la place du roux qui s'en était allé il-ne-savait-où, il n'avait pas entendu.
Son regarda traîna sur son environnement et se posa sur la prof de biologie, elle regardait le barbu avec une sorte de fierté, le jeune Norvégien ne put se retenir de froncer les sourcils en se demandant ce qu'il se passait. Elle se mit à lui parler avec une sorte de familiarité qui n'échappa pas au Scandinave. Il savait que les enseignants Irlandais étaient rarement aussi familier, mais elle avait semblé aussi l'être avec l'autre femme. Comment ça il pouvait la contacter par message ? Non, ce n'était pas le moment de soulever ce genre de choses. Il posa son regard sur le blessé, restant à l'écart, il ne pouvait quand même pas s'empêcher d'écouter la conversation entre l'enseignant et le barbu. Il l'écouta aussi raconter son plan. Quoi ? Il allait devoir rester enfermé là avec un type qui saignait beaucoup, des tarés qui n'hésite pas à faire « ce genre de choses » ? Quel genre de choses ? Blesser quelqu'un ? Probablement... Bon, il fallait dire qu'il l'avait en partie chercher... Mais à ce point, ça allait au-delà de la simple légitime défense !
Il l'observa s'éloigner avec le couteau plein de sang, elle le nettoya et... Quoi ?! Il comprit. C'était donc le sien. C'était donc elle qui avait poignardé l'élève.

- J'en étais sûr !
- Hein ?
- Oh non, rien, je disais juste que j'avais parié là-dessus ~
- … C'pas l'moment d'faire ça !

Son dieu ricana, l'agaçant et le dégoûtant. Freyr n'était pas un dieu pour rien... Il entendit du mouvement et tourna la tête pour voir le brun partir à son tour. Et s'il en profitait pour partir lui aussi ? Ce serait sans doute mieux... Quoique... Il sursauta en entendant la voix de l'enseignante s'élever, sous-entendant son implication et expliquant clairement qu'elle serait capable de recommencer si c'était nécessaire. Il déglutit alors qu'elle indiqua que les personnes impliquées devaient rester. Elle l'effrayait. Il vit les autres étudiants aller dans la bureau, murmurant, certaines filles pleuraient. Ah, qu'est-ce qu'il voulait pleurer lui aussi. Si seulement il avait refusé d'aller à ce cours... Madame... Quel était son nom déjà ? O'quelque chose. Bref, elle proposa que quelqu'un chante une chanson. Bonne initiative, mais comment chanter une chanson après de tels événements ?! Peut-être qu'il était le seul à être vraiment bizarre ? Ou peut-être qu'il était trop « normal » ? Ce qui semblait ironique à cet instant. Leurs regards se croisèrent brièvement, comme lorsqu'il avait frappé son bureau. Elle s'adressa à l'autre fille avec un ton doux, allant la soigner avec une trousse de secours qui était là. Ah, c'est celle du roux, nan ? Le dieu nordique acquiesça et son hôte lâcha un soupir. Il posa son regard sur la femme aux cheveux bleus qui faisait pression sur la plaie. Qui était-elle ? Il écouta l'échange entre la prof de biologie et elle, encore une fois plein de douceur et de familiarité. Peut-être même trop pensa-t-il quand il entendit la plus petite des deux proposer à l'autre de passer une soirée ensemble.
Il voulut échapper à tout ça mais elle le rattrapa en le regardant, l'empêchant de prendre ses jambes à son cou. Elle demanda à l'autre fille son nom tandis qu'elle essayait d'éclaircir la situation. Gwen, huh ? Il tacherait de s'en souvenir pour éviter de recroiser son chemin. Il ne voulait pas se retrouver dans le même genre de situation qu'actuellement. Vraiment pas. Alors que son regard vagabondait sur le sol, il entendit la femme aux cheveux bleus s'adresser à lui.

- Par contre... Toi ?

Il releva son regard pour le poser sur elle. Ecoutant ce qu'elle avait à lui dire.

- Je peux connaître ton implication dans tout ça ? Je ne voudrais pas d’un quiproquo qui te mettes en mauvaise posture, et toi non plus, crois-moi. 

Trop tard, on m'a d'jà pris pour la mauvaise personne ! Il lança un regard à la fille brune, celle qu'il avait soupçonné mais que personne n'avait accusé avant. Il soupira et regarda le type par terre en passant une main dans ses cheveux, dévoilant une de ses oreilles et ses piercings. Il remarqua d'ailleurs que ses cheveux étaient quasiment secs laissant échapper un « déjà ? » dans ses pensées. Il tenta d'humidifier sa langue et sa gorge avant d'inspirer profondément et de finalement prendre la parole.

- … J'allais en cours, y avait des types par terre sauf un.

Il fit une pause essayant de se rappeler de ce qu'il avait fait, vainement. Il n'avait pas une excellente mémoire, mais là ce genre d'événement accentuait ça. Yngvi-Freyr lui rappela brièvement ce qu'il s'était passé. Ah... Oui, c'était ça... Il soupira.

- Y en avait un bien amoché, j'me suis assuré qu'l'allait bien, et puis... J'ai discuté avec c'type pour savoir c'qu'il leur était arrivé et... J'lui ai dit d'emm'né ses potes à l'infirm'rie. C'tout.

Il passa sa main sur sa nuque, nerveusement. C'était presque tout. Mieux valait pour lui ne pas mentionner ses menaces... Il retira sa main de son cou et se rendit compte qu'il ne s'était pas essuyé les doigts. Il regretta d'avoir touché ses cheveux comme ça, mais c'était fait et puis le sang avait bien séché sur ses doigts. Il regarda de nouveau le type à terre puis la femme aux cheveux bleus.

- Et t'es qui ? »

Lâcha-t-il sans vraiment réfléchir. A quoi bon réfléchir après tout. Freyr le réprimanda lui disant qu'il devrait faire un effort, après tout au vu de sa proximité avec l'enseignante, elle devait probablement faire parti du personnel. Mais Gyula s'en fichait et haussa les épaules, il en avait rien à faire à cet instant, il voulait juste mettre les choses au clair et partir au plus vite.

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MessageSujet: Re: Module de Biologie - Février 2017 Mer 3 Mai - 11:05

 

Module de Biologie

feat ~ une classe que j'connais pas


J'n'ressentais rien tandis que j'voyais l'état d'Asshole empirer instant après instant. Et j'aurais sans doute été capable de rester le regarder ainsi sans rien faire pendant longtemps. Mais ce fut l'arrivée de Lawrence qui me détourna de ce spectacle macabre, et pourtant fascinant. De sa pâleur maladive et de la tronche qu'il tirait, j'me mis de nouveau à ressentir quelque chose. De la culpabilité, d'abord. Parce que s'il était dans cet état, j'devais certainement y être pour quelque chose. Un type armé qui débarquait, une prof qui poignardait un élève, et moi qui le délogeais sans rancune, y avait de quoi de pas se sentir bien. D'autant plus que ce genre de chose, il n'devait pas aimer (l'ayant côtoyé en pleine "guerre", pendant une telle situation, monsieur préférait ne pas utiliser la violence). Sur le coup, retirer le couteau n'm'avait pas paru être une si mauvaise idée. À croire que de me faire viser par un flingue m'avait rendu insensible. Comme si j'avais fait barrage à mes émotions - vous m'direz, j'en avais pas tant. Un instinct ? J'n'savais pas trop, mais en tout cas, l'effet semblait se dissiper, puisque j'ne me sentais pas que coupable, mais même un peu soucieuse pour le rouquin et (que) maintenant Asshole. J'me rendais compte de l'ampleur de mon action à présent et j'espérais que Lawrence allait pas nous tomber dans les pommes en plus de ça. J'suivais des yeux les mouvements de celui-ci, et j'fus rassurée de la gueule de la blessure de mon agresseur>agressé. Elle n'me semblait pas mortelle, mais j'n'comptais pas me rapprocher pour le vérifier, le blessé risquant de mal réagir. Et puis de toute façon, laisser faire Lawrence était une meilleure idée, puisqu'il avait la situation bien en main. J'remarquais les signes annonciateurs d'un choc vagal, j'n'fus donc pas surprise lorsque notre blessé tourna de l’œil. Lawrence entreprit de bien le positionner, Mme. Eden aidant légèrement, et j'le regardais donner ses consignes sans rien dire, sans rien faire, sans rien laisser transparaître. J'eus presque envie de sourire au conseil qu'il me donna, tant il me paraissait être plus mal en points que moi, pour dire. J'le regardais prendre quelques affaires sans lui répondre, et le suivais des yeux tandis qu'il sortait. Si une fille n'l'avait pas suivi, j'me serais sentie capable de le faire à sa place, tant il me paraissait faible. En quelque sorte rassurée, j'reportais mon attention à la situation actuelle. J'croisais le regard perdu d'Asulf, et j'me rappelais soudain de mon prénom murmuré par lui précédemment. On pouvait dire qu'il n'était pas arrivé dans le meilleur des moments, j'comprenais qu'il pouvait être confus. J'maintenais le contact encore quelques secondes, sans pour autant essayer de clarifier cette histoire, juste peut-être histoire de le rassurer un peu. Lui montrer que ça allait... ? Assez, du moins, pour qu'il aille remettre cette hache où il l'avait trouvé, et j'hésitais à le lui dire. Mais la prof du cours, s'adressant directement à lui, me déconcentra.

J'reportais mon attention sur elle, me demandant quel genre de lien les liaient. J'fronçais le nez. Vérifier les environs ? Dans quel but ? Elle pensait qu'il y en avait d'autres ? J'continuais de l'écouter, et tiquais à la partie où elle parlait du danger qu'était cet Asshole qui, j'le rappelais, était 1) blessé, 2) inconscient. Clairement dans un état critique, mais elle trouvait encore un moyen de le trouver dangereux. J'n'comprenais pas. Ou elle n'comprenait pas. En quoi il pouvait représentait un danger ? Au passé, j'voulais bien, mais maintenant, le danger était bel et bien écarté. Il était même pas mal en mauvais état, à mes yeux. Et c'était bien beau de jouer le rôle du prof « je m'inquiète pour mes élèves alors que la tempête est passée » quand il y avait un élève blessé, à ces pieds, et qu'elle n'semblait même pas s'en inquiéter. C'n'était pas parce que le Dr. Wright pouvait soigner (presque) n'importe quoi qu'il fallait s'en foutre ! J'grinçais des dents, soudain énervée, sans pouvoir me contrôler. J'n'étais pas dans le meilleur de mes états aujourd'hui et j'n'savais pas pourquoi. J'regardais le barbu faire ce que lui avait demandée la brune en serrant les poings, me retenant de lui dire que la seule chose qu'il allait trouver dans les couloirs, c'était 3 types inconscients. Le fait qu'Asshole avait réussi à se relever et à venir jusqu'ici tenait tout simplement du miracle ! Que croyait la prof ? Que tous mes agresseurs allaient magiquement se retrouver dans une forme d'enfer pour revenir se venger ? En plus, j'étais sûre qu'Asshole était le seul d'entre eux à avoir une arme, autrement, les autres les auraient utilisées. J'avais laissé un gars à moitié mort là-bas ! C'n'était pas un attentat qui se passait, juste un putain de délire où ce guignole s'était retrouvé avec la chance d'être en possession d'un flingue.

- Gwen, calme-toi.

Sa voix profonde, sévère, inquiète bien que calme, parvint à se faire entendre parmi ma colère. Et ça réussit à me faire réaliser, que « oui », fallait que j'me calme. Décidant d'agir avant que j'explose et que j'dise mes pensées, d'une façon loin d'être respectueuse, à la prof, j'm'écartais légèrement du groupe qui s'était formé pendant que le reste de la classe était parti dans le bureau de Mme. Lucy comme elle l'avait demandée.

Partant m'asseoir sur une table du premier rang, j'gardais le regard baissé dans le but de n'pas poser les yeux sur quelque chose qui pourrait m'énerver. J'pouvais donner l'allure d'aller pas bien, ou d'être juste fatiguée, blasée de cette situation mais j'avais besoin de prendre de la distance avant de n'perde le contrôle. J'prenais de longues inspirations et desserrais au fur à mesure ma mâchoire et mes poings, ce geste sans que j'l'aie réalisé avait fragilisé la peau de mes doigts endommagés. J'gardais d'ailleurs mes yeux sur mes blessures, cette vue parvenant lentement à ralentir mon esprit. Entendre la prof demander une chanson faillit réduire mes minces progrès, car j'jugeais ça franchement ridicule, mais j'réussissais finalement à ignorer. Prendre une nouvelle respiration, regarder le rouge carmin de mes doigts... Bien, ça marchait. J'fermais les yeux, accentuant ma concentration, et en même temps rassurée de me « retrouver » un peu plus... Maintenant que j'ne bouillonnais plus, j'portais un regard plus avisé sur la situation. J'disais que la prof n'comprenait rien, mais c'était à dire qu'elle n'le pouvait pas. J'n'avais pas précisé que les 3 autres compagnons du type étaient dans un état beaucoup plus déplorable que notre blessé. J'comprenais donc légèrement qu'elle pouvait s'imaginer que les autres allaient se ramener aussi... Même si c'n'était pas possible.

Ayant comme la sensation qu'un regard était posé sur moi, j'finissais par relever la tête, pour voir que c'était bien Mme. Lucy qui me regardait et qui me demandait d'approcher pour qu'elle me soigne, s'inquiétant de mon état. Je la regardais fouiller dans la trousse de soins sans répondre. J'concevais peut-être sa « paranoïa », mais pas le reste pour autant. Ainsi, le paradoxe qu'elle représentait, à s'inquiéter pour moi par exemple et pas d'Asshole, j'n'le comprenais pas et n'l'approuvait pas. J'avais donc bien envie de le lui faire remarquer même si c'n'était pas une bonne idée. J'le savais très bien mais Brigid réussit à me convaincre de n'surtout pas dire ça, que « je n'avais pas intérêt ». Elle pouvait se montrer très convaincante parfois. Ainsi, j'finissais par me lever, après quelques instants, comme si j'restais réfléchir à la proposition. Une fois à son niveau, j'm'arrêtais un instant :

- C'est bon, j'peux le faire moi-même, j'disais avant de me pencher et de prendre ce dont j'avais besoin dans la trousse.

J'ne croisais pas le regard de la prof, l'ignorant presque, et Brigid me fit bien remarquer mon sale caractère, que j'aurais pu faire un effort et que j'pouvais paraître désagréable. Je le savais. J'me redressais avec un spray désinfectant et des bandages. J'vaporisais le produit sur mes doigts, puis le remettais dans la trousse avant de retourner naturellement à ma table, m'asseyant de nouveau, enroulant lentement les bandages autour de mes doigts. J'm'occuperais de mes blessures au visage plus tard. De toute façon, j'n'avais même pas mal. J'étais quelque part trop habituée à être blessée. J'restais concentrée sur mon travail, trouvant que c'était une bonne excuse pour que j'n'ai pas besoin de relever le regard sur les autres personnes. En plus, ça aurait risqué de m'énerver. Rien qu'à écouter les deux femmes parler entre elles j'fronçais de nouveau le nez. J'rêvais même pas. Comment dans une situation pareille elles pouvaient filtraient ? Tous les profs dans ce pensionnat étaient tarés finalement... C'était peut-être un critère pour être admis dans le personnel. J'trouverais ça un peu plus logique. J'finissais de faire mes pansements, le faire réussissant à me calmer car ça me rappelait les bandages que j'faisais pour la boxe.

J'relevais la tête lorsque j'eus l'impression que la minute niaiserie était terminée, et j'avais bien fait, puisque maintenant, Mme. Eden s'adressait à moi. Enfin, en quelque sorte, puisqu'elle me demandait simplement mon nom. J'lâchais un simple « Gwen » et la laissais continuer. Elle se tournait ensuite vers le noiraud. Elle avait raison de se poser cette question. Parce que j'avais compris un peu de quelle façon il avait pu se sentir « impliquer », mais ça restait assez flou. Je le regardais, légèrement intéressée de sa réponse. Cependant, j'captais son regard sur moi un instant. J'haussais alors un regard, intriguée. Ce gars n'm'aimait pas. J'lui avais fait quelque chose ? J'n'avais peut-être pas réalisé. Remarque, nombreux étaient ceux qui n'm'appréciaient pas, « juste comme ça ». J'ne cherchais donc pas plus loin et l'écoutais plutôt. Ces gestes nerveux n'm'échappaient pas, j'le fixais sans cligner des yeux, attendant, analysant, remarquant son oreille percée et j'écoutais son explication en restant toujours autant impassible. Lorsqu'il avait fini, j'hochais la tête. Ça collait et c'était plus clair maintenant. Ce gars n'était vraiment pas impliqué dans cette histoire, et j'étais bien placée pour le savoir. Comme il s'était expliqué, maintenant, il était sauvé de tout mauvais jugement et ça n'retomberait pas sur lui. En fait, il n'aurait pas du tout été soupçonné s'il n'avait pas gueulé comme un con tout à l'heure. Mais en même temps, j'pouvais comprendre ce genre de réactions. On n'restait normalement pas insensible à une arme et à un élève qui se fait blesser gravement par un prof. en plus, c'était possible qu'il n'aimait pas la vue du sang. Il semblait être toujours dans un drôle d'état. À mon avis. Parce qu'il était étrange de dire « T'es qui ? » à une nana qui semblait être carrément une prof. Ou alors, il s'en foutait complètement. Dans ma tête, j'entendis Brigid pousser un soupir suivit d'un « les jeunes », désespérée. Ça me fit sourire sans que j'm'en rende compte et j'restais parler avec elle, la taquinant gentiment pendant quelques instants.

J'revins au « présent », et si jamais ils avaient dit quelque chose, ça m'avait complètement échappé. J'baissais mon regard sur le groupe ; Asshole, toujours dans les vapes, Mme. Eden appuyant sur la blessure, à côté Mme. Lucy et plus loin, le nerveux. Les autres élèves continuaient de chuchoter entre eux, et quelques rares sanglots éclataient parfois, mais le tout restait silencieux. D'ailleurs, j'remerciais intérieurement que personne n'avait mis de musique comme l'avait demandé la professeur, car ça aurait gâché l'ambiance. Tout ce que nous faisions, maintenant, c'était d'attendre l'infirmière, sans rien faire. Pour dire que cette situation m'agaçait soudainement. Si nous étions - si j'étais encore là, c'était parce que la prof avait peur qu'un autre taré n'se ramène. J'étais dans la meilleure position pour savoir que c'n'allait pas être le cas. Ainsi, j'étais celle qui réalisait le plus que j'perdais mon temps en restant. Pour sûr, le cours était annulé et au lieu de rester là à me tourner les pousses, j'pourrais retourner à ma chambre, me soigner et me changer. D'y penser, ça me paraissait être une super idée.

Jetant discrètement un coup d'oeil à la porte, j'fus secrètement rassurée de voir que Mme. Lucy avait laissé la clef dans la serrure.Baissant la tête, j'attendais que les discussions continuent avant de me lever sans faire de bruit, mon mouvement pouvant soit passer inaperçu soit attirer les regards. Mais ça m'était égal. J'remontais jusqu'à ma place pour récupérer mon sac, que j'mis en bandoulière sur mon épaule avant de redescendre en bas comme si de rien n'était. En passant à côté du nerveux, lui jetant un bref regard, j'hésitais à lui dire de faire comme moi, car il n'servait à rien de rester ici. Sans doute que moi, d'ailleurs, j'ferais mieux de rester là. Mais j'n'en avais plus l'envie, et passer plus tard dans le bureau du Directeur me suffisait amplement. J'décidais finalement de n'rien dire, passant à côté du groupe sans même les regarder et une fois devant la porte, la déverrouillait, l'ouvrait, n'me méfiant pas d'un possible autre agresseur. Parce que j'avais raison, il n'y avait personne dans le couloir. J'sortais et fermais la porte derrière moi sans un regard en arrière. J'n'leur avais pas laissé le temps de réagir, et j'n'comptais pas me faire retenir. Ne perdant pas de temps, j'réajustais une dernière fois mon sac et commençais à prendre mon chemin. Levant le nez, et en même temps alertée par du bruit, j'vis au bout du couloir l'infirmière arriver en courant. J'me disais premièrement que Lawrence avait réussi sa mission ironiquement, lorsque j'réalisais soudainement que la femme n'devait pas voir dans quel état j'étais. Réagissant au quart de tour, j'me tournais légèrement sur le côté pour qu'elle n'puisse pas bien voir mon corps, passant en même temps mon sac devant moi, dissimulant ma chemise déchirée. Orientée dans ce sens, mon visage était difficile à bien voir entre mes mèches de cheveux.

- Ah, Madame, enfin !, j'soupirais faussement de soulagement. Vous nous sauvez ! J'faisais un grand geste du bras pour qu'elle ne puisse pas analyser les bandages de mes doigts, désignant la porte devant moi. Allez-y vite, vite, c'est ici !

Sans stopper sa course, elle passa devant moi en hochant la tête, me remerciant sans doute de lui indiquer le chemin, puis se précipita sur la porte qu'elle ouvrit en grand. Et peut-être qu'elle pensait que j'allais la suivre, mais certainement pas. Son entrée avait dû capter toute l'attention ; j'n'comptais pas ruiner cette occasion. Aussi silencieuse qu'une ombre, j'filais et fus bien vite très loin de ce fichu couloir et toutes les galères qu'il m'avait apportées.

 



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MessageSujet: Re: Module de Biologie - Février 2017 Dim 18 Juin - 8:20

Module de Biologie 2017

by Lucy "Aoife" O'Sullivan



Lucy "Aoife" O'Sullivan






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Début du cours : Lundi 06 Février 2017 à 08h30, désormais 09h15 - Partie 5

HRP:
 


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- Rien en ta présence ne pourrait gâcher ma journée, pas même une attaque armée au sein même du pensionnat. C’est pour dire.

A ces mots je souris franchement à ma si chère collègue et amie, j'aurais pu lui répondre mais ça aurait été trop sentimental et personnel pour laisser mon corps s'exprimer ainsi face à mes élèves. Cela attendra.

- Par contre, s’occuper d’un tel cas n’est peut-être pas l’activité rêvée à faire ensemble. On prendra une soirée pour rattraper le coup, n’est-ce pas ? demande-t - elle a la suite d'un petit rire nerveux suivi de près d'un doux sourire.

Elle lève finalement le visage vers la jeune femme incriminée et d'un air suspicieux, tente de lever le voile sur les mystères qui demeurent.

- Bon, je ne suis pas sûre d’avoir compris la situation. Mademoiselle aux cheveux noirs, si tu pouvais me donner ton nom, ce serait bien, a battu une bande de gars et ce monsieur n’a pas apprécié de perdre contre une fille, ça je capte.

Blue marque un petit temps de pause au cours duquel la dénommée Gwen décline son identité tel que demandé, puis ma collègue se tourne cette fois ci face à l'autre élève dont les doigts ensanglantés dénotent une certaine implication.

- Par contre... Toi ? Je peux connaître ton implication dans tout ça ? Je ne voudrais pas d’un quiproquo qui te mettes en mauvaise posture, et toi non plus, crois-moi.

Un soupire lui échappe,  je me tourne quand à moi vers l'intéressé. J'ai cessé toute action depuis que ma belle a pris la parole et je profite du spectacle pour mieux comprendre ce qu'il s'est passé en amont du cours.

- … J'allais en cours, y avait des types par terre sauf un, dit le jeune homme aux oreilles percées dans un soupire. Y en avait un bien amoché, j'me suis assuré qu'l'allait bien, et puis... J'ai discuté avec c'type pour savoir c'qu'il leur était arrivé et... J'lui ai dit d'emm'né ses potes à l'infirm'rie. C'tout.

Je peux sentir d'ici sa nervosité, il pose sa main sur sa nuque avant de la retirer vivement et regarde finalement ses doigts visiblement couverts de sang séché. Son regard vole jusqu'au blessé et termine sa course sur ma chère Blue.

- Et t'es qui ?

Ce qu’ils sont ennuyeux ces gosses... laisse échapper le sanglier, visiblement frustré du manque d’action actuel.


Mon corps se tend d'un coup tant ma frustration vient de grimper à ces mots. Je ne peux m'empêcher de laisser exploser ma colère au visage de cet effronté.

- Elle n'est autre que ta prof de chimie alors un peu de respect serait apprécié !

Je me lève et retourne à la porte de mon bureau pour observer les élèves installés dans le silence et l'austérité. Aucun n'a osé se mettre dans l'herbe prévue à l'intention de mes fesses de divin mammifère à défenses.

Je respire tranquillement puis m'apprête à me retourner vers ma collègue lorsqu'un léger bruit de porte retentit dans mon dos. Je me fige et écoute,  me doutant que Blue ne demeurerait pas muette comme une tombe si jamais quelque chose devait aller de travers. Un coup d'oeil et c'est le choc : la dénommée Gwen n'est plus là, elle est partie !

- Mais que… bo**el !

Tu ne devrais pas jurer, c'est indigne d'une adulte si raffinée.


- Je m'en tamponne, je panique et j'ai de quoi ! Je suis responsable de cette élève !


Je me précipite vers la porte sans hésiter, à la poursuite de l'élève potentiellement en danger. Je m'apprête à me saisir de la poignée lorsque celle - ci se baisse et que notre super infirmière nationale fait son entrée. Alléluia ! Déjà un soucis de moins, ce dingue va survivre, il est entre de très bonnes mains désormais !

- Dieu merci vous êtes là Nika, on a vraiment besoin de vous ! J'ai un jeune homme inconscient et gravement blessé !

Je me tourne sur le côté pour laisser passer la jeune femme faire son travail puis me met dans l'embrasure de la porte pour regarder si je peux voir où est partie mon élève.

S'il lui arrivait quelque chose… je dois la retrouver !


Non, tu devrais...


- Blue ma belle, tu peux rester ici le temps que je retrouve notre fuyarde ? Tu me sauve !  

...surveiller tes élèves restants. Merci de m'écouter, je me sens utile. Fichue mégère !


Sans prêter gardes aux paroles qui dansent dans mon esprit et partant du principe que ma collègue acceptera, que je n'ai donc pas de soucis à me faire concernant ma classe, je m’élance dans le couloir. Je dois m'assurer qu'il n'y a plus aucun risque notamment en ce qui concerne la jeune femme amochée. J'ai beau avoir agit avec une violence qui ne sied pas à un professeur, je me dois d'agir en tant que tel au maximum. Les conséquences viendront d'elles même, pas besoin d'attendre les bras croisés.

Lorsque j'atteins le bout du couloir, j'ouvre la porte avec virulence d'un coup d'épaule et je tombe nez à nez avec Asulf qui se tient sur le côté et qui avait semble-t-il entendu mes pas et donc évité un joli vol plané.

- Asulf, mais que fais - tu encore là ?

Je regarde nerveusement autour puis me concentre sur le bout du couloir dans un vain effort d'y voir mon élève.

- Tu aurais vu passer une jeune fille pas mal amochée ? L'une de mes élèves vient de partir en cachette...

- Tu parle de Gwen ? Ouais elle est retournée à sa chambre, mais il vaudrait mieux la laisser tranquille, d'autant qu'elle saura se soigner sans problème, crois moi.

- Mais… et si...

- Du calme, tout va bien se passer désormais. Reprend ton calme, ménage tes émotions tu as mérité un peu de paix. Respire, dit-il avec détermination.

Je me laisse soudainement glisser au sol et laisse toutes mes émotions se déverser d'un bloc, causant une crise de tremblement.

- Laisse les émotions s'évaporer, tu retourneras dans ta salle dans deux minutes et tu finiras ton cours. Il ne faut pas se laisser bouffer par ce monde de dingues et oui, c'est moi qui le dit. Je ne suis pas capable d'appliquer ce que je t'explique, ce n'est pas pour autant que je ne te le conseillerais pas à chaque fois.  

Je ferme doucement les yeux et laisse tout s'évaporer. Je me sens flotter. Combien de temps passe tandis que je suis dans cet état d'inconscience ? Je n'en sais rien. Lorsque je me sens prête j’ouvre de nouveau les yeux et constate que mon cousin s'est assis à mes côtés et a posé sa tête sur mon épaule. Il semble en avoir profité pour lui aussi faire le vide. Il semble si attentionné et si fragile, lui qui se pare constamment d'une solide carapace pour se protéger. Il n'est pas l'homme sombre qu'il veut nous faire croire. Je l'aiderais à sortir des ténèbres qui le dévorent bien trop souvent.

Doucement je me met en mouvement, le tirant de son état de léthargie, puis me lève. Je le regarde une dernière fois avant de retourner dans ma salle.

- Tu ferais mieux d'aller te poser sous un arbre pour continuer à faire le vide, ou évidemment aller en cours si tu en as un sur le planning. On se fera des séances de relaxation si ça te dit. Allez j'y retourne, bonne journée mon petit Asulf !

Sitôt dit sitôt fait, mes pas me mènent rapidement devant la porte ouverte de ma classe dans laquelle je me glisse avant de proclamer haut et fort la fin du cours, un oeil posé sur l'horloge.

- Je vous remercie pour votre calme et votre écoute en début de cours, je vais devoir vous libérer mais sachez que je vous recontacterai concernant un cours de rattrapage. Je ferais au mieux et au plus juste, la situation étant exceptionnelle.

Je me tourne vers ma chère collègue et la regarde avec un grand sourire compatissant, trahissant la compassion et gratitude à son égard.

- Je remercie grandement Mme Eden qui m'a aidé à gérer la situation de crise et qui vous a surveillés en mon absence. Allez-y maintenant vous pouvez filer, vous ne craignez plus rien. Bonne journée à vous !





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