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Cohabitation sportive ! [PV Ashly]
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MessageSujet: Cohabitation sportive ! [PV Ashly] Jeu 14 Sep - 17:16

Cohabitation sportive
avec Ashly Nylstroom
Oh mais quelle journée ! C’est la plus chargée en termes de cours et comprend plus de 50% de cours ennuyeux. C’est dingue ce que nous impose le système scolaire comme truc inutile, surtout quand tu n’a pas pour objectif de suivre les traces parentales.
Je suis morte d’ennui aujourd’hui et j’avais un de ces maux de tête à 17h que j’ai dû m’allonger. Evidemment j’étais tellement fatiguée par l’ennui que je me suis endormie…

*Ça ne serait pas plutôt parce que tu as veillée tard en dansant encore des heures dans ta chambre et tôt ce matin au gymnase…*
*Pas du tout !
C’est plutôt les cauchemars
qui gênent mon sommeil.*


Bon j’admets que ce n’est pas faux. J’ai un peu abusé des horaires mais j’ai besoin encore de m’entrainer dur. Et puis, si ces cauchemars me laissaient en paix, mon sommeil serait plus réparateur et long.

*Tu n’as qu’à aller parler à tes camarades. A part à ta prof de danse, tu ne parles à personne. Une jeune fille de ton âge a besoin d’amies avec qui parler ! Ça te soulagerait et te libèrerait, donc tu dormirais mieux.*
*Oh ! Tu ne vas pas recommencer !
L’amitié ça n’existe pas.
Tout comme l’amour.
Les gens veulent toujours quelque chose de toi,
Quelque chose qui détruit souvent une part de toi.
Rien n’est gratuit dans les relations humaines !*

*C’est dingue le cynisme qu’il y a en toi ! Je comprends que tes blessures soient encore des plaies ouvertes mais ne met pas tout le monde dans le même bateau quand même. Regardes la petite Ellyn ou la fille aux cheveux bizarres… Ashly je crois, elles ont l’air de tenir les gens loin d’eux autant que toi ! Tu devrais essayer de leur parler. Peut-être que vous vous entendriez bien, avec des peurs similaires. *
*Tu joues les psys encore !
Je suis bien seule avec moi-même !*

Si ça pouvait être vrai, « seule avec moi-même » ! Malheureusement je dois faire mon deuil de ma tranquillité intérieure, je dois me coltiner le vieux toute ma vie !

*Tu veux que je me remette à chanter mes chansons de marin ?*
*Heu ! Non merci !*

*Alors arrête de m’appeler « le vieux » ! Nono passe encore, mais pas « le vieux » !*

Je soupire sans répondre et me lève.
Wouah il est 22h !
J’ai loupé l’heure du repas, sans parler des heures perdues sans danser.
*Oui mais tu as dormi presque 5 heures. C’est bien.*
*Mouais…
D’accord, ça fait du bien !
Mais maintenant je pète le feu !*

*Je sens que la nuit va être longue ! Tu devrais rester au calme pour être en forme en cours demain.*
*Je vais encore dormir en cours…
Et puis, c’est bon, je me lèverai à 8h30.
Pour 9h c’est bon !*


Je prends un paquet de chips que je commence à grignoter en retirant mon uniforme. Puis j’avale une brique de jus de fruit en choisissant ma tenue de danse du soir. J’enfile un short sur mes collants de danse, et une brassière noire, sous un pull large à grosse maille couleur crème qui me tombe sur les cuisses. Je l’aime bien ce pull car il ne gêne pas mes mouvements, et sur certaines chorégraphies il ajoute un effet dans certains gestes qui me plait.
Comme il fait nuit et pas chaud, je mets mes jambières et mes baskets. Une bouteille d’eau et mess chaussons dans mon sac, mes écouteurs sur la tête et mon blouson sur le dos, je sors par la fenêtre. Je me rends au gymnase en grignotant un petit pain au lait qu’il me restait.

Je ne vais pas à la salle de danse car elle est occupée jusque 22h30, puis le gardien y passe plusieurs fois. Au gymnase, il y a plusieurs salles. Le gardien ne fait jamais toutes les salles et j’ai déjà testé la salle des arts martiaux, le « Dojo Pancrace » comme ils l’appellent ici. C’est dans le gymnase réservé aux M, donc pas de soucis de me faire surprendre en train de faire un truc involontaire avec mes pouvoirs. On y pratique les luttes anciennes et tout un tas de sports antiques. Dans cette salle, le gardien n’y passe pas ; sûrement parce qu’elle est trop éloignée de l’entrée. Faut dire que c’est immense ce pensionnat ! Je sais qu’il ne viendra pas dans le secteur avant 2h du mat’, donc j’ai de la marge.

*Tu as de la chance qu’il ne se foule pas trop pour ses rondes.*
*Mouais…et alors ?*

*Un jour tu te feras prendre, petite !*
*Peut-être mais en attendant j’en profite !*


Je me faufile discrètement. Il est bientôt 23h, le couvre-feu s’applique. Tout est dans l’art d’être furtif comme un chat et de bien se planquer. Le placard à balai est parfait pour ça. J’attends patiemment jusqu’à ne plus entendre un seul étudiant dans les couloirs.
23h10 ! Parfait ! Je sors et je me rends dans la salle de lutte. On peut y pratiquer plein de sports en fait. Il y a un ring et plein d’accessoires rangés le long des murs et dans les armoires. Il y a tout un parterre de tapis, deux zones tracées au sol dont je ne connais pas l’utilité, et un grand espace vide au fond de la salle. Cette zone n’est pas immense mais assez grande pour que j’y évolue en dansant, et surtout elle est équipé d’un mur tapissé de miroirs.
Je retire mon blouson, mes baskets et enfile mes chaussons. Je règle mon mp3 pour ma première chorégraphie.
Ce soir j’ai besoin de canaliser mes émotions. Dormir m’a fait du bien mais du coup mon cerveau est dans une forme éblouissante. Si je n’extériorise pas mes pensées et émotions en dansant, je risque d’être mal rapidement. Je décide donc de commencer avec « Let her go », c’est une musique de Passenger, mais j’aime beaucoup la version de Jasmine Thompson qui la transcende avec sa voix douce. Cette chanson me renvoie beaucoup à ma maman de cœur et cette période où elle est brutalement partie. Non pas que j’aime pleurer sur mon sort, mais cette période m’a rendu plus forte. J’ai appris la valeur de la vie, de l’espoir et acquis ma force de vivre pour ce que j’aime et non ce que mes géniteurs décident pour moi. Après m’être bien échauffée une trentaine de minutes, j’entame cette chorégraphie avec douceur et amour.

vidéo de la chorégraphie:
 

lien vers les paroles et la traduction de la chanson:
 

Essoufflée, je suis ravie de ce que j’ai fait. Je suis heureuse de pensée à Mary. Elle me manque tellement chaque jour. Assise devant la glace à me regarder, les cheveux emmêlés, les larmes me montent rapidement aux yeux. Et dans ces moments-là, ce sont toutes les douleurs qui remontent en surface. Et bien sûr mon mp3 est de la partie en enchainant sur la chanson qui me parle le plus de ce que je ressens pour mon ex… Il est des plaies insoignables, il est des sentiments antagonistes mais inaltérables… Je le hais autant que je l’aime, et ça me ronge chaque jour un peu plus… Je me lève et entame une chorégraphie improvisée sur cette chanson, pour laisser ma douleur partir. Le visage noyé, le corps en tension, je laisse ma peine glisser sur la musique et mes mouvements.


vidéo de la chorégraphie:
 

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MessageSujet: Re: Cohabitation sportive ! [PV Ashly] Dim 17 Sep - 19:31
Cohabitation sportive !

Jeudi 14 septembre 2017


Rien n’est fixe dans la vie , c’est la leçon que j’aurais pu tirer de cette journée. Fin, non pas que je n’étais au courant de toute cette embrouille, mais au moins, là, c’est officiel. Voilà bien quelques semaines que la rentrée avait commencé et avec elle, une année riche (d’après ma mère qui, je ne sais pas trop pourquoi, s’est mise à voir ma scolarité en pensionnat comme une chose excellente qui ne pourrait m’apporter que du bon pour la suite. Soi-disant que c’est toujours bien d’avoir des contacts… Je crois qu’elle essaye doucement de me dire que je dois viser le haut du panier et qu’avoir des alliés aussi friqués que moi, ça aide… Meh.) et fructueuse. Enfin, ça c’était en théorie, parce qu’hormis Don Juan (aka Nolan Bates pour les deux du fond qui ne suive pas) on ne peut pas dire que je conversais avec grand-monde. Tu me diras, ce n’est pas moi qui vais m’en plaindre, je considère que moins il y a de rapport humain dans la vie de quelqu’un, moins c’est compliqué. J’ignore comment font les nanas ultra sociables pour se souvenir de toutes les tronches et vies des autres… Remarque, c’est peut-être parce qu’elles n’ont pas de vie qu’elles se mêlent de celles des autres, non ? Enfin, ce n’est pas la question et je m’égare. L’année scolaire avait commencé, donc et je devais bien avouer que rester seule dans mon coin et étudier pépère avait quelque chose de pépère… Justement… Ahem. Je menais ma petite vie tranquille : je ne faisais chier personne, personne ne me faisait chier, bref, c’était parfait. Mais, pour une raison sortie du fond du trou de balle d’une chèvre estropiée, j’ai commencé à entendre des choses. Des rumeurs. Des phrases pas très catholiques sur mon compte. Au départ je n’avais pas trop compris pourquoi diable certaines pimbêches de la classe perdaient leurs temps avec moi jusqu’à qu’un nom soit sorti « Nolan ». Bon, vous commencez à me connaître… Je ne suis pas du genre à me dégonfler et j’aime mettre les choses au clair alors j’ai mis les pieds dans le plat et :

- « Tu lui tourne autour ! Tu crois qu’on ne voit pas clair dans ton jeu ? Tu le veux pour toi, avoue ? »
- « …… POUHAHAHAHAHAHAHAHA ! Bordel de couille ! J’suis m-o-r-t-e  d-e  r-i-r-e. T’as sucé un clown ce matin ou ? Nan, parce que, à ta place j’ouvrirais les yeux ma grande. »

Bon, ok, je suppose que me foutre de la gueule de la donzelle n’avait pas aidé à améliorer sa jalousie maladive puisqu’elle m’avait rétorqué la chose suivante :

- « C’est ça ! Rigole, fait genre que ce n’est pas vrai ! Je ne sais pas pour qui tu te prends, mais Nolan n’est pas ta propriété ! Il- » « Parce que c’est la tienne peut-être ? Ecoutes princesse, contrairement à toi, je ne suis pas en manque d’affection pour mouiller et écarter les cuisses face au premier beau petit blondinet venu. Que ta vie et toi soyez pourrie et ennuyeuse à souhait ne te donne pas le droit de venir me casser les burnes. Que les choses soient clair, tu penses faire la maligne avec tes grands yeux bleus et tes bouclettes mais tu fais pitié. Tu dois avoir un sacré complexe d’infériorité pour jouer les reines de la bassecour en manque de fesse. Maintenant imprime bien toi ça dans le crâne gamine : J’apprécie moyennement que tu casses du sucre sur mon dos alors recommence et je te ferais un nouveau visage à la force de mes poings. On verra si ton petit amoureux t’ouvrira les bras quand t’auras la tronche violette de bleu. »

Évidemment, vous vous en doutez, ça c’est assez mal finit. Elle a commencé à chialer, à faire sa malheureuse et moi je me suis retrouvée catégorisé comme une dangereuse psychopathe en moins d’une heure. Je ne vous raconte pas l’ambiance, les regards, les murmures et tout le reste après ça… Et si vous saviez comme ça m’énerve. Et ce n’est pas les propos acerbes de Nolan le midi même à l’encontre de ladite pimbêche qui à améliorer mon humeur. L’après-midi puis le repas du soir avait passé et me voilà seul dans mon espèce de chambre avec trop peu de truc à péter pour me passer la nerf et… Putain, fallait que je tape sur quelque-chose.

« En même temps, on ne peut pas dire que tu y étais allé de main morte. »
« Pas de ma faute si elles sont fragiles les filles de cette académie pourrie. »
« Ah, cette académie est pourrie maintenant ? »
« Tout à fait. »
« Même ce fameux gymnase avec un équipement conçu pour te défouler en toute légalité ? »
« … Je rêve ou tu me pousse à faire le mur ? »
« Mais je n’ai rien dit petite Ashly. »
« T’es bien le seul point positif de cette journée, toi. »
« Huhuhuhu, je rêve ou tu commences à m’apprécier ? »
«  Tu rêves. »

Sur ces doux mots d’amours, je me suis levée de mon lit, prit mon sac que j’ai fourré d’une serviette, bouteille d’eau et de biscuits, avant d’enfiler mon débardeur, mon legging de sport, mes baskets et mon sweat et de sortir de ma piaule avec la discrétion d’un chat. Ce n’est pas la première fois que je sors, en fait, j’ai rapidement comprit comment fonctionnait les rondes ici. D’habitude Dio ronchonne quand je fais ma rebelle mais pour une fois qu’il se montre grand-prince… Fonçons !

La salle du club de sport regorge de nombreux équipement et j’ai pris l’habitude de beaucoup la fréquenter en ce moment. Sur le chemin, je fourre mon casque et un bon vieux son épic et j’entame mon défouloir par un petit jogging jusqu’à la salle. Normalement, à cette heure-là il devrait avoir perso-Whut ? En ouvrant la porte, un filet de lumière est entré dans le couloir. Merde ! Le gardien ! Je m’accroupie et ouvre, discrètement, un peu plus la porte. Non, ce n’est pas le gardien… C’est une fille… Et je la connais… Je crois… Putain, cette petite blonde me dit quelque chose. Ah oui ! C’est une nana de ma classe. Merde… Bon bah je vais me casser vite fait bien fai- BOUM !

J’ai heurté une caisse de gant de boxe qui s’est écroulé par terre dans un bruit absolument pas discret. Je me retourne un peu honteuse, elle me regarde, je la regarde… Et merde.

- « … Je te dérange, non ? » Naaaaaaan tu crois ? Tss mais quelle grognasse je fais parfois ! « Jolie danse, en tout cas… Ahem. J’étais venue donner quelques coups dans un sac de frappe mais vu que c’est occupé… Bon bah, heuuuu… Ahem… Je file ? Je suppose ? »



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MessageSujet: Re: Cohabitation sportive ! [PV Ashly] Lun 18 Sep - 23:34

Cohabitation sportive
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BOUM !

Je sursaute. Je ne suis pas seule ! Mon casque sur les oreilles, je décale toujours l’oreillette gauche pour surveiller les bruits alentour. J’ai une excellente audition. Et là, le « BOUM » ne fait aucun doute. Il y a quelqu’un dans la pièce. Et ce n’est pas le gardien sinon je l’entendrais déjà m’engueuler. Du coup, ça m’inquiète encore plus. Si jamais c’était quelqu’un de malveillant ?

*Je ne doute pas que tu saurais te défendre, petite. Mais soit prudente !*
*Heu oui, je vais essayer !*


Il est pas du genre rassurant pour le coup, le Nono ! Je me retourne doucement et m’avance vers la source du bruit. Me voilà face à une nana de ma classe ! Merde alors ! Même ici à cette heure, je ne peux pas avoir la paix !

*Leï ! Soit correcte quand même !*
*Hey, faut savoir toi !
Tu m’as dit de me défendre !*

*Contre un agresseur potentiel. Cette demoiselle ne semble pas vouloir t’attaquer !*


Ma tête doit bien montrer à la fille que je ne suis pas vraiment heureuse de la découvrir ici. Mais bon, comme aucune de nous ne devrait être là, j’essaye de décrisper mon visage pour paraitre le plus neutre possible.

- « … Je te dérange, non ? »


*Non ! Tu crois ?*

*Laureleï…fais un effort.*

- « Jolie danse, en tout cas… Ahem. J’étais venue donner quelques coups dans un sac de frappe mais vu que c’est occupé… Bon bah, heuuuu… Ahem… Je file ? Je suppose ? »


*Tu vois ! Elle aussi semble avoir besoin de se défouler.*
*Pffff… Disons que je peux faire un effort.
Mais bon c’est pas ma copine quand même…*



Je soupire et essaye de lui sourire. Enfin disons que je fais moins la tronche quoi ! Bah oui vous croyez que ça me plait d’être surprise le visage noyé de larmes. Mais bon comme elle a l’air d’apprécier ce que je fais….
Me rendant à mon sac, j’essuie mon visage en lui parlant.

- Merci. Tu peux rester, si c’est pas dans ma zone d’évolution…

*Tu n’as vraiment rien de plus à lui dire. Tu sais essayer de faire une discussion pour apprendre à vous connaitre...*
*Pourquoi je ferais ça ?*

*Avoir l’air aimable, sociable, normale ?*
*Pfffff*

*Et puis tu t’es bien marrée quand elle a remis la pimbêche à sa place…*
*Nono tu es un vil manipulateur…*

*Quand il s’agit de te rendre plus conciliante et aimable, oui j’essaie*


Je bois de l’eau et m’avance un peu vers elle.

- C’est Ashly, je crois ? Tu t’es pas fait mal au moins en tapant ce machin ? Besoin d’aide peut-être pour ramasser ces gants ?


*Mon air intéressé et conciliant,
sied-il à Monsieur ?*

*Oui, on progresse.*


Je m’accroupie pour ramasser une paire de gants.

- La vache ! Ça pèse ces machins !

Je la regarde sincèrement surprise. Elle n’a pas l’air hypermusclée pourtant !

* Ah ! L’habit ne fait pas le moine ! Je n’arrête pas de le répéter !*

*Oh ça va, monsieur Je Sais Tout !*


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MessageSujet: Re: Cohabitation sportive ! [PV Ashly] Sam 30 Sep - 22:13
Cohabitation sportive !

Je crois qu’en terme de discrétion et d’entrée en scène… C’est tout simplement parfait. Félicitation Ashly, 20 sur 20, médaille d’or, oscar de la meilleure catastrophe ambulante. Youhou. J’espère juste que mon boucan monstrueux ne va pas attirer cette personne aimable, adorable et foutrement compréhensive qu’est le gardien du bahut. Avec un peu de chance, le dit gardien est sourd parce qu’il se touche un peu trop souvent la nouille ? Ou alors il est peut-être aussi intelligent qu’un PNJ de Skyrim ? Je ne sais pas. J’espère sincèrement en tout cas. Non pas que j’en ai quelque chose à foutre d’enfreindre les règles, mais depuis mon arrivée chez les M, j’ai l’impression que le mot « punition » peut s’avérer être nettement plus douloureux et grave que la simple heure de colle.

Enfin, le carton tombé, ma maladresse légendaire rendue officielle et après une dizaine de jurons proférés dans ma barbe ma camarade a enfin une lueur d’intelligence et ouvre la bouche pour me répondre… Meh, bien jouée petite, même si on est dans la même classe. Je n’aurais pas pu mieux répliquer. Je ne me fous pas en rogne malgré son commentaire, après tout la demoiselle n’a pas tort et à sa place j’aurais sûrement balancé la même réplique, avec un ton nettement plus blasé en prime. Puis, vu notre situation clandestine, on va éviter de lever la voix, d’une ça ne servirait à rien et de deux ce serait le meilleur moyen pour finir dans le bureau du dirlo et… Croyez-le ou non, ce vieux gars me met mal à l’aise. Plus encore que le médecin scolaire et moi qui suis une phobique des médecins et des hôpitaux, bah, c’est un signe.

Au moins, la demoiselle ne me vole pas dans les plumes et je ne vous cache pas que je suis plutôt soulagée de ne pas me faire virer comme une mal propre. Nan, parce qu’entre nous, j’avais vraiment besoin de taper sur quelque chose, sans quoi demain j’allais sûrement crever les yeux de cette blondinette snobinarde et insupportable qu’était Sharpey.

- « T’en fais pas, je respecte les règles de ton Fight Club. »

« Qu’est-ce qu’un Fight Club ? »
«  … T’as vraiment aucune culture mon pauvre Dio. »
« … M-MAIS ! »
« Je te ferais voir, me hurle pas dessus. »
« Gnagnagna, tu ne dirais pas ça si tu restais enfermée plus d’un millénaire ! »
« Un millénaire ! Ça vous fiche un de ces torticolis ! »
« ARRETES AVEC TES REFERENCES ! »  

Intérieurement je me marre, pour une fois que c’est moi qui ai le dessus. Enfin, avant de me frotter à un sac de frappe, fallait peut-être que je range un peu tout le Bazard que j’ai fait. Je soulève quelques paires de gants que je me calle sous le bras avant de les ranger soigneusement dans la caisse. La demoiselle me demande si j’ai besoin d’aide et histoire d’aller plus vite je lui hoche gentiment la tête. On ira nettement plus vite comme ça et plus vite j’en aurais terminée plus vite je pourrais me mettre à taper joyeusement et en toute l’égalité dans ce foutu sac de frappe.

La réaction de ma camarade me fait doucement sourire. Lourd ? Les gants ? Je me la pète sans doute trop mais je n’ai jamais eu l’impression que ça pesait « lourd » ces choses-là. Au contraire. Je ramasse une autre paire en pouffant un peu intérieurement.

- « Question d’habitude, sans doute ? »

Je termine de ramasser mon merdier avant de regarder le sac de sport de ma camarade.

- « Tu danses souvent le soir ? Je veux dire, tu répètes un spectacle ? »

Je suis plutôt admirative des gens capables de se donner à 110% pour quelque chose d’autre que la procrastination. Ça n’a jamais été mon cas mais j’avoue que la demoiselle pique ma curiosité. J’en profite pour installer le sac de frappe dont je vais me servir tout en écoutant la réponse de ma camarade.

- « Laureleï… Je crois ? C’est sympa de me laisser faire quelques frappes, en tout cas. Merci. »



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MessageSujet: Re: Cohabitation sportive ! [PV Ashly] Lun 2 Oct - 0:45

Cohabitation sportive
avec Ashly Nylstroom

Ashly n’a pas l’air très en joie, mais bon je ne m’en mêle pas et ça ne m’importe pas forcément. Alors que je lui dis mes souhaits si elle reste. Elle est cool. J’apprécie sa réponse qui me laisse la main, sûrement en tant que première squatteuse des lieux.

*Fight Club ?*
*Oui, salle de combat… ou du genre…
Juste que c’est mon lieu, ma place
parce que j’y suis arrivée la première.
Donc j’ai priorité sur les règles.
Enfin je crois que c’est ce qu’elle veut dire…
j’y connais que dalle moi en boxe
et tous ces trucs de combats…*


Nono, n’insiste pas. Alors que j’aide la fille à ramasser son bordel, je sens bien qu’elle doit s’amuser de me voir peiner avec ce matos, lourd comme une enclume. Mais elle prend soin de ne pas me toiser et je laisse tomber. Je n’ai pas envie de chercher la bagarre. Et puis je perdrais surement vu le sport qu’elle pratique. Je ne suis pas une violente physique moi ! En plus, elle enchaine vite, assez avenante j’avoue, sur mon sport alors je ne peux qu’apprécier

*T’es quand même une hypocrite, là.*
*Un peu ouais !
Oh ça va !
C’est pas comme si
on allait devenir amies.
On ne s’est pas adressées
la parole une seule fois en cours,
c’est pas maintenant
qu’on va super s’apprécier !*

*Qui sait !*


Encore une fois, vaut mieux ignore ce vieux roublard ! Monsieur a toujours raison !
Je dépose les derniers gants et souris à la fille pour la remercier de sa question.

- Je danserai H24 si je pouvais ! Je vais bientôt préparer un concours en fait. Mais je répète et travaille la danse tout le temps. C’est ma passion, ma vie. Il n’y a que ça qui m’importe. Et comme j’ai un très mauvais sommeil depuis…

Je tapote ma tête.

- … enfin tu sais. Ce foutu dieu. Bah autant utiliser mon temps éveillé à danser. Et puis franchement c’est bien la journée de cours la plus ennuyeuse de la semaine.


*T’oublie ta sieste à 17h et ton mal de crâne.*
*Elle s’en fout.
Déjà je fais la conversation, c’est bon!*

*T’es exécrable !*
*Pas pour tout le monde, apparemment.*



Et en effet, apparemment j’ai pas l’air d’excéder ma camarade. Voilà qu’elle se souvient de mon prénom et qu’elle me remercie. Je la regarde un peu surprise. En général, on se moque de mon prénom germanique et on ne retient que ma « bonne humeur » quotidienne du genre « foutez-moi la paix ».
Me voilà à bafouiller, tellement je ne m’y attends pas.

- Heu… bah… de rien, Ashly. Je n’ai pas le monopole des salles et puis il y a largement de quoi pour nous deux. Je danse avec mes écouteurs sur la tête de toute façon.

Gênée, je reprends la direction de la zone libre.

- Bon bah défoules-toi bien alors !

Je remets mes écouteurs sans vraiment attendre de réponse.

*Il n’y a pas à dire, tu es l’aisance même dans les discutions amicales !*
*Tu comprends quand je te parle ?
Je ne veux pas d’amis.*


Nono grogne et se lance encore dans un discours sur les relations humaines, les bienfaits de l’amitié, et blabla, et blabla.

Je mets une de mes musiques préférées, bien à fond ! Je ferme les yeux en me positionner au centre de la place. M’isoler de ce jacassement sans intérêt. La musique m’emporte et je danse plusieurs fois de suite la chorégraphie avec une intensité que je ressens jusqu’aux tréfonds de mon âme. Je répète aussi certains mouvements plusieurs fois pour les parfaire.

Vidéo de la chorégraphie sur Cheap de sia:
 


Au bout d’une heure, je finis par m’allonger au sol pour récupérer de cet effort intense. La musique continue, je la baisse un peu et en fond j’entends les frappes d’Ashly. Mon ventre gargouille. Voilà que j’ai faim, et j’ai rien pris dans mon sac. Tant pis ! Retirant mes écouteurs, je vais vider ma bouteille d’eau tout en observant la fille taper dans son sac. J’avoue c’est impressionnant, mais ça me semble totalement incompréhensible comme comportement. Je serais curieuse de savoir ce qu’elle trouve d’attirant de ce sport, c’est violent et masculin. Certes il y a une certaine grâce dans ses mouvements, surtout ses déplacements. Mais bon, elle ferait mieux de danser.
Je suis néanmoins captivée par son endurance et viens m’asseoir sur un sac à proximité d’elle pour regarder tout en finissant de m’hydrater et m’éponger.

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MessageSujet: Re: Cohabitation sportive ! [PV Ashly] Dim 8 Oct - 19:25
Cohabitation sportive !

Elle en a de la chance. C’est un peu ce qui m’est venue à l’esprit en l’entendant me parler de danse. Je ne saurais pas l’expliquer clairement, mais j’en viendrais presque à lui envier cette capacité qu’elle a de se plonger dans quelque chose, comme ça, avec autant de bonheur et d’intensité. Je ne sais pas, j’ai l’impression qu’avoir une activité récurrente dans sa vie, une passion, quelque chose qui nous fais vibrer est quelque chose de simple, de commun. J’ai l’impression que c’est un passage obligé, que n’importe quel être humain sur cette foutue planète a « son truc à lui ». Mais en ce qui me concerne, et bien, je dirais que ce n’est pas le cas. Je n’ai pas de passion, rien que je puisse comparer à ce que semble ressentir ma camarade quand elle me parle de ces moments où elle laisse libre cours à ses mouvements, à ses sentiments. Mes parents vous diront bien que pour moi ce serait l’écriture, mes carnets noircis d’histoires, mes dizaines de dossiers textes et mes quelques prix pourraient, en effet, en convaincre plus d’un. Perso, je n’irais pas jusque-là. J’aime bien écrire, c’est vrai, comme j’aime bien jouer sur mon ordi ou bouquiner. J’écris parce que ça me détend, parce que j’extériorise mais je peux me passer d’une plume ou de word sans grands problèmes. Je pense même y prendre du plaisir plus parce que je sais être douée que parce que j’en ai besoin. C’est peut-être con, mais ça me semble logique. Je déteste les maths parce que je suis une bite avec des chiffres. J’aime écrire parce que jusqu’à maintenant mes textes ont toujours rencontrés du succès. C’est aussi simple que ça. Vu sous cet angle-là, je n’ai pas de passion. En général je m’en branle pas mal mais, meh, à chaque fois que je rencontre quelqu’un avec ce genre de choses en lui, avec une « passion », j’ai cette espèce de sentiment de vide. Comme-ci, comparé aux autres, quelque chose clochait. C’est peut-être pour ça, que malgré sa tronche de cake, Nolan est un gars qui me parle. Dans un sens, je pense qu’on est autant blasé l’un que l’autre, on a des façons différentes de supporter et vivre avec ce je-m’en-foutisme constant, mais dans le fond, je pense qu’on est tous les deux dans un monde bien éloigné de celui de Laureleï. Enfin, c’est sans doute tant mieux pour elle. Elle est capable de vivre sa vie à fond et dans un but précis. C’est une chance, on est des centaines de milliers à ne pas en être capable.

Je lui souris un peu, je la trouve assez humaine. J’ai tendance à me crisper aux contacts des gens. J’exècre les rapports humains. Les sorties entre potes, les soirées, l’art du paraître… Autant de choses qui ne me parlent pas. Qui ne me parleront sans doute jamais. Appelez ça de l’excès pudique. Ce n’est pas faux. Cependant, c’est peut-être le fait d’être dans l’illégalité la plus totale ou d’être en compagnie d’une fille qui n’en a, semble-t-il, rien à foutre de ma tronche mais je me sens plutôt détendue, là tout de suite. Je me contente de la remercier de nouveau d’un mouvement de tête puis la laisse repartir dans son entraînement avant de me diriger vers le mien.

« Ooooooh, est-ce que nous serions sur le point d’assister à la naissance d’une amitié ? »
« Ta gueule. »
« Roooh. Avoue que c’est tout de même plutôt exceptionnel de te voir agir comme ça. »
« … Tu sais, ce n’est pas parce que je répugne à avoir une vie sociale active que je suis un putain d’ours des cavernes qui grogne sur tout ce qui passe. »
« ….. »
« …. Quoi que. »
«  Ah. Tu vois. »
« Meh, sans doute la pleine lune. »
« Ou plutôt l’effet Sharpey. »
« Je t’avoue que, ouais, à côté d’elle le reste du monde me parait nettement plus sympathique. »

J’en profite pour commencer à donner quelques coups tout en regardant de temps à autre, distraitement, ce que fais ma camarade. Putain, elle est douée. Fin, la néophyte que je suis ne voit en ces mouvements qu’une espèce de blougiboulga improvisé mais, étrangement, gracieux. J’ai toujours eu un peu de mal avec les arts modernes. Disons que je suis quelqu’un d’assez cartésien, dans le fond, et que l’art s’assimile pour moi à une technique qu’on sublime et maîtrise plus ou moins bien au fil du temps. J’ai du mal à trouver le « beau », « l’art » dans un style qui s’affranchit de la technique de base pour en faire quelque chose d’unique et de propre à la sensibilité d’une personne. Cependant, malgré le côté très décousu de la chorégraphie de ma camarade de mur j’y trouve une certaine fluidité. Je me doute bien que plus que la beauté des mouvements qu’elle exécute, chacun de ses pas ont pour but de raconter une histoire, de faire passer un message. Message que seule elle peut sûrement comprendre, d’ailleurs. Je gratte un peu la tête avant de repasser sur mon sac de frappe.  Une heure passe, peut-être plus. J’ai tendance à ne pas voir passer le temps quand je frappe quelque chose. Le choc entre mes poings et le sac me fait du bien, ça me défoule, ça me vide la tête. En général, ce sont mes muscles et mon endurance qui viennent me rappeler à l’ordre. Dans le cas présent, mes bras commencent à fatiguer et c’est en sentant les douloureux signaux de détresses qu’ils m’envoient que je donne un dernier coup pour ensuite laisser mes bras pendre. Piouuuuf, ça c’est fait. Je me laisse tomber sur le sol en soupirant malgré moi d’aise avant de lever les yeux pour voir ma camarade assise.

- « Fini de danser ? »

« J’y pense, Ashly, mais elle a pas l’air de porter dans son cœur les blonds. »
« Whut ? »
« Je disais qu’elle avait pas l’air de bien apprécier ton Nono. »
« Hein ? »
« …. Je parle de Nolan ! »
« Aaaaaaaah… Et ? »
« ET DONC REBONDIT SUR LA SITUATION ! »
« M... Pardon ? »
« Vous avez un point commun ! C’est le moment de l’exploiter ! Je ne sais pas, propose-lui de faire quelques frappes ? Reste pas dans ton coin ! Je la sens bien cette petite ! C’est l’occasion de te sociabiliser ! Puis, avec un peu de chance tu pourrais lui faire changer l’avis qu’elle semble avoir sur Nono ? »
« … Mais… Qu’est-ce que ça peut me faire qu’elle encule Nolan dans a tête ? Je veux dire, on peut pas aimer tout le monde et Nolan est une sacrée tête de con quand il s’y met du coup je la compr-»
« ASHLY ! »
« Oui ! Oui ! Ça va ! »

Je me relève. Qu’est-ce qu’il peut me casser les burnes quand il s’entête l’autre alcoolo. Je n’aime pas me mêler de la vie des gens. Je n’aime pas fourrer mon nez dans l’intimité d’autrui. Puis, c’est bon quoi, qu’est-ce que ça peut me faire que Nolan soit détester par une nana ? Tsss… Je retire tout ce que j’ai dit de bien sur le compte de cet abruti. Avoir Dionysos dans sa tête c’est PIRE que tout.

- « Ahem… Heu… Dis-moi, ça te dirais de faire quelques frappes ? Pour essayer ? J’ai une espèce de crétin qui me hurle depuis cinq minutes que t’as pas l’air de porter l’autre blondinet du MST, je parle de Nolan, dans ton cœur et que c’est l’occasion de se rapprocher… Enfin bref. Il me lâchera pas tant que je t’aurais pas proposer du coup bah… Voilà ? »

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MessageSujet: Re: Cohabitation sportive ! [PV Ashly] Dim 8 Oct - 22:33

Cohabitation sportive
avec Ashly Nylstroom

Ashly semble totalement absorbée dans ses frappes. Elle est impressionnante. On ne dirait pas en regardant son allure. Elle fait ma taille à peu de chose près. Et côté poids-carrure, ça ne doit pas être très différent. Elle n’a pas les épaules qu’on peut voir sur les boxeurs aux championnats qui sont diffusés sur le petit écran. Par contre elle a des jambes fines et musclées, aucun doute là-dessus.

*En fait c’est une sorte de danse, sauf que tu frappes.*
*Pour les jambes, oui, pas faux.
Le haut du corps lui est soumis
aux mêmes mouvements répétés…
C’est différent…
Enfin, je n’y connais rien.
Mais elle a une sacrée énergie !*

*Comme un petit bout de femme de ma connaissance !*
*Ce qui sous-entends ?*


Je le vois venir avec ces gros sabots, le marin ! Il va pas encore remettre son histoire de sociabiliser et se faire des amis sur le tapis !

*C’est ça. Fait comme si t’avais pas compris, petite peste !*
*Ma réponse est immuable…*

*Pourtant elle semble sympa, et agit beaucoup comme toi… s’isole loin des gens…*
*Bah elle a raison, et ses raisons !*


Ashly s’écroule volontairement au sol pour récupérer de son intense effort. J’avoue lui servir un regard impressionnée. Ça ne m’arrive pas souvent ces derniers temps, alors c’est qu’elle m’a vraiment bluffée. Je luis souris alors qu’elle redresse et s’aperçoit de ma présence.

- « Fini de danser ?»


J’acquiesce en lui souriant.

- Ouais j’ai bien ma choré dans le corps ! Et je commence à fatiguer et avoir faim, pour être honnête. Mais t’es impressionnante, j’avais jamais vu de boxe de près.

Je la vois rouler du regard. Hum m’étonnerais pas que son dieu lui prend la tête. Je fais exactement la même tronche quand Nono devient excessivement agaçant.

*A t’écouter, on dirait que nous autres, dieu, ne savons que vous « taper sur le système », comme tu dis souvent.*
*Bah vous êtes les
envahisseurs, quand même !*

*D’accord, mais je ne cherche pas à prendre ton contrôle, contrairement à certains, et je pense que je t’aide quand même un peu socialement parlant.*
*Tu me prends la tête,
socialement parlant, mais
j’avoue que t’es pas un méchant,
enfin pas pour le moment !*

*ça fait toujours plaisir... mfrmfrmfr*

Nono bougonne mais ça ne retire pas mon sourire. Avoir dansé autant et surtout avoir réussi à obtenir ce que je voulais comme fluidité sur ma chorégraphie, me rend de bonne humeur. Ashly me surprend en s’approchant de moi. La surprise n’était pas terminée…

- « Ahem… Heu… Dis-moi, ça te dirais de faire quelques frappes ? Pour essayer ? J’ai une espèce de crétin qui me hurle depuis cinq minutes que t’as pas l’air de porter l’autre blondinet du MST, je parle de Nolan, dans ton cœur et que c’est l’occasion de se rapprocher… Enfin bref. Il me lâchera pas tant que je t’aurais pas proposé du coup bah… Voilà ? »


Imaginez donc ma tête qui passe par tous les airs possibles.

« Faire des frappes », déjà… Etonnement pur et inquiétude… Jamais fait, et je tiens à mes mains.

« une espèce de crétin qui me hurle depuis cinq minutes »… il doit être cousin de Nono…
*Hey ! je t’entend ! On ne sait même pas qui la possède !*

« l’autre blondinet du MST »… un fou-rire me guète ! J’aurais pas cru qu’elle puisse le voir ainsi, elle parle relativement beaucoup avec ! Ce qui d’ailleurs me rend très suspicieuse
« c’est l’occasion de se rapprocher »… ouh là… C’est une obsession divine la sociabilisation, l’amitié, et j’en passe ? Ma suspicion est au taquet là !

Heureusement Njörd s’abstient de tout commentaire.

Je sonde Ashly du regard pendant quelques secondes. Je ne sais trop quoi en penser. J’ai besoin de rassembler mes idées.

- Heu… J’ai du mal à saisir… Tu parles souvent avec… Tu l’aimes bien toi ? Tu veux me convaincre que c’est pas un petit con prétentieux ? Jte préviens c’est peine perdue ! Par contre j’adopte à 100% ton appellation ‘blondinet du MST’, je la retiens celle-là !

Je lui souris. Oui bon j’ai peut-être espoir qu’elle est bien sincère et ne cherche pas à faire ami-ami pour que je sois tout miel avec le « cassos de l’amour ».

- J’ai du mal à comprendre pourquoi tu fais ami-ami avec ce « bouffeur de pimbêches »… Mais bon c’est ta vie, tu fais ce que tu veux. Par contre j’avoue que j’ai adoré ta manière de remettre en place celle de tout à l’heure.

Bah voilà, le fou-rire est libéré.

- Tu sais très bien frapper avec les mots. Je t’envie ça sincèrement ! Moi j’ai pas de réparti. Donc c’est tout aussi bien d’éviter les gens… Et ils veulent tous toujours devenir ton ami… Incompatibilité d’humeur immédiate !

Je soupire, regardant le sac de frappe. Un brin mélancolique ? Non ! Hors de question ! J’ai déjà évacué tout à l’heure. Ashly a déjà vu mon visage en larmes une fois, suffit !! Revenons à sa demande initiale.

- Enfin bref, pourquoi pas essayer. Mais je n’ai jamais fait. Et un truc important : je ne veux pas foutre en l’air mes mains. J’en ai besoin pour mes acrobaties en danse.

Je grimace, elle va me prendre pour une chochotte sûrement. Mais s’il y a vraiment un truc que je ne mettrais pas en péril c’est les concours. Je dois être en état physique. D’ailleurs c’est pour ça, entre autre, que j’ai pas adhéré à cet évent de bataille…

*T’es pas une violente dans l’âme, petite, et j’apprécie beaucoup ça chez toi.*
*ça sert à rien de faire mal…
Faut vraiment m’insupporter pour que je frappe…*

*Hum...*

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MessageSujet: Re: Cohabitation sportive ! [PV Ashly] Dim 22 Oct - 18:02
Cohabitation sportive !

Là, elle me pause une colle. Damm, ce que je n’aime pas être mise face à mes propres contradictions ! Enfin, d’une certaine façon, je lui ai tendue la perche alors ce serait bien batard de ma part de m’insurger contre sa question. J’ai du mal à définir la nature de mes relations. Fin’, il serait plus juste de dire que je n’ai jamais été douée pour mettre les gens dans des cases. Amis, ennemis, amours, toutes ces choses-là me semblais très vague. Fin il y avait des gens que j’appréciais, d’autres moins. Sharpey en est un bon exemple : je lui pisse à la ray mais elle n’a pas une place exceptionnel dans ma vie. Je pense que d’ici mon diplôme j’aurais oubliée jusqu’à son nom. Pour ce qui concernait Nolan, je l’appréciais oui mais il n’en restait pas moins qu’il avait ses gros défauts. Dans un sens, je pouvais aisément comprendre pourquoi la blondinette voyait rouge quand on évoquait son nom. Cependant :

- « Tu sais, ce que tu penses de lui ne regarde que toi et j’ai autre chose à faire que de convaincre les gens. Si tu ne l’aimes pas c’est que tu dois avoir tes raisons et je n’ai aucun droit de les juger. » Je me permets de lui lâcher un faible sourire. Je serais bien mal placée pour lui tenir un quelconque discours moralisateur. « Mais en ce qui me concerne, ouais, je l’apprécie. » Je me demande bien pourquoi dans un sens. Parce qu’il est, dans le fond, aussi blasé que moi ? Parce qu’il est plus solitaire que le monde ne semble le croire ? Peut-être parce que je suis tellement individualiste que je me fiche totalement de sa life et de ce qu’il peut faire de son temps libre ? J’écoute attentivement le discours de la blondinette avant de ricaner dans mon coin. « Faire ami-ami ? C’est l’impression que je donne ? » Je soupire un peu en cherchant moi-même une explication logique à ce que je ressentais. « C’est un con. Ce serait mentir que de dire que Nolan Bates est un petit ange incompris de ses camarades. Je comprends très bien qu’on ne puisse pas le blairer, normalement je devrais-même me placer parmi ces personnes-là. Mais voilà, je ne le déteste pas. Il a ses défauts comme tout le monde je te dirais. Il est agaçant, chiant, il a un concept de l’intimité assez inédit et il peut être encore plus langue de vipère qu’une pimbêche fana de télé-réalité mais à côté de ça, il sait se montrer sympa. Il insiste pas quand je ne veux pas parler. Il ne pose pas de questions indiscrètes. Il a un certain sens de l’humour aussi. » Je sonde quelques seconde la blondinette avant de pousser un soupir. « Le portrait que je te dresse te surprends, hein ? C’est normal, on ne connaît jamais réellement les gens à 100%. Il y a des tonnes de choses que je ne saurais jamais sur lui comme il y en a des centaines qu’il ne saura jamais sur moi. Je pense que tout est une question de vision des choses. Nolan ne s’est pas montré sous un angle qui te plais, du coup tu ne l’aimes pas. Je me fiche bien, de ce qu’au final, tu peux éprouver pour lui mais je te dirais juste qu’en définitive on ne peut pas résumer quelqu’un à ce qu’il montre. Qui sait, dans un mois je pourrais bien lui cracher à la gueule. Pour le moment il ne m’a rien fait, alors j’ai aucune raison de lui faire la tronche. C’est aussi simple que ça. »

Je pense que niveau « bonjour, je suis blasée » j’ai explosé les compteurs. Je souris un peu face au ton totalement monotone que j’avais employé et m’étire un peu histoire d’occuper mes membres rester bien trop longtemps statiques. Je ricane un peu au « compliment » de la blondinette avant de me relever et de frotter nerveusement mon cuir chevelu.

- « Je ne sais pas si c’est une si bonne chose que ça d’avoir de la répartie. Au final, avoir du franc parlé t’isole plus qu’autre chose. Je n’ai pas tellement une bonne réputation de la classe à cause de ça. Enfin, tu ne devrais pas te prendre la tête, t’éviteras pas les pimbêches et les hypocrites intéressés. Continue d’être comme tu es et si les gens veulent vraiment te connaitre, ils n’iront pas te reprochés d’être ce que t’es. Ils t’accepteront et si jamais le feeling passe bien vous ferez des efforts tous les deux sans vous en rendre compte. »

J’invite donc ma camarade à se diriger vers le sac. Je peux comprendre sa crainte de se péter les mains mais j’avoue que son petit air peureux me fait rire. J’entends Dio pousser un « moooooooh » attendri et j’ose prendre la blondinette par les mains pour lui fermer correctement son poing.

- « T’as pas à avoir peur du sac, le but c’est pas de lui faire faire un 360°. » Je lui montre doucement les faiblesses de la main avant de reprendre. « Là, c’est la partie fragile de ta main. Si tu frappes fortement sur cette partie-là, ouais, t’as toutes les chances de te flinguer les pattounes. Cependant, quand tu veux donner un coup à quelqu’un c’est plus cette partie-là que tu utilises, donc pas d’inquiétude. Encore une fois, le but ce n’est pas de frapper comme une tarée le sac. Un coup n’a pas besoin d’être fort pour être puissant. Par exemple… Hmmm… Une danse n’a pas besoin d’être ultra complexe pour faire de l’effet, bah là c’est la même chose. Ce qui compte, c’est de frapper au bon endroit ou dans notre cas de frapper suffisamment pour se dégager les neurones de la pollution ambiante. »

Je lui montre ensuite plusieurs coups et l’invite à faire de-même en surveillant bien qu’elle ne se fasse pas mal. Je l’invite même à penser à une certaine « Madona masculine » pour se donner du cœur à l’ouvrage. Le temps passe mais je n’ai pas envie de rentrer dans ma piaule tout de suite. En fait, je dois vous dire que je me sens plutôt bien, là, avec elle. Je n’irais pas jusqu’à dire que je m’amuse mais je trouve ça agréable, pour une fois, d’être avec un autre être humain. Je ne sais pas si c’est l’assistance mentale de Dio ou la simple envie d’en savoir plus mais je me permet de lâcher presque timidement la chose suivante :

- « Tu serais prête à apprendre quelques pas de danse à une nana qui a la grâce d’un poids lourd ? »

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MessageSujet: Re: Cohabitation sportive ! [PV Ashly] Sam 28 Oct - 16:07

Cohabitation sportive
avec Ashly Nylstroom

J’avoue qu’Ashly marque des points. Elle ne cherche pas à me persuader que j’ai tort de ne pas avoir une haute opinion du « blondinet des MST ». Bon elle semble assez ‘brut de pomme’ et m’explique comment elle le perçoit. Ce n’est pas forcément flatteur pour lui mais elle tempère par de bons côtés qu’elle lui trouve. Je ne vois vraiment pas ces bons côtés, même en cherchant bien.

*Parce que tu le connais pas. Tu évites tout dialogue avec lui.*
*Et je m’en porte mieux !*

*Mais Ashly semble assez neutre dans sa relation avec lui. Elle me fait l’effet d’une personne de confiance. *

Encore avec ses gros sabots ! Je ne réponds pas à Nono et continue d’écouter Ashly. En fait elle parle de lui mais comme si elle décrivait un tableau sans plus d’intérêt. Sa voix, son visage, son regard sont neutres, limites inexpressifs.

Je ne lui réponds pas. Ai-je vraiment envie de débattre sur le sujet de cet individu ? Je garde en tête certains points et sa question aussi. Je dois d’abord digérer ce qu’elle me dit. Ashly réagit alors sur mon compliment. Enfin pour moi c’en est un, mais il semble qu’elle ne le voit pas forcément comme ça. Avoir une bonne réputation ? Si elle savait comme aujourd’hui c’est le genre de truc qui me passe totalement au-dessus. Ce qu’on pense de moi, je m’en fous royalement. Qu’on me foute la paix, c’est tout ce qui m’importe.

Hou là je bloque là !

- En fait, je m’en fous qu’on m’accepte ou pas ! Personne ne me connait. Personne ne me connaitra plus jamais. Je reste dans mon coin, parce que j’y suis bien mieux seule. Les gens sont rarement ce qu’ils semblent être. Et je crois que les « gentilles » sont peut être les plus fausses. Je ne dis pas ça pour toi. T’es cash, et j’aime ça. Mais désolée, oui je suis surement ultra méfiante, mais je ne compte pas me prendre un mur une nouvelle fois. Traite-moi d’égoïste si ça te chantes. Ça me passe au-dessus.

J’ai débité tout mon discours alors qu’Ashly m’entraine vers le sac de frappe. Elle ne rebondit pas sur mes propos et enchaine sur la manière de frapper.

*Peut-être fait-elle comme toi, elle emmagasine tes paroles pour en reparler après. Elle veut peut-être te laisser te défouler de toute cette amertume.*
*Arrêtes de jouer au psy !
Ça me va bien, moi qu’on parle de sport !*

*Miss j’évite les sujets difficiles… *
* C’n’est pas vrai !
Je compte bien lui
répondre à sa question sur
« ami-ami » avec le petit con,
mais après avoir essayé ce truc.
Laisses-moi écouter.
Je ne veux pas me casser les mains !*


Njörd se tait enfin et j’écoute attentivement Ashly. Elle est limite drôle. « pattounes » ? elle me parle comme si j’étais une gosse ou quoi. Je la sonde du regard. Elle est quand même plus sympathique que l’image qu’elle donne en cours. Je dois bien l’admettre. En fait, elle explique très bien. Et trouve même le parallèle parfait pour m’expliquer ses propos : la danse. Je lui souris. Non, elle ne me prend pas pour une enfant ou une débile profonde. Elle est juste attentionné. Ce qui dénote vraiment avec l’image que j’en avais jusqu’à maintenant.

*Le sport est un très bon moyen d’apprendre à connaitre la vraie nature des gens.*
*Mets-toi en pause, psy de pacotille !*


Je soupire alors qu’elle me montre des coups. Ah sa tête, je me rends compte de ce soupir.

- Pardon ! Je ne soupirai pas par rapport à toi et ce que tu m’expliques. C’est Nono qui me fait ses leçons de psychanalyses à deux bales, là-dedans, expliquè-je en tapotant ma tête.

Lorsqu’elle me suggère le petit con comme représentation du sac, je lui sers un énorme sourire. Si elle savait que c’est exactement ce dont j’ai besoin pour me décider. J’applique rigoureusement ses conseils. Au début, je frappe vraiment doucement. Oui je suis une froussarde quand il s’agit de blesser mon corps. Il est hors de question de louper un concours parce que j’aurai fait n’importe quoi. En danse, je maitrise. Là pas du tout. Mais finalement Ashly maitrise son art, et mes coups ne me font pas mal. Je les sens mais les gants amortissent bien. Et mes articulations ne semblent pas non plus crier au scandale de tant de chocs. Alors je commence à frapper plus fort. Rapidement la photo imaginaire de Nolan sur le sac devient celle de Didi… Je frappe, je laisse échapper des gémissements de plus en plus forts. Ça devient presque des cris, jusqu’à me sentir libérée. Quand j’arrête, je suis essoufflée mais contente.

- Bordel ! ça serait presqu’aussi défouloir que la danse.

Je me mets à rire lorsqu’elle me demande d’un ton tout timide :
- « Tu serais prête à apprendre quelques pas de danse à une nana qui a la grâce d’un poids lourd ? »


J’acquiesce en me calmant.

- Bien sûr ! Mais tu sais déjà danser. Quand tu frappes sur ce sac. Tu danses ! Ton jeu de jambe est rapide, fluide et léger. T’as rien d’un 16 tonnes, Ashly !

Je lui tends les gants pour qu’elle m’aide à les retirer.

- Merci de m’avoir montré ça. Ça m’a fait du bien. Autrement.

C’est sincère sans arrière-pensée. Je sens le sourire intérieur de Njörd mais il ne fait pas de commentaire. Et il fait bien ! Bien sûr, je tais à mon entraineuse de fortune le changement d’image mentale.

Une fois libérée, j’attrape les mains d’Ashly et l’attire sur une zone un peu dégagée. Je branche mon mp3 et débranche les écouteurs pour qu’elle puisse entendre. Je cherche une chanson qui me semble correspondre à la fille devant moi.

Musique : Placebo - Battle For The Sun:
 

Je reprends les mains d’Ashly, face à face et lui souris.

- J’espère que tu aimes Placebo. C’est une chanson rock mais douce. Laisses toi porter par la musique. Laisses la voix et les notes pénétrer ton corps. Fermes les yeux et suis le mouvement.

Je commence à bouger au rythme de la musique et la guide dans la ryhtmique par le mouvement de nos bras. Je la laisse prendre ses marques. Puis je lâche un bras et la fait bouger en la guidant. On danse à deux imprégnée

*Hum. Je crois qu’elle te correspond bien aussi cette chanson, petite Leï.*
*Gnan gnan gnan*

*Ce que tu peux être gamine, des fois ! Et d’une mauvaise foi incroyable surtout !*

Je l’ignore et continue à guider Ashly.

- Vas-y lâches toi. Laisse tes pas suivre la musique. Tu vois que tu n’es pas un poids lourd !

Je la fait tournoyer en guidant ses hanches de ma main libre. Je l’entraine dans une sorte de valse rock inventée. Juste se laisser porter par la musique.
Quand la musique cesse, je nous arrête et j’attends la réaction d’Ashly. J’espère que ça lui a plu.

Je l’entraine finalement nous assoir, pour reprendre un peu notre souffle. Je bois et m’essuie à nouveau.

- Ashly… tu sais je te remercie de ne pas me juger. A propos de mon attitude en général en classe. A propos du petit con prétentieux. Je ne sais pas si tu veux faire ami-ami avec lui, ça ne me regarde pas. Tu es libre de faire comme tu veux. Mais ça me parait tellement pas normal qu’il accepte d’avoir UNE amiE, sans tenter de la mettre dans son lit… je suis désolée si je te parais méchante. Mais ce genre de mec, je connais. Même quand il te dise changer pour toi, même si tu as l’impression qu’il change réellement pour toi, quand il t’a bien amadouer et que tu penses que tu dois céder parce que la normalité des relations… sa nature de chaud lapin te revient en pleine tronche sans prévenir. Méfie-toi ! Reste à distance pour ton cœur ! Le côté sympa de ces mecs est un leurre complet !

Mon regard est resté figé sur le sac tout le long de mon discours. Je ne me rends même pas compte de la dernière phrase que je sors.

- Si je pouvais vraiment lui démolir la tronche à ce salaud et cette pute !

Je soupire et me relève en essuyant mon visage pour masquer les larmes qui menaçaient de revenir.

- Bon ! T’as pas faim ? J’ai la dalle ! Ça te dit, un tour aux cuisines ? A cette heure, on devrait pouvoir se faufiler discrètement.

Aucune idée de l’heure. Sûrement 1 ou 2h du matin. Le sport ça creuse et de toute façon, je sais que je ne dormirai pas pour maintenant. Pas grave, je comaterais en cours. Je file ranger mes affaires dans mon sac, enfiler ma tenue chaude de danseuse pour ne pas attraper froid.

- Tu sais en cours, moi je préfère milles fois les personnes comme toi qui me laisse tranquille que les pies qui veulent toujours tout savoir. Et puis la réputation en classe, franchement on s’en fout ! Si tu savais, comme ça me passe au-dessus. Moi je suis la redoublante pas aimable. C’est pas mieux ! Et je m’en contrecarre le coquillard de ce que pensent les gens ! Je suis même fière de ça ! Pour une fois, je ne colle pas à l’image de la surdouée de mes géniteurs ! Même si dans un mois elle va sûrement revenir avec mes premiers résultats de devoirs sur table.

Je soupire, avance vers la porte, sac sur l’épaule. Je regarde Ashly avec sincérité. Ni gai, ni triste, juste dans l’attente de savoir si elle m’accompagne chercher un casse-croute, ou si notre échange sympathique s’arrête là. J’avoue que j’ai apprécié ce moment avec elle. C’était franc, sincère, sans minauderie ou hypocrisie. Ça me change tellement…

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MessageSujet: Re: Cohabitation sportive ! [PV Ashly] Dim 5 Nov - 0:24
Cohabitation sportive !

Son histoire me fait réfléchir pendant qu’elle frappe, avec de plus en plus d’intensité, dans le sac. De ce que je comprends, la vie n’a pas été tendre avec elle et, peu importe ce qu’il s’était passé, ça avait laissé des séquelles. C’était, peut-être, la différence entre nous deux. Elle a déjà gouté aux relations sociales, à l’amitié, à ces choses que n’importe quelles ados peut se vanter d’avoir connu. Cependant elle a été déçue et ne souhaite, de ce fait, plus l’être. D’un côté, je comprends son résonnement. Il me semble même tout à fait logique. Après tout, c’est normal de ne plus souhaiter tomber si on s’était rétamé méchamment une première fois. En ce qui me concernait, c’était sans doute parce que je n’avais jamais connu ça que le regard des autres me touchait… Un peu, croyez pas. En soit, ma vie d’ermite chez moi avait créé un certain décalage entre mon expérience et celle de mes camarades. Oh, bien sûr, mon arrivée à Immortalia n’avait pas marqué mes premiers contacts avec d’autres êtres humains que papa/maman mais avait clairement marqué les débuts de mon apprentissage de la vie en communauté. Après un an passé ici, j’étais toujours un peu soucieuse de ce côté très… « Négatif » que je pouvais dégager. Spécialement depuis que Sharpey était apparue dans ma vie. Jusqu’à maintenant on me laissait dans mon coin et ça m’allait très bien, mais désormais on s’en prenait à moi alors que, meh, il n’y avait pas de raison. Enfin si, je l’ai trash talk méchamment mais bon, si on devait déclarer la guerre pour une insulte, il y aurait plus de monde sur lequel guerroyer !

« Si tu savais ma grande, si tu savais. »
« Nah bah, entre votre dieu qui se transforme en beauf pour séduire la gueuse et votre tendance à vous la jouer incestueux dans tous les coins, tu vois, plus rien ne m’étonne chez les dieux grecs. »
« N’empêche, malgré tout le rejet que j’ai pour cette Sharpey, je suis plutôt surpris que tu sois encore sur cette histoire. »
« Que veux-tu ? Je suis devenue sensible à force d’en fréquenter certains. »

Je retourne pensivement à mon rôle de coach et suis plutôt contente de voir que la blondinette s’applique et, au final, semble prendre du plaisir. Sa réflexion sur les biens faits de la frappe me fait hocher positivement la tête. Ça, ma grande, c’est une vérité vraie.

- « Bien sûr ! Mais tu sais déjà danser. Quand tu frappes sur ce sac. Tu danses ! Ton jeu de jambe est rapide, fluide et léger. T’as rien d’un 16 tonnes, Ashly ! »

J’avoue que ça me fait rougir. Je n’ai jamais vu la frappe comme étant quelque chose « d’artistique », en fait, je n’arrivais pas à voir le lien qu’elle semblait trouver entre la boxe et la danse. Je baisse un peu les yeux pour digérer son compliment. Rien d’un 16 tonnes hein ? Je suis peu convaincue. Mes membres ont tendances à se raidir dès qu’il s’agit de bouger autrement que pour marcher ou frapper. Enfin, j’ignore si le bonheur d’avoir imaginé Nolan défigurer par des coups de poings mais elle en vient même à me remercier. Je me surprends à lui répondre d’un sourire, que je pense même un peu timide. C’est rare, ce genre d’échange. Du moins, je n’ai plus le souvenir d’en avoir eu depuis… Depuis Alice.

Elle m’entraîne ensuite sur la piste et je me laisse traîner, non sans une certaine appréhension. Je me surprends à me demander si je n’étais pas partie un peu trop vite avec cette histoire de cours de danse. C’était clairement une mauvaise idée. Moi ? Danser ? Mais quelle idée !  Ça y est, je sens que je deviens raide. Tu vas voir que je ne vais pas pouvoir faire un pas. Je l’attends, droite comme un piquet, et avec la sensation désagréable de m’apprêter à me tourner en ridicule. La chanson qu’elle choisit me surprend, agréablement faut dire.

- « Je suis une grande fan mais… T’es sûr qu’on peut danser sur ça ? »

Disons que c’est plus type de chanson que je chante à poil sous la douche du coup... Ahem. Bon, ma gueule. J’obéis, je ferme les yeux. Je me surprends à pousser un léger soupir d’appréhension avant de me laisser timidement guider. Je n’ose pas contester les mouvements qu’elle m’impose et encore moins ouvrir les yeux. Je me sens, au départ, très mal à l’aise. Cependant, danser sur du Placebo, et sur une chanson que j’écoute en boucle depuis ma prime jeunesse à le mérite de ne pas me faire chialer sur place. Je connais le rythme par cœur, j’arrive à me caler sur, il me semble, les pas de Laureleï. Quand elle lâche un de mes bras je me surprends à manquer de tomber, un peu déboussolée par ce contact manquant. J’ai la sensation de me perdre l’espace de quelques secondes et à mon grand soulagement, les mains de Laureleï m’indique que je me suis moins planté de prévue. Je me demande à quoi je ressemble quand je danse ? Suis-je ridicule ? Est-ce que… Ça me va bien ? Au final ? Je n’ose toujours pas ouvrir les yeux. Ce fut une expérience bien étrange et de laquelle je ressors… Plutôt fébrile. Cependant, il me semble que mes membres, sont moins tendus qu’au début.

- « C’était… Étrange. » Fis-je à ma camarade en la voyant attendre une réponse. « Je ne sais pas si j’ai réussis à te suivre ou non mais… C’est assez, intimiste comme ambiance. Je n’ai pas été trop ridicule ? »

Ce n’est probablement pas ce qu’elle souhaitait entendre, mais je pense la blondinette assez intelligente pour comprendre à mon ton qu’il n’y avait rien de méchant dans mon ton. Au contraire, j’étais presque confuse de ne pas avoir fait un massacre de la danse de Laureleï.

Ce qui suit, par contre, je ne m’y attendais pas. Sa confession me fait, d’une certaine façon, rougir. D’habitude, j’envoie bouler ce genre de commentaire mais elle a l’air tellement… Sincère. Sincère, oui, c’est le mot. Je n’aime pas m’avancer, ou faire des suppositions sur les autres, mais ce qu’elle m’avait balancé tout à l’heure semble prendre son sens. Une déception amoureuse ? Violente en plus de ça ? C’est ce que ça semble être, en tout cas. A l’entendre, cette histoire reste encore bien encrée et douloureuse dans sa mémoire. J’aurais bien envie de lui dire que ça passera mais ce serait bien trop cavalier et… D’une certaine façon, plus que des conseils, je pense qu’elle vide à sa façon son sac et je ne veux pas l’interrompre dans sa démarche. Ce qu’elle me dit, me touche. Je ne saurais pas trop lui répondre. Dans le fond, je me surprends à commencer à m’attacher à cette vie, à aimer ce train-train quotidien. Je ne saurais pas dire pourquoi, ni comment, mais ma vie me semble moins morne depuis cette rentrée.

Elle se lève, propose d’aller dans la cuisine et alors que je me lève en silence pour la suivre, elle me rebalance une réplique. Je me surprends à sourire. Cette petite, à, dans sa façon de faire, une honnêteté que je trouve touchante. Une sorte de maladresse brute qui la rendrait mignonne aux yeux de n’importe qui. En cet instant, elle semble briller d’une certaine aura que je ne saurais pas définir. Peut-être que le monde n’aime pas les gens qui, comme elle, disent ce qu’ils pensent. Peut-être que le monde n’aime pas les gens entiers ? Parce qu’elle me semble entière, cette fille. Elle me fait penser à Alice. Elle a cette même façon de s’exprimer, cette même façon de déblatérer des choses sincères avec des élans presque passionnés. Je la regarde quelques secondes avant d’avancer vers elle et de l’inviter à nous diriger vers la cantoche et les cuisines. Il fait frai dehors, mais après avoir bougé autant je sens à peine le froid. Je me surprends, encore une fois, à lancer un regard à ma camarade et, chose rare, à avoir envie de partager un peu plus mon point de vue personnel.

- « Il se fout peut-être de moi. » Commençais-je distraitement. « Je ne suis pas très douée pour cerner les gens après tout. Mais, tu sais, je n’attends rien de lui, j’attends rien de personne. Bien sûr, ça me ferait chier de me retrouver seule à nouveau. Je ne peux pas dire que mon ancienne vie me manque. Je n’aime pas tellement côtoyer les foules mais j’en suis venu à m’attacher à ce quotidien pépère dans l’école. Enfin, on ne peut pas échapper à tout. Si je me fais traîner dans la boue je saurais à quoi m’attendre. Mais si je pouvais bâtir quelque chose de stable sur lequel me reposer sur le long terme, quelque chose d’autre que cette maison immense et vide, ce serait cool. Vraiment cool. »

Dans le fond, t’as du bon Dio. Je suis bien sentimental que je ne veux le croire. C’est fou ce que les gens vous changent.

On pénètre discretos dans les cuisines.

- « Tu sais ce que tu veux ? »

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MessageSujet: Re: Cohabitation sportive ! [PV Ashly] Dim 3 Déc - 17:54

Cohabitation sportive
avec Ashly Nylstroom

J’aime bien ce côté d’Ashly d’observer en silence, aller droit au but et ne pas juger. Enfin je crois qu’elle ne juge pas. Il me semble. Elle n’a fait aucun commentaire sur les réflexions que j’ai malencontreusement lâchées dans mon énervement. Elle m’observe, m’écoute, acquiesce sans en ajouter. Que ce soit pendant mon essai de boxe ou pendant son essai de danse.
Au final je crois des deux, la plus mal à l’aise c’était elle. Je m’étonne moi-même j’avoue. Mais frapper ce sac m’a fait du bien. D’accord j’avais déjà évacué pas mal de tension en dansant ces chorégraphies sur ces chansons particulières pour moi. D’ailleurs Ashly a forcément vu mes larmes, mais elle n’en a pas fait la remarque, pas une seule fois. Les pies de la classe n’aurait pas lâché le morceau, à me saouler qu’elles peuvent m’aider, que je ne dois pas rester seule et blabla et blabla. Des versions féminines et encore plus agaçantes que mon squatter divin.
Finalement ces quelques coups m’ont permis une visualisation du connard et de la violence en moi tournée vers lui et ma soi-disant meilleure amie. Cette fois ce que ne sont pas des larmes, mais de la sueur, des râles et de grands souffles qui sortent de moi. Je perçois un peu ce qu’Ashly doit trouver d’intéressant dans ce sport. J’ai vraiment eu l’impression que ma colère parcourait mon bras jusqu’à ce sac pour sortir de moi, un peu.


* Peut-être qu’elle pourrait te donner d’autres occasions si tu gardes contact. *
* Ne t’emballe pas !
Je l’apprécie un peu plus, c’est tout.
Certes j’admets que je l’ai peut-être
jugée un peu vite, à cause de sa
fréquentation récurrente du petit con prétentieux.
Mais je reste prudente.*

*Je comprends. Mais je suis content de te voir progresser quand même.*

Lorsque j’explique à la brunette que son art est un peu de la danse. Elle rougit légèrement. Ashly est toute mignonne. Sous ses airs un peu froid ou sec et tranchante, il y a une jeune fille timide et sensible.

*Une jumelle, hors couleur de cheveux, bien sûr !*
* Je ne te causais pas toi !
Retourne dans le silence ou
je me casse !*


J’ai bien entendu le sarcasme de Nono, il n’aura pas le dernier mot dans cette histoire. Je fais ce que je veux.
Ok, je commence vraiment à apprécier le moment et ma camarade. Mais rien n’est acquis, j’en ai fait l’amère expérience. Et ma confiance ne se gagne pas en quelques coups de poings donnés sur un sac de boxe.

Je suis surprise mais heureuse quand Ashly me propose d’échanger nos compétences dans l’autre sens. Elle est clairement mal à l’aise. Mais quad je compare ses jeux de jambes à une chorégraphie, elle semble surprise à son tour. Elle doute. Je crois que j’ai touché un point sensible. Elle ne semble pas voir de lien entre son art et le mien. Pourtant sa manière de bouger, de sauter, de jongler dans ses pas et ses bras est une forme de danse.

Je tape dans le mile avec cette chanson. Génial ! Elle connait et elle aime. C’est parfait.

Evidemment qu’on peut danser sur ça !

*Leï peut danser sur tout !*

Je souris. Nono est contaminé, dirait-on ! J’acquiesce de la tête pour toute réponse à Ashly et lui explique comment faire. Elle ferme les yeux et suis assez bien le mouvement. Il est clair que c’est une chanson qu’elle connait très bien, car elle trouve le rythme assez rapidement. Finalement elle s’en sort très bien en suivant mes mouvements. Je la guide, ne la lâche pas. Je sens que le moment peut être propice à lui donner plus de liberté. Je lâche un de ses bras. Elle manque chuter. Je la rattrape dans le mouvement, la fait tourner et la rassure. Nous continuons en douceur jusqu’à la fin de la chanson.

- Tu t’en es très bien sortie. Désolée si le côté intimiste t’a mise mal à l’aise. Ce n’était pas voulu. Je ne réfléchis pas quand je danse. Et j’ai un peu, beaucoup, perdue l’habitude des contacts physique.

Gênée, je la lâche rapidement et m’empresse d’aller m’hydrater en la complimentant.

-  Tu n’as pas été du tout ridicule. Tu sais bien danser. Il faut juste que tu y crois.

Mais un mélange intense d’émotions provoque en moi l’impensable. Assise, en train de m’essuyer, je me mets à parler de ce que je ressens, de mon histoire à demi-mot, de ce qui fait ce que je suis aujourd’hui. Je la remercie de ne pas me juger, de son partage. Je lui fais part de mon ressentiment envers les mecs comme ce Nolan. Sans vraiment rentrer dans les détails, je lui explique que pour moi ce genre de mec qui saute sur tout ce qui a une paire de seins et un vagin, ne changera jamais. Même s’il te fait des milliards de promesses. Ils ne savent pas aimer sincèrement et une seule fille.
Je suis incapable d’expliquer pourquoi je déballe tout ça. Sûrement que découvrir le côté sensible caché de cette fille, m’a rappelé ce que je suis au fond de moi. Je veux juste lui faire comprendre de ne pas baisser sa garde.
Je maitrise encore moins la phrase qui sort de ma bouche à propos de mon ex-copain et mon ex-amie.

Mais je reprends mon masque habituel très rapidement. J’apprécie le silence d’Ashly qui ne relève pas mes propos et ne s’empresse de me faire des leçons de moral ou de savoir-être. Ça me change vraiment ! Mon ventre grogne. J’ai vraiment faim, il va falloir y remedier.

*En même temps, tu n’as rien dans le ventre depuis ce midi. A part ta barre énergétique avant de venir.*
*Tu es nutritionniste maintenant ?*

*Je m’inquiète pour mon hôte, têtue comme une mule.*
*Ne t’inquiètes pas,
je vais trouver un truc à manger.*


Alors que je range mes affaires, je propose à ma camarade une virée nocturne aux cuisines. Bon les vannes sont ouvertes et ma franchise fait le reste, je déblatère à nouveau. Je suis juste honnête. J’aime les gens francs et directs.

Ashly me suit. Je vois son regard parfois se perdre dans le vide. Elle aussi doit avoir un passé qui la ronge quelque part, ou tout au moins qui explique son attitude étrange. Enfin étrange pour la majorité des gens. Moi, ça me va. Une personne franche, directe et qui te fout la paix, reste discrète et silencieuse quand il faut.

*Je corrige mes propos de tout à l’heure : presque jumelle. Parce que la discrétion, ce n’est vraiment pas ce qui te caractérise.*
*Je n’y peux rien !
Faut que je danse !
Tout le temps !*

*Je sais, petite. Tu es une passionnée, sous toutes ses formes. Et c’est un compliment !*

Je souris. Un compliment ! Wouah ! Et en plus j’aime bien qu’il me qualifie de passionnée. C’est comme ça que je vis la danse en tout cas. La danse est ma vie. Peut-être que ça formate mon comportement au quotidien.

J’ai bien fait de me recouvrir correctement car la fraicheur et l’humidité de l’heure matinale ne sont pas du tout agréable. Nous nous dépêchons d’atteindre le bâtiment. Je suis surprise qu’Ashly décide d’évoquer  son propre ressenti à cet instant.
Bon ok en même temps quand je commence à parler par nécessité d’exprimer mon point de vue, je peux monopoliser la parole. Et vu qu’elle semble aussi distante que moi en communauté, elle fonctionne peut-être pareil que moi. Il lui fallait un moment pour digérer mes propos, un moment de silence pour rassembler ses idées et se décider à parler un peu d’elle, décider si elle est un peu en confiance ou pas.

Son ancienne vie ? Seule ? On a peut-être vraiment beaucoup en commun.
Habituée à être trainée dans la boue ? Quelque chose de stable ?

*Jumelle d’histoire.*
*La ferme ! Elle a peut-être
vécu bien pire que moi !*

*Certes ! Mais solitude, rumeur, instabilité. Ça te ressemble beaucoup. Tu ne trouves pas que c’est ce qui explique aussi son comportement ? *
*Sûrement, mais…*

*Tu t’es livrée, spontanément à elle. Tu ne crois pas que votre comportement similaire, vos ressentis similaires, vous les avez chacune captée l’une de l’autre. Et c’est ce qui vous met à l’aise.*
*… A l’aise ?
Pas totalement…*

*Oui mais ça serait dommage de couper court à cette rencontre.*
*On va manger ensemble.
C’est bien non ?*

*Plus que bien ! Tu m’impressionnes ce soir ! Bravo petite.*

Telles deux anguilles, nous nous faufilons dans le couloir menant à la cafeteria, puis dans les cuisines. Ashly m’interroge. Je ris spontanément, discrètement, mais c’est plus fort que moi.

- Je peux manger n’importe quoi quand j’ai faim comme ça. T’as envie de quoi ?

J’ouvre un frigo et découvre des pâtés, terrine et cornichon.

- Regarde si tu trouves du pain, s’il te plait.

Ok je suis un peu directive, mais ce n’est pas méchant. Je pense qu’Ashly doit le comprendre. Non ? Bah, c’est juste que je suis un estomac sur pattes.
Je sors ma trouvaille et déniche des couverts.

- Pour moi, ça sera sandwich charcuterie cornichon pour commencer.

Je retourne vers un autre frigo et là je trouve le graal. Les desserts. Une montagne de desserts.

- Puis orgie de desserts, ça te tente ? On se fait un plateau et on va se planquer dans ma chambre, si tu veux.

Je viens de faire des heures de danses mais je suis une vraie pile électrique. Je m’agite dans tous les sens. Sûrement mon sommeil irrégulier qui m’a fait faire une sacrée sieste à 17h.

*Ou simplement d’avoir déversé ta colère sur ce sac, ou d’avoir livré un peu de toi à cette jeune femme.*
*Pouet !*

*Très mature !*
*Je suis une gamine immature !
Tu ne le savais pas encore ?*


Je laisse Ashly faire sa sauce aussi. Nous préparons tranquillement nos encas sur un plateau. Le silence s’impose encore un peu. C’est moi qui brise le silence. Je ressasse les propos d’Ashly, il y a quelques minutes. Je ne comprends pas pourquoi ça me touche autant. J’ai besoin de lui dire que nous avons beaucoup en commun et que la stabilité, c’est un peu ce qu’on cherche tous, quelque part.

- Tu sais Ashly. Ça m’a touchée ce que tu viens me dire sur le chemin. Disons que notre passé doit être totalement différent en réalité. Mais ce que tu as évoqué, je connais bien. La solitude, l’isolement des foules, les rumeurs qui te trainent dans la boue, l’immense maison vide. Ça me parle. Je ne suis pas un modèle de stabilité. Mais ouais ça serait peut-être cool.

Je suis toute rouge en lui parlant. Nono ne dit rien, mais je sens son sourire en moi. Je ne sais pas si je fais bien de proposer ça. Je vais peut-être trop loin. Je vais encore plonger tête baissée dans une relation amicale qui va m’exploser à la figure.

*Mais non Leï. C’est bien. Tu peux peut-être lui ouvrir ta porte si elle a besoin. Ça ne t’engage à rien !*

Je me racle la gorge mais je me mets à bégayer. Mon cornichon doit cuire sous mon regard.

- Heu… je veux dire… On a l’air de fonctionner un peu pareil… alors si t’as envie de refaire un échange sportif…. Ou partager un plateau chipé à la cuisine…. Genre solitude à deux, même en silence, ça me va bien… Bah de temps en temps ça peut être sympa.

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MessageSujet: Re: Cohabitation sportive ! [PV Ashly] Sam 6 Jan - 1:04

Alice


Je souris doucement à l’évocation du sandwich. Ouais, ça me semble parfait et, disons-le franchement, vachement plus safe. Nan parce que, pour les deux du fond qui ne suivent pas, (franchement, vous abusez, déjà, d’une, c’est pas comme-ci un mois était passé depuis le dernier épisode LOOOOOOL) on fait cette escapade culinaire en toute illégalité. Alors, bon, minimiser les risques de se faire entendre en n’allumant pas les fours et autres bidules pour préparer la potée ça me semble bien.

Suivant les instructions du chef cuisinier Laureleï, je me mets en quête de pain. La cuisine est plutôt grande et l’idée de me dire qu’on ne peut pas faire du rab avec une quantité de bouffe pareille me sidère. Promis, demain je me fais fort d’ouvrir ma gueule si y a des pâtes à midi. Mon regard dérive sur plusieurs placards réfrigérés ainsi que des boites de fer qui pourrait aisément contenir un homme. Dedans, je trouve des légumes, des pièces de viande, du poisson et à force de fouiller et de gober quelques tomates au passage (pardon, j’aime les tomates) je finis par tomber sur une espèce de casier contenant des baguettes de pain. J’ignore si c’est à cause du casier mais l’aliment reste plutôt mou et en coupant l’une des baguettes en deux je me rends compte que la mie est encore tendre. Parfait. J’en choppe une autre sous le coude, ça fait deux sandwich chacune, et je reviens vers ma camarade. Le contenant de notre repas trouvé, on commence la préparation de notre repas et, pour ma part, je décide de partir un bon vieux jambon beurre des familles. Ouais, je ne suis pas très originale pour ma défense, le jambon beurre sa défonce quand même franchement sa maman puis faut savoir se contenter de ce qu’on a. Je n’aime pas trop l’idée de fouiller plus en avant la cuisine puis comme dirait l’ami Baloo : il en faut pour être heureux. Baloo peace bro.

- « Puis orgie de desserts, ça te tente ? On se fait un plateau et on va se planquer dans ma chambre, si tu veux. »

Je tourne la tête un peu distraitement avant de lâcher un sifflement admiratif devant ce que me montre ma camarade.

- « Et bah, si avec ça on crève de faim… »

Dio semble lui aussi très trèèèèès réceptif à la montagne de désert et je me permet de prendre quelques petits gâteaux sur notre plateau. J’ai, tout de même, un mal fou à convaincre Dio d’oublier ce qui semble être un gâteau à base d’alcool. Nan, je comprends que ça lui manque mais ma dernière goutte d’alcool ingéré m’a couté chère et si je pouvais éviter de rouler un patin à Laureleï le premier soir ce serait vraiment, mais alors j’insiste bien, VRAIMENT cool.

D’ailleurs en parlant de pat-Ahem de LaureleÏ…

Whoua. Si je m’attendais à ça. Pour être honnête, j’avais déballé tout ça presque naturellement sans pour autant penser qu’elle m’aurait écouté ou prêté attention à ce que je disais. Je… Whoua. Ça me fait étrange d’entendre un « je te comprend » qui a l’air, pour le coup, véritablement sincère. Elle n’a pas l’air de dire ça pour la forme comme le font des centaines d’autres, non, elle, elle a l’air de véritablement le penser. La maison vide, la solitude… D’un côté je culpabilise un peu d’avoir étalé ça. En soit ma vie est loin d’être naze. Je veux dire, j’ai jamais été en dépression ou quoi que ce soit je n’ai jamais été véritablement déçue par des ge-

« Et Alice ? »
« … C’est bas, ça. C’est très bas Dio. »

Mais il n’a pas tort. Est-ce que Alice m’a déçue ? Est-ce que je lui en veux d’être partie sans rien me dire ? Oui. Indéniablement. Et pourtant, je ne peux m’empêcher de la considérer comme une amie. J’ignore ce qu’elle est devenue. Des milliards de scénarios me sont passés en tête. Le pire m’est passé en tête. J’ai intériorisé tout ce que je pouvais. Je pense que je ne voulais plus y penser. Je pense que j’avais peur. Très peur. Parce que, je pense que je commence à comprendre à quel point elle est importante pour moi.

Je me racle machinalement la gorge en sentant une espèce de boule se former dans ma gorge. A non, tu ne vas pas chialer. Pas toi.

- « C’est une demande d’amitié ? » fis-je néanmoins avec un léger sourire pour tenter d’oublier cette sensation horrible. « Ça me semble bien, c’est d’accord. »

«Parle lui. »
« De quoi ? »
« D’Alice. »
«Pourquoi faire ? »
«Tu n’en a parlé à personne. Ni à Nolan, ni à tes parents. Je suis peut-être un vieil alcoolo acro aux bonnes parties de jambe en l’air mais je suis un vieil alcoolo soucieux de ton état mental, petite. Jamais dans l’histoire garder quelque chose pour soit n’a été bénéfique. Je comprends que tu sois pudique mais… Ne veux-tu pas essayer d’ouvrir un peu ton cœur ? Entièrement je veux dire ? »

….. Bien.

- « J’avais une amie… Avant. Elle te ressemble un peu, elle a cette même façon de s’exprimer, la même honnêteté et humanité dans ses paroles que toi. J’ai… Pas été très correcte avec elle. J’ai sous-estimé notre amitié. A l’époque j’étais trop pudique et trop fière pour assumer le fait que je tenais véritablement à elle. Je ne lui ai jamais dit sincèrement que je l’aimais, par exemple. J’ai toujours grandis seule, non pas que j’en ai souffert, mais j’ai toujours vécu dans l’idée que je pouvais me construire seule et vivre de façon totalement indépendante. Je n’ai jamais été très proche de mes parents, on ne se déteste pas on n’est pas sur la même longueur d’onde. Ils ne vivent que pour leur boulot et les richesses que ça engendre moi… Eh bien, je veux juste vivre pépère sans en avoir trop rien à foutre de ce que je pourrais devenir ou être plus tard. Quand je suis arrivée ici, pour être honnête, je n’attendais rien. Mais je l’ai rencontrée, elle. J’ai… Ouais, j’ai été longue à la détente. Je n'ai pas compris… Nan, disons plutôt que je ne voulais pas comprendre le bonheur que c’était d’avancer à deux. J’étais tellement fière… Mais j’étais tellement heureuse en même temps. Pour la première fois de ma vie j’avais une amie. Malheureusement elle est partie en section M alors que j’étais encore en N et quand j’ai réussi à la rejoindre elle n’était plus là. Personne ne la connaît, personne ne l’a vu. Je ne peux pas m’empêcher de lui en vouloir d’être partie comme une voleuse… Mais d’un autre côté, je culpabilise, je me dis que si j’avais été plus honnête envers moi-même, plus démonstrative peut-être qu’on se serait perdue de vu comme ça. J’ai pas mal de regret vis-à-vis d’elle. J’aimerais la détester tout simplement mais je n’y arrive pas. A chaque fois que je repense à tout ça… J’en arrive à la conclusion qu’elle me manque. Dans le fond, je pense que depuis elle, je ne supporte plus vraiment la solitude, du moins plus comme avant. J’ai appris à aimer les gens. Je n’ai jamais parlé de ça à Nolan, je pense qu’il me rirait au nez si je lui confiais tout ça. D’un autre côté ça me conviens. Pouvoir entretenir une relation amicale tout en gardant une distance de sécurité ça me rassure. Quoi que… J’aimerais bien revenir à cette époque-là. Je me dis qu’avec le recul que j’ai aujourd’hui, j’aurais les couilles d’assumer mes sentiments, pour une fois. »


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MessageSujet: Re: Cohabitation sportive ! [PV Ashly] Dim 14 Jan - 22:34

Cohabitation sportive
avec Ashly Nylstroom

Je crois qu’en 9 mois c’est la première fois que je parle autant, que je me confie même un peu sur mes états d’âme et ma triste vie de solitaire. Oh ne croyez pas que cette solitude me pèse. Non elle me protège et me convient très bien. Mais j’avoue que ce moment d’échange sportif dans la salle m’a fait du bien. Et puis Ashly est pas du genre intrusive, super active de la langue ou grand manitou de la socialisation. On se ressemble beaucoup, finalement. Ce que je n’aurai jamais cru de prime abord. Oui l’habit de fait pas le moine, je sais ! Mais bon, trainer avec le petit con de la classe ne plaidait vraiment pas en sa faveur. Sauf qu’étonnamment elle n’a pas cherché à me convaincre que ce mec est fréquentable, au contraire elle m’a dépeint exactement le comportement de séducteur profiteur que je voyais. Bon elle m’a quand même venté ses mérites d’écoute et de bon pote, mais ça c’est bien trop pour moi. Inacceptable.

Arrivées dans la cuisine, je prends mes marques rapidement. Bon d’accord, je suis une habituée des visites nocturnes dans la cuisine.

*Si tu arrêtais de danser ou dormir aux heures de cantine, aussi !*
* Rabajoie le retour !*


Mais la préparation des plateaux m’aide à me concentrer et à évoquer nos similitudes à Ashly. Je ne sais pas pourquoi j’en ai autant dit. Bon il est vrai que je n’ai rien dit de vraiment très très intime. Mais quand même ! Et puis surtout lui dire qu’à demi-mots ce que j’ai vécu est très dur pour moi. C’est vraiment la première fois que j’en parle depuis mon arrivée à Immortalia, non c’est la première fois, tout court, depuis que ce jour-là ! Alors oui, peut-être qu’on peut devenir copine d’échange sportif. C’est bizarre comme idée. Ça me fait drôle d’admettre que ce qui s’est passé ce soir avec cette fille m’a fait du bien, peut-être plus que la danse pour une fois. Je n’ose regarder vraiment Ash quand je lui dis tout ça. Je m’active comme à mon habitude, les joues empourprées. Je la sens aussi mal à l’aise que moi. Je ne pensais pas ça possible. La majorité des filles de ma classe sont assez extraverties

Ashly semble partante pour le menu que je propose, et encore plus à aller vite se planquer dans ma chambre avant que le gardien débarque. Je m’active sur mon sandwich. Le malaise s’installe. Je me sens bête. Tellement peu sûre de ce que je propose. Mes propos ne sont peut-être pas clairs d’ailleurs. Je me racle la gorge pour essayer de calmer la boule de larmes dans ma gorge et essayer de retrouver une voix normale. Mais Ashly me surprend en faisant la même chose. Je la regarde du coup, du coin de l’œil au moment où elle me sort

- « C’est une demande d’amitié ? Ça me semble bien, c’est d’accord. »


Amitié ? Peut-être. Je ne sais pas. Je n’aime tellement pas ce mot. Je ne veux tellement plus y croire. Mais allez savoir pourquoi, quand Ashly accepte, mon visage s’étire d’un immense sourire. Sûr que je n’ai pas illuminé mon visage de cette manière depuis des lustres. J’acquiesce de la tête en silence.

Et là Ashly lâche les vannes des confidences. Je suis un peu, non totalement, stupéfaite. Mais je ne dis rien. Je l’écoute reprenant un visage le plus impassible possible. Mais qu’est-ce-que c’est dur ? Je me tais tout son discours, mais mon angoisse et mes larmes sont difficiles à contenir.

- « J’avais une amie… Avant. Elle te ressemble un peu »
l’équivalent d’un coup de poing dans le ventre…

- « J’ai… Pas été très correcte avec elle. J’ai sous-estimé notre amitié. »
Comment ça ? Tu l’as trahie comme la pétasse avec moi ?

- « trop fière pour assumer le fait que je tenais véritablement à elle »
Ah bah non ! Ouf ! Mais ce n’est pas si grave ça ! Si ?

Je ne suis tellement pas habituée aux amitiés, que je me suis fait plantée un couteau dans le dos. Alors je peux comprendre la fierté d’Ashly car aujourd’hui j’ai bien du mal à gérer une potentielle amitié. C’est la première fois depuis longtemps que je propose à une fille de partager des petits moments d’amusement.

- « mais j’ai toujours vécu dans l’idée que je pouvais me construire seule et vivre de façon totalement indépendante. »
Je comprends tellement. Je pense la même chose.
Alors j’écoute vraiment avec attention, oubliant d’en continuer mon sandwich. J’ai l’impression qu’elle raconte mon histoire, sauf que moi c’était à Londres et sans l’aspect « squatter divin ».

- « A chaque fois que je repense à tout ça… J’en arrive à la conclusion qu’elle me manque. »
Une larme s’échappe sur ma joue. C’est tellement dur ce manque. Surtout quand tu sais que c’est un manque qui ne le mérite pas. Au moins Ashly peut garder un espoir que cette amitié n’était pas vaine. Peut-être une utopie. Mais rien ne l’empêche de se dire que son amie avait une très bonne raison et qui n’est pas de trahir leur amitié.

- « Dans le fond, je pense que depuis elle, je ne supporte plus vraiment la solitude, du moins plus comme avant. J’ai appris à aimer les gens. »
Un hoquet de larmes et surprise me prend. Je mets la main sur la bouche et essuie rapidement ses gouttes d’eau inavouable. Comment fait-elle pour exprimer ce que je ne sais pas dire ?

*C’est dur à entendre. Mais je suis content que cette demoiselle mette des mots sur ce que tu ne veux pas admettre à haute voix, même dans ta tête et ton cœur tout simplement. Je crois que vous pouvez vraiment vous aidez à retrouver confiance en l’humanité, l’amitié, voire l’amour. *
* peut-être…*


Je n’ai pas la force de lutter contre Njörd. Ashly vient d’exploser mon armure de béton, sans vraiment s’en douter. Je me dit que peut-être on peut devenir amie, sachant qu’on a tellement perdu que peut-être la confiance peut s’instaurer de façon égale et sûre entre nous.

Je souris, glousse de rire discrètement, quand elle évoque l’incompréhension certaine du petit con. Et j’acquiesce.

Je comprends alors qu’elle est très peu différente de moi, émotionnellement et affectivement parlant. Peut-être sommes nous prête à ouvrir notre cœur l’une à l’autre parce que nos vies sont étrangement similaires sur des points clés.

Je détourne le regard pour finir rapidement mon en-cas et souffle un « - Je comprends. »

Les plateaux prêts, je choppe des jus de fruit que je cale sous mon bras. J’essaye de sourire et offrir un regard tendre et amical à Ashly. Ce n’est pas simple, après tant de confidences.

- On y va ? Nous serons mieux dans ma chambre. Le gardien ne va pas tarder.

Regardant l’heure, je vois qu’il nous reste à peine 10 minutes avant que le surveillant débarque pour sa ronde.

Nous sortons en catimini. Silencieuses comme des chats, nous atteignons rapidement le couloir de l’internat. Je pose le plateau au sol et cherche ma clé dans mon sac. Je me retourne vers Ashly et chuchote.

- Faudra parler tout bas, car les murs ne sont pas super épais. Je ne sais pas si j’ai des voisines.

Oui je sais c’est pathétique. Mais ne m’intéressant pas aux gens, je n’ai jamais fait attention à qui est dans les chambres voisines. J’ai repéré bien sûr les jumelles, Sheila ou Ashly qui sont dans ma classe. Mais je ne suis pas sûre de savoir désigner leur chambre respective.

Une fois la porte ouverte, j’entre et pose le plateau sur le bureau libre. J’allume et indique le lit libre à Ashly. Je mets toujours l’alèse et un drap pour m’en servir comme un canapé. Ma vie solitaire ne durera peut-être pas mais en attendant j’en profite.

Comme toujours, des fringues sont en vrac sur ma chaise et mon bureau, mes cours sont empilés sur l’étagère dans un désordre complet. Je souris en regardant tous mes posters de danse. Ça c’est mon rêve ! Mon lit n’est pas fait comme le montre ma couette en boule. Par contre voyant mes peluches à vue, je rougis et m’empresse de les planquer.

- Voilà ! Installes toi sur le lit vide.

Je fais de même, le plateau sur mes genoux.

- Je te remercie de me faire confiance… j’veux dire pour tout ce que tu viens de me dire. Moi aussi j’ai eu une amie importante… mais c’était un leurre… une imposture… Je… j’ai du mal à faire confiance… Non ! Pour être honnête, je ne fais plus confiance en personne. Mais peut-être que… Enfin… t’es différente… t’es franche, directe, sans langue de bois… J’aime beaucoup…

Encore une fois je suis mortifiée, les joues en feu. Je fixe mon sandwich. Je me sens bête. Je m’efforce de sourire pour rassurer ma nouvelle copine et croque dans mon en-cas.

- Bon appétit Ashly !

Mes neurones cogitent à mille à l’heure. Je voudrais que l’atmosphère entre nous redevienne un peu plus légère. Finalement je lui demande simplement ses projets.

- Alors tu envisages quoi comme études supérieures ou futur métier ?

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