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Rencontre fatidique
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 :: Annexes :: ◄ Dortoirs des garçons :: ► Chambres des garçons :: Chambre 215
MessageSujet: Rencontre fatidique Ven 28 Juil - 16:49
Rencontre Fatidique - ft. Ethan M. Shaw
Déménager. Emménager. Faire les cartons. Les défaire. Ranger. Plier. Déplier. Manger. Dormir. Recommencer. Recommencer tout. Ses études. Ses amis. Sa vie. Tout reprendre à zéro. Seul. Enfin non, il n’était plus seul. Plus depuis son arrivée. Etait-il tellement populaire au point de se faire un tas d’amis en si peu de temps ? Non. Loin de là. Des amis, il n’en avait pas. Pas ici en tout cas. Pas dans ce pensionnat bizarre qu’il voulait déjà quitter. Non… Mais il avait été obligé d’être assisté. Ou plutôt d’avoir une présence constante dans sa tête pour lui rappeler sans cesse son désir de solitude et de calme. Cette présence avait un nom. Freyr. Ce dieu nordique lui faisait la misère tous les jours pour x raisons. En faut-il vraiment pour un dieu qui s’ennuie ?
Cela faisait environ un mois qu’il avait ramené sa valise pleine de vêtements et d’affaires « nécessaires au quotidien ». Dans cette courte période, beaucoup de choses s’étaient passées. Des choses qui lui avaient bien fait comprendre qu’il n’avait pas le choix que rester là et surtout qu’ici, tout était possible. Vraiment tout. TOUT. Comme ce taré du cours de biologie. Celui de la St-Valentin. Enfin… Lui encore, c’était pas grand-chose comparé au premier… Il soupira. Il en avait marre et les muscles de ses bras commençaient à tirer. Il fallait dire que ses affaires pesaient lourd et que ce n’était pas évident de tout prendre en faisant attention à ce que sa bourse en cuir ne s’abime pas. Un de ses amis était venu de Dublin pour tout lui apporter. Tout ce qu’il n’avait pas pu prendre pour le premier trajet jusqu’au pensionnat. L’étudiant étranger ne se sentait absolument pas embarrassé d’avoir fait une telle requête : de un, il avait déjà pris toutes ses affaires dites privées (à part sa bourse viking) ; de deux, son ami le harcelait presque pour le revoir ; et enfin, de trois, ce même ami avait des choses à faire à Galway. Quoi ? Gyula n’en savait rien et ne voulait pas en entendre parler, non pas qu’il se doutât qu’il avait des choses illégales et/ou intimes à faire, simplement qu’il n’en avait strictement rien à cirer. Et puis, c’est lui qui avait, en premier, proposé son aide. Il l’avait aussi fait – proposé son aide – lorsqu’ils s’étaient retrouvés devant le portail principal d’Immortalia, mais cette fois-ci, le Norvégien avait décliné l’offre, bien qu’il l’aurait accepté en d’autres circonstances. Il ne souhaitait pas que son ami Irlandais découvre les terribles secrets de cet établissement scolaire ni qu’il soit discrètement emmené dans la mystérieuse salle de laquelle on ne ressort pas indemne. Il se devait de protéger un de ses rares amis Irlandais, mais juste l’avoir fait venir lui nouait l’estomac. Et si c’était suffisant pour qu’il se fasse posséder par un dieu ? Non, il ne fallait pas être pessimiste à ce point ! Il garderait contact avec lui et ferait en sorte de l’empêcher de s’inscrire s’il venait à lui parler de cette éventualité, ce devrait être plutôt facile à faire, n’est-ce pas ?
Il poussa un soupir et posa ses affaires par terre, contre un mur, le temps de faire des étirements et de se masser un peu les bras. Avoir un peu d’aide aurait finalement été le bienvenu, mais bon, il était déjà à la moitié du chemin jusqu’à sa chambre, il pourrait encore tenir jusque-là, ou du moins il l’espérait. Et puis, au moins ça lui permettait de renforcer ses muscles en compensation du peu de sport qu’il faisait depuis son arrivée ! Il regarda autour de lui, baladant ses yeux rouges sur les murs, affiches et les gens qui passaient. Beaucoup d’entre eux s’écartaient en le voyant ou le regardaient de travers, il se contentait de froncer un peu les sourcils, durcir son regard et soutenir le leur. Au moins, il était sûr de faire comprendre qu’il ne voulait pas être dérangé. Il passa une main dans ses cheveux noirs corbeau en observant ses affaires, il s’étira de nouveau, un peu plus longuement, puis prit de profondes inspirations avant de reprendre ses effets personnels et recommencer sa longue traversée. « Longue » n’est pas forcément l’adjectif qui pourrait correctement qualifier ce trajet, simplement, ayant accumulé la fatigue, le ras-le-bol et les courbatures, il semblait dix fois plus long qu’habituellement.

« Tu aurais dû accepter l’aide de ton ami, ça n’aurait pas fait de toi un homme faible. Quoique... étant humain, tu resteras faible à mes yeux. En tout cas, tu es vraiment un imbécile pour avoir refusé, regarde dans quel état tu es maintenant ! Oh, j’avais oublié la possibilité qu’il se fasse posséder s’il entrait ici ! Tu me vois navré d’avoir oublié ce petit détail insignifiant ~ D’ailleurs, ne crois-tu pas qu’il soit déjà trop tard ? Peut-être que Monsieur le Directeur l’a déjà en vue, grâce à toi ~ »

Le jeune adulte lâcha un grognement tandis que le dieu nordique lâcha un ricanement qui énerva davantage son hôte. Ce dernier ne pouvait toutefois pas s’empêcher de s’inquiéter, mettant sa colère de côté, il réfléchit mûrement aux paroles du dieu. Après tout, il ne savait pas comment le Directeur faisait pour choisir ses victimes… Il serra les mâchoires et secoua très légèrement sa tête pour essayer d’oublier tout ça, il devait se contenter de retourner à sa chambre, avec sa bourse et le reste. Une fois cela fait, il prendrait contact avec son ami pour s’assurer que tout allait bien. Cependant, c’était beaucoup plus facile à dire qu’à faire. Il songea à la soirée organisée pour la St-Valentin, à la conversation avec l’autre roux avec qui il était au cours de biologie. Il se souvint de leur conversation concernant la possession, les recherches bizarres qu’il faisait et la liste qu’il voulait. C’était vraiment bizarre tout ça. Qui est ce type pour faire et demander des trucs pareils ? P’t-êtr’ manipulé par son dieu ? ... Non, ça n’en avait pas l’air… Ce n’était pas impossible non plus… Il soupira avant de se rendre compte de sa progression. Il était déjà dans le couloir des chambres des garçons. Il se sentit particulièrement soulagé et n’avait qu’une envie : courir jusqu’à sa chambre pour s’affaler sur son lit. Pourtant il ralentit son allure – déjà pas très rapide – car il se demanda si la chambre allait être disponible. Non pas qu’on ait pu l’expulser, mais il craignait de croiser un de ses colocataires. Depuis son aménagement, il avait réussi à les croiser le moins de fois et le moins longtemps possible. Il lui arrivait de les entendre le matin ou le soir (ou même parfois en journée), mais jamais il n’avait voulu prendre le temps de faire une conversation, ni même de se présenter. L’envie n’était absolument pas là. De ce fait, il lui arrivait de dormir ailleurs ou simplement de prendre beaucoup de temps pour se promener. Il avait donc fait de son mieux pour être discret et passer inaperçu. Jusqu’à maintenant. Bon, il est également nécessaire d'expliquer que passer inaperçu était impossible pour lui, avec sa coloration noire, ses diverses lentilles de couleur et ses vêtements, il était beaucoup trop remarquable. Aujourd'hui n'était pas une exception. Son sweat rouge ouvert laissait percevoir un t-shirt noir uni au col large qui dévoilait une toute petite partie d'un de ses tatouages, pour le bas il avait mis un pantacourt noir et ses rangers de la même couleur. Rien de bien surprenant, me direz-vous, et bien si. Si on prend en compte le fait que nous sommes en plein hiver, au milieu du mois de février. Mais ça, ce n'était qu'un détail pour le jeune adulte qui était habitué à des températures plus rigoureuses.
Ce même type se tenait là, debout, devant la porte de sa chambre, les bras chargés d’affaires en tout genre dont sa bourse en cuir qu’il ne voulait en aucun cas abîmer. Il tenta divers angles, diverses positions de ses affaires, rien à faire, il n’arrivait pas à atteindre la poignée ou bien, quand il y arrivait, à l’actionner pour ouvrir la porte. Il commençait d’ailleurs à ressentir une sorte d’engourdissement au niveau de ses phalanges, de ses poignets et de ses coudes à force de garder sa position. Il lâcha un grognement suivi d’un soupir de résignation. Il posa alors ses affaires à côté de la porte et s’étira pour se dégourdir les membres.

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MessageSujet: Re: Rencontre fatidique Mar 1 Aoû - 4:56
D’un pas lourd, j’montais les escaliers m’nant au dortoir. Ça f’sait un moment qu’j’y avais pas mis les pieds, passant tout mon temps dans l’local du Club d’Art question d’pas avoir à croiser mes trois colocataires, préférant plutôt dormir sur l’tapis moelleux ou les poufs. J’en avais d’ailleurs hérité un torticolis vu ma position peu confortable d’la veille. Enfin, j’avais t’jours pas rencontrés l’mystérieux troisième coloc et j’en accommodais fort bien, pouvant m’empêcher d’penser qu’cette part d’chambre lui appartenait pas. Elle aurait dû être à Alistair. Après, ce dernier en f’rait d’toute évidence plus utilisation. En temps normal, j’m’en s’rait royalement foutu, mais tout semblait aller d’travers dans ma vie d’puis l’début de l’année scolaire. J’avais failli crevé en Égypte Antique, avait perdu mon boulot à la rentrée pour avoir défendu Maša, ma prostituée d’amie, avait dû m’débarrasser d’ma plus grande œuvre au cimetière en ayant l’impression de perdre Sin une seconde fois, et ce, l’même jour où les membres de son Club f’sait un décor d’merde pour la St-Valentin, la même soirée voir qu’Aislinn s’tait bien contenter d’me remplacer facil’ment m’avait atteint plus qu’prévu, bref, fallait l’avouer j’déprimais et était complètement paumé. Par-d’sus tout, j’avais plus d’inspiration. S’tait l’vide total. Et comme j’le répétais souvent, y’a pas pire pour un artiste. En gros, j’tais pas tellement tolérant dernièrement, mais il fallait bien rev’nir se laver et trouver des vêtements propres alors j’revenais à la chambre.

En chemin, j’aperçus un mec, portant une boite qui semblait lui peser. Surement un nouveau M qui aménageait. J’aurais pu l’ignorer si j’avais pas r’marqué les r’gards étranges qui étaient lancés à l’égard du garçon et qui piquèrent ma curiosité. On avait t’jours dit d’moi qu’j’tais attiré par tout s’qui r’poussait les gens. S’tait plus ou moins vrai, mais j’aimais bien s’qui sortait d’l’ordinaire et allais à l’opposé des convenances, de la norme imposée par la société. Plus intéressant, le type en question soutenait ces regards, ce qui m’fit songer qu’le mec était un battant comme moi. J’allais clairement m’faire plaisir. Alors que j’voulais passer à ses côtés et planter, mon r’gard dans l’sien -sans doute l’truc l’plus divertissant qu’j’aurai fait dans la dernière s’maine - lui, changeait d’direction, s’tournant vers la porte d’la chambre à mon opposé, manquant complètement ma tentative.

J’réalisai alors à qui j’avais affaire : mon coloc, celui qui prenait la place d’Alistair. Eh bah. Ça r’froidissait! Reste qu’il avait d’la difficulté avec l’transport d’son matériel et l’ouverture d’la porte. J’pouvais bien l’ignorer maintenant, le laisser s’démerder, et aller patienter ailleurs en attendant, mais Aphrodite m’pointa l’excellent argument qu’j’tais dans une mauvaise passe et qu’j’voulais pas nécessairement qu’une fois terminé j’me soit mis à dos absolument tout le monde. J’la soupçonnais aussi d’être intéressée par ce nouveau mâle qui avait intégré notre chambre, mais ça s’tait une autre histoire. J’me résolu donc l’aider alors qu’il déposait sa boite avec un soupire. Sans dire un mot, j’passai à ses côtés, tournai la poignée, ramassai sa boite avant d’botter la porte et déposer le paquet sur son lit. M’retournant vers lui, l’évaluation rapide commença officiellement : Des yeux rouges que je me fis un plaisir de fouiller de mon propre regard violacé, des vêtements simples, mais dans mes gouts d’couleurs, étrangement peu vêtu pour la température actuelle, des cheveux noirs et des tatouages dépassant de son col de T-Shirt.

« Pas laid hein? Hein?», insista ma déesse qui attendait mon avis.

J’approuvai ma déesse. J’devais avouer commencer à être curieux et j’le voyais mal s’acoquiner avec Kieran, c’était sans doute l’point le plus positif de l’évaluation.

"Ouais, il est mignon et j'pense que j'l'ai d'jà vu s'entrainer aussi."

"Ah ouais? C'est dommage qu'il aille autant de vêtements. Je ne me rappel pas avoir vue. Je me rappellerais mieux si..."

L'ton un peu niais d'ma déesse, m'en disait long sa volonté. D'puis l'temps qu'elle m'passait des commandes dans l'espoir d'remplacer Aislinn, s'tait pour elle l'opportunité rêvé. Pourtant, j'savais qu'elle les aimait aussi bien musclé s'que j'pensais pas être l'cas d'mon nouveau colocataire. D'toute façon s'tait pas dans mes intérêts actuellement, préférant savoir à qui j'avais à faire et non pas à quoi. Parce que ouais j'savais pas trop quoi en penser pour l'moment et l'truc à Immo, c'est qu'un coloc ça v'nait en paire si on pouvait dire ça comme ça.

« T’as l’air crevé. T’as d’autres trucs à aller chercher ou s’tout? J’ai rien à foutre d’toute façon. D’ailleurs, j’y pense t’avais pas d’jà aménagé ou s’tait l’autre dude à côté? Tout d’un coup, j’ai un doute. Faut dire qu’j’suis pas là souvent dernièrement.»

Rej’tant mon épaisse crinière noire vers l’arrière, j’me t’nais à côté d’son lit dans toute ma splendeur et ma confiance habituelle, tête haute, position décontracté, vêtu d’un T-Shirt moulant violet qui allaient à merveille mes piercings et mon choker à studs choisi pour la journée précédente, un jeans noir assez moulant, mettant en valeur mes grosses bottes punk et mon jacket en cuir noir que j’tenais à présent sur mon épaule…Enfin splendeur habituelle, si on parlait pas des cernes profondes qui décoraient mon visage et ma coiffure peu soignée après ma nuit d’sommeil inefficace à tourner dans tous les sens. J’en profitai pour balayer la pièce du r’gard. F’sait un moment qu’j’avais pas vu s’côté. La dernière fois c’était pour carrément piller la place avant qu’le personnel débarrasse le tout comme si mon précédent coloc avait jamais existé. J’avais sorti les mecs à coup d’pied dans l’cul pratiqu’ment, fermant la porte l’temps d’ramasser quelques items, entre-autres, les dictionnaires d’Alistair qu’j’avais caché dans mon bureau du Club d’Art, un p’tit cal’pin bourré d’ses mots préférés dont j’connaissais pas la moitié, sa cravate d’uniforme et son p’tit escargot en terre cuite.

J'laissai mon coloc à ses trucs ses trucs et en profitai pour aller d’mon côté d’pièce, ouvrant les rideaux séparent les section, d'un grand geste quasi théâtrale et m’rappelant qu’j’avais pas caché ma pochette d’mari, ni mon bong. Shit..bon s'pas si grave right? Par chance que personne v’nait fouiller dans mes trucs. S’pas à Immo qu’on voulait s’faire prendre. La mise à la porte coûtait plus cher qu'juste des études. M’enfin, connaissant pas trop la position d’mon nouveau coloc sur les substances illicites j’entrepris quand même d’ranger l’tout calmement. Pas qu’ça m’dérangeait qu’il voit, mais j’tenais à ma peau. Après, j’avais b’soin d’me détendre et lui aussi à l’voir s’étirer et tout. Rien d’tel pour créer des liens en plus. Hmmmm? À vrai dire ça f’sait un moment qu’j’avais pas pris la peine d’faire ça avec des potes, pour la simple et bonne raison qu’peu d’gens que j’connaissais à Immo étaient pour s’genre de consommation. J’allais définitivement investiguer la chose.

« C’est peut-être un peu tôt pour ce genre de proposition, mais hey si c’est pour te faire sortir du local pour une fois, je ne suis pas contre. »

J'me redressai vivement, fermant la porte d'ma p'tite table d'chevet en m'retournant vers l'noireau, r'tournant vers lui d'un pas ferme, la main tendu, prêt pour une prise tout aussi vigoureuse.

"Ethan Shaw. Ton coloc fantôme des dernières s'maines! Toi?"

Parce que ouais, un nom, s’tait la base avant d’proposer des substances illicites. Fallait au moins faire un peu connaissance. Lui d'vait avoir entendu parler d'moi, l'inverse était pas tellement vrai.

"Demande lui aussi le nom de sa divinité!"


"Ouais, ouais relaxe! Ça viendra."


"M'semble que je t'ai croisé quelques fois. T'es pas en art, mais t'es d'mon niveau right? S'conde année d'license?...Panthéon précis?"

J'roulai les yeux découragé par l'insistance d'la d'moiselle. L'mec allait partir en courant si j'continuais d'le bombarder d'la sorte.

"T'auras compris qu's'pas ma question.", ajoutais-je lâchement balayant l'air d'un revers de main très lâche.

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MessageSujet: Re: Rencontre fatidique Mer 2 Aoû - 19:32
Rencontre fatidique - ft. Ethan M. Shaw
Un bras entra dans son champ de vision et quasi immédiatement, les sens du Norvégien se mirent en alerte. La main venait de se poser sur la poignée et il y avait deux possibilités à cet instant : soit elle appartenait à quelqu’un qui dormait dans cette chambre, soit à quelqu’un qui l’avait vu et avait eu pitié de lui. Il espérait que ce soit la deuxième suggestion, il aurait juste à s’énerver et à fermer la porte au nez de la personne, chose moins faisable si c’était la première. Mais ce bras – enfin cette personne – ne se contenta pas de simplement ouvrir la porte. Avant que Gyula ne puisse réagir, le reste du corps apparut à côté de son carton qui fût porté et déplacé. Le cerveau de l’étudiant nordique n’eut pas le temps de réagir et quand le bruit de la porte qui s’ouvrait se fit entendre, il eut une sorte de tressautement léger, comme s’il revenait à la vie, les yeux grands ouverts. Le type qui venait de kidnapper son carton posa ce dernier sur son lit, ce qui le surprit davantage : comment avait-il fait pour savoir qu’il occupait cette partie de la chambre ?

« Peut-être que, contrairement à toi, il connaît ses colocataires.

En réponse à cela, l’hôte de Freyr se contenta de serrer les mâchoires pour ne pas crier d’énervement, ne voulant pas se mettre à dos un des types avec qui – il semblerait – il passerait son année, en tant que colocataire évidemment. Il inspira profondément pour se reprendre et entra dans la chambre, hésitant à fermer la porte derrière lui, il s’abstint donc au cas où l’autre désirait partir. Il sentit d’ailleurs son regard le détailler et il fit rapidement de même. Environ la même taille, il semblait musclé et… son style vestimentaire était franchement pas mal du tout. Le Vane n’aimait pas trop le côté moulant, mais son hôte ne pouvait que approuver, surtout au vu de la couleur de son t-shirt, mais aussi du corps qui se cachait en dessous et qui semblait mériter d’attirer le regard. S’il le voulait vraiment, le jeune Norvégien s’habillerait dans le même genre, mais il préférait les vêtements amples qui étaient, d’après lui, plus confortables à porter. La vue de ses piercings le fit sourire en coin de lèvres, finalement ce n’était peut-être pas si mal d’avoir reçu de l’aide de sa part, ça permettrait sans doute de communiquer et peut-être de se rendre compte de points communs plus nombreux que ceux que le nouvel étudiant venait de remarquer. Il s’attarda d’ailleurs sur son visage, il lui disait quelque chose mais il ne savait plus trop quoi. Il était sûr de l’avoir vu plusieurs fois – en plus ! – mais il ne saurait pas dire où. Décidément, il fallait vraiment qu’il travaille sa mémoire !
L’inconnu confirma son identité : c’était bien son colocataire. Si Gyula avait l’air crevé, alors quel adjectif conviendrait à l’autre ? Ses cernes étaient marquées, peut-être avait-il enchaîné les nuits blanches, probablement à étudier sérieusement – au vu de son style vestimentaire ce serait surprenant mais l’habit ne faisant pas le moine, on n’est jamais sûr de ce dont sont capables les gens. Il se frotta un peu les cheveux, dévoilant une de ses oreilles ornées de ses sept anneaux argentés ; sa voix lui rappelait quelque chose. Il l’avait entendue quelque part. Non, ce n’était pas simplement la voix, c’était surtout cet accent bizarre qu’il n’avait que très rarement entendu et ce « très rarement » venait de ce type, il en était sûr. Il y pensa davantage jusqu’à ce qu’il eût le déclic. Ils suivaient certains cours ensemble mais avant tout, c’était le taré de la st-valentin. Enfin « taré »… En y repensant bien… Il n’avait pas tellement eu tort de critiquer la déco et la musique, mais le faire de façon aussi… Voyante ? A croire qu’il ne cherchait que l’attention. Le Norvégien ne put retenir un soupir. Si ce gars était comme il l’imaginait, ses études ne se passeraient pas pour le mieux… Enfin, ce n’était déjà pas le cas avec sa pseudo-allergie aux études et la présence d’un foutu dieu nordique dans sa tête, mais la situation risquerait de se dégrader avec un type comme lui. Il n’osait pas s’approcher de sa zone, comme si l’intrus l’en empêchait d’une quelconque façon alors que ce n’était pas le cas. Il se racla alors la gorge pour ne pas parler avec une voix « rouillée » et finit par enfin prendre la parole :

- Nan, c’bon, c’tout c’que j’avais. J’suis là d’puis quelques temps, j’devais juste récupérer ça.

L’autre inspecta sa chambre ce qui l’irrita un peu. De quel droit se permettait-il d’observer sa chambre comme ça ? Il ne le faisait pas, lui ! Il ne le quitta pas du regard et sentit une sorte de vague de désespoir en constatant que sa partie était à côté de la sienne. Fæn !
Maintenant qu’il savait que ce type était son colocataire, il retourna vers la porte pour enfin la fermer. A son retour et contrairement à ce qu’il venait de penser concernant l’inspection de son colocataire, il ne put s’empêcher de jeter un coup d’œil dans sa « chambre » avant de se diriger vers son propre lit pour ouvrir son carton. Alors comme ça il fumait des trucs pas très nets ? Tant qu’c’est pas dans la chambre…

- Quel est cet objet intriguant ?
- J’sais plus comment ça s’appelle, c’un truc pour fumer.
- Pour fumer ? … Comme des cigarettes ?
- Ouais, sauf qu’c’est pas du tabac, c’de la drogue j’crois.

Insatisfait par cette réponse, Freyr se mit à grommeler et critiquer le manque de connaissance de son hôte. Celui-ci lâcha un soupir d’agacement en fouillant dans ses affaires pour essayer de sortir sa bourse en cuir, une fois fait, il alla la poser sur son bureau, un léger sourire nostalgique sur les lèvres, puis remarquant que ses cactus n’étaient pas assez exposés à la lumière, il les déplaça et alluma sa lampe au-dessus d’eux. Il faillit oublier son environnement pour se plonger dans la contemplation de ses plantes grasses mais en fut empêcher par son colocataire qui lui adressa de nouveau la parole. Il se retourna alors lentement, un peu à contre-cœur et observa la main qu’il lui tendait avant de la serrer fermement, comme à son habitude. Il le regarda droit dans les yeux et fût déstabilisé par leurs couleurs, une couleur qu’il n’avait jamais vu avant. Il avait connu le gris, le bleu-gris aussi, les yeux vairons, les yeux bleus tachetés de marron-vert, des yeux ambrés aussi, mais alors les yeux violets qui semblaient tirés vers le gris – ou peut-être était-ce l’inverse – ça, non, il n’avait jamais vu une chose aussi sublime. Le violet étant sa couleur de prédilection, il ne pouvait rester insensible à cette couleur présente dans ces yeux, peut-être s’agissait-il de lentilles, peu lui importait : c’était beau, surtout accompagnée d’une peau pâle et de cheveux noirs. Ce type aurait été vraiment magnifique s’il n’avait pas eu l’air aussi épuisé et si ses cheveux avaient mieux été entretenus. Il était d’ailleurs prêt à lui conseiller des soins spécifiques mais il ne le fit pas, ne souhaitant pas faire croire à une critique de l’entretien de sa chevelure, après tout, il ne voulait pas se mettre ce colocataire sur le dos. Non pas parce que ses yeux sont plus ou moins violets, ni parce qu’il a un look très intéressant, mais simplement parce qu’il ne voulait pas avoir de soucis dans son espace privé et souhaitait encore moins créer des problèmes à ses cactus (sait-on jamais, quelqu’un qui essaie de se venger…).

- Hé, redescends de ton nuage, Eirikr ! Tu ne vas quand même pas te mettre à baver devant un simple mortel alors que tu as un splendide dieu à tes côtés ?

Le Norvégien allait répliquer avec virulence quand il se rendit compte que son dieu n’avait pas totalement tort : il avait trop fixé son colocataire aux yeux violets. Au moment de lâcher sa main, il se rendit compte de l’état de celle-ci et posa son regard dessus, cette main – de sûr parce qu’il n’avait pas pu tâter l’autre et bien heureusement parce que ça aurait été très bizarre – était définitivement celle d’un artisan. Elle avait de la corne à certains endroits et semblait, dans un sens, abîmée par le travail. Il releva alors son regard pour le reposer sur ses yeux dont la couleur lui faisait envie – il songea d’ailleurs un court instant à s’acheter d’autres lentilles violettes – et décala sa frange sur le côté.

- Gyula Eriksen. J’fais d’la littérature scandinave, mais on a des cours ensemble.

Il fit une pause réfléchissant cette histoire de question qui ne venait pas de lui, c’est après quelques secondes et une petite réflexion de son dieu à propos de son manque d’enthousiasme quand il parlait, lui fit comprendre la chose. Il n’avait bizarrement pas songé au fait que ses colocataires avaient aussi un dieu.

- Hum… Nordique. Freyr m’a. Et toi ?

Sa tournure de phrase pouvait sembler étrange mais elle satisfaisait beaucoup le Vane, car oui même si physiquement c’était le cas, dire « j’ai Freyr » ne convenait pas mentalement, en tout cas pas pour le Norvégien qui galérait encore un peu à gérer et digérer tout ça. Il s’éloigna finalement, retournant vers son lit pour retirer son sweat rouge, le balançant sur ses oreillers et commencer à retirer quelques livres de son carton. Yngvi-Freyr se mit à se poser des questions à voix-basse à propos de la divinité d’Ethan et semblait déçu que ce ne soit pas sa sœur.

- Quoi ? T’voulais vraiment qu’il ait ta sœur ?
- Hé bien, ça aurait facilité les choses et ça n’aurait pas été déplaisant, je pense. Après tout, il n’est pas mal, musclé et semble sympathique. Ça pourrait correspondre à Freyja… Et ce qui correspond à Freyja me correspond aussi… Je pense qu’il aurait tenu le coup avec ma venue, peut-être même plus que toi !
- … Génial… Alors pourquoi moi ? M’dis pas qu’c’est parc’qu’il était d’jà réservé…
- Non, voyons, ça ne se passe pas comme ça.
- Alors comment ça s’passe, hein ?

Silence. Gyula ne put se retenir de grommeler en norvégien, s’énervant du fait que son dieu ne répondait jamais à ce genre de questions, qu’il ne répondait pas – comme à cet instant – ou qu’il détournait les conversations. Il finit par prendre sa petite pile de livres majoritairement norvégiens – les autres étant des dictionnaires ou des manuels de grammaire anglaise – et se retourner vers Ethan.

- Au fait, j’me d’mandais, t’as un nom anglais mais t’as un accent que j’connais pas. T’viens d’où ?

Il se dirigea vers son bureau pour ranger ses livres dessus, ses bras n’en pouvant plus de porter des choses lourdes, il n’arrivait même plus à garder longtemps des livres. Ne voulant pas se fatiguer plus que ça, il s’assit sur son lit, à côté du carton et fixa son colocataire du regard.

- Ah et… S’tu pouvais parler un peu moins vite ça s’rait cool aussi.
- N’aurais-tu pas oublié quelque chose ?
- … S’te plait.
- Je ne parlais pas de ça, mais on peut dire que ça en fait partie.
- Quoi alors ?
- Vraiment ? Je dois donc aussi te rappeler qu’il t’a gentiment aidé alors que tu étais incapable d’ouvrir la porte ? Tu n’es vraiment pas croyable et malpoli !
- C’bon, j’allais l’faire….
- Ce n’est pas ce que ton corps me fait comprendre.

Gyula maugréa et se frotta les cheveux en baissant la tête, il ne fallait pas que sa mauvaise humeur soit mal interprétée. Il détourna le regard sur ses cactus, se détendant quasi immédiatement puis replongea volontiers son regard dans les yeux violacés de son interlocuteur.

- Merci pour l’carton… ça m’a bien aidé… »

Il lui adressa un léger sourire aimable, il lui était vraiment reconnaissant : l’avoir aidé comme ça sans qu’il ne lui demande… L’étudiant Norvégien trouvait ça de plus en plus rare, même si pendant ses quelques secondes de réflexion il se demandait s’il n’y avait pas quelque chose derrière cette façade sympathique.

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MessageSujet: Re: Rencontre fatidique Ven 11 Aoû - 4:38
La prise de main avait pas été désagréable, mes joues rosissant légèrement alors qu’mon interlocuteur plongeait son r’gard dans l'mien, l’soutenant sans problème et m’répondant tout naturellement. Apparemment, l’étudiant s’appelait Gyula -drôle d’nom- et f’sait d’la littérature scandinave. Clairement trop complexe, inutile et inintéressant pour moi, mais hey si s’tait s’qu’il l’branchait tant mieux pour lui. Il prit toutefois la peine de spécifier qu’on avait quelque cours ensemble. Vrai qu’j’en avais manqué pas mal, mais j’le r’plaçai final’ment. Ah ouais, anglais…normal vu l’accent. D’toute évidence il v’nait pas d’ici et vu son nom d’famille il était comme prédestiné à s’faire posséder par un nordique.

« Freyr? Connais pas…mais j’connais pas grand-chose à la mytho point. J’ai connu personne. Sauf mon ancien coloc qui était tombé sur… »

J’réfléchis un moment, incertain d’la prononciation.

« Niord? Je crois. Il dormait-là.»

Pointant son lit, j’réalisai qu’c’était p’t’être un peu creepy d’le dire comme ça, mais j’haussai les épaules. Ça lui f’rait p’être juste du bien d’réaliser qu’il était pas l’premier. J’connaissais pas son expérience avec l’pensionnat, mais disons qu’c’était un bon moyen d’se rappeler qu’on était interchangeable.

Mon propre lit nécessitant d’être fait, j’en profitai pour l’faire en discutant, comme, apparemment mon accent était encore assez présent pour lui faire réaliser que normalement j’aurais pas dû v’nir du coin. Du coup j’parlais trop vite pour lui et il m’avait d’mander d’ralentir. S’que j’lui accordai avec difficulté, mais j’me forçais. Aussi, comme il avait pris place sur son lit, face à moi, j’avais fait d’même sur l’miens, m’rapp’lant qu’il m’avait été plus facile d’comprendre les gens en les voyant parler. P’être que ça lui faciliterait la tâche.

« Fait plaisir pour l’aide. Faut bien s’aider dans s’bordel….Pour te répondre. J’viens d’ici. M’enfin, c’est compliqué. J’suis arrivé ici assez vieux., de Roumanie. Et une fois ici bah ma mère s’est barrée. J’ai fini adopté. On a changé mon nom. Bah, en fait, en partie. Pour vrai maintenant c’est Ethan Mircea Shaw. Mais, je suis né Văcărescu. Bref, longue histoire moche.»

« Oh mais c’est qu’il vaut la peine de se forcer! », me lança une Aphrodite impressionnée par l’effort que j’mettais à pas couper mes mots et mes phrases.

Da, apprendre une langue m’avait fait assez chier dans la vie pour considérer m’forcer pour ceux qui vivaient l’même calvaire qu’moi j’avais vécu. Malgré son accent, Gyula parlait bien par contre. Lui il avait dû apprendre d’la bonne façon et en s’forçant. La preuve il s’trimballait des dico, s’que moi j’avais pas été foutu d’faire même en allant à l’université. J’avais à la place « adopté » Ali qui s’faisait toujours un plaisir d’m’aider quand j’avais vraiment b’soin, d’où l’fait qu’une fois décédé, j’avais senti aussi l’besoin d’reprendre ses livres. J’avais quand même pas ce bon réflexe d’aller chercher et passait souvent proche de couler mes examens écrits pour des fautes débiles de grammaires ou d’orthographes.

« Boah. C’est la moindre des choses nu? Tu d’vrais être contente, ça va comme tu veux en plus alors fou moi la paix avec mon langage.»

« Vrai. Pardonne-moi amour.»

« Ouais, s’bon. »

Aphrodite savait qu’c’était un sujet délicat pour moi et c’tait sans doute la raison pour laquelle elle avait pas riposté à ça, préférant m’garder dans un état favorable pour qu’ses plans à elle puissent réussir. J’me sentait vraiment comme un outil entre ses mains, mais bon s’tait pas non plus parce qu’elle l’espérait qu’ça m’intéressait nécessairement et qu’ça arriverait, ça elle pouvait pas tellement changer ça et elle savait qu’s’imposer était une mauvaise idée. Ça la f’sait chier, mais préférait m’garder d’son bon côté, elle qui tentait encore d’m’apprivoiser comme elle disait.  

« Et toi « Gyula Eriksen »? T’es pas d’ici non plus, clairement. C’est sympa comme prénom j’avais jamais entendu. Original et Eriksen sonne comme un pirates badass. J’aimerais un nom du genre. Hmm wait? »


J’réfléchis un moment, cumulant les infos qu’il m’avait balancées un peu plus tôt. J’avais jamais été très bon en géo, mais j’tais pas con non plus, dessinant la péninsule de mes points dans les airs j’lui montrais que j’savais au moins placé à peu près sa provenance si j’me plantais pas complètement.

« ErickSEN. Littérature scandinave. Tu viens de quelque part au Nord? Genre le regroupement de pays-là...Danemark, Finlande?... Hmm? »

Claquant des doigts répétitivement et rapidement comme si s’tait s’qui allais m’aider à m’rappeler d’ma géographie, j’fini par hausser les épaules et abandonner- Il allait surement m’le dire anyway- poursuivant la discussion en gesticulant comme à mon habitude.

« J’sais pour l’Danemark parce que t’as l’même nom qu’un sculpteur que j’connais, et la Finlande j’pas sûr, mais ils ont des foutus bons groupes de métal mélodique alors tu devrais, mais bon on choisit pas où on naît hein! J’aurais surement choisi Italie pour moi sinon…ou USA, m’enfin.»

J’marquai une pause sentant que j’m’écartais du sujet et r’prenant ma respiration.

« En tout cas ton « Freyr» doit être content, mais je ne vois pas pourquoi venir a Immortalia. Vous avez pas comme le meilleur système scolaire qui soit? Elle était jolie hein leur belle foutue lettre d’invitation pas vrai? Si on m’avait dit que je s’rais obligé d’apprendre l’grec ancien… »


La dernière question était pour simplement parler et j’avais adressé à Gyula un regard entendu, sourcil levé.  Évidemment qu’il avait craqué par cette lettre comme tout l’monde. J’savais pas pour les autres, mais j’avais parfois l’impression qu’la mienne avait été rédiger spécialement pour moi. S’tait pas juste une lettre officielle copiée des milliers d’fois pour être envoyée à un tas d’étudiants. Non, on avait fait état de mes talents exceptionnels. Évidemment, on allais pas m’parler d’mes résultats scolaires, s’aurait été spécialement louche, mais c’était à se demander jusqu’où l’établissement poussait ses recherches avant d’envoyer ses invitations. Elle s’était peut-être dit que j’tais assez con pour croire leur bullshit. À ma honte, ils avaient eu raison.

« Mais non, ton talent comptait réellement. »

« Mouais. Mon cul. »

« Aussi. », ricana t-elle bêtement.

« Hein? Argh…laisse, j’ai compris. »


J’avais fini par comprendre avec l’temps que si Aph avait eu son mot à dire dans mon admission, ses critères avaient pas dû être très élevé en matière de talent et de culture et j’savais pas trop si j’devais en être satisfait ou être insulté. Un mélange des deux, sans doute.

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MessageSujet: Re: Rencontre fatidique Jeu 19 Oct - 11:44
Rencontre fatidique - ft. Ethan M. Shaw
Le choc fut plus qu’immense lorsque Gyula et Freyr apprirent que l’ancien colocataire d’Ethan, celui qu’il allait maintenant remplacer, n’était autre que l’ancien hôte de Njörd. Apprendre son décès avait ravagé le dieu de la fertilité, mais savoir qu’il avait et allait dormir dans le même lit… Le Norvégien se crispa.

« Tout va bien ?
- … C’plutôt à moi d’poser c’te question…
- J’ai déjà pleuré mon père, je n’ai pas besoin de plus. Je ne suis pas Nanna après tout…

Il baissa son regard, cette sensation était très désagréable, il avait envie de partir, prendre une douche comme pour se laver de quelconques particules de mort ou de souvenirs – il ne savait pas trop de quoi – et surtout changer de chambre. Mais changer de chambre, est-ce que ça changerait quelque chose ? Non. Et il le savait. Le pensionnat existait depuis longtemps, des morts et des disparus, il avait dû y en avait beaucoup. Ça ne changeait donc rien qu’il réclame une nouvelle chambre. Son estomac se noua, il avait envie de vomir, sans doute de dégoût, ces idées lui donnaient l’impression de dormir dans un cercueil déjà utilisé… Grâce à une douce chaleur que diffusait Yngvi-Freyr, l’étudiant norvégien réussit à tenir le coup et à se détendre un peu, il releva le regard et adressa un sourire forcé.

- C’est p’t-êtr’ un héritage, Freyr étant l’fils d’Njörd…

Ce n’était pas drôle, c’était même peut-être de trop, mais tant pis, cette possibilité arriva dans l’esprit de l’humain qu’après avoir parlé. Il observa son colocataire un instant avant de ranger quelques livres tandis que la conversation repris. C’était trop étrange à son goût. Il lança un regard à cet espace privé qu’il ne considérait plus comme étant le sien, où il ne se sentait plus tellement à l’aise. Il s’assit finalement sur le lit, peu convaincu de ce qu’il faisait, tant pis, il avait besoin de se reposer.
Il écouta vaguement ce que son colocataire aux beaux yeux violets lui racontait, il remarqua immédiatement les efforts qu’il faisait en lui parlant et le remercia mentalement. Il savait qu’il ne retiendrait pas la moitié des informations, sauf peut-être son deuxième prénom ou nom, il n’était pas très sûr de ce détail. Il se dit toutefois qu’il n’était finalement pas à plaindre, bien qu’il eût horreur qu’on le prenne en pitié, Ethan semblait avoir vécu des choses bien pires que lui, avant même d’arriver à Immortalia. Il ne lui poserait pas de questions, ça ne le regardait pas après tout, mais il se demandait quand même comment il avait vécu tout ça, ce qu’il avait fait pour s’en remettre – s’il s’en était remis. Il soupira discrètement observant à moitié ce visage fatigué et confirma que son colocataire devait sûrement être le genre à faire fondre les filles. Les gars aussi… Peut-être. Il le savait sans doute et si Gyula venait à apprendre qu’il jouait de ça, il se dit que le courant ne passerait probablement pas. Après tout, le jeune nordique n’aimait pas ça, ça lui rappelait cette fille du collège, ne sachant pas pour quelle(s) raison(s) elle l’avait plus ou moins séduit, il avait mis ça sur le compte de son envie d’être remarquée et aimée de tous. Etre désirable. C’était une chose qu’il ne comprenait absolument pas.
La voix du Roumain – à moins qu’il préfère se dire Irlandais – attira de nouveau l’attention de l’hôte de Freyr. Il posa son regard sur ses lèvres comme pour mieux comprendre ce qu’il disait bien que ses efforts le lui permettaient déjà. Il retient un rire qui devint un souffle accompagné d’un large sourire amusé tandis que son interlocuteur cherchait à connaître ses origines.  Ses claquements de doigts lui arrachèrent un ricanement qui le surprit lui-même. Il voulut presque le remercier de lui avoir fait perdre son nœud à l’estomac, même si son envie de partir était toujours présente. Freyr grommela faiblement mais assez fort pour se faire entendre et comprendre par son hôte qui s’en amusa. Un vrai enfant !
Il hocha légèrement la tête à la mention des groupes de métal mais il perdit vite son sourire à la mention de ce maudit courrier. Il comprit son regard et poussa un long soupir avant de passer une main dans ses cheveux et de finalement reprendre la parole.

- Norvégien. Pas Danois. T’sais, c’presque insultant !

Il esquissa un sourire, tentant sans doute de détendre l’atmosphère ou se détendre en tout cas.

- Les Finlandais… C’des cas à part… J’dirais… Ils ont pas du tout l’même genre d’langue qu’nous, comme les Islandais. Mais ouais, ils ont des bons groupes. Nous aussi ! Mais plus du black metal… Electro…

Il passa sa main sur sa nuque avant de retirer ses rangers et de s’asseoir en tailleur. Il profita de cet instant pour réfléchir à ce qu’il allait bien pouvoir lui répondre.

- … Leur lettre… C’comme un…

Il claqua sa langue contre son palet, il venait de perdre son mot et grommela en norvégien pour essayer de le retrouver. Il lâcha un petit grognement avant de soupirer et de reprendre :

- Bref, c’un piège. On t’fait croire c’que tu veux… Des promesses en l’air… Hm… ça s’dit ?

Il profita de cette déviation pour éviter le sujet fâcheux de sa venue à Immortalia. Non, il ne voulait et n’allait pas parler de ses problèmes de harcèlement, son impression d’étouffement dans la ville où il avait grandi. Non, il ne parlerait pas non plus des problèmes que ça avait engendré au sein de sa famille. C’était encore trop douloureux. Pourtant cela faisait un moment qu’il était parti…
Il prit une expression plus détendue et arqua un sourcil en penchant un peu la tête sur le côté.

- C’compliqué l’grec ancien ? De c’que j’ai vu ça m’faisait presque pensé au russe, ‘fin t’sais avec les lettres bizarres et tout. Au moins j’ai d’la chance de c’côté-là, mon père m’avait appris les bases d’vieux norrois.

Il ricana.

- J’parle mieux norrois qu’anglais, pour dire ! Mais du coup, t’as qui comme dieu ? Comment t’fais pour parler avec lui ?
- Ils parlent comme nous.
- Ouah, t’m’en apprends des choses ! Nan mais sérieus’ment ! J’me d’mande comme ça s’passe…

Il sentit que son dieu aurait levé les yeux au ciel et sourit moqueusement s’il le pouvait et contenta de ne pas insister pour ne pas être moqué davantage. Il posa ses mains un peu arrière sur le matelas pour se soutenir tout en gardant un œil sur ce type qui l’intriguait un peu… Sans doute l’effet de ses yeux. Il devait encore se forcer pour faire diversion, sait-on jamais si l’autre se trouvait être beaucoup plus curieux que ce qu’il pensait déjà.

- Du coup… Hm… Pourquoi t’voudrais êtr’ né en Italie ou USA ? … A la limite USA j’pourrais comprendre, c’un classique pour beaucoup. Mais Italie ? Huuuh… Le chaud ? Les pizzas ? … J’aim’rais bien goûter leurs pizzas… En Norvège, on en a des immenses mais, j’en ai mangé à Dublin, c’tait pas pareil… C’tait même meilleur alors bon.

Il étira un large sourire amusé. Il ne mentait pas, il trouvait simplement des petits détails à raconter pour rien dire dans le fond. Etait-ce assez ? Il l’observa encore de la tête au pied et trouva rapidement un autre sujet. Très rapidement.

- Au fait, sympa ton look. Hm… J’me d’mandais d’ailleurs… Tes yeux, c’des lentilles ou c’ta vraie couleur ? Moi j’mets des lentilles, ça s’voit j’pense, mais du coup, c’la première fois qu’j’vois des yeux comme les tiens !

Il était beaucoup plus sincère et passionné dans ce qu’il disait, Ethan avait attiré son regard et en un sens, il ne pouvait s’empêcher de le regarder, fasciné par ses yeux et sa silhouette harmonieux. Un sourire mince mais chaleureux se dessina sur ses lèvres tandis qu’il songeait à ses yeux violets-gris.

- Ils sont vraiment beaux.
- Tu baves encore.
- J’bave pas ! Et admets qu’c’est vrai ! C’une belle couleur !! »

Yngvi-Freyr lâcha un grognement, peu convaincu par les paroles de son hôte qui ne put retenir un soupir d’exaspération.

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MessageSujet: Re: Rencontre fatidique Sam 6 Jan - 11:36
J’tais content qu’Gyula prenne pas mal mon erreur concernant sa provenance. J’étais nul en géo d’toute façon, pour moi ça r’venait au même tout ça, mais j’allais faire un effort de m’en rappeler parce que j’allais vivre avec. Norvégien. Pas Danois. J’avais également souri quand il m’avait parlé du black métal et de l’électro. L’mec semblait s’intéresser un peu à la musique probablement et électro j’connaissais un peu pour les raves qu’j’avais fréquentés. J’regrettai pratiquement d’m’être un peu trop avancé sur le sujet d’la lettre qu’on avait reçue d’Immortalia. Comme si j’étais passé à côté d’un sujet intéressant avec lui. Meh! Tant pis, on aurait bien l’temps d’se connaître.

Quand même, il était d’accord pour la lettre, la décrivant comme un piège et j’tais bien d’accord. Un p’tain piège en plus. Il avait poursuivi en m’posant des questions sur l’grec ancien. J’me privai pas pour lui dire l’fond d’ma pensée.

"C’est compliqué! Pour moi surtout! J’ai pas d’affinité avec les langues. Ça t’jours été un problème. Ma gardienne à l’orphelinat m’a dit que j’parlais à peine roumain à sept ans. Du coup t’imagine bien comment j’me fait chier à apprendre l’grec ancien alors que j’pas foutu d’parler anglais proprement non plus. J’préfère le latin. Plus proche du roumain et je l’ai vu plus jeune. Ça rentrait mieux. T’as eu d’la chance qu’ton père t’montre ses trucs là. Après, faut qu’ça t’intéresse un peu. Et j’ai Aphrodite. Ça l’offusque un peu que j’me force pas pour apprendre sa langue, mais elle comprend qu’c’est compliqué. Au départ, elle m’trouvais probablement un peu con…on fonctionnait par image. De drôles d’images, mais c’était clair. Puis, elle a perfectionné son anglais. Tout croche, parce que hey, elle le pigeait dans mon crâne, mais on s’comprenait. Elle m’accuse encore d’lui avoir appris d’la merde et d’apprendre mieux en écoutant les autres parler. Enfin bref, on s’adapte. Mais Aph parle aussi latin comme…bah Venus quoi. Quand on est pas certain on passe par-là. J’ai appris dans un orphelinat catholique, éduquer par des nones. J’sais j’en ai pas l’air. Bonne chose d’ailleurs! Elles aussi elles ont essayé de m’apprendre les langues. Rien à faire."

J’ricanai, m’imaginant en parfait étudiant, prêt à entrer dans la prêtrise, eurk. Elles auraient adoré.

« Mais bon s’tait pas tout pourri. L’une d’elle était Italienne et un brin artiste. Du coup j’ai découvert la place à travers son art. »

Des étoiles d’vaient avoir l’air d’briller dans mon r’gard alors qu’j’imaginais d’jà m’balader dans les galeries d’arts, d’vant les sculptures et peintures antiques ou d’la renaissance. Puis, évoquant les USA, ma gestuelle quasi exagéré, bref naturelle pour moi, révélait immédiatement s’qui trottait en tête : « THINK BIG! The American way of life ».

« En gros, pour t’répondre. J’viserais l’Italie pour l’art et USA pour l’succès, les show Broadway tout ça, tout à l’air epic, s’pas comme Galway. J’m’y vois bien en fait. J’m’imagine bien que c’est pas que ça, mais j’ai l’impression qui a des opportunités qui a pas ici. M’enfin j’ai pas voyagé du coup Norvège, Dublin, ça m’dit peu d’chose. »

J’réalisais qu’le p’tit nouveau en avais des questions! Ça m’agaçait pas par contre. S’tait mieux qu’d’avoir rien à dire et j’notais qu’j’étais moins triste à l’idée d’avoir le p’tit nouveau dans la chambre. J’étais pas des plus heureux de voir Ali remplacé, mais au moins, si l’mec restait sympa, ce serait vivable et plus facile d’passer par-dessus tout ça. J’aurais sans doute même du plaisir avec. J’m’imaginais d’jà des soirées entre colocs plutôt marrantes à discuter d’tout et rien, aller veiller dans les bars. Da. Ça m’changerait d’l’autre taré à côté toujours branché sur ses p’tains consoles. Et bon on s’le cachera pas, il avait du goût Gyu qui était en train d’complimenter mon look.

Incapable d’cacher mon sourire, j’faisais tout pour avoir l’air détaché, mais j’tais beaucoup trop satisfait. J’me permis un faible « Merci, toi aussi j’aime bien. » avant d’justifier la fameuse couleur d’mes yeux qui semblaient l’intriguer d’puis l’début d’la conversation. Parce que ouais j’avais noté son observation et Aphrodite aussi qui gloussait abusivement comme si les compliments étaient pour elle. J’avais du mal à m’concentrer sur notre conversation par sa faute.

« Ah bah, ça tu vois c’est fucker. S’pas des lentilles. C’est s’que j’raconte parce que j’ai pas vraiment d’explications. J’ai les yeux gris normalement, mais ça doit faire un an que j’les ai pas vu comme ça facilement. D’puis ma possession, ça varie. J’ai pas encore trop compris. J’pense que c’est selon l’humeur, ou la « présence » ou les pouvoirs d’Aph. Mais bon s’pas laid et c’est original du coup j’me plains pas. Juste pas facile de justifier les différentes teintes.»

J’me rel’vai brusquement, m’dirigeant vers l’miroir pour observer la chose juste pour voir, maint’nant qu’on en parlait. Arrivé d’vant, il était évident qu’un truc s’passait, c’était à peine grisâtre et d’un rose violacé surprenant.

« Wow. Okay. J’sais pas s’qui passe, mais elle est d’bonne humeur, du coup ça doit être lié! Mais bon assez parler d’moi! »


J’me r’tournai vivement vers mon interlocuteur, beaucoup plus motivé qu’à son arrivé. Fallait dire qu’j’ressentait l’agitation d’Aphrodite comme s’il s’agissait de la mienne en ce moment. Le thrill de la découverte, l’espoir que quelque chose d’excitant et de divertissant se produise. Non pas de façon perverse ou rien, mais la nouveauté dans ma vie semblait la stimuler et j’devais avoué que moi aussi. Les derniers temps avaient été tellement pénibles, Gyula allait probablement être bienvenu au final.

« J’veux t’connaître aussi. »


J’me rapprochai d’mon nouveau coloc, prenant place à ses côtés sur son lit et ce, en gesticulant comme à mon habitude. M’enfin, celui d’Ali...

« J’sent qu’on pourrait bien s’entendre. T’aimes sortir dans les pubs? Faire la fête? Ou t’es plus casual comme mec? Tu fais quoi dans tes temps libres? T’es genre bookworm ou? T’écoutes d’la musique? J’t’ai vu t’entrainer pas vrai? Aussi, t’as une obsession pour les cactus? Ça m’démange d’puis l’temps qu’tu les as rentré ici. Prends ton temps pour répondre. J’ai tout mon temps.»


J’me laissai tomber sur le dos, bras derrière la tête d’façon relaxe en observant l’mec en question.

"Quand est-ce qu'on se le fait?"

"Hey, s'mon coloc! Pas ta prochaine bitch!"

"Ah! Si on peut remplacer l'autre."


Un mince sourire en coin apparu au coin d'mes lèvres. L'espèce de rivalité malsaine Aph/Ais, me faisait quand même bien rire parfois. Ça justifiais quand même pas l'fait d'essayer d'me persuader d'essayer tous les mecs du collège. C'était définitivement pas mon intention avec Gyula. Mieux valait garder des relations saine. Imaginez dans une chambre avec Kieran et un ex chiant. Nah merci! J'pouvais quand même comprendre l'intérêt d'ma déesse. Il avait son charme.

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