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Autour d'un repas chaud
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MessageSujet: Autour d'un repas chaud Lun 6 Fév - 2:49

Autour d'un repas chaud


Blue Zenith Eden | Lucy "Aoife" O'Sullivan




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Je m’assois lentement sur le canapé que m’a désigné Aoife et pose doucement mon menton sur la paume de ma main. L’appartement de ma collègue est plutôt insolite. Impossible de ne pas remarquer qu’elle adore le skate, c’est la moindre des choses que je puisse dire. Que ce soit les dizaines de planches qu’elle garde un peu partout ou les pièces qui sont omniprésente dans le design. Il y a même un banc fait avec un skate. On se croirait dans un nouveau monde.
Lorsqu’Aoife m’interpelle, je me tourne docilement vers elle. Avec son grand sourire, elle me propose quelque chose à boire, et j’accepte avec une certaine réserve, même si intérieurement, c’est le gros bordel. Je ne me suis jamais retrouvé chez quelqu’un pour juste prendre un verre ou manger. J’ai l’impression d’être une ado stressée par un premier rendez-vous ! Je me sens à la fois tellement ridicule et pourtant… J’aurais presque l’impression de contrôler la situation.

- Ce n’est pas si différent d’un premier rendez-vous, non ?

- Tu as sans doute raison… Mais je suis une adulte. Je ne devrais pas avoir ce genre de réactions.

- Je ne vois pas ce qu’il y a de mal avec le fait de rougir. Et puis, elle t’a bien dit qu’elle voulait être la meilleure amie que tu pourrais avoir, non ?

Je ferme les yeux en me rappelant ses paroles. C’est effectivement ce qu’elle m’a dit. « Si tu veux de moi comme amie, alors je serai la meilleure amie que tu puisses avoir, la plus fidèle et proche. Le souhaites-tu ? »
Comme l’idiote que je suis, j’ai simplement détourné le regard et hoché la tête. Je suis tellement nulle en relations humaines ! Dès que je suis embarrassée, je fais n’importe quoi ! C’en est la preuve irréfutable. Je soupire et regarde Aoife s’activer dans la cuisine pour nous préparer un petit quelque chose. Je commence à avoir faim. Ça fait quelques heures que nous sommes ensemble, et je ne saurais dire l’heure. Le fait est que je n’ai pas mangé depuis un moment et que pour moi, les trois repas par jour sont d’une importance capitale.
Dans le dos de ma collègue, ses cheveux ondulent au rythme de ses mouvements. C’est étonnamment captivant. Je songe à ce dont nous avons parlé par rapport à son corps. Apparemment, elle ferait quand même le nécessaire pour se tenir en forme, avec de la musculation. Elle a aussi fait de la danse, ce qui explique pourquoi elle se débrouillait si bien sur la piste. Ah, j’ai de la chance d’avoir rencontré une personne comme elle. J’ai l’impression qu’elle change quelque chose. Elle bouscule un peu mon univers. Pas de la même façon que Leyah, mais pourtant… C’est aussi déstabilisant.
Incapable de rester assise plus longtemps, je m’approche d’elle avec un regard mystérieux et un visage désintéressé.

- Je peux faire quelque chose pour t’aider ?

Avec un petit rire, elle m’indique la recette qu’elle prépare et me décris avec enthousiasme comment elle compte ajouter sa petite touche personnelle. Je sens une pointe de fierté dans sa voix et je laisse échapper un petit sourire amusé. Elle semble vraiment enthousiaste par rapport à ce repas. Je m’installe pas loin d’elle et prend la boisson qu’elle me tend.

- Tu as fait tes études au pensionnat, puis tu es venue y enseigner, alors ça fait longtemps que tu te promènes à Galway, non ? Est-ce que tu as pu visiter un peu le monde ? Tu habitais loin d’ici avant ?

Mes questions sont posées avec innocence, mais je suis sincèrement curieuse. Je me demande si elle a beaucoup voyagé, comme moi, ou si elle est cantonnée dans ce pays depuis belles lurettes. Ce serait amusant qu’elle ait passé des vacances au Canada, je pourrais l’interroger sur ce qu’elle en a pensé. Le pays où j’ai vécu est à la fois si loin et si proche dans ma mémoire. J’ai l’impression que la dernière fois que j’y étais, c’était dans une autre vie. Depuis combien de temps n’ai-je pas revu ma famille ? Un long moment. Je me demande comment ils vont. En fait non, je m’en fiche pas mal. Mon père court sans doute encore à droite à gauche, et ma mère doit être dans une énième dépression. Je suis bien contente de ne pas entendre parler d’eux. Je me demande s’ils ont essayé de me contacter…

- Tu n’as pas une très bonne relation avec tes parents ?

J’ai un rire sarcastique, ce qui attire l’attention de Lucy. Je la rassure en me justifiant par un petit : « le Lapin », puis je lui réponds mentalement.

- Je n’ai pas de relation avec eux du tout. Je ne pense même pas leur avoir donné ma nouvelle adresse mail. Je suis bien contente d’être indépendante et de ne plus vraiment leur parler. Je ne suis pas tant proche de ma famille.

- C’est dommage. Comment tu ferais pour savoir s’il leur arrivait quelque chose ?

- Je suis en contact avec mes anciens collègues, qui connaissent mon père. Ils me tiendront au courant s’il se passe quoi que ce soit.


Je hausse les épaules. Le Lapin ne semble pas comprendre que je puisse me détacher aussi facilement de ma famille, mais sincèrement, ce n’est pas sorcier. Nous sommes différents, alors pourquoi je resterais avec eux ? Enfin. Je me tourne vers Aoife. Elle seule mérite mon attention en ce moment. Je ne devrais même pas penser à mes parents.

- Un jour, tu viendras visiter le Canada, c’est tellement beau ! Je suis sûre que tu adorerais le kayak sur le fleuve, en été. Ca fait longtemps que je n’en ai pas fait, alors je ne dirais pas non à un après-midi à pagayer. Et puis, je pourrais te mettre la crème solaire.

Et sur ce, je lui fais un petit clin d’œil. Je n’ai pas changé d’avis quant à notre relation, mais je veux la rassurer, parce que j’ai bien vu que mon refus l’a surprise. Je ne voulais pas la mettre dans l’embarras, alors j’espère que mon attitude la rassurera.

- J’aimerais bien voir le Canada, moi aussi. Ça doit être très dépaysant, comparé à la Chine.

Je perds un peu mon sourire.

- Tu serais dépaysé même si je t’emmenais en Chine. Depuis le temps, ce n’est clairement plus la même chose.

Je m’avance de nouveau vers Aoife pour voir comment la préparation du plat avance.

- Tu n’as jamais pensé à aller visiter la Chine avec ton Dieu ? Je ne sais pas quelle réaction aurait le sanglier devant le spectacle, mais je suis à peu près sûre que la Lapin serait triste de voir ça.

Je sens le Lapin se « figer » en moi.

- Triste ?


Je hausse les épaules et continue de m’adresser à ma délicieuse collègue.

- Ça doit être tellement différent de leur époque, même si je ne suis pas vraiment calée dans l’histoire de la Chine.

Je souris aux appétissantes odeurs qui montent de la préparation et termine lentement ma boisson. J’ai envie d’en apprendre plus, toujours plus, à propos d’Aoife. Un bon repas chaud nous rendra toutes deux plus bavardes.

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MessageSujet: Re: Autour d'un repas chaud Jeu 16 Fév - 0:49

Autour d’un repas chaud



Blue Zenith Eden | Lucy "Aoife" O'Sullivan






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- Chaud devant, l’ouragan arrive ! criais-je en arrivant à ma porte avant d’éclater de rire.

Déverrouillant la serrure, je pénètre dans ma somptueuse demeure et propose instantanément à ma jolie collègue de poser son divin postérieur sur le canapé qui est mien, ainsi qu’une boisson. Suite à cela, je file illico presto dans la cuisine -non sans m’être mis pieds nus et retiré mon mini-short, ne gardant que robe et lingerie- pour commencer mon oeuvre. Festin j'ai promis, festin je ferais !

Hé l’excitée, ça te dirait de lui servir un alcool bien fort ?


Tu m’as pris pour qui ?! Soit elle m'accepte en étant sobre, soit je garde mes distances.


Tu n’es pas drôle !


C’est comme ça que vous faites entre dieux ? Par pur esprit de contradiction, je vais lui faire un smoothie comme elle m’a laisse le choix.


Et sinon c'est quand que tu deviens sympathique envers ton dieu ? Tu es sensée être devenue bienveillante, je n'ai pas envie de voir ce que c'était avant !


Devenir sympathique avec toi ? Quand tu arrêtera de ronchonner comme une grand - mère asthmatique, donc jamais ! Et je suis bienveillante, avec les autres.


Un petit sourire taquin sur le visage, je me saisis du blender et m’occupe de la boisson de ma camarade avant de vraiment commencer ma recette.

- Je t’apporte ta boisson dès qu'elle est prête ma belle !

Mes pensées vagabondent tandis que mes mains reproduisent ce que j'ai appris à l’île de la Réunion. Mon esprit se perd et heurte des souvenirs frais, datant de seulement dix petites minutes.

Meilleure amie… cela résonne et pourtant je viens tout juste de le dire. Ce n'est pas tant mes paroles qui demeurent gravées que le fait qu'elle se soit contentée de détourner la tête avant de donner son approbation d'un signe de tête. Zhū ne s'est d'ailleurs pas gêné pour râler sur l'indécision de ma “chérie” comme il aime l'appeler.

Je coupais mécaniquement les saucisses lorsque la voilà qui surgit derrière moi me faisant sursauter.

- Je peux faire quelque chose pour t'aider ?

La surprise passée, j’éclate de rire avant de lui répondre.

- Oh non ne te tracasse pas, je devrais bien y arriver toute seule ! Et puis… c'est du porc, Grouik saura bien me conseiller sur la cuisson de son petit cousin !

Je ne m'appelle pas Grouik ! réplique ce dernier de sa voix rauque.


Ma chère Blue s'assoit au bar, j'en profite donc pour lui servir sa boisson qui est désormais prête.

- Je t'aurais bien fait du jus de carottes mais hélas je n'ai pas de quoi ! Cela aurait plu à ton lapinou. Faites place, l'avion va atterrir ! dis - je en déposant le verre devant elle a la suite d'un grand mouvement circulaire très enfantin. C’est garanti sans alcool ! Ananas, menthe, citron vert et kiwi !

Je retourne à mon ouvrage et une fois le couteau bien en main je la regarde avec un air faussement criminel.

- Fais attention, sinon tu vas finir en julienne Lepers !

J’éclate de rire vivement à cette blague vaseuse puis change de sujet.

- Je te prépare un rougail saucisse à la tomate, excellente recette que j'ai appris à l’île de la Réunion avant l'interdiction totale de surf. La bonne époque… Je rajoute un souffle de gingembre, cela n'apporte que des bonnes choses, en plus d'être aphrodisiaque. Génial, non ?

Un nouveau rire qui est cette fois accompagné d'un clin d'oeil innocent. Elle semble attendre mon calme puis me questionne.

- Tu as fait tes études au pensionnat, puis tu es venue y enseigner, alors ça fait longtemps que tu te promènes à Galway, non ? Est-ce que tu as pu visiter un peu le monde ? Tu habitais loin d’ici avant ?

- C’est exact, je suis né et ai vécu toute ma vie ici. Je suis venue au pensionnat dès la seconde à la suite d’une invitation du directeur, il appréciait mon sérieux dans les études et je le remercie car j’ai adoré ces lieux. Après quelques mois, j’ai rejoint les M et je me suis spécialisée en biologie, j’ai obtenu mon diplôme et après deux ans à l’extérieur, me voilà revenue. Le papy a beaucoup insisté et j’avais envie d’enseigner alors j’ai accepté. Faut dire qu’il s’accroche à ses étudiants “spéciaux” ce vieux bougre, c’est le cas de le dire !

Je me sers également un verre puis continue sur ma lancée.

- Je n’ai guère visité en dehors des compétitions de skate aux USA et l’ïle de la Réunion où j’ai appris à surfer avec...elle.

Je déglutis un coup puis la regarde, elle ne bouge plus et doit sûrement discuter avec le lièvre. Les nouveaux possédés sont faciles à déceler. Un petit rire sarcastique lui échappe, elle confirme mes soupçons et m’indiquant qu’il s’agit de son dieu, faisant répliquer Zhū.

Elle n’a pas intérêt d’être cruelle avec lui ! Elle devrait l’aider à comprendre plutôt que le maltraiter !


- Un jour, tu viendras visiter le Canada, c’est tellement beau ! Je suis sûre que tu adorerais le kayak sur le fleuve, en été. Ca fait longtemps que je n’en ai pas fait, alors je ne dirais pas non à un après-midi à pagayer. Et puis, je pourrais te mettre la crème solaire.

A ces mots, je la regarde dans les yeux, ne dissimulant en rien mon excitation. Elle répond d’un clin d’oeil à mon intention.

Mais… elle réinvente le sens du mot indécis !


Clairement, ou alors je suis juste trop bête pour la comprendre.


- Tu n’as jamais pensé à aller visiter la Chine avec ton Dieu ? Je ne sais pas quelle réaction aurait le sanglier devant le spectacle, mais je suis à peu près sûre que la Lapin serait triste de voir ça. Cela doit être tellement différent de leur époque, même si je ne suis pas vraiment calée dans l’histoire de la Chine.

Un sourire et la voilà qui engloutit sa boisson alors même que je n’ai pas encore touché la mienne. J’abandonne mon ouvrage un instant pour la rejoindre et boire une gorgée.

- J’ai toujours voulu visiter le Canada, c’est un si joli pays… je favorisais les compétitions de skate. Mais bon, faut quand même réussir à convaincre des amies de m’accompagner, ce serait la dépression d’aller seule en voyage !

Je marque un temps d’hésitation puis finis par lâcher une grimace.

- Rhaa, tu me donne tellement envie ! Surtout pour la crème solaire, j’aimerai tant poser mes mains sur ta douce peau, enduire chaque centimètre
qui est découvert. Le pied ! En tout amitié évidemment.

Je ris un bon coup puis engloutit le reste de mon smoothie au point d’avoir un petit écoulement au coin de la bouche, je repars cependant cuisiner sans le savoir.

- La Chine je ne sais pas… je n’ai jamais été attirée par ce pays, il est si froid, si terne. J’irais un jour, pour Zhū, bien que je lui répète inlassablement le contraire chaque matin. Oh mais quelle vilaine fille je suis ! Mais au fait, tu me parle du Canada, tu en viens ? Ce serait donc la clé de ton si charmant petit accent ?

Je ris de plus belle en la regardant dans les yeux, au point de me couper avec le couteau, déconcentrée.

- Aïe ! Mais quelle bêta, mais quelle cruche, je me suis coupée !


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MessageSujet: Re: Autour d'un repas chaud Dim 26 Fév - 20:15

Autour d'un repas chaud


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Le smoothie d’Aoife était tout simplement délicieux. Le repas promet de l’être tout autant, d’ailleurs, si je me fie aux douces odeurs qui montent à mes narines. Contrairement au Lapin qui panique lorsque l’on mange ses semblables, le Sanglier ne semble pas s’en faire, prêt à donner des conseils pour la cuisson, même, selon ma collègue.

- Il doit se sentir honoré que sa viande soit consommée.

- Et toi ? Pourquoi est-ce que tu n’es pas d’accord avec lui ?

- Je ne suis pas un animal fait pour la consommation !

Je lève les yeux au ciel, peu convaincue. Mais oui, mais oui.

Aoife a répondu à mes questions, m’informant qu’elle a effectivement étudié à Immortalia et qu’après deux ans à l’extérieur, le Directeur a insisté pour qu’elle revienne enseigner la biologie, matière dans laquelle elle s’était spécialisée. Intéressant.
Aussi, elle n’a jamais visité le Canada, même si ce n’est pas l’envie qu’il lui manque. Elle a simplement priorisé les compétitions de skate, qui l’ont conduite aux USA ainsi qu’à l’île de la réunion, où elle a appris à surfer. Et puis, comme elle dit, voyager seule, c’est la dépression. Je pouffe à ses mots, parce que j’aime beaucoup voyager seule. Je trouve que ça permet de se recentrer sur soi-même et en général, je n’aime pas la compagnie, alors… Je comprends pourtant qu’elle soit comme ça. En la voyant, toute lumineuse et gaie, véritable moulin à parole, il serait bizarre de la voir voyager seule.
Pour ce qui en est de la Chine, bien que le pays ne l’attire pas vraiment, elle ira certainement un jour, pour son Dieu. Comme moi, dans le fond. Il faudra que j’y aille.
Elle me questionne alors sur mes origines et je souris en répondant, songeuse.

- Oui, je viens du Canada. Du Québec, plus précisément. L’accent est un peu plus flagrant quand on vient de l’est, je te dirais.

Je ponctue ma phrase d’un sourire amusé. C’est vrai que les québécois ont un accent beaucoup plus prononcé que le reste des canadiens et il a tendance à marquer plus facilement les gens. C’est l’un des premiers commentaires qu’on nous sert quand on rencontre de nouvelles personnes. « Oh, mais tu as un drôle d’accent ». Phrase la plus entendue par tout québécois qui voyage. Avec le temps, mon accent s’est un peu adouci, mais apparemment, n’a pas disparu. Tant mieux, je suis fière de venir de loin.
En me regardant dans les yeux, Aoife arrête de faire attention au couteau qu’elle manie. Je ne vois pas venir l’accident, et sursaute quand elle pousse un petit cri.

- Aïe ! Mais quelle bêta, mais quelle cruche, je me suis coupée !

Je me précipite à ses côtés. Effectivement, un peu de sang perle à son doigt, preuve de la coupure. Je ne pense pas être d’une grande utilité –ce n’est qu’une petite coupure après tout- mais je me sens quand même concernée. Je lève les yeux vers elle, inquiète.

- Ca va ?

En rabaissant mon regard vers ses doigts, je ne lui laisse pas le temps de dire quoi que ce soit et saisit sa main. Hum, c’est bon, ce n’est pas très sévère ou profond. En plus, ça saigne à peine. Je soupire de soulagement. Bon, ce n’est pas pour autant que ça ne demande pas de petit traitement.

- Ça ne saigne pas beaucoup, tu devrais passer ça sous l’eau.

Merci Captain Obvious. Je suis débile sérieux. C’est pas comme si elle allait commencer à repeinturer les murs de son appart avec le sang sur son doigt, soyons logiques deux secondes. Elle sait probablement comment agir dans ce genre de cas. Je la laisse aller vers l’évier et enchaîne.

- Est-ce que tu as de quoi désinfecter et des pansements dans ta salle de bain ?

Elle m’indique que oui et je vais chercher ce qu’il faut. Je ne tarde pas trop à trouver ce que je cherche. Après tout, il n’y a pas milles endroits où cacher des pansements dans une salle de bain. Lorsque je reviens, j’insiste pour lui mettre le plaster moi-même. Très précautionneuse et délicate, j’appose la petite bande en faisant attention. Concentrée, je ne fais pas attention au regard d’Aoife. Oui, apposer un pansement, c’est quelque chose de très sérieux, ok ? Lorsque je finis, je souris et la relâche.

- Voilà, ça me semble bien.

Ok, j’ai peut-être été trop intense. Ou pas ?

- Tu lui as juste apposé un pansement, tu sais.

- Effectivement, merci de souligner l’évidence même, Lapinou.

- Désolé…

Je secoue la tête et invite ma collègue à continuer le succulent repas. Je propose bien sûr mon aide pour disposer les couverts et après que j’ai insisté, Aoife est obligé de me laisser faire, voyant bien que je ne tiens pas en place dans cet environnement qui n’est pas le mien. J’ai besoin de faire quelque chose, je suis trop peu habituée à être reçue chez quelqu’un dans un cadre amical. En attendant qu’Aoife finisse de préparer sa fantastique recette, je continue de l’interroger, parce que je n’ai vraiment rien d’autre à faire et que ça commence à me stresser un peu. Moi ? Angoissée pour rien ? Nooooooon.

- Comment tu as trouvé la Réunion ? Je n’ai jamais eu la chance d’essayer le surf. Ça a l’air plutôt cool.

Je la regarde pendant qu’elle répond et essaie de l’imaginer en train de surfer. Elle doit vraiment avoir tout un style. Ça doit être une vue des plus agréables !

- T’es pas un peu illogique ?

- Quoi ? Bien sûr que non. J’ai refusé ses avances pour ne pas avoir à payer les conséquences d’une relation avec une collègue. Rien ne m’empêche de m’imaginer ce que je veux. Si nous n’avions pas travaillé ensemble, je ne l’aurais pas repoussé.

- Hum…

Je soupire face à la perplexité du Lapin. C’est logique, non ?


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MessageSujet: Re: Autour d'un repas chaud Sam 18 Mar - 1:39

Autour d’un repas chaud



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Tu es vraiment pas douée ma parole ! Arrête de fantasmer sur ta jolie collègue et concentre toi sinon on va finir manchot avant d'avoir pu ouvrir la bouche. Dans la nature, un animal blessé est voué à la mort.


Je ne suis pas dans la nature et cette blessure est bénigne, je suis juste surprise. Tu sais très bien que j'ai connu pire.


Je n'avais pas pris attention mais Blue s'est précipitée à mes côtés et avant que je n'ai pu la rassurer ou même esquisser un geste, elle laisse exploser son inquiétude.

- Ça va ? me demande - t - elle en regardant mes mains pour se saisir de celle incriminée malgré mes protestations. Puis dans un soupire, elle laisse place au soulagement : Ca ne saigne pas beaucoup, tu devrais passer ça sous l'eau.

Je traîne mon délicat fessier jusqu'à l'évier dans le but de nettoyer la coupure, mais ma chère ne semble pas s'épuiser de sitôt.

- Est-ce que tu as de quoi désinfecter et des pansements dans ta salle de bain ?

- Oui oui, j'ai une pharmacie plutôt bien garnie. Tu sais avec le skate, il vaut mieux avoir de quoi.

Elle tourne les talons et mon regard tombe sur ses délicieuses fesses de lapine. Joueuse, je ne peux m'empêcher de lâcher une plaisanterie.

- Évite de trop fouiller, tu risquerais de tomber sur mes jouets.

Je rigole bêtement, certaine de ne pas avoir été entendue. Heureusement.

T’es pas croyable...


Ni croyante et pourtant je me porte bien, tête de cochon que tu es.


Tais toi.


Non.


Si.


Noooon.


Siiii.


Le retour en furie de ma belle coupe court à nos enfantillages, elle ne me laisse pas le choix et s'occupe de m'appliquer elle même et avec le plus grand soin le pansement. Elle est si concentrée que mon regard déviant lui échappe, j'ai pu lorgner sur sa belle poitrine. Je suis irrattrapable.

Son officine terminée, elle lâche un magnifique sourire et libère finalement ma main.

- Voilà, ça me semble bien.

Suite à cela elle me laisse continuer ma cuisine non sans me proposer d'installer la table. J'ai beau me débattre, elle obtient gain de cause après moult insistance et parce que j'ai décelé le stress qui l'animait.

- Comment tu as trouvé la Réunion ? Je n'ai jamais eu la chance d'essayer le surf. Ça a l'air plutôt cool.

Je m'arrête net dans ma préparation. Mon coeur s'emballe. Son regard est doux et curieux, elle ne pouvait savoir sur quoi elle a mis le doigt.

- Je… n'y retournerai plus. J'en serai incapable. Je n'ai aucun soucis avec l'île en elle même ou ses habitants -ceux - ci sont formidables- mais mes souvenirs… ou plutôt cauchemars...

Je marque un temps de pause de quelques secondes au cours desquelles je me crispe. Une larme perle sur ma joue.


- J'y étais avec l'une de mes meilleures amies de l'époque, nous n'avions que vingt deux ans. Originaire de l'île, elle m'avait invité chez sa famille qui m'a d'ailleurs appris cette recette. J'étais si bien là-bas… nous sommes tombées amoureuses l'une de l'autre.
Elle m'a appris à surfer, c'était une excellente pédagogue, elle aurait été un professeur formidable.

Je reprends ma respiration, repoussant l'inévitable. Je dois évacuer tout cette pression sans quoi je vais imploser.


- Un matin nous sommes allées profiter de la bonne houle, les vagues étaient géniales. Un champion de surf était même présent et après une bonne heure, nous avons fait une pause pour observer les plus expérimentés.

Je déglutis mais ma gorge est si sèche que ça m'en fait mal aussi je me sers un verre d'eau et le bois cul sec avant de poursuivre, fuyant le regard de ma collègue.

- Elle est morte. Une femelle requin tigre l’a saisie à la hanche, elle était si proche de moi que j'aurais pu la toucher en tendant le bras. Si j'avais eu des pouvoirs de guérison, peut être que j'aurais pu la sauver. Ça aurait pu être moi. Ça aurait dû être moi !

Je laisse éclater ma rage en frappant de toutes mes forces -divines ou non- sur le plan de travail, puis m’effondre en pleurs.


- Elle est remontée à la surface et je l'ai ramenée sur la plage à l'aide des autres surfeurs. C'était trop tard, ses yeux rougis par la douleur commençaient déjà à se fermer. L'artère fémorale était sectionnée. Elle est morte dans mes bras, sur la plage.

Je me souviens encore des vagues qui venaient s'échouer sur nous, tentant vainement de balayer le sang dont j'étais maculée. Je revois ses yeux vitreux quand je dors, le reflet de la douleur ne parvenant pas à dissimuler tout l'amour qu'elle me portait et qui était gravé sur sa rétine.

Je marque une petite pause, je tente de sécher mes larmes mais le flux n'est pas totalement tari.


- Désolé, je ne voulais pas te faire subir ça. Je vais sauver l'ambiance,  je te le promet. Ma préparation culinaire est terminée, il faut laisser mijoter une bonne heure désormais.  Ça te dit que je te fasse un massage du dos ? Ça va me détendre de m’occuper de toi ma belle. Installe-toi sur le canapé si ça te dit, j'arrive.

Je me précipite dans le salon et me rend vers un pot de fleurs situé dans un coin de la pièce, puis ferme les yeux.

Pardonne moi mon amour, une partie de mes sentiments demeurent gravés dans le sable de cette fichue plage. Quoi qu'il arrive je ne t'oublierais jamais et honorerais ta mémoire. Quoi qu'il arrive ! Et je respecterais ton souhait de toujours : être heureuse, sourire. Je me dois de profiter de mon temps sur Terre.


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MessageSujet: Re: Autour d'un repas chaud Dim 2 Avr - 23:07

Autour d'un repas chaud


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Je sors de ma discussion avec le Lapin et relève la tête vers Aoife. Elle s’est immobilisée, tendue, comme paniquée. Sa voix tremble légèrement lorsqu’elle reprend le parole et je fronce les sourcils, inquiète.

- Je… n'y retournerai plus. J'en serai incapable. Je n'ai aucun soucis avec l'île en elle même ou ses habitants -ceux - ci sont formidables- mais mes souvenirs… ou plutôt cauchemars...

Je cligne des yeux plusieurs fois, perplexe. Quoi ? Puis je réalise le sens de ses paroles et me rend compte que je n’aurais jamais du poser cette question. Je fais mine de m’avancer vers elle pour m’excuser et dévier le sujet sur autre chose, mais…

- J'y étais avec l'une de mes meilleures amies de l'époque, nous n'avions que vingt deux ans. Originaire de l'île, elle m'avait invité chez sa famille qui m'a d'ailleurs appris cette recette. J'étais si bien là-bas… nous sommes tombées amoureuses l'une de l'autre. Elle m'a appris à surfer, c'était une excellente pédagogue, elle aurait été un professeur formidable.

Elle prononce ces paroles tandis qu’une larme solitaire coule sur sa joue. Ma gorge se serre tant je peux sentir la tristesse qui émane de ma collègue. Le fait qu’elle parle d’elle au passé m’inquiète d’autant plus, et ma curiosité tombe. Je ne veux pas en savoir plus. Le passé d’Aoife ne me concerne pas, et surtout je ne veux pas qu’elle se sente forcée de m’en parler. Mais… D’un autre côté, je me vois mal l’interrompre. Je me fige donc à mi-chemin entre elle et la table et la laisse continuer. Soit elle se taira et détournera le sujet d’elle-même, soit elle continuera, et j’écouterais, comme se doit de le faire toute amie. Aoife inspire et expire irrégulièrement, mais je comprends qu’elle essaie de reprendre son souffle. Lorsqu’elle reprend, sa voix est un peu plus assurée, quoique toujours plongée dans le passé, que je crains de plus en plus, comme une bombe à retardement qui risque d’exploser d’un moment à l’autre.

- Un matin nous sommes allées profiter de la bonne houle, les vagues étaient géniales. Un champion de surf était même présent et après une bonne heure, nous avons fait une pause pour observer les plus expérimentés.

Je baisse les yeux, respectueuse de ce pan de vie que m’offre ma collègue, dans un élan de confiance et de tristesse. J’entends dans sa voix que les images repassent dans sa tête, qu’elle se revoit avec son amie sur le bord de cette mer sublime, contemplant les professionnels. Je sais qu’elle revoit devant ses yeux le magnifique ciel bleu de cette matinée et les vagues les défiant. Je l’entends dans sa voix, je le vois dans sa posture, je le sens, simplement. Je serre les dents, m’évitant de dire quelque chose de déplacé ou de couper le moment. Le Lapin suit mon exemple, silencieux comme une tombe. Aoife reste elle aussi silencieuse et se sert un verre d’eau, toujours plongée dans ce cauchemar qu’elle me décrit et que je découvre pièce par pièce. Elle avale le tout d’une seule gorgée puis, toujours sans me regarder, continue.

- Elle est morte. Une femelle requin tigre l’a saisie à la hanche, elle était si proche de moi que j'aurais pu la toucher en tendant le bras. Si j'avais eu des pouvoirs de guérison, peut être que j'aurais pu la sauver. Ça aurait pu être moi. Ça aurait dû être moi !

Je sursaute quand Aoife frappe d’un coup sur le plan de travail. Au fil de ses mots, j’avais l’impression de voir se former devant moi un fragment de sa mémoire, une part d’elle qu’elle me dévoile avec tant de douleur. Mon amie s’effondre, en proie aux pleurs, et je fais un autre pas en avant. Je ne peux pas intervenir avant qu’elle ait fini, je ne saurais pas quoi dire, mais je veux lui montrer que je suis là, à ses côtés, aussi inconnue que je puisse être à ses yeux.

- Elle est remontée à la surface et je l'ai ramenée sur la plage à l'aide des autres surfeurs. C'était trop tard, ses yeux rougis par la douleur commençaient déjà à se fermer. L'artère fémorale était sectionnée. Elle est morte dans mes bras, sur la plage.

Je me mords la lèvre inférieure en imaginant une femme mourante dans les bras d’Aoife, attaquée par un requin pendant une journée si parfaite. Bien que je ne puisse comprendre les sentiments qui la bousculent, je compatis, parce que je sais la douleur affreuse, parce que je veux l’aider et parce que la voir pleurer me fait mal. Elle renifle et tente de sécher ses larmes, mais celles-ci continuent de couler, indifférentes à sa volonté. Je reste muette, soutien silencieux posté derrière elle. Je ne saurais pas quoi faire, même si on me forçait à intervenir. Je ne suis pas bonne pour gérer ce genre de situations.

- Désolé, je ne voulais pas te faire subir ça. Je vais sauver l'ambiance, je te le promet. Ma préparation culinaire est terminée, il faut laisser mijoter une bonne heure désormais. Ça te dit que je te fasse un massage du dos ? Ça va me détendre de m’occuper de toi ma belle. Installe-toi sur le canapé si ça te dit, j'arrive.

J’ouvre la bouche pour lui dire quelque chose, je sais pas quoi, mais elle se sauve immédiatement après sa proposition. Je reste immobile un moment, incapable de me mettre d’accord avec moi-même sur comment agir pour elle. Je ne lui poserais pas de questions, évidemment, mais… Est-ce que je dois faire comme si de rien n’était ? Est-ce que je dois lui faire un speech sur mon éternel soutien parce que je l’apprécie ? Est-ce que… Je supplie le Lapin de me donner un indice, mais il reste absent, décidé à ne pas intervenir. Les affaires humaines sont peut-être trop complexes pour lui, après tout. Toujours un peu indécise, je me dirige tout de même vers le salon et m’assoit comme demandé sur le canapé. Je veux pouvoir lui dire quelque chose, je le dois. N’est-ce pas ce que toute amie ferait ? Lorsqu’elle réapparaît dans mon champ de vision, je reste silencieuse, même quand elle se dirige vers moi. Une fois assez proche, pourtant, je suis poussée par… Va savoir quoi, et je lui saisis délicatement la main. Aoife est forte, je le sens, et je ne pense pas que la prendre en pitié soit la meilleure chose à faire, parce que ce serait lui manquer de respect. Je baisse donc les yeux, malhabile avec les mots, et délivre quelques paroles maladroites que je veux aimables.

- Merci de t’être confié à moi. Tu n’étais pas obligée, ni rien, alors… Heu… Merci de me faire confiance, je vais essayer de me montrer digne de… De ce que… tu me portes. Aoife.

Je me maudis pour mon incapacité sociale à être aimable et douce, puis relève la tête vers elle, un peu embarrassée par ma nullité. Son regard m’inspire quelque chose de flou et j’ouvre la bouche pour dire quelque chose d’autre, mais la referme parce que… En fait je sais pas ce que j’aurais dit, de toute façon. Étrange feu qui brûle dans ma poitrine et qui se propage délicatement dans mes joues.


HRP:
 





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Si Blue passe ses nerfs sur vous en #0066ff, offrez-lui une mousse au chocolat, ça ira mieux !

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MessageSujet: Re: Autour d'un repas chaud Dim 18 Juin - 22:48

Autour d’un repas chaud



Blue Zenith Eden | Lucy "Aoife" O'Sullivan






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Je suis perdue… je suis avec une femme sublime mais je trouve tout de même le moyen de fondre en larmes, et me voilà occupée à parler à un pot de fleur. Si Aiela était vivante aujourd'hui elle se moquerait de ma façon de parler dans le vent. Elle n'a jamais été très familière avec le concept de paradis, et à bien y repenser moi non plus. Je me donne un espoir futile en pensant réussir à communiquer avec la personne qui n'est autre qu'un squelette désormais. Je dois me ressaisir et me focaliser sur le seul hommage qui me tient à coeur : les souvenirs heureux.

Reprenant mes esprits, j'inspire profondément puis expire lentement. Je me sens de nouveau mieux dans ma peau et ma joie folle et maladive repasse petit à petit devant. Ella est un excellent professeur.

Je marque une petite surprise lorsque ma jolie collègue vient me rejoindre et se saisit de ma main avant de s'exprimer timidement avec le coeur :

- Merci de t’être confié à moi. Tu n’étais pas obligée, ni rien, alors… Heu… Merci de me faire confiance, je vais essayer de me montrer digne de… De ce que… tu me portes. Aoife.

Hé bah, si elle savait vraiment ce qu'elle déclenche chez toi et qu'elle souhaite en être digne, elle peut se déshabiller tout de suite. Et toi tu vas tout faire foirer. J'aimerai changer d'hôte s'il vous plaît, quelqu'un m'écoute là haut ?!


Tu es lourd.


Normal pour un porc. Et toi tu te comporte mal avec moi. Bonjour là haut, quelqu'un peut lui dire d'être gentille avec moi ? Allô ?!


Je préfère quand tu es bienveillant, c'est hélas bien trop rare pour l’avatar de la générosité chinoise.


Hé, cesse de me rabaisser à ma personnalité emblématique, je ne suis pas à ce point limité !


N'écoutant plus les paroles ennuyeuses de mon colocataire, je me reconcentre sur ma belle amie qui après avoir voulu dire quelque chose s'est étrangement abstenue. La teinte rose que vient de prendre ses joues est un indice à mon goût. Aurait - elle eu une pensée coquine ? Mon esprit pervers serait donc dans le vrai pour une fois, rassurant de se dire que je ne suis pas totalement obsédée au point d'imaginer à chaque fois malgré l'absence réelle de matière.

Je lui caresse la main avec une infinie tendresse et met l'autre sur sa joue puis la regarde avec amour. Je me retiens de dépasser le cadre de l'amitié une fois encore au risque de la courroucer,  aussi je me lève et me rend dans ma chambre, à côté de mon lit. Quel meilleur endroit pour conserver ses huiles de massage, si ce n'est à portée de main du lieu où je joue avec mes amies ? Je retourne auprès de Blue et lui montre la bouteille en souriant.

- Tu sais ce que cela signifie ? Allez hop hop hop c'est l'heure du massage, met toi en place ! Dénude ce que tu souhaite voir masser, moi je vais aller te préparer un cocktail spécial et préparer de la musique, tu as donc 2 minutes de tranquillité.

Je pose la bouteille sur la table basse et me rend dans la cuisine en courant de gaieté. Je fonce directement dans le placard et en sort le verre à cocktail des îles, avec la paille, la touillette et le petit parasol en papier. J'ouvre le bar et en sort de quoi préparer mon freezin’fire, cocktail mélangeant des saveurs fraîches avec notamment de la menthe et un côté plus exotiques apporté par les fruits de la passion et autres. Peu d’alcool, le but n’est pas de saouler mais d'accroître le côté agréable du moment à l’aide d’un massage gustatif. J'espère qu'elle va aimer, il n'y ai pas de raison. Ceci fait, je me saisis de mon téléphone et connecte le bluetooth.

Tu vas encore mettre une musique que je n'aime pas...


Tant pis, l'important c'est qu'on aime, nous.


Égoïste !


Vas-y boude, fais donc ta tête de cochon !


Je sélectionne finalement l'album Thriller de Michael Jackson. Sympathique et plutôt doux sans être ennuyeux pour autant. Merci à toi Michael pour ta musique, tu me sauve ! Sitôt la musique lancée sur la chaîne hifi du salon, je me saisi du cocktail de ma tendre camarade et je me rend à ses côtés en criant :

- Chaud devant, ich bin la masseuse à domicile, je masse de mère en fille depuis 1348. Et ne t'attend pas à davantage en allemand, je suis nulle en langues ! Es-tu prête pour un massage plein d'amour ?!

HRP:
 



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