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Massacre à la tondeuse // ft. Lawrence Doogood
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MessageSujet: Massacre à la tondeuse // ft. Lawrence Doogood Jeu 16 Fév - 19:19
Pour une fois, le ciel nuageux irlandais ne laissait pas tomber de trombes d’eaux à assommer un éléphant. En fait, il ne ruisselait même pas. Une légère brise s’était levée, toutefois trop faible pour chasser les cotonneux nuages gris. La lumière les traversant ressortait ainsi un peu terne, mais il fallait s’en contenter. C’était mieux que rien, uh.

Ashton accueillait cette accalmie avec soulagement. Comment jardiner quand, de la tempête à la bruine, le ciel ne cessait de ruisseler ? Postuler pour le métier de jardinier en Irlande : très mauvaise idée. ’Tu es un humain stupide, c’est tout. Tu aurais dû y réfléchir à deux fois, même trois, te connaissant, avant de demander ce travail. Dois-je te rappeler que tu n’es pas un demi-dieu, quelqu’un d’extraordinaire ? Tu es un simple, ordinaire, banal mortel, et-‘ ok tais-toi Artémis. Merci. ‘Revoie tes manières, Ashton Lucian Miller. Tu as de la chance que je ne te change pas en lapin cornu.’

Ashton soupira, retourna à sa tâche, c’est-à-dire couper l’herbe. N’allez pas vous imaginer que c’était une corvée, un truc rasoir, parce que d’accord, votre jardin est petit, tout comme votre pelouse, que vous devez tondre avec votre petite machine. Eh bah, Ashton, lui, avait disposition la tondeuse. Le truc sur lequel on montait, et qu’on pilotait comme un tracteur. On pouvait même broyer un élève ou deux avec l’excuse « désolé, je ne l’avais pas vu, vous savez, ces gamins quand ils s’étendent dans l’herbe haute, ils disparaissent et… » mais Ash risquait très probablement le renvoi s’il s’abaissait à faire quelque chose du genre. Et il n’était pas aussi stupide. Ni psychopathe. Tuer des gens avec une tondeuse, no thank you, il n’était pas Annie Wilkes.

Il secoua la tête, dit à Artémis de se taire alors qu’elle se mettait à lui lister tous les moyens qu’elle avait employés à tuer – surtout les hommes – et fit avancer l’imposante machine qui gronda en avalant déjà l’herbe. Il était attentif à chaque mouvement, très consciencieux dans son métier, aimant faire les choses bien. Non, il n’était pas du genre à bâcler. Il jeta un bref coup d’œil derrière, constatant avec satisfaction que la traînée que la machine et lui dessinaient était propre.

Il continua d’avancer, dans une trajectoire linéaire, suivant un chemin qu’il avait tracé mentalement, quand une couleur qui n’avait rien à faire dans l’océan de vert apparut dans le champ de vision d’Ashton. Du rouge. Enfin, roux. Roux foncé. Ashton n’était pas très calé, niveau couleur de cheveux. Car c’était une chevelure flamboyante qui ressortait de l’herbe. Et le propriétaire de ces cheveux était pile sur la trajectoire de la tondeuse. Il lui restait une vingtaine de mètres à parcourir, mais la personne ne bougeait toujours pas. Peut-être était-elle endormie ? Ash laissa échapper un soupir. Bordel, je vais devoir descendre et lui demander de dégager. Gentiment. Ca doit être un élève. J’ai pas le droit de les brusquer. Normalement. ’Tu te rappelles ? On respecte les femmes, on ne les traite pas comme des êtres inférieurs et-‘ Oh Artémis tu me les casses. ‘Casser quoi ?’ Laisse tomber. ‘… je t’avais déjà demandé d’arrêter d’employer ces expressions bizarres. Je n’y comprends rien.’ Bah continue de ne rien comprendre, c’est mieux comme ça.

Elle hurla un bon coup dans son esprit et Ashton grimaça. C’était qu’elle avait de la voix… Il tenta de l’ignorer alors qu’elle proférer ses habituelles menaces, tentant de prendre complètement possession de son corps, mais Ash avait du contrôle. Bien heureusement. Vu le tempérament d’Artémis, il n’aurait pas survécu longtemps si elle avait pu s’approprier l’intégralité de son corps, jusqu’aux fonctions motrices, et renverser ainsi la donne. Une vraie folle. Fallait savoir, tout de même ! Elle voulait vivre, elle voulait sa liberté, et elle se plaignait lorsqu’elle avait un hôte. Tss… Ash secoua sa tête blonde, mettant de côté – autant qu’il le put è Artémis et s’arrêta à une dizaine de mètres des cheveux flamboyants, mit pied à terre et s’approcha, les mains dans les proches de sa tenue de jardinier, là où l’on pouvait mettre des outils – oubliés dans le local. Il était temps de secouer le pauvre élève.

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MessageSujet: Re: Massacre à la tondeuse // ft. Lawrence Doogood Sam 27 Mai - 4:08
J’avais pratiqué mes pouvoirs une bonne partie de la nuit et je me sentais complètement épuisé. Tout au long de la journée, mes paupières avaient eu tendance à vouloir se fermer toute seules. À peine je m’accordais un instant pour les reposer que je tombais dans un profond sommeil quasiment instantanément. Ce n’était pas Hypnos qui allait s’en plaindre, mais moi j’avais manqué une bonne partie de la matière octroyée aujourd’hui. Cela ne m’inquiétait pas puisqu’apprendre seul n’était jamais un problème pour moi, mais le manque de concentration allait certainement rendre la chose pénible. J’avais donc décidé de faire un tour dans le parc afin de prendre un peu d’air frais et m’éveiller avant d’aller étudier. Malheureusement, j’avais atteint ma limite d’éveil possible et éventuellement m’effondrai dans l’herbe fraiche au beau milieu du terrain. Ainsi commença une aventure tumultueuse dans laquelle Aislinn et moi combattions ensemble des Hittites, et ce sans aucune difficulté de ma part. J’avais même défendu mon amie avec vaillance et une efficacité épatante. La grosse blague quoi! Abatant le dernier avec une machette, je me retrouvai immédiatement transporté dans le désert ou un immense navire avançait entre les dunes de sable. Je savais que je retrouvais mon « ennemi juré » ici : Auen…Pas Auen sympa, non non, l’autre, le sociopathe avec son couteau. Je voulais m’éveiller, mais en était incapable. Hypnos me rejoint, inquiet. Le regard qu’il posa sur moi ne disait rien de bon. Je notai qu’il était lui-même à mi-chemin entre son état cauchemardesque et naturel.

"Attention, tu t’y enfonces aussi."

"Je ne le sens pas."

"J’ignore toujours si je dois le considérer comme un progrès ou non…"

"J’imagine que c’est un genre de progrès… dans le cas où ce ne serait pas mes propres rêves…"


Réfléchissant a comment je sortirais de ce cauchemar en formation, mon regard se posa sur une tache noire qui se mouvait dans le sable. Curieux, je me penchai et aperçus un scorpion. Curiosité satisfaite, je me redressai, mais un haut-le-cœur me prit et une tonne d’araignées se mirent à sortir de ma bouche alors que je tentais de les recracher. Je me réveillai alors en sursaut, crachotant la fourmi qui avait effectivement commencé son ascension dans ma bouche, passant mes mains sur mon visage et mon corps pour chasser les autres bestioles imaginaires. Finalement, mon pied heurta au passage le tibia de quelqu’un qui se trouvait à mes côtés alors que je me débattais.

Sentant le choc, j’arrêtai tout mouvement, observant les alentours avec un air perdu alors que je tentais de faire du sens de mon environnement et de ce que je faisais là. Si je devais me décrire à cet instant, je suppose que j’avais l’air assez insignifiant avec la tache de gazon verdâtre sur mon visage et mon veston, de l’herbe dans les cheveux, l’air absent à suivre lentement les pieds qui se trouvaient devant moi, remontant jusqu’au visage de l’homme qui se trouvait devant moi. C’était le jardinier de l’école, les mains dans les poches, l’air de quelqu’un que je dérangeais dans sa tâche apparemment. C’est ce que la présence de son tracteur à gazon un peu plus loin m’indiquait. Je portai timidement ma main à ma chevelure, la frottant nerveusement et lui adressant un sourire plutôt niais.

"Euh….dé…désolé…je…J’ai dû m’endormir.", balbutiais-je.

Encore un brin secoué, je tentai tant bien que mal de me redresser, secouant mon pantalon et mon veston de quelconques résidus qui pouvaient rester. Puis, réalisant qu’il était peut-être là depuis un moment vu ma tendance à sommeiller longtemps je préféré en avoir le cœur net.

"Je je...J’espère que je ne vous ai pas fait mal...et que vous n’êtes pas là depuis longtemps…monsieur…?"


Un regard interrogateur, je lui demandai finalement son nom. Il est vrai que je l’ignorais. En fait, je n’avais jamais porté attention au personnel qui entretenait le terrain de l’établissement. Inévitablement, la question à savoir s’il était également un M ou non me vint à l’esprit, mais je la chassai rapidement. Sans vouloir jouer les élitistes, je doutais que le directeur ait pris la peine de faire posséder le jardinier, et s’il avait était à Immortalia durant ses études…il devait être plutôt bon dans ses études et ne serait pas jardinier… Mes pensées se portèrent alors sur Ali, Aislinn et Ethan…Peut-être pas finalement…

J’étais peu fier de cette pensée, je n’aimais pas croire que personne n’avait la même chance et/ou qu’un métier caractérisait le niveau d’aptitude des gens, mais il fallait l’avouer Immortalia regroupait les élèves et le personnel les plus doués, sauf quelques cas mystères…Peut-être que ce jardinier était LE jardinier par excellence. Ce devait être ça! Mykha pourrait surement me dire.

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MessageSujet: Re: Massacre à la tondeuse // ft. Lawrence Doogood Mer 7 Juin - 20:28
Ashton s’approcha de la masse entourée d’herbe, dans une attitude toujours aussi nonchalante. Il n’avait aucune envie de réveiller l’élève – disons que le jardinier comprenait très bien qu’on pût s’endormir à cet endroit, et étant un très grand fan de la nature et du sommeil, il pouvait assurer que les deux allaient drôlement bien ensemble – mais, en même temps, cette fourmillante envie de faire du mal aux pauvres petits étudiants le démangeait terriblement. Ambivalent, le bonhomme ? Carrément.

Il s’arrêta à un bon mètre du garçon aux cheveux flamboyants, qui, la bouche entrouverte, semblait torturé par un mauvais rêve, et immédiatement après la venue d’Ashton, ce petit abruti se réveilla brutalement et donna des coups autour de lui, crachant et se frottant le visage de ses mains. Son pied entra en contact avec le tibia du blond qui jura et se recula.
’Il a l’air complètement enragé, ce garçon. Il faudrait le tuer pour éviter que la maladie se propage et n’atteigne de pures jeunes filles.’
N’empêche, un cas de rage sur le campus… Pas mal. Du moment que ça touche le dirlo, j’suis pour.
’Si c’est vraiment la rage, j’espère qu’il te mordra.’
Il ricana intérieurement, mais la légère sensation de brûlure à l’endroit où le pied l’avait heurté lui rappela qu’il avait un problème à régler. Il laissa échapper un soupir, s’apprêtant à invectiver le gamin quand celui-ci leva le visage vers lui. Ashton eut un rictus amusé, découvrant les brins d’herbe parsemant ses cheveux roux et la tâche verte sur son visage – qui, sans l’air niais dessus, devait être charmant.

L’étudiant ouvrit la bouche, et au moment où les premiers mots – les premiers balbutiements – en sortirent, Ashton décida qu’il détestait ce p’tit gars et qu’il vivrait juste pour le tyranniser. Le plus longtemps possible. Il n’écouta pas les paroles prononcées d’une voix peu assurée, mais finit par prêter attention à la deuxième réplique qu’il lui sortit, truffée elle aussi d’hésitations qui allaient finir par rendre Ashton fou. Il ne supportait pas les gens qui bafouillaient. Bah, oui quoi, qu’ils apprennent un peu à parler sans s’arrêter chaque deux syllabes ! Artémis lui conseilla d’être un peu plus tolérant, mais il la rembarra sans attendre. Cependant, il se calma un peu, décidé à ne pas foutre une droite au pauvre petit agneau perdu. Et qui était le grand méchant loup ? LOL.

« Monsieur Miller. J’t’aurais bien proposé de m’appeler Ashton, mais je t’apprécie pas vraiment. Enfin, à part ça, je venais juste d’arriver, quand tu m’as donné ce foutu coup de pied. Heureusement pour toi, tu m’as pas fait mal. Sinon, je s’rais retourné sur ma tondeuse et j'te s'rais passé dessus. Plusieurs fois. »

Il lui sourit chaleureusement, ses yeux ambrés très loin d’être froids.
Fallait faire le point : il ne haïssait pas vraiment le p’tit gars. Il n’aimait juste pas la façon dont il parlait, mais ce n’était pas de la haine pure et dure, pour une raison tragique et sublime. Non, là, c’était juste, ‘je l’aime pas parce qu’il est lui et que c’est drôle de ne pas l’aimer’.

Ashton ne bougea pas ses mains de ses poches, n’esquissant aucun geste pour aider le garçon. Bah quoi ? Le roux l’avait frappé, alors pourquoi l’aiderait-il ? ’Bien dit. Tue-le, maintenant.’ Me fais pas chier, toi. Il l’imagina se renfrogner tandis qu’il l’entendait marmonner des malédictions, et il lui semblait que la grande satisfaction qu’il ressentait après les échanges de ce genre le protégeait efficacement, comme toujours, de ces inoffensives imprécations.

« Bon, tu vas passer toute ta vie ici, dans l’herbe, avec des marques sur ton visage et avec un air stupide ? J’ai du travail, et ça m’aiderait pas mal si tu bougeais de là. »

Le blond arborait à présent une expression un peu ennuyée, mais au fond de ses prunelles brillait une lueur mauvaise. Oh, qu’il avait envie de s’amuser avec lui !

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MessageSujet: Re: Massacre à la tondeuse // ft. Lawrence Doogood Sam 24 Juin - 17:22
J’étais resté sans voix devant la franchise du dénommer Ashton…pardon non…M. Miller. Il était visiblement mécontent de mon attitude et il ne s’en cachait pas du tout, allant jusqu’à me menacer de me passer sur le corps avec sa tondeuse…plusieurs fois si je lui avais réellement fait mal. J’ignorais toujours comment prendre ce chaleureux sourire. Il blaguait ou il était complètement impoli et se fichait des élèves de l’établissement?

Un mince sourire timide me parut la réaction la plus sure afin de ne pas me sentir attaqué pour rien. C’était certainement de l’humour déplacé. La suite de ses paroles m’en dissuada toutefois rapidement et je perdis mon sourire instantanément. Son ton était peu sympathique et il trouvait que j’avais l’air stupide. C’était sans doute l’insulte qui m’atteignait le plus : stupide. J’avais l’air insignifiant, je n’étais pas un top-modèle et j’étais faiblard d’accord, mais être stupide ah ça non! Mais il avait bien dit… « l’air stupide »…donc je pouvais encore lui faire changer d’avis. Nous étions seulement parties du mauvais pied, voilà tout. Sans mauvais jeux de mots… Il passait possiblement une très mauvaise journée et j’avais été un obstacle de plus vers sa fin de journée de travail.

« Désolé. J’ai dit. », répondis-je sur un ton plus ferme.

Il ne pouvait tout de même pas ignorer de sincères excuses. Nawh?

« Laisse-le faire. S’il n’arrive pas à agir de façon civiliser à cause d’un petit incident tu n’arriveras à rien. Pire. Te connaissant, tu risques que l’irrité davantage. Prends tes effets personnels et va te reposer au dortoir. Il ne vaut aucun effort que tu mettras. »


Le dieu du sommeil avait surement raison, mais comme sa solution favorite était toujours, « Va dormir et tout ira mieux demain », je me méfiais toujours de ses bons conseils. J’attrapai néanmoins mon sac tel que conseillé, mais maladroit que j’étais, je l’attrapai par le fond sans réaliser qu’il était ouvert et j’en échappai le contenu en tiers au sol. Sachant déjà avoir énervé M. Miller, je m’étais rapidement laissé tomber au sol pour ranger de nouveau le tout, et ce dans un fouillis inconcevable… Non vraiment, je ne pouvais pas faire cela ainsi…revidant le contenu pour mieux le ranger, je tentais d’être rapide pour tout remettre à l’intérieur, mais cette fois, de façon appropriée : bronchodilatateur, stylos, mouchoirs, gants, solution hydroalcoolique, mes manuels…Chaque chose avait sa place! Une fois terminé je replaçai mon sac en bandoulière, satisfait de mon travail, mais sentant l’exaspération chez Hypnos qui devait avoir un peu honte de son possédé. Honte non. Il aurait toutefois espéré me voir plus adroit devant « cet imbécile » de jardinier qui ne voyait pas le potentiel de son possédé. L’histoire de sa vie quoi!

Je me redressai et fis un signe de salutation timide de la tête avant de me rendre compte que quelque chose dans son regard me rendait inconfortable. Il me faisait sentir comme un boulet, mais quelque chose semblait…me faire penser à Auen. Pas le Auen colocataire…nah…celui sur le toit, mais à moindre degré. Je ne craignais pas pour ma vie ici, mais j’avais le sentiment que mon inconfort l’amusait peut-être un peu. Était-ce un autre de ces possédés qui avaient aussi fini par craquer? Je ne donnerais pas une tondeuse aussi massive dans les mains d’un possédé fou. Je l’observai un moment, mémorisant tout ce que je pourrais noter à mes documents en retournant à ma chambre. J’en savais encore trop peu…pourquoi ne pas lui demander. Il s’occupait bien de tondre l’herbe près des dortoirs…il devait être un M non?

« Euh…je peux…vous poser une question avant de partir?»

Si Hypnos avait pu se « facepalm », il l’aurait fait. Prendre ses effets personnels et quitter. Des instructions pourtant simples, mais non! Il allait prendre le risque d’étirer la conversation avec une personne qui lui faisait penser à l’un de ces pires cauchemars.

« Tous le personnel de l’établissement qui s’occupe des M sont également M. Je me trompe? Vous…»


Je m’interrompu, j’allais de toute évidence lui demander de quel panthéon, c’était évident, mais j’hésitais à demander, de crainte de le mettre davantage en colère. Ma curiosité l’emporta toutefois.

«…êtes de quel panthéon? Nous avons le même? »

J’pointai ma cravate bleue et senti l’intérêt d’Hypnos piqué. Si c’était un Grec, il voulait savoir aussi quitte à voir son possédé légèrement maltraité. Il était habitué de toute façon et avait confiance en sa capacité de rémission…enfin jusqu’à un certain point.

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MessageSujet: Re: Massacre à la tondeuse // ft. Lawrence Doogood Lun 26 Juin - 15:34
Le blond voyait bien qu’il troublait l’étudiant, qui ne savait sans doute pas s’il blaguait ou pas. C’était le but. Encore une petite erreur, et il pourrait l’attaquer avec joie. Ou bien faire semblant de calmement sympathiser ? … nah, trop simple, trop hypocrite. Il n’aimait vraiment pas l’hypocrisie.
’Parle au moins un peu mieux. Ça t’aiderait dans la procédure de destruction de ce doux petit agneau.’
Je t’aime mais je te déteste, Artémis. Elle ricana.  
Le jeune homme s’excusa une deuxième fois, plus fermement cette fois. Sur le visage expressif d’Ashton passa un bref éclair d’étonnement. Ouh, le petit montrait les dents. Il lui sourit. C’était tout de même plus plaisant de parler avec quelqu’un qui avait un minimum de répondant et de caractère, non ?

Enfin bref, l’étudiant attrapa son sac et…
Par les dieux, qui a engendré une bêtise pareille ?
’Mon père n’aurait jamais dû vous créer. Vous êtes tous des erreurs. Oui, même toi, Ashton.’
C’est vrai. J’aurais dû naître en tant que dieu, et pas en tant que misérable mortel. Cette fois, c’était lui qui ricana mentalement.
Il reporta son attention le jeune homme, rangeant le plus rapidement possible toutes ses affaires. Il posa son regard sur celles-ci, et se rendit compte qu’il avait un bon nombre de produits de santé. Il arqua un sourcil, légèrement amusé. A quoi pouvait bien lui servir tout ça ? Travaillait-il en tant qu’aide-soignant, à mi-temps ? Autre possibilité : c’était un maniaque.
Un maniaque maladroit ? Drôle de combinaison, tout de même… Ashton eut un petit rire alors que l’étudiant remettait à sa place son dernier stylo, puis se releva sans tomber – miracle ! – pour saluer de façon plutôt polie le jardinier. Bien élevé, le gamin. Pas mal.

Une once de déception se fit sentir alors qu’il regarda le jeune homme se détourner. Il ne se serait pas amusé bien longtemps… et déjà, il fallait se remettre au travail. Il soupira et allait tourner les talons à son tour quand l’étudiant prit la parole, de cette façon toujours hésitante qui mettait à rude épreuve les nerfs du blond.

« Euh…je peux…vous poser une question avant de partir? »
Ashton retint un « tu viens de le faire » classique.

« Tous le personnel de l’établissement qui s’occupe des M sont également M. Je me trompe? Vous… êtes de quel panthéon? Nous avons le même? »
Là, le blond écarquilla les yeux. Puis ne put s’empêcher d’éclater de rire. Il était surprenant, ce petit. Surprenant.

« Ça c’était direct ! A part pour les hésitations. »
Il examina le bonhomme se tenant en face de lui, un sourire amusé aux lèvres. C’était pas tous les jours qu’on lui demandait aussi directement, sans tourner autour du pot, s’il avait une divinité et à quel panthéon elle appartenait. Il appréciait sa témérité.

Avant de répondre, il suivit du regard le doigt du garçon. Mais oui. La cravate. Il avait oublié cette histoire – à la Harry Potter. Mais maintenant, il s’en souvenait. Il se rappelait de la sienne, une bleue aussi bleue que celle de son charmant interlocuteur.
Son regard s’attarda sur ladite cravate, seulement quelques instants, puis remonta vers son visage sur lequel il lisait une certaine curiosité. Intrigué ? Ashton l’était aussi, à présent. Le petit avait réussi à éveiller son intérêt, dans une bonne manière.

« Grec, comme toi. Ça m’enchante pas vraiment d’apprendre qu’un tocard est au Mont Olympe, mais chaque équipage à son boulet. »
La lueur de plaisir dans son regard brilla, mais il s’obligea à rester dans la modération. Fallait pas le faire fuir, quand même ! Alors qu’il avait continué à lui parler malgré ce que le blond lui avait dit. Celui-ci décida de prolonger la conversation, aussi bien pour satisfaire sa curiosité que pour avoir l’étudiant à sa portée le plus longtemps possible. Il semblait bien dans le rôle de punching-ball verbal.

« J’ai, à mon plus grand bonheur, Artémis. C’la joie tous les jours, on s’aime teeeellement. »
Oh dieux, qu’il aimait le sarcasme. Artémis ricana, mais il put sentir son dégoût profond le frapper.
Bordel, arrête d’étaler tes émotions comme ça ! J’ai b’soin de mon espace personnel, quand même.
Il l’imagina lui tirer la langue alors qu’il se sentit submergé par le même dégoût, accompagné d’un sublime mépris et d’une certaine satisfaction. Elle était extrêmement mauvaise, cette déesse. Il ne put contenir une grimace, mais repoussa rapidement la vague. Il n’avait juste pas été assez préparé à ça. Rien de grave, il savait toujours se défendre contre ces attaques divines de très bas niveau.
Prenant une grande inspiration, il continua comme rien ne venait de se produire.

« Et toi ? Ta divinité ? Tu t’entends comment avec elle ? »
Ce n’était pas comme s’il s’intéressait réellement et personnellement à cet étudiant de pacotille, mais il voulait savoir, comme avec tous les M, comment ça se passait avec la nuisance implantée dans leur corps. Simple curiosité.
L’image des affaires renversées du roux lui revint à l’esprit et il eut un sourire immédiat.

« Apollon, dieu d’la médecine ? …non, l’aut’ folle l’aurait senti. Uh… Son fils Asclépios ? »
Il avait haussé les sourcils, attendant la réponse de l’étudiant. Pas facile de deviner.

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MessageSujet: Re: Massacre à la tondeuse // ft. Lawrence Doogood Dim 9 Juil - 6:00
À ma question M.Miller avait éclaté de rire. Je devais avoir l’air un peu perdu à ce moment. Je ne voyais vraiment pas ce qu’il y avait de marrant. La réponse ne tarda pas à arriver par contre. Il avait été surpris de l’audace dont j’avais fait preuve. J’étais probablement devenu moins méfiant et plus expérimenté avec le temps. J’ignorais encore si c’était une bonne chose, mais certainement quelque chose d’important sur lequel réfléchir. J’étais devenu habitué d’évoluer dans cet étrange établissement…peut-être un peu trop. Mes observations des dernières années m’avaient toutefois réellement servi à quelque chose comme il me confirma également être possédé. Je pouvais donc l’ajouter à la liste.

Le jardinier m’observa d’un air amusé, je maintins mon regard fixe sur lui, souhaitant obtenir une réponse et non pas le voir échapper à la question, pour finalement me la prendre en pleine tronche.

« Grec, comme toi. Ça m’enchante pas vraiment d’apprendre qu’un tocard est au Mont Olympe, mais chaque équipage à son boulet. »

Je restais bouche bée. Mais quelle gratuité? Qu’avais-je fait pour mériter ça?

« J’ai, à mon plus grand bonheur, Artémis. C’la joie tous les jours, on s’aime teeeellement. »


De toute évidence, il n’était pas satisfait de la divinité dont il avait. Artémis, déesse de la chasse? Non? Que pouvait-elle avoir de si dérangeant? J’étais tout de même profondément curieux d’en savoir davantage, mais toujours sous le choc de ce manque flagrant de courtoisie.

« Pauvre elle. Hériter d’un homme. Je doute que ce soit ce qu’elle souhaitait également. Elle a la réputation d’être une femme forte et indépendante si tu vois ce que je veux dire. »

« Et vous vous entendez bien? »

Soyons francs, c’était la question la plus importante ici. Si ce n’était pas le cas, je devais éviter à tout prix qu’Hypnos ne soit connu.

« On ne s’entend pas mal. Nous ne nous sommes pas non plus côtoyer beaucoup, mais elle n’aime probablement pas Héra que j’ai aidée quelques fois donc…Enfin tout dépend comment elle voit les choses, mais je pense sincèrement qu’elle s’en fiche. Ma mémoire peut faire défaillance après tant d’années, mais je crois que nous sommes saufs. »

C’était satisfaisant comme réponse et j’étais tout juste prêt à recevoir la question du jardinier, question que j’attendais évidemment. On ne posait pas cette question en l’évitant nous-mêmes. L’idée de mentir restait toutefois forte. Ce n’était pas spécialement mon genre, mais mon interlocuteur faisait preuve De mauvaise foi évidente et je passais encore pour le gamin bonasse et un peu simplet dû à ma maladresse et ce manque de confiance en moi. Cela me ferait plaisir de me ficher de lui un peu aussi. Je repassai en mémoire ce que je savais d’Artémis. Apollon était tentant, mais la moindre erreur était risquée et je ne voulais pas me mettre la déesse à dos si elle était d’un avis différent que son possédé sur ma personne. D’ailleurs, le commentaire du jardinier m’en dissuada rapidement.

« Apollon, dieu d’la médecine ? …non, l’aut’ folle l’aurait senti. Uh… Son fils Asclépios? »

Cette idée me fit rire. Dieu de la médecine…j’aurais pu dire oui. Mes études auraient appuyé ma crédibilité, mais sachant que c’était le frère d’Artémis c’était risqué. Aussi bien être franc. C’était mon genre. J’avais tout de même l’impression de me laisser marcher dessus…encore. C’était bien beau la curiosité et il me fallait des informations, mais à quels prix.

«Fais-le.»

« Quoi? Tu m’y encourages? »

« Ouais. Je ne l’aime pas beaucoup et je suis aussi exaspéré que toi qu’on te prenne de haut. Je commence aussi à connaitre les clichés à mon sujet alors…je sais que ça ne t’aide pas beaucoup…alors, vas-y! »


Alors ça, c’était inhabituel. Hypnos restait une divinité avec son orgueil divin. Il aimait être reconnu pour ses bons coups et pour son dur travail nocturne, mais cette fois il sacrifiait son orgueil pour moi et cela me touchait réellement, même si ça semblait peu pour beaucoup de gens. Je décidai donc d’opter pour une divinité que je connaissais bien et dont l’identité de la possédée était connue. Même son pouvoir de tuer temporairement, n’étaient pas si loin de ma capacité à endormir les gens… Je pourrais toujours m’arranger avec Aislinn en cas d’ennuis. Je doutais tout de même qu’il ne s’intéresse à mon cas, n’étant pas des plus distrayant comme personne.

« Non Hadès, roi des Enfers. », dis-je simplement, avec un calme et une continuité dans les mots assez surprenante. Pas de bégaiement, pas d’hésitation c’était étrangement facile de lui mentir. Je soupçonnais ma frustration et mon exaspération cumuler depuis le début de la conversation en plus de l’accumulation des dernières années de m’avoir aider cette entreprise risquée. Restait plus qu’à maintenir l’illusion.

J’étais assez renseigné sur cette divinité et c’était, à mon avis, un choix sur. Hypnos l’ayant connu, je savais qu’il pouvait également me fournir en information pour combler mes propres lacunes à son sujet. Je connaissais également les pouvoirs de ce dernier grâce à Aislinn. C’était un plan parfait. Où l’était-ce? Peu importe, j’avoue qu’un brin d’excitation émergeait en moi comme un détective ou agent secret qui se devait de rester discret. J’avais maintenu mon secret assez bien jusqu’à présent mis à part avec mes nouveaux amis, mais je savais bien que je ne pouvais pas rester éternellement caché.

"Je m'entends très bien avec lui. Évidemment, ce n'est jamais simple avec les divinités, mais on a fini par s'entendre. Il me dit quels âmes il voudrait avoir et je lui trouve lui trouve le nom et celui de la divinité associé et je le garde heureux. C'étais Artémis n'est-ce pas?"
, lui demandais-je sans vraiment attendre de réponse, avant de commencer à tourner les talons. D'un sens je ne me voyais plus rester bien longtemps comme j'avais eu l'information que je souhaitais.

Qu'il le prenne comme de l'humour ou sérieusement, je m'en fichais sincèrement, mais Hypnos, lui, se bidonnais à cette allusion. Je sentais que ce dernier attendais la réponse de mon interlocuteur bien plus que ma propre personne. Moi, j'espérais surtout qu'il n'y verrait que du feu et cesserais de me traiter comme un bon à rien, et que nos futures interactions, si nécessaires, seraient plus courtoises.

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MessageSujet: Re: Massacre à la tondeuse // ft. Lawrence Doogood Mer 12 Juil - 14:59
Ashton crut reconnaître de l’amusement dans l’expression du garçon en face de lui. La question était-elle si drôle que ça ? Non, il ne le pensait pas. Se foutait-il de sa gueule ? Peut-être bien. Il resta cependant silencieux. Qu’est-ce qui prenait autant de temps au garçon de répondre ? Enfin, ce n’était qu’un nom ! Peut-être n’entretenait-il pas de bonnes relations avec sa divinité, et qu’il flippait carrément à l’idée de révéler son identité. Ou bien, il venait de se faire posséder, et il avait du mal à retenir son nom – Ashton était sûr que c’était déjà arrivé, auparavant.
En tout cas, le blond gardait son regard posé sur son interlocuteur, attendant pensivement et avec une légère impatience, qu’il lui répondît. Allez quoi, il avait envie de savoir !
« Non Hadès, roi des Enfers. »
Il haussa un sourcil, un peu impressionné malgré lui. Hadès, rien que ça. Ça envoyait du lourd, là. Il eut un sourire. Alors, quel genre de relation avaient-ils ? Le dieu des Enfers ne devait pas être très docile… Honnêtement, Ashton n’aurait pas voulu tomber sur lui. Ça devait être drôlement glauque, non ?
Artémis confirma, lui disant qu’elle n’avait pas très souvent croisé Hadès mais que le peu de fois qu’elle l’avait fait, elle avait très clairement ressenti son aura. Peut-être ne faisait-il pas exprès, on n’en savait rien. Il était juste glauque. Pas forcément tout le temps cruel. Il avait peut-être été un peu sympa une fois ou deux, pendant quelques millénaires. Pas trop mal, hein ?
Ashton étouffa un rire alors que l’étudiant reprenait la parole.
« Je m'entends très bien avec lui. Évidemment, ce n'est jamais simple avec les divinités, mais on a fini par s'entendre. Il me dit quels âmes il voudrait avoir et je lui trouve lui trouve le nom et celui de la divinité associé et je le garde heureux. C'étais Artémis n'est-ce pas? »
Le jardinier examina, songeur, le visage qu’il jugeait neutre du garçon. Il pensait qu’il ne cesserait de bégayer ou de se reprendre, mais plus ça allait, plus il semblait… confiant ? Un mot un peu fort, mais oui. Presque sûr de lui, ce qui contrastait vraiment avec son attitude du début. Le petit agneau tout tremblant avait grandi et s’était affirmé en moins de dix minutes.
Quant à sa déclaration, il ne la prenait pas du tout au sérieux et un sourire amusé se dessina sur ses lèvres alors qu’il regardait le gamin se détourner.
« C’est ta mère, en fait. »
Il eut un petit sourire et demanda gentiment à Artémis de fermer sa gueule, alors qu’elle avait commencé à l’insulter de tous les noms, encore une fois. Elle ne changeait pas. Etait-ce parce qu’elle avait été une divinité – elle l’était toujours, en fait, mais pas vraiment sous la même forme et avec les mêmes pouvoirs – qu’elle était si immuable ? Les dieux restaient des dieux toute leur vie. Bien sûr, au début, ils obtenaient de la notoriété, se voyaient attribués des symboles, des pouvoirs, des mythes. Mais au bout du chemin et jusqu’à l’éternité, ils resteraient les mêmes, non ? Au fur et à mesure que les générations naissent, passent et meurent, eux ne bougeaient pas. Quelle tristesse !
Il eut un petit soupir.
« Non, sans rire, j’attends avec impatience que la Mort vienne me chercher. Fais-le savoir à ton dieu, qu’il nous mette moi et Artémis en tête de liste. »
Ashton arborait un air cynique. Blaguait-il ? A moitié, seulement. Bien sûr, il avait envie de profiter de la vie qui lui restait, mais y échapper lui semblait une belle chose aussi. ’Du moment que tu meures, moi ça me va.’ Merci, ça fait plaisir.
Il reporta rapidement son attention sur le bonhomme qui allait lui fausser compagnie.
« J’me demande ce que ça fait si tu ne trouves pas assez de noms. Il se met en colère et t’annihiles ? Parce que ‘fin, j’veux dire, t’as pas l’air très solide comme personne. Ça m’étonne, du coup, qu’Hadès se soit retrouvé avec toi. Il est pas un peu trop puissant pour toi, gamin ? »
Maintenant qu’il l’avait évoqué sans vraiment réfléchir, il se disait que ouais, c’était un peu étrange. De ce qu’il avait compris, même inconsciemment, les dieux les plus forts se retrouvaient avec les hôtes qui étaient un minimum aptes à les accueillir… C’est qu’il n’avait jamais vu une frêle – de corps et d’esprit – jeune fille se faire posséder par… par Thor, par exemple. Mais la preuve infirmant cette théorie se trouvait droit devant lui. Une étincelle d’intérêt jaillit dans les prunelles ambrées d’Ashton. Il voulait à présent savoir si c’était réellement possible. Ou si c’était juste un moyen pour le directeur de se divertir un peu : envoyer des étudiants à l’abattoir pour voir s’ils parvenaient à résister à la terrible volonté des divinités les plus dominatrices. A cette pensée, le blond sentit un haut-le-cœur involontaire, qu’il bloqua prestement. S’il y avait bien une chose qui le dégoûtait, c’était ça. D’accord, s’amuser avec les autres, mais pas de cette façon bordel.
Il souffla un bon coup et glissa ses mains dans ses poches. Il leva son regard vers le ciel, le laissant glisser sur les nuages aux formes diverses qui prenaient toute la place et qui ne laissaient aucune place pour le bleu uni qu’il affectionnait tant. Il fallait s’en contenter, n’est-ce pas ? Une couverture cotonneuse pouvait avoir son charme. Même des trombes d’eau se déversant du ciel le pouvaient. Le vent soufflait encore, doucement, et par moments, une mèche légèrement ondulée venait se mettre en travers de sa vision. Elle repartait cependant aussi vite qu’elle était arrivée, portée par une brise allant dans le sens contraire.
Ses yeux quittèrent assez vite le ciel et allèrent se reposer sur l’étudiant aux cheveux flamboyants, qui attisait bien malgré lui la curiosité du blond.

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MessageSujet: Re: Massacre à la tondeuse // ft. Lawrence Doogood Mar 25 Juil - 5:32
Alors que j’espérais m’en tirer aussi facilement en déposant un petit doute dans le crâne du jardinier et le quittant, lui, n’avait pas l’intention d’arrêter la conversation ainsi. Je le comprenais au fond, j’aurais fait de même à sa place, mais combien de temps allais-je pouvoir garder la tête haute. L’image que je tentais de donner avait tout de même sa limite de crédibilité.

« C’est ta mère, en fait. »

Je figeai, serrai les poings. Hypnos m’ordonnait carrément de poursuivre ma marche et partir, mais il savait que j’en avais assez d’être traité comme un moins que rien. Moi qui m’étais dit qu’être intimidé terminerait au Lycée…mais non, l’université, le monde « adulte » comme je me l’étais imaginé n’étais apparemment pas mieux. Seule différence, cette fois on n’utilisait pas les poings, c’était verbal. Auparavant ma force contre ceux qui usaient de force brute, cette fois, ce n’était pas aussi simple et nerveux comme j’étais lorsque je ne me sentais pas avantagé, ma divinité savait aussi que j’empirerais la situation si je m’attardais. Ce que j’allais faire évidemment.

« Il te cherche. Ne lui laisse pas le plaisir de te trouver. Tu es épuisé et à cran. Tu vaux mieux que ça. Va te reposer, tu verras que tu auras bien fait à ton réveil.»

« Je sais. Sauf que si je pars je le laisse satisfait de lui-même et c’est …c’est… »

« Frustrant? Oui. Mais ça ne t’apportera rien et a lui non plus. C’est une perte de temps alors que tu pourrais simplement dormir confortablement dans ton lit. »


Si j’avais une faiblesse dans la vie, c’était sans doute ma capacité de parler pendant des heures. Autant je détestais faire les premiers pas, autant une fois les premiers pas fait, je pouvais parler indéfiniment. Tant et aussi longtemps qu’on m’adressait la parole, je ne la fermais jamais si la conversation ne me semblait pas officiellement terminée. C’était plus fort que moi. Ici…la discussion n’était visiblement pas terminée.

« Non, sans rire, j’attends avec impatience que la Mort vienne me chercher. Fais-le savoir à ton dieu, qu’il nous mette moi et Artémis en tête de liste. »

Ouais, j’en avais peut-être fait trop. Sur le coup, la fausse menace avait semblé une bonne idée. Maintenant? Un peu moins. La plupart des M m’auraient sans doute fichu la paix, mais j’avais à faire à un M d’expérience. Il en avait certainement vu d’autres durant ses études et encore durant son boulot. Quoi qu’il en soit, il ne me prenait pas au sérieux et il avait raison. Pire, s’il apprenait la vérité, j’aurais l’air de quoi? Il serait aussi satisfait de lui-même. C’était évidemment, s’il ne s’en doutait pas déjà. Peu importe ce que je faisais dans la vie, je semblais voué à me faire piétiner par les autres jusqu’à la fin de ma vie.

« « La fin de ta vie »…allons tu n’as que 18 ans. Tu as le temps de changer les choses. Surtout avec une divinité en toi. Qui sait ce que l’avenir nous réserve? Mais pour le futur proche, je sais ce qu’il nous réserve! Tu vas l’ignorer et aller dormir paisiblement et dans un profond sommeil. »

Je ne l’écoutais que d’une oreille, car plus intéressant se passait face à moi. Mon interlocuteur avait des questions un peu plus poussées que ce à quoi je m’attendais. Si Hadès n’obtenait pas de noms, comment réagirait-il? Et surtout, n’étais-je pas trop faible pour le Dieu des Enfers.
Aussi intéressant que démoralisant en fait. Mes traits se durcir, partager entre la frustration et le questionnement. Je me retournai brusquement comme pour répliquer…rien… Oui, il avait raison, j’étais certainement trop faible pour une telle divinité.

« Cesse de te rabaisser…du coup tu me rabaisses aussi. Je te signale que tu as une divinité primordiale en toi. Non, sans doute pas l’équivalent de ma mère Nyx, mais ça mérite un minimum de respect tout de même. »


Oui, mais pouvait-on dire que je supportais réellement les pouvoirs d’Hypnos? Les derniers évènements me laissaient croire que j’étais fragile. Les effets secondaires étaient fréquents et de plus en plus forts. D’un autre côté, je m’entrainais et augmentais graduellement le niveau de difficulté. Ce devait être normal de réagir en conséquence non? Quoi qu’il en soit, il fallait me sortir du problème actuel : M. Miller. Je devais parler…je le devais! Il attendait ma réponse et son regard curieux s’était posé sur moi. Poussant la réflexion, je finis par articuler une explication valable et fondée sur des faits observables.

« Je…euh…ce n’est jamais arrivé…encore…les M sont nombreux et la rotation…se fait bien. Il y a toujours des noms. »

En effet, chaque fois que des étudiants disparaissaient ils étaient remplacés presque aussitôt par d’autres élèves possédés par d’autres divinités. C’était du moins mon observation. À peine Alistair était décédé que sa chambre avait été vidée. J’ignorais d’ailleurs qui occupait cette chambre actuellement. Mais, est-ce que je souhaitais vraiment le savoir…pas vraiment. Le simple fait d’y songer me créait un pincement au cœur dont je me passerais bien. Je regardai mes pieds un instant, me rappelant ce que le jardinier m’avait dit. Je paraissais fragile… Je n’allais tout de même pas laisser la conversation ainsi, sans rien dire. En revanche me justifier ne paraîtrait pas pire?...Et si je l’acceptais simplement. Je savais ce que je dégageais! Pourquoi le cacher? Je ne trompais personne après tout.

« Et peut-être…que je suis fragile. Malgré tout, apparemment assez fort pour supporter une possession. Je suppose que la « solidité » physique ne suffit pas nécessairement. »

J’y avais songé sur le coup, mais au fond cela m’avait fait du bien de m’entendre prononcer ces paroles. Vrai j’étais chétif, facilement malade…et roux si on regardait cela, mais j’avais tout de même d’autres qualités! Hypnos avait songé comme le jardinier à mon réveil à l’infirmerie. Il ne m’avait pas choisi et je n’avais clairement pas l’allure d’un dieu grecque. Néanmoins, j’avais réussi à le faire changer d’avis et même apprécier ma compagnie jusqu’à un certain point. Lui-même m’avait trouvé un excellent étudiant en ce qui avait trait à sa culture et ses pouvoirs. En était-il autant pour le jardinier? Pour la première fois, je pris la peine de le détailler. Il n’était pas tellement plus sportif que moi en apparence. Certainement considéré plus séduisant, mais il avait bien Artémis non? Il n’avait pas l’air très sportif. Je me serais attendu à plus athlétique tout de même.

« Je crois que se fier uniquement à l’apparence est risqué au pensionnat. On ne sait jamais sur qui on peut tomber. À vous regarder, je n’aurais pas pensé à une déesse aussi active qu’Artémis. Peut-être Déméter à la limite. Surtout vu le boulot que vous faites. Préjugés quoi. »

J’haussai les épaules.

« Je ne suis pas dans la tête de ma divinité comme elle est dans la mienne. Je n’ai pas réponse à tout. Malheureusement. Enfin…je dis tout ça mais, faudra demander au directeur. Qui sait, en étant membre du personnel vous en savez surement plus! »


Bien que j’eusse pu paraitre incertain tout au long de la conversation, la dernière phrase semblait un brin accusatrice. Plus que je ne l’aurais souhaité. Il fallait dire que trouver des explications sur la possession devenait de plus en plus une autre de mes obsessions. J’avais cherché, je collectais les données, malgré tout j’avais l’impression d’avancer à pas de souris et je me disais de plus en plus que le directeur ne devait pas travailler seul. Le personnel devait être au courant non? Étaient-ils tous impliqués ou des victimes comme nous? En y songeant, l’idée d’impliquer le jardinier de l’école dans de tels plans me paraissait bien étrange, mais qu’est-ce qui n’était pas étrange ici!? Qui pouvait savoir ce qui se tramait dans le crâne du vieux dirlo? La brève espérance que le dénommer Ashton Miller ne soit pas impliqué dans le « masterplan » faisait lentement son chemin dans mes neurones… Mes yeux s’écarquillèrent un moment alors que je réalisais ce que je venais d’émettre comme hypothèse. S’il est au courant de tout ...Si ça se trouve, il sait depuis le début qui me possède!? Et il ne fait que s’amuser à mes dépens! Alors là ce serait un beau salaud.

« Oh c'est certain qu'il s'amuse à tes dépends, mais pas besoin de savoir qui te possède pour s'amuser à le faire. C’est facile, sans vouloir te vexer ...Et amusant justement… Désolé.»


Vrai qu’Hypnos le faisait régulièrement, mais il n’était jamais cruel ou méchant, c’était souvent pour me faire réaliser à quels points mes obsessions étaient ridicules afin que je me force à les réprimer. Il en allait de même avec mes dernières tendances paranoïaques. Je laissai tomber mes épaules, adoptant une expression faciale des plus blasée. J’étais découragé et épuisé. Je ne voulais pas penser à tout ça, ni entendre de mon allié qu’il prenait plaisir à m’énerver également. Pas actuellement, c’était le mauvais moment. Mon lit semblait soudainement bien tentant. Je fis un pas en direction des dortoirs, incapable néanmoins de faire le pas décisif qui me permettrait d’échapper à la suite de la conversation s’il y en avait une. Mon regard se posa sur la tondeuse, puis sur le jardinier. N’avait-il pas mieux à faire?

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MessageSujet: Re: Massacre à la tondeuse // ft. Lawrence Doogood Ven 28 Juil - 20:13
Ouch, le petit semblait avoir plutôt mal pris la remarque du jardinier à propos de son physique… Celui-ci n’avait aucun remord. Eh bien quoi, c’était la vérité ! Cette même vérité sembla claquer au visage d’Ashton, quand l’autre gamin lui fit remarquer qu’il ne semblait pas trop Artémis-ish. Non pas pour le vexer, bien entendu, puisqu’il s’agissait du pensionnat entier… Le blond s’empêcha de bouder, se contenant de l’écouter avec attention, malgré l’irritation grandissante en lui. Il disait des trucs intéressants, fallait pas le nier, alors la moindre des choses était de l’écouter et, peut-être, de glaner quelques informations pouvant être utiles. C’était qu’Ashton n’en savait pas forcément beaucoup sur Immortalia et son côté caché ! Alors que l’étudiant en face de lui… Malgré sa maladresse et sa façon agaçante de se comporter, il paraissait en savoir plus qu’on pouvait le penser. Et c’était peut-être ça qui intéressait tant le jardinier. Inconsciemment, il se sentait attiré par le roux, comme il était attiré par la connaissance. La loi de l’attraction universelle, appliquée à Ashton, s’étendait dans un tout autre domaine que les sciences exactes et le mouvement des planètes.

Cependant, une chose avait retenu l’attention de l’homme. L’étudiant avait parlé d’une solidité autre que physique, et c’était un point très intéressant. Ashton savait déjà que pour résister à la possession, la corpulence ne signifiait – presque – rien, et que quasiment tout se jouait sur le mental. La preuve, durant sa dernière année au lycée, il avait pu observer cet étrange phénomène : une frêle jeune fille était arrivée en cours d’année, transportant un dieu puissant en elle, et, à la stupéfaction de l’étudiant qu’il était, elle se portait comme un charme – façon de parler, elle n’allait pas très bien moralement, comme la plupart des fraîchement possédés, mais elle tenait sacrément bien le coup. Et au contraire, un colosse s’était ramené à la toute fin de l’année, et toute la classe s’était dit qu’il devait être l’hôte d’une divinité hyperpuissante. Ils étaient tombés sur le cul en apprenant qu’il en avait une mineure. C’était durant cette année difficile qu’Ashton avait commencé à comprendre le schéma plutôt simple des possessions. Et souvent, même si certaines divinités ne choisissaient pas leur réceptacle, elles devaient sans doute s’approprier inconsciemment celui qui lui conviendrait le mieux, en terme de résistance mentale. Enfin, la plupart du temps… Des fois, le choix – ou le non-choix – était le mauvais, et… pouf ! annihilation, soit immédiate, soit imminente. Triste sort pour ces pauvres humains, non ? Les dieux diraient qu’ils le méritaient, que ce n’était que des bons à rien de mortels qu’ils avaient créés, et que donc, ils pouvaient les faire mourir dès qu’ils le voulaient. Haha !
Ashton n’en riait pas.

Il vit le garçon hausser les épaules. Il sortit alors de ses pensées, pour seulement entendre la fin de la réplique.

« Enfin…je dis tout ça mais, faudra demander au directeur. Qui sait, en étant membre du personnel vous en savez surement plus! »

Ashton plissa les yeux au ton que prenait le gamin. Alors pour lui, le personnel était dans le complot avec le dirlo ? Le blond devait l’avouer, il pensait exactement la même chose lorsqu’il était au lycée. Il s’était mis à détester les membres du personnel, il ne pouvait pas les sentir. Et maintenant, quelle ironie ! il en était un. Et il se rendait compte que le directeur gardait bien ses secrets pour lui-même, et peut-être pour de rares personnes.
Le jardinier soupira, les mains toujours dans les poches. Il attendit quelques instants pour répondre. Il s’était senti agressé, quoique juste légèrement, mais il comprenait totalement pourquoi, alors il décida de ne pas répliquer avec la même vigueur. Non, il suivit d’abord du regard un oiseau solitaire – une mésange – migrer d’un arbre à un autre, puis jeta un bref coup d’œil aux nuages qui emplissaient le ciel. Enfin, il reposa son regard sur l’étudiant, qui paraissait avoir le cul entre deux chaises. Il s’était à moitié détourné, mais attendait sans doute la réponse que ne tarderait pas à lui donner le blond. Ouais, il semblait carrément mal à l’aise. Ashton eut presque pitié de lui.

« Non, t’en fais pas, l’personnel a pas accès à ces informations-là. On est de pauvres ignorants, nous aussi, faut pas nous prendre pour les suppôts du diable ! Ou du dirlo, mais c’est la même. »

Il eut un petit rire amusé. Son regard se posa sur l’herbe qui poussait en n’y faisant qu’à sa tête. Il lui restait encore tellement à faire, par les dieux ! Ses yeux vérifièrent l’état du ciel – son coup d’œil d’il y a même pas une minute avait été distrait, il n’avait pas fait attention – et, se fondant sur ses connaissances et ses habitudes dans le pays, il se dit qu’il devait peut-être se dépêcher, juste au cas où.

« Bon, maintenant, file, p’tit. Tu m’as retenu durant mon temps d’travail, et en plus tu m’as menacé. Si tu recommences, j’te dégage avec des coups de pied au cul, Hadès ou pas Hadès. Et t’avise pas de jouer au plus malin avec moi. Ça fonctionnera pas. »

Il le fixait avec son éternel sourire chaleureux, totalement sérieux.
’Sous notre forme actuelle, je ne pense pas qu’Hadès puisse faire du mal à qui que ce soit, de toute façon… Je ne sais pas quels sont les pouvoirs qu’il a donné à son possédé, mais ça ne doit pas être trop dangereux.’
Tu t’inquiètes pour moi ?
’Non, je ne fais que te livrer le résultat de mes réflexions.’
Merci beaucoup, m’dame. Ironie.
Il lui fit un signe de la main, pour le saluer – fallait rester poli, quand même –, et se détourna, repartant vers la tondeuse qui l’attendait patiemment.

Il marchait tranquillement, repensant à la rencontre qu’il venait de faire. Un drôle de bonhomme. Carrément agaçant, mais… curieusement intéressant. Un sourire plein d’intérêt vint étirer ses lèvres. Il ne lui en avait pas encore fait baver, surtout parce qu’il ne le connaissait pas. Il fallait qu’il récolte des informations sur lui – ce n’était pas difficile, les étudiants parlaient beaucoup et qui se méfiait du jardinier qui faisait son boulot pas loin ? – ou, plus simplement, qu’il le recroisât encore et encore, pour en savoir plus sur lui et pour trouver les points sensibles qu’il devait sans nul doute avoir. Et puis, le gamin semblait en savoir beaucoup. Peut-être Ashton pourrait récolter quelques infos sur le pensionnat auprès de l’étudiant. Possibilité à ne pas écarter.
Il arriva à la machine, grimpa agilement dedans et, la redémarrant, reprit son boulot, avec la même diligence. Il aimait le travail bien fait, alors sans être maniaque, il s’appliquait. Bien que tondre de l’herbe ne demandait pas grand-chose, il avait déjà vu du gazon mal coupé, et ça lui avait fait mal aux yeux. Enfin bref, passons.
Il jeta un coup d’œil vers l’endroit où ils se tenaient et ne vit plus personne. Une lueur rieuse s’alluma dans ses yeux ambrés. Il le reverrait et s’amuserait avec lui, de nouveau.

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MessageSujet: Re: Massacre à la tondeuse // ft. Lawrence Doogood Dim 30 Juil - 17:18
J’avais l’impression que mes paroles lui coulaient sur le dos sans problèmes et c’était d’autant plus dérangeant pour ma personne. Hypnos avait peut-être raison. C’était une perte de temps, malgré tout j’allais avoir quelques informations pertinentes à noter dans mes recherches. Ashton Miller n’était plus une donnée inconnue. Qui aurait cru que j’ajouterais le jardinier à ma liste. Je ne ferais plus cette erreur. J’allais devoir interroger ou fouiner sur absolument tout le monde, même ceux les plus improbables. Le plus intéressant, fut toutefois d’apprendre que les membres du personnel n’en savaient pas plus que nous. Enfin, cela était s’ils avaient ou non l’autorisation de le dire, mais Mr. Miller étant d’une franchise surprenante, quasi malaisante, je ne le voyais pas me raconter n’importe quoi. Quoi qu’il en soit, une bonne menace au-dessus de la tête de quelqu’un était suffisante à faire changer les personnalités. J’en savais quelque chose. Tout ça me donnerait à réfléchir pour un moment de toute façon, et malheureusement je sentais que ce genre d’information ne me servait toujours à rien dans mes recherches sauf  pour éviter de se mettre à dos le personnel avec de telles accusations… ce que j’avais échoué ici, emporté par la frustration d’être traité comme un moins que rien.

Invité à quitter les lieux comme un enfant qui trainait dans ses pattes, il prit tout de même la peine de mentionner mes menaces et l’impossibilité future de recommencer sans conséquence. Pouvais-je le blâmé, j’aurais aimé faire pareil à sa place. Je retins tout de même un petit rire lorsqu’il m’avisa de ne pas jouer au plus malin avec lui, que cela ne fonctionnerait pas. Hypnos ajouta immédiatement que bien que cela sonna comme un défi, ce n’en était pas un et il était peu recommandé de le prendre comme tel.

« Ouais, désolé pour le retard occasionné. »

Je jurai intérieurement, m’en voulant de m’être excusé. Je m’excusais trop souvent et ce type ne le méritait décidément pas. Après, il n’avait pas tort. Je l’avais menacé et je n’en étais pas tellement fier, mais cela avait de positif que je conservais toujours mon « As » comme dirait Aislinn, « Hadès ou pas Hadès ».

Avant de reprendre place sur sa tondeuse, Mr.Miller me fit signe poli de la main. Je soulevai un sourcil, surpris qu’il s’en donne la peine. Je lui rendis donc la pareille. Pour une fois qu’un « bully » restait un minimum courtois, fallait encourager! S’il avait pu l’être un peu plus tôt la conversation se serait sans doute mieux déroulée. Enfin, j’étais surtout heureux d’être libéré de mon mensonge. Ce n’était pas tellement dans mes habitudes et j’avouais ne pas me sentir tellement à l’aise. Normalement je m’abstenais de parler de ce genre de chose, mais éviter une question directe était plus difficile et c’était moi qui avais d’abord lancé la conversation sur les divinités. Au moins maintenant, une partie de mes théories sur les membres du personnel était confirmée, et une autre infirmée. Je quittai donc les lieux alors que le jardinier reprenait son travail. Pour ma part, c’était direction mon bureau afin de tout noter pour ne rien oublier, douche pour enlever la terre et l’herbe qui tachait mon visage et enfin dodo direct! Mon besoin de sommeil se faisait pressant et réduirait certainement mon anxiété occasionnée par cette rencontre.

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