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Qui que l'on soit au fond, nous ne sommes jugés que par nos actes (feat Nolan)
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MessageSujet: Qui que l'on soit au fond, nous ne sommes jugés que par nos actes (feat Nolan) Dim 2 Juil - 21:31
Qui que l'on soit au fond, nous ne sommes jugés que par nos actes

La journée s’annonçait prometteuse, mes professeurs de sciences étant absents, je n’avais cours que la matinée. Ainsi j’avais prévu de consacrer cette après-midi à jouer divers morceaux de piano. Mes cours et activités me prenaient tout mon temps et j’avais beaucoup de mal à m’adonner au piano.

L'horloge sonnant midi je m’apprêtais précipitamment à quitter ma dernière heure de cours du matin lorsque un garçon de ma classe m’adressa la parole. Je m’arrêtai alors, étonnée « que pouvait-il bien me vouloir ? » me demandai-je. Comme il ne se contentait que de m’observer, je décidai de partir sans demander mon reste, mais il me retint par le bras et me fit tourner vers lui.

« Pas si vite ma belle », dit-il tout en entortillant une de mes mèches autour de ses doigts.

*mais pour qui il se prend celui-là ? tu devrais lui crever les yeux*

Ce qui suit aurais pu se passer autrement, plus en douceur, mais ma mémoire me rappelant un autre épisode désagréable s’en est mêlée et une certaine violence a émané de moi.

Je balayai en une fraction de seconde sa main et lui mis une droite sans qu’il n’ait le temps de réagir. L’amas d’élèves qui résidait dans les couloirs s’écartait tout en poussant des cris d’hystérie. Puis notre professeur de français sortit et là je su que mon heure avait sonné. Il remit sur ses pieds le garçon que j’avais mis à terre et me regarda d’un air sévère et désapprobateur.

« Vous et vous chez le directeur, tout de suite. », ordonna-t-il.

*j’pensais pas que t’allais vraiment lui faire mal, généralement tu ne m’écoutes pas*

*Oui et bien je commence un peu à regretter, père va me faire une scène lorsqu’il apprendra.*

*rooooo ça va, c’est le premier incident qui t’arrive de l’année, ‘fin si on oublie..*

Atalante ne termina pas sa phrase mais j’eu nul problème à comprendre. Fort heureusement l’autre incident était resté secret.

Nous fûmes escortés jusqu’au bureau et pénétrâmes dans la pièce sans tarder. Notre professeur se chargea de mettre au parfum le directeur sur ce qu’il s’était passé. Bien sûr il omit de dire que le garçon l’avait bien cherché car il était arrivé trop tard pour le voir. Ainsi la faute reposait sur moi seule, super. Après avoir écouté attentivement le directeur déclara d’une voix à moitié amusée ce qui me surpris un peu.

« Vous irez cette après-midi en retenue, tout les deux. »

« Tout les deux ?, reprit notre professeur. »

« Vous avez bien entendu, la jeune fille devait sûrement une bonne raison de commettre un tel acte même si rien de justifie ce geste. Je passerai un coup de fil à vos parents pour les informer de cela. »

Je souris. L’élève à côté de moi se décomposa lorsque le directeur prononça le mot « parents », j’en déduisis donc qu’il devait faire en sorte d’avoir un comportement exemplaire à leurs yeux. Là pour le coup c’était raté. Mon sourire disparut peu à peu, réalisant que nous passerons la retenue ensemble, quelle infortune. Comme c’était l’heure du déjeuner, nous étions autorisés à aller manger avant de nous rendre à notre retenue à treize heures. La sanction m’avait coupé l’appétit et j’avais préféré lire durant le temps qui nous été accordé. J’arrivai devant la salle de français en avance (car le professeur avait tenu à nous surveiller), ce dernier été assis à son bureau et ne me prêta pas la moindre attention. J’aperçus deux feuilles espacées, je me plaçai au bureau de celle proche de la fenêtre. Bon espacées est un bien grand mot car en réalité seulement une place nous séparait l’un de l’autre, à mon plus grand regret. Je lis attentivement la feuille, la consigne était de faire un commentaire de texte, simple. Je sortis de mon sac plusieurs feuilles à carreaux et commençai à rédiger quelques idées d’axes lorsque à son tour il pénétra dans la classe. Mais d’ailleurs combien de temps durait la retenue ? Aucune mention à ce sujet avait été faite et cela ne me rassura en rien.

*j’sens que ça va être long*

lumos maxima

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MessageSujet: Re: Qui que l'on soit au fond, nous ne sommes jugés que par nos actes (feat Nolan) Ven 4 Aoû - 1:50


Qui que l'on soit au fond, nous ne sommes jugés que par nos actes
avec Ellyn Aberline


Prof de sciences absent, non mais, sérieux ? J'ai speedé à finir ce devoir hier pour rien ? Pffff.. Sac sur le dos et mains dans les poches, je soupire et me rends au premier cours du matin. Y'a pu qu'a croiser les doigts pour que ça passe vite parce que je compte bien en profiter, de cette après midi libre : un peu de sport, profiter du soleil et pourquoi pas mater quelques épisodes de Breaking Bad histoire de finir enfin cette série.

Je passe donc la matinée à écouter assidûment le cours. C'est important pour comprendre et éviter d'avoir tout à réviser, et en général je pige plutôt vite. Après,  quand je dis assidûment, ça comprend aussi le fait de jeter un œil dans la classe discrétos, parce que mine de rien, y'a des beautés dans les parages. Genre la rouquine devant moi là par exemple. Sa soeur et elle sont trop mignonnes. Ça ne fait pas longtemps que je suis arrivé dans la classe alors j'ai pas encore eu l'occasion d'aller parler a tout le monde, là c'est peut-être l'occasion.

Midi vient de sonner et on se lève pour ranger nos affaires. Je me dépêche pour rester derrière la rouquine et lui adresse un petit "hey attends" en lui tapotant l'épaule pour éviter qu'elle ne parte. J'ai à peine le temps d'apprécier la vue qu'elle se remet déjà en route. Je l'attrape et la ramène un peu vers moi en entortillant une de ses mèche autour de mon doigt.

Ôtes tes mains de cette jeune femme Nolan Bates. Tout de suite.

Tais toi et laisse moi un peu profiter de ma journée.

Le dieu nordique se tût et instanement, c'est comme si il était parti en vacances.

« Pas si vite ma belle » lui dis-je avec un sourire mesquin « On a même pas eu le temps de parl... » BOOUUUM

Une demi seconde plus tard, je me trouves les fesses au sol entrain de réaliser ce qui venait de se passer. Son poing, ma joue.... Ok, j'ai peut-être été un peu trop tactile dès le départ. En tout cas elle a un sacré crochet du droit cette nana. Le prof arrive et me relève mais je repousse ses mains pour finir de me relever seul. Pas besoin d'être assisté non plus, j'ai ma dignité. Autour de nous c'est un peu agité, mais moi tout ce que je vois c'est cette nana et le professeur qui cherche déjà comment nous punir et... le verdict tombe : bureau du directeur.

Un joli coup dans la figure pour te remettre en place, et un aller direct chez le directeur. On dirait que la justice se fait d'elle même ! Ahahahah

Toujours là toi, t'as rien raté je présume ? Pfeuh.

Ah ça non ! Elle a une sacré force cette jeune femme, on dirait presque que c'est... surhumain.

Boarf, surement, vu que j'ai atteri dans une classe de gens comme moi...

Le professeur se lançe dans de breves explications, omettant de mentionner ce qui avait provoqué la situation, c'est à dire moi. Peut-être que j'échapperai à la sanction, j'espère qu'elle aura rien de trop grave, mais on attaque pas un joli minois comme le mien sans conséquences, et je parle pas de la punition qui va tomber. D'ailleurs, le directeur nous regarde et déclare sa sentence d'une voix amusée.

« Vous irez cette après-midi en retenue, tout les deux. »

« Tout les deux ?» reprit notre professeur.

« Hein ? Moi aussi ? » dis-je déboussolé

« Vous avez bien entendu, la jeune fille devait sûrement une bonne raison de commettre un tel acte même si rien de justifie ce geste. Je passerai un coup de fil à vos parents pour les informer de cela. »

Je déglutis. S'il appelle les parents, je vais en prendre pour mon grade et ça craint. Et là voilà qui sourit, elle sourira moins en retenue. Après tout, on va passer l'après midi ensemble et je compte bien lui faire passer une retenue qui lui passera l'envie de me remettre un crochet pareil.

Si tu lui fais du mal tu vas m'entendre je te...

Shhh... t'enflammes pas Tyr, j'ai mon honneur et je ne frappe pas les filles à part au sport... sauf si elles l'ont vraiment cherché bien sûr. Là, je pense à un autre moyen de me venger, et ça se fera en temps voulu.

Hm...

Après un repas pas si mauvais que ça à la cantine, j'arrive dans la salle de classe où se trouve déja ma camarade pour l'après midi ainsi que le professeur. Tout était déja en place alors je m'asseois sans broncher, soupirant en voyant notre "punition" et sort ma trousse ainsi que mon bloc de feuilles à carreaux. N'ayant aucune idée de la durée de la sanction, je lève la tête vers le professeur pour fixer la chose :

« Dites, professeur. On est là pour combien de temps ? »

« Jusque 15 heures et cela est non négociable. Décision du directeur.»

« Bien joué miss. Fallait m'le dire si tu voulais passer autant de temps avec moi. Je te revaudrai ça. »  chuchotais-je à la rouquine assez bas pour qu'elle seule puisse l'entendre.

Un sourire mesquin sur la figure, je me frotte la joue sentant un peu encore la trace de son passage, puis sort un stylo de ma trousse et commence à étudier le texte. J'annoe les choses importantes pour éviter de relire plusieurs fois ce truc mais ... ça me gonfle déja. Franchement, il pouvait pas choisir une pièce de théatre ou un bon extrait de roman ? La poésie, ça m'endort...




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MessageSujet: Re: Qui que l'on soit au fond, nous ne sommes jugés que par nos actes (feat Nolan) Mar 22 Aoû - 0:54
Qui que l'on soit soit au fond, nous ne sommes jugés que par nos acts


*j’vais pas tenir jusqu’à quinze heures Ellyn, c’est plus fort que moi j’veux l’empaler*


*Eh bien il va falloir taire tes pulsions, cela m’embête autant que toi mais c’est comme ça.*


L’ignorer durant ces longues heures m’apparaissait comme étant la meilleure solution malgré tout cela semblait difficile. Il ne m’avait pas encore adressé la parole mais rien que sa présence m’agaçait terriblement. Je griffonnais un brouillon de mon travail, lorsque je sentis qu’il se penchait sur moi.

« Bien joué miss. Fallait m'le dire si tu voulais passer autant de temps avec moi. Je te revaudrai ça. », chuchota t’il.

Ma main se crispa sur mon stylo et je le cassai en deux. Fichtre je ne contrôlais vraiment rien lorsque je me mettais en colère, il est impératif que j’apprenne à utiliser mon « pouvoir ». J’inspirai longuement pour me calmer tout en observant l’état de mon stylo, irrécupérable. Je ne fis pas attention aux marques rosées qu’arborait ma main et pris un nouveau stylo dans ma trousse. Ensuite je me tournai en direction de mon voisin et lui expliquai clairement les choses.

« Je ne t’aime pas, tu ne m’aimes pas, c’est un fait. Alors en tant que personnes mures et réfléchies, nous devrions rester chacun de notre côté et faire ce pourquoi nous sommes là au lieu de s’importuner. J’espère que nous sommes sur la même longueur d’onde, ça serait dommage d’abîmer une nouvelle fois un si beau visage non ? »


La question étant bien sûr rhétorique, je me retournai vers ma feuille, fière d’avoir formuler clairement ma pensé sans m’embrouiller ou balbutier comme habituellement. Mon stylo arpentait ma feuille lorsque soudain Atalante se mit à crier, je n’ai jamais entendu d’animal se faire égorger mais je suis pratiquement certaine que ce n’était pas loin de ça.

*un si beau visage ? et puis quoi encore, t’as qu’à t’jeter à ses pieds tant que t’y es ! ça partait bien pourtant, c’est pas piqués des vers (nota bene : elle continue toujours avec ses expressions que personne d’autre n’utilise)*

Je me massais les tempes, elle me donnait de ces maux de tête à s’époumoner de la sorte. Je tentais de la calmer en lui expliquant que c’était pour donner plus d’impact à mes propos, et que de toute façon il ne m’attirerait pas du tout, sinon je ne l’aurais pas frappé. Atalante finit par se rasséréner, acceptant à moitié mes justifications. Mais à ce moment je me demandais qui j’essayais vraiment de convaincre elle ou moi ? Je chassais cette question sans réponse de mon esprit et entrepris à nouveau de me concentrer.  Mon brouillon étant presque terminé, j’allais pouvoir bientôt attaquer la vraie rédaction mais je me surpris à jeter un coup d’œil à mon voisin. Simple curiosité rassurez-vous, histoire d’être sûre qu’il ne tente rien qui pourrait me gêner dans mon travail.

*t’as un compas ?*


Oui je sais, Atalante est du genre à poser des questions de ce genre sans que la raison soit évidente. Parfois même quand elle me dit pourquoi, je ne saisis pas.

*Oui dans mon sac pourquoi voulais tu savoir cela ?*


Je sentais que ma réponse la réjouissait, ce qui m’inquiétait fortement. Elle ne me répondit pas pour autant j’observais pendant quelque temps par la fenêtre ce qu’il se passait dehors tout en continuant d’écrire en sentant un léger picotement dans la main.

« Les yeux sur votre copie Miss Aberline », m’intima le professeur.

Je lui fis un faux sourire et reconcentra mon attention sur la copie. Etrange.. je croyais avoir écrit durant le laps de temps ou mon regard s’était perdu pour contempler le parc, pourtant rien de plus n’avait été rédigé. Je n’étais pas dérangée, je me souviens bien avoir sentis la mine de mon stylo glisser sur le papier. J’inspectais de long en large ma feuille à la recherche de mes phrases perdues puis je tombais sur ça. Un dessin plutôt réussi. Un dessin de moi plantant un compas dans la cuisse de l’autre charmeur. Je n’avais pas de bons sentiments à son égard mais de là à lui planter un compas.. non ce n’était pas possible que j’ai délibérément esquissé une telle chose. Le puzzle se construisit peu à peu. Ma soudaine envie de regarder par la fenêtre, mon picotement dans la main et puis surtout ce fameux compas !

*Atalante, je rêve ou tu viens tout juste de prendre possession d’une parte de mon corps !*, m’énervai-je

*oh détends toi, je me suis dit que le message passerait mieux, j’pouvais pas te dire « Ellyn plante un compas dans la cuisse de l’autre tâche », j’savais qu’avec toi ça n’allait pas passer, d’où le dessin, un truc que tu aimes pour te faire assimiler une idée que tu n’adhères pas*


Il faut reconnaître qu’elle avait de l’idée, même si bien évidement ça n’a pas fonctionné, je ne souhaitais toujours pas lui enfoncer le compas.

*Premièrement ton stratagème a échoué donc ça n’a servi strictement à rien, deuxièmement ne t’avise plus jamais de prendre possession de mon corps, même si ce n’est qu’un membre, ça reste MON corps.*, lui dis-je en prenant un ton sévère.

*arf t’en fais pas pour ça, je suis épuisée alors que j’ai fait juste bouger ta main, ça d’mande trop de concentration*



lumos maxima

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MessageSujet: Re: Qui que l'on soit au fond, nous ne sommes jugés que par nos actes (feat Nolan) Sam 26 Aoû - 2:02


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avec Ellyn Aberline



Instantanément, après ma petite taquinerie, j’entends un bruit de craquement venant de son côté. Je ne cherche pas vraiment à comprendre la raison du bruit, je sais juste que ma remarque a fait mouche vu que ça l’a fait réagir. Je continue à annoter le sujet pour préparer mon plan de commentaire de texte, soupire en surlignant deux trois trucs, puis entends la douce voix de ma voisine s’élever assez haut pour que moi seul l’entende quand elle se tourne vers moi.

« Je ne t’aime pas, tu ne m’aimes pas, c’est un fait. Alors en tant que personnes mures et réfléchies, nous devrions rester chacun de notre côté et faire ce pourquoi nous sommes là au lieu de s’importuner. J’espère que nous sommes sur la même longueur d’onde, ça serait dommage d’abîmer une nouvelle fois un si beau visage non ? »

Sans détourner le regard de mon bloc de feuilles, je l’écoute essayer de mettre tout à plat et de se donner un peu de contenance… Ca aurait pu, mais sur moi c’est sans succès, dommage. Un rictus satisfait apparaît aussitôt sur mes lèvres. Elle ne m’aime pas ? J’y crois moyennement. À moins qu’elle ne fasse son jugement que sur la première impression que les gens lui donnent, mais j’en doute. Elle craquera bien un jour où l’autre. Après tout, elle vient de dire que j’ai un beau visage, j’espère qu’elle ne s’en rend pas compte que maintenant. Ce serait dommage pour elle de s’être privée de cette vision jusque-là quand même. Je la laisse là-dessus pour qu’elle savoure sa fausse victoire et me reconcentre sur ma feuille. Autant réagir quand elle ne s’y attendra pas, mon texte ne s’écrira pas seul.

Travaille un peu, tu as raison. Ce texte n’est pas très intéressant, mais j’imagine que l’Edda n’est pas dans votre liste de lecture. Bien dommage d’ailleurs.

Si même toi ça t’ennuie, ça ne va pas m’aider à me motiver.

Oh, c’est bien vrai. Allez Nolan Bates, plus vite fini, plus vite tranquille.

Une bonne trentaine de minutes plus tard, j’ai enfin fini mon brouillon. Je sors une copie double de mon sac à dos, écris l’en-tête, mon nom dans la marge et tout le tralala puis commence directement à rédiger. Mon brouillon se résume aux grandes idées qui me sont venues, rien de vraiment rédigé ou détaillé, je préfère y aller à l’instinct et écrire ce qui me vient plutôt que de travailler et retravailler le choix de mes mots. Ma voisine par contre, a l’air de s’atteler sur son ébauche. Pas la peine de se donner autant de mal pour une satanée poésie ma belle, ce serait dommage de te voir ramer pour autre chose que pour moi voyons.

Arrivé au tiers de ma rédaction, la voix du professeur me fait relever la tête. Je jette un œil sur ma voisine qui s’était perdue dans la contemplation de l’extérieur, et qui gribouillait sur sa feuille. Elle dessine ? Je me penche légèrement et discrètement, pour essayer d’apercevoir un peu mieux son petit croquis. Pas de poing dans la figure, mais un truc planté dans la jambe ! C’est que j’occupe ses pensées dis donc, j’aurais préféré qu’elle me dessine dans une meilleure situation, mais, c’est déjà ça. Du coup, je me permets de lui en toucher un mot, en chuchotant tout bas.

« Quand tu disais que tu ne m’aimais pas, je ne pensais pas que c’était à ce point. Ca m’attriste un peu. Abîmer mon beau visage, c’est non, mais une cuisse, là, pas de souci, hein ? »

Je hausse un sourcil en souriant, puis continue d’écrire. Ca fait déjà une heure qu’on est dans la salle, et il ne me reste plus que la moitié à rédiger. Comment je vais tuer le reste du temps moi ? Une petite pause, ça ferait du bien, mais bon, on ne va pas trop espérer. Posant une main sur mon épaule, j’étire ma nuque qui est un peu douloureuse à force d’être penchée pour écrire. C’est quoi ce bruit ? On dirait une sonnerie de téléphone… Je vérifie dans ma poche, mais il aurait vibré, pas sonné. Et puis ça n’aurait pas été une sonnerie kitsche comme celle-là. Le prof quoi, sérieux… Je lève les yeux au ciel et regarde ce dernier, un peu gêné, sortir de la pièce pour prendre son appel. Merci pour la petite pause, c’est trop gentil. Je me tourne tranquillement vers elle, passe une main dans mes cheveux et m’accoude sur ma table.

« J’imagine qu’Aphrodite n’est pas ta déesse, sinon tu connaîtrais le fond ma pensée. J’ai toujours aimé jouer avec le feu. »

Jouer avec le feu ? Comment ça ?

Je ne prendrai pas la peine de répondre. Qui m’a affublé d’un dieu pareil, sérieux… Elle a de jolis cheveux roux, ce n'est pas difficile de faire le rapprochement. Ses cheveux de braise, leur douceur.. J’aimerais bien aller jouer avec une de ses mèches à nouveau, histoire de la faire rougir un peu...


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MessageSujet: Re: Qui que l'on soit au fond, nous ne sommes jugés que par nos actes (feat Nolan) Mer 30 Aoû - 2:06
Qui que l'on soit au fond, nous ne sommes jugés que par nos actes



J’entrepris la rédaction au propre et me réjouis de voir que n’avais pas pris trop de retard. Je venais de finir tout juste mon paragraphe lorsque je mis à penser à ma jumelle. Un bon et crédible mensonge j’allais devoir trouver. Erin ne devait jamais apprendre cet incident, je me débrouillerais pour que père ne lui en parle pas. Elle se faisait déjà assez de souci comme ça, nul besoin d’en rajouter.

*la défenestration ? t’as le choix dans c’te salle, y’a beaucoup d’fenêtres*

*Non Atalante tu oublies, on ne joue pas à « choisi ta mort ».*  

*mais quelle super idée d’jeu ! ‘faudrait le commercialiser (elle commençait à assimiler le vocabulaire d'aujourd'hui) tien ! j’suis sûr que des tas d’enfants serait ravis d’y jouer..*

Elle continua pendant un interminable moment à déblatérer là-dessus mais je ne l’écoutai pas, j’étais trop concentrée sur ma copie, du moins jusqu’à ce qu’il décide de me parler, ce qu’il pouvait avoir une voix exaspérante celui-là.

« Quand tu disais que tu ne m’aimais pas, je ne pensais pas que c’était à ce point. Ça m’attriste un peu. Abîmer mon beau visage, c’est non, mais une cuisse, là, pas de souci, hein ? »

Il avait vu le dessin, c’est peut-être une bonne chose non ? Il sait à quoi s’en tenir. Je choisis de ne pas répondre voulant terminer dans de bonnes conditions mon écrit. Et puis pourquoi cela l’attristerait ?

*c’est pas avec sa cuisse qu’il charme j’me trompe ? alors de quoi il s’plaint !*

Une sonnerie retentit, celle de notre professeur qui pris l’appel nous lançant un regard confus. Vu la sonnerie je comprenais qu’il sorte aussi rapidement. On pouvait considérer ça comme une pause n’est-ce pas ? Après tout on le méritait, cela devait faire une heure que l’on rédigeait sans discontinuer (si on oublie mon petit moment d’égarement). Mon voisin devait voir la pause arriver avant car il s’était étiré juste avant que le téléphone ne sonne. Personnellement je ne prendrais aucun répit sans avoir finis la phrase que je copiais actuellement, mon stylo fut soudainement interrompu par l’accoudement de mon voisin sur sa table.

« J’imagine qu’Aphrodite n’est pas ta déesse, sinon tu connaîtrais le fond ma pensée. J’ai toujours aimé jouer avec le feu. »

Bon, reconnaissez que la figure de style n’était pas déplaisante. Le feu, mes cheveux, jolie comparaison car elle véhiculait par la même occasion mon tempérament. Mais ça bien sûr, je n’allais pas lui dire, autant lui tomber dans les bras.

*han mais c’est ça ! ‘faut le brûler !*

« J’imagine que tu es au courant que l’on finit par se brûler à trop jouer avec. Tu as raison Aphrodite n’est pas ma déesse, la mienne ne prime pas vraiment l’amour. D’ailleurs depuis que nos regards se sont croisés elle n’arrête pas de m’énoncer de quelle façon te tuer, personnellement l’empalement me semble être un bon choix, qu’en penses-tu ? »

*j’trouvais que le feu était mieux*

Ma phrase étant écrite, je me levai pour me dégourdir un peu les jambes. Je passai derrière mon voisin puis me dirigeai vers le fond de la classe. Je souhaitais mettre le plus de distance entre nous, sa seule présence m’horripilait terriblement.

*J’aimerai tellement me défouler sur un punching-ballactuellement.*

*et moi donc !  y’a toujours le mur sinon..*

*Ce n’est définitivement pas envisageable Atalante, tu veux pas que j’envenime mon cas tout de même ?*

*ok c’était nulle comme idée, mais y’a toujours l’autre tâche, on peut s’en servir de punching-ball*

Je n’essayai pas plus longtemps de discuter avec dans ces conditions c’était tout bonnement impossible. C’est hallucinant comment son comportement change dès que le sexe opposé est à proximité, ça me désole. Sans crier gare mon mal de tête de tout à l’heure revint à la charge, m’obligeant à m’appuyer contre une table. Je me massai les temps dans l’espoir de la faire partir, hélas elle semblait avoir élu domicile pour un bon petit moment, great.

*tu veux pas d’mander à aller à l’infirmerie ?*

On pourrait croire qu’elle s’inquiète pour moi, mais non, elle veut juste ne plus se trouver dans la même pièce que mon « camarde » si je puis dire.

*Non, tu connais très bien ma révulsion envers tout ce qui se rapproche de près ou de loin des hôpitaux. Si je peux éviter de m’y rendre je le fais, nous ne sommes dans un cas d’extrême urgence que je sache.*

Je m’étirai à mon tour, faisant craquer quelques articulations par la même occasion. Cela me fit un bien fou, des mèches s’étaient abattues sur mon visage, je les remis en place d’un mouvement de tête. J’avais décidé d’ignorer la douleur que me causait la migraine, m’occupant plutôt à regarder le mouvement dehors. Une fine pluie s’était mise à tomber, prenant par surprise certains étudiants qui venaient tout juste de s’installer dans l’herbe. « Et dire que j’aurais me consacrer pleinement à mes morceau de piano au lieu d’être coincée ici », pensais-je.

lumos maxima

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MessageSujet: Re: Qui que l'on soit au fond, nous ne sommes jugés que par nos actes (feat Nolan) Sam 9 Sep - 1:00


Qui que l'on soit au fond, nous ne sommes jugés que par nos actes
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« J’imagine que tu es au courant que l’on finit par se brûler à trop jouer avec. Tu as raison Aphrodite n’est pas ma déesse, la mienne ne prime pas vraiment l’amour. D’ailleurs depuis que nos regards se sont croisés elle n’arrête pas de m’énoncer de quelle façon te tuer, personnellement l’empalement me semble être un bon choix, qu’en penses-tu ? »

J’esquisse un sourire en l’écoutant, elle et sa jolie voix, guidée par sa déesse qui déblatère une jolie haine envers moi. Pour le coup, je crois que même Declan aurait aimé sa répartie et s’en serait donné à coeur joie. Je reste dans la même position, accoudé sur la table, la regardant se lever et passer à côté de moi sans tenter quoi que ce soit. Rêvez pas trop, je ne suis pas un sauvage non plus, sauf cas exceptionnel bien entendu.

Declan ? Qui est-ce ?

Mon cousin, on s’entend presque à merveille, même si on a quelques points de vue qui diffèrent. Disons que sa conscience est constamment en vacances, et qu’il s’en tape des conséquences que ses faits et gestes peuvent avoir sur les autres, ce que je ne cautionne pas.

Eh bien ton cousin devrait se remettre en question. Et pour toi, j’avais cru remarquer en effet. Tu ne vas pas toujours trop loin dans tes petits jeuxde manipulation et compagnie, j’apprécie cet effort chez toi. Il n’y a pas que de mauvaises choses à dire à ton sujet.

C’est un compliment que tu me fait ou est-ce que j’ai mal entendu ?

Hmpf… Ca va...

Mon sourire s’élargit alors que Tyr se met à ronchonner. C’est la première fois fois que je l’entends dire quelque chose de bien à mon sujet, ça change des mises en garde ou des questions sur tout et n’importe quoi. Il s’interroge beaucoup, je peux comprendre, mais lui aussi devra passer à l’interrogatoire, je ne connais pas grand chose de son histoire et j’aimerai bien en savoir plus. Là, c’est pas le moment. Je joue avec mon stylo mais le prof ne revient pas, toujours à papoter au téléphone dans le couloir.

Je me retourne vers la rouquine pour lui répondre, un peu en retard mais bon, faut savoir se faire désirer. Sauf qu’elle est appuyée sur la table, avec surement un mal de crâne. Sûrement à cause de sa déesse, vu que j’ai le même genre de douleur quand Tyr s’énerve, et que sa déesse n’a pas l’air contente de ma présence. J’attrape une pomme dans mon sac, j’en ai toujours une pour la pause. C’est un bon encas, et ça fait du bien aussi pour les migraine, on sait jamais avec Tyr, je prévois au cas ou. Je me lève pour aller rejoindre ma camarade de retenue, qui regarde par la fenêtre.

« Tiens » lui dis-je en posant la pomme sur la table devant elle. « Ca soulagera ton mal de crâne, en partie tout du moins. »

Je ne reste pas là et part m’appuyer contre une table près de la fenêtre, et réponds à ses propos prononcés plus tôt en la regardant. Faut pas rêver, ma gentillesses n’est pas a accès illimité, et puis je vais pas rester sans réponse quand même. Ce serait malpolie de ne pas répondre à une fille aussi mignonne.

« Trop rapide l’empalement. Dis lui de choisir quelque chose de plus lent, sinon elle n’aurait pas le temps de profiter de la joie de me voir mourrir à petit feu. Et oui, je sais qu’on se brûle à force de jouer avec le feu mais bon, s’il n’y a jamais de risques, c’est moins sympa. Ca devient plat, et ça perd tout son intêret. »

Je détourne le regard et reporte mon attention sur la pluie, appuyé contre la table avec les bras croisés. Finalement, sans l'heure de colle j'aurai fini dans le parc sous la flotte avec mon bouquin. Pas si nul d'être ici, ça m'aura évité de finir trempé jusqu'au retour au dortoir.


pour Meyu Chat (Merci Flynnou :3)


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MessageSujet: Re: Qui que l'on soit au fond, nous ne sommes jugés que par nos actes (feat Nolan) Mer 27 Sep - 18:06
Qui que l'on soit au fond, nous ne sommes jugés que par nos actes



Je l'entendis bouger, les yeux toujours perdus dehors je ne me retournais pas. Tentant d'apaiser mon envie de brutaliser tout ce qui se trouvait dans la pièce, je visualisais un morceau de piano et remuais les doigts pour mieux simuler l'action, les notes résonnaient dans ma tête. Puis je sentis sa présence toute proche et orientais mes yeux en sa direction, cherchant par la même occasion ce qu'il me voulait. En toute simplicité il déposa une pomme sur la table à côté de moi, affirmant que cela soulagerait en partie mon mal de tête. Je fus étonnée, non pas de sa délicate offre, mais plutôt qu'il ait notifié ma douleur persistante. Je m'emparais du fruit sans me faire prier soufflant un "merci", qu'il ne devait pas avoir entendu. Je croquais dedans, me délectant du goût qui remplit ma bouche en quelques secondes.

*imagine elle est empoisonnée ! 'faut rien accepter des inconnus !*

*Nous ne nous trouvons pas dans un conte Atalante, l'empoisonnement est de plus en plus démodé by the way.*

Plantant mes dents une seconde fois dans la pomme, je regardais mon camarade de classe qui était, à présent positionné, près de la fenêtre. Il m'énervait terriblement, avoir un comportement si .. contradictoire, ça m'échappait. Je me demandais quel dieu avait le malheur de devoir le supporter, à part si sa divinité possédait le même caractère, chose dont je doutais fortement. La douleur commençait à s’atténuer un peu, me permettant de relâcher mon visage crispé, jusqu’à présent.  

*rassure moi, t’as pas froid hein ?*

*Bien sûr que non, pourquoi cette drôle de question ?*

*ap’ment on a froid avant d’mourir, j’voulais être sûre*
Je ne l’ai pas convaincu, startling.

*Il n’y a pas d’apparemment, c’est un fait avéré. Dans les heures ou les minutes avant la mort, la circulation sanguine se retire de la périphérie du corps pour se concentrer sur les organes vitaux. Pendant que cela se produit, les mains, les doigts, les pieds et les orteils deviennent froids, d’où cette sensation d’avoir froid avant de mourir. Maintenant arrête de penser que tous les homme veulent ma mort, ils ne sont pas tous comme ça.*


*oh pardon m'selle je-sais-tout*

Je repensais à Lawrence qui me semblait être quelqu’un de très respectable même si je ne le connaissais pas vraiment.

*l’asperge ? justement si tu l’connaissais plus tu t’rendrais compte qu’il vaut pas mieux*

« Trop rapide l’empalement. Dis lui de choisir quelque chose de plus lent, sinon elle n’aurait pas le temps de profiter de la joie de me voir mourrir à petit feu. Et oui, je sais qu’on se brûle à force de jouer avec le feu mais bon, s’il n’y a jamais de risques, c’est moins sympa. Ca devient plat, et ça perd tout son intêret. »

Il voulait à tout prix avoir le dernier mot. L’effet que j’avais voulu causer sur sa personne n’était pas très concluant. Ce garçon aimait vivre dangereusement et cela ne m’étonnait pas.

*j’te l’vais dit, le feu c’est mieux, t’as bien l’temps de souffrir, d’voir ta chair se consumer petit à petit*

Je réfléchis un moment, voulant trouver une mort qui fasse son petit effet. J’avais envie de le choquer si possible. La cage à rat ? Trop connu. J’allais opter pour le supplice de l’aigle de sang mais une autre mort horrible me vint à l’esprit et je la choisis. Ne soyez pas effrayé de ma connaissance sur ce sujet, en passant un jour à la bibliothèque j’ai trouvé un livre délaissé sur une table. Par simple curiosité je l’ai ouvert puis lu, de plus cela peut-être considéré comme de l’histoire.

« Tu as raison, je suis trop gentille. Il serait préférable d’avoir recourt à quelque chose de plus long et douloureux, comme le supplice du bambou. Comme ça tu peux sentir la plante te transpercer de tout ton long lentement, chaque jour un peu plus, déchirant peau, muscles, entrailles.. »

J’avais dit cela d’un ton neutre, dévoilant à la fin léger sourire sadique (oui ça ne me ressemble pas je sais).

*t’es un peu effrayante parfois tu sais ? brillante mais effrayante*

Soupçonnant le professeur de revenir incessamment sous peu, je me dirigeais sans grande hâte vers ma place. Puis, out of the blue, l’image du garçon, lorsque le Directeur avait annoncé qu’il allait appeler nos parents, me revint en mémoire. Sur le moment, cela m’avait fortement réjouie mais maintenant que j’y repensais, je me demandais si cela allait vraiment lui causer de sérieux problèmes. Bien sûr je ne m’en voulais pas, il avait mérité cette sanction mais malgré tout cela me dérangeait un peu de ne pas savoir ce qu’il résulterait de cet appel téléphonique. Je m’apprêtais à m’asseoir lorsque ne pouvant me retenir je me tournais vers lui et lui posais la question qui me démangeait.

« Hmm dis-moi, ces heures de colles vont-elles t’engendrer de graves ennuis auprès de tes parents ? »
*pourquoi tu lui d’mandes ça ? on s’en fout. ah non en fait j’espère qu’il va t’dire que ça va lui faire pleins d’probèmes à c’te tâche, il l’mérite*


lumos maxima

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MessageSujet: Re: Qui que l'on soit au fond, nous ne sommes jugés que par nos actes (feat Nolan) Mer 4 Oct - 23:48


Qui que l'on soit au fond, nous ne sommes jugés que par nos actes
avec Ellyn Aberline



« Trop rapide l’empalement. Dis lui de choisir quelque chose de plus lent, sinon elle n’aurait pas le temps de profiter de la joie de me voir mourir à petit feu. Et oui, je sais qu’on se brûle à force de jouer avec le feu mais bon, s’il n’y a jamais de risques, c’est moins sympa. Ca devient plat, et ça perd tout son intérêt. »

Les yeux toujours plongés sur ce qui se passait à l’extérieur, je regarde la pluie tomber continuellement, et les gouttes couler le long de la vitre. Les élèves installés dans l’herbe plus tôt étaient entrain de rassembler leurs affaires et de se hâter de rentrer dans l’un des batiments pour s’abriter. C’est ça le truc avec l’Irlande, l’Angleterre et les pays alentours : même quand il fait beau, la pluie peut arriver d’un coup et on ne sait jamais combien de temps ça va durer. Je soupire légèrement et tourne la tête vers Ellyn qui est en train de croquer dans la pomme que je lui ai donné. Ca doit faire l’effet escompté, parce que son visage est un peu plus détendu on dirait.

- Tu as raison, je suis trop gentille. Il serait préférable d’avoir recourt à quelque chose de plus long et douloureux, comme le supplice du bambou. Comme ça tu peux sentir la plante te transpercer de tout ton long lentement, chaque jour un peu plus, déchirant peau, muscles, entrailles..

J’hausse les sourcils un peu surpris puis décroise les bras pour les poser sur le bord de la table où je suis appuyé, et plisse les yeux en voyant son petit sourire sadique. Le supplice du bambou… Ca m’étonne un peu qu’elle connaisse ce genre de trucs, et la description m’arrache un crispement de mâchoires. Se faire empaler c’est horrible mais direct et pas trop le temps de souffrir… mais à petit feu et tout qui se déchire lentement…

Il y a d’autres moyens au moins aussi horrible. L’aigle ensanglanté par exemple, si on se tourne vers les vikings, est particulièrement brutale.

Ca consiste en quoi ?

Ca consiste à découper la peau du dos et enlever la chair jusqu’à ce que la colonne vertébrale et les côtes soient visibles. Ensuite, ces dernières étaient pliées à la main vers l’extérieur du corps pour faire penser à des ailes. Si après tout ça la victime n’avait pas encore succombé, ses poumons étaient arrachés et on y versait dessus du sel, afin que la personne meurt par suffocation.

Eurk, l’horreur. Je ferme les yeux et secoue la tête pour sortir l’image mentale de ce que Tyr vient de me décrire et reporte mon attention sur la rouquine.

- Vu ta description, je pense que c’est plutôt efficace comme torture, carrément horrible même. J’me demande comment tu connais ce truc là, toi qui a l’air si calme et tranquille en temps normal ça fait un peu psychopathe pour le coup. Ma divinité vient de m’en raconter une autre au moins aussi horrible. C’est fou ce que les gens peuvent imaginer comme moyen de faire souffrir les autres…

Je lui rend son petit sourire sadique et me décolle de la table en la voyant retourner à sa place. Le prof va surement revenir, vaut mieux suivre le mouvement. Pourtant, elle s’arrête à mi-chemin et fait volte-face :

- Hmm dis-moi, ces heures de colles vont-elles t’engendrer de graves ennuis auprès de tes parents ?

- Bonne question... J’espère juste qu’ils vont pas attaquer les sujets sensibles et pour toi j’espère que ça ira. En tout cas, je ne l’ai pas volé. C’était mérité mais t’y a été un peu fort quand même. Mais bon, comme tu le disais plus tôt : “en tant que personnes mures et réfléchies, nous devrions rester chacun de notre côté et faire ce pourquoi nous sommes là.”

Je me frotte un peu la joue en parlant, la douleur n’était plus là depuis longtemps mais en parler m’a automatiquement fait porter ma main à l’endroit visé. Excuses faites, si on peut appeler ça des excuses, et donc Tyr satisfait. Ca calmera peut-être ma camarade de colle et sa divinité. Je me demande bien qui peut en vouloir autant aux gens chez les grecs, enfin je crois que c'est grec vu sa cravate bleue.

- Désolé de réfréner les pulsions meutrières de ta déesse, mais je ne compte pas lui faire le plaisir de mourir de si tôt. Ni aggraver mon cas d'ailleurs ajoutais-je en montrant la porte d’un signe de tête.

Pas question d’avoir des heures de colles en plus, ni de refaire un passage chez le directeur.. Le prof venait tout juste de pousser la poignée et je doute que de nous entendre parler tortures et punitions l’enchante. Heureusement il n’avait rien entendu. Une fois entré, il s’asseoit derriêre son bureau et range son téléphone avec un regard à moitié gêné et confus avant de nous dire de nous remettre au travail. J’avance nonchalamment jusqu'à ma table, m’asseoit et fait tourner mon stylo autour de mon pouce pendant que je relis ce que j’ai déjà fait. Il ne reste plus grand chose à développer. Je jette discrètement un oeil à la petite flamme rousse à côté. Des excuses ça ne signifie pas que tout est oublié. Après tout, la punition des parents n’était pas encore tombée. Qu'elle ne se réjouisse pas trop vite...


pour Meyu Chat (Merci Flynnou :3)

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MessageSujet: Re: Qui que l'on soit au fond, nous ne sommes jugés que par nos actes (feat Nolan) Dim 8 Oct - 13:46
Qui que l'on soit au fond, nous ne sommes jugés que par nos actes



Nolan ferma les yeux et secoua la tête, je devais l’avoir dégoûté, effet réussi !

- Vu ta description, je pense que c’est plutôt efficace comme torture, carrément horrible même. J’me demande comment tu connais ce truc là, toi qui a l’air si calme et tranquille en temps normal ça fait un peu psychopathe pour le coup. Ma divinité vient de m’en raconter une autre au moins aussi horrible. C’est fou ce que les gens peuvent imaginer comme moyen de faire souffrir les autres…

Je ne répondis pas jugeant qu’il valait mieux clore le sujet, néanmoins j’aurais bien voulu connaître celle racontée par sa déesse. Ma question posée, je m’assis, la tête toujours tournée vers lui.

- Bonne question... J’espère juste qu’ils vont pas attaquer les sujets sensibles et pour toi j’espère que ça ira. En tout cas, je ne l’ai pas volé. C’était mérité mais t’y a été un peu fort quand même. Mais bon, comme tu le disais plus tôt : “en tant que personnes mures et réfléchies, nous devrions rester chacun de notre côté et faire ce pourquoi nous sommes là.”

Les sujets sensibles ? De quoi parlait-il ? Je n’allais pas lui demander, sinon cela signifierait que je lui accorderais de l’importance. Il reconnaissait l’avoir cherché, ce n’était pas trop tôt !

*J’imagine que c’est sa façon de s’excuser, enfin je crois..*

*t’es malade ! y’a pas de « désolé » dans c’qui vient ‘dire, ça compte pas comme excuse, j’proteste !*

Et c’est reparti.. J’observai mon camarade qui à présent se frottait la joue, je me mordais la lèvre me sentant un peu coupable mais comme il l’a si bien dit « c’était mérité ».

« Je devrais plutôt bien m’en sortir, c’est le seul incident reporté depuis que je suis ici. »
Saquerlotte pourquoi diable avais-je précisé « reporté » ? Cela laissait bien supposer que d’autres algarades avaient eu lieu, ce que je pouvais être sotte..

-Désolé de réfréner les pulsions meutrières de ta déesse, mais je ne compte pas lui faire le plaisir de mourir de si tôt. Ni aggraver mon cas d'ailleurs, dit-il en montra la porte.

Quelques secondes plus tard, le professeur de français pénétra dans la pièce, et nous regarda confusément. A peine assis il nous intima de nous remettre au travail sans tarder, heureusement j’avais bientôt terminé.

*la mort c’trop définitif, maintenant j’suis plus torture, instruit moi Ellyn*

*Je te prie de bien vouloir me laisser en paix jusqu’à ce que je sorte de cette pièce, merci d’avance.*

Atalante se renfrogna mais ne dit rien, je fus soulagée du calme qui régnait à présent dans ma tête. Je repris ma rédaction, me mordant la lèvre lorsque je ne trouvais le mot juste et propice dans mes phrases.

« Pour l’heure ne t’en fais pas, elle est actuellement en mode « off », et puis de toute façon cet incident nous prouve qu’il est préférable d’éviter tous contacts possibles. Tant que l’on ne se fréquente pas, Atalante devrait bien se tenir », lui chuchotai-je.

Je me concentrai pleinement dans ma rédaction, mon stylo glissant sur les lignes de la feuille. Les minutes passèrent et j’arrivai à la fin de ma copie double. Je me relus attentivement, ajoutant des virgules oubliées, mais aussi des accents reniés. Cela fait, je posai mon stylo sur la table, refermai ma copie et levai les yeux vers le professeur. Ses yeux à lui étaient dirigés en dessous de sa table, laissant deviner qu’il manipulait son portable. Je toussai légèrement pour qu’il digne lever la tête dans ma direction, chose qu’il fit, toujours avec son regard gêné.

« Oh vous avez terminé miss Aberline, très bien, remettez moi votre copie dans ce cas. »

Reculant ma chaise silencieusement je me levai et atteignais le bureau avec empressement. Ma feuille à présent posée sur son bureau, je regardai l’horloge espérant que le temps était écoulé, disappointment. Il restait encore vingt minutes avant que la sonnerie retentisse. Néanmoins je tentai le tout pour le tout.

« Etant donné que j’ai terminé, pourrais-je sortir avant l’heure s’il vous plaît monsieur ? »

Il m’observa longuement, puis prit un air autoritaire qui ne lui allait pas du tout.

« Il n’en est pas question mademoiselle, d’ailleurs vous resterez dix minutes de plus que votre camarade, vous aurez le temps de réfléchir à vos actes. J’ajoute que votre comportement de tout à l’heure m’a profondément déçu. »

Je bouillonnai intérieurement mais ne laissai rien paraître.

« Bien monsieur », dis-je en pivotant pour retourner à ma place.

Les nerfs à vif, je rangeai ma trousse et sortis un livre bien en évidence, montrant à mon surveillant que je ne comptais pas méditer sur mes actions passées. Ce dernier me regarda faire mais ne pipa mot. Je n’osai jetai un coup d’œil à mon voisin, étant certaine qu’il arborait un petit sourire, réveillant mes pulsions agressives. Au fur et à mesure des pages lu je commençais un peu à me détendre.

*c’qu’un vieux con, l’écoute pas moi j’te soutiens à fond pour c’que t’as fait*

*Merci, ne t’en fais pas, ça va, j’ai juste hâte de pouvoir sortir.*

Je poussai en long soupir, puis remarquai que je n’avais plus la pomme à la main. Je balayai la pièce des yeux et la vit posée sur une table du fond. J’aurais pu me lever, la chercher et la jeter. Mais non, je n’allais pas me donner cette peine, le professeur pouvait très bien s'en occuper ce bastard.


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MessageSujet: Re: Qui que l'on soit au fond, nous ne sommes jugés que par nos actes (feat Nolan)
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