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Never satisfied with a nice calm evening (Feat Eireen)
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 :: Périphérie - Monde :: ◄ Vieux Galway - Centre-Ville
MessageSujet: Never satisfied with a nice calm evening (Feat Eireen) Jeu 10 Aoû - 21:56
On était mercredi soir et pourtant j’étais au milieu de la piste de danse du Palace, une des boites de nuit de Galway.
Le concours de danse était passé depuis quelques semaines et j’avais recommencé à broyé du noir, n’ayant plus de quoi occuper mes soirées.
J’avais recommencé a suivre mon rythme d’avant, bar, boite, boire… beaucoup boire… Mais je buvais un peu moins qu’avant. Même si j’étais toujours en colère, violée dans mon humanité, la douleur était moins forte, engourdie par le temps… et les joints que je m’étais mise a fumer.

J’avais repris cette mauvaise habitude dernièrement. Ce n’étais pas l’idée du siècle, mais j’étais abonnée aux mauvaises idées alors une de plus un de moins. L’herbe me calmait, quand je fumais je ne pensais plus à grand-chose, j’étais calme et ça me faisait du bien. Je n’entendais plus Hadès dans ces moments-là, un effet secondaire plutôt apprécier il fallait dire.

La musique tambourinait autour de moi et je laissais mon corps se mouvoir les ondes. Je fermais les yeux ondulant du bassin en suivant le rythme. Après un moment je sentis une main se poser sur ma taille. Je n’ouvris pas les yeux. Je ne voulais pas savoir qui c’était, ça impliquait trop de chose, et je n’avais pas envie de parler. Je me laissais donc faire, dansant contre l’inconnu qui se trouvait dans mon dos. Les minutes passèrent et les mains de mon partenaire se firent de plus en plus baladeuses. Lorsqu’elles atteignirent mes seins je me retournais tout en lui donnant un coup de coude dans le ventre.
C’était un gars un peu plus vieux que moi, pas trop mal, blondinet aux yeux bruns. Mais pas vraiment mon type, trop genre fils à papa pour moi…

« Tu t’crois où Don Juan ? C’est pas marqué libre-service sur mon front… ni sur mon cul d’ailleurs ! »


Il me lança un regard mauvais mais je ne lui laissais pas le temps de répondre préférant m’en aller prendre un verre au bar. Me fallait quelque chose de fort.
Je me faufilais en direction de mon objectif mais je me fis attiré en arrière violement par le poignet. Je lâchais un cri aigu de surprise avant de me retrouver face au mec d’avant. Fallait croire qu’il n’avait pas appris la leçons…

« Toi la blonde ? Tu t’es prise pour Lady Di ? Personne ne me parle comme ça. Tu sais au moins qui je suis ? »

Je dévisageais le garçon de la tête au pied avant qu’un sourire malsain ne naisse sur mes lèvres. J’avais une envie folle d’user de mes pouvoirs sur lui… le tuer… rien qu’un instant…
Je relevais la tête le fixant dans les yeux. Il avait l’air en colère, parfait je l’étais aussi.

J’empoignais son autre poignet de ma main de libre et balançais ma jambe pour le faire tomber. Une fois au sol de la main qui me tenait toujours je lui fis une clé de bras, le paralysant, la tête contre le sol collant qu’était le parterre de la boite de nuit.
Je me penchais en avant, approchant ma tête de son oreille.

« Je sais pas qui tu es et j’en ai rien a foutre. Par contre tes potes eux, ils vont se souvenir que tu t’es fait laminé par une fille. Oh et encore une chose… je suis pas une lady… je suis une battante. »


Je le relâchais me dirigeant vers la sortie alors qu’un vigile s’approchait de nous. Mon petit tour de force avait intrigué les foules et un cercle c’était formé autour de nous. Je jouais des épaules pour sortir. Si je ne sortais pas maintenant j’avais peur de perdre le control, il avait attisé mes pulsions le p’tit co*…

Je passais par le vestiaire récupéré ma veste. Je n’avais pas de sac, une simple carte de crédit dans mon soutient gorge. J’étais vêtue d’une robe rouge sang et de talon aiguille. Heureusement que j’avais ma veste car malgré que l’on soit en mars le temps était encore frais.

Une fois dehors je sortis un joint de la poche de mon blouson en cuir et l’allumais. Je commençais ensuite la marche qui devrait me mener jusqu’à l’arrêt de bus... j’espérais ne pas le louper cette fois, j’en avais marre de prendre des taxis…


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MessageSujet: Re: Never satisfied with a nice calm evening (Feat Eireen) Dim 17 Sep - 17:19

Never satisfied with a nice calm evening

« Tu es certaine que tu ne veux pas que je te ramène au pensionnat ? »

« Oui c'est bon, nous n'aurons pas demandé une dérogation pour rien.  Et puis je préfère le lit du studio. »


Il y eut un éclat de rire dans l’espace restreint de l’intérieur de la voiture avant que la voix masculine ne reprenne :

« Haha ! Ils ont mis tout leur argent dans les installations et ont oublié les dortoirs ? »

« Non, c’est juste qu’il est plus grand, je peux m’étaler. »

Le rire de Cailan Gallagher résonna à nouveau dans la voiture alors qu’il faisait bifurquer celle-ci sur « Shop Street ». Malgré l’heure qui s’approchait doucement mais sûrement de minuit, il y avait tout de même un certain trafic. Il fallait dire que c’était l’heure de sortie pour pas mal de gens, ce que confirmait le nombre de piétons dans les rues. Des groupes majoritairement, des gens pleins de joie qui étaient prêts pour aller faire la fête malgré que le lendemain fît partie des jours ouvrés. Eireen était loin de ce trop-plein d’allégresse mais l’amusement de son patron lui était toujours un baume au cœur, il faisait partie de ces gens avec qui elle n’avait pas besoin de faire des efforts. Les choses venaient naturellement. La voiture ralentit et finit par s’immobiliser dans la rue.

« 10h demain, ce sera bon ? »

« Même plus tôt s’il faut vu que je serais sur place. »

« Pas faux, tu as cours à 14h c’est ça ? »

« 14h30. »

« Ok, alors va pour 9h demain matin, ça suffira pour le traitement des photos de ce soir. »

« Ok. »

« Aller, file te coucher jeune fille, je t’appelle quand je serais rentré pour être sûr que tu seras au lit. »

« Chef, oui chef ! »

La réponse de la rouquine accompagné d’un mouvement de main caractéristique du salut militaire fit à nouveau rire le photographe qui lui tapota chaleureusement l’épaule avant qu’elle ne sorte du véhicule. Ce dernier ne partit que lorsque la jeune fille eu disparu dans l’ombre du studio photo. Une fois à l’intérieur Eireen ferma la porte à clé avant de traverser l’espace de travail pour rejoindre un escalier qu’elle grimpa en sautant une marche à chaque fois. Celui-ci menait à un appartement de fonction qui avait de quoi en faire baver beaucoup. Comparé à une chambre étudiante partagée entre deux personnes et avec les sanitaires au fond du couloir, il n’y avait pas photo ! Et il avait voulu qu’elle retourne au pensionnat ! La blague.

Pourtant, malgré tout le confort et la chaleur qu’avait l’appartement, elle n’y passa que quelques minutes. La soirée avait été longue mais Eireen ne se sentait pas fatiguée. Utiliser la télé pour s’endormir devant ne l’intéressait pas et la petite terrasse attenante n’offrait pas une vue digne de ce nom aussi se contenta-t-elle de déposer ses affaires dans la chambre. Elle réajusta son écharpe autour du cou, s’assura de la présence de son téléphone dans la poche de son manteau. Elle ne prit rien d’autre avec elle que son appareil photo équipé de l’objectif pour les clichés nocturnes et la voilà qui déambulait tranquillement dans les ruelles de la ville. S’il y avait des quartiers peu rassurants, ceux du centre et en périphérie de là où se trouvait le studio photo étaient bien tranquilles (si on ne comptait pas les passages intermittents de fêtards) et avaient un charme que la nuit ne faisait qu’embellir. Hestia n’appréciait que peu ces « escapades » nocturnes, cela restait dangereux de son avis. Eireen, elle, les appréciait de plus en plus. Ils étaient ces instants à elle, rien que pour elle. Une bulle dans le temps dont elle avait désespérément besoin depuis l’accident d’Alistair. Cela ne faisait que trois mois que le drame c’était passé. Drame qu’elle ne parvenait à surmonter que grâce à Gwen, Ethan et les Gallagher mais qui l’avait malgré tout vu reprendre ses distances avec les gens, s’éloigner peu à peu même si pour beaucoup son comportement n’avait pas changé.

Elle marchait sans réel but quand un « flash » rouge attira son attention. En pleine nuit en plein mois de Mars plutôt morose, la couleur avait de quoi attirer l’œil. Tout comme la silhouette qui en était affublée. Taille moyenne, de longs cheveux blonds, la démarche assurée et pourtant Eireen y décelait de la fragilité. Ce fut peut-être cela qui la fit changer de trottoir alors qu’elle reconnaissait la personne qu’elle venait de détailler du regard, marchant un peu plus vite pour la rattraper.

« Aislinn ? »

Héla-t-elle alors, pour voir si elle se retournerait. Se rapprochant, une odeur âpre vint lui piquer les narines. Eireen ne fumait pas, que ce soit le tabac ou autres plantes aux propriétés diverses mais cela ne l’empêcha pas de reconnaître l’odeur ce qui ne manqua pas de l’étonner tout comme Hestia.

*Cette pauvre jeune fille ne doit pas avoir des contacts très fréquentables. *
** Pourquoi faut-il que tu y associe forcément la personne qui vient de nous traverser l’esprit ? **
*Pourquoi ? Voilà bien une grande question. *
**Tu es encore plus amère qu’un pamplemousse. **
La comparaison sembla amuser la déesse qui suivit le pli : *J’ai tout autant de mal à l’avaler. *
**Ha, ha, ha… Il n’empêche qu’Aislinn me semble être une grande fille et avoir un caractère assez fort pour ne pas se laisser bêtement influencée. **
*Le caractère est une chose, l’esprit en est une autre. *


Cette affirmation ne manqua pas d’attirer l’attention d’Eireen mais lorsqu’elle fut sur le point de questionner la déesse, son pied gauche décida de partir sur le côté à cause d’un pavé et la jeune fille dû se concentrer au maximum et faire appel à ses meilleurs réflexes pour ne pas se casser magnifiquement la figure sur le trottoir. On put voir que par réflexe elle avait voulu se retenir au bras de la jolie blonde mais qu’elle se ravisa. Ce fut une voiture garée qui lui servit à maintenir son équilibre et à se redresser se disant à elle-même :

« Ils sont traîtres ces pavés. »

Puis elle ajouta un peu plus fort à l’attention d’Aislinn : « Fais attention, ça glisse. »




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MessageSujet: Re: Never satisfied with a nice calm evening (Feat Eireen) Mar 24 Oct - 21:15
*On ne vient pas de t’appeler ? *
 
J’haussais les épaules continuant à m’avancer dans la rue je n’avais rien entendu. Surement quelqu’un ayant un prénom ressemblant au mien.
 

*Non on t’a appelé je te dis.*
 
Alors que j’allais répliquer que non j’entendis des pas se rapprocher de moi ainsi qu’une silhouette se dessiner dans ma périphérie.
 
Je me retournais légèrement pour voir une crinière de feu s’approcher de moi. Parfait, manquait plus que de tomber sur quelqu’un du pensionnat… Au moins c’était Eireen, je ne la connaissais pas énormément mais elle avait toujours été amicale avec moi.
Je ralentis le pas pour qu’elle me rattrape, tirant une latte de plus à plein poumons. Il était tard pour la jeune fille modèle qu’était ma camarade je me demandais bien ce qu’elle faisait dehors en ces heures nocturnes.
 
J’allais lui poser la question quand Eireen trébucha se rattrapant de justesse sur une voiture. Tout c’était passé vite mais j’avais bien vu qu’elle avait hésité à s’agripper à mon bras… Je me renfrognais, peut-être avait-elle eu vent de mes déboires autres que dans l’avions en Egypte… C’était dans tous les cas mieux pour elle. Avec le coup de chaud que m’avait donné l’altercation au bar je n’étais pas certaine de me contenir. Et devoir être perçu une fois de plus comme un monstre ne serait pas bon pour mon moral. Les essais précédents, avec par exemple Fergal et Alistair, m’avaient bien montré  que mon pouvoir n’était pas des plus apprécié.
 
*Ou bien est-ce juste par peur de t’importuner ? Tu sais, il n’est pas méconnu que tu as un fort caractère.*
 
Je soupirais à l’attention d’Hadès avant de fumer rapidement mon joins dans l’espoir qu’il se taise. Entre deux Eireen avait eu la gentille de me mettre en garde sur la traitrise des pavés.
 
« Tu ne t’es pas fait mal ? »
 
Je m’étais arrêter, l’observant au passage. Elle avait l’air d’aller bien, en tout cas elle ne tirait pas d’affreuses grimaces de souffrance.
Je gardais le silence un moment, ne sachant pas quoi lui dire d’autre. J’imaginais bien qu’elle allait rentrer au pensionnat, et donc prendre le bus avec moi… il fallait trouver de quoi parler, un minimum tout du moins, sinon le trajet allait être long.
 

« Et alors ? Que fait une jeune fille dehors à une heure pareille ? Tu n’as pas peur de faire de mauvaises rencontres ? »
 
Je lui envoyais un sourire taquin accompagné d’un clin d’œil. Elle n’avait pas le profil type d’adolescente rebelle mais peut-être cachait-elle bien son jeu. L’aurais-je sous-estimé ?
 
*Je pense plutôt que tu es la mauvaise rencontre.*
 
Je souris pour moi-même. Le seigneur des morts n’avait pas totalement tort. Je n’étais peut-être pas la meilleure des fréquentations, surtout dans l’état électrique dans lequel je me trouvais actuellement.
 
En plus, J’avais tout de même du mal à imaginer la jolie rousse faire le mur ou rentrer ivre de soirée, sans vouloir la mettre dans une case je la voyais plus sage. Ce qui devait lui amener probablement moins de problème qu’a moi.
Je devrais peut-être penser à me ranger… ou pas. Le mode de vie gants blancs et bal des débutantes très peu pour moi.
 
Je regardais rapidement l’heure sur mon téléphone avant de le ranger à nouveau dans ma veste.
 
« Par contre si tu veux bien me donner la réponse en marchant si ta cheville s’en est sortis. Le dernier bus ne va pas tarder et j’ai dépassé le couvre-feu beaucoup de fois ces derniers temps… et je ne suis pas certaine qu’ils aient des créneaux de libres pour me mettre une heure de colle supplémentaire. »
 
Je lâchais un léger rire plus pour ma personne qu’autre chose. J’étais loin du modèle de perfection.

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MessageSujet: Re: Never satisfied with a nice calm evening (Feat Eireen) Dim 19 Nov - 16:25

Never satisfied with a nice calm evening

La rouquine tâtait doucement sa cheville alors qu’Aislinn s’était tournée vers elle et lui avait demandé si elle ne s’était pas faite mal. Simple politesse ou réelle inquiétude, elle ne prit pas la peine de se poser la question. Elle reposa doucement son pied au sol après avoir confirmé que sa cheville ne lui faisait pas plus mal que ça et se contenta de faire non de la tête pour signifier qu’elle ne s’était pas blessée. Il y eut un silence qu’Eireen ne releva pas non plus car c’était dans sa nature après tout, cela ne la dérangeait pas et elle ne ressentait pas ce malaise de devoir le combler en lançant une conversation. Ses yeux fixèrent sa camarade du pensionnat alors qu’elle lui demandait ce qu’elle faisait encore en ville à une heure aussi « tardive ». Fidèle à elle-même elle allait répondre très sérieusement à la question sur les mauvaises rencontres mais le sourire taquin et le clin d’œil lui indiquèrent qu’Aislinn était tout sauf sérieuse et c’est en fixant son sourire qu’elle perdit le fil de la conversation, se surprenant à devoir baisser plus les yeux, elle qui avait toujours pensé que la jolie blonde était plus grande que ce qu’elle était réellement et ceci même avec l’aide de talons.

**Aislinn dégage beaucoup de présence ce doit être pour cela. **

Commenta Hestia qui s’était amusée de la réflexion de sa possédée. Il était vrai que les deux étudiantes ne jouaient pas dans la même division sur beaucoup de sujets et si Eireen pouvait surprendre par sa taille par rapport à sa discrétion s’était tout le contraire d’Aislinn. Il était vrai qu’elle dégageait une force similaire à celle de Gwenwhyfar et pourtant, pourtant…

« Oh, oui pas de problème. »

Avait alors répondu Eireen, sortant de ses pensées et en emboitant le pas à sa camarade en réajustant la prise de son appareil photo.

« Je n’ai pas encore fait de mauvaises rencontres en me baladant au centre-ville la nuit, je dois avoir de la chance. Toi tu n’as pas peur ? Tu es plus souvent dehors tard, il y a plus de risques du coup. »

Aucun jugement de la part d’Eireen, elle ne faisait que répondre avec sans doute trop de sérieux à la question et ne faisait qu’énoncer un fait. Plus on était au contact d’une mauvaise chose plus il y a de risques non ? Plus on cuisine, plus on risque de se couper par exemple. C’était juste sa logique.

« Ah mais tu sais te battre non ? Ça aide… »

Avait-elle alors lâcher à voix basse signe qu’elle se faisait surtout la réflexion à elle-même.

« Ce n’est pas très utile pour les heures de colle par contre. »

Poursuivit-elle, les yeux dans le vague alors qu’elle réfléchissait à la question. Elle était à côté de la plaque ? Bien sûr ! C’est Eireen après tout. Même si c’est évident et que la réflexion semble bête à être dite à voix haute, elle le fera parce que c’est ce à quoi elle pense sur l’instant. Sauf qu’elle paraissait si sérieuse par moment que cela ajoutait un décalage qui avait le don de faire douter les personnes sur comment réagir à cela. Rire ? Soupirer ? Se vexer ? Se blaser ? Autant de choix qui importait peu à la rousse mais cela les gens ne le savaient pas non plus. Marchant toujours d’un bon pas pour atteindre l’arrêt de bus à temps pour Aislinn, ses narines se plissèrent lorsque l’odeur de ce que fumait celle qui faisait le mur les atteignirent à nouveau.

« Comment fais-tu pour supporter cette odeur ? »

Ses sourcils s’étaient instinctivement froncés comme ils avaient l’habitude de le faire lorsqu’elle appréciait peu quelque chose et qu’elle ne se retenait pas de le montrer. Elle se retint toutefois de faire un mouvement de main devant son nez pour faire comme si elle chassait ladite odeur qu’elle trouvait écœurante personnellement. Relevant la tête, son regard tomba sur l’arrêt de bus, plus loin. Là elle s’arrêta, une réflexion lui traversant l’esprit alors qu’elle se répétait les dernières paroles d’Aislinn. Elle ne savait pas si elle visait juste et que ce soit oui ou non si elle était la bonne personne pour poser la question mais elle n’hésita pas.

« Tu ne fuirais pas le pensionnat ? »

Elle tourna légèrement la tête pour fixer ses yeux dans les siens. Après tout, malgré le côté fêtard reconnu d’Aislinn elle ne s’était jamais mise autant à dos de l’administration du pensionnat et la rouquine en connaissait un autre qui agissait pareillement. Elle-même le faisait, à sa propre manière en demandant des dérogations à tout va que M.Gallagher signait aimablement sans poser de question. Fuyaient-ils vraiment tous les trois ? Fuyaient-ils la même chose ? Une part d’Eireen était curieuse de le savoir.




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MessageSujet: Re: Never satisfied with a nice calm evening (Feat Eireen) Lun 27 Nov - 16:11
Eireen accepta ma proposition de se diriger vers l’arrêt de bus. De toute manière je ne lui laissais pas réellement le choix. C’était soit elle me suivait soit je la laissais ici, je n’avais pas monstre temps à perdre.
Je lui souris tout de même, c’était sympa de m’accompagner.

Elle réajusta son appareil photo tout en entamant sa réponse à ma petite remarque de tout à l’heure. Elle m’avoua n’avoir pas encore fait de mauvaise rencontre dans les rues de la ville. J’imaginais tout de même qu’elle n’avait pas dû s’aventurer dans les quartiers mal famés de Galway... Ce qui était bien, elle était intelligente.

Je sentis que cette réflexion amusait Hadès. Je n’entendis cependant pas de réflexion de sa part. C’était notamment une des raisons du pourquoi je fumais… Ca me coupait de lui, et j’appréciais ces moments.
Il avait cependant raison de s’amuser de ma réflexion… j’étais la première à m’enfiler dans les endroits risqués de la ville. Envie d’adrénaline ou pure idiotie… je ne savais pas trop. De tout manière je n’étais pas sans défense et je n’étais jamais très loin du O’Connaire si ça tournait mal.

Je me reconcentrais sur la rouquine qui me demanda si je n’avais pas peur de me balader de nuit dans les rues. Je souris alors qu’elle continuait sur le ton de la constatation que j’étais souvent à l’extérieur.
J’appréciais ça avec elle. Je ne ressentais pas de remontrance. C’était agréable, ça changeait.

Avant que je n’aie le temps de lui répondre elle enchaina en se rappelant du fait que je savais me battre. J’acquiesçais silencieusement sans toutefois répondre que si les assaillants étaient nombreux mes compétences ne me seraient pas d’une grande utilité.

Je pouffais légèrement quand elle rajouta que ce n’était, par contre, pas quelque choses qui m’aiderai avec mes heures de colles. Ce qui en effet était une réalité.
Heureusement pour moi, je ne me faisais pas souvent attrapée en train de faire le mur ce qui était un avantage. Mais j’étais consciente que la roue pouvait tourner du jour au lendemain. L’argent de mon père faisait peut-être partis de l’équation, mais jamais je n’aurai admis que ça m’arrangeait.

Ma camarade me sortit de mes pensées en me demandant comment je pouvais supporter l’odeur du joint. J’observais le petit stick entre mes doigts tout en me posant moi-même la question. Je ne trouvais pas l’odeur particulièrement agréable, un peu âcre peut-être, mais elle n’était pas dérangeante non plus. C’était surement dû à l’habitude. Comme un fumeur ne sent plus l’odeur de la fumée d’une cigarette.

Elle enchaina, à nouveau, ne me laissant pas le temps de répondre. Vissant son regard dans le mien elle me demanda si je ne cherchais pas plutôt à fuir le pensionnat.
Je bloquais un instant, manquant au passage de me prendre un poteau dans la figure.
Etais-je si lisible que ça ou bien était-elle très perspicace ?

« Alors, je vais répondre dans l’ordre. Pour l’odeur je pense que ça vient de l’habitude… une mauvaise habitude certes mais de l’habitude tout de même. Mais je suis d’accord avec toi, il y a plus agréable. »

Je lui envoyais un petit sourire, je changeais de côté afin qu’elle n’ait plus la fumée qui lui arrive dessus. Je pouvais au moins faire ça.

« Ensuite… fuir…. C’est un bien grand mot. Ou peut-être pas enfaite. Peut-être que c’est correcte. »

Je répondais à sa question tout en réfléchissant. Je n’avais jamais regardé mes sorties nocturnes sous cet angle.

« J’ai pas mal de problème avec les structures d’autorité ce qui ne doit pas aider à vrai dire… mais je ne sais pas si je fuis… J’ai… j’ai eu quelques différents avec l’administration du pensionnat… leur façon de gérer… comment dire… les cas difficiles. »

Je n’allais pas rentrer dans les détails avec elle. Pas besoin d’inquiété la jeune fille. En plus, de base je devais me taire et non en parler à toutes les personnes que je croisais en soirée.

« Suite à ça j’ai commencé à me sentir... étouffée ? Captive ? Avec l’autre dans ma tête que ne m’aide pas non plus la vie n’est pas rose tous les jours… alors je ne sais pas si c’est fuir réellement… mais je dirais que c’est une sorte d’échappatoire. Un moment que je me permets hors de l’enceinte de l’école où je peux ne plus penser à tout ça… ou au moins essayer. »


Wow… la fumette me rendait presque philosophique. Peut-être que ce soir j’aurai de l’inspiration pour écrire une chanson avec un peu de chance.

« Mais j’ai d’autre portes de sorties, la musique, la danse… même la botanique. Du moment que je reste occupée je m’en sors. »

Je lui souris, un sourire triste. J’avais communément l’habitude de dire que j’étais increvable, comme la mauvaise herbe. Ce n’était pas pour autant que j’en sortais indemne. Je savais juste afficher un masque, une barrière impénétrable pour mon entourage.

Je lui envoyais finalement un regard malicieux.

« Et toi ? Pourquoi être loin d’Azkaban ? Quelque chose à fuir aussi ? »

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MessageSujet: Re: Never satisfied with a nice calm evening (Feat Eireen) Sam 13 Jan - 12:36

Never satisfied with a nice calm evening

Avait-elle posé tant de question que cela ? Le premier commentaire d’Aislinn ne manqua pas de plonger son interlocutrice dans cette réflexion. Elle si peu loquace s’étonnait en son fort intérieur de ce genre d’observation à son égard. Cependant il était vrai que ses échanges verbaux étaient considérés comme efficaces. Peu de mots mais tout était dit ou demandé alors peut être que oui elle venait d’assaillir la jolie blonde de plus de questionnement qu’elle ne l’avait cru de prime abord. Enfin, le plus important tout de même était que sa camarade de classe ne semblait pas dérangée et encore moins offusquée par cela, il n’y avait donc pas lieu pour Eireen de perdre son temps avec ce genre de questionnement lui rappela alors Hestia qui ne connaissait que trop bien sa possédée et qui savait donc qu’elle était capable de zapper les réponses qu’on lui donnait au détriment de son propre flot de pensées.

L’habitude fut la première réponse donnée. Évidemment la question sur la durée depuis laquelle l’étudiante fumait traversa immédiatement l’esprit d’Eireen mais elle n’ajouta rien sur ce sujet. Hestia non plus mais la jeune femme sentait bien qu’elle se retenait à grand mal. Tout ce qui sorti de la bouche de la rouquine à ce moment-là fut un « Merci. » lorsque Aislinn se décala pour lui éviter les désagréments de la fumée du joint. Elle aurait pu ne pas y faire attention, c’était gentil de sa part de la prendre en compte alors qu’elle s’était invitée à ses côtés sans prendre garde à si elle était d’humeur à supporter la présence d’une autre personne. Si ce n’était pas le cas elle ‘en avait pas du tout fait montre et Eireen s’étonna presque de la fluidité et de la simplicité avec laquelle elles discutaient. Il fallait dire que malgré le temps qu’elles se connaissaient, elles n’avaient que très peu échangées l’une avec l’autre, chacune ayant un rythme de vie complètement différent. Pourtant Aislinn répondait avec beaucoup de franchise à une question somme toute tout de même assez personnelle et limite déplacée vis-à-vis de leur lien quasi inexistant. Devait-on mettre ceci sous la coupe de la drogue ? Peut-être.

Quoiqu’il en fût ses propos ne manquèrent pas de faire cogiter la rouquine. Elle ne savait pas qu’Aislinn avait tant de « déboires » avec l’administration. Pour elle, même s’il s’agissait d’infractions aux règles du pensionnat, ce n’était pas quelques escapades pour faire la fête ou assouvir son besoin d’indépendance qui devaient être si rigoureusement réprimés, même pour un établissement comme Immortalia étant donné leur particularité. Après, il était vrai qu’Eireen n’était pas de ce genre de personne non plus, elle ne se rendait sans doute pas compte de la rigueur de cette dite administration, elle qui s’était toujours soumise aux règles et s’était toujours arrangée en leur sens pour pouvoir faire ce qu’elle souhaitait. Les procédures et la paperasse ne l’ennuyaient même plus, l’orphelinat l’avait ainsi élevée. Cependant, elle comprenait une partie des ressentis d’Aislinn, bien que ce soit pour une autre raison, comme allait le lui spécifier.

« Azkaban ? Ils sont vraiment si sévères avec toi ? »

Malgré l’air malicieux qu’Aislinn eut en utilisant cette référence d’Harry Potter, Eireen ne pouvait vraiment pas s’empêcher de se poser sérieusement cette question. Elle en connaissait un autre qui avait des soucis avec l’autorité.

**Ce ne sont même plus des soucis à cette échelle-ci si tu veux mon avis**

Avait alors enchaîné Hestia mais la grande rousse ne releva pas. C’était vrai après tout. Sauf qu’Ethan était beaucoup moins démonstratif et communicatif sur ces sujets et Eireen avait encore du mal à discerner s’il s’agissait d’un réel je m’en foutisme ou par souci de ne pas inquiéter les autres. Tout cela pour dire que ce n’était pas le comportement d’Ethan qui pouvait la mettre sur le chemin de l’austérité de l’administration du pensionnat car avec lui tout était sous-entendu et minimisé. Encore que ces derniers temps quelque chose n’allait vraiment pas. Malheureusement elle ne s’en était rendue compte que tardivement, prise dans sa propre dépression égoïste. Elle espérait tout de même que ce ne soit pas trop tard pour le soutenir dans ce qu’il traversait. Cela était un autre sujet cependant et Eireen se reconcentra sur sa compagne de discussion de la soirée.

« On peut dire que je fuis aussi oui. Depuis la mort d’Alistair j’ai du mal avec les lieux. Ils me font encore trop repenser à des souvenirs avec lui et vu que la phase de déni s’éternise, j’ai parfois beaucoup de mal à le supporter alors je préfère minimiser mon temps au pensionnat. »

Avait-elle alors répondu avec tout autant de franchise qu’en avait eu Aislinn avec elle. C’était encore difficile, elle ne pouvait nier être encore très affectée par la disparition d’Alistair mais les choses s’amélioraient. Pour preuve, elle était encore incapable de le dire à voix haute il y avait de cela deux semaines.

« Du coup je fais comme toi, je me change les idées dès que je peux avec ma passion. » Elle prit rapidement son appareil photo entre les mains pour le désigner et le laissa se rebalancer le long de la lanière. « Alors j’abuse des heures de travail et des dérogations. »

La jeune fille s’arrêta alors, elles étaient arrivées jusqu’à l’arrêt de bus. S’il y avait eu encore un semblant d’activité autour d’elles jusqu’à peu, maintenant les alentours étaient calmes et silencieux. Elles n’étaient que toutes les deux à rejoindre l’abri de bus et plus par curiosité et habitude, elle s’était dirigée vers l’affichage des horaires, vérifiant l’heure sur son téléphone portable car elle n’avait pas de montre.

« Tu es certaine d’avoir encore un bus ? Le service d’après minuit ne passe que le vendredi et le samedi d’après le papier. »

Indiqua-t-elle alors à sa camarade en gardant son index sur le plexiglas de l’affichage. C’est à ce moment-là que son téléphone vibra. Elle avait oublié l’appelle de M.Gallagher. Elle décrocha en s’excusant du regard auprès d’Aislinn.

« Je suis là. »
« Non tu n’es pas « là » jeune fille, j’ai appelé deux fois au studio et tu n’as pas décroché. »
« Oui désolée… Je ne suis pas fatiguée alors je suis sortie et j’ai rencontré une amie. »
« Alalala Eireen, qu’est ce que je vais faire de toi… Tu sais que tu aurais pu me mentir et me dire que tu étais aux toilettes ou sous la douche ? »

Si la remontrance devait être faite c’était justement sur la franchise d’Eireen, ce qui ne manqua pas de la perdre.

« Euh… »
« Faire le mur, tu connais ? Tu as encore beaucoup de chose à apprendre sur la jeunesse ! Enfin bref, faites attention ton amie et toi et ne tardez pas trop non plus. S’il y a un problème tu m’appelles, sinon Cara me tue. Bonne soirée tardive ! »

Et il avait raccroché, laissant une Eireen pantoise qui fixait l’écran de son téléphone sans savoir si elle allait avoir droit à une réflexion le matin au travail ou s’il venait vraiment de lui faire une remontrance sur le fait qu’elle était trop sérieuse, ce qui n’était pas nouveau.

**C’est un vrai papa poule ceci dit. ** Avait alors dit Hestia, amusée. Elle appréciait beaucoup les Gallagher.
*Je ne suis pas sa fille. *
**Non c’est vrai, alors imagine son comportement avec les jumeaux. **

La pensée fit automatiquement sourire Eireen. Ce dernier disparu vite alors qu’elle rangeait son téléphone dans la poche de son manteau et qu’elle reporta son attention sur Aislinn.

« Désolée, c’était mon patron. »

Elle tiqua alors.

« Oh si jamais tu n’as plus de bus, tu peux venir dormir au studio, il y a largement assez de place pour deux. J’y ai quelques affaires de rechange aussi, je ne sais pas si elles t’iront mais ça pourrait te faire retourner au pensionnat ni vue ni connue demain matin. »

Parce qu’il fallait tout de même qu’Aislinn admette que pour la discrétion sa jolie robe rouge n’était pas vraiment indiquée.






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