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Pentru tine ingerul meu...
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MessageSujet: Pentru tine ingerul meu... Jeu 16 Fév - 2:02
Pentru tine ingerul meu...


Pour toi mon ange... (Partie 1)



HRP:
 

Et voilà…fin des activités de St-Valentin! Mon sourire récupéré avec difficultés dans la journée s’évanouit d’un coup en r’gardant l’heure. J’avais app’ler mes « potes » d’avance pour m’empêcher d’changer d’idée une autre fois. Les mecs allaient bientôt v’nir pour sortir l’œuvre. Mon cœur douloureux s’serrait à l’idée. J’tais pas prêt à voir cette pièce-là quitter l’atelier, mais Aphrodite avait été insistante, affirmant que ça dev’nait malsain. Elle avait raison. J’pouvais plus m’lancer dans d’autres projets. Mon seul objectif était d’la perfectionner en premier et d’la terminer, mais y’avais t’jours bonne raison d’pas l’faire. Pourquoi? Ça m’avait pris du temps à l’figurer moi-même, mais la déesse d’l’amour était pas dupe. J’remplaçais Sin par cette pièce d’marbre. J’voulais pas la voir partir…encore….

« Elle ne voudrait pas de cette souffrance pour toi. », me répétait Aph.

« J’la mérite pourtant », était ma réponse.

Sin…la seule personne qui pouvait réellement porter l’titre de ma muse…’’Mon pécher encré au plus profond d’mon  cœur’’, comme j’avais aimé si souvent lui dire en la taquinant avec son nom. Enfin, ça m’empêchait d’avancer autant dans mes projets qu’ma vie personnelle. Ça avait commencé à inquiéter Aph quand j’avais commencé à m’taper la discuss avec l’bloque d’marbre d’façon un peu trop régulière : lui donnant des nouvelles, faisant part d’mes impressions, blaguant pour personne d’autres que moi au fond… me remémorant ses airs faussement exaspérés face à mes conn’ries—qu’elle n’avouait jamais avoir trouvé hilarantes, mais qui au fond, j’le savais, lui plaisaient bien. Alors voilà, côté vie romantique, ça m’nuisait selon ma déesse, même si perso, j’avais pas l’intention d’y changer quoiqu’ce soit. S’tait mon choix. S’tait pas moi d’me fixer avec quelqu’un et j’soupçonnais Aphrodite de dev’nir jalouse bien qu’elle comprenait. Enfin, elle avait quand même raison sur l’fait que j’pouvais pas m’empêcher d’vivre pour mon œuvre comme la vraie fille était six pied sous terre. L’idée d’aller enfin déposer la pièce, sa pierre tombale, au même emplacement m’fendait l’cœur. S’tait comme d’dire adieu une deuxième fois. Pourquoi la Saint-Valentin alors? Idée d’con oui, mais s’tait mon présent pour elle. Elle méritait pas sa petite croix ridicule avec une plaque la plus cheap possible donnée par l’orphelinat sous prétexte qu’elle avait pas d’famille pour l’aimer, s’qui était faux... Une pierre identique à celles d’autres rares enfants malades, comme elle, décédés trop jeune…bien mignon, mais pas digne d’elle. Le drame qu’elle avait vécu n’était rien comparé à ça et Sin était une véritable sainte que trop peu avaient réellement pris la peine d’connaître. Une sainte qui avait su faire d’la place pour l’imbécile, ignorant et violent qu’j’étais, alors que personne était vraiment prêt à l’faire…qui avait su, plus qu’quiconque, aller chercher l’meilleur d’moi, allant jusqu’à son propre sacrifice pour l’faire.

Ainsi, j’avais produit une réplique impressionnante d’la jeune femme en taille réelle, m’basant sur ma mémoire, sur les photographies qu’nous avions prises, le souv’nir d’la texture d’ses traits sous mes mains… La statue, Sin, couverte dans un drapé léger, inspiré d’une image où sa gracieuse silhouette était enroulée dans une mince couverture, d’une façon aussi sensuelle que pudique. Montée sur un piédestal sur lequel coulait son vêtement, assise de côté, penché légèrement vers l’avant l’air sereine, son attitude était accueillante et pour moi.. Un mince sourire discret et réconfortant sur son doux visage, elle tendait les mains vers l’avant avec grâce de façon inégale comme pour inviter à les lui prendre, à recevoir son aide. Cette vision, j’tais pas l’seul à l’avoir eu. Tant d’gens s’rappelaient avoir r’çu son aide, s’être fait tendre la main ainsi. S’tait pourquoi j’avais choisi cette position. Elle était simple, rien de grandiose en apparence, mais tout dans le sentiment et l’émotion qui s’en échappait pour ceux qui l’avaient connu—et espérons, les autres qui croiseront un jour son r’gard de marbre. Deux grandes ailes sortaient de son dos tel l’ange qu’elle avait dû être sans qu’nous l’sachions et non ici, s’tait pas une mauvaise pick-up line. La hauteur d’son visage arrivait légèrement au-d’ssus du mien et la pièce était massive…un peu trop…j’avais dû démolir le cadre de porte du club pour la sortir avec quelques hommes bien musclés d’ma connaissance qui regrettaient d’jà d’avoir accepté mon offre, malgré la paie. J’avais tout d’même pensée à faire la pièce démontable pour le piédestal. S’tait la statue qui posait problème, mais rien d’trop beau pour elle!


La soirée était déjà bien avancée quand l’tout fut transporté sur place. J’avais pris grand plaisir à débarrasser sa p’tite croix insignifiante l’arrachant et poussant avec rage. Non, mais quelle gueule elle f’rais si elle m’voyait en s’moment. Presser d’me r’trouver seul avec elle, j’avais d’jà préparer les paiements, filer l’argent aux mecs qui s’taient empressés d’aller r’trouver leur propre dulcinée ou noyer leur peine dans l’alcool avec le cash, selon la personne. Leur départ, marqua le l’vé d’la toile qui protégeait mon amour et mon orgueil et du coup, m’exposant moi-même. Moi, qui avait pourtant travaillé d’ssus toute l’année sans trop réagir, f’sant sans doute trop attention à chaque détail plutôt qu’à l’ensemble, j’voyais l’résultat final dans ultime destination et les larmes se mettaient à perler. Une vraie fontaine… Mon corps tout entier, parcouru d’soubresauts, mes jambes lâchèrent sous l’poids d’la douleur qui m’envahissait et qu’j’arrivais plus à supporter. La sculpture était magnifique, j’avais fait du bon travail. Les paroles d’la jeune femme admirative me rev’naient à l’esprit, m’donnant l’encouragement pour continuer. J’essuyai mes larmes d’ma manche.

Aphrodite, pour sa part, avait compris qu’ce moment était important. et son silence était apprécié, même si j’sentais qu’elle vivait une douleur aussi intense qu’la mienne. Elle semblait idéaliser s’lien qu’j’avais eu avec Sin et malgré sa jalousie, la déesse de l’amour n’pouvait pas dénigrer cette relation.. J’crois qu’elle nous enviait un peu et en même temps s’identifiait. Elle se rappelait la mort d’son Adonis, amoureux qu’elle n’était pas sans faire de comparaisons avec ma propre personne.

J’aurais voulu cesser d’pleurer d’vant elle, être fort, pas lui ram’ner tout ces souv’nirs, mais j’en était incapable. Les yeux rougis, restant sans voix, incapable de parler ou d’exprimer quoique ce soit, la rage r’montait en moi. Celle rebutant les accusations dont j’avais fait l’objet, celles contre l’monstre qui avait pu lui faire subir autant d’souffrance et avait osé s’débarrassé d’son corps si pure à présent souillé ainsi. J’me laissai choir contre l’sol froid et humide, crispant mes mains sur l’herbe, tremblant…Rageant égal’ment contre moi qui l’avais incité à quitter l’orphelinat avec moi, qui n’avait su assurer sa sécurité…qui n’avait pensée qu’à moi, et qui l’avait convaincu qu’notre nouvelle vie était mieux pour nous… Les écorchures sur mes mains en ayant travaillé sur sa pierre tombale, les nuits blanches passés, ne compens’rait jamais pour s’que j’lui avait fait endurer au bout du compte… et ça m’torturait. La crainte d’jamais la r’voir, même dans l’autre monde—peut importe s’qu’il était ou s’il existait—était insupportable. Mais l’idée…l’idée qu’j’allais certain’ment pas mériter d’place auprès d’elle, rendait la souffrance bien pire. Observant la statue, j’hésitai un moment avant d’me rel’ver, pour glisser lentement mes mais dans les siennes, écoutant le son d’leur frottement de ma peau sur sa pierre déjà glacée par le froid. On était loin d’la texture originale et d’la chaleur...Nah...S’tait faux. Le souv’nir d’ses mains et les pieds gelées sur ma peau m’ram’na un triste sourire qui s’effaça rapid’ment alors qu’mon r’gard s’perdait dans celui figé de Sin. Comme si un déclic v’nait d’se produire dans mon cerveau, sans plus réfléchir, j’mis un pied sur la p’tite marche à la base du piédestal, puis montant à la hauteur de ses lèvres. J’attrapai son visage et y déposai un baiser ardent, furieux et larmoyant. J’allai appuyer mon front contre l’sien, la r’lâchant graduellement, puis reculant en serrant les dent et mâchoires d’mécontentement. J’me mordillai la lèvre ou j’allais ensuite doucement glisser mes doigts en réalisant qu’ça l’frait pas. Trop dure…trop froide…trop artificielle. S’tait bien comme ça, ça ram’nait à la réalité. Elle était partie, et j’n’aurais plus jamais ces sensations qu’elle m’procurait. Cette chaleur humaine sincère, celle qu’on accordait à un être vivant en tant qu’égal et non pas à un boytoy. J’devais aussi faire l’deuil de ça. Deux ans et d’mi et j’tais toujours pas prêt à passer à autre chose. J’me d’mandais si j’le s’rait jamais. S’rait pas plus grave d’toute façon. J’avais pas b’soin des gens, s’tait elle que j’voulais et s’tait plus possible.

« J’suis désolé… Pour tout…J’ai pas non… plus encore réussi à tout arrêter…C’est difficile tout seul, mais c’est en bonne voie non? J’ai perdu mon job…j’suis r’tourné à enfin.... C’est con… Pas capable d’garder un job « respectable »…tu dois être déçue…»

J’soupirai face au lourd silence qui planait. Fallait dire qu’on s’en rendait compte rapdi’ment quand notre divinité s’la fermait.

« J’aim’rais qu’tu m’entendes, ou m’réponde, entendre ta voix quoi… »


Une drôle d’idée m’passa soudain’ment par la tête.

« Si…jamais….enfin…Comme c’est vide la d’dans…y’a d’la place pour deux probablement…J’dis ça comme ça.», blaguais-je, les larmes aux yeux en pointant lâch’ment mon crâne.

« Je ne partage p… », lâcha-t-elle, exaspérée et vexée d’l’invitation que j’v’nais d’lancer. Elle avait ravalé son commentaire, sachant pertinemment qu’j’l’aurais remplacée par Sin si j’avais l’choix. Malgré tout, elle avait noté qu’j’l’avais intégrée dans l’idée. Signe que clair’ment j’tais pas non plus près à faire mon deuil d’elle comparativ’ment à nos débuts ensemble qui avaient été assez mouvementés, il fallait l’dire.

J’imaginai un instant le véritable bordel qu’sa frais avec ces deux-là dans mon crâne. Final’ment s’tait sur’ment mieux comme ça. J’aurais probablement passé mon temps à essayer d’protéger Sin des tendances veng’resse d’Aph et Sin aurait été trop douce pour lui en vouloir, s’mettant à sa place plutôt. Non, s’tait à moi d’supporter tout ça et d’dealer avec. Reste que parfois j’arrivais encore à m’sentir seul même avec la tête constamment occupé par une, sinon la plus jolie femme que j’aie jamais vu.

M’enfin ce soir s’tait pas a propos d’elle. J’sorti une vieille couverture que j’avais trimballeée avec moi pendant longtemps, trouée et tachée. On avait souvent dormi dessous. J’m’emmitouflais dedans avant d’aller m’asseoir près d’elle, appuyant ma tête contre son cou.

« Te iubesc. »

J’restai ainsi un moment en silence, ajoutant de rares paroles ou chansons d’amour qu’elle avait aimé et avec lesquels j’avais sur la faire rougir par moment. Tout ça pour combler s’silence avant de commencer à somnoler.

« Ethan, il fait froid. Tu vas prendre froid. Tes lèvres sont bleues et tes doigts ont des petites engelures. Nous reviendrons une autre fois. En plus, je perçois la lumière d’une lampe plus loin. On dirait un policier. »

Je me redressai-je la bouche pâteuse, balayant les alentours du r’gard.

« Vas te réchauffer quelque part au moins. »

« Da, ils font des rondes dans l’quartier parce que sinon y’a des imbéciles qui font du vandalisme dans le cimetière…Allez l’faire ailleurs où ça compte p’tain, pas chez les morts…bordel, quel manque d’respect! Qu’j’en voit un en faire ici par contre il est mort…Et da faudrait que j’me réchauffe et qu’on s’pousse avant qu’on croise l’autre poulet, il va sur’ment m’chercher des poux. Quelle heure il est? J’vais passer à l’appart j’crois. »

« Le pensionnat serait certainement un meilleur choix pour ce soir. Moins déprimant. »

« Pour toi, y’a des amoureux partout…pour moi, j’préfère voir des gens aussi malheureux qu’moi s’soir…pas être seul. »

J’sorti mon téléphone d’ma poche. J’avais bien dû y être d’puis un bon 5h minimum et il f’sait noir. Apparemment, il était 1h36 du matin. J’me rel’vai donc en ronchonnant et m’étirant. L’marbre s’tait pas s’qui avait d’plus confortable.

« Même morte les poulets nous font encore chier. Roooh…»

J’allai poser ma main sur son visage une dernière fois, détaillant ses traits et versant les larmes qu’il m’restait. Du moins c’est ce que j’espérais vu mes paupières rougies et enflées par le trop plein d’émotion.

« Au revoir amour. Te ador. »

J’déposai à nouveau un baiser sur l’immobile représentation d’mon amour perdu. Me penchant pour toucher la terre gelé un bref instant, j’ramassai en même temps mes effets personnels, déposai l’bouquet de roses rouges qu’j’avais apporté sur sa stèle, et quittai les lieux à contrecœur avec l’sentiment d’abandonner celui-ci derrière moi.

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