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H.E.L.P. !
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MessageSujet: H.E.L.P. ! Ven 1 Sep - 17:19
H.E.L.P. ! - ft. Ashton L. Miller
Il fallait accrocher ça. Mais où ? La question n’arrêtait pas de trotter dans la tête de Gyula. Il avait écrit son annonce il avait par ailleurs fait attention à ce que soit plutôt lisible et avait tenté de faire gaffe aux fautes d’orthographe, chose pour laquelle il était vraiment moins sûr. Depuis la veille, il ne cessait de stresser à l’idée d’accrocher une affiche pareille quelque part dans le pensionnat, qui plus est en laissant son numéro de portable dessus, mais il n’avait pas le choix. Son niveau d’anglais était nul, il ne pouvait pas le nier. Avant ça ne dérangeait pas tant que ça étant donné que ses cours étaient spécialisés dans les langues nordiques et le vieux norrois, mais maintenant qu’il étudiait la littérature scandinave, qu’il devait rendre des dossiers, des fiches de lecture et des analyses de texte, c’était vraiment handicapant. S’il savait écrire correctement, il aurait sans le moindre doute de meilleures notes !
Il avait donc passé sa matinée à tourner en rond dans sa chambre, à relire son affiche et en se demandant où la mettre. Parce que oui, c’était bien beau d’en écrire une, mais il fallait qu’il sache où il pourrait l’accrocher en faisant attention à qui pouvait la voir. Il avait songé à la salle commune mais il ne faisait absolument pas confiance aux gens du pensionnat, il savait surtout que des abrutis passaient et pouvaient très bien faire n’importe quoi avec son numéro de portable et son prénom. Il fallait cibler des personnes plutôt studieuses. Sa deuxième idée fût de l’accrocher à la bibliothèque, mais il se dit rapidement qu’on lui refuserait ça, de plus il n’avait jamais vraiment vu d’affiche là-bas si ce n’était pour des événements littéraires. Il songea aussi à son club mais il renonça, ne voulant pas les embêter avec ça. Il était hors de question de la mettre devant l’amphithéâtre ou les salles de cours, et encore moins à la cafétéria. Où pouvait-il donc la mettre ?
Il soupira et se décida (enfin) à aller prendre une bonne douche pour se changer les idées. Après s’être lavé et séché, il enfila ses vêtements dont un short bleu et un débardeur très large violet qui découvrait une partie de ses côtes et le haut de ses pectoraux laissant apparaître une grande partie de son tatouage. Il mit son collier en lanière de cuir avec le pendentif en forme de bateau de Freyr et à son poignet droit un bracelet de force en cuir marron foncé qui cachait une partie de ses cicatrices. Il hésita à en mettre un sur son autre poignet mais se dit que ce ne serait pas trop grave, après tout il ne croiserait personne et encore moins des gens qu’il connaissait. Après avoir pris soin de ses piercings et avoir mis deux violets pour ses tragus, il prit ses affaires et retourna dans sa chambre où il se peigna vaguement, gardant ses cheveux plus ou moins ondulés. Ah… Qu’est-ce qu’il aimait leur couleur ! Le coiffeur avait fait un excellent travail, il ne le regrettait pas ! C’était un turquoise vert foncé tout au goût du Norvégien ! Il sortit de son tiroir une de ses boîtes à lentilles, aujourd’hui ce serait les jaunes.
Il s’allongea sur son lit en réfléchissant encore à l’endroit idéal pour son affiche et se dit que peut-être que la salle du conseil des élèves serait une bonne idée. Après tout, le conseil n’était-il pas composé de petits intellos particulièrement doués et chiants ? Il poussa un soupir en se redressant et attrapa son sac à bandoulière violet dans lequel il mit du scotch, son affiche et quelques stylos sans oublier un paquet de salmiakkit. Il posa le sac sur le lit le temps de se chausser de tennis grises, il fallait dire qu’avec la chaleur qu’il faisait en cette journée de juin, mettre des rangers était du suicide. Il sortit donc de la chambre, son sac maintenu sur son épaule gauche et son casque sur les oreilles, et alla donc tranquillement errer dans le pensionnat jusqu’à atteindre la fameuse salle. En chemin, il ouvrit le paquet de réglisses salés pour en manger tout en marchant. Il appréciait cette petite promenade : à cette période de l’année peu d’élèves traînaient dans les couloirs et vu la chaleur, ceux qui avaient du temps pour glander préféraient (en général) sortir en ville ou dans le parc du pensionnat. La musique accentua cette appréciable solitude et lui donnait presque envie de danser et chanter, mais il se retint du mieux qu’il pouvait car même s’il pensait être seul, on était jamais assez sûr. Surtout ici !
Il arriva devant la fameuse porte et inspira profondément avant de soupirer longuement. Son cœur battait à toute allure, c’était la première fois qu’il faisait ce genre de choses et ça le rendait étrangement nerveux. Il mit un salmiakki dans sa bouche avant de sortir le papier et le scotch puis posa son sac contre la porte. Il s’écarta de quelques pas pour essayer de déterminer où il l’accrocherait : s’il le mettait à sa hauteur, les petits ne pourraient pas le voir, mais s’il le mettait trop bas, les grands devraient se pencher… Il lâcha un grognement d’exaspération.

« Calme-toi, ce n’est qu’un bout de papier. Dis-toi que peu importe où tu le mets, quelqu’un le verra.
- Ouah…  ça m’aide tell’ment ! Merci ! T’un su-per dieu, Freyr !
- Tu es exaspérant quand tu te mets dans ces états. Je suis un dieu pas un décorateur. Je n’ai pas l’habitude de faire ça, moi.
- Moi non plus !

Il soupira et se rapprocha de la porte en arquant un sourcil. Il plaqua l’affiche contre la porte et le déplaça pour essayer de voir où ce serait bien.

- Plus à gauche.
- Là ?
- Non, à droite.
- Huuuh… Comme ça ?
- Non, non tu ne comprends pas, plus à gauche.
- Mais t'm’as dit à droite ?!
- Parce que c’était trop à gauche. »

Il lâcha un autre grognement d’agacement suivi d’un « faen ! », ce n’était vraiment pas son dieu qui allait l’aider à faire ça. Tant pis, il mettrait sa feuille à la hauteur de sa poitrine et tant pis si c’était trop à gauche ou à droite ! Il sortit son scotch et entreprit de coller son annonce tant bien que mal, ne pensant plus à ce qui l’entourait.

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MessageSujet: Re: H.E.L.P. ! Dim 3 Sep - 14:37

H.E.L.P.

gyula & ashton

Juin. Un beau mois. Un mois rond, un mois paisible. Un peu sucré, tendre et lumineux. Une douce chaleur s’échappait de ce mot. Juin. Un soleil flottait au-dessus. Le monde était beau et les oiseaux chantaient.

Ashton, allongé sur son lit, avait le visage tourné vers la fenêtre. Comme d’habitude, elle était mal couverte par le rideau et des rayons venaient réchauffer la peau de l’Anglais. Ses yeux clos lui demandaient de se rendormir, mais la douceur avec laquelle il avait été réveillé le poussait plutôt à soulever ses lourdes paupières pour commencer sa journée avec un beau sentiment de sérénité. Finalement, obéissant à cette dernière impulsion, ses yeux rencontrèrent la lumière déjà éclatante d’un matin de juin et se plissèrent, le temps qu’ils s’ajustent à cette agression solaire. Est-ce qu’Apollon faisait cet effet-là aux autres dieux, ou se mettait-il en mode veille durant les banquets olympiens ?

Il brille en permanence, mais il peut modifier l’intensité de sa lumière. Il aimait bien aveugler les gens.

Tu me racontes que des conneries, là ?

Elle rouspéta, se plaignant à qui voulait l’entendre – c’est-à-dire, personne – qu’Ashton ne la croyait jamais et qu’elle ferait mieux de changer d’hôte immédiatement. Ça devait être un message à destination du directeur, qui ne devait pas recevoir grand-chose. La connexion était peut-être un peu instable ?
Assez rigolé, revenons à nos moutons.

Le jeune homme passa une main sur son visage, souffla un bon coup et se redressa. La couverture fine qui le couvrait tomba sur ses jambes, découvrant un torse finement dessiné. Pas de quoi s’en vanter, à part devant ceux qui n’avaient rien du tout. Mais il s’aimait comme ça, le bonhomme. Il bâilla, rejeta la couverture avec deux trois coups de pied et se leva, se dirigeant immédiatement vers la salle d’eau, et plus particulièrement, la douche, qui l’attendait comme chaque matin.

Il en ressortit quelques minutes plus tard et entreprit de s’habiller, un peu au pif, fallait l’avouer. Bah quoi ? Il s’en foutait un peu, il n’allait pas en ville aujourd’hui. Pas de quoi s’en faire, vestimentairement !

Ashton débarqua à la cafétéria habillé d’un simple débardeur noir et d’un short en jean. Il avait hésité à prendre des claquettes, histoire de passer pour un vrai touriste, mais il avait finalement opté pour une paire de tennis blanches. Pas forcément la meilleure solution, mais il n’avait pas envie de se casser la tête. Et Artémis lui avait fait remarquer que, quoi qu’il mît, il restait fade, dégoûtant et impossible à aimer, alors bon ! Autant lui faire plaisir et ne pas se creuser la tête pour savoir quoi mettre.

Il prit son petit-déjeuner tranquillement, un livre en main, l’autre tenant une tasse de thé. Classique. Levant quelques fois les yeux de son bouquin, il jetait des regards à l’horloge murale du self, toujours aussi étonné à chaque coup d’œil. Il n’était que dix heures ! Il avait été carrément matinal, cette fois. Artémis ne le félicita pas, ou, du moins, elle le fit à sa manière.

Pour une fois que tu ne t’es pas levé à deux heures de l’après-midi, faisant ainsi la promesse d’une journée déjà entamée de moitié. Pour ne rien changer, il ne répondit pas à cette pique.

Il quitta une demi-heure plus tard la cafétéria, flânant dans le bâtiment, son livre dans sa main ou en équilibre sur sa tête. Artémis le traita de bouffon. Il fit comme s’il n’avait rien entendu et continua sa promenade à travers les couloirs du rez-de-chaussée. Il arriva à une bifurcation et allait partir vers la droite, mais au coin de son champ visuel, une couleur attira son attention. Il se tourna donc vers la personne qui avait décidé de se teindre les cheveux en turquoise… turquoise foncé ? et découvrit avec surprise, et avec un sentiment un peu malaisant, qu’il s’agissait de ce cher petit Norvégien.

La poisse…

Je préférais quand tu parlais comme une grand-mère, Artémis.

Ferme donc ta bouche, garçon. Et je ne parle pas de ta bouche matérielle, merci. Elle le connaissait assez pour avoir prévu qu’il allait faire une remarque là-dessus. Pas mal, pas mal !

N’étant pas du genre à ignorer des gens qu’il connaissait quand il en croisait, il ne fit pas machine arrière. Mais, il était quand même un peu, je dis bien un peu, hésitant. Il se rappelait de toute la scène sur la colline, et même s’il voulait l’annihiler de sa mémoire, il n’en était pas capable. Lui qui aimait se souvenir de tout, effacer un passage de sa vie n’était pas son genre. Il réussit cependant à renvoyer les images pitoyables dans le placard de son esprit, et un sourire plein de chaleur se dessina sur ses lèvres.

Yo !


Il avait levé sa main en complément de sa salutation. En espérant que Gyula ne s’enfuît pas en courant à sa vue.

J’espère qu’il va le faire.

La ferme.

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MessageSujet: Re: H.E.L.P. ! Mer 6 Sep - 19:39
H.E.L.P. ! - ft. Ashton L. Miller
Enfin ! Ça y était presque ! Il ne manquait plus qu’un coin à scotcher et c’était bon ! Gyula sentait une sorte d’excitation nouvelle l’envahir, une joie indescriptible et particulièrement ridicule, il était vraiment content d’en finir avec cette affiche. Une bonne chose serait faite ! Son niveau en anglais augmenterait sans doute dans les prochaines semaines ! Cependant, l’angoisse de recevoir un appel ou un message d’un inconnu était bien présente. Et si on le faisait payer ? Il éclaterait la face à tous ceux qui essaieront. Au moins, ça c’était clair. Il fallait une personne généreuse, stricte mais pas trop et qui soit bonne enseignante. Peut-être que c’était un peu trop demandé, mais tant pis, l’espoir fait vivre, n’est-ce pas ce qu’on dit ?
Il donna un coup à la porte avec le scotch se retenant de lâcher une insulte pour extérioriser sa joie. C’était fait ! Enfin ! Bordel ! Il regarda la feuille avec fierté, un sourire large dessiné sur son visage. Il commençait à avoir conscience de ce qui l’entourait, le son du piano, de la contrebasse, de la batterie et surtout… La voix rauque du chanteur… Voix que le Norvégien aimait plus que n’importe quelle voix ! Il en avait entendu énormément dans sa vie, mais celle-là… Rauque comme il fallait… Puissante quand il le fallait. Il en avait presque des frissons ! Cette reprise jazz de Enter Sandman était juste magique ! Il commença à s’écarter de la porte, le regard fixé sur la porte quand soudain, il ressentit quelque chose venant de Freyr.

« Attention à ton environnement.

Il n’avait pas fini sa phrase que Gyula remarqua la personne à côté de lui. Il fit un bond en arrière, les yeux écarquillés et cria :

- HELVETE !! FY FÆN !! HERREGUD, JEG HADDE NESTEN ET HJERTEINFARKT !! FUCK !

Il tourna le dos à la personne et se pencha en avant, la main plaquée sur sa poitrine, il avait la sensation que son cœur allait sortir de son torse tant il battait à toute allure.

- Je t’avais prévenu ~
- Pas à temps !

Il lâcha un grognement accompagné d’un soupir puis inspira profondément avant de se redresser. Il retira à contre-cœur son casque qu’il laissa autour de sa nuque, il inspira encore une fois, comme pour être sûr d’être bien remis du choc puis se retourna en grimaçant. Grimace qui s’accentua quand il reconnut le blond qui se tenait en face de lui. Cette journée qui avait si bien commencé venait de prendre un nouveau tournant. Il baissa la tête pour ne pas trop le dévisager, il en profita pour sortir son portable violet – forcément – et arrêta la musique. C’était le moment idéal pour se ressaisir et réfléchir à la situation.
Il avait – un peu trop souvent – repensé à ce qu’il s’était passé la dernière fois, il était d’ailleurs – un peu trop souvent encore – retourner sur les lieux du drame, comme à la recherche de cette personne devant qui il avait pleuré, contre qui il s’était blottit… Il n’osait pas vraiment l’admettre, mais oui, il avait cherché à le revoir, pour quoi ? Pourquoi ? Il ne savait pas… Quand il se promenait dans le parc du pensionnat et qu’il admirait les plantes et fleurs, il ne pouvait s’empêcher de penser à lui, au fait qu’il faisait du bon travail… Quel idiot il faisait ! D’ailleurs, le dieu nordique le lui rappelait à chaque fois… Comme à présent.

- La ferme…

Grommela l’étudiant qui finit par soupirer en rangeant son portable. Devrait-il sortir une excuse bidon pour partir ? Il ne se sentait pas vraiment en état pour faire face à Ashton… Mais bon… C’était peut-être aussi le meilleur moyen de mettre les choses au clair, lui demander d’oublier ce qu’il s’était passé ou bien… Faire comme si rien ne s’était passé ? Pouvait-il seulement faire semblant ? Il redressa le visage et regarda sans arriver à cacher sa gêne. Il voulut sourire poliment mais ne put qu’étirer un sourire clairement forcé. Et il s’en rendit compte. Fæn ! Faire comme si d’rien était… Faire comme si d’rien était… Il lâcha un rire aussi crispé que son sourire.

- Ah… Ah… Tu… T’m’as bien fait peur ! Ah… Ah… Ah… J’tais… Hum… Perdu dans mes pensées ! Ah… Ah…
- … Humain… Qu’es-tu en train de faire ? On dirait un monstre sorti de nulle part… Ou une sorte de robot, comme dans certains films que tu regardes.

Il serra les dents et enfonça brusquement le scotch dans son sac avant de détourner le regard, furieux contre son dieu. Il lança un regard en coin d’œil à Ashton et se détendit un peu. Dans un sens, ça faisait du bien de le revoir ! Il semblait en forme ce qui était une bonne chose et vu ses vêtements, il ne devait probablement pas travailler aujourd’hui. Gyula lança un regard de chaque côté avant de le poser sur le jardinier. Ils étaient dans les enceintes d’Immortalia… ça faisait drôle de le croiser là…

- … Pardon… Freyr… Il fait des siennes. Hum… Tu… Te promènes dans les couloirs ?
- Alors comme ça je fais des miennes ? Certes, je ne suis pas particulièrement ravi que vous vous recroiser, mais que je sache, je n’ai rien fait d’autre que me plaindre.
- … C’tait juste pour dire quelqu’chose…
- C’était surtout pour justifier ton comportement ridicule… Ahhh… Qu’est-ce que tu me fais honte ! »

Le Norvégien le savait et en avait malheureusement conscience. Autant son comportement que ses paroles étaient ridicules. Tant pis… De toute façon il ne pouvait pas tomber plus bas qu’à leur première rencontre… Non ?

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MessageSujet: Re: H.E.L.P. ! Sam 9 Sep - 19:34

H.E.L.P.

gyula & ashton

D’accord, il aurait dû s’en douter, vu que l’étudiant avec un casque sur les oreilles. Mais il n’y avait pas vraiment fait attention, vu que c’était surtout le malaise qui l’avait envahi à sa vue. Il n’avait pas eu le temps pour remarquer quelque chose d’aussi commun.

Ashton laissa le jeune homme crier. Non, il hurlait, même. Ça devait être la conséquence du casque. Le blond eut, bien sûr, un mouvement de surprise et recula de deux pas alors que Gyula faisait de même. Deux beaux cons au milieu d’un couloir, ça n’aurait pas pu se dérouler mieux que ça, hein ?

Il attendit que Gyula se calme. Ashton avait cette façade presque neutre, malgré ses yeux qui fuyaient un peu, quand il les posait sur le jeune homme. Il arrivait à garder une certaine contenance en ignorant, avec autant de force qu’il le pouvait, les souvenirs qui cherchaient à remonter à la surface, comme des bulles d’air coincées au fond d’un étang boueux. L’esprit d’Ashton était un étang boueux, où il avait refourgué un bon nombre de pensées déplaisantes.
Il eut un léger soupir, sa main serrant plus fort qu’il ne l’aurait voulu le livre qui l’accompagnait encore. Pas cool, pas cool. Rester naturel. Ne pas s’en faire. C’était juste une rencontre dans l’enceinte d’Immortalia. Pas de quoi en faire un plat. Non, pas du tout. Ne pas paniquer. Paniquer ? Pas son genre. Sauf dans les situations comme celle-ci. Bon, rien n’était encore réellement dit – si on ne comptait pas les exclamations en norvégien – et rien ne disait que ça se passerait mal. Tout allait bien aller, s’il arrivait à mettre complètement aux oubliettes les souvenirs gênants de la colline. Parce que, dès qu’il repensait à la façon dont il s’était comporté…

Eh bien, garçon, il me semble que tu aies du mal à faire le vide dans ton esprit.

Parce que toi t’y arrives, connasse ?

Ne dirige donc pas ta frustration vers moi. Et oui, j’y arrive, je suis une déesse, voyons ! Il décida de l’ignorer. Elle ne l’aidait vraiment pas.

Son regard finit par tomber sur le visage de Gyula, qui avait posé ses yeux sur lui. Un sourire carrément forcé vint étirer ses lèvres et Ashton en fit un vrai, résistant à l’envie de rire devant la tête qu’il faisait. En voilà un plus mal à l’aise que lui, c’était déjà ça… Il se sentait un peu supérieur, dans cette situation, ce qui l’aidait à rester à peu près normal.
La commissure des lèvres du blond frémit alors que Gyula lui faisait son numéro du… de quoi ? du robot pas bien huilé ? de l’ermite qui revenait parmi les hommes après un éloignement d’une cinquantaine d’années ? Il se mordilla la lèvre inférieure, une lueur rieuse dans les yeux. La gêne partait, miracle !
Alors qu’il attendait que Gyula lui sorte un truc plus potable, ses yeux glissèrent de ses cheveux à ses tennis grises, s’attardant au niveau des pectoraux du jeune homme, non pas pour se rincer l’œil, mais juste parce qu’il avait aperçu des bandes noires qui devaient sans doute constituer un tatouage. Tout de suite, son intérêt s’enflamma. Ashton décida que tourner autour de lui et de repousser son débardeur pour mieux voir le tatouage était une mauvaise idée, aussi bien que de demander à Gyula de se mettre à moitié à poil. Il risquerait de se faire engueuler, et puis, si on les surprenait ? La situation qui s’offrait à lui augmentait son hilarité, mais il réussit à se contenir.

… Pardon… Freyr… Il fait des siennes. Hum… Tu… Te promènes dans les couloirs ?


Aaah, Freyr. C’est vrai. Le dieu se faisait toujours remarquer, hein ? Sans pouvoir s’en empêcher, Ashton ressentit une certaine colère envers la divinité, et ne réussit qu’à l’apaiser, sans la faire disparaître. Sans doute ne s’effacerait-elle donc jamais.

Mettant une main devant sa bouche, il bâilla avant de répondre. Ses yeux ne fuyaient plus, et se fixèrent sans problème sur le visage du jeune homme, comme il aimait le faire avec chacun de ses interlocuteurs. Les regarder en face et leur déverser toute la dégoûtante vérité dans la tronche, sans cesser de sourire entre deux remarques. Mais avec Gyula, le ferait-il ? En avait-il le courage ? Car, depuis qu’il avait rencontré le jeune homme, il ne se disait pas, « chouette, une nouvelle proie ! elle a l’air délicieuse », non. Il éprouvait juste un pincement au cœur, un certain attendrissement, un embarras et un sentiment qu’il n’arrivait pas à expliquer.

Ouais, comme tu l’vois. Qu’est-c’tu fais toi ?


Il alla chercher la réponse par lui-même en s’approchant sans plus attendre, se positionnant en face de l’affiche qu’il supposait être de la main de Gyula.
Et là, il ne put s’empêcher d’éclater de rire. Impossible de s’arrêter tout de suite. Les yeux brillants, la bouche dont sortait le rire amusé et joyeux, la tête rejetée en arrière et les bras à demi croisés sur son ventre, Ashton riait sans se retenir devant la mignonne petite affiche du Norvégien.
Il finit par s’arrêter, les larmes aux yeux qu’il essuya rapidement du dos de la main qui ne tenait pas le livre.

Sérieusement ? J’savais pas que tu faisais autant de fautes, ‘fin bien sûr t’as l’accent et tout, c’est mignon, mais… j’ai mal aux yeux, là.


Le vestige de son rire restait sur ses lèvres, avec un sourire encore plein d’hilarité. Allait-il s’excuser pour avoir rigolé alors que, visiblement, l’étudiant avait besoin d’aide ? Sans doute pas.

Et puis, tu donnes ton numéro de téléphone à tous les gens dans l’établissement, mais tu m’le donnes pas à moi ? Bah bravo.


Il regretta ses paroles au moment où elles sortirent de sa bouche trop bavarde. Il tourna la tête sur le côté opposé à l’étudiant, se sentant franchement stupide, puis se remit face à lui, changeant son livre de main. Un signe de nervosité ? Ouaip, carrément. Alors, pour ne pas rester sur une réplique de ce genre, il enchaîna avec ce qui pourrait être considéré comme pire que ce qu’il venait de dire.

Au fait j’avais pas vu mais t’as un tatouage. ‘fin c’est normal, t’étais en t-shirt là-bas, ‘fin bref… tu m’le montres ?


Déjà il avait mentionné la colline. Et après, il demandait à voir un tatouage situé sur le torse d’une personne qu’il ne connaissait pas, ou du moins, à peine.

Et les manières, garçon, elles n’existent pas dans ton pays ?

Oh ta gueule, j’ai pas réfléchir, c’est tout. Puis, narquois. Avoue t’as envie d’mater.

Tu me dégoûtes. C’est un petit maigrichon qui n’a rien à voir avec-

Endymion ? Elle resta silencieuse, comme soufflée. Puis elle se mit à lui hurler dessus, lui demandant de respecter sa vie privée et d’autres trucs absurdes de la bouche d’une divinité. Il n’eut cependant pas le temps d’en placer une, et préféra revenir pleinement à la réalité.

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MessageSujet: Re: H.E.L.P. ! Jeu 21 Sep - 11:31
H.E.L.P. ! - ft. Ashton L. Miller
Le Norvégien se sentait profondément humilié par sa propre réaction face à Ashton, il faut dire qu’il ne s’était absolument pas psychologiquement préparé à le revoir, bien qu’il l’ait voulu depuis leur précédente rencontre. Cette sensation s’amplifia doublement : à cause des commentaires de Freyr et de la réaction… Non, de la non-réaction du blond. Gyula détestait se sentir comme ça, ça lui rappelait de trop mauvais – surtout douloureux – souvenirs. Heureusement pour lui, la situation et la personne à qui il avait affaire rendaient la situation moins blessante. Il ne remarqua d’ailleurs pas l’air amusé de son interlocuteur, trop perdu dans sa confrontation avec le dieu nordique. Il avait enfin réussi à placer une phrase plutôt correcte et reçut en réponse un bâillement. Il s’inquiéta sur le coup de l’ennuyer, mais se dit que ça pouvait être dû à autre chose comme une courte nuit… Ou en tout cas, il l’espérait presque.

« Pourquoi t’inquiètes-tu pour une pareille chose ? S’il avait été une femme, je n’aurais rien dit, mais pour lui ??
- … J’sais qu’c’est ridicule, mais j’y peux rien, alors fous moi la paix.

Il croisa le regard ambré du jardinier et se dit que la lumière naturelle lui donnait un éclat différent, peut-être même plus chaleureux qu’il ne l’était déjà. Il baissa rapidement son regard sur le livre qu’il tenait tout en écoutant sa réponse et avant qu’il ne puisse y répondre, Ashton était déjà en train de lire son annonce. Gyula se mit à rougir d’embarras, c’était la première fois que quelqu’un lisait sa toute première annonce, le voir faire était d’autant plus gênant. Il attendait presque impatiemment d’avoir un avis sur cette annonce, quasiment des félicitations pour se prendre en main et avoir le courage d’accrocher une annonce dans l’établissement. Mais il n’en fût rien. Rien de tout ça. Le blond se mit à rire ce qui surprit et embarrassa davantage l’étudiant. C’est qu’il en pleurait même ! L’ordure… il ne put s’empêcher de grimacer face à une telle réaction et fronça les sourcils en écoutant ses remarques. Comment ça son accent était « mignon » ?? Certes, le norvégien était une langue que certains qualifient de « chantant » surtout comparé aux autres langues nordiques, mais quand même ! Il se remit en question en à peine quelques secondes, se demandant si, depuis tout ce temps, il arrivait vraiment à faire peur en intensifiant son accent, si, finalement, les gens le fuyaient pour rire derrière son dos. Oui, il était très vexé par cette révélation. Peut-être même plus que la critique de son orthographe. Ça, il s’en foutait, il le savait. C’était aussi le but de cette annonce. Mais son accent… Il ne s’était absolument pas attendu à ça. Et le pire, c’était que Freyr riait aussi. Il serra son emprise sur l’anse de son sac et serra les mâchoires.
Il était franchement furieux contre tout ça, mais voir cette expression sur le visage du blond le calma à moitié. Il fallait dire que ça lui allait bien mieux que la dernière attitude qu’il avait vue de lui. Beaucoup mieux ! Il eut un tressautement en entendant sa remarque sur son numéro et n’eut pas le temps de réfléchir et encore moins de répondre qu’il commenta son tatouage et demanda à le voir. Lui aussi, avait souhaité avoir son numéro, quand ils étaient sur la colline, quand il lui avait parlé de la Norvège…
Il baissa son regard, ce n’était pas le moment de se remémorer tout ça. Non. Pas maintenant. Il l’avait mentionné, « là-bas », c’était vague et ça accentuait l’idée de tabou. Fallait-il vraiment en parler, de ces événements ? Il ferma les yeux et soupira avant de regarder Ashton.

- … T’peux toujours l’prendre. Mon numéro. J’m’en fous.

Non, ce n’était pas vraiment ce qu’il avait en tête, mais c’était sans doute la meilleure chose à dire, n’est-ce pas ? Il n’était pas trop d’humeur, la moquerie de son dieu et de son interlocuteur était encore en travers de sa gorge. Il baissa son regard sur son propre torse et tira machinalement sur son col large pour dévoiler son tatouage en entier. Il regarda rapidement autour d’eux, se disant que si quelqu’un les surprenait comme ça, la situation pouvait prendre une tournure très désagréable et peut-être même grave, surtout pour Ashton. Il posa son sac à côté de lui et passa son doigt sur certains traits pour expliquer son tatouage.

- C’un cerf, là. Mais s’tu r’gardes ça, il montra du doigt la partie qui faisait le museau du cerf, du front jusqu’aux narines puis cacha les oreilles et les bois avec sa main, ça fait plus ou moins l’marteau d’Thor. Et si t’regardes là, il cacha le bas du tatouage ne laissant apparaître que les oreilles et les bois, ça fait les neuf branches d’Yggdrasill, l’arbre qui tient les neufs mondes.
- Tu aurais pu faire un sanglier…
- Hmpf, p’t-être la prochaine fois…

Il ne voulait pas faire plaisir à son dieu, mais il ne savait juste pas dire « non » aux idées de tatouages. C’était devenue une sorte de drogue pour lui. Il en avait déjà trois et espérait en avoir beaucoup plus que ça. Il remit son col correctement et se retint de mentionner ses autres tatouages, il savait que ce serait plus embêtant de les montrer, surtout celui à sa hanche. Il regarda alors ceux de l’adulte. Il en avait remarqué un quand il était… Quand ils s’étaient enlacés. Décidément, le souvenir revenait à chaque fois !

- Sympa tes tatouages. J’pensais pas qu’t’en avais autant. »

Après une courte hésitation, il s’approcha de lui et les inspecta, se penchant parfois. Lui prendre le bras pour le soulever et le faire pivoter aurait été beaucoup plus simple, mais le Norvégien voulait éviter les contacts physiques, comme pour mettre de nouveau une distance avec leur première rencontre. Il était intéressé par son observation et se détendait un peu. Au moins, c’était un sujet qui l’intéressait et le détendait !

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MessageSujet: Re: H.E.L.P. ! Mer 1 Nov - 0:15
hrp :
 

H.E.L.P.

gyula & ashton

Peut-être qu’Ashton n’aurait pas dû rire. Peut-être aurait-il dû s’excuser, au moins, après son fou rire qui était, en effet, quelque peu déplacé, même si aucune mauvaise intention ne s’y cachait. Il avait été sérieusement attendri par l’annonce, et ses yeux avaient besoin de soin après avoir lu tous ces mots truffés de fautes.
Humour.
L’étudiant qui lui faisait face ne semblait pas très hilare. Sa réplique par rapport à son numéro de téléphone l’en attesta. Hmm. Ashton, pour une fois sensible et réceptif à l’humeur pas très blagueuse de son interlocuteur, effaça toute trace d’hilarité. Même lorsque Gyula tira sur son col. Surtout lorsque Gyula tira sur son col. Non pas qu’il matait, mais le tatouage qui s’étalait sous ses yeux était un des plus intéressants qu’il avait vu de toute sa vie – qui était plutôt courte, en jugerait Artémis. Il écouta avec sa soif de connaissance habituelle, suivant du regard les doigts du Norvégien qui illustrait ses mots de ses gestes. C’était beau, non ?

C’est juste un tatouage.

Comment ça, ‘juste’ ? Arrête, c’est magnifique !

Elle n’approuva pas, malgré les étincelles d’excitation qui s’échappait de l’esprit de son hôte. Elle pouvait sans doute comprendre sa joie et son admiration – même si elle n’allait pas le montrer – mais elle ne la partageait pas. Quel était le but de marquer sa peau à tout jamais ? Elle l’aimait lisse, nette et vierge, et non pas tâchée par de l’encre et marqué d’une aiguille susceptible de transmettre des maladies mortelles. Oui, elle s’était renseignée, et ça avait encore plus marqué son aversion pour les tatouages. Ashton décida finalement de lâcher l’affaire, depuis ces années de bataille. Il finissait par comprendre qu’elle ne changerait vraiment pas. Satanée déesse.

Il reporta son entière attention sur Gyula qui repositionna bien son débardeur. Un léger sourire avait étiré les lèvres du blond, tandis que ses yeux pétillaient. Il brûlait d’envie de connaître l’histoire derrière ce tatouage-là. Il adorait les histoires, les anecdotes, les souvenirs. Il voulait tout savoir. La volonté derrière le dessin, les hésitations, l’appréhension… Il aimait les histoires. Son sourire était sincère. Il n’osa cependant pas demander au jeune homme ce qui l’avait poussé à se faire tatouer ça, et Gyula posa son regard sur lui. Que se passait-il ? Depuis tout à l’heure, il semblait s’empêcher de le regarder et d’un coup, il le fixait.
(Comme d’habitude, Ashton exagérait un peu.)

Sympa tes tatouages. J’pensais pas qu’t’en avais autant.


Il était enchanté. Qu’on complimente ses tatouages étaient une chose. Qu’une personne ayant un tatouage cool complimente les siens, c’en était une autre. Une bien meilleure. Ashton était fier. Il était parfois comme un gamin. Fier pour un rien, heureux pour une petite chose, énervé pour de la merde. Ça pouvait être aussi insupportable qu’attendrissant. La balance devait sans doute pencher du côté de l’insupportable.

Ils s’voient pas forcément, comme le tien. Les tiens ? Bref.


Gyula s’approcha. Artémis voulut que le blond recule, mais celui-ci n’en fit rien. Il resta immobile, légèrement amusé devant le comportement du Norvégien. Aucun contact physique ne semblait arriver, ce qui rassurait grandement Ashton, au fond de lui. Il adorait ça, ne vous méprenez pas. C’était juste qu’avec Gyula, ça pouvait devenir très gênant, surtout si les souvenirs remontaient à la surface, hein ?
Il le laissa galérer quelques instants, puis finit par lui sourire grandement. Quelque chose le chatouillait. Une envie. Une envie croissante d’embêter Gyula. Il se mordilla la lèvre quelques secondes et finit par prendre la parole, tout en gardant son calme.

Les flammes bleues que tu vois là, et sur mon épaule, elles représentent mon flux vital, en quelque sorte. Ya toujours ce truc qui brûle en moi, quoi qu’il arrive, et même quand j’ai l’impression que tout s’est éteint, mes tatouages sont là pour me rappeler que, bah, y’a toujours un truc allumé à l’intérieur.


L’envie qui le chatouillait s’éloigna un peu. Entraîné dans ses explications, il n’y faisait plus attention. Il adorait parler de lui, c’est pour ça.

Y’a deux trois tatouages qui me rappellent mes origines italiennes. Elles remontent à loin, mais la mafia, ça pète quand même. Et puis, j’aime bien leur symbole.


Ses yeux se promenèrent sur son propre bras, qu’il tendait et tournait en même temps qu’il parlait, et finirent par atterrir sur la sorte de barbelé qui serpentait sur son avant-bras. Avons-nous déjà spécifié qu’il était très expressif au niveau du visage ? Il pinça ses lèvres, se les humecta un peu nerveusement et décida de ne pas parler de ceux-là. Il enchaîna sur le cheval entouré de flammes. Il expliqua qu’il s’agissait de l’animal fétiche de sa mère. Elle lui disait tout le temps, à chaque fois qu’ils croisaient un cheval, qu’il lui ressemblait. La même fougue. La même prestance. Alors Ashton l’avait entouré de flammes pour lui donner vie. Son sourire s’était fait un peu vague, l’homme repensait à sa mère, ô douce créature. Il finit cependant par revenir à lui, et baissa son bras.

J’en ai d’autres, mais ça s’rait pas approprié de t’les montrer ici. Ou même de t’les montrer tout court, j’suppose.


Il eut un petit rire pas du tout gêné. Il s’en foutait de se mettre à poil devant les autres. Il n’avait pas honte de son corps, et du temps où il était étudiant ici, seule la morale l’empêchait d’aller aux douches déjà déshabillé. Bah quoi ? Comme ça, on perdait moins de temps. (soupir de la part d’Artémis.)
Soudain, une pensée le heurta, et son regard se fixa sur l’affiche. Il l’avait lue sans la lire. Artémis vint tout de suite se mettre en barrière au flux de pensées qui arrivait, sans interruption, mais elle ne servit à rien et elle repartit, grondant, le menaçant de toutes les pires horreurs qu’il ne faisait que songer à fai-

J’peux t’aider pour l’anglais.


Hop, sans y aller par quatre chemins. Une simple phrase, un regard clair et malicieux posé sur l’étudiant. Le sourire d’Ashton était doux, contrastant avec la lueur au fond de ses yeux. Le blond était totalement détendu, toute la gêne semblait être partie. La chatouillante envie, elle, était revenue.

Contiens-toi donc, je n’ai pas envie qu’un scandale soit créé dans les couloirs. Tu me ferais trop honte.

C’est pas déjà le cas ?

Elle grogna. Il se mordilla la lèvre inférieure pour éviter de lâcher un rire qui n’avait pas sa place dans la situation réelle qu’il avait apportée là. Il jugea bon – et surtout drôle – d’ajouter :

T’en fais pas, j’vais pas t’manger.


Son sourire s’agrandit un peu, distribuant plus de chaleur mais laissant également voir un certain amusement. Il ne fallait cependant pas prendre cela pour l’amusement d’une blague. Il ne plaisantait pas. Il comptait vraiment l’aider à améliorer son anglais.

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MessageSujet: Re: H.E.L.P. ! Mar 7 Nov - 23:12
H.E.L.P. ! - ft. Ashton L. Miller
Gyula se détestait d’être comme ça, surtout en présence d’Ashton. Il en avait marre de lui montrer ce genre d’aspects de sa personnalité. Freyr s’agaçait de ces pensées et son hôte aussi. En temps normal, il s’en serait moqué de l’image qu’il renvoyait, mais avec le jardinier les choses étaient différentes. Il ne savait pas trop comment expliquer ça et tentait de se persuader que c’était dû aux ressemblances qu’il avait pu remarquer lors de leur première rencontre. Ça ne pouvait être que ça… Et ça l’embarrassait tellement !... Il avait mangé avec lui, avait pleuré devant lui, s’était blottit contre lui… Il avait même chanté devant lui ! Et pourtant… Pourtant ils ne se connaissaient même pas ! Le Norvégien n’était même pas sûr de vouloir le connaître, ça lui faisait presque peur comme si devenir plus proche du blond le mettrait face à ses plus grandes angoisses et ses pensées les plus sombres.
Sa colère et ses craintes disparurent lorsqu’il remarqua le regard ambré s’illuminer tandis qu’il expliquait la structure de son tatouage. Ce regard en disait long et flattait énormément l’étudiant, c’était comme s’il le complimentait silencieusement. C’était une des rares fois que le dieu solaire approuvait le comportement du blond, lui qui ne l’appréciait pas ! L’hôte de la divinité nordique sentit une fierté emplir son corps, autant personnelle que divine. Son tatouage, il en était fier et pas qu’un peu, son oncle avait vraiment fait un travail extraordinaire ! Il se retint de raconter toute l’histoire de son tatouage, mais l’envie était bien présente, elle le démangeait même énormément, mais il ne fallait pas qu’il cède. Ashton avait cet effet étrange sur lui qui le faisait parler à cœur presque ouvert, trop à son goût. Il se sentait pourtant comme un enfant impatient de raconter une bonne nouvelle ou de faire une surprise. Oui, en un sens, Gyula était un grand enfant. Parfois capricieux, parfois trop sensible…

Son regard fût attiré par les tatouages de l’adulte et il ne se gêna pas pour les inspecter sans pour autant y toucher, craignant presque de raviver les souvenirs de ce jour-là sur la colline… Il avait apprécié ses caresses et l’étreinte, mais pour rien au monde il ne l’admettrait ni ne chercherait de nouveau ce genre de contact. Encore moins avec lui. Il quitta les motifs du regard pour le poser sur l’ambré du jardinier, ignorant le pincement dans sa poitrine, il écouta attentivement ses explications. Un sourire se dessina sur son visage, décidément, ses tatouages lui correspondaient bien ! Enfin… De ce qu’il savait de lui. Il fronça un peu les sourcils quand il mentionna la mafia italienne, en faisait-il partie ? Il venait donc d’Italie ? Son nom n’en laissait rien paraître pourtant. Il pinça les lèvres, il ne savait vraiment rien de lui, c’était étrange cette sensation, comme une sorte de déception de ne pas le connaître après ce qu’il s’était passé. Il remarqua son changement d’expression alors qu’il lui montrait ses tatouages, profitant d’ailleurs qu’il bouge son bras pour mieux les observer. A quoi venait-il de penser ? Un souvenir dérangeant ? Etait-il nostalgique ? Enervé ? Non… Il le saurait… Il l’avait plus ou moins vu énervé, il savait qu’il n’était pas comme ça quand il était en colère… Enfin, il le croyait.
Gyula ne put s’empêcher de sourire alors que le jardinier mentionnait sa mère, ils devaient être très proches… Bien que l’étudiant étranger soit proche de la sienne, il était assez égoïste quand il s’agissait de ses tatouages. Il n’y avait que pour son frère qu’il pourrait faire un effort, pour le moment. Le sourire du Norvégien s’étira à la remarque concernant les autres tatouages.

« T’pourrais m’les montrer ? ‘fin… Si ça t’dérange pas, hein. J’pourrais t’montrer les miens, s’tu veux. ‘fin, sûr qu’ici c’pas l’idéal.

Il regarda les alentours avant de tressaillir à sa remarque. Ses yeux jaunes se posèrent sur lui, grands ouvert. Avait-il bien entendu ? Le rire d’Ashton le fit arquer un sourcil, il ne comprit pas sur le coup. Etait-il en train de se foutre de lui ? Il fronça les sourcils et serra la mâchoire en l’écoutant, puis soupira d’agacement tandis que Freyr s’énervait contre lui pour ne pas qu’il accepte l’offre.

- Tu t’fous encore d’moi ?

Il l’observait froidement et quand il fût certain que ce n’était pas une plaisanterie, il sentit une sorte de malaise l’envahir. Il avait du mal à cerner l’adulte, il ne comprenait pas pourquoi il prenait mal la moindre de ses remarques alors que pour d’autres… Il l’aurait sans doute mal pris aussi. Mais peut-être moins ? Il détourna son regard sur l’affiche puis par terre comme à la recherche d’une échappatoire. Il voulait être aidé pour s’améliorer en anglais, mais définitivement pas par lui. Il ne le détestait pas, très loin de là, toutefois, l’ambiance entre eux lui paraissait trop… étrange.

- N’insiste pas et trouve une excuse comme tu sais si bien le faire.
- La ferme.
- Dis-lui que tu préfères qu’un étudiant t’apprenne l’anglais, ou mieux, que tu préfères un vrai professeur d’anglais ! Pas un vulgaire jardinier !
- Etr’ jardinier n’a rien d’vulgaire !
- Pour sûr. Mais lui…

L’humain lâcha un grommellement alors qu’il s’énervait encore contre Freyr. Il poussa un soupir, complètement perdu entre le discours du dieu nordique et sa mise au point sur la situation. Il se perdait et s’entremêlait au point de ne plus distinguer ses pensées de sa parole.

- D’accord.
- Quoi ?!
- Hein ?

Il se surprit lui-même et regarda Ashton, perplexe. Il avait voulu répondre à Yngvi-Freyr mais n’avait su distinguer ses pensées de sa voix. Il entrouvrit les lèvres puis les referma.

- Dis quelque chose !
- Hum… Nan… Hm… Je… Freyr…

Il s’arrêta de parler, réfléchissant rapidement. Il hésitait soudainement ce qui énerva le dieu solaire. Il voulait fuir cette situation embarrassante, mais en même temps… Il n’osait pas s’avouer qu’il voulait le voir… Discuter avec lui… Il y avait ce je-ne-sais-quoi qui lui pinçait le cœur – il mit ça sur le compte de la peur qu’il divulgue des rumeurs ou qu’il raconte à tout le monde ce qu’il s’était passé sur la colline. Et pourtant… Pourtant, il savait qu’il pouvait lui faire confiance par rapport à ça, mais il ne lui trouvait pas d’autres excuses, n’arrivait pas à justifier ses pensées. Fæn ! Il se mordit un peu la lèvre avant de prendre une grande inspiration pour se donner du courage tandis que Freyr s’énervait de plus en plus au point de lui donner un léger mal de tête.

- Aide-moi avec l’anglais. J’veux… Hm.. nan… Je veux pouvoir au moins mieux l’écrire. Je parler ça va…. Je crois ?

Il articulait du mieux qu’il pouvait, faisant attention à sa prononciation et à son accent, il devait lui montrer sa détermination même s’il ne pouvait s’empêcher de froncer les sourcils à cause de son mal de tête.

- J’ai… J’ai fait un peu… Un peu d’efforts… Depuis… D-Depuis la dernière fois…

Ses joues se mirent à rougir d’embarras en repensant à cette fameuse dernière fois, mais il se ressaisit aussitôt :

- … J’ai essayé de faire des recherches pour mon vocabulaire.

Il grimaça de nouveau et se massa la tempe. Non seulement s’exprimer clairement lui demandait une certaine concentration qui le fatiguait presque, mais en plus de ça le dieu de la végétation n’arrêtait pas de pester. Il soupira tandis qu’il lui demandait de se calmer et d’ainsi éviter les mêmes sensations et événements que la dernière fois. Il esquissa un sourire désolé presque forcé qu’il adressa à Ashton.

- Freyr s’énerve… Il est pas d’accord, je crois qu’il t’aime pas, mais bon je m’en fous, moi je-

Il s’arrêta net et se râcla la gorge.

- … J’ai besoin de quelqu’un pour m’aider alors bon… Si tu te proposes, ça me va. »

Il soupira discrètement, se mordillant la lèvre en s’insultant mentalement et s’énervant contre Freyr pour essayer de le calmer et de le faire approuver, tentant de ne pas faire la même erreur que la première fois.

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MessageSujet: Re: H.E.L.P. ! Dim 19 Nov - 19:34

H.E.L.P.

gyula & ashton

Ashton savait que le Norvégien n’allait pas le croire. Ne demandez pas comment, il le savait juste. Son instinct, peut-être. Il avait l’impression de le connaître et de ne pas le connaître. Sentiment étrange qui irritait Artémis, qui n’approuvait toujours pas le jeune homme. Etait-ce parce qu’il était possédé par un Nordique ? Peut-être n’aimait-elle pas les Asgardiens. Non, pas Asgardien, dans le cas de Freyr… Freyr était un… Vane ? Ashton espérait ne pas se tromper. Mais pour rester hors de danger, il n’essayerait pas à voix haute. Freyr, malgré la disparition de ses pouvoirs, pourrait se venger sur Gyula. Mais le dieu n’était-il pas quelqu’un de pacifique, d’ordinaire ? Ashton se mordilla la lèvre et coupa le flux de pensées qui commençait à l’embrouiller. Il y songerait plus tard, le problème n’était pas là pour le moment.

Soupirant, il reporta son attention sur Gyula et, souriant de nouveau, s’apprêtait à le rassurer et à lui redire qu’il ne blaguait pas, quand l’étudiant donna son accord. Le jardinier haussa les sourcils et son sourire s’élargit, avant qu’il ne comprît que ce n’était pas censé être destiné à lui. Son sourire se figea. Il était anormalement agacé – juste un peu.

Hum… Nan… Hm… Je… Freyr…


Les sourcils du blond se froncèrent. Déjà qu’il ne pouvait pas supporter les divinités, alors Freyr ! Il lui cassait les – il l’énervait au plus haut point. Artémis approuva et il sourit, satisfait qu’elle fût de son côté, pour une fois. Il éprouvait cette aversion envers le dieu nordique depuis qu’il avait vu ce qu’il avait fait à Gyula, sur la colline. Bon, d’accord, ça n’avait pas été extraordinairement violent ou quoi, mais… Ashton ressentait parfois tellement d’empathie envers les autres – une empathie accrue quand il s’agissait du Norvégien, sans qu’il ne pût expliquer pourquoi – qu’une simple petite chose pouvait le foutre en rogne.
Il s’obligea à respirer calmement et reprit rapidement son calme, enfin, à peu près. Il n’avait pas le sang chaud et, s’il devenait agacé assez souvent, il pouvait se réguler et revenir à la normale. Pas mal, hein ?
Les yeux du blond n’avaient pas quitté Gyula. Son regard se faisait aussi léger que possible, presque instinctivement. Il examina cependant attentivement l’étudiant, qui semblait de nouveau en pleine réflexion, qui aboutit à quelque chose, puisqu’il reprit la parole sans plus tarder. Il ne semblait pas aller très bien. Ses sourcils étaient froncés et une expression crispait son visage. Etait-il énervé ? Ça ne ressemblait pas à de la colère.

Aide-moi avec l’anglais. J’veux… Hm.. nan… Je veux pouvoir au moins mieux l’écrire. Je parler ça va…. Je crois ? J’ai… J’ai fait un peu… Un peu d’efforts… Depuis… D-Depuis la dernière fois… J’ai essayé de faire des recherches pour mon vocabulaire.


Le rouge qui colora sa peau claire fit sourire Ashton sans qu’il ne comprît vraiment pourquoi, et il finit par saluer par une expression d’agréable étonnement les efforts de l’étudiant. La meilleure façon de s’intégrer dans un pays était d’en apprendre la langue, c’était clair, mais prendre le temps de faire des recherches ? C’était carrément de la bonne foi. Et le blond ne pouvait qu’apprécier les comportements du genre.

Freyr s’énerve… Il est pas d’accord, je crois qu’il t’aime pas, mais bon je m’en fous, moi je- … J’ai besoin de quelqu’un pour m’aider alors bon… Si tu te proposes, ça me va.


Il maudit le dieu, intérieurement, mais son sourire était amusé. Ashton hocha la tête.

Moi non plus j’l’aime pas, ton dieu. Mais c’est pas grave, j’t’aime bien toi.


Artémis explosa de rire.

Sans vouloir te mettre mal à l’aise, c’était totalement amical.


’Arrête de te faire du mal, garçon, tu l’apprécies mais lui ne t’apprécie pas, et ça se voit ! Il n’accepte ta proposition que parce qu’il n’a trouvé personne d’autre. D’ailleurs, quand je dis ‘apprécier’, je ne prends pas en compte ces sentiments que toi-même tu ne comprends pas.’

’Merci Artémis, ça me fait plaisir.’
Il tentait de ne pas l’être, mais il était légèrement vexé. Saleté.

Il détourna le regard mais le replaça rapidement sur le Norvégien. Il n’était vraiment pas du genre à fuir du regard. Bon d’accord, sauf dans les situations d’extrême embarras, ou du même type.
Cette fois, avant de reprendre la parole, il décida de réfléchir aux mots qu’il allait employer. D’ordinaire, il disait ce qui lui passait par la tête mais…

’Mais tu risques de dire n’importe quoi, ce qui pourrait entraîner le refus catégorique du garçon aux cheveux anormaux.’

Ashton ne lui répondit pas. Il s’humecta les lèvres et reprit la parole, après avoir construit sa pensée.  

Ca m’fait plaisir que tu acceptes. Je suis pas prof d’anglais, mais je pense avoir assez de compétences pour t’aider à t’améliorer. Surtout à l’écrit, ouais, parce qu’à l’oral, tu te débrouilles déjà hyper bien.


Il sourit à Gyula, sans aucune once d’amusement sur son visage. Bien sûr, au fond de ses yeux flottait une faible lueur joueuse – oui, toujours la chatouilleuse envie d’embêter le jeune homme, qui s’était cependant atténuée après avoir vu les effets de Freyr sur son hôte – mais rien d’autre.

Du coup, j’vais prendre ton numéro, tu permets ?


C’était une question inutile. Il mit sa main libre dans sa poche et, n’y trouvant pas son téléphone – il l’avait sans doute laissé dans sa chambre – il en sortit un stylo. Ouais, il n’avait pas son portable mais il avait toujours un stylo qui traînait quelque part. Drôle d’énergumène celui-là.
Levant les yeux vers l’affiche, il s’approcha de quelques pas pour ne pas risquer de se tromper en lisant les chiffres. Utilisant son bras comme un papier – oui, il avait un stylo mais pas de papier, arrêtez d’essayer de comprendre – il y inscrivit le numéro de téléphone du Norvégien, puis se tourna vers lui, tout sourire.

Voilà ! Bon, tu veux faire comment, pour les pseudo-cours que j’vais te donner ?


Il rangea son stylo et changea son livre de main sans trop y penser. Son sourire perdit de la consistance et finit par disparaître, sans pour autant que le visage d’Ashton se fermât.  

La pensée d’aider Gyula en anglais était de plus en plus déroutante. Au début, il s’était proposé sans vraiment y penser : il avait juste pris l’idée qui lui trottait dans la tête pour la formuler à voix haute, n’étant même pas sûr que l’étudiant acceptât. Et puis, c’était aussi pour embêter Artémis, fallait bien qu’il l’avouât. (’J’en étais sûre…’) Mais finalement, plus il y pensait, plus il se demandait pourquoi. Il se rappelait la gêne qui l’avait envahi en revoyant Gyula. C’était pas cool, pas cool du tout. Il se demanda si ça allait se reproduire. Il n’aimait pas être mal à l’aise, il n’était pas habitué à l’être. Ce n’était pas lui qui était censé l’être, d’ordinaire, mais les gens qu’il prenait pour cible. Se retrouver à la place – en quelque sorte – des gens qu’il avait fait chier, c’était une expérience inconfortable.
Il inspira, ses yeux ambrés s’arrêtant sur les yeux jaunes – ça l’avait frappé, quand il l’avait remarqué, mais il ne l’avait pas relevé – du Norvégien.

Bon, il ne pouvait pas échapper à ce qu’il avait lui-même provoqué, n’est-ce pas ?

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MessageSujet: Re: H.E.L.P. ! Jeu 23 Nov - 14:20
H.E.L.P. ! - ft. Ashton L. Miller
« Moi non plus j’l’aime pas, ton dieu. Mais c’est pas grave, j’t’aime bien toi. Sans vouloir te mettre mal à l’aise, c’était totalement amical. »

Gyula ouvrit grand les yeux, surpris par ce qu’il venait d’entendre. Très surpris même. C’était la première fois qu’il entendait quelqu’un dire ce genre de choses d’une divinité, encore plus concernant Freyr. Il pouvait sentir la colère et la vexation du dieu qui bouillait en lui et l’hôte craignait que ces sentiments soient contagieux. Cependant il n’y prêtait pas autant attention, trop… Perturbé par ce qu’avait ajouté le jardinier. Ce dernier… l’appréciait ? Vraiment ? Etait-ce pour ça qu’il s’était proposé pour l’aider ? Comment pouvait-il l’apprécier alors qu’ils ne se connaissaient pas ? Il songea alors à Tess et se dit qu’il avait dû ressentir la même chose… Mais… Etait-ce réciproque ? Nan, assurément pas. L’étudiant ne pouvait pas dire qu’il l’appréciait, ce serait se mentir. Tout comme s’il disait qu’il le détestait… Il entrouvrit les lèvres mais les referma aussitôt, incapable de savoir quoi dire. C’était sans doute amical – comme il l’avait précisé – mais le Norvégien n’était pas habitué à ce genre d’aveux (si on pouvait parler d’un aveu…). Il se contenta alors d’un bref hochement de tête comme pour lui signifier qu’il avait bien compris. Après quelques secondes, il inspira et tenta finalement de prendre la parole, d’une voix moins assurée :

« Ironique… C’est quand même le dieu qui peut pas être détesté.

Il esquissa un sourire amusé. Il aurait sans doute ri s’il l’avait dit en norvégien (il serait plus sûr de lui) et surtout si son dieu ne tiraillait pas son esprit avec sa colère. Il regretta d’avoir accepté l’aide d’Ashton, si à chaque rencontre le Vane lui faisait la misère, il ne pourrait pas se concentrer pour progresser. Il songea alors à revenir sur ses paroles, cependant le blond fût plus rapide et ses propos firent très plaisir au jeune Norvégien. Il sentait un poids en moins dans sa poitrine, sa rancœur avait quasiment disparu… Ça pouvait sembler être bête, mais c’était un compliment qui tenait vraiment à cœur à l’étudiant. Il afficha un large sourire sincère et baissa son regard.

- … Merci.

Comment faire pour refuser son aide à présent ? Il en était incapable et ce serait clairement à contre-cœur. Il reposa son regard sur l’adulte quand il reprit la parole et l’observa écrire son numéro sans même songer à lui proposer du papier. Il entendit le dieu solaire se plaindre encore, toujours énervé par la situation.

- T’es chiant, sérieusement ! Tu peux pas être juste… Content ?
- Content ?! Content de quoi ?
- Que tes sentiments soient réciproques ?
- … Gyula Eriksen, tu-…
- Je plaisantais, c’est bon ! Mais… Tu peux pas juste… l’ignorer ?
- Comment l’ignorer avec tous tes sentiments écœurants ?
- Je croyais que t’étais un dieu sentimental, un peu comme ta sœur, au final t’es juste capricieux et têtu !

Gyula se retint de se tenir la tête et de grimacer quand Freyr se mit à crier de rage. Le dieu était comme un lion en cage qui rugissait d’impatience pour sortir, mais il ne le ferait pas, ou en tout cas c’est ce qu’espérait son hôte. Ce dernier fit quelques exercices de concentration et respiration très rapidement pour se calmer et amoindrir un peu sa douleur, il tressaillit presque quand Ashton se tourna en souriant – comme presque toujours. Il lui fallut quelques secondes pour comprendre sa question, la fatigue qu’il ressentait à cause de l’énervement du dieu lui avait fait penser en norvégien, alors qu’il essayait constamment de faire des efforts et de penser – la plupart du temps – en anglais. Il détourna le regard et mit ses mains dans ses poches, réfléchissant à comment ils pourraient faire.

- … Je sais pas trop… Hm… Je pourrais essayer de traduire des textes… Mais… Hm… Tu comprends pas le norvégien ni le vieux norrois…

Il croisa les bras et se tint le menton, en pleine réflexion. En baissant son regard il remarqua le livre que tenait le blond et pencha un peu la tête pour essayer de voir de quoi il s’agissait, en vain. Il redressa sa tête et regarda l’hôte d’Artémis droit dans les yeux.

- Peut-être que… Hm… Tu pourrais lire des textes et j’écrirais ? Hm… Ou… Tu pourrais… Me donner des sujets comme des… Huuuh… Expressions écrites, c’est ça ?

Il passa une main dans ses cheveux turquoises en serrant les dents à cause de Yngvi-Freyr puis lâcha un soupir.

- Si tu as d’autres idées… Sinon… On pourrait faire ça…

Il soupira pour la énième fois, réfléchissant à comment ils pourraient s’organiser.

- … Au parc ?  Enfin, nan… Hum… La salle de travail… Tu sais au rez-de-chaussée du bâtiment des dortoirs. Ce sera peut-être mieux… plus adapté… Sauf si tu préfères le faire par message ou autrement !

Il l’interrogea du regard, à vrai dire, il ne savait pas du tout comment se passait ce genre de cours particuliers non-officiels. Il se massa la nuque en observant le jardinier puis reposa son regard sur le livre.

- C’est quoi ?

Il l’indiqua d’un bref geste du menton en regardant l’adulte droit dans les yeux. Il n’aimait pas spécialement lire – comble pour un étudiant en littérature – et n’était pas spécialement curieux non plus, mais le fait de voir Ashton le tenir depuis le début de leur rencontre attisait une sorte de curiosité. Et même s’il n’était pas sûr de vouloir en apprendre plus sur lui, plusieurs questions trottaient dans sa tête, surtout depuis qu’il lui avait montré et expliqué certains de ses tatouages.


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MessageSujet: Re: H.E.L.P. ! Lun 1 Jan - 16:43

H.E.L.P.

gyula & ashton

Le garçon avait l’air carrément dans les vapes. Ashton l’observa, légèrement inquiet. Ce n’était pas son genre de se soucier des gens, mais en même temps, il pouvait être très attentif et prêt à aider en cas de problème. Ça dépendait de son humeur, ça dépendait des gens. Néanmoins, vous seriez surpris de savoir qu’il volerait sans hésiter à la rescousse d’une personne qu’il détestait. C’était sa morale qui le poussait à ça, plus forte que les sentiments personnels de l’homme, plus forte que sa nature quelque peu mauvaise. Ashton était un paradoxe à lui tout seul, mais le vivait assez bien. C’était les autres qui ne savaient pas sur quel pied danser, du coup, et ça le faisait rire lorsqu’il s’en apercevait.

Trêve de bavardage ! Le blond n’eut pas le temps de demander au jeune homme s’il allait bien que celui-ci lui répondit. Il proposa des choses puis les rejeta avant même qu’Ashton ne dise quelque chose. N’ayant pas d’idées, ça ne dérangeait pas trop le jardinier qui, cependant, éprouvait une certaine irritation. Il aimait être inclus dans les réflexions, qu’on le laissât parler malgré tout. Mais le Norvégien finit par le regarder dans les yeux, très conscient de sa présence, et Ashton en oublia son agacement.

Gyula lui parla d’expressions écrites, ce qui le fit immédiatement replonger dans ses souvenirs du lycée, avec les épreuves de langue extrêmement chiants. Compréhension orale, compréhension écrite, expression écrite, expression orale… Ashton n’avait pas de difficultés, ni de problèmes pour s’exprimer à l’oral, mais il trouvait ça chiant. Bref. Il hocha la tête pour approuver les paroles de Gyula, se disant qu’il allait réfléchir à tout ça plus tard. Valait mieux s’y mettre dès qu’il rentrait, et puis, il n’avait rien de spécial à faire, donc autant s’avancer sur son nouveau travail. Ça le ne dérangeait pas de se donner du boulot en plus. Il était flemmard, mais aider un pauvre étudiant étranger à maîtriser l’anglais ? C’était plus un divertissement qu’une corvée.

Le Norvégien finit par lui proposer des salles. Ashton avait déjà sa petite idée, reprise sans le savoir par Gyula. Le blond sourit et prit la parole.

La salle de travail me paraît bien ! Si ça te dérange pas, je fixerai le premier cours par sms, tu me diras si ça t’ira, par rapport aux cours et tout. Mais t’en fais pas, il faut d’abord que je m’prépare et tout, avant, donc t’as un peu de répit.


Il eut un sourire en coin. Promesses de cours difficiles avec un professeur horrible.
En réalité, Ashton n’était pas un tyran, surtout pas par rapport aux cours, à l’apprentissage et tout ça. Il était flexible et indulgent, sachant très bien comment pensaient les élèves, puisqu’il n’y avait pas longtemps, il en était un lui-même.

Le regard ambré du jardinier n’avait pas quitté Gyula depuis tout ce temps. Il le voyait, depuis tout à l’heure, soupirer, fermer les yeux quelques secondes, et finalement, se masser la nuque. Le jeune homme n’allait toujours pas mieux. Etait-ce encore Freyr ? L’aversion qu’il éprouvait déjà pour le dieu grandit dans son cœur, sans qu’il ne cherchât à le brider. Ashton n’était pas forcément du genre à mettre ses sentiments en bouteille. Il exprimait tout – ou presque – surtout lorsqu’il s’agissait de sentiments qui ne le mettaient pas en danger.
« Le mettre en danger », ici, désignait plutôt le danger par rapport à son âme, à son cœur, à son moi. Toutes les formes de tristesse, de désespoir, de détresse, de peur, d’insécurité n’avaient donc pas leur place chez l’Anglais. Il laissait cependant faire la colère, la joie, le mépris, l’agacement, et, parfois même, la jalousie.
Enfin ! Là n’était pas la question.

Gyula ne semblait pas au mieux de sa forme, mais que pouvait faire Ashton ? C’était à l’intérieur de lui que ça se faisait, et c’était une trêve avec Freyr dont avait besoin l’étudiant. Légèrement inquiet à l’idée d’empirer son état par ses mots – pour une fois qu’il réfléchissait avant de parler – le jardinier ne dit rien. Un simple mot risquait de faire péter un câble à la divinité, et ça, ça ne serait pas très joyeux pour le Norvégien qui, les yeux plantés dans les siens – sérieux, cette couleur jaune… – le questionna à propos de ce qu’Ashton tenait dans la main. Le blond jeta lui-même un coup d’œil au bouquin avant de répondre, un sourire éclatant aux lèvres.

C’est un livre !


Il fit une pause, rigola, souleva le bras et le positionna en direction de Gyula de telle sorte que celui-ci put livre le titre et admirer la couverture. On y voyait une femme brune affalée sur un siège qui semblait être en osier, au bord de l’eau.

C’était sans doute pas c’que tu demandais. C’est Anna Karénine, de Tolstoï. J’l’ai commencé tout juste ce matin donc j’ai pas vraiment d’avis dessus mais on m’a dit que c’est un livre qui doit être lu. J’ai déjà fait le tour de la littérature culte française et anglaise, donc je me suis dit que ça s’rait pas mal de me tourner vers les Russes !


Il racontait sa vie et étalait sa culture, comme à son habitude. Qu’est-ce qu’il aimait frimer, de cette façon naturelle et discrète qui lui était propre ! Tss, il était insupportable.
Il fit un effort pour se détacher de lui-même, sa curiosité aidant, et se mit à questionner Gyula.

Et toi, tu lis ? J’pense que te plonger dans des livres pourrait t’aider à mieux écrire anglais. Peut-être que ça t’aiderait à parler aussi, mais ça renforcera surtout tes bases à l’écrit. Après, c’est sûr que ça reste difficile J’te conseille de prendre un livre que t’as déjà lu, et de le relire en anglais. Ça sera plus simple pour la compréhension. Mais, hm… j’en connais certains qui aiment pas relire des livres… J’espère que c’est pas ton cas, ça s’rait problématique. Y’a pas des trucs anglophones que t’aimes bien ? On pourrait les étudier ensemble !  Ou même des films ou des séries. Oh d’ailleurs, j’espère que tu en regardes en VO sous-titrée norvégien, c’est vraiment le mieux pour progresser rapidement en compréhension, et un peu en expression.


Artémis le pria de se calmer sur le débit, qui s’était un peu accéléré au fur et à mesure que les pensées d’Ashton se suivaient, de son cerveau jusqu’à sa bouche.
Le blond s’était arrêté de parler, souriant légèrement, toujours aussi assuré. Ça lui arrivait souvent, de se laisser entraîner par la passion, par l’excitation, alors ce n’était plus une surprise quand il se rendait compte qu’il venait de se faire un monologue.
Là, il avait commencé à partir sur l’idée qu’il aimait lire, sans avoir attendu la réponse de l’étudiant. Typique.

Ashton n’était pas du genre à s’excuser pour avoir trop parlé. Il aimait parler, alors pourquoi en être désolé ?
Il avait toujours son sourire chaleureux sur les lèvres, attendant finalement la réponse de Gyula. Il savait qu’il serait un peu déçu si celui-ci répondait à la négative, mais ça ne changerait pas grand-chose, au final : il appréciait Gyula comme il était. La question des livres n’aurait aucune influence sur l’avis d’Ashton sur l’étudiant.

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MessageSujet: Re: H.E.L.P. ! Mer 4 Avr - 10:01
Spoiler:
 

H.E.L.P. ! - ft. Ashton L. Miller

Ashton avait pas acquiescé ni refusé les idées que t’avais pris le temps de proposées. P’t-être que t’étais pas aussi doué que ça pour en trouver ou qu’il en avait déjà en tête. M’enfin, ça t’était un peu égal, surtout qu’à c’moment-là Freyr te soûlait plus qu’autre chose. T’avais juste envie de lui dire de se la fermer mais tu savais – avec le temps t’avais appris à savoir quand ouvrir et fermer ta grande bouche – que si tu disais la moindre chose, il t’écouterait de toute façon pas. Alors tant pis, il fallait endurer, supporter tout ça. Pourtant c’était pas faute de suivre les cours pour apprendre à gérer la possession… D’un côté… Sans vouloir trop gonfler les chevilles déjà énormes du dieu, il faisait quand même partie des dieux les plus importants du panthéon nordique. Enfin, qu’on le sache ou non, le dieu aimait le dire et le répéter. Bref. Tu te concentras tant bien que mal sur c’que disait ton futur prof d’anglais. Est-ce que tu allais devoir l’appeler « Monsieur » - Monsieur comment d’ailleurs…- ? T’approuvas son idée d’un hochement de tête accompagné d’un très léger sourire poli. Toi ? Poli ? Décidément, l’idée de devenir un élève modèle te rendait vraiment étrange… A moins que ce soit autre chose. T’espérais qu’il oubliera pas, il manquerait plus que ça ! Son sourire te fit grimacer, c’type allait t’en faire baver, tu l’sentais, à moins qu’il te taquinait juste… ? Na, il s’ferait un grand plaisir de t’en faire baver ! Il s’vengerait p’t-être de votre précédente rencontre… Y a de quoi vouloir le faire !
Tes sourcils s’froncèrent quand il répondit de la façon la plus stupide qui soit. Tu t’apprêtais à lever les yeux au ciel, agacé, quand il se mit à rire ce qui s’arrêta immédiatement, ne t’empêchant cependant pas de soupirer. T’observas la couverture du livre en plissant les yeux, elle ne te disait absolument rien et le titre et l’auteur que mentionna Ashton n’aidaient pas. Tu t’en fichais de c’qu’il te racontait et te contentais de hausser les épaules, las. Et puis il se mit à parler, parler, parler, parler, questionner aussi. C’en était presque fatiguant, même Freyr fit la remarque.

« Tu sais, t’es pas mieux. Je dirais même que t’es pire parce que toi, je dois te supporter tous les jours non-stop…

Le dieu n’apprécia pas ta remarque qui t’amusait. Dans un sens, ça t’soulageait presque de lui dire c’que tu pensais, t’espérais même qu’il en prenne compte pour qu’il se calme, mais c’tait qu’un rêve, le dieu nordique s’était déjà r’mis à parler. Tu poussas un soupir avant d’prendre la parole pour répondre au jardinier – c’tait la moindre des choses, surtout qu’il allait t’aider !... Sauf s’il oubliait.

- Nan, j’aime pas lire. C’est ennuyant. ‘Fin ça dépend des livres. Je lis surtout des livres sur la mythologie ou les vikings, ou aussi sur les plantes. Hm, ça aide pour s’en occuper. Je peux essayer de trouver des bouquins en anglais, de toute façon je suis en licence de littérature alors c’est pas vraiment comme si j’avais le choix. Et pour les films, en Norvège ils sont presque tous en vo avec les sous-titres en norvégien.

Tu haussas les épaules.

- C’est comme ça qu’les nordiques sont doués en anglais. J’pense que ça m’a aidé pour comprendre l’anglais.

Tu commençais à fatiguer d’faire des efforts pour parler, mais tu comptais bien prouver qu’t’étais motivé pour en faire et qu’il perdrait pas son temps en te filant un coup d’main. Tu passas une main dans tes ch’veux turquoises en réfléchissant. C’tait pas évident de trouver un truc qui fût assez anglais pour bosser dessus et qui surtout qui t’intéressa. Tu baissas ton regard en réfléchissant, c’tait vraiment pas évident à trouver… Les seules idées que t’avais étaient liées aux Vikings. Tu soupiras et finit par répondre, pas très convaincu :

- Hm… J’aime cuisiner et manger… J’sais pas s’il y a des plats traditionnels ici ? Sinon… J’aime bien les histoires anciennes, comme celles du Moyen-Âge, j’ai jamais pris l’temps de visiter le vieux Galway et j’suis jamais rentré dans la cathédrale, non plus. Hm… J’adore les pubs irlandais, mais j’sais pas si on peut faire quelque chose là-dessus.

T’esquissas un sourire amusé, ouais, les pubs, c’tait d’venu ton truc. La bonne ambiance, les bonnes bières, la musique… Ca t’avait pas mal aidé après ton arrivée et ta possession, dans un sens tu t’sentais moins seul et déprimé quand t’y allais. Yngvi-Freyr lista c’qui te plaisait et qui lui semblait différent de la culture norvégienne – ou quand il savait qu’c’était le cas car tu lui disais souvent que c’était pas pareil chez toi. C’est comme ça qu’une autre idée te vint et te fit un peu plus sourire.

- Si jamais, j’aime beaucoup tout ce qui est légendes et petites histoires dans le genre. Comme, tu sais, les petits hommes habillés en vert… Comme pour la St-Patrick ! … Le…. Lepr… Lepreshawn ?

Tu arquas un sourcil pas très sûr du nom et haussas les épaules comme pour dire que c’tait pas grave, qu’il comprendra de toute façon, après tout il avait vécu ici longtemps ! Tu t’balanças d’un pied à l’autre puis soupiras.

- Ce serait peut-être mieux si on faisait sur des trucs qui t’intéressent, j’veux dire… Tu dois sans doute connaître plus de choses sur les trucs anglais ou irlandais. Des trucs sur lesquels on pourrait, ‘fin je pourrais bosser. Du coup, qu’est-ce qui t’intéresse ?

Tu penchas un peu la tête sur le côté et haussas un sourcil en le regardant, attendant sa réponse. Freyr était content d’avoir aidé un peu, fier de sa superbe mémoire dont il se mit à faire l’éloge comme si c’était un héros nordique et il partit dans son délire de scaldes épiques sur sa mémoire. C’tait à la fois fatiguant, amusant et très intéressant. Mais tu pouvais pas t’empêcher de pouffer de rire. Tu mis ta main d’vant ta bouche en riant doucement et secouas doucement la tête après t’être rappelé qu’t’étais pas seul.

- Pardon, j’me moque pas d’toi ! C’juste… Freyr… Il est en train de chanter un poème héroïque à la gloire de sa mémoire… Désolé, oubli. »

T’essayais de te calmer même si le dieu semblait pas vouloir s’arrêter. Tu pris un court moment pour respirer et essayait de mettre de côté le chant du Vane, puis adressas un regard désolé à Ashton avec un léger sourire pour éviter les malentedus.


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MessageSujet: Re: H.E.L.P. ! Lun 16 Avr - 15:48

H.E.L.P.

gyula & ashton

Gyula lui répondit assez rapidement, l’air ennuyé. Ashton n’en fut pas vexé, mais se demanda plutôt ce qui pouvait bien passionner l’étudiant, par simple curiosité. Et puis, si ça allait être son élève, autant savoir à quoi il s’intéressait. C’était toujours mieux de faire un cours qui plaisait, l’apprentissage se faisait mieux et l’élève tout comme le maître étaient satisfaits. Ashton avait croisé bien trop de professeurs qui réutilisaient leurs vieux cours, chaque année, sans chercher à savoir si les sujets parlaient à leurs élèves ou non. C’était une perte de temps phénoménale qui avait fini pour exaspérer Ashton. Passons ! Revenons à nos moutons.

Il était vrai que les étudiants qui apprenaient l’anglais le faisaient bien - sauf ces Français qui étaient terriblement mauvais. Seulement grâce aux films ? Peut-être pas. L’enseignement devait être meilleur également. Ashton balaya les alentours d’un coup d’oeil. Il n’était pas découragé, pas encore. Et puis, il aurait tout le temps pour trouver un bon truc à faire faire au petit. Peut-être réussirait-il même à lui faire prendre goût à la lecture, qui sait ? Même les rêves les plus fous peuvent se réaliser. Artémis acquiesça, en bonne divinité habituée aux miracles divins.

Le regard d’Ashton revint sur le Norvégien, et de nouveau, il se rendit compte de la nonchalance et de l’ennui qui se dégageaient du jeune homme. Le blond était souvent nonchalant, mais sans pour autant paraître ennuyé par son interlocuteur. Là, l’étudiant semblait juste vouloir partir et regagner sa chambre. Peut-être était-il fatigué, ou juste lassé de leur conversation, qui plaisait bien à Ashton. Effectivement, en connaître plus sur ses connaissances était pour lui une bonne chose, mais tout le monde n’était pas comme lui. Son interlocuteur en était un bon exemple. Ashton lui sourit, bien décidé à le faire encore parler. D’ailleurs, il continuait de lui répondre et son attitude sembla changer légèrement. Au fur et à mesure qu’il parlait, Ashton enregistrait dans sa tête toutes les réponses. Il avait une excellente mémoire pour ça : vous pourrez toujours compter sur lui pour ressortir une petite anecdote drôle ou un détail gênant de votre passé.

Ashton remarqua un sourire sur les lèvres de l’étudiant, qui se mit à parler de légendes, pour ensuite buter sur un mot. Le blond rigola brièvement et lui glissa le mot correct. Les gens avaient souvent du mal avec ce mot-là. Beaucoup le connaissaient mais peu se souvenait de l’orthographe exacte ou de la bonne prononciation. Artémis le traita de frimeur - un nouveau mot qu’elle avait appris - et Ashton lui rétorqua qu’il avait du talent et que ça ne servait à rien de le cacher. Elle soupira et marmonna quelque chose à propos de modestie, mais il avait déjà cessé de l’écouter.

Et puis, finalement, Gyula lui fit remarquer que travailler sur des choses qui intéresseraient le blond serait assez judicieux. Hm, pourquoi pas ? Des trucs irlandais ou anglais… Il était plutôt bien calé sur tout le Royaume-Uni, donc ça tombait bien. En plus, ils avaient pas mal de légendes et de trucs du genre.

’Tu as l’air enthousiaste.’
’Mais je le suis toujours, voyons.’

Il eut un petit sourire et s’apprêta à répondre au Norvégien quand celui-ci se mit à pouffer de rire. Quoi, qu’est-ce qu’il y avait de drôle ? Ashton ne s’en offusqua pas. Il y avait des personnes susceptibles, qui craignaient le regard des autres et qui ne supportaient donc pas le moindre éclat de rire, quand elles ne savaient pas vers qui il était dirigé. Le jardinier aimait attirer le regard, l’attention. Alors, si les gens parlaient et riaient de lui, eh bien, ce n’était que du bon pour lui puis qu’il s’en fichait de l’avis des autres.
Il interrogea Gyula du regard et le jeune homme lui répondit en s’excusant. Encore Freyr, mais cette fois, l’hôte ne semblait pas attaqué par sa divinité. Une certaine irritation monta chez le blond. Le dieu malmenait le garçon et ensuite le faisait rire ? Ca lui semblait si paradoxal, et cette relation caractérisée par des périodes de conflits et de paix alternées, bien que très similaire à celle d’Artémis et d’Ashton, se présentait à lui comme une torture pour l’humain qui devait subir tout ça. Cet agacement était nourri par le fait que le jardinier n’aimait pas Freyr. De ce qu’il avait vu, c’était un dieu égoïste et qui malmenait mentalement l’étudiant, surtout comparé à Bastet qui lui était apparu comme une déesse agréable. Bien sûr, personne ne pouvait surpasser Artémis dans le domaine de la méchanceté, de la mesquinerie et du mépris mais, étant donné qu’elle était la divinité d’Ashton, ça ne comptait pas : il était assez fort pour lui résister et pour la maîtriser.

Ashton reprit ses esprits et sourit de nouveau au Norvégien.

Un chant à sa propre gloire ? Si je ne savais pas que c’était Freyr, j’aurais parié sur Apollon. Sauf qu’Apollon n’est sans doute pas aussi cruel avec son hôte mortel.


Avant qu’Artémis ne pût faire une remarque, il lui fit comprendre qu’il avait construit ce demi-mensonge - Apollon était assez égoïste pour ne penser qu’à ses petites fesses et ensuite blâmer les humains qui le vénéraient, mais peut-être avait-il changé depuis qu’il n’avait plus aucun pouvoir et qu’il voyait tout par les yeux d’un mortel - dans le but d’attaquer Freyr, et elle ricana. Ah, la compétition entre les différents panthéons…

Toujours souriant, Ashton répondit à la question que Gyula avait initialement posée.

Je pense que ça s’rait pas mal de faire des trucs sur les légendes des différents pays du Royaume-Uni. En plus des Leprechauns, on pourrait voir le Loch Ness. Et si ça t’intéresse, on peut aussi parler de Jack l’Eventreur, y’en a certains qui aiment bien c’sujet. Ou même de Sherlock Holmes et des différentes énigmes résolues. On verra bien.


Les idées plein la tête, Ashton s’adossa au mur en face de l’affiche, pensif. Fallait qu’il marque tout ça, ou ça allait s’effacer de son esprit. Il laissa échapper un petit soupir, regrettant l’absence de son téléphone portable. Il lança un regard au livre qu’il tenait à la main mais sa morale l’empêcha de l’utiliser pour y écrire. Bon, il n’y avait plus qu’à compter sur sa propre tête ! Il n’allait pas oublier tout ça, quand même. Il avait une trop bonne mémoire.

’Mon vieux, faut croire en tes superbes capacités.’

Artémis lui partagea son incrédulité face à cette stupidité et il se permit de lui dire de mettre son opinion là où elle avait sa place : dans son c-
Hm hm.

Ashton, souriant après sa victoire face à la déesse, reporta son attention sur l’étudiant auquel il allait devoir apprendre l’anglais. L’affiche, dans le coin de son champ de vision, attira son attention. Il se décolla du mur et marcha jusqu’à l’annonce, qu’il détacha précautionneusement. Il se tourna vers le Norvégien et lui tendit l’affiche.

Je pense que t’as plus besoin de laisser ton oeuvre d’art accrochée. J’ai pas envie que quelqu’un me pique ma place, quand même !


Ashton était content que quelqu’un ait besoin de son aide - même si l’annonce ne s’adressait sans doute pas vraiment à lui - alors hors de question qu’une autre personne plus compétente - n’importe quoi, il était très doué en anglais, il était très cultivé et on lui avait déjà dit qu’il était pédagogue, alors, plus compétent ? ça n’existait pas - lui vole son boulot.

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