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"Un pavé dans la mare"
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MessageSujet: "Un pavé dans la mare" Lun 25 Sep - 16:43



"Un pavé dans la mare"
Je regardais une énième fois le fiche que m'avait remis le directeur tout en marchant énergiquement dans les couloirs.
On m'avait convoqué en début d'après midi pour me faire part des dernières formalités concernant mon transfert de chambre. En effet, étant récemment possédée par un esprit divin je me voyais forcée d'abandonner la section N pour la M et je dois avouer que j'étais particulièrement excitée ! Pour plusieurs raisons à vrai dire: 1) Je cohabitais avec un dragon ! Plutôt cool quand même. 2) J'allais avoir une colocataire !

D'ailleurs, l'idée numéro deux était pour moi celle qui me mettait le plus en joie ! Mon année de seconde passa terriblement lentement et pour cause, je partageais mon ancienne chambre avec moi même... Pas que je n'aimais pas ma propre présence mais surtout parce que la conversation n'était pas des plus enrichissantes... Vous avez déjà essayé de vous parler à vous même pour faire passer le temps ? Si vous avez répondu "oui" premièrement inquiétez vous un minimum et deuxièmement... c'est super triste voyons ! En résumé, soit on pouvait me prendre pour une schizophrène soit pour quelqu'un de désespéré. De quoi ? Non, non je ne sous-entends pas du tout que je me parlais à moi-même ! Où vous avez entendu ça ? Je suppose c'est tout... Et dans le pire des cas, le maximum que j'ai pu faire fut d'exposer ma pensée à voix haute. Ce n'est pas du tout pareil.
Bref, tout ça pour dire que je m'ennuyais...

*Sheila, ne devrais-tu pas te concentrer sur autre chose ? Comme par exemple essayer de retrouver ton chemin ! *

Pogogo venait de m'interpeller de sa voix autoritaire mixée avec une pointe de sarcasme. J'avoue que je ne saurais déterminer si la situation l'amusait ou l'exaspérait mais d'une certaine façon il avait parfaitement raison. Perdue dans les couloirs, j'avais un mal de chien à me repérer... Et pourtant ce n'était pas faute d'avoir indiqué le numéro de ma chambre en plus du plan fournit par le directeur. Hé oui, avoir aussi peu de sens de l'orientation c'est possible, j'en suis la preuve vivante ! Ce qui, en soit, n'était pas vraiment un compliment... Il fallait vraiment que j'arrête de mettre de l'enthousiasme sur tout ce que je racontais et que je me calme un peu. Sinon je risquais de faire passer quelque chose de pas super pour quelque chose de super et dans certaines situations c'est à éviter. Et puis de toute façon vous avez déjà entendu une personne vous tenir ce genre de discours: "ha la la moi je n'ai vraiment aucun sens de l'orientation mais c'est vraiment génial parce que, en me perdant tout le temps je fais pleins de découvertes ! Bon, après j'ai du mal à retrouver ma maison mais ça fait des ballades sympas " ? Non ! Vous n'entendrez personne se vanter comme ça parce que l'individu passe pour ridicule et surtout, paie ta crédibilité !
Tout ça pour dire quoi déjà ? Je me perds même dans mes pensées, c'est pour dire... Ha oui ! Retrouver mon chemin.

*J'y travaille Long, j'y travaille... Je regardai une nouvelle fois le plan puis le couloir avant de me mettre à soupirer, mais en même temps, tout se ressemble dans ces couloirs ! Et je comprends à moitié le plan...*

*C'est navrant...*

*Dis donc toi ! Tu voudrais pas m'aider un peu au lieu de jacasser ?*

Je sentais Long commencer à bouillir intérieurement. Quoi, c'était trop irrespectueux ce que je venais de lui dire ? Moi qui croyais que les dragons étaient des sortes de vieux maitres emplis de sagesse et de patience... Et puis zut, il m'agaçait à tout le temps me faire des réflexions rabaissantes ! A la base j'étais plutôt contente de faire sa connaissance et puis dans le fond je l'aime bien mais il devrait quand même faire quelques efforts. Pour commencer je le laisse gentiment cohabiter avec moi (comment ça je n'ai pas trop le choix ?) alors j'apprécierai un peu de sympathie...

*Tu ferrais mieux de t'adresser à moi sur un autre ton, jeune fille ! Dois-je te rappeler l'immense honneur que je t'accorde à être mon hôte ? *

*Oui, oui pardon...*

Alors non, je ne suis pas une petite soumise ! Seulement, si je ne m'excuse pas la dispute va continuer et là j'aimerais bien me concentrer un peu sur ma quête principale: rechercher ma future chambre.
Je respirai un grand coup pour repartir du bon pied. Tourner en rond depuis tout à l'heure m'avait fait perdre patience, sans compter Pogogo qui ne m'aidait pas vraiment.
Aller Sheila, vois le bon côté des choses ! Tout d'abord tu as repéré les douches des filles ce qui te sera sans doute utile (si j'arrive à les retrouver, bien sûr) ! En plus ça t'as fait faire un peu de sport d'avoir monté et descendu tous ces escaliers. Enfin, tu vas bientôt rencontrer ta nouvelle colocataire, et ça c'est génial ! Alors un peu de gaieté que diable ! Ça sera toujours plus agréable de rencontrer une nouvelle personne dans ces conditions plutôt qu'en étant énervée.

Ce petit recadrage m'avait fait du bien. De nouveau motivée et enthousiaste je repris ma marche avec le sourire. Je ne devais plus être très loin de ma chambre car je commençais à croiser plus d'élèves que tout à l'heure. Puisque les cours reprenaient dans une petite semaines seulement c'était logique que les étudiants seraient à proximité de leurs chambres.
Je montai un ultime étage pour me retrouver face à un long couloir dans lequel chaque porte étaient gravées de numéros. Enfin j'y suis !

113... 114... 115 !

Je m'arrêtai pour observer en long en large et en travers la porte qui n'était plus qu'une fine barrière entre moi et mon nouvel antre. Mais au lieu de tambouriner contre sa façade, je restai platée devant comme un piquet.

*Hé bien, qu'attends-tu ?*

*Je ne sais pas trop... Tu penses que je frappe ou que j'utilise la clef qu'on m'a donné ?*

*Frappe comme toutes personnes normales le ferraient.*

*Tu penses qu'elle sera contente de m'avoir comme colocataire ?*

Cela semblera peut être stupide mais pendant un instant je ressentis du stress. Comme lorsqu'une chose nouvelle arrive et qu'on a un légère appréhension avant de s'y aventurer... Ce qui était relativement bizarre venant de moi ! En général je plonge toujours dans l'inconnu avec excitation et les yeux fermés, mais à cet instant précis une petite hésitation inexplicable s’immisça en moi. Comme si la porte m'intimait l'ordre de reculer pour faire demi-tour...

*Je te pensais un peu plus aventureuse, Sheila. Cela étant elle n'a pas vraiment le choix, tu as en ta possession un papier officiel du directeur stipulant que vous partagerez la même chambre. Comporte-toi naturellement, d'après ce que j'ai vu les gens t'apprécient. Il est donc inutile de t'inventer des angoisses qui n'ont pas lieu d'être.*

Bien qu'autoritaire, sa voix chaude me rassura. Je retire ce que j'ai dis tout à l'heure, Long pouvait se montrer plein de sagesse et de bon conseil quand il le voulait et pour cette bienveillance dont il venait de faire preuve, je le remercia intérieurement.

*Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités.*

*C'est à dire ?* dans cette situation, j'avoue ne pas comprendre ce que Long tentait de me dire. Encore un dernier encouragement bénin avant de toquer ?  

*C'est à dire qu'en tant qu'être puissant je me dois de venir en aide aux faibles.*

Ho la flèche dans le dos ! Je l'avais pas vu venir celle-là... Mais je ne le pris pas mal au contraire, son attitude pince-sans-rire et ce ton monocorde comme s'il énonçait une vérité général m'amusèrent. En fait je me mis carrément à pouffer de rire !

Je me décidai enfin à toquer à la porte, détendue grâce à l'intervention "délicate" du Dragon.
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MessageSujet: Re: "Un pavé dans la mare" Lun 30 Oct - 9:52

Un pavé dans la mare


Si la jeune fille devant la porte de la chambre 115 semblait guillerette et détendue, on ne pouvait pas en dire de même de celle qui l’observait depuis le fond du couloir, à moitié cachée par le coin du mur. Oh elle n’était pas là depuis longtemps, ce n’était pas une stalkeuse. En plus elle ne la connaissait même pas cette fille qui faisait le pied de grue devant SA chambre. Heureusement qu’elle avait relevé la tête en passant le coin, sinon elle aurait continué son petit bonhomme de chemin droit sur cette inconnue et n’aurait pas eu le temps d’accuser le coup sur sa présence devant la chambre.

**Il s’agit peut-être d’une âme en peine qui ne veut que des renseignements ? **
*Avec une valise et d’autres affaires avec elle, tu sais très bien que ce n’est pas ça. *
**Alors autant y aller au lieu de faire le pied de grue. Cette chambre a été vide trop longtemps, cela te fera du bien de la partager avec une nouvelle jeune fille. Elle me semble plus jeune non ? **
*On s’en fout de son âge j’veux pas… *
**EIREEN ! **


La voix forte d’Hestia coupa court à l’avis de la rouquine et au lieu de la prendre en compte et de se forcer à suivre d’autres prédispositions pour tenter une vision accueillante et sympathique de la situation, elle ne fit que se renfrogner un peu plus. Comme elle en avait marre de se faire reprendre comme une gamine ! Elle était triste et particulièrement de mauvais poil depuis quelques mois, rechutant toujours un peu plus dans sa solitude -voulue- et son mutisme, elle avait bien le droit non ? Elle en avait des efforts c’est bon ! Elle en faisait bien quand il y avait Gwen ou Ethan ! Heureusement qu’ils étaient là d’ailleurs sinon le mental d’Eireen aurait été bien pire, elles le savaient toutes les deux, l’hôte comme la déesse. Elle avait réussi à reprendre du poil de la bête un peu aussi ! Notamment grâce à eux. Mais pour quoi ? Pour que Leïla disparaisse du jour au lendemain sans qu’il n’y ait de message laissé. Rien, que dalle ! Vous sortez d’une épreuve de Leaving Certificate et vous retournez dans une chambre où pouf ! il n’y a plus aucune trace de votre colocataire alors que tout était bien là le matin avant de partir et que vous discutiez encore avec elle la veille. Vous essayez de vous renseigner mais vous n’avez le droit qu’à un « Mademoiselle Keenan ne suit plus le programme d’Immortalia. », bref, sec, concis. Démerdez-vous avec ça, interprétez-le comme vous le voulez.

Pouf, plus rien. Pouf, une nouvelle tête. Cette pensée ne fit que rajouter de l’huile sur le feu quant à l’aigreur dont faisait preuve Eireen face à cette situation. Un de perdu et hop on le remplace ? Ils étaient quoi, des petits animaux vendus en animalerie et si facilement dispensables et oubliables ? Même eux ne méritaient pas ce traitement et cela lui rappelait trop l’orphelinat pour qu’elle puisse prendre sur elle et passer à autre chose. Ça la révoltait. Alors non, désolée, elle n’acceptait pas cette petite nouvelle devant sa porte de chambre. Deux mois qu’elle était seule et c’était très bien comme ça, merci !

La rouquine se mut alors, marchant d’un pas décidé vers la porte, réajustant la lanière de son sac de piscine sur son épaule. Si ses traits semblaient déjà sévères naturellement ils n’étaient qu’accentués par sa mauvaise humeur et si elle avait pour habitude de se montrait flegmatique, aujourd’hui elle ne faisait même plus attention à ce que son ressenti transparaisse sur ses traits.

Tout du long elle ne lança même pas un regard à la jeune fille et elle eut même le culot de marmonner un simple « pardon » avant de se faufiler entre elle et la porte en la poussant légèrement. Un tour de clé et elle ouvrit la porte, passa le pas et la referma derrière elle dans un bruit sec. De l’autre côté, à l’extérieur, on pouvait entendre qu’elle refermait carrément à clé derrière elle, laissant l’autre là en plan devant.

**Quelle effrontée tu fais Eireen ! Je ne te pensais pas ainsi ! **
*Eh bien on en apprend tous les jours hein. *
**Ne prends pas ce ton avec moi jeune fille ! S’il y a une personne qui sait à quel point tu es blessée c’est moi et sache que je le suis tout autant que toi ! Cela ne te donne aucun droit de traiter les autres ainsi, ne t’en déplaise ! **


La jeune femme serra les poings de colère et balança son sac sans aucune douceur au pied de son lit. Elle aurait voulu crier, hurler, se prendre la tête avec Hestia pour se défouler mais elle ne pouvait pas se le permettre, c’était trop dangereux. Et puis elle n’avait pas tort, ce qui avait aussi alimenté son irritation. Elle détestait ça ! Surtout dans ces conditions. La rouquine inspira profondément, alla ouvrir la fenêtre pour prendre une grande goulée d’air et prit un instant pour se reprendre. Elle se retourna pour fixer la porte puis lâcha un long soupir de désapprobation. Hestia aurait aimé lui glisser quelques mots de soutien mais elle se retint en sachant que cela risquait de mal le prendre en pensant qu’elle se faisait trop pressante vis-à-vis d’elle et ce n’était peut-être pas tout à fait faux.

Il y eut le cliquetis d’une clé tournant dans une serrure puis la porte s’ouvrit enfin mais juste assez pour qu’Eireen la bloque en se posant de biais, appuyée contre le mur, les bras croisés. C’est vrai qu’elle était petite cette nouvelle… Les yeux baissés sur elle (ce qui ne faisait qu’accentuer sa sévérité sans qu’elle ne s’en rende compte et s’en inquiète) elle finit par lâcher :

« Tu cherches … ? »






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MessageSujet: Re: "Un pavé dans la mare" Mer 1 Nov - 22:48



"Un pavé dans la mare"
Je ne reçus aucune réponse. Il y avait un peu de mouvement dans le couloir, de temps en temps, des étudiants me regardaient essayant sans doute de chercher dans leurs mémoires afin de m'identifier. Chose totalement inutile puisque j'étais une petite nouvelle chez la section M mais bon, j’appréciais l'effort.
Ça faisait quelques minutes que j'étais plantée devant cette porte à attendre que quelqu'un me fasse un signe mais rien. Ma colocataire, pardon, future colocataire ne devait pas être là. Doucement je retirai ma main de la porte pour la laisser retomber le long de ma hanche.

*On dirait bien qu'il n'y a personne...*

*Finement observé.* Me railla le Dragon comme si ça coulait de source.

Je soupirai, me sentant incomprise par cet esprit, chose qui m'énerva légèrement. J'essayais de faire des efforts pour engager la conversation mais il n'arrêtait pas de me remballer. Alors certes, je ne fais pas forcément des réflexions très pertinentes mais au moins je faisais un pas vers lui. Dommage qu'il ne fasse pas de même... Enfin, cette possession était toute nouvelle, j'imagine et surtout j'espère que ça s'arrangera avec le temps.
Quoi qu'il en était, je voulais être tout à fait sûre que la chambre était vide avant d'utiliser ma clé. Je trouvais ça plus poli de demander la permission d'entrer plutôt que de débarquer en posant sa valise en mode "hey ! J'ai les clés de cette chambre donc je me permets d'envahir les lieux !"

Je me mis en état de grande et profonde réflexion essayant de me rappeler de l'endroit ou j'avais rangé l'objet en question. A vrai dire j'avais un doute... Dans mes poches ou dans l'enveloppe contenant toutes les modalités quant à ma nouvelle colocation ? Après ce questionnement totalement inutile, parce non, je n'étais pas plus avancée, je décidai de me mettre physiquement à la recherche de ma clé. Je tâtai d'abord mes poches sans grand succès (même si je fis tout de même quelques trouvailles, ma foi, intéressantes) puis me rabattis sur mon sac pour y extirper l'enveloppe. Avec une plus grande précaution qu'à mon habitude (j'ai un problème avec les enveloppes, je déchire toujours tout...) j'ouvris l’emballage, écartai les papiers administratifs et m'emparai de la clé qui avait roulé au fond.

Je rangeai d'abord tout mon bazar avant de relever le nez pour fixer la serrure. Encore une fois je fus prise d'une hésitation qui m'obligea à toquer à nouveau avant d'utiliser mon petit passe argenté. J'aurais du m'y attendre mais je voulais en être sûre et certaine ! Tandis que Long levait les yeux au ciel en soupirant, je conclus encore une fois qu'il n'y avait personne. Je m'apprêtai donc à ouvrir la porte toute seule comme une grande quand je me sentis expulsée en douceur de l'entrée. Je me retournai assez perturbée par ce mouvement inattendu et constatai qu'une jeune fille rousse m'avais décalé de la porte pour pouvoir glisser un clé dans la serrure. Elle avait murmuré une excuse mais ne m'adressait pas le moindre regard, concentrée sur ce qu'elle faisait. Étant donné que la porte s'ouvrit, j'en conclue que c'était la colocataire que je tentai de faire réagir depuis tout à l'heure alors qu'elle n'était même pas encore arrivée. J'ai bien fait de laisser trainer en fin de compte ! A la limite je préfère qu'on se rencontre avant de m'être installée, ça ne pouvait donc pas mieux tomber ! Je me mis à sourire puis ouvrit la bouche pour lui adresser la parole mais elle ne m'en laissa pas le temps. En à peine quelques secondes ma colocataire s'était faufilée dans la chambre en claquant la porte derrière elle après quoi j'entendis un petit cliquetis dans la serrure me signifiant qu'elle venait de me refermer la porte au nez.

Figée sur place, j'étais en train de me demander ce qu'il s'était passé. Peut être que c'était mon imagination ? L'action avait été si rapide que je me mis à douter de sa véracité... Enfin, il y avait bien un élément qui m'indiquait que je n'avais pas rêvé: ce vilain Dragon qui était actuellement en train de se rouler de rire et de se ficher de ma figure sans ménagements. Totalement perdue, je n'avais vraiment pas besoin que Long en rajoute une couche. Je lui réclamai autoritairement le silence ce qui eut pour effet de relancer son rire. J'étais si peu crédible quand je m'énervais sérieusement ?! Enfin bref, là n'était pas la question. Je me concentrai à nouveau sur la porte en réfléchissant. J'étais toujours aussi raide qu'au moment ou la porte claqua mais j'essayai tout de même de penser au comportement à adopter dans cette situation.

Peut être que la jeune femme n'avait pas compris que j'étais sa future colocataire ? Ou peut être ne l'avait-on pas prévenu de ma venue ? Ou bien était-elle juste malpolie ou de mauvais poil ? Pour être tout à fait franche, j'écartai la dernière proposition de ma liste pour la simple et bonne raison que je voulait qu'on soit en bons termes. Alors imaginer qu'elle puisse me voir comme un pavé dans la mare avant même que je ne me sois installé m’attristait un peu.

*Un pavé dans la mare... Jusqu'à preuve du contraire, tu n'es pas encore une masse minérale.*

*Quoi ? Mais non c'est une façon de parler. Une expression. Tu sais quand on lance un pavé dans une mare ça trouble l'eau, ça dérange tout. Prenant mes propos au pied de la lettre, il ne semblait toujours pas voir ce que je voulais dire... Je continuai donc mon explication, en gros ça veut dire que quelque chose vient déranger des petites habitudes bien tranquilles...*

Long semblait réfléchir en ressassant le comportement de la rouquine. Il se mit à hocher la tête, trouvant sans doute que cette expression allait bien à la situation et accentua mon impression de ne pas être désirée. Je secouai la tête pour chasser cette pensée qui était franchement pessimiste et m’apprêtai à toquer une nouvelle fois. Je fermai le poing et le montai à hauteur de ma tête pour frapper mais avant de pouvoir le faire, la porte s'ouvrit d'elle même.
Ma colocataire avait fait en sorte de bloquer la porte en laissant une simple ouverture. Elle était appuyée contre le mur, les bras croisés et des yeux durs et froids posés sur moi. Cela eut pour effet de me faire détourner le regard immédiatement. Je me sentais intimidée par sa simple présence et je ne savais pas trop quel comportement adopter...

« Tu cherches … ? »

Je sursautai lorsqu'elle m'adressa la parole. Je mis quelque seconde avant de relever la tête... Après tout, je n'avais aucune raison d'avoir peur d'elle, n'est ce pas ? Je plantai donc mes yeux vairons dans les siens et constatai au passage qu'elle était drôlement grande puisque j'étais forcée de lever un peu trop la tête à mon gout ! 1m75 minimum, si ce n'est plus...
Cette constatation étant faite (et qui m'enfonça encore avec ma petite taille au passage), je fus prise d'une soudaine admiration pour le visage que j'étais en train de fixer. Je crois même avoir écarquillé les yeux tant j'étais subjuguée par la "beauté froide" qui se tenais devant moi. Tout à l'heure je n'eus pas vraiment le temps de le remarquer mais maintenant que nous étions face à face je pouvais la détailler. Ses traits étaient fins et ses cheveux roux encadraient doucement son visage. Ils étaient courts mais renvoyaient beaucoup de féminité avec en plus un aspect de "femme forte". Mais ce qui me charmait le plus était son regard qui perçait le blanc laiteux de sa peau. Bien que sévère à cause de ses sourcils froncés, ses yeux bleus presque turquoises étaient d'un éclat réellement saisissant. Ils ressemblaient un peu à de l'eau... Donnant une sensation de calme et de tempête à la fois, ils semblaient pouvoir me pénétrer et lire en moi comme un livre ouvert.
Je perdais mes mots...

*Vas-tu continuer de la fixer de cet air hébété encore longtemps ? Je te signale qu'elle t'a posé une question. Alors, action réaction !*

Long me fit sursauter ce qui me ramena immédiatement à la réalité. Je me décidai enfin à prendre la parole en laissant couler les mots de ma bouche comme si c'était naturel, un véritable cri du cœur à vrai dire...

« Vous... Vous êtes tellement belle ! Je suis désolée, je.. ça m'a perturbé...»

Je marquai un temps de pause avant de reprendre la parole de façon un peu moins assurée, chuchotant pour moi même la première phrase.

« Qu'est ce que je devais faire à la base ? Hum.. Ah oui ! En fait je viens tout juste d'être possédée et on m'a assigné cette nouvelle chambre. Je m'appelle Sheila. Sheila McElroy... Heum, on m'a dit que j'aurais une colocataire du nom d'Eireen Ò Mealaigh. Est ce que c'est vous ? Je suis à la bonne porte ? »
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MessageSujet: Re: "Un pavé dans la mare" Dim 17 Déc - 17:02

Un pavé dans la mare

Les yeux toujours baissés sur l’intruse, Eireen n’avait pas bougé d’un pouce en attendant une réponse de sa part. Non seulement elle se permettait de venir la dérangeait dans la tranquillité relative de son quotidien des derniers mois mais en plus elle était longue à la détente ! Bon d’accord ce n’était pas tout à fait le cas, les diverses réactions et expressions que la gamine eut, plaidèrent en faveur de sa défense. Elle n’était pas longue par un manque total de réflexion mais pour tout l’inverse. Comme Eireen, il semblerait que beaucoup de pensées transitent dans sa tête à chaque situation. Était-ce de l’analyse, de simples constatations, un échange avec la divinité dont elle était l’hôte ou bien encore un subtil mélange des trois ? Ce n’était guère lors de ce premier contact que la grande rouquine pourrait déduire ce genre de chose car après tout, elles ne se connaissaient tout simplement pas.

Même si Eireen préférait la voir s’éloigner du pas de la porte et qu’elle se réjouirait vraiment de ne pas devoir l’accueillir dans la chambre, elle n’était pas non plus ce genre de personne malsaine qui tirerait plaisir de la situation, comme lorsque l’importune avait baissé la tête, intimidée par la locataire des lieux. Même si la jeune fille se savait paraître sévère, la pression qui en résultait n’était jamais faite exprès. Cela la servait parfois, comme dans ce cas ci car cela la protégeait en quelque sorte des autres mais ce n’était jamais conscient de sa part. Avec les années, Hestia avait bien essayé de travailler ce point avec sa protégée, jouant ponctuellement le rôle de psy et de la faire réfléchir sur les actions de son inconscient. La déesse était parvenue à extraire pas mal de choses, à en faire admettre d’autres à la jeune fille qui fut une bonne « élève » en tenant compte de ces informations sur elle-même pour se bâtir de nouvelles bases plus solides voire de se corriger sans pour autant toucher à sa nature propre. Elle avait fait preuve de bonne volonté et de beaucoup d’efforts mais la voilà à reculer suite aux pertes d’Alistair et de Leila et ceci elle ne pouvait le lui reprocher.

A dire vrai, Hestia voyait sa méfiance vis-à-vis de la direction du pensionnat se transformer peu à peu en rancœur. Était-ce par son propre fait ou parce qu’elle aussi se laissait influencer par les ressentis d’Eireen ? Elle n’était pas sûre elle-même et en un sens cela l’effrayait un peu. Ô combien elle aimerait s’entretenir personnellement avec ces gens-là ! Pas forcément pour les admonester mais simplement pour savoir s’ils prévoyaient que ces possessions finissent bien sur le long terme. Testaient-ils la réelle force des Dieux ? Celles des Humains ? Se retrouver à la place d’un rat de laboratoire ne plaisait pas à la déesse et si elle était connue pour sa très grande retenue et tolérance, elle n’en restait pas moins une déesse, l’aînée des Olympiens de la première génération, la fierté lui était tout aussi connue et ce serait une terrible erreur que de croire que personne ne peut la courroucer ou qu’elle ne prendra pas action. Elle en était arrivée au point de se demander s’ils arriveraient au jour où elle n’hésiterait plus car cela risquerait d’être plus que néfaste à son hôte. Elle était effrayée de perdre Eireen, la direction sait ce genre de choses elle en était convaincue mais elle sentait aussi que les tout cela ne pouvait pas continuer ainsi. Leur situation actuelle pouvait déjà être qualifiée d’hubris et si les contes et les légendes s’accordaient bien sur un point c’est que ce crime ne reste jamais impuni, les choses basculeront un jour, le chaos reprendra ses droits.

C’est la surprise d’Eireen qui sortit la déesse de ses sombres réflexions. Cette dernière se permit de fouiller dans les pensées de la jeune fille pour connaître la raison de ce ressenti soudain. Vite chassées furent les mauvaises idées et c’est un gloussement clair et serein qui retentit dans l’esprit de la grande rousse alors que la déesse se laissait à nouveau attendrir par la petite jeune fille sur le palier.

*Il ne t’en faut vraiment pas beaucoup… *
**Et il t’en faut trop, nous nous équilibrons donc bien. **


L’apparente bonne humeur d’Hestia eut au moins l’effet de commencer à estomper la rancune d’Eireen. Cela ne la fit pourtant pas réagir à la subite déclaration de l’inconnue. Si elle avait ressenti de la surprise elle avait accusé le coup à sa propre manière, c’est-à-dire en fronçant encore plus les sourcils au lieu de les hausser. Elle ne s’attarda pas sur le sujet, elle ne s’y attardait jamais dessus de toute manière. Le « ça m’a perturbé » aurait pu l’amuser car cela lui rappela le jour où elle avait rencontré Ethan au club d’arts visuels. Elle lui avait elle-même adressé ces mots, ce qui n’avait pas manqué de nourrir son amusement et son ego. Mais encore une fois, elle ne se permit pas de se laisser distraire de ces concordances, il y avait plus important et « grave » à gérer car comme elle l’avait deviné, il s’agissait bien d’une nouvelle colocataire.

L’idée de l’envoyer bouler en lui disant qu’elle s’était trompée de chambre lui traversa forcément l’esprit, pas pour juste lui faire une mauvaise blague et se moquer d’elle mais juste pour ravoir la paix. Sauf que cette paix ne serait que de courte durée avant qu’elle ne soit renvoyée une deuxième fois ici par la direction. Elle risquait même d’être accompagnée par un membre du personnel et ce serait beaucoup plus chiant à gérer. L’étudiante finit par se résigner mais ce ne fut pas sans montrer que c’était contre son gré. Zappant volontairement les présentations, elle poussa un fort soupir blasé et lâcha dans la foulée un « Malheureusement… » avant de se décoller du mur et de tourner le dos à la porte, s’en éloignant sans aucune autre forme de procès en la laissant ainsi entrouverte. Son regard se posa sur le côté de la chambre qui était anciennement occupé par Leila et elle se mordit la lèvre inférieure pour s’éviter d’exprimer trop fort son mécontentement et ce pincement qu’elle eut au cœur.

La jeune fille se dirigea vers son propre lit et attrapa son sac pour récupérer son téléphone portable. Le sac retourna au pied de son lit alors qu’elle s’installait sur ce dernier en prenant toujours la précaution de bien tourner le dos à l’entrée et à l’espace qui était désormais affecté à la nouvelle, bien décidée à faire la gamine comme Hestia le disait et à l’ignorer en boudant dans son coin.






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MessageSujet: Re: "Un pavé dans la mare" Jeu 28 Déc - 0:40



"Un pavé dans la mare"
Bon ! Résumons la situation: Je viens de débarquer dans le dortoir des M avec mes bagages et ce papier de la direction qui m'attribue cette nouvelle chambre. Je viens de me faire posséder par un espèce de vieux serpent mal léché et ma nouvelle présumée colocataire, bien que très jolie, n'a pas vraiment l'air bavarde... Enfin, je venais de me présenter alors j'imagine que le dialogue se ferra naturellement.
Même si elle m'intimide un peu, je lui adresse un sourire, sincèrement contente de la rencontrer. J'aime ne pas me formaliser sur la première impression et, concernant cette situation, je préfère me dire que notre relation se passera pour le mieux et qu'on deviendra amies ! De toute façon, ça ne sert à rien de s'imaginer tout et n'importe quoi juste à cause d'une attitude, d'un dialogue ou encore d'un ressenti. Même si je sais parfaitement qu'il est difficile d'aimer toutes les personnes de la Terre, il est tout de même possible qu'une relation se passe bien ! Bon j'avoue que ça me plairait de bien m'entendre avec ma coloc' et je ferrai tout pour !

Son froncement de sourcil s'accentua pour renforcer son expression sévère. Est-ce que mon compliment avait été mal prit ? J'espère que non ! Ça serait quand même le pompon...
Je ne savais pas trop où regarder. Ne voulant pas me montrer offensante en fixant dans les yeux la jeune femme, je détourna légèrement le regard pour le porter sur mes valises. Déjà qu'elle ne semblait pas des plus ravies par ma venue, j'allais faire en sorte de ne pas être malpolie.

Long soupirait dans ma tête tout en m'intimant d'être un peu plus sûre de moi. C'est vrai qu'en temps normal je suis très souvent détendue avec les gens mais là ce n'était pas tout à fait pareil. Je suis quelqu'un d'intuitif et mon ressenti est assez clair sur la situation: je ne suis pas tout à fait la bienvenue alors inutile de faire l'idiote trop confiante. Et même si j'aurai voulu rester naturelle, le charisme que dégage la grande rousse en face de moi m'en empêchait.

Je commençais tout de même à trouver son temps de réponse un peu long. Pas que ça me stressait mais.. Si en fait, ça me mettait mal à l'aise. Je me voulait tout de même indulgente. Après tout, elle aussi est possédée, alors peut être parlait-elle avec sa divinité ? Ou bien elle me jaugeait ? J'allais tout de même reprendre la parole histoire de faire un petit peu avancer les choses mais elle me devança avec un long, très long et profond soupir tout en m'adressant un "malheureusement". J'avais donc vu juste ! Elle est extrêmement heureuse de m'avoir comme colocataire ! Et pour ceux qui n'ont pas compris, oui, c'est de l'ironie. Bon après ce n'est pas bien grave, ce n'est peut être qu'un mauvais début et puis ça ira en s'améliorant !

Je gardai mes idées positives dans un coins de ma tête. Sérieusement, je ne m'inquiète pas ! Je suis persuadée que se sera une belle aventure !
Pour me sortir de mes pensées, Eireen se décolla du mur pour s'éloigner de la porte. Signe qu'elle me laissait la possibilité d'entrer malgré ses réticences évidentes. Je ne me fis pas prier plus longtemps et empoignai mes bagages tout en poussant ladite porte d'un mouvement d'épaule pour la refermer avec un coup de hanche. Je me dirigeai ensuite vers la partie libre de la chambre et jetant un petit coup d’œil à Eireen. Elle n'était manifestement pas décidée à entamer le dialogue... Tournée sur son lit de sorte à ne pas m'adresser un regard, elle semblait assez blasée par ma présence sans même prendre la peine de me connaitre. J'avoue que ça m'attristait un peu mais je ne lui en veux pas. Après l'accident de mon frère, je me suis aperçue que ma mère, mon père et moi avions décidé de vivre la choses de différentes manières. Je suis donc terriblement mal placer pour juger ma coloc' sur son comportement. Après tout, je ne pouvais pas savoir ce qu'elle avait vécu mais je suis persuadée qu'elle a ses raisons pour agir de cette façon.

*Tu es trop gentille avec cette personne alors qu'elle te manque de respect. Je te demanderai de bien vouloir t'imposer pour rétablir la justice ! Elle n'est pas en droit de se comporter de la sorte alors qu'elle ne te connait pas.*

*Je te trouve drôlement remonté...*

*Évidemment ! Te manquer de respect signifie ME manquer de respect ce qui est absolument inacceptable !*

J'avais presque envie de rire. N'importe quoi ce Dragon ! Non seulement il en a rien carrer de moi mais en plus il aimerait que j'agisse uniquement pour sa personne. C'est mal me connaitre très cher Krokmou !
J'eus droit à un nouveau grognement à la suite de ce petit surnom. J'avoue, j'aime bien le titiller un peu. Et puis, c'est plus sympathique de lui trouver des petits noms ! J'ai tendance à penser que ça améliore non liens.

En même temps que je me bagarrais à coup d'arguments avec ma divinité, je me dirige vers mon nouveau lit et lâche mes bagages dans un coin. J'étais bien contente de pouvoir enfin me poser ! Entre le déménagement de mon ancienne chambre et les longues minutes de marche à me paumer dans les couloirs, souffler un peu était agréable. Je m'étirai et soupirai d'aise et me laissant tomber sur le matelas.
Maintenant que je n'étais plus sur le pas de le porte, je me sentis plus à l'aise et ma nature profonde revint au galop pour me faire prendre la parole.

« Aaaaah je suis vraiment contente d'avoir une colocataire ! Quand j'étais en N l'an dernier j'étais toute seule dans ma chambre. Moi qui aime papoter je trouvais ça un peu triste à la longue... Enfin bref ! tout ça pour dire que je suis ravie de te rencontrer et de partager ma chambre avec toi. J'ai hâte d'apprendre à te connaitre !»

Je réfléchis un tiers de seconde avant d'ajouter à ma tirade des petites précisions qui me semblaient utiles.

« Au fait je suis en Première et suis possédée par Long, l'esprit du Dragon dans le zodiaque chinois, et toi ?»
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MessageSujet: Re: "Un pavé dans la mare" Lun 22 Jan - 23:08

Un pavé dans la mare

Elle avait donc laissé la jeune fille rentrer. Bien qu’elle ne semblât pas plus intéressée que cela par celle-ci, le dos tourné et occupée avec son téléphone, Eireen avait l’oreille tendue, suivant l’avancée de sa nouvelle colocataire dans la chambre. La porte s’était refermée en émettant le claquement normal et les pas n’étaient pas plus précipités que cela. Il n’y avait ni soupirs, ni petits grognements indicatifs qu’elle avait réussis à la mettre de mauvaise humeur avec son attitude. Inconsciemment elle se dit que ce n’était pas plus mal d’un côté que de tomber sur une personne calme et que cela l’arrangeait bien. Leila n’avait jamais été vraiment désagréable mais sa spontanéité avait vite fait de fatiguer voire parfois exaspérer Eireen qui avait pris l’habitude de fuir la chambre, tout simplement, lorsque son ancienne colocataire s’enflammait trop que ce soit en discutant au téléphone ou ne serait-ce qu’en lui racontant sa ou ses mésaventures de la journée. C’est que Leila aimait parler tout en gesticulant et la rouquine avait cette poisse d’attirer les coups perdus alors elle avait toujours été tendue lorsque la brune se sentait obligée de se rapprocher pour poursuivre son récit. Surtout que c’était ne combattante d’un certain niveau alors elle y mettait la force qu’il fallait à ses coups, qu’elle le veuille ou non. D’ailleurs son armoire porte toujours les marques de certains d’entre eux alors qu’elle avait malencontreusement l’une de ses armes d’entraînement entre les mains alors imaginez sur son pauvre petit corps de rousse toute fragile !

Eireen devait toutefois admettre que parfois cela l’avait amusée de voir sa colocataire s’exciter de la sorte. Très expressive, son visage s’ornait souvent de grimaces qu’elle exagérait de temps en temps et elle avait réussis à la faire sourire quelques fois. Elle avait aimé voir aussi cette jeune femme forte qu’on pouvait presque qualifier de « brute de décoffrage » se radoucir et se faire toute crème quand elle parlait de Fergal. Puis Fergal mourut… Leila était restée inconsolable. Était-ce cette douleur qui l’avait faite disparaître à son tour aussi ? Cette pensée serra immédiatement le cœur de la jeune fille et elle allait repartir dans de nouvelles sombres réflexions quand la voix de la nouvelle venue retentit dans son dos et que son téléphone enchaînait plusieurs vibrations signe qu’il avait réceptionné plus qu’un message.

Plus par réflexe qu’autre chose, Eireen s’était redressée et avait lancé un coup d’œil par-dessus son épaule tandis que…

**Sheila **
*Hein ? *
**Ce petit bout de femme se nomme Sheila, elle s’est présentée lorsque tu la toisais juste avant. Quelle tristesse que ta mémoire te joue si tôt des tours. **
*Tu sais très bien que ce n’est pas ça, je ne l’ai pas… *
**Écoutée, oui, oui, je le sais. Mais parfois j’aime bien essayer de faire comme vous et de me « voiler la face » en me racontant des choses. Alors oui cela est plus agréable pour moi de croire que tu as des troubles de la mémoire plutôt que d’accepter que ma très chère possédée dispose de manières bien déplorables. Injustement qui plus est. **

La réflexion ne manqua pas de faire lever les yeux au ciel à la jeune femme qui due faire un effort monstre pour rattraper le flot des paroles de… Sheila, donc. Des airs calmes mais pipelette, hurmpf, cela allait être moins tranquille que prévu, et flûte… Avec cet enchaînement, Eireen perdit quelque peu le fil et eut un temps d’arrêt, la tête toujours tournée comme si elle tendait l’oreille mais les yeux fixés sur sa couette de lit. Que faisait-elle déjà ?
Ah oui ! Le téléphone. Elle leva vite fait la main pour signifier à sa… colocataire… de se mettre en attente puis elle se reconcentra sur son téléphone oùelle lut les premiers messages d’Ethan

**Je ne pensais pas le dire un jour mais pour une fois je suis bien ravie de sa réponse. **

Et elle défile…
**Par Zeus ce garçon n’est vraiment pas capable de rester sérieux plus de deux minutes ! **
*Est-ce que tu viens de jurer sur ton frère ? *
**C’est dire à quel point ce garçon me désespère. **
*Mais il a quand même réussi à t’impressionner dans le bon sens ne serait-ce qu’un court instant. *
**TRES court instant. Mais étant donné qu’il est resté fidèle à lui-même… Passons cependant, Sheila mérite plus ton intérêt dans l’immédiat. Ceci dit tu lui répondras non à ce perfide Adonis. **


Eireen se contenta de rire mentalement et envoya un premier message court à son « merveilleux président de club ». Il avait raison dans le fond et elle le savait, elle savait très bien tout cela oui mais c’était si difficile de temporiser à force ! Et pourtant, côté restriction des humeurs et pragmatisme, Eireen avait pu être championne par moment, c’était dire combien elle était impactée par le cumul de toutes ces disparitions. Sheila n’y était pour rien cependant, oui, bien sûr. Elle arrivait au mauvais moment et cela aussi Eireen ne pouvait le lui reprocher. Ceci dit, elle n’était pas forcément plus encline à papoter, sa nature obligeant. Il allait falloir trouver un compromis et elle n’avait pas vraiment l’esprit à cela alors elle dû se faire violence pour ne pas soupirer et lâcher un simple « Je ne veux pas parler ». Elle se tourna alors mais ne fit pas complètement face à la petite rousse. Il ne fallait pas abuser non plus, elle voulait bien faire des efforts mais elle n’était pas non plus entièrement « domptée ».

« Étant donné que nous sommes colocataires, tu auras bien le temps pour me connaître, pas besoin d’avoir hâte. »

Le ton n’était pas mauvais mais il n’était pas plus aimable. En fait, en vue de l’ambiance qu’elle avait imposée dans la pièce, cela sonnait un peu comme un couperet alors que ce n’était pas son intention. Eireen quoi.

« Avoir une colocataire n’est pas forcément une bonne chose non plus, on pourrait ne pas s’entendre du tout et tu regretterais vite de ne plus être seule. Surtout que je ne suis pas adepte des « papotages », tu ne trouveras pas ton compte avec moi de ce côté-là, ça pourrait te frustrer. Et pas la peine de lancer des petits sujets de conversation à la pelle quand je n’ai pas envie de parler, je ne parle pas. »

Bon, ce n’était toujours pas ça… Mais elle voulait la connaître non ? Bah voilà, elle savait déjà qu’elle n’aimait pas parler trop longuement. Ça dépend des sujets et de comment leur lien se développera ? Elle l’apprendra plus tard si elle s’accroche. C’était ça faire connaissance sur le long terme non ?

**Les efforts vont dans les deux sens jeune fille, je pensais qu’avec tes dernières rencontres tu avais compris cela. **
*Oui, oui… Mais j’en fais des efforts ! Je réponds ! *
**Eireen… **
*Ça va, ça va ! Laisse-moi juste quelques jours, que j’arrive à temporiser le reste un peu. Je ne peux pas tout faire en même temps. *


Ceci pensé, elle se focalisa sur son téléphone comme si elle coupait court à ce début de conversation. Ses doigts coururent sur le clavier tactile et le silence plana un moment avant que sa voix ne s’élève à nouveau.

« Du coup tu n’es possédée que depuis très peu de temps c’est ça ? »

Elle écrivit encore un bref instant et ses yeux finirent par se relever pour fixer Sheila.

« Tu sais ce dont est capable ce « Long » ? »

**Ne sois pas offensante dans ta façon de s’adresser aux déités des autres élèves, veux-tu ? **
*C’était offensant ? *
** Pour moi non, mais la perception varie en fonction de la fierté des divinités tu le sais bien. Il vaut mieux ne pas alimenter le feu. **


« Comment s’adresse-t-on poliment à une divinité chinoise ? »

Question provoquée par une réelle curiosité de la part d’Eireen mais qu’elle n’avait pas du tout pensé dire à voix haute étant donné qu’elle s’adressait à Hestia. Mais s’était sorti, elle devait assumer. Quoiqu’avec sa propre fierté mal placée, elle avait fait mine de ne pas broncher, son visage restant fermé et ses yeux se refixant sur l’écran de son téléphone qui était Ô combien intéressant depuis tantôt alors qu’elle faisait mine d’attendre la réponse plus apr politesse qu’autre chose.







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MessageSujet: Re: "Un pavé dans la mare" Jeu 25 Jan - 20:34



"Un pavé dans la mare"
Malgré le premier contact assez tendu avec Eireen, je n'ai pas pu m'empêcher de lancer la conversation. Je tournicotais sur le lit comme pour "marquer mon nouveau territoire" tout en faisant part de mes pensées à la jeune femme. Je remarque également du coin de l’œil qu'elle tend l'oreille. Bon. Même si elle me tourne toujours le dos, au moins elle m'écoute. Je suppose...

*Es-tu un animal pour "marquer ton territoire" de la sorte ?*

Comme d'habitude, sa voix était sévère avec une touche de mépris. Quand nous nous sommes parlés la première fois, il m'avait dit d'entrée de jeu que je me devais d'être "digne de lui et de sa grandeur" alors j'imagine qu'il n'apprécie pas certains de mes comportements qu'il qualifie "d'animal". Désolée, mais j'ai tout de même l'impression que c'est l'hôpital qui se fout de la charité !

*Tu es quoi toi ?*

*Je te demanderai de ne JAMAIS me comparer avec un vulgaire animal ! Je suis un être surnaturel ! Un être faisant parler de lui dans bons nombres de légendes. Un être que l'empereur de Chine en personne prend pour exemple ! Je suis le plus grand des signes du zodiaque !*

Bon, vous m'excuserez mais à partir de là je préfère lâcher. Non parce que lancé comme il est, il est parti pour nous faire une dissertation de "pourquoi le dragon est le plus génial ?" avec thèse, antithèse, synthèse, prothèse, hypothèse, photosynthèse et tout autre mots finissant en -thèse. Je préfère m'arrêter à l'introduction...
Je reportai donc mon attention sur ma nouvelle colocataire et remarquai qu'elle me faisait un signe de main pour me mettre en attente. Concentrée sur son téléphone, elle devait être en train de lire les messages qui avaient vibré depuis tout à l'heure. Sûrement un ami ou une amie à elle. Je me taisais donc en me redressant pour m'asseoir sur le lit. J'en profitai aussi pour lisser mes cheveux qui avaient plutôt mal vécu mon rouli-bouli sur le matelas.
Concentrée sur mon recoiffage, je n'avais pas remarqué qu'Eireen s'était tournée vers moi, sans pour autant me faire totalement face.

« Étant donné que nous sommes colocataires, tu auras bien le temps pour me connaître, pas besoin d’avoir hâte. »

Oh... Ça donne le ton. Même si elle ne l'avait pas dit d'une voix méchante, le choix des mots était tellement tranchant que je ne savais pas trop comment je devais le prendre.

« Avoir une colocataire n’est pas forcément une bonne chose non plus, on pourrait ne pas s’entendre du tout et tu regretterais vite de ne plus être seule. Surtout que je ne suis pas adepte des « papotages », tu ne trouveras pas ton compte avec moi de ce côté-là, ça pourrait te frustrer. Et pas la peine de lancer des petits sujets de conversation à la pelle quand je n’ai pas envie de parler, je ne parle pas. »

Aoutch ! Ça fait bobo le petit cœur... Bon. Voyons le bon côté des choses. 1) Elle m'a répondu. 2) Même si elle dit qu'elle n'aime pas parler, elle a tout de même prit un bon petit temps de parole. Ce qui veut dire qu'à l'avenir, il y a moyen de bien papoter ! Bon, là elle n'a pas l'air très contente de partager sa chambre avec moi mais peut être qu'elle est tout simplement un peu sauvage comme fille ? Un peu comme s'il fallait l'apprivoiser avant d'avoir vraiment accès à sa véritable essence. J'ai souvent remarqué que les personnes dites "froides" cherchent en fait à se créer une sorte de protection.
Enfin, quoi qu'il en soit, j'ai l'impression de voir le verre à moitié plein alors qu'elle le voit à moitié vide et j'avoue ne pas vraiment trouver de quoi répondre. De toute façon elle reporte son attention sur son téléphone. Elle ne doit plus vouloir parler.
Je me frotte la nuque, légèrement mal à l'aise dans cette ambiance tendue. C'est pas mon genre d'être sans voix, même face à quelque chose de blessant. Elle doit m'intimider...

*Comme j'ai honte de toi ! Un peu de courage ! Si tu ne sais pas quoi répondre, laisse moi guider ta tirade !*

Je sens le Dragon de plus en plus énervé. Mieux vaut rester calme et ne pas rentrer dans son jeu...
Alors que je pensais la conversation terminée, Eireen me demanda si j'étais possédée depuis peu de temps et se mit à me fixer après quoi elle me questionna sur ce dont était capable "ce Long".
Le sang du principal intéressé ne fit qu'un tour. Il avait cette impression d'être directement dénigré voire insulté et trouvait ça absolument inacceptable. Sans attendre, il se mit à tambouriner dans mon crâne pour déverser toute sa "colère divine" contre ma colocataire.
Je fermai les yeux en grimaçant et pris ma tête dans mes mains. Je ne pensais pas qu'il pourrait me donner la migraine seulement en s'énervant. Ou bien c'est moi qui n'ai pas encore bien l'habitude de gérer une déité dans mon esprit ?

« Comment s’adresse-t-on poliment à une divinité chinoise ? »

Je m'aidais de la question que venait de poser Eireen pour essayer de calmer le Dragon. Enfin, je le sentis plus vexé qu'autre chose et il finit par se renfermer dans un coin de ma tête. Bon... Au moins ma douleur lancinante venait de s'arrêter. Hallelujah !
Je me redressai pour m'adresser à la jeune femme.

« Heum... J'avoue que j'ai encore du mal à savoir comment l'aborder... Et pour ce qui et de ses capacités, je ne sais pas. Il ne veut pas m'en parler tant que je ne suis pas "digne de lui" comme il aime dire. »

Je soupirai tout en affichant un sourire désolé. J'aurai bien aimé pouvoir répondre à sa question, ça voudrait dire que je connais Long un peu mieux que ça. Enfin. Avec tout ça je crois bien qu'elle ne m'a pas dit qui la possédait. Soit elle n'a pas entendu la question, soit elle ne veut pas y répondre. Je ferrai mieux de réitérer dans le doute.

« Et toi ? Qui est ton dieu où ta déesse ? Ça fait longtemps que vous êtes en cohabitation ? »

Le temps qu'elle me réponde, je resongeais à ce qu'elle m'avait dit tout à l'heure par rapport à sa non-envie de parler. Enfin pas forcément là, tout de suite, puisqu'elle avait relancé la conversation mais, si j'avais bien compris, elle avait ses moments alors je réfléchissais à un compromis. Je me connais, je risque de très souvent solliciter le dialogue mais je ne voulais pas non plus déranger Eireen si elle n'était pas d'humeur. Une idée me vint tout d'un coup !
Je fouillai dans mon sac pour sortir un foulard rouge puis me levai du lit pour rejoindre ma colocataire.

« Oh, avant que j'oublie, tiens ! Je lui tendais le tissu écarlate avant d'exposer mon idée, accroche ça à ton lit quand tu ne veux pas parler ! Ma mère mettait un truc de similaire à sa porte de chambre quand elle ne voulait pas me voir, ha ha. Dans notre cas, on peut dire que c'est le signal pour que je te laisse tranquille. Ça te va ? »
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