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Dans les couloirs de l'université en compagnie d'Ethan M. Shaw [En cours]
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MessageSujet: Dans les couloirs de l'université en compagnie d'Ethan M. Shaw [En cours] Lun 13 Fév - 12:22
Comme souvent le matin, Shellara était de mauvais poil. Outre le fait qu’elle avait le réveil difficile, elle avait eu le malheur d’oublier que depuis quelques jours un autre individu logeait dans son corps. C’est ainsi qu’elle frôla l’arrêt cardiaque quand l’Esprit du Chat la salua avec entrain. Il était assez atypique d’oublier ce genre de chose, mais il faut avouer qu’il était également assez atypique de se retrouver posséder par une divinité.
Retenant une injure peu charmante pour éviter d’attirer l’attention de sa nouvelle colocataire qui, d’après ce qu’elle avait compris, hébergeait elle aussi une entité mythique, elle laissa son agacement mûrir dans son esprit. Si l’Esprit du Chat pouvait lire ses pensées et sentiments, tant pis pour lui ! Elle n’allait certainement pas passer sa vie à tenter de camoufler ses sentiments dans son propre esprit, c’était déjà bien assez fatiguant en dehors.
La situation entre les deux compagnons du destin n’avait pas grandement évolué principalement à cause du fait que Shellara était bien trop frustrée de ne pas comprendre un quart de ce qui lui arrivait. Hier, elle avait passé sa soirée irritée à refuser d’adresser la parole à son dieu car il refusait de lui révéler ce qui allait se passer durant les cours d’apprentissage de Maîtrise des Pouvoirs.

« Chaque chose en son temps. » avait-il proférer avant d’ajouter avec malice : « Après tout, qu’est ce qui prouve que je suis un dieu, hein ? »

L’une des premières choses qu’avait remarqué Shellara à propos de l’Esprit du Chat c’est que l’idée qu’elle doute de cela l’amusait grandement. Il lançait souvent des piques telles que « si je ne suis pas un dieu, alors tu as de sérieux problèmes psychologiques ! » qui n’avait pas pour but de la blesser, elle le savait, mais qui avait le don de l’agacer.
Malgré les évènements de la veille, elle se refusa à ne pas faire preuve de politesse. Une politesse froide et absolument tout sauf sincère mais de la politesse quand même.

« Bonjour Charles, as-tu bien dormi ? »

Seconde chose qu’elle avait constaté, c’est l’affection que l’esprit félin portait au surnom qu’elle lui avait attribué sur un coup de tête.
Ils s’échangèrent des politesses sans fond qui, si elles n’avaient pas été échangées par pensée, auraient fait bailler ceux qui pouvaient les entendre tandis que, distraitement, Shellara entamait sa routine du matin. Ainsi se passait leurs échanges de manière générale, des discussions vides et sans sens. Un processus que la jeune fille tenait à garder entre eux. Charles quant à lui s’essayait parfois à l’humour et à des attentions plus personnelles mais il était bien vite rejeté par Shell. Elle refusait d’ailleurs qu’il la nomme ainsi.

« Nous allons à l’université aujourd’hui, c’est bien ça ? » s’enquit-il.

Le terme « nous » n’était pas vraiment le bon, songea avec aigreur la jeune fille. « Elle » allait à l’université et « il » la suivait comme une sangsue.

« Tu vas à l’université ? » reprit-il comme pour lui rappeler qu’il entendait ses pensées. Néanmoins, son intonation laissa transparaître une certaine douleur.

La culpabilité assaillit le cœur de Shellara qui se décida d’être un peu plus bavarde :

« Oui. Je voudrais me renseigner sur la faculté de droit. Je souhaite faire une licence en droit après le lycée. »
« Tu aimes le droit ? » demanda Charles avec un réel intérêt.
« Euh… Pas réellement. »

C’était la première fois qu’elle se posait la question. Non elle n’aimait pas le droit mais il était sa solution pour combattre les échos de son passé.

« Tu sais… » commença le dieu. « Non, en fait, laisse tomber. »

Shellara n’insista pas.

Quatre heures plus tard…
La jeune fille sortit de la salle d’information de l’université les mains pleines de brochures. Elle avait passé près d’une heure à poser ses questions et à avaler avec avidité tous les renseignements qu’on lui fournissait. Tout en marchant dans les couloirs, ses talons raisonnant de par le peu de présence d’étudiants (devant surement être en classe), elle lisait le programme de ses futures études. Tout cela n’avait l’air guère attrayant…

« Tu devrais faire ce que tu aimes, non ce que tu penses devoir faire. » dit l’Esprit du Chat.

Elle sursauta violemment en glapissant de frayeur et fit tomber ses fiches qui eurent la délicatesse de s’éparpiller de tous les côtés. En robe et en talon, elle allait devoir s’amuser à toutes les récupérer.

- Ecoute moi bien, dieu Chat ou pas, tu commences sérieusement à m’enquiquiner ! s’exclama-t-elle à voix haute sous le coup de l’énervement.

« Désolé… » lui répondit-il d’une voix piteuse.

Avec un soupir irrité, elle s’accroupit pour ramasser ses brochures tout en veillant à ne pas abîmer ou salir sa robe blanche tout en marmonnant pour elle-même :

- Foutu directeur taré, quand il faut greffer des dieux dans le cerveau, là, il y a quelqu’un mais pour donner un mode d’emploi, là, plus personne !
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MessageSujet: Re: Dans les couloirs de l'université en compagnie d'Ethan M. Shaw [En cours] Dim 19 Fév - 18:29
J’sortais des cours d’art, sac à dos sur l’épaule, d’une humeur agréable, ayant passé les trois dernières heures à peinturer calmement. Le soleil illuminait les salle de classes, excellente journée pour les portes ouvertes de l’université. J’avais pas manqué d’faire part d’mon expertise en matière d’études en art, ventant évidemment les mérites du club le plus awesome d’l’école. J’avais évidemment intéressé un p’tit groupe d’groupies que, bien qu’elle soit mignonnes/mignons pour la plupart, avaient clair’ment pas d’av’nir dans l’club. Avançant dans l’couloir j’vis l’une d’elle me r’garder avec admiration, mais poursuivit mon ch’min.

« Ce sont tes fesses qu’elle regarde Mircea. », m’dit Aphrodite, broyant mes rêves d’artiste d’un coup.

« N’est-ce pas un œuvre d’art en soi? »

« Oui, mais elles sont à moi aussi. Alors tu peux leur dire de déguerpir? »


« Ah! Comme si ça te dérangeait! Avoue, c’est parce que ce sont les miennes, pas les tiennes. »


« C’est ce que j’ai dit, elles sont à moi… », marmonna-t-elle, m’laissait comprendre que j’avais mis l’doigt sur le point sensible.

« Pfff. T’as choisi un mec qui donnait envie. Assume. Et t’inquiètes, elles seraient toutes jalouses si elles savaient qu’t’étais dans ma tête amour! »

Ce p’tit baume sur le cœur jaloux meurtrie d’ma déesse que j’venais d’apposer m’vaudrait une soirée d’tranquillité d’sa part si j’déconnais pas trop et vu l’déroul’ment d’la journée jusqu’à présent, ce s’rait bien.

Avançant dans l’couloir, j’entendis un claquement de talons haut résonnant dans ce dernier. J’aurais r’connu partout. Autrefois source de stress en pensant qu’c’était ma travailleuse sociale, j’avais, en vieillissant, appris à apprécier la beauté de tels accessoires sur une jolie femme et mon attitude envers eux s’était rapid’ment amélioré. J’trouvais l’son plaisant, du moins ceux de bois…pas de plastique…ça sonnait cheap. J’levai donc le r’gard, notant qu’la personne en question était d’vant moi. Jolie blonde à la démarche gracieuse pour ce genre d’échasses. Style classique, élégante, probablement coincé et pompeuse comme la moitié des foutus bourgeois d’l’école. Une chose m’parut étrange après un moment. Alors qu’j’avais crue qu’elle parlait dans un appareil Bluetooth comme elle parlait seule, j’réalisai qu’non…Ses paroles n’laissais aucun doute, la fille était possédée et nouvellement en plus…par un dieu Chat…

J’figeai un moment, réalisant qu’la divinité d’Aelter était probablement d’vant moi en s’moment. C’était officiel, mon chaton avait été exorcisé. Donc probablement mort. Comme Alistair. Malgré toute les affiches mises dans l’école avec Alistair, on avait jamais réussi à r’trouver notre chat. J’avais jamais été particulièrement proche d’Aelter, mais s’tait un élève comme tout l’monde, sa vie valait autant et s’tait la première fois que j’voyais un cas certain d’exorcisme. Ça f’sait réfléchir tout d’même. S’qui m’amena à la réalisation suivante : la nouvelle gueulait vraiment fort pour un couloir où les N passaient autant qu’les M et les quelques rares r’gard présent avaient commencé à s’retourner vers elle en la prenant clairement pour un dégénéré.

- Foutu directeur taré, quand il faut greffer des dieux dans le cerveau, là, il y a quelqu’un mais pour donner un mode d’emploi, là, plus personne !

Immédiatement j’arrivai par derrière et me penchai à sa hauteur alors qu’elle s’affairait à amasser ce qu’elle avait échappé. Décidé à m’assurer qu’elle s’mette la corde au cou tout seul j’allai poser ma main sur sa bouche et le plus calmement du monde m’adressai à elle en m’assurant que personne d’autre m’entendrais.

« Chut! Bonjour! Moi c’est Ethan. Ou Shaw, comme tu veux. J’suis ton mode d’emploi. Règle numéro 1 : On gueule pas dans les couloirs qu’t’es possédée s’tu veux vivre longtemps et éventuellement faire tes études à l’université. »

J’avais constaté en m’penchant qu’elle avait une tonne de feuillet informatifs sur de potentiels études supérieures ici à Immortalia. Elle avait dû passé chez les M depuis peu et s’informait d'ses possibilités. J’relâchai la jeune femme et pris un feuillet au sol.

« Droit hun…J’aurais dû d’viner. Hey qui sais tu m’défendra p’têtre en cours éventuel’ment! C’est quoi ton p’tit nom mon chaton? »

J’levai les yeux vers elle attendant sa réponse et lui signifiant qu’j’avais entendu sa conversation assez clair’ment.

« Ou j’devrais d’mander votre carte p’têtre, madame? », la taquinais-je en la détaillant d’la tête aux pieds.

Pendant s’temps j’m’afférais à l’aider, lui r’mettant les panflets qu’j’pouvais. Une fois fini, j’l’attrapai par la main sans attendre, ni d'mander et ouvrit la première pour sur le côté pour qu’on y entre. Résultat, y s’fait noir. J’tâtonnai l’mur et vers l’plafond pour trouver l’interrupteur. Tirant sur la p’tite chaîne, j’réalisai bien vite que s’tait un placard. Well..ça f’rait.

« Règle numéro 2 : Les placards sont cool pour discuter de ce genre de truc…surtout avec ton mode d’emploi. Non j’déconne, t’auras compris qu’j’ai improvisé, désolé. Attention à ta robe, s’rait dommage d’l’abîmé, elle t’vas comme un gant. »

J’haussai les sourcils lui signifiant mon admiration pour son allure, attrapai la jeune fille par la taille l’attirant vers moi afin qu’elle ne tache pas sa robe dans les pots d’peinture, d’huile et d’produits nettoyant du concierge. Apparemment, les placards étaient lavés moins souvent qu’le reste d’l’école. Fallait aussi dire, qu’sa proximité m’dérangeait pas tellement.

"Oh calme tes hormones!"

"S'aurait été un mec qu't'aurais pas dit pareil hun?! T'inquiètes j'ai rien en tête, j'veux juste discuter Aph. Pas d'stress à avoir."

"Profiteur..."


Ignorant les propos d'Aphrodite, j'retournai mon attention sur la jeune femme.

"Questions? Affirmations? Plaintes? J'suis dispo pour toi."

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MessageSujet: Re: Dans les couloirs de l'université en compagnie d'Ethan M. Shaw [En cours] Lun 20 Fév - 15:55
Alors qu’elle ramassait ses papiers, une ombre la surplomba. Shellara pensa d’abord à un étudiant qui lui venait en aide pour récupérer les derniers papiers et s’en trouva soulagée. Sa position actuelle lui faisait mal aux genoux et plus vite elle en aurait fini, plus vite elle pourrait rentrer pour lire tout ça à son aise. À ce généreux universitaire, elle accorderait un sourire reconnaissant accompagné d’un « merci » poli pour ensuite sans aller avant de devoir faire causette.
Elle n’était donc absolument pas préparée à ce qu’une main vienne se poser sur sa bouche, voilà pourquoi elle ne réagit pas tout de suite, tentant de comprendre ce qu’il se passait. S’arrêtant de regrouper les brochures, elle leva les yeux vers le malotru qui osait avoir un comportement pareil. Pas de merci pour lui, ça, c’était déjà clair.
 
« Chut ! Bonjour ! Moi c’est Ethan. Ou Shaw, comme tu veux. J’suis ton mode d’emploi. Règle numéro 1 : On gueule pas dans les couloirs qu’t’es possédée s’tu veux vivre longtemps et éventuellement faire tes études à l’université. »
 
Hein ? Il y eut quelque seconde où l’on put voir les rouages tournés derrière les yeux de la jeune fille où l’agacement avait été remplacé par de l’ébahissement. Quelques connections cérébrales plus tard, la lumière se fit : Cet Ethan était au courant pour la Possession. La main quitta sa bouche pour ramasser l’un des papiers informatifs.
 
« Droit hun…J’aurais dû d’viner. Hey qui sais tu m’défendra p’têtre en cours éventuel’ment ! C’est quoi ton p’tit nom mon chaton ? Ou j’devrais d’mander votre carte p’têtre, madame ? »,
 
« Shell… » répondit-elle par réflexe sans relever la taquinerie.
 
Nouveau cliquetis de rouages imaginaires et, à nouveau : Hein ? Ne venait-il pas de l’appeler « Mon Chaton ? ». Soit ce gars était beaucoup trop familier (ce qui lui vaudrait une gifle), soit il savait qui logeait dans sa tête (ce qui lui vaudrait également une gifle parce que nom de dieu elle ne comprenait rien). Dans les deux cas, pas de sourire pour lui.
Son cerveau hésitait entre trois réactions :
1. Donner un coup de pied bien placé à cet individu – En robe et en talons, ça promettait. Surtout qu’il lui faudrait se relever et espérer qu’il ait la gentillesse de se mettre bien face à elle pour qu’elle n’ait pas de mal à viser.
2. Hurler à l’agression – Déjà plus correct (et indolore pour le jeune homme sauf si un étudiant membre d’un club d’art martial décidait de la protéger aux poings). Malheureusement, pour cela il fallait qu’elle arrête d’ouvrir et refermer sa bouche à un intervalle d’une seconde à chaque fois (ce qui lui donnait un air de poisson rouge), résultat de sa non compréhension de ce qui se déroulait.
3. Espérer que les pouvoirs dont avait parler Charles étaient réels et pouvaient servir d’armes à « me touche pas sp’èce de malade ».
 
Essayant de former une pensée cohérente dans cette situation surréaliste, Shellara le regarda rassembler ses dernières brochures pour ensuite se faire emmener dans le premier placard venu. Toujours dans un conflit interne entre coup de pied, hurlement et banzai à pouvoir de dieu-chat, elle se laissa faire.
 
« Règle numéro 2 : Les placards sont cool pour discuter de ce genre de truc…surtout avec ton mode d’emploi. Non j’déconne, t’auras compris qu’j’ai improvisé... Attention à ta robe, s’rait dommage d’l’abîmé, elle t’vas comme un gant. »
 
C’en était trop ! Tandis qu’il lui proposait son aide, un carambolage d’insultes se heurta dans la bouche de Shellara et elle fit mentalement la liste de celles qui pourrait le plus faire comprendre à ce « mode d’emploi » ses sentiments à son égard. Elle s’apprêtait à en lancer une bien sentie (pour avoir côtoyé des sportifs par l’intermédiaire de son oncle, elle en avait un répertoire étoffé) quand Charles l’interrompit.
 
« Eh mais c’est le coloc d’Aelter ! » s’exclama-t-il avec enthousiasme. « Transmets-lui mes salutations ! »
 
Ayant encore du mal à se concentrer sur la réalité et les discussions internes, elle explosa. Dans un juron contrastant avec son apparence, elle repoussa Ethan d’un geste brusque. Etant brindille face à lui, sa bousculade la propulsa elle en arrière et elle dut se rattraper au mur pour ne pas tomber. Elle fusilla du regard l’étudiant qu’elle considérait comme responsable de cela et s’énerva :
 
-          Alors écoutez-moi bien tous les deux !
 
Etant donné que l’un de ces « deux » était invisible, elle fixa Ethan avec deux fois plus de fureur. Prenant une inspiration brusque, elle débita à un rythme effréné :
 
-          Toi ! s’adressant là à son dieu. Tu vas la fermer deux secondes, je commence sérieusement à en avoir marre de t’entendre déblatérer des choses incompréhensibles. Je me fiche de savoir qui est le coloc de qui et je ne suis pas un pigeon voyageur, je ne dis bonjour à personne de ta part !

 
Puis pointant son doigt vers Ethan :
 
-          Et toi !
 
Une partie de sa haine s’étant évaporée dans les propos à l’égard de l’Esprit du Chat, elle décida de se calmer avant de continuer. Comme une bouilloire qui laisse s’échapper la vapeur, elle évacua sa rage à l’aide de profonds cycles d’inspiration/expirations. Puis, avec rapidité, elle se recomposa un visage aimable.
 
-          Excusez mon énervement, dit-elle avec une politesse dont la sincérité manquait ostensiblement. Je suis vraiment sous pression ces derniers jours.


Le contraste entre la Shellara de maintenant à celle qui insulte une entité invisible allait certainement pousser son interlocuteur à la prendre pour une tarée mais bon, vu son comportement, il ne devait pas être mieux ! Se rappelant qu’il était au courant pour la Possession, elle précisa donc :
 
-          Celui qui est avec moi (sa voix laissait clairement transparaître son irritation envers Charles) à la sale tendance à me mettre hors de moi.

A cela, Charles ne répondit rien. Tant pis si elle l’avait blessé, c’était de sa faute si elle se retrouvait bloquée dans un placard en compagnie d’un individu bien plus que louche qui semblait ne pas avoir reçu les leçons fondamentales de relations humaines comme « je ne dois pas emmener une demoiselle dans un placard étroit contre son gré ».
 
-          Pourrais-je savoir pourquoi vous m’avez emmenée ici ? demanda-t-elle d’un ton ne laissant aucun doute sur ce qu’elle pensait de ce comportement.
 
« Il t’a proposé de répondre à ses questions », bougonna l’Esprit du Chat. « A chaque fois que quelqu’un parle, tu t’énerves et tu ne l’écoutes pas. »
 
Elle aurait pu s’énerver à nouveau mais le stress cumulé de ces derniers jours la firent craquer. Elle gémit de désespoir en se prenant la tête entre les mains :
 
-          Tais-toi ! Sors de ma tête ! ordonna-t-elle d’une petite voix.
 
Tant pis pour les apparences… Elle lança un regard épuisé à Ethan.
 
-          Toi aussi tu en as un ? Toi aussi tu es possédé ? Comment fais-tu ? Est-ce qu’on peut s’en débarrasser ?
À cette dernière question, Charles avait déjà répondu non. Mais elle espérait qu’il lui ait mentit et que ce jeune homme lui donnerait une solution.

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MessageSujet: Re: Dans les couloirs de l'université en compagnie d'Ethan M. Shaw [En cours] Dim 12 Mar - 2:09
Ouvrant et refermant la bouche à répétition j’compris qu’elle savait pas trop comment prendre mon intervention. S’tait mignon. Elle avait tout d’même réussi à m’révéler sont jolie nom : Shell. Vu la pâleur de la jeune fille et la couleur d’sa longue chevelure d’un blond nacré, ce prénom lui allait fort bien.

J’me retrouvais alors face la jeune femme, dans l’placard attendant un peu plus de réaction, un sourire amusé aux lèvres alors qu’elle lâchait un juron qui ne lui allait pas du tout. Lorsqu’elle tenta de de m’repousser j’la laissai faire mais la retint d’une main qu’elle tombe pas vers l’arrière contre l’étagère, puis la relâchai une fois stable.

Son ton montait considérablement en s’adressant à sa divinité autant qu’à moi apparemment. J’compris qu’elle f’sait référence au coloc de quelqu’un et d’un bonjour à passer…À me passer? S’tait confirmé, madame avait l’chat et il se rapp’lait d’moi. J’avais jamais vraiment su s’qu’il pensait d’ma personne comme on avait jamais discuter de ça avec Aelter, mais, apparemment, il m’était pas antipathique. En réponse à sa salutation « non transmise », j’agitai les doigts en signe d’salutation d’vant Shell à l’intention d’sa divinité, après quoi elle m’pointait brusquement du doigt, s’adressant spécifiqu’ment à moi avant d’sexcuser. J’sentais qu’une tonne d’émotion la submergeait en s’moment. Sans doute une bonne dose de frustration, d’incompréhension et d’culpabilité. On passait tous par-là. S’te phase d’adaptation, j’l’avais eu y’avais pas si longtemps moi-même et encore les sautes d’humeurs m’arrivaient encore. M’connaissant s’tait pas prêt d’partir non plus, mais bon. Tout ça pour dire que j’la comprenait.

J’arrêtai mes simagrées, la laissant s’exprimer en l’observant, tout sourire alors qu’elle tentait visiblement d’reprendre cont’nance. J’attrapai alors son doigt pointé sur ma personne, pour tirer sa main doucement vers moi, lui faire un baise-main et déposer ensuite ma s’conde mains sur la sienne d’manière qui s’voulait rassurante.

« Toute pardonné. Y compris pour m'avoir pointé d'la sorte. Qui suis-je pour rester fâcher contre une charmante d'moiselle d'toute façon.»

Ouais, j'tais dans un bon mood. Aphrodite pouffa d'rire en m'soulignant d'habitude ça m'arrête pas pour gueuler après quelqu'un. Reste que vu la situation, j'pouvais pas trop lui en vouloir. J’sentais dans l’ton d’la d’moiselle qu’elle appréciait pas tant l’idée d’être emprisonner avec moi, mais j’m’en fichait. J’aurais pu aussi la laisser continuer comme elle le f’sait et la laisser crevé. S’tait vraiment mon problème, mais un si jolie v’sage aurait été une grosse perte.

«Alors…d’abord, ouais j’en ai un. Et ils nous mettent tous un peu hors de nous. S’normal. Tant qu’ils ne te mette littéral’ment pas dehors de toi par contre c’est pas si mal quand on y pense. T’sais…possession totale et tout ça. Mais da, l’adaptation à avoir deux esprits est simple pour personne. C’est aussi pour ça que j’t’ai am’né ici. Enfin, pas spécifiquement ici. J’voulais un lieu tranquille. Parce que t’as pas encore l’air au courant des risques à parler à ta divinité en plein couloir. J’voulais t’prév’nir pour pas qu’tu finisse comme l’dernier possédé du Chat. En fait, j’connais pas les détails, mais si t’es là avec lui…ça veut tout dire. T’as eu d’la chance que s’soit moi qui entende.»
J’soupirai en songeant à mon défunt coloc.

« Sinon, pour la question d’sen débarrasser. J’ai pas trouvé encore. Personne sait. Pas même les divinités ou sinon ellse veulent rien dire. J’voulais r’jeter la mienne aussi au départ. J’me sentais souiller carrément. Au bout du compte. C’est pas si mal j’sais pas si j’essaierais encore si j’pouvais. Dure dilemme. Mais pour l’moment la question s’pose pas, t’es coincé avec. »

« Tu veux me garder avec toi? Finalement?», me demanda Aphrodite, grand’ment touché par mes propos. Elle avait lutté longtemps contre mes insultes, mon attitude d’merde à son intention alors que j’la considérait comme un véritable produit issue d’l’Enfers. S’tait p’t’être l’cas, mais j’avais finir par l’accepter autant qu’n’importe quel autre d’mes péché ou défaut. Elle f’sait partie d’moi tout autant maint’nant.

« Da. »

« En fait…Shell…À bien y penser. J’te mens p’t’être. L’directeur à l’air d’avoir un moyen d’le faire. Comme t’es là. Mais j’pense qu’ça implique ton décès. Donc pas une option à moins qu’tu déteste vraiment la l’lycée. J’que j’comprends total’ment, mais comme t’as l’air à vouloir aller en droit, j’crois pas qu’l’es études t’donne envie d’tirer une balle. T'as plutôt l'air maso.»

J’m’appuyai contre les étagère, bras croisé, l’air détendu. L’sujet était sérieux, mais aussi bien prendre ses aises si on était coincé ici pour un moment. Elle aurait sur’ment des questions.

« Alors, t’as des questions? J’suis la réponse à toutes tes questions les plus étranges et intimes. Shoot! Te gênes pas. Pas comme si y’avais foule dans l’placard. Si t’as b’soin d’te plaindre aussi. S’m’auvais d’tout garder en d’dans.»

Aphrodite ricana à ces dernière paroles, sachant clair’ment que j’faisait pas t’jours s’que j’prêchais moi-même. Malgré tout, elle savait qu’ça comptais pour moi aussi. Juste. J’avais du travail à faire de s’côté qu’elle pensait. Pas d’accord. J’parfait comme ça.

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MessageSujet: Re: Dans les couloirs de l'université en compagnie d'Ethan M. Shaw [En cours] Dim 19 Mar - 20:21
Tandis qu’il prenait sa main dans les siennes, les compliments d’Ethan activèrent le réflexe parfaitement féminin du « Il me drague là ? » qui s’accompagna, bien évidemment, d’une bonne dose de gêne. Elle s’imaginait déjà des milliers de scénarios à base de « ils vécurent heureux » ou encore de « désolée mais t’es pas mon style » alors que, d’un coup d’œil rapide, elle le détailla pour la première fois.

« Il est plutôt pas mal » se surprit-elle à penser sur des critères purement physiques.

Son look n’inspirait pas confiance surtout face au style vestimentaire de la jeune française mais l’individu en lui-même avait largement de quoi se vanter et être aussi confiant. Après, quand on ajoute les caractéristiques comportementales, « Emmener la première venue dans un placard » ne faisait clairement pas effet sur elle.
Shellara fut parcourue d’un frisson en se rendant compte de ce à quoi elle songeait. Charles, quant à lui, eut la clairvoyance de ne pas faire de commentaires.

« Non mais à quoi je pense là ?! C’est juste un taré ! »

Plus par colère contre elle-même qu’à l’encontre de son interlocuteur, elle libéra sa main d’un geste sec. De son côté, Ethan répondait à sa dernière question, ne semblant guère ébranlé par le coup d’éclat de la fraichement possédée. Quand il lui rappela les conséquences qu’entrainerait la découverte du secret de l’institution Immortalia, le début de charme qu’elle ressentait à l’égard de l’étudiant fut douché pour être remplacé par de l’horreur.
Comment avait-elle pu être aussi inconsciente ?
Elle chancela quelques secondes sous le coup de l’émotion puis parvint à reprendre contenance, son visage laissant transparaître la terreur de savoir ce qu’elle venait de l’éviter. Réflexion faite, elle était bien contente qu’il l’ait emmené bon gré mal gré dans ce placard.

« Surtout qu’il n’est pas si mal » renchérit l’Esprit du Chat de manière enjouée.

Elle allait le tuer. Enfin, sauf si c’était lui qui la tuait en premier comme lui rappela si aimablement son mode d’emploi de circonstances. Deuxième douche froide mentale tandis qu’elle prenait conscience de la profondeur de la fosse dans laquelle elle s’était fourrée. En fait, rectification : Dans laquelle ce vieux fou voulant se la jouer directeur d’une école d’individus bizarres à la Dumbledore l’avait fourrée.

« J’ai aucune envie de te tuer tu sais » marmonna Charles.

Elle réfléchit un moment à ce qu’il disait à propos de la relation avec son propre dieu. Etait-il vraiment possible de se faire à cette situation ? Pouvait-on réellement s’en accommoder ? Depuis le début de leur cohabitation, sa divinité semblait vouloir que leur relation se déroule dans les meilleures circonstances possibles. Il n’y avait qu’elle pour l’envenimer.

- Alors, t’as des questions ? J’suis la réponse à toutes tes questions les plus étranges et intimes. Shoot ! Te gênes pas. Pas comme si y’avais foule dans l’placard. Si t’as b’soin d’te plaindre aussi. S’m’auvais d’tout garder en d’dans.

Ne voyant pas quoi dire sur le coup, elle posa la première question qui lui venait à l’esprit :
- Quel est votre dieu ? Et depuis quand vivez-vous avec ?

Puis, se rappelant de l’histoire du masochisme, elle ajouta agressivement :
- Et qu’est-ce que ça peut faire que j’aille en droit ?!

Le détaillant à nouveau du regard, elle continua sur sa lancée :
- Et puis d’ailleurs, tu es étudiant en quoi ? s’enquit-elle avec laissant tomber le vouvoiement.

Ce n’était certainement pas le genre de question auquel il s’attendait à répondre en lui faisant cette offre. Se rendant compte de la stupidité de ses interrogations, elle se tut un moment pour réfléchir à ce qu’elle voulait savoir.
- C’est vrai cette histoire de pouvoirs ? Tu en as ?

La véritable question était, en avait-elle ? Mais elle avait du mal à ordonner ses pensées.
Puis, d’un coup, sans prévenir :
- Il y a des toilettes dans le coin ?

Elle referma sa bouche d’un coup. Elle avait effectivement une envie pressante mais elle aurait pu trouver une manière plus délicate d’amener le sujet.

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MessageSujet: Re: Dans les couloirs de l'université en compagnie d'Ethan M. Shaw [En cours] Ven 5 Mai - 4:26
Tout au long d’la conversation j’avais senti son r’gard me détailler. J’la laissai se faire plaisir. J’pouvais comprendre. Sa gestuelle qui s’tait adoucis à mon baise-main, par surprise ou appréciation, j’t’ais pas sûr, les deux m’allaient d’toute façon…Enfin, elle d’vint plutôt brusque et son r’gard changea lorsque j’lui rappelai qu’elle était à Immortalia et s’que ça voulait dire. J’la laissai absorber l’tout, poursuivant, mon discours, l’invitant à poser ses questions et s’défouler. La pauvre cocotte semblait pas avoir réaliser sa situation avant aujourd’hui. Ça m’avait pris du temps. En tout ça s’tait pas grave. L’chaton avait de la chance! Mircea est là pour ça!

« Je ne suis même pas certaine que tu le réalises encore Mircea… »

« Eh! Ça veut dire quoi ça? Eunh?»

Pas l’temps d’avoir d’réponse, Shell avait profité d’ma proposition rapid’ment et j’me fit un devoir d’être clair et concis, bref utile tout en m’amusant à garder la même vitesse qu’elle pour répondre à ses questions, prenant même pas l’temps de prendre mon souffle. J’ajoutai un décompte sur mes doigts pour rien oublier. J’levai donc un doigt, appuyant l’index de mon autre main sur celui-ci et adoptant une posture décontracter tout en tentant d’mémoriser et d’rien oublier dans ses questions.

"Okay go! Aphrodite. J’sais pas genre 1 an…déjà? À peu près."

J’levai l’second doigt, appuyant encore une fois mon index sur celui-ci alors qu’un large sourire s’étirait sur mon visage, amusée par la question qui avait suivi. Dans tout ce que je v’nais de dire, s’tait ce sur quoi elle avait tiqué.


« Rien, j’m’intéresse aux gens…et bah, j’sais pas. T’as l’profil d’une fille en droit. Propre, un peu coincé…du caractère. »


J’émis un son de claqu’ment d’fouet en ricanant en f’sant allusion à ses p’tites crises face à sa divinité et moi-même.


« Après j’sais pas, j’te connais pas tant, j’me base sur s’que tu dégages ou veux dégager. S’toujours traitre ça, mais j’apprendrai à t’connaître chaton, t’inquiètes! »


J’dépliai mon troisième doigt.

"Moi, j’suis en art, en passant. Autre chose comme ça? S’tait quoi d’jà la quatrième? Ah oui! Les pouvoirs…"

« Euh. Da! Juste, ça m’intéresse pas tant. S’pour ceux qui savent pas s’en sortir sans dans la vie. J’en ai pas b’soin! À la base on d’vrait pas avoir ses divinités là donc j’veux pas devn’nir dépendant. On sait pas s’qui va s’passer hein. P’t’être qu’un d’ses génies bourgeois va nous trouver une solution hein. Au nombre de cerveaux l’école recrute. Y’en as bien un qui va savoir c’mment faire. »

« Dit plutôt que tu ne les connais pas tes pouvoirs! »

« Ouais! Pas b’soin j’ai vu un peu en Égypte et c’est d’la merde et ça m’intéresse pas non plus! »


En réalité, mon orgueil avait été touché après l'combat avec l'roi Hittite quand j'avais vu l'regard des gens changer et j'voulais simplement pas l'revivre. Aph le savait, mais déplorait qu'ça m'empêche d'm'intéresser à mes pouvoirs. D'autant plus qu'à la base j'l'était pas. Elle avait espéré qu'ça change pour l'mieux, pas l'pire...Mais j'allais pas assumer tout ça d'vant elle quand même. La version de "j'men fou", me plaisait bien et était pas complèt'ment faux non plus.

« Ce n’est pas de la…Arggh..Tu devrais t’y intéresser! Un jour tu vas le regretter, c’est moi qui te le dit! Tu as vu comme plusieurs en perdent le contrôle !? Si ça devait arriver… »

« Ça arriv’ra pas, j’ai les choses bien en mains! Comme d’hab! Femme de peu d’foi.» « Arf … »


J’haussai les épaules pour lui signifier que j’m’en fichais si elle finissait l’argumentation sur ça. J’avais quelqu’un d’autre à éclairer en face d’moi. J’la r’gardai, essayant d’me rappl’er sa dernière question, puis claquai des mains en la pointant.

« WC! Da! T’as pas d’litière?», déconnais-je en lui laissant l’temps d’me balancer un sourire ou un r’gard condescendant s’lon sa disposition avant d’répondre.

« Ce que tu es con. »

« Eh bah t’en apprends d’ses mots! Qui t’as montré ça?! », la taquinais-je.

« Devine. » « Hé hé… Okay, suis moi chaton! J’te montre. »

J’éteignis la lumière avant d’ouvrir la porte en lui libérant le ch’min d’façon princière et exagéré, la laissant sortir avant d’suivre. Notre sortie n’était pas sans attirer quelques r’gards; des curieux qui m’connaissaient d’réputation et qui s’faisait clair’ment des idées sur s’qui s’tait passé dans les lieux, à ceux-là j’leur fit un clin d’œil pour satisfaire leur curiosité en m’trouvant bien marrant, des r’gards jaloux, d’filles qui r’gardaient Shell comme si elle était pas digne d’moi et puis les autres indifférents ou avec un air interrogateur, mais qui comprenaient définitivement pas qu’on sorte du placard. J’ignorai tout s’beau monde pour diriger la princesse vers son prochain trône. Tout en marchant, j’en profitai pousser la discussion.

« Alors, satisfaites des réponses? Toi? Tes pouvoirs, tu fais comme Aelter? Tu t'transformes en chat?», d’mandais-je d’une voix forte pour tester et voir si la jolie blonde avait compris s’que j’lui avais dit dans l’placard. Attendant sa réponse, mais surtout sa réaction, j’commençai à siffloter un air un peu jazz avant d’commencer à chantonner l’premier truc qui m’venait en tête à s’moment.


« Everybody wants to be a cat,
because a cat's the only cat
who knows where it's at.
Everybody's pickin' up on that feline beat,
'cause everything else is obsolete. »


Ouais, j’avais gardé Aleksandra en début la fin d’semaine précédente et on avait dû écouter son film d’chatons quinze fois d’affilé. Faut dire qu'à cet âge-là on s'lasse pas et on avait passé la nuit éveillé.

J’haussai les épaules, continuant de chanter jusqu’aux sanitaires les plus proches.

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MessageSujet: Re: Dans les couloirs de l'université en compagnie d'Ethan M. Shaw [En cours] Dim 7 Mai - 18:51
Aphrodite. Les neurones de Shellara creusèrent pour extirper les maigres connaissances qu’elle avait en mythologie. Depuis sa Possession, elle avait beaucoup appris sur la mythologie chinoise (dans l’optique, bien évidemment, de trouver une solution pour se débarrasser de son parasite) mais elle ne s’était pas intéressée aux autres. Quelques informations lui revinrent en mémoire : Aphrodite, mythologie grecque, déesse de la beauté ou de la guerre, elle n’en était pas sûre.
 
« Ah non, la guerre, c’est Arès », se reprit-elle.
 
Elle n’haussa qu’un sourcil au « coincée du caractère » tandis qu’Ethan mettait parfaitement le doigt sur la raison de son apparence stricte. C’était on ne peut plus traître chez elle. Elle était la fille d’une incapable et d’un inconnu. Elle refusait de prendre l’étiquette de ses parents. Apprendre à la connaître ? Pour peu, elle en aurait ri. Elle ne laissait personne en savoir trop sur elle, trop effrayée qu’on puisse la juger.
 
Se souvenant de ce que Charles lui avait dit plus tôt sur « faire ce que l’on aime », elle lui donna réponse : Elle aimait son étiquette de coincée, elle la préférait à celle d’enfant abandonnée et détestée. Elle préférait le mépris à la pitié. Elle aimait pouvoir se dire qu’elle deviendrait bientôt une femme respectable, bien loin de sa génitrice.
 
Concentrée à faire passer le message à l’Esprit du Chat, elle capta tout juste le choix d’étude de son manuel de circonstances tandis qu’il continuait sur sa lancée, pas du tout ébranlé par les multiples crises de la jeune fille. Il semblait même s’amuser. Elle hocha du chef quand il donna son avis sur les pouvoirs, elle était d’accord avec ça et surtout sur le côté « utilisation ». Si c’était possible, elle n’en ferait jamais usage.
 
Elle réprima (mal) un sourire à la mention de la litière. Une blague certes nulle mais qui eut la grâce de l’amuser. Son amusement se mua en gêne quand elle fit face aux regards des autres universitaires en sortant du placard. Elle tenta de paraître indifférente mais le rouge qui lui était monté aux joues ne cacha rien de son embarras. Elle espérait que personne ne se souviendrait d’elle quand elle intégrerait les bancs universitaires…
 
-        Alors, satisfaites des réponses ? Toi ? Tes pouvoirs, tu fais comme Aelter ? Tu t'transformes en chat ? demanda-t-il.
 
Shellara lui lança un regard horrifié. Ne l’avait-il pas emmené dans ce placard pour la discrétion ? Elle se rapprocha de lui pour marmonner :
 
-       Non mais à quoi tu joues ?! C’est bien toi qui m’a dit de faire attention à ne pas parler de ça dans les couloirs !
 
Elle jeta des regards effrayés aux alentours mais personne ne semblait s’en être rendu compte. Elle ne se détendit pas un seul instant tandis qu’ils continuaient à arpenter les couloirs vers les toilettes. Cet homme la rendait folle, et pas dans le bon sens du terme. Elle avait subi une montagne russe émotionnelle.
 
Ethan se mit à fredonner un air qui lui semblait familier. Elle se creusa la cervelle pour mettre le nom dessus. Les paroles vinrent s’ajouter à la mélodie et elle s’en souvint : Les Aristochats. Elle avait vu ce Disney quelques fois mais qu’en français.
 
Elle songea que ça aurait pu être une parfaite métaphore de leur rencontre. L’étudiant ressemblait fort à Thomas O’Malley dans son attitude « chevalier qui va sauver la Duchesse ». Le truc, c’est que Shell n’était une Duchesse qu’en apparence. A l’intérieur, elle était un chat de gouttière comme les autres.
 
« Chat de gouttière, chat de foyer, il n’y a pas une voie plus honorable que l’autre. Les hivers sont plus rudes dans la rue mais ça les rend plus fort. » intervint Charles.
« Ou ça les tue » répliqua-t-elle en songeant aux conséquences de la Possession.
« Pas s’ils sont assez malins. Ils s’adaptent à leur environnement, font des concessions et des efforts. Crois-tu qu’ils soient moins dignes qu’un chat domestique qui reçoit tout sur un plateau d’argent ? »
 
Shellara médita un moment à ces paroles en se lavant les mains dans les toilettes sans même se rendre compte des regards de certaines filles à cause de sa sortie du placard.
 
« Alors, pour toi, je suis un chat domestique ? » demanda-t-elle calmement.
« Ce n’est pas ce que j’ai dit » répondit son dieu.
« Ne joue pas aux idiots. C’est ce que tu sous entends. »
 
Elle se remit à réfléchir, l’Esprit du Chat surveillant certainement son cheminement de pensée. C’est songeuse (et les mains lavées plus que de raison) que Shellara sortit des toilettes. Elle affronta le regard d’Ethan.
 
-     Ecoute, je tiens à m’excuser pour mon attitude de tout à l’heure. Tu m’as réellement surprise et fait peur et j’ai vraiment du mal à me faire à cette nouvelle situation. De plus, je n’ai pas réellement l’habitude qu’on m’emmène dans des placards comme ça.
 
Elle inspira un coup.
 
-       Si tu n’es pas occupé, pourrais-je encore faire appel à ton aide ? Je crois que je ne peux pas continuer comme ça avec lui. Si ça ne te dérange pas, pourrais-tu me donner quelques conseils ou tout simplement comment tu as fait avec (elle regarda les alentours pour vérifier que personne n’était là et murmura) Aphrodite autour d’un café ? J’invite.
 

Elle se sentait obligée de l’inviter pour se faire pardonner. Elle espérait qu’il aimait le café… Elle, personnellement, se contenterait d’un thé. 

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MessageSujet: Re: Dans les couloirs de l'université en compagnie d'Ethan M. Shaw [En cours] Mar 6 Juin - 6:26
J’eus presque du mal à reconnaitre les expressions faciales qui s’mélangeait sur l’visage d’la jeune femme. Celui-ci passait par une série d’émotions en quelques instants. J’éclatai d’rire en décortiquant ces dernières qui passaient de l’amusement, à la gêne, à la panique.

« Non mais à quoi tu joues ?! C’est bien toi qui m’a dit de faire attention à ne pas parler de ça dans les couloirs ! »

« Ah ah! Tu d’vrais voir ton visage. »

J’pointai son visage en continuant d’rire et d’siffloter le même air par moment.

« T’inquiètes, personne m’écoute et ils sont trop occupé à baver d’toute façon! Mais heureux d’voir qu’toi tu m’a écouté. Continue comme ça tu vas aller loin! »

S’tait s’que j’lui avais répondu et balancer rapid’ment alors qu’elle entrait dans les toilettes des filles. J’m’appuyai contre le mur et observai ma montre dès quel eu tourné l’coin. Hmmm…J’avais rien d’pertinent, autre que l’cours d’anglais, à faire et j’m’emmerdais. Shell m’amusait bien par contre. J’préférais d’loin m’distraire en sa présence que de r’tourner voir s’t’enseignante manipulatrice. Fallait dire qu’elle m’aimait pas beaucoup et s’tais réciproque. S’tait décidé, j’allais attendre la d’moiselle. Toute façon elle aurait p’t’être d’autres questions et elle avait pas répondu à ma dernière, trop occuper à m’engueuler hé hé. J’attendis donc, patiemment appuyé à côté d’la porte, à observer l’restant d’peinture sur mes ongles que j’commençai à gratter. Après un moment, la blondinette sortit des sanitaires en s’excusant d’son attitude.

« Pardonné! Tout va bien cocotte, faut prendre la vie avec plus d’légèreté, mais ouais j’comprends ta situation. Tu t’y f’ras comme tout l’monde. Éventuellement ça t’paraîtra même normal et c’est quand ta divinité va s’la fermer qu’tu vas trouver ça bizarre. La mienne m’laisse pas deux minutes d’silence. »

« Comme si ça ne te plaisait pas de pouvoir discuter avec moi! Tu fais ton indépendant, mais tu ne trompes personne! Enfin pas moi. »

J’remarquai sa grande inspiration avant d’me proposer un café en échange d’conseils.

« Wow. Ce soupir. C’est si difficile à d’mander? »

Un p’tit sourire en coin, sans lui laisser l’temps d’répondre j’allais tout’fois accepter son offre. Ça d’puis la perte d’mon boulot j’avais à peine d’quoi pour m’en payer alors, j’allais bien lui dire tout s’quelle voulait entendre si elle m’fournissait.

« Des conseils en échange de café gratuit. Da! Clairement! D’mande moi tout s’que tu veux. Café du p’tit étudiant universitaire? S’tu veux un avant-goût d’l’université. »

J’la r’gardai en grimaçant d’dégoût exagérément. Pour vrai leur café était pas si moche, mais j’tais dans un mood plutôt joyeux.

« Mais plus sérieus’ment, quels genres de conseils tu veux? J’sais pas trop s’que j’pourrais t’dire…Oh t’as parlé du voyage en Égypte!? Accepte jamais d’voyage d’études…s’t’une idée d’con. Tu vas t’retrouver genre plus loin qu’tu penses à taper sur des mecs armés pour sauver ta peau.»

J’commençai à marcher en direction d’la cafétéria en bavardant.

« R’garde ça! »

Soul’vant fièrement ma ch’mise pour montrer ses fabuleux abdos et surtout la blessure de guerre qu’j’avais eu. C’était en bonne voie de guérison d’ailleurs. Toujours un peu sensible par moment, mais la cicatrisation était bien faite.


« De toute façon, j’aime bien qu’un homme ait quelques signes de vie mouvementés. Arès en était couvert. Je pouvais passer mes mains le long de ses cicatrices et de ses muscles et le voir frissonner de plaisir et…»


Préférant ignorer ma déesse et ses fantasmes j’poursuivis plutôt mon exposé, oh combien plus intéressant!

« Poignardé deux fois, organes transpercés légèrement, p’tit bout d’côtes toutes mou sectionnées. J’sais plus l’nom. Ça f'sait sal'ment mal. J’ai failli crevé hein! Mais y’en fallait plus que ça pour m’avoir.  C’est final’ment l’autre enfoiré qui y a laissé sa peau et j'ai sauvé l'pharaon. Ah!»

J’marquai une pause hésitant.

« Ouais c’est p’t’être pas s’genre d’truc là qu’tu veux entendre. Reste. S’tun conseil comme un autre. Les voyages d’études c’est non., mais les chances qu’on t’force à y aller comme la dernière fois sont grandes. Alors t’es prév’nue.»

J’rabaissai ma chemise, la laissant pendre lâch’ment par d’ssus mon pantalon.

« Quoi d’autres. Ah ouais! Méfie-toi des animaux ici. Aussi mignons qu’ils puissent être, et t’es bien placé pour l’savoir, plusieurs sont des étudiants. Bon. Moi. Ça m’dérange pas, mais mon coloc Alistair. Euh…ancien coloc. Bah il a appris qu’Aelter était un chat en l’prenant dans ses bras. L’mec a fini par r’prendre sa forme dans ses bras, complètement à poil! Jamais su si s’tait voulu ou un accident. J’suppose que tu peux voir ça comme deux conseils. Attention de pas prendre n’importe quoi dans tes bras et surtout, garde tes vêt’ments proche! Du coup! Troisième conseil. Si t’es coincée pas d’vêt’ments. Viens m’voir. J’vais t’aider avec plaisir. »

J’lui fis un clin d’œil.

« Si tu veux m’trouver d’ailleurs. Parce que mes conseils sont awesome et tout ça. Ma chambre est au 215 du dortoir des mecs. Je sais. On dirais pas, mais je suis bien leur dortoirs. Sinon la plupart du temps j’suis dans l’atelier du Club d’Art. S’mon club d’ailleurs. Clair’ment l’plus beau. Tu d’vrais visiter local. Idéal’ment t’inscrire si t’as la fibre artistique. »

On arrivait d’vant l’café étudiant quand j’songeai au plus important. J’sortie donc un stylo-feutre à pointe fine qu’j’avais dans ma poche, retiré l’bouchon avec mes dents et attrapai l’bras d’Shell, lui imposant mon numéro d’téléphone sur son poignet.


« Tiens! Ça t’évitera la gêne d’me le d’mander plus tard! Et tu donnes pas à toutes les filles. Toi j’t’aimes bien, mais y’en as des épuisantes. J’peux pas fournir pour les caprices d’absolument tout l’monde. D’jà qu’Aph en vaut 10 à elle seule niveau demandes spéciales.»


J’relâchai enfin son bras qu’j’avais par erreur signé d’ma signature stylisée d’artiste et dans laquelle on pouvait clair’ment lire : Mircea. J’l’avais barré et retranscris Ethan Shaw à côté d’mon écriture très normale.

« L’habitude. », lui dis-je pour expliquer.

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MessageSujet: Re: Dans les couloirs de l'université en compagnie d'Ethan M. Shaw [En cours] Dim 18 Juin - 20:56
Ce jeune homme ne semblait pas enclin à se prendre la tête et c’était tout à son honneur après le déluge de flammes qu’il s’était pris de la part de Shellara. Cette dernière fut soulagée qu’il soit plus amusé qu’autre chose par son comportement. Et le soulagement se transforma petit à petit en horreur tandis qu’il lui narrait les péripéties d’un voyage en Egypte. Elle jeta un regard terrifié à la blessure que lui montra Ethan.

« Plutôt bien foutu ! » taquina Charles à côté, devant le reluquer allègrement à travers les yeux de la jeune demoiselle, il y avait pas mal d’avantages à être intangibles.
« LA FERME ! » rugit-elle mentalement.

Elle continua de se décomposer jusqu’à la fin du récit et en vint à se demander s’il ne lui racontait pas des bobards. La blessure pourtant était bien réelle.

« Une école de fous. Un directeur fou, des élèves fous. Qu’est-ce que je fous ici ? »

Et tandis qu’elle se demandait, pour la millième fois, comment se sortir de la situation totalement surréaliste dans laquelle elle se trouvait depuis qu’elle avait été emmenée dans la fameuse salle, Ethan disposait conseils sur conseils, certains étant le résultat d’expériences assez… marquantes. Elle ne se transformerait pas, jamais. Elle refusait de se retrouver sous cette forme aussi faible pour finir par se retrouver attaquer par des caresses d’élèves qui devraient être en train de travailler.
L’insistance et les sous-entendus d’Ethan commençait sérieusement à agacer la demoiselle mais, sachant pertinemment que ça l’amusait plus qu’autre chose, elle tentait de conserver son calme. Son visage trop expressif ne laissait néanmoins aucun doute sur son état d’esprit. Lorsqu’elle se retrouva gribouiller par l’étudiant, sa patience céda. Elle lui paya son café, le remercia pour ses conseils et s’inventa une excuse « j’ai un rendez-vous avec mon oncle » pour le planter là.
Elle quitta l’endroit, furibonde, frottant vainement son bras dans l’espoir que l’encre disparaîtrait.

En rentrant, elle ferait un esclandre dans le bureau du directeur.

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