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"Sans crier gare..."
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MessageSujet: "Sans crier gare..." Sam 30 Sep - 20:49

"Sans crier gare..."
Je me réveillai encore un peu vaseuse. La nuit n'avais pas été très bonne et j'avais encore les yeux un peu lourds. En me redressant je me frottai les paupières et scrutai rapidement la chambre. Tiens ? On dirait que le soleil sera au rendez-vous aujourd'hui ! En effet, de fins rayons dorés transperçaient les quelques fentes des volets pour éclairer la chambre d'une lueur chaude.

Je m'extirpai hors de mon lit pour me préparer. On était en week-end, alors autant profiter de cette belle journée qui s'annonçait ! A la vitesse de l'éclaire, j'embarquai des vêtements dans la salle de bain pour ensuite prendre une douche (non, je ne détaillerai pas cet épisode de ma vie, petits coquins ! ). Une fois habillée, coiffée et bien évidemment maquillée, je me dirigeai vers la sortie sans faire trop de bruit. Peut être que des élèves dormaient encore et je ne tenais pas à les réveiller...
En dévalant les escalier, je croisai quelques personnes qui discutaient en gesticulant dont une que je bousculai sans faire exprès. Après m'être excusée je me retrouvai enfin dehors.
En regardant ma montre je constatai qu'il était très exactement 10h26, heure relativement tôt par rapport à laquelle je me levais quand je n'avais pas d'obligations (le week-end je pouvais dormir jusqu'à 14h sans problèmes).
Je levai les bras pour m'étirer et prendre une grande inspiration au passage. C'était vraiment une météo idéale pour se promener ou flâner dans le parc ! Et pas seulement pour déambuler sans but puisque, grâce au soleil qui avait réchauffé le paysage, je pourrai même faire une petite séance de parcourt sans risquer de glisser ou de tomber. Je gardais cette idée en tête tandis que je sentais mon petit Dragon se réjouir du programme. Cela faisait un petit moment que je n'avais pas crapahuté et il était certain que les hauteurs lui manquaient.

*Cela n'est en aucun cas en rapport avec mon envie de planer. Je me réjouis simplement de ces petits exercices. M'est d'avis qu'il  était temps pour toi de te remette au sport !*

*Aller Pogogo ne fait pas genre ! Tu es trop content quand je crapahute. Je suis sûre que ça commence à te manquer depuis le temps.*

*Tu peux bien croire ce dont tu as envie... Et ne m'affuble pas de ce surnom ridicule ! *

*Ha ha ha ! Excuse moi, mais je te trouve mignon. Le voir nier l'évidence m'amusait et en même temps je trouvais ça trop chou. Je m'empressai tout de même de me justifier de peur de subir une nouvelle colère, ne le prends pas mal Long, c'est un compliment !*

Le Dragon se ravisa en soupirant. Même s'il voulait sans doute conserver une certaine réputation, je sentais qu'il n'était pas en colère mais plutôt content à vrai dire. Soit parce que j'avais l'intention de m'en tenir à mon programme, soit parce que je venais de le complimenter à ma façon.

Je me mis à sourire. Pour une fois qu'on était bien en phase avec Long, je n'allais pas m'en plaindre ! Décidément, c'était vraiment une super journée en perspective !
D'un pas assuré, je me dirigeai vers le parc. Une fois arrivée je constatai que le jardinier était en train de rassembler les premières feuilles d'automnes en plusieurs tas flamboyants.
Je le contournai pour ne pas déranger son travail en cherchant un endroit agréable. Pour quoi faire ? Je verrai bien quand j'aurai trouvé !
Aux abords du parc, les arbres se faisaient plus nombreux et je sentis une envie irrésistible monter en moi. J'avais même du mal à déterminer si c'était la mienne ou si elle était provoquée par le Dragon. Sans trop lutter je m'approchai d'un grand arbre massif et majestueux et le regardai longuement avant de poser ma main sur le tronc.

Quelques minutes plus tard, j'étais au sommet du végétal, scrutant le paysage, humant l'air qui me caressait le visage.
Cette sensation était tellement agréable que je ne l'aurais l'échangé pour rien au monde ! D'ailleurs Long partageait mon avis.
Après avoir prit un long instant à observer ce qu'il se passait à l'horizon, je m'assis sur une branche en calant mon dos contre le tronc.
Soupirant d'aise, je fermai les yeux. En plus de la danse, ces moments perchés hors du temps faisaient partie de mes préférés.

Je somnolais, toujours posée sur ma branche. Il me semblait même m'être endormie pendant quelques instants... Un rêve me revenais timidement en mémoire. J'avais l'impression de voir une personne face à moi mais je n'arrivais pas à l'identifier. Tout était un peu trop flou...
Elle semblait s'approcher et tendre ses mains vers moi. Je la sentis poser ses doigts sur mes paupières closes et puis plus rien.
Mon souvenir s’évaporait aussi simplement que de l'écume sur la plage...

*Sheila, réveille toi maintenant. Tu risquerai de chuter et de reporter la faute sur moi.*

L'interpellation du Dragon me fit ouvrir les yeux en bâillant. Effectivement, je commençais à perdre l'équilibre mais me rattrapai d'un mouvement de hanche. Le soleil me tapait la tête, il était temps de descendre pour éviter d'attraper un insolation ! Je m'étirai pour remettre mes muscles en fonction et éviter de redescendre en chute libre à cause d'éventuels faux mouvements. Je pris mes appuis avec précaution jusqu'à toucher terre.

Je regardai à nouveau ma montre pour me situer.
11h16.
Hum, j'avais passé un sacré bout de temps dans cet arbre ! Je cherchai ce que je pouvais bien faire d'autre pour remplir ma journée et me posta sur une légère colline surplombant le parc.
Tiens, c'était bizarre... Je me frottai plusieurs fois les yeux. Les fronçaient, les fis clignoter pour être sûre de ne pas rêver. Et non je ne rêvais pas ! A l'autre bout du parc il y avait des garçons qui jouaient avec un ballon. Et leurs accoutrements permettaient de deviner qu'ils avaient sûrement très chaud !

*Je ne te pensais pas comme ça Sheila... J'avoue être un peu déçu.*

*Hein ? C'est à dire "tu ne me pensais pas comme ça" ?*

*Tu vois parfaitement de quoi je veux parler, ne fais pas ton innocente ! *

Je sentais Long me faire les gros yeux et je ne comprenais pas trop pourquoi... Je fixai toujours les garçons en train de transpirer en faisant du sport sous le soleil et...
Je me mis à rougir.
C'est de ça qu'il parlait ?! Il a vraiment l'esprit mal tourné ma parole !
Une forte gêne s'immisça en moi tout d'un coup. Maintenant que j'y pensais je devais ressembler à une voyeuse ! M-mais je n'avais aucunes pensées malsaines à la base, je vous assure !
J'avoue que je perdis un peu mes moyens. Comment faire pour effacer ce malentendu ? Je regardai autour de moi mais il n'y avait pas grand monde. Un problème en moins...
Je jetai un coup d’œil aux garçons mais ils ne semblaient pas m'avoir vu, concentrés sur leur sport. Tiens maintenant que j'y pensais c'était étrange, ils étaient à l'autre bout du parc alors comment ce faisait-il que je puisse les voir autant dans le détail ? Aux dernières nouvelles m'a vue était dans la moyenne et donc incapable de zoomer autant sur quelque chose de si loin !

Je me remémorais soudainement mon rêve. Les mains de cette silhouette inconnue sur mes paupières. M'avait-on fait don de quelque chose lorsque je dormais ?
Une main à mon menton, renfermée dans cette pensée, je ne voyais plus ce qu'il y avait autour de moi...
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MessageSujet: Re: "Sans crier gare..." Dim 1 Oct - 22:19

SANS CRIER GARE...
avec Sheila McElroy
Hier la météo était clémente et nous annonçait un très beau weekend. Ni une ni deux, j’ai mis mon réveil à 7h30 pour pouvoir aller danser dehors sur cette fameuse terrasse du bâtiment abandonné. Vêtue d’un short, mes baskets souples pour danser dehors et d’un tee-shirt à l’effigie des Beatles glissé dans ma ceinture, je me suis empressée d’aller danser. Ma cravate de M enroulée dans les passants de ceinture de mon short. Ce n’est pas très raccord, mais je m’en fou.

Comme d’habitude, il n’y a pas un chat. Ce coin est souvent calme. Et puis le weekend, les lycéens et étudiants sont rarement des lèves tôt ! Ecouteurs sur les oreilles, je commence en douceur les étirements. Je me suis bien échauffée une heure au moins. Cette chorégraphie est très technique et acrobatique donc il faut bien que j’échauffe chaque muscle et articulation comme il se doit. Ensuite j’ai bien répété chaque mouvement, décomposant les passages les plus durs pour les imprimer à mon corps. Cette chorégraphie sur « The Only Way Out » est vraiment une de mes préférées. Je fini par la répéter en entière sans interruption et je suis ravie de constater que je commence à bien la retenir et que mes mouvements sont de plus en plus fluides. J’adore vraiment la danser.

vidéo de la chorégraphie juste pour le plaisir des yeux:
 


*J’avoue que ça devient vraiment joli, vu de l’intérieur.*
*Heu ! Merci !
J’espère surtout que
c’est beau vu de l’extérieur.*

*ça ne saurait être autrement. » !*

Etonnamment il fait vraiment bon, du coup je suis vite assoiffée et ma petite bouteille d’eau ne suffit. Vers 11h, je retourne en sautillant et dansant à ma chambre boire un bon verre et rempoter ma bouteille. Une fois abreuvée, je repars pour mon repère de danse extérieur. Je vois une fille de ma classe, Sheila je crois, qui semble regarder au loin. Pourtant il n’y a rien sous son regard. Une bizarre aussi ? Pourtant elle ne m’avait pas fait cet effet. Au loin dans la direction, il y a un tas de mecs imprégnés de testostérones qui se défoulent. Elle rougit. Non ! Elle ne peut pas être en train de mâter ! C’est trop loin.

- AAAAAAHHHH !! Saleté de chat !

Le félin était dans l’arbre sous lequel je suis passé. Il a sauté juste devant mes pieds. Bon dieu ! Ce n’est pas permis de faire peur ainsi !

« Hey ! Les gamines ! C’est quoi ce travail ? Dégagez de là ! Non mais ! Mon beau tas bien rangé ! Je vais vous faire passer l’envie de recommencer moi ! »

Je ne comprends pas. Pourquoi le jardinier nous crie dessus, vocifère même, en brandissant son râteau ? Il vient vers nous d’un air pas du tout engageant. Je me retourne et découvre Sheila étalée dans le tas de feuilles.

*Je crois que ta peur a déclenché un coup de vent dont la demoiselle a fiat les frais.*
*Oh merde !*


J’ai encore fauté ! Ça devient une habitude ou quoi ? Je vais envoler toutes les filles de ma classe ? Je cours vers la malheureuse. Heureusement les feuilles ont amortie la chute. Par contre mon coup de vent à tout éparpiller. Le pauvre jardinier peut recommencer son regroupement.

- ça va Sheila ? Lèves-toi où on va se prendre un coup de râteau, je crois !

Elle n’a pas l’air blessée. Je la presse n’ayant pas du tout envie de dire bonjour à cet outil de jardin et son propriétaire. J’attrape la main de Sheila, sans réfléchir et je pars en courant. Elle semble sportive, elle me suit sans difficulté. Je la conduit à l’opposé du parc dans le fameux vieux bâtiment abandonné et y entre. Une fois à l’intérieur, on peut récupérer. Je suis au bord du fou rire.

- Pardon pour la chute ! C’est ce maudit chat !

Je la fixe. Elle a les cheveux en bataille et des feuilles partout. Je ne peux plus retenir mon fou rire.

- Oh ce que tu es belle ! On dirait la femme de l’épouvantail !

Incapable de me contrôler, je me laisse tomber à genoux hilare.

*tu ne crois pas que c’est impoli ! elle ne va pas apprécier que tu te moques ainsi d’elle, d’autant que tu es la raison de son allure.*
*Oh zut ! C’est pas grave,
elle me snobera comme la plupart des autres !*


Et puis je lui ai évité une sévère remontrance du jardinier, non ?

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MessageSujet: Re: "Sans crier gare..." Lun 2 Oct - 1:34



"Sans crier gare..."
Je me posais encore quelques questions par rapport à mon rêve... Peut être que Pogogo en saura plus que moi ? Je pense que c'était le seul à qui je pouvais faire part de ma théorie en tout cas.

*Dis-moi ? Est ce que tu penses que ce rêve peut être lié à cette nouvelle vision de dingue que j'ai ?*

Pogogo semblait réfléchir pendant un instant. J'avais comme l'impression que ma question le laissait légèrement perplexe. Ou peut être qu'il passait en revue tout ce qu'il savait sur ce phénomène pour me donner la réponse la plus simple et possible ?

*Hum... Oui je pense que c'est en effet possible. Tu as certainement reçu la bénédiction d'une divinité.*

*C'est vrai que ça ne m'étonnerait même pas ! Après tout je t'ai toi qui partage mon esprit alors bon...*

Cette idée en tête je me mis à sourire. Après tout, si une divinité venait de m'accorder "l’œil de lynx" je n'allais pas m'en plaindre ! Je comptais même en profiter et l'utilisé de la meilleur façon possible ! Oui, bon, ma toute première utilisation n'est pas le plus merveilleux des exemples... Mais maintenant que j'avais conscience de ma super vue j'allais faire en sorte de l'exploiter à bon escient !

Sans crier gare, une violente bourrasque me sortit de ma réflexion. Elle était d'une tel force que je me retrouvais projetée sur quelques mètres pour finalement être amortie par l'un des tas de feuilles du jardinier. J'avais complètement perdu l'équilibre et, dans ma chute, je me demandai d'où pouvait bien provenir ce cyclone ! Comment ça j'exagère ? Non, non je vous assure que c'était vraiment costaud ce qui m'avait attaqué ! La preuve, j'avais de très bons appuis d'habitude et ce grâce à la danse et au parcourt. Mais là j'avais carrément était arrachée du sol !

Totalement étalée par terre, au milieu des feuilles éparpillées, je me demandais encore ce qu'il m'était arrivé. Peut être que c'était une punition divine pour avoir profité de ma nouvelle "vision ultime" ? Avant même de pouvoir me relever j'entendis quelqu'un qui pestait dans ma direction. D'une voix menaçante et passablement agacée, le jardinier m'intimait l'ordre de ne pas recommencer... Non, réctification il "nous" intimait l'ordre de ne pas recommencer. Pourquoi parlait-il au pluriel ? Il ne devait pas s'agir de moi en fin de compte, j'ai dû me tromper...

*Sheila ! Action, réaction !*

Avant même de pouvoir réagir à la réplique du Dragon, une autre voix sonna à mes oreilles tandis qu'une jeune fille blonde aux cheveux courts se penchait au-dessus de moi.

- Ça va Sheila ? Lèves-toi où on va se prendre un coup de râteau, je crois !

Sheila ? Elle venait de m'appeler Sheila ? On se connaissait toutes les deux ? Je la regardai en fronçant les sourcils sans trop comprendre. Peut être qu'on était dans la même classe ? Rah je n'arrivais pas à me souvenir, les cours avaient à peine repris et avec ma mémoire kinesthésique je n'avais pas encore retenu les noms et têtes de mes camarades. Je ne pus continuer mes questionnement, la jeune fille m'attrapa la main d'un air pressant me forçant à prendre la fuite avec elle comme une voleuse. Je rêve ou elle venait de m'impliquer dans quelque chose que je n'avais même pas commis ? Pendant le laps de temps où elle m'aidait à me relever j'aperçus le jardinier pointer son râteau vers nous l'air furibond. Je comprenais mieux pourquoi on prenait la fuite et ce n'était peut être pas plus mal tout compte fait...

Après avoir était tirée par la main, notre course était lancée. Elle était drôlement rapide la miss ! Pas de doutes possibles, elle devait être habituée à faire du sport régulièrement, sans doute quelque chose de cardio avec ça.
Bien ! Je n'allais pas perdre contre toi ! Je lui adressai un sourire défiant en allongeant mes enjambées comme pour lui proposer de faire la course. Oui, je suis une enfant et alors ? Mieux vaut profiter de la situation pour s'amuser plutôt que de stresser...

La jeune fille me dirigea totalement à l'opposé du parc jusqu'à un vieux bâtiment abandonné. Gris et froid, c'était le QG parfait pour avoir quelques frayeurs la nuit avec un petit groupe de potes. Ou bien le lieu parfait pour ne pas être dérangée.
Une fois à l'intérieur nous pouvions enfin souffler et reprendre notre souffle. La jeune fille s'empressa de prendre la parole pour s'excuser et reporter la faute sur un chat. Pourquoi s'excusait-elle d'ailleurs ?

*Je pense que le coup de vent fut provoqué par cette jeune fille. Fais preuve d'un peu de jugeote voyons ! Et pour t'éviter un quelconque embarras, sache que tu es face à Laureleï Donnely, elle fait parti de ta classe.*

*j'en prends bonne note Long !*

Je l'entendais tenter de retenir un rire. Qu'est ce qu'il pouvait bien y avoir de drôle ? Je la regardai d'un air interrogateur mais avant même de pouvoir lui demander ce qui l'amusait autant, elle fut prise d'un fou rire.

- Oh ce que tu es belle ! On dirait la femme de l’épouvantail !

Totalement ahurie, figée dans ma position je ne saisissais même pas ce qu'elle racontait. Les yeux aussi ronds que ceux d'un merlan frit je me contentais de répondre bêtement:

- Heu.. oui.

*Sheila, tu viens de bêtement confirmer que tu es la "femme de l’épouvantail" et le plus naturellement du monde avec ça ! *

*De quoi ? Je comprends rien...*

*Passe une main dans tes cheveux et tu comprendras... Fais un petit effort, pense à notre réputation ! *

Sur conseil de Long, je glissai ma mains dans mes cheveux et constatai non sans une petite gêne que j'avais pas mal de feuilles qui refaisaient ma coiffure. On a vu mieux comme fantaisie capillaire ! Tout d'un coup j'imaginais la tête que je devais renvoyer de l'extérieur et, voyant Laureleï s'écrouler par terre de rire, je ne pus m'empêcher de me mettre à glousser à mon tour.

Le fou rire passé je remis en place ma tignasse en prenant soin d'enlever toutes les feuilles accrochées dedans. Je regardai un peu mieux la pièce dans laquelle j'étais.

- Heum... Laureleï, c'est ça ? Tu viens souvent ici ?
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MessageSujet: Re: "Sans crier gare..." Lun 2 Oct - 23:34

SANS CRIER GARE...
avec Sheila McElroy
La fille avait l’air surprise. Bon en même temps, je lui ai fait faire un sacré valdingue. Mais elle ne semblait pas blessée. Merci le jardinier et son talus de feuille. Bien que lui doit nous maudire. J’espère qu’aucun dieu ne l’écoutera par contre.

Alors que je l’entraine de force vers le bâtiment abandonné, Sheila se met à courir avec un grand sourire de défi. J’en comprends qu’elle veut faire une course. C’est donc une sportive et une joueuse ! Ça m’amuse, je lui souris espiègle et accélère. Finalement elle me suit et moi je commence à peiner car j’ai déjà 3h de danse dans les pattes. Donc pas vraiment de gagnant, puisque le but était de s’échapper des griffes du râteau et son propriétaire.

Mais quand je la regarde et je l’appelle « la femme de l’épouvantail », je ne peux contrôler un fou rire. Surement la retombée du coup de stress et la situation cocasse. Mais elle me regarde d’un air si hébété que c’est impossible de ne pas rire

Elle finit par tâter ses cheveux et comprendre. Et nous voilà toutes les deux hilares dans un vieux bâtiment, que je dois dire assez lugubre si les rayons du soleil ne venaient pas l’égayer.

*Avoue que ça fait du bien de rire avec une copine !*
*Je n’avoue rien du tout !
Et puis elle est pas différente des autres.
Elle ne parle pas plus en classe.*

*Tu es froide avec tout le monde.*
*Je maintiens une certaine
Distance « professionnelle »
c’est différent !*

*T’es vraiment de mauvaise foi ! Avec Ashly ça se passe bien ! Et puis il te suffit de sourire et d’arrêter de rembarrer les gens, tu verras ça ira bien mieux.*
*Mais j’veux pas d’ami !
Tu vas te rentrer ça dans le crane !*

*Non ! Mais on verra... Cette fille semble bien sympathique en tout cas.*

Cette discussion sans fin m’énerve rapidement. Ça casse mon fou rire. Pfff… ce Nono, vraiment pas drôle ! La fille aux cheveux roses semble aussi se calmer. Elle s’est secouée et ressemble enfin plus à une fille qu’un épouvantail. Elle scrute alors la pièce en me demandant de confirmer mon prénom. J’ai l’habitude… Il n’est pas courant alors les gens le retiennent assez bien, sauf qu’ils ont toujours du mal dans la prononciation. Allez savoir pourquoi ! A moins qu’elle est vraiment jamais fait attention… c’est pas comme si les prof faisaient l’appel à chaque cours.

*Elle a bien le droit d’avoir un doute de mémoire, non ?*
*Hum…*

*Tu es tellement souriante et engageante en cours…*
*En cours de danse, oui !*


Je réponds nonchalamment à Sheila.

- Oui c’est bien ça. Laureleï. J’y danse. Le plus souvent sur la terrasse là-bas. C’est un plancher en bon état. Parfois ici. Mais je n’ai jamais exploré le reste honnêtement. Tu comprendras vite que tout ce qui m’intéresse c’est danser.


*Tu n’es pas obligée de lui balancer ça comme ça. La danse n’est pas censée être une barrière aux autres.*
*Zut ! Je fais que mettre les choses à plat.*


Je bouillonne et Sheila le voit. Du coup je laisse échapper ma frustration.

- Rhaaa ! Ton dieu est aussi donneur de leçon que le mien ? Il est particulièrement agaçant aujourd’hui !


*Tu n’aimes pas quand je te dis la vérité, c’est tout. Je t’ai quasi rien dit aujourd’hui.*

Je ne réponds même pas et boit un peu de mon eau. Par courtoisie, je tends ensuite ma bouteille à Sheila.

- T’en veux ? Désolée, j’ai bu dedans plusieurs fois depuis ce matin !


* Tu ne pourras pas dire
que je ne fais pas d’effort !*

*Je vais faire comme toi et m’abstiendre de répondre à cette remarque désobligeante !*

Je ris en me dirigeant vers les autres pièces.

- On visite ? Le temps que le jardinier se calme…

J’entends Nono rire. Quoi ? Non, je n’en fais pas une copine. Elle est là. Bah on peut visiter à deux, c’est moins flippant.

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MessageSujet: Re: "Sans crier gare..." Mar 3 Oct - 19:40



"Sans crier gare..."
Laureleï me confirma son prénom presque en haussant les épaules et enchaîna avec une succession d'informations. Je ne sais pas pourquoi mais j'avais limite l'impression qu'elle était agacée. Peut être qu'elle aurait préféré ne pas se retrouver dans cette situation avec moi ? Enfin, elle semblait un peu lunatique cette jeune fille... Un coup elle était morte de rire, un coup elle balançait un tas d'information d'un air légèrement "je m'en foutiste". Intéressante la miss ! J'avoue que j'avais bien envie de mieux la connaitre. Et je suis persuadée que c'est quelqu'un de gentil, sinon elle ne m'aurait pas tiré de mon tas de feuilles. Même si c'était un peu sa bourrasque qui m'avait envoyé là-dedans, elle m'avait malgré tout évité un tête à tête avec le râteau du jardinier...

- Oui c’est bien ça. Laureleï. J’y danse. Le plus souvent sur la terrasse là-bas. C’est un plancher en bon état. Parfois ici. Mais je n’ai jamais exploré le reste honnêtement. Tu comprendras vite que tout ce qui m’intéresse c’est danser.

Hum, donc elle était habituée à venir ici. A l'inverse de moi en fait, étant donné que je ne connaissais même pas l’existence dans ce lieu. Mais mon attention se porta plus particulièrement sur ses dernières phrases. Alors comme ça c'était une danseuse ? Et pas qu'un peu à ce que j'avais compris ! D'ailleurs je pense que c'est grâce à ça qu'elle a pu courir aussi vite tout à l'heure. C'est top, on a au moins un point commun ! Enthousiasme, je m'empressai de renchérir.

- C'est vrai ? Moi aussi j'adore danser ! J'ai commencé à 6 ans et j'aimerai bien en faire mon métier !

Laureleï semblait perdue dans ses pensées pendant que je lui répondais. Peut être qu'elle parlait à son Dieu ? Quoi qu'il en soit je ne savais pas trop si elle avait entendu ce que je venais de lui dire. Elle poussa un grognement frustré en m'adressant une nouvelle réplique.

- Rhaaa ! Ton dieu est aussi donneur de leçon que le mien ? Il est particulièrement agaçant aujourd’hui !

Tiens tiens, ce petit énervement lié aux discussions entre Dieu et possesseur me rappelait vaguement quelqu'un... Je ne me risquai pas à insulter le Dragon de peur de ses réactions colériques mais poussai un soupir compatissant histoire de lui faire comprendre qu'on était sans doute dans la même situation.

*Un peu de respect, jeune fille !*

*Quoi ?! Mais j'ai rien dis pour UNE fois !* Me défendis-je, indignée.

*Tu l'as pensé terriblement fort pourtant.*

*Oui bon ça va, au moins Laureleï n'aura pas une mauvaise image de toi...*
Je décidai de lâcher l'affaire. Tiens maintenant que j'y pensais, par rapport au début, je devenais de plus en plus souple avec lui... Enfin, en même temps, si je lui tenais tête à chaque fois qu'il faisait son macho je serai sans cesse en conflit avec lui. Et pour notre survie à tout les deux, je consentais à me sacrifier pour le bon fonctionnement de notre cohabitation !

Laureleï empoigna une bouteille d'eau et vida deux bonnes gorgées avant de me la tendre.

- T’en veux ? Désolée, j’ai bu dedans plusieurs fois depuis ce matin !

Hum, je ne sais pas trop si elle me proposait de l'eau par bonne conduite ou par gentillesse mais de toute façon je n'avais pas vraiment soif. Je déclinai d'un signe de main en lui adressant un sourire de remerciement.
Laureleï n'insista pas et se dirigea vers d'autres pièces du bâtiment, m'invitant à la rejoindre pour visiter le temps que le jardinier se calme. Je la rattrapai en trottinant tout en regardant autour de moi. Ma nature curieuse me forçait à décortiquer en détail le lieu même si j'aurai sans doute oublié la moitié de mes observations d'ici une heure ou deux...

- En tout cas ça me fait plaisir de pouvoir faire un peu connaissance avec toi Leï. Je peux t'appeler Leï ? Comme la rentré est à peine passée je n'ai pas encore eu le temps de papoter avec tout le monde ! Mais bon, je connais déjà quelques personnes dans la classe comme Nolan par exemple.
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MessageSujet: Re: "Sans crier gare..." Sam 7 Oct - 13:18

SANS CRIER GARE...
avec Sheila McElroy
Il y a des jours où mon dieu est particulière d’humeur « donneur de leçon » et donc hyper agaçant. Déjà de bon matin, il ne comprenait pas que je puisse me lever tôt pour aller passer des heures sur ce même plancher où je danse des heures dès qu’il ne pleut pas. Selon lui, je ‘‘‘ferai mieux d’aller prendre un bon bol d’air au port ou dans la campagne’’’. Pour le port, imaginez bien ma furieuse réaction habituelle… Pour la campagne, pourquoi pas un de ses 4, mais j’ai une chorégraphie à travailler avant tout.

Résultat, il est chiant chaque minute qui passe depuis que je suis sortie de mon lit. Et il réussit à m’énerver devant Sheila. Heureusement elle est une M aussi, puisqu’étant dans ma classe, et j’ai pu extérioriser mon agacement. Je crois qu’elle m’a parlé d’ailleurs, pendant que Nono me faisait sa morale sur l’amitié. Mais du coup, je n’ai rien entendu. Pas que ça me gêne vraiment. Là, je ne suis pas d’humeur à copiner. Mais bon elle m’a peut-être dit des trucs qui me seraient utiles. Et vu qu’elle s’abstient de commenter ma question sur les dieux donneurs de leçon, j’imagine que je l’ai peut-être vexé de ne pas avoir relevé ce qu’elle a dit. A moins qu’elle est un dieu tout aussi énervant qui l’ai empêché de parler…

*Quand tu es en colère, t’es vraiment pas capable d’écouter, encore moins de faire attention à ton entourage !*

*La faute à qui ?!*


*Tu t’énerves parce que tu sais au fond de toi que j’ai raison. C’est tout. Et cette jeune fille n’y est pour rien.*

*Oui je sais…
Pour le fait que Sheila n’y est pour rien…
Pas le reste…*


*J’avais compris…*

Nono soupire longuement dans ma tête mais je n’en ai que faire. Ça ne l’empêche pas de reprendre et cette fois avec utilité.

*Donc elle t’a dit qu’elle aussi adore gigoter comme toi. Elle fait de la danse depuis ses 6 ans et veux aussi en faire son métier.*

*Oh !


*Et oui ! ça t’apprendra peut-être à écouter un peu plus les autres au lieu de les rejeter. *

*Tu comptes me faire la morale
toute la journée ? tous le weekend ?
toute la semaine ?
Ou j’ai un espoir que ça
se finisse bientôt ?


*Tout dépendra de ton attitude avec la jeune fille. *

*Ne crois pas que tu me
dicteras ma conduite, Nono !


Il me fait l’effet d’un vieux marin acariâtre et suffisant en l’instant et non pas du gentil Nono, d’Ulysse 31. Pffff !

Alors que Sheila refuse ma proposition d’eau, je me bouge et visite les autres pièces du rez de chaussée. Je lui fais signe de la main pour qu’elle me suivre. Ouais j’essaye de pas être une mégère acariâtre…
Le sol est poussiéreux mais en bon état dans toutes les pièces. Là ça doit être la cuisine, au vu de l’évier branlant qui est à moitié accroché au mur. Par contre les murs sont… beurk… Je grimace. On dirait du moisi.

Sheila me suit mais elle semble comme un enfant dans un magasin de jouet. Elle regarde partout.

- Ne regardes pas là c’est tout moisi. Beurk !

Alors que je m’apprête à sortir de la pièce pour emprunter l’escalier (enfin plutôt vérifier s’il est empruntable), elle me cause. J’ai l’impression que c’est une bavarde… ça ne va pas bien coller entre nous à mon avis…

*Ne préjuges pas.*

Ignorant Nono, j’acquiesce de la tête quand elle me demande pour m’appeler Leï. Ça ne me choque pas. Et puis, pour l’instant je l’aime bien. Elle ne m’a jamais insupportée en cours, me laissant dans mon coin comme je le souhaite. Et là elle est toute polie aussi. Bon et puis si c’est une danseuse, ça peut être sympa…

*Wouah ! Une progresse de dingue, que tu nous fais là !*

*No comment !


Par contre papoter… va falloir qu’elle se rentre dans le crâne que ce n’est pas dans mon programme. Je hausse les épaules pour éviter de répondre. Sauf qu’en une phrase, elle me scotche. De un, pas question d’être ami-ami, de deux, encore moins avec les amis de ce petit prétentieux, de trois, encore une pimbêche à son service, je suis déçue.

*Ok ! Régression immédiate ! Tu peux lui laisser le bénéfice du doute à ce garçon, et à Sheila !*

Je boue. J’ignore Nono. Je me tourne face à face avec Sheila et lui lance un regard noir sans équivoque

- Ta relation avec ce petit con, sincèrement je m’en fous. Tu devrais plutôt faire gaffe à toi ! conseil d’a…

*T’allais dire « d’ami » ! Hé hé !*

Je tousse pour me reprendre. Ma voix est troublée, un mélange d’émotions entre le malaise, la colère et la déception. Si ce qu’elle attend de moi c’est mon avis à propos du blond elle va être servi.

- Enfin… méfies-toi ce petit prétentieux ! T’as pas l’air d’une de ses idiotes qui le collent tout le temps… enfin c’est pas l’idée que je me faisais… Mais, quoiqu’il en soit, il est hors de question qu’on parle de lui. De tous les mecs d’ailleurs. Je ne suis pas la bonne copine pour ça. Je ne suis pas la bonne copine pour tout, d’ailleurs.

Mon cœur va bientôt exploser. Evoquer ce genre de mec, c’est limite plus cardiaque que d’enchainer deux chorégraphies rythmées.

*Inspire à fond et calmement, petite !*

*Tais-toi !*


*Il faut que t’arrêtes de t’énerver comme ça quand on évoque ce garçon, celui à qui il te fait penser !*
* IM-PO-SSI-BLE !*


Je me retourne et m’adosse au chambranle de la porte. La tête me tourne. Trop intense tout ça ! Je ne veux pas repenser… Vider ma tête, répéter mentalement ma chorégraphie. Je ferme les yeux et fait trois grandes inspirations avant de reporter mon regard sur Sheila. Ma voix et mon visage sont plus doux que quelques minutes avant, mais pas forcément plus jovial et ouvert.

- Ecoute. J’ai rien contre toi. Je suis désolée, VRAI-MENT, pour l’incident de tout à l’heure. C’est ce maudit chat et ce maudit dieu et ses pouvoirs dont je me passerais bien. Si tu as envie un jour de venir danser avec moi au club ou sur le plancher extérieur là-bas, je ne suis pas contre. J’aime les échanges de ce genre. Mais je ne suis pas encline à autre chose. L’amitié, à quelques degrés que ce soit, j’en ai eu ma part, et c’est plus jamais pour moi !

Je parle plus calmement, mais c’est franc, direct, sans appel, non négociable.
Nono soupire dans ma tête mais il ne commente pas. Heureusement sinon je crois que j’exploserai.

Sauf que soutenir le regard de Sheila qui semble sympathique, me devient difficile. Je ne m’attache plus ! Hors de question !

Les larmes me montent aux yeux malgré moi et je m’échappe en montant l’escalier, sans même vérifier son état. Mais il tient bon. Ma grâce de chat ne l’a pas ébranlé. J’attends Sheila en haut. Disons que je ne lui ferme pas totalement la porte, mais surtout je ne suis pas téméraire là. A fleur de peau, je ne suis pas sûre d’être assez endurci pour visiter un bâtiment fantôme seule. Quoique par contrariété… j’en suis capable, même si ça me fait flipper et devenir hystérique si je croise des bestioles à 8 pattes. Je suis déjà étonnée que le rez de chaussée, n’en soit pas inondée.

La lumière filtre par les seuils des pièces, surement des chambres, ce qui me permet d’y voir presqu’aussi clair qu’en bas. Mais faut qu’elle se grouille la ‘cheveux barbe à papa’, ou je retourne danser… ça me ferait du bien d’ailleurs !

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*Njörd ou Nono parle en #357AB7*
*Laureleï réponds dans sa tête à Njörd en #cc0066*


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MessageSujet: Re: "Sans crier gare..." Lun 9 Oct - 19:07



"Sans crier gare..."
Effectivement, mon intuition était juste: Leï m'écoutait à sa façon disons. Il y avait des choses qu'elle entendait et d'autres qui ne semblaient même pas parvenir à ses oreilles. Tandis que je lui parlais, elle pouvait avoir une palette d'expression tout à fait remarquable ! Tantôt agacée, tantôt exaspérée, elle arrivait à passer de l'énervement à la résignation, de l'ennuie à la rébellion. C'était un peu bizarre parce que ça paressait décalé par rapport à ce que je lui racontais... J'étais polie et gentille pourtant ! Enfin je crois...
Enfin... Elle m'avait fait part du côté moralisateur de son Dieu, j'imaginais donc qu'elle devait avoir des conversations des plus engagées avec lui. En tout cas, j'espérai qu'il s'agisse de ça sinon ça voudrait dire qu'elle passe un trèèèèès mauvais moment avec moi.
Mais si elle croit que c'est ce qui va me faire renoncer à faire ami-ami elle se fout le doigt dans l’œil ! Pas que je veuille être amie avec toutes personnes vivant sur cette Terre mais j'aimerai au moins établir des bases de bonne entente avec mes camarades de classe. Et si j'ai la possibilité d'en faire mon amie, je vais pas m'en priver. Mais chaque chose en son temps, je crois avoir cerné un peu cette jeune fille et c'est le genre de personne avec qui il faut y aller en douceur histoire qu'elle m'accepte petit à petit. Il faut se caler sur son rythme en gros. Vous avez vu cette fine stratège que je suis ? Ni vu, ni connu, j't'embrouille ! Hu hu hu...

Hum bref, je divague...

Ne venions d'entamer une exploration des lieux qui étaient plutôt grands, ma foi. Je ne sais pas trop à quoi pouvait servir ce bâtiment dans le temps mais une chose était sûre, je m'amusais comme une enfant. Je me sentais un peu comme Indiana Jones fouillant un temple perdu ! Aller, je suis sûre que vous voyez de quoi je parle ! Tout le monde s'est déjà improvisé aventurier et a explorer la maison de ses grand-parents ou bien la petite forêt dont l'accès était interdit au moins une fois dans sa vie. Vous commencez à vous remémorer des choses ? C'est normal ! J'imagine donc, que vous comprenez l'état dans lequel je suis actuellement.

Le sol était poussiéreux mais stable et sans danger au rez-de-chaussé. Je me sentais obligée de tout regarder et de tripoter certains éléments de décorations pour essayer de les imaginer à l'époque où ils étaient neufs.

*Tu es véritablement un enfant, Sheila... Je n'arrive pas à déterminer si je dois en être amusé ou exaspéré.*

Je lui répondais en même temps que je poussais un volet pour évaluer sa capacité à s'ouvrir et l'avancement de la rouille, hé bien je ne sais pas moi. Tu ne peux pas être content d'être avec quelqu'un de joyeux ?*

*Je serai plus satisfait lorsque que tu auras prouvé ta valeur, faisant ainsi honneur à la grandeur de mon être.*

*Oui oui...* Je m'attendais pas mal à une réponse de ce genre alors je répondais presque machinalement sans faire trop attention aux détails littéraires de sa phrase.

Je refermai le volet en tirant dessus avec mes deux mains tandis que Leï me faisait part de son dégout face à la moisissure parsemant la pièce en face de moi. Elle venait même de me conseiller de ne pas regarder alors évidemment, je me sentis obligée de, non seulement regarder mais aussi d'entrer dans la pièce en question ! Je vous rassure, je faisais bien attention de ne pas toucher à la moisissure mais je voulais voir comment cet évier faisait pour tenir. Il semblait pourtant sur le point de s'effondrer mais un tuyau en fer rouillé le retenait. Il avait trouvé l'équilibre parfait ! Ingénieux cet évier...

*Personnifier cet objet et pour le moins original... D'autant plus que la situation ne dépend pas exactement de son fait.*

*Les objets aussi ont le droit de vivre ! *

Je sentais le Dragon m'adresser un regard assez peu convaincu alors je me contentai de clore le sujet.

*Laisse tomber, ma logique est difficile à cerner des fois.*

Je rejoignais Leï tout en entamant la conversation à laquelle elle me répondit de la façon la plus brève possible mais quand j'évoquai le nom de Nolan, elle changea du tout au tout.

Elle venait de se stopper net ce qui m'incita à faire de même puis elle se retourna en même pas une demi-seconde. Elle m'adressa un regard noir des plus glacials et en même temps elle semblait bouillir.

- Ta relation avec ce petit con, sincèrement je m’en fous. Tu devrais plutôt faire gaffe à toi ! conseil d’a… Elle toussa pour se reprendre avec un ton encore plus irrité qu'au départ, enfin… méfies-toi ce petit prétentieux ! T’as pas l’air d’une de ses idiotes qui le collent tout le temps… enfin c’est pas l’idée que je me faisais… Mais, quoiqu’il en soit, il est hors de question qu’on parle de lui. De tous les mecs d’ailleurs. Je ne suis pas la bonne copine pour ça. Je ne suis pas la bonne copine pour tout, d’ailleurs.

Houla... J'avoue être totalement déstabilisée par ce qu'il venait de se passer. Je la regardai, l'air étonné, ne m'attendant pas à ce changement brutal d'émotion. Avant de pouvoir répondre ou réagir, Leï s'adossa à la porte comme si elle venait de vivre quelque chose de particulièrement éprouvant. Elle tentait de se calmer en inspirant plusieurs fois tandis que j'essayais encore de comprendre ce qu'il venait de m'arriver.

- Écoute. J’ai rien contre toi. Je suis désolée, VRAI-MENT, pour l’incident de tout à l’heure. C’est ce maudit chat et ce maudit dieu et ses pouvoirs dont je me passerais bien. Si tu as envie un jour de venir danser avec moi au club ou sur le plancher extérieur là-bas, je ne suis pas contre. J’aime les échanges de ce genre. Mais je ne suis pas encline à autre chose. L’amitié, à quelques degrés que ce soit, j’en ai eu ma part, et c’est plus jamais pour moi !

Son timbre semblait plus apaisé mais totalement franc et indiscutable. Elle me regarda un court instant et j'eus presque l'impression de voir ses yeux s'humidifier. Je voulais dire quelque chose mais elle tourna les talons, se précipitant vers les escaliers pour les gravir à toute vitesse.

J'étais encore sonnée et la regardai s'en aller sans bouger. Heum, il fallait que je prenne un petit instant pour réfléchir. Elle avait dit quoi déjà au tout début de son discourt ?

*Sheila, organise les informations grossièrement. Il te sera plus simple d'agir en conséquence par la suite.*

Long avait raison, je m'empressais donc de suivre son conseil. Alors, voyons voir disait l'aveugle...
1) Elle n'aime pas Nolan, le trouve con et prétentieux et croit que je suis peut être une sorte de groupie...
2) Elle ne veut parler ni de lui, ni des mecs en général.
3) Elle ne pense pas être une bonne copine.
4) Elle est désolée de l'accident causé par le chat et les pouvoirs de son Dieu.
5) Elle accepte de danser avec moi si l'envie m'en prend.
6) L'amitié est quelque chose dont elle n'a pas confiance car il a du lui arriver une bricole par le passé.
Hé bien ! Ça en fait des informations en si peut de phrases !
Bon, je pense avoir analysé en gros la situation, je pourrai donc répondre à Laureleï après l'avoir rattrapé.

J'arrivai au niveau de l'escalier et commençai rapidement mon accession quand j'entendis un craquement assez peu rassurant. Je m'arrêtai net en regardant sous mes pieds et m'aperçus que les marches étaient en assez mauvais état. Et le mot était faible ! Je reprenais mon avancée avec la plus grande des prudences. Heureusement je savais me rendre "plus légère" grâce à la danse et au parcourt ce qui me permit d'atteindre le haut des escaliers sans que le tout s'écroule sous mon poids.

Laureleï semblait m'avoir attendu et me tournait le dos.

- Écoute Laureleï, pour commencer, le petit incident de tout à l'heure n'est pas très grave. Je pris juste un petit temps de pause avant d'aborder le sujet qui semble fâcher puis repris d'un ton complaisant. Je ne voulais surtout pas qu'elle me croit en train de la provoquer puisque, de toute façon, ce n'était pas le cas, j'ai bien entendu ton envie de ne pas parler de ce garçon mais j'ai simplement dit que je le connaissais pour l'utiliser dans mon exemple. Je ne voulais pas forcément m'étaler dessus. Par contre dire qu'il est con et prétentieux est peut être un peu fort... Enfin je ne sais pas comment il s'est comporté avec toi et je ne t'oblige pas à me dire les détails mais en ce qui me concerne il m'a sauvé d'une sacrée chute, donc je suis certaine qu'il a de bons côtés.

Je ne sais pas trop comment elle allait réagir mais je décidai d'enchaîner. Moi aussi j'avais le droit de m'exprimer.

- Ça serait avec plaisir de danser avec toi, j'aime varier les chorégraphies et travailler à plusieurs. Après tout, l'Homme n'est pas fait pour rester seul.

Ne voulant pas donner l'impression de lui donner des leçons par rapport à sa vision de l'amitié je n'entrai pas directement dans le vif du sujet. Cependant, je ne pouvais m'empêcher de donner mon avis même s'il n'était que subtilement sous-entendu par ma dernière phrase.
Même si l'on vit des choses difficiles au niveau sociable, se fermer totalement à l'amitié était triste à mon sens. On ne peut tout de même pas faire d'une mauvaise expérience une généralité ! Même si ma conclusion semble hâtive, je souhaitais aider Laureleï à faire à nouveau confiance. Rester seule et prétendre que tout va parfaitement bien c'est se duper soi-même ! La preuve, tout à l'heure elle était sur le point de pleurer...

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MessageSujet: Re: "Sans crier gare..." Mer 18 Oct - 21:03

SANS CRIER GARE...
avec Sheila McElroy
Cette fille est grave ! Elle a l'air d'une petite fille aimée que ses parents emmènent au parc d'attraction ou dans un magasin de jouets. Elle touche à tout, regarde partout. Je n'y prête pas plus attention que ça, mais j'hallucine quand je la vois toucher à l'évier branlant et regarder de près les moisissures écœurantes, malgré mon avertissement. Je peux être curieuse, et d'ailleurs je suis contente de visiter cette bicoque avec elle, mais pas à ce point. *La visiter mais surtout pas seule !*, s'amuse Nono. Je ne relève pas !

Enfin bref, son évocation du petit con prétentieux me fait vite oublier mon étonnement. Je passe en mode furie instantanément. Bien sûr Sheila semble tomber des nues.

*Pas étonnant ! Elle ne connaît rien de toi puisque tu ne parles quasiment pas en cours. Hormis ton attitude clairement hostile envers ce garçon qui ne t'as vraiment rien fait, lui, et ta danse, tu ne laisses rien filtrer de toi aux autres.*

Monsieur leçon de morale, acte 10 000...
L’ignorer est le meilleur moyen de le faire taire un moment.

Mais c'est vrai que Sheila ne peut pas tout comprendre et ne m'as rien fait. Suivant les instructions de Nono pour me calmer par une respiration contrôlée, je m'excuse... Enfin disons que je sors un truc qui y ressemble, avant de m'enfuir lâchement à l'étage.

Disposée à lui accorder le bénéfice du doute, et n'ayant pas du tout envie de continuer la visite seule, je l’attends en haut des marches. Il fait plus sombre qu’en bas dans ce couloir sans fenêtre. Seules 2 portes sont grandes ouvertes laissant passer la lumière. Les autres portes sont fermées. Je trouve ça bizarre mais je suis surprise en entendant des craquements venant de l’escalier. Sheila m’a finalement suivie.

*Une têtue qui ne se laisse pas impressionnée par ton sale caractère.*
*Zut ! Lâches-moi !


Bon bah faut que je revois ma stratégie de « L’ignorer est le meilleur moyen de le faire taire un moment. »
La fille s’est arrêtée. Je grimace. Et si j’avais empiré l’état de cet escalier en montant rapidement comme une furie ?

*T’es un petit chat, Leï. T’as surtout eu de la chance que ça ne craque pas parce que ce n’est vraiment pas en état. Le pire c’est qu’il faut redescendre.*

Voilà que Nono devient mielleux avec son « petit chat »… Sheila me fait une démonstration de douceur en montant délicatement. Elle est un bon chat aussi. Ça me fait sourire. On n’est pas si différente…. Ouh là ! Stop Leï ! Arrêtes tout de suite ! J’entends le ricanement de Nono au fond de ma tête. Je me mords la lèvre pour me retenir. Dès que ma camarade approche, je fais l’air de rien et me remet dos à l’escalier. Sauf qu’elle ne m’ignore pas comme je l’espérais, Sheila vient me parler en face. Elle ne semble pas énervée ou vicieuse, mais elle évoque encore cet agaçant blond.

Pour le coup, je suis vraiment surprise. Elle ne semble pas en faire l’apologie comme toutes ces pimbêches débiles qui ne le décollent pas. Elle ne me pousse pas dans mes retranchements, non plus, pour lui expliquer ce qui me pousse à m’en méfier. Je ne sais trop quoi répondre… Il lui a sauvé la vie ? Hum ! Je ne sais pas vraiment si je peux y croire.

*Pourquoi te mentirait-elle ?*
*Pour vanter les mérites
de ce petit con !*

*Elle me semble sincère.*

Sheila ne me laisse pas parler de toute façon et enchaine sur la danse. Ça me fait sourire. Je suis contente qu’elle aime aussi danser et varier les choréd.

*Mon petit cœur en bunker serait-il en train de se fissurer ?*

J’ignore ce parasite impertinent. Mais je grimace vite à nouveau quand Sheila me sort « Après tout, l’Homme n’est pas fait pour rester seul ! ». Là c’est plus fort que moi, il faut que je réplique.

- Je ne me suis jamais sentie aussi bien que depuis que je suis seule H24 ! Personne pour te trahir ! Personne pour te mentir ! Personne pour te forcer à faire ce que tu n’as pas envie de faire ! Enfin bon… j’étais bien seule… puisque depuis presque 2 mois c’est plutôt « seule avec un donneur de leçon permanent dans la tête ». Et c’est vraiment agaçant !

Je soupire, essayant de contrôler mes émotions, et j’évite le regard de Sheila. J’avance dans le couloir. Je pousse une porte du bout des doigts. Ça grince. Heureusement les volets sont bien ouverts et la lumière entre malgré la crasse des vitres. J’avance doucement mais les paroles de Sheila résonnent sans cesse. J’ai besoin d’être clair, je ne veux aucune ambiguïté.

- Je te parais sûrement brusque, peu sympa. Je n’ai rien contre toi, Sheila. Et je serai ravie de danser avec toi. Mais je refuse de m’attacher et faire confiance. La prudence c’est ce qui me sauvera. J’ai été bien trop conne depuis des années. Désormais il n’y a qu’une chose qui compte : devenir danseuse professionnelle. Je ne me fie à personne. Tout le monde finit par te trahir ou t’exploiter.

Je sais je ne suis pas très franche en parlant ainsi parce que je ne lui explique rien et surtout je ne la regarde pas. J’ai avancé au centre de la pièce. Ça pue l’humidité et le moisi. Il y a un vieux tableau représentant une danseuse accroché entre les deux fenêtres. Je suis curieuse. Je la détaille du regard. Elle enfile ses pointes mais semble triste. Malgré la saleté, l’expression de cette fille me prend aux tripes.

*Elle me rappelle quelqu’un au quotidien.*
*Pas besoin de commentaires !*

*Pourtant tu as souvent cet air triste, malheureux, mélancolique. Il n’y a que quand tu danses certaines musiques dynamiques que je te vois vraiment heureuse et libérée de tout ce poids que tu traines sur toi.*
*Tu veux une définition
de « pas besoin de commentaires » ?*

*Tu ne peux pas m’empêcher de te dire ce que je pense.*

….

Les larmes me montent aux yeux encore une fois. J’en ai marre. Je voudrais savoir être de glace à l’image de Gyula. J’avais réussi à devenir ainsi à mon arrivée ici… jusqu’à passer dans la salle 3.4…

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MessageSujet: Re: "Sans crier gare..." Jeu 19 Oct - 0:12



"Sans crier gare..."
Laureleï me laissa parler sans m'interrompre. Enfin, ce n'est pas comme si je lui laissais le choix... Je venais de dérouler mon petit discourt et remarquai en même temps les différentes réactions qu'il pouvait provoquer chez elle. Pour commencer elle semblait sur la défensif lorsque je parlais de Nolan, ne me faisant surement pas confiance. Mais tant pis, de tout façon je ne lui mentais pas, alors je ne pouvais rien faire de plus pour lui prouver ma bonne foi. Ensuite, elle se mit à sourire alors que j'évoquai la danse. Décidément, c'était bien le seul sujet qui semblait la détendre et la mettre à l'aise... Cependant, mon ultime phrase n'avait pas l'air de passer. Son visage se ferma. Elle semblait de nouveau agacée par mes propos et me le fit ressentir par un froncement de sourcil significatif. Comme je l'avais imaginé plus tôt, la notion d'amitié ne devait pas passer du tout. Très bien, il faudra se montrer plus patiente que prévu mais ce n'était pas un problème ! Ce n'est pas ça qui va m'arrêter !

*Ne penses-tu pas qu'il serait tout aussi bien de la laisser en paix ?*

*Enfin Long, tu vois bien qu'elle est tout sauf en paix ! Tu penses que je vais la laisser toute seule ? Désolée, mais pour moi c'est inconcevable de ne pas aider une personne dans le besoin...*

Le dragon semblait apprécier ma détermination de ne pas abandonner quelqu'un mais il avait l'air de vouloir me tester. En haussant un sourcil, il me relança sur un ton défiant.

*Elle n'a surement pas besoin de toi. Il est parfois plus sage de ne pas insister*

*Je pense le contraire, Long. Elle ne veut pas l'avouer mais, je suis sûre qu'au fond, elle n'attend qu'une chose: la bienveillance*

*Précise ta pensée* Il élargie son sourire, attendant ma réponse. Je devais avoir piqué son attention pour une fois.

*Je pense qu'elle a peur de faire confiance...*

Je ne continuai pas mon développement, coupée par Laureleï. Elle avait l'air assez remontée et prit énergiquement la parole.

- Je ne me suis jamais sentie aussi bien que depuis que je suis seule H24 ! Personne pour te trahir ! Personne pour te mentir ! Personne pour te forcer à faire ce que tu n’as pas envie de faire ! Enfin bon… j’étais bien seule… puisque depuis presque 2 mois c’est plutôt « seule avec un donneur de leçon permanent dans la tête ». Et c’est vraiment agaçant !

J'adressai une petite pensée malicieuse à ma divinité l'air de lui dire "qu'est ce que je disais ?" à quoi il me répondit par un sourire complice. Il avait l'air content de moi, de mon jugement. Effectivement, j'avais tapé dans le mille ! Après tout, j'avais croisé tellement de gens différents dans ma vie que ça devenait presque naturel de les comprendre.
En ce qui me concernait je savourai ce moment de parfaite harmonie avec mon Dragon, c'était si rare, je me devais d'en profiter.

Elle esquivait mon regard. Peut être que mes yeux vairons la dérangeaient ? Ou bien n'avait-elle tout simplement pas envie de me regarder dans les yeux... La jeune fille reprit sa marche pour aller jusqu'à une porte qu'elle tira. Bon, même si elle disait trouver cet endroit répugnant à cause de la crasse et la moisissure, elle avait quand même envie de visiter apparemment. Je la suivais sans rien dire, curieuse de savoir si elle continuerai la conversation ou non.

En la suivant, mon regard se dirigea vers le haut l'espace d'une seconde. J'allais regarder à nouveau devant moi mais je m'attardai tout de même plus en détails, ayant l'impression d'avoir vu quelque chose lors de mon premier coup d’œil. Les sourcils légèrement froncés, surveillant le plafond, je remarquai une longue et mince fissure qui se dispersait à certains endroits. La fente vomissait de temps à autre des petits jets de poussière...

Je détournai immédiatement mon attention lorsque Leï reprit la parole et la rattrapai en trottinant.

- Je te parais sûrement brusque, peu sympa. Je n’ai rien contre toi, Sheila. Et je serai ravie de danser avec toi. Mais je refuse de m’attacher et faire confiance. La prudence c’est ce qui me sauvera. J’ai été bien trop conne depuis des années. Désormais il n’y a qu’une chose qui compte : devenir danseuse professionnelle. Je ne me fie à personne. Tout le monde finit par te trahir ou t’exploiter.

J'attendais qu'elle finisse de parler avant de lui adresser un sourire sincère voire reconnaissant. Non, ça ne me faisait absolument pas hésiter mais ce qu'elle me disait me faisait réellement plaisir. Ça vous paraitra étrange mais j'ai ma logique... Vous savez, je ne dénigre absolument pas ce qu'elle à pu vivre, loin de moi l'idée de me moquer mais quelque chose d'autre dans sa façon de s'adresser à moi me mettait en joie.

La jeune fille ne le releva pas ou plutôt elle fit mine de ne pas s'en apercevoir en entrant dans la pièce. Je levai à nouveau les yeux, constatant que la fissure se prolongeait inévitablement dans cette salle. Elle semblait même plus importante que tout à l'heure avec de nombreuses ramifications lézardant le plafond.
Laureleï se figea de tout son long pour fixer un tableau représentant une danseuse. Quelque chose en elle semblait avoir changé à la vu de cette image. Elle avait l'air presque aussi triste que la ballerine...
Je ne l'avais pas encore rejoins mais c'est à ce moment que je décidais de l'interpeller en lui adressant du bout de la pièce un simple mot.

- Merci !

Elle ne comprendrait sans doute pas ce que je racontais mais ce n'était pas grave. De toute façon, je comptais préciser le fond de ma pensée.
M'avançant tranquillement vers elle, j'attendais un peu avant de m'expliquer juste pour voir si elle finissait par tilter. Enfin, par précaution, je ne la laisserai tout de même pas avec ce mot seul.
Je m'arrêtai à une petite distance de la jeune fille afin de ne pas me montrer trop intrusive puis repris la parole.

- Merci de m'accorder cette confiance. Enfin, de m'accorder assez de confiance pour me confier tout ça.

Je ponctuai ma phrase par ce même sourire sincère que je lui avais adressé plus tôt.
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MessageSujet: Re: "Sans crier gare..." Sam 21 Oct - 11:04

SANS CRIER GARE...
avec Sheila McElroy
Honnêtement je ne fais pas plus attention que ça si Sheila me suit au final dans la pièce. Je suis vite « captivée » par ce tableau. Dans mon émotion si dure à retenir, Njörd finit par me laisser en paix. J’entends vaguement un merci de Sheila. Pourquoi ? Aucune idée. Et je ne m’y attarde pas.

Je ne prête aucune attention au reste de la pièce, trop absorbée par cette danseuse et sa tristesse. Je finis par reprendre la conversation avec Nono. Pourquoi ? Je ne sais même pas moi-même. Commencerais-je à l’accepter comme un guide bienveillant ? Non ! Aucune chance ! Personne ne remplacera jamais ma vraie maman de cœur.

*J’ai vraiment cet air triste au quotidien ?


Ça m’angoisse je crois…

*Assez oui, quand tu laisses ton air dur et froid de côté. Ce qui est le cas quand tu te prépares pour danser et que tu t’agites dans tous le sens sur de la musique infernale.*
*Hum…
En même temps,
il n’y a pas grand-chose
de joyeux dans ma vie.
Dans la vie tout court.

*Il pourrait y en avoir, si tu laissais tes camarades t’approcher et devenir tes amis.*
*Tu reveux un rappel
de ce que l’amitié peut être ?
Je suis peut-être une froussarde,
je m’en fous. Mais ça fait trop mal…


Voilà les larmes coulent à nouveau sur mes joues. Bien joué ! Pourquoi je n’ai pas pu m’empêcher de lui poser la question ? Va falloir que j’apprenne à retenir mes paroles, autant à l’oral que dans ma tête…

J’entends vaguement des craquements venant de la bâtisse, mais ça ne m’inquiète pas outre mesure. Peut-être est-ce de l’inconscience… Mais c’est normal qu’une vielle demeure émette des bruits de craquement, non ? Ça serait un lieu sympa de fête d’Halloween tiens !


*Oh ! Tu irais à une fête ? *
*Non, certainement pas !
Ou alors je danserais seule non-stop
si la musique est sympa,
sans me soucier des autres.

*Mais tu pourrais rencontrer plein de gens, et peut-être un garçon vraiment gentil et bien attentionné. *
*Oh là ! Tu ouvres
une agence matrimoniale là ?
Il est hors de question que
je laisse un mec m’approcher.
Les garçons n’ont qu’une idée en tête.
L’amour sincère ne les intéresse pas.
Seul le physique compte.
Et ça me fait trop me sentir
sale leurs regards pervers…

*OK je n’ai rien dit. Mais c’est quoi Halloween ?
*Une fête folklorique et païenne traditionnelle
célébrée dans la soirée du 31 octobre.
C’est très populaire en Irlande.
Si tu veux, j’irai chercher
l’histoire complète à la biblio
pour t’expliquer. Moi, à part me
goinfrer de bonbons et me déguiser
pour danser toute la nuit,
je n’ai jamais vraiment fêter ça.

*J’ai l’impression que y a bien plus que juste manger des sucreries et danser déguisée. Ça doit être sympa de s’amuser avec des amies à cette soirée. Tu t’isoles encore du monde normal… Pfff ! Mais oui, je veux bien que tu m’en apprennes plus sur cet Halloween.
*OK, j’irai cherché ça dans la semaine.


Je ne relève pas le reste. Ça n’en vaut pas la peine.

Perdue dans mes pensées et ma discussion avec Njörd, je ne me suis pas rendue compte que Sheila attendait en silence à côté de moi. Elle me regarde d’un air sympatique, qui me semble sincère et reprend son merci avec plus de détails.

J’avoue que je reste sans voix quelques secondes.

*Cette petite est perspicace. Elle semble avoir cerné la complexité qui se cache derrière ton air mal aimable.*
*Pas besoin de commentaires !*


Je crois que je vais finir par lui graver cette phrase sur les murs de ma chambre pour qu’il finisse par l’intégrer dans sa sale caboche de vieux marin.

J’essuie rapidement mon visage de ses larmes et refixe ma camarade qui garde cet air gentil. J’ai vraiment du mal à comprendre pourquoi elle s’accroche ainsi, à vouloir copiner. On ne peut pas visiter la maison à deux, tranquillement en silence ?

*Elle veut devenir ton amie.*

Je soupire. Et regarde Sheila dans les yeux, d’un air perplexe.

- Je ne comprends pas ce que tu dis… Je ne te fais pas plus confiance qu’à un ou une autre… Je te dis juste ce que je pense…

Je me déplace légèrement pour retourner au milieu de la pièce et fuir son regard trop enjoué à mon avis. Ma voix est un peu enrouée à cause des larmes que je viens de verser, mais j’emploie un ton neutre. Je n’ai aucune animosité envers Sheila. Elle ne m’a jamais fait de mal. Je suis peut-être blessée, malheureuse, solitaire, etc, mais je ne suis pas une méchante. Je suis juste blasée des relations humaines et j’aime ma solitude. Alors je lui parle sincèrement, avec mes mots à l’état brut mais sans agressivité.

- Je ne suis pas du genre à m’étaler sur ma vie qui franchement n’a rien d’intéressant. Et puis dès que tu parles, les gens se prennent pour ton ami. Je ne crois plus en rien, sauf la danse. Si tu cherches une amie, tu t’es vraiment trompée de personne. Désolée…

Je ne suis pas à l’aise. Je me dandine sur mes pieds, les bras croisés sur le ventre. Je n’ai rien contre cette fille. Elle semble gentille. Mais « l’autre » aussi semblait gentille et attentionnée… et s’est jouée de moi pendant 2 ans. J’ai appris que les apparences sont souvent trompeuses. Je ne crois pas ce que je vois, contrairement au fameux dicton.

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MessageSujet: Re: "Sans crier gare..." Mer 25 Oct - 0:47

"Sans crier gare..."
Laureleï me regardait avec un air légèrement étonné. Elle doit vraiment me prendre pour un drôle d'oiseau mais ce n'était pas bien grave, après tout, on m'a souvent dit que j'étais bizarre comme fille.
Je remarquai qu'elle pleurait pour de bon ce coup-ci. Je ne pense pas que je sois la cause de ses larmes mais cela confirmait ce que je pensais: elle était triste. Même si elle me disait vouloir rester seule, elle devait détester cette idée au fond. Voir quelqu'un comme ça me rendait un peu triste moi aussi. Pas que je la prenais en pitié mais je ressentais une certaine empathie pour elle. Et cette empathie me donnait encore plus envie de l'aider, de lui montrer qu'être seule n'était pas forcément la solution mais que d'avoir quelqu'un de confiance était quelque chose de formidable. Je n'aurais pas la prétention de dire être cette personne mais j'avais vraiment envie de la dérider un peu.

Elle essuya en vitesse les larmes qui glissaient sur ses joues en silence, comme si elles n'avaient jamais existé puis me fixe à nouveau. Visiblement elle avait un peu de mal à me cerner et n'attendait pas pour me l'exprimer.

- Je ne comprends pas ce que tu dis… Je ne te fais pas plus confiance qu’à un ou une autre… Je te dis juste ce que je pense…

Je haussai les épaules en souriant pour lui signifier que ce n'était pas bien grave. Même si elle dit ne pas me faire confiance je pense qu'elle confond le mot avec "franchise". En ce qui me concerne, je voyais vraiment ce qu'elle me disait comme une marque de confiance et non comme de la sincérité. Cependant, elle semblait persuadée par son discourt et s'obstinait dans sa tirade. Depuis tout à l'heure elle me répétait qu'elle ne me faisait pas confiance et qu'elle ne voulait pas être amie avec moi alors pour le moment je n'allais pas insister.

En même temps, je surveillais les bruits de craquements qu'émettait la pièce. Depuis que j'avais repéré cette fissure, j'étais un peu tracassée par le plafond, je ne me sentais pas vraiment en sécurité et je savais mon intuition assez juste. Je restais donc méfiante, jetant un coup d’œil à cette déchirure.

*Qu'est ce que tu en penses, Long ?*

*Je n'aime pas rester coincé dans des endroits fermés.*

*Ce n'est pas ce que je voulais dire. Mais j'ai compris le message, on ne devrait pas trop s'attarder à mon avis...*

J'étais sur le point de faire part de mes inquiétudes à Laureleï quand elle décida de se détourner de moi pour sortir de la pièce mais s'arrêta au milieu. Elle m'adressa une nouvelle tirade. Je ne sentais pas d'agressivité de sa part mais sa voix était légèrement enrouée. Au fond je pense qu'elle n'a aucuns problèmes avec moi et qu'elle ne veut pas être méchante mais je sens bien son envie qui s'oppose à la mienne.

- Je ne suis pas du genre à m’étaler sur ma vie qui franchement n’a rien d’intéressant. Et puis dès que tu parles, les gens se prennent pour ton ami. Je ne crois plus en rien, sauf la danse. Si tu cherches une amie, tu t’es vraiment trompée de personne. Désolée…

Je ne voulais pas la couper dans sa phrase mais elle était pile sous la fissure ce qui m’angoissait un peu. J'alternais le regard entre elle et le plafond tout en écoutant ce qu'elle avait besoin de me dire. Tiens, elle me répétais encore que je devais me tromper de personne si je voulais une amie. Mais également qu'elle ne croyait plus en rien. Tant de désespoir allait vraiment finir par me déprimer...

- Hof ne t'en fais pas, moi non plus je n'étale pas vraiment ma vie mais ça ne me dérange pas d'en parler non plus si on me pose des questions. Je suis pas vraiment du style secrète ha ha. En fait je crois que j'ai tendance à trop parler, un véritable moulin à parole !

Sans compter l'inquiétude que me procurait l’instabilité des lieux, je me sentais d'humeur joviale et était dans l'obligation de lancer une petite plaisanterie pour détendre l’atmosphère à la limite du dramatique qu'avait imposé Laureleï. Je ne voulais pas vraiment enfoncer encore plus le sujet dans une dimension tristounette, je trouvais donc à propos la légèreté de ma tirade. Cependant, je n'avais aucune envie qu'elle le prenne mal, c'est pourquoi j'avais pris soin de le dire de façon gentille sans une once de provocation.

Laureleï avait l'air un peu mal à l'aise, les bras croisés, se tortillant légèrement. Je comptais la rejoindre pour continuer la conversation voire la rediriger vers autre chose histoire de changer un peu de sujet. je comptais reprendre sur la danse puisque, elle me l'avait déjà assez répété, c'était l'une des seules choses qui l'intéressait et qui semblait la rendre heureuse.

Je fis un pas en avant mais entendis un léger craquement. Je levai immédiatement la tête pour scruter le plafond. Tiens ? Étrange... Ma vision se voila l'espace d'un instant puis j'avais l'impression de pouvoir "zoomer" comme dans le parc tout à l'heure. Je voyais presque l'intérieur du toit ! Un peu déboussolée par ce qu'il m'arrivait je repris très vite mes esprits quand je vis un petit débris sauter de la faille, il me semblait même voir la pierre trembler légèrement..

*Sheila ! Action, réaction !*

Le toit allait s'écrouler ! Je rabaissai mon regard pour constater que Leï n'avait toujours pas bougé et qu'elle était précisément sur la trajectoire de l'éboulement !

- Leï !! Attention !!

Je vis la jeune fille au milieu de la pièce et le plafond commencer à lâcher. Mon instinct parla de lui même, me forçant à m’élancer vers Laureleï. Je ne pensais pas parcourir si rapidement la distance qui nous séparait mais l’adrénaline semblait booster mes mouvements. La voir là, au centre d'un éboulement et risquant peut être d'être tuée me provoqua un tel stresse !
J'arrivai au niveau de Laureleï et la poussai violemment hors de la trajectoire de l'effondrement. Je me servais ensuite de la force que je mis dans mon action pour me propulser vers l'arrière, essayant d'échapper aux pierres qui tombaient maintenant sur moi. Grâce à ma vision un peu bizarre, j'avais pu anticiper et ne pas réagir trop tard pour Laureleï mais je ne reculai pas assez vite. Je sentis ma main gauche se faire frapper puis un choc à la tête que je secoua immédiatement. J'étais un peu sonnée et ne comprenais pas très bien ce qu'il m'arrivait. Je reculai encore, les jambes ne me tenant qu'à moitié puis m'assit en me laissant tomber sur le sol. Je regardais les débris devant moi, la vision assez flou. Il me semblait voir une pierre, petite, avec du rouge sur un bord. Est ce que je saignais ? Je m'appuyais d'une main pour tenir en position assise et me tenait la tête avec l'autre, instinctivement.

*Belle réaction mais il faudra tout de même revoir certains de tes réflexes.*

Même s'il était dans ma tête, j'avais l'impression d'entendre le Dragon loin, très loin. Comme s'il parlait avec un coussin couvrant sa bouche. Il me semblait l'entendre insister de son ton autoritaire mais je n'étais pas tout à fait sûre...

*Sheila ! Tu m'entends ?*

Je ressentais le besoin de fermer les yeux et de presser encore ma main contre ma tempe. J'avais l'impression que le monde autour de moi était au ralenti et tellement lointain...
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MessageSujet: Re: "Sans crier gare..." Lun 30 Oct - 11:58

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Je ne peux nier que je me sens perdue. Comment d’une matinée qui semblait toute tracée à danser sans me préoccuper du monde, je pouvais me retrouver à visiter un bâtiment abandonné avec une fille de ma classe et me sentir de plus en plus mal ?

*Peut-être simplement que le hasard fait bien les choses !*
*En quoi c’est bien ?

*L’air de rien, ce chat qui saute de l’arbre, c’est l’effet domino : le battement d'ailes d'un papillon au Brésil qui provoque une tornade au Texas.*
*Ouh là ! Faut vraiment
que j’arrête de lire
des revues scientifiques !*

*Mais non, Leï. Regarde ce chat t’a fait peur, tu as fait volé Sheila et provoqué la colère du jardinier, cette jeune femme t’as suivi, et décidé de visiter le lieu avec toi. Et c’est bien qu’elle se prenne d’affection pour toi.*
*Tut tut tut ! Tu vas un peu vite en besogne, Nono !
Ok, elle a l’air d’être une curieuse patentée.
Mais j’ai été claire : je suis bien seule
et sans pseudo-amie intéressée !*

*Qui te dis qu’elle ne pourrait pas devenir une véritable amie, sincère, sans vouloir profiter de toi.*
*Rien, certes ! Mais elle est dans ma classe.
Dans quelques jours, on va avoir les
premiers résultats de nos devoirs surveillés.
Elle va vite comprendre que je ne suis pas
le cancre que suppute mon titre de redoublante…*

*Et donc tu penses qu’elle va forcément se rapprocher pour exploiter ton potentiel.*
*ça a toujours été le cas !
Pourquoi ça changerait ici ? *

*Peut-être parce qu’elle est vraiment sincère. Les élèves changent avec la possession. Je trouve que cette jeune fille semble raisonnable.*
*MDR ! Elle sniffe les moisissures,
ouvre les volets branlants,
me suit dans une bâtisse pas très catholique…
Pour sûr qu’elle semble raisonnable !*

*Tu ne voudrais pas regarder le verre à moitié plein pour une fois ?*
*Non. Vaut mieux être prudent.*

*Pourtant ta défiance systématique finira par te laisser vraiment seule.*
*Impossible. Je dois me
coltiner un squatteur divin à vie !*

*Très drole…*

Sheila semble sincère quand elle me répond, mais je ne peux m’empêcher de douter. Un moulin à parole ? Bof, ça va ! Pour le moment, je crois avoir plus parlé qu’elle. Bon fallait bien que je remette les choses au point : pas d’ami-ami !
Je soupire plus par dépit que méfiance. Ne faisant pas vraiment attention à ce que fait Sheila, je me dirige vers la porte. Quand j’entends, la fille hurler mon surnom.

Je n’ai rien compris. Un brouhaha immense. De la poussière en pagaille. Les deux mains de Sheila qui me pousse violemment. Surprise, je m’étale au sol. Je n’ai rien vu, rien compris. Mais quand je me redresse, la pièce est envahie par un brouillard de poussière. Ça me fait tousser violemment. Un tas de gravats est devant moi.

* Je crois que Sheila vient de te sauver la vie, Leï !*

Hagard, je lève la tête et constate qu’un trou béant montre la charpente de la toiture. Le plafond nous est tombé dessus.

- Oh !

Rien que de prononcer ce « Oh ! » me provoque une sacrée toue. Heureusement ma bouteille d’eau est tombée à proximité et une gorgée m’aide à retrouver mon souffle et mes esprits.

- Bordel ! Elle est où ? SHEILA !

Je crie plusieurs fois son prénom en mettant ma cravate de M devant ma bouche. Pour une fois que je l’avais mise en bandeau, elle m’est utile !
Mais je suis de plus en plus inquiète, Sheila ne répond pas. J’escalade prudemment le tas de gravats à genoux. Le brouillard se dissipe un peu. Les fenêtres sans vitre doivent aider à ventiler. Soudain je distingue un léger mouvement.
Sheila a fermé les yeux. La main sur sa tête, elle grimace. Je vois clairement du sang. Je dégage sa main, elle est écorchée et bleuie. Mais c’est surtout sa tête qui m’inquiète.

- Sheila ! çava ?


*Question idiote !*

*Ne soit pas si dure avec toi ! Assures toi qu’elle garde conscience*

- Sheila, tu m’entends ? Réponds ! Ne t’endors pas !

Je fais couler un peu d’eau sur son visage et l’étale. Ça devrait l’aider à reprendre conscience, non ? Je commence à vraiment paniquer, et les larmes percent ma voix.

- S’il te plait… Je suis désolée. Je ne voulais pas te blesser ! Pourquoi t’as fait ça ? Fallait sauver ta peau, idiote !

En mouillant son visage et un peu son nez et ses lèvres pour l’aider à respirer, je tapote ses joues.

*Je dois faire quoi ?*

*Tu t’y prends bien, Leï. Tu as ton téléphone, non ? Appelles le numéro d’urgence de l’école.*

Je retiens comme je peux mes larmes, et sors mon portable pour appeler.

- Oui, monsieur… Le plafond s’est effondré sur ma… copine… Le bâtiment abandonné à l’étage… la première pièce… Je ne sais pas. Elle saigne un peu à la tête… Non les gravats sont à côté mais elle n’a pas l’air bien du tout… D’accord… Laureleï Donnely, première M…. Sheila… heu…McElroy je crois, même classe… Oui… Non je ne sors pas ! Je reste près d’elle !

Mes derniers mots sont d’une tonalité qui n’invite à aucune négociation. Elle vient de me sauver la vie, je ne vais pas la laisser ainsi !

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MessageSujet: Re: "Sans crier gare..." Jeu 2 Nov - 23:52

"Sans crier gare..."
Chaque seconde qui s'écoulait semblait me voler petit à petit mes sensations. J'appuyai de plus en plus fort sur ma tempe pour essayer de sentir une pression mais j'avais l'impression que la force que j'y mettais était totalement ridicule. J'entrouvris les yeux mais j'avais du mal à voir ce qu'il y avait devant moi, comme si un voile noir couvrait ma vision... Je me sentis sombrer tout d'un coup. Les douleurs que je ressentais à la main et à la tête s'estompèrent jusqu'à s'évanouir totalement.

Avant de me retrouver dans un trou noir, j'eus la sensation que Long essayait de me parler mais impossible de savoir si c'était vrai ou non...

Je marchais tranquillement dans un long couloir, appelée par quelque chose d'inexplicable. Je ne savais pas où j'étais, pourtant il me semblait reconnaitre cet endroit blanc et oppressant. D'abord vide, le corridor se remplissait un peu plus à chacun de mes pas. Cependant, personnes ne semblaient me voir...
Je me retournai sur le passage de deux jeunes femmes habillées de blanc, des dossiers en mains. D'autres inconnus entravèrent ma route en se plantant sur place pour discuter tout en tapotant des liasses de feuilles. Je regardais tout autour de moi, pensant que ça m'aiderait à identifier le lieu ou je déambulais depuis tout à l'heure. Dans un froncement de sourcil, je compris enfin de quoi il s'agissait ! Un hôpital...
Prise d'une montée d'angoisse, j'accélérai le pas, cherchant une sortie ! C'est à ce moment là que la masse de médecins et d'infirmières se fit plus imposante. Tout ce petit monde s'agitait de plus en plus, courant partout, poussant énergiquement des portes grises. Je me sentais mal à l'aise et tourmentée dans ce lieu qui ne m'inspirait que de la peur.

J'étais bousculée dans tout les sens par ces porteurs de blouses mais encore une fois, personnes ne me remarquaient. Je me mis à courir, repoussant quiconque essayait de s'approcher un peu trop près de moi. Toujours en quête d'un issue, je regardais partout, tournant parfois sur moi même !
Rien. Le couloir était tout simplement interminable et chaque porte ne menait qu'à un espace vide.
Je commençai à paniquer !
Soudain, je sentis une onde de froid sur mon visage. Je me stoppai net, cherchant de la main ce qui me provoquait cette sensation étrange. En mettant mes doigts sur mon visage, je compris que de l'eau coulait tout au long de mes joues. Qu'est ce qu... ?

Je fronçai les sourcils et ouvris difficilement les yeux. Le peu de lumière qui donnait une teinte grisâtre à la pièce suffisait à m'aveugler...
Ce n'était qu'un rêve ?

*Sheila ! Es tu avec nous ?!*

*H..hum ?*

*Bien, tu arrives à m'entendre. Tu dois être en train de reprendre tes esprits. Tu as perdu connaissance pendant à peine quelques secondes*

Même s'il ne parlait pas très fort, Long me faisait tourner la tête. Je n'avais pas tout compris à ce qu'il m'avait dit mais dans les grandes lignes j'avais saisis l'idée.
Ne m'ayant pas évanouie assez longtemps pour m'écrouler sur le sol, je parvenais à garder une position assise. Enfin je crois.
Je levai difficilement la tête pour observer la silhouette insistante qui se tenait devant moi. Des cheveux blonds.. Un regard inquiet posé sur moi.. Laureleï ! Je commençais à émerger ce qui me permit de l'identifier et de me rappeler petit à petit des événements. Je me souvins du plafond instable, de la jeune fille au milieu de la pièce et de l'éboulement. Je me souvint de ma montée d'adrénaline, de l'avoir poussée et d'avoir reçu un coup à la tête.
D'ailleurs, mes sensations commençaient à revenir. Je sentis de l'eau couler sur mon visage et captai les paroles que Leï m'adressait avec nervosité.

"... quoi t’as fait ça ? Fallait sauver ta peau, idiote !"

Je ne suis pas sûre mais je crois qu'elle était en train de me dire que je n'aurais pas du l'aider... Mes sourcils se froncèrent sur mes yeux toujours mi-clos. Je comprenais ce qu'elle me disait mais je ne trouvais pas ça logique... Ou bien avais-je le cerveau encore un peu embrouillé ?
Elle me mouilla à nouveau mon visage puis, voyant que mes paupières commençaient à retomber, me donna de petites claques. Je sursautai et clignai plusieurs fois des yeux en me redressant légèrement.

*Dis donc toi ! Ce n'est pas le moment de se rendormir !*

*Tais toi Pogogo... Tu me donnes mal à la tête..*

En temps normal je n'aurais jamais répondu comme ça au Dragon de peur de m'attirer ses foudres, mais là c'est tout ce que j'avais trouvé. Je n'avais aucune envie de réfléchir à une répartie convenable pour me laisser le temps de me réveiller totalement. L'esprit ne rétorqua pas, conscient que je n'étais pas dans une situation confortable, néanmoins, je décelais une petite irritation de sa part...

Pendant que je revenais de mieux en mieux parmi le monde des vivants, je remarquai que Leï parlait au téléphone. J'ai du louper le moment où elle avait attrapé l'appareil et composé le numéro. Je n'écoutai pas vraiment ce qu'elle racontait pour me concentrer sur ma reconnexion totale avec tous mes sens.
A mesure que je me ressaisissais, la douleur de ma main mais surtout de ma tête resurgit. Maintenant que j'y pensais, le fait de perdre connaissance permettait d'anesthésier les blessures. Pas étonnant que je commencais à bien les sentir maintenant que je retrouvais toutes mes sensations !

La jeune fille raccrocha son téléphone et se retourna vers moi, toujours accroupie sur le sol pour être à ma hauteur.
Ma tête me lança mais je n'avais aucune envie de l'inquiéter en grimaçant sous son nez alors, pour palier à ça, je la pris dans mes bras. Mon menton calé sur son épaule, j’attendais que cette douleur aiguë se calme avant de lui chuchoter à l'oreille. J'aurai voulu parler plus fort mais ça me demandait encore trop d'efforts et franchement, j'étais moyen chaud pour en faire. Et puis j'étais connue pour être fainéante donc bon...

- Ça va ? Tu n'as rien ?
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MessageSujet: Re: "Sans crier gare..." Sam 11 Nov - 21:29

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La peur de ma vie là ! Enfin non peut-être pas, mais quand même ! C’est vrai que je ne connais pas Sheila et que ça m’importe peu ce qu’elle fait de sa vie. Mais elle est gentille. Elle ne fait pas de mal, même si je ne suis pas des plus à l’aise avec elle.

*T’as surtout un gros problème de confiance ! *
*Ce n’est pas le moment, Nono !*


Sheila semble reprendre conscience alors que je lui parle et rafraichi son visage. Elle s’assoit et je l’aide en lui disant mon incompréhension face à son attitude. Pourquoi elle n’a pas sauvé sa peau ?

*Inverse les rôles, Leï. Tu aurais vu le problème et Sheila sous la faille. Tu l’aurais laissé se prendre le plafond ? *
*…*

*C’est bien ce que je pensais. Tu as ta réponse, petite. *

Bon, d’accord. Je ne suis pas du genre à laisser quelqu’un en danger sans réagir. Mais bon… je ne suis pas sympa… je ne suis pas son amie…
Nono ne réagit pas à mes réflexions internes. Je sais bien qu’il n’en pense pas moins. Il peut être très chiant le parasite. Mais je dois lui reconnaitre qu’il sait se taire quand je suis borderline.

Je me concentre sur l’état de Sheila. Ravalant mes larmes et ma panique, j’appelle le numéro d’urgence de l’école sous les directives de Njörd. Certainement allons-nous nous faire taper sur les doigts, mais là l’urgence de l’état de Sheila prime !

Une fois l’appel passé, je m’accroupie à nouveau devant la jeune fille mais je n’ai pas le temps de lui expliquer ou lui demander si ça va aller qu’elle me prend dans ses bras. J’en suis plus que surprise, même interdite je dois dire. J’hésite. Elle pose carrément sa tête sur mon épaule. Je me sens bête, limite je rougis. Je ne me souviens pas quand on m’a serré dans ses bras comme ça pour la dernière fois. Les larmes me montent aux yeux…
Et voilà que Sheila me demande comment je vais. Une bouffée d’émotion me prend et je ne peux pas retenir une larme sur ma joue. J’enlace Sheila pour essuyer discrètement cette rebelle baladeuse. J’inspire à fond. Je sens que son corps est assez mou. C’est notamment car c’est non seulement une danseuse mais elle me semble aussi active que moi. Je n’ai jamais le corps détendu au point d’être molle. Elle doit être sonnée et cette blessure m’inquiète.
Mais le plafond menace de finir sa chute.
Je tousse un peu pour éclaircir ma voix et éviter de montrer qu’elle m’a touchée. Ça fait beaucoup en si peu de temps pour mon masque de froideur.

- Moi ça va. Mais toi ? Tu as pris un coup sur la tête, il ne faut pas que tu bouges de trop. Les secours arrivent ! Mais il faudrait s’éloigner de cette pièce. Tu te sens capable de te lever et passer ce tas de gravats ?

Alors que j’attends sa réponse, une voix résonne du rez-de-chaussée. Je ne comprends pas ce qu’elle dit mais je me redresse en m’assurant de ne pas brusquer Sheila.

- Attends, je vais leur dire où on est.

Je me lève et remonte sur le tas de pierres. Deux hommes passent l’encadrement de la porte.

« Ah vous voilà ! Comment ça va ? C’est toi Laureleï ? », demande le plus costaud.

J’acquiesce de la tête, clairement soulagée.

- Oui. Aidez-moi s’il vous plait. Je ne suis pas sûre que Sheila va savoir marcher.

Les deux hommes nous rejoignent. Le plus fin s’accroupie près de mon « amie ». Il a une trousse de secours et lui essuie la blessure à la tête en douceur.
Le costaud reste près de moi. Il m’a questionné aussi mais a vite compris que je n’ai rien. Il veut que je sorte. Hors de question pas sans Sheila !
Le secouriste ausculte Sheila et lui pose plein de question, tandis que l’autre inspecte les lieux

« C’est bon petite ! Sheila ? Je dois m’assurer que tu n’as rien de grave. As-tu perdu connaissance ? »

Je ne laisse pas la fille répondre. Je ne veux pas qu’elle mente sur son état. J’ai comme l’impression qu’elle ne veut pas m’inquiéter.

- Je crois qu’elle a perdu connaissance quelques secondes. Mais elle m’a parlé.

Le secouriste sourit. Le genre de sourire qui te dit « c’est pas génial mais c’est pas la catastrophe non plus ». Il continue son interrogatoire auprès de Sheila, sûrement pour vérifier qu’elle a toute sa tête. Enfin je crois. Les coups sur la tête, ce n’est pas très bon !

« Est-ce que tu peux parler ? Combien font 1+2 ? Quel jour sommes-nous ? »

Le costaud revient près de nous.

« Il faut sortir vite d’ici. On ne va pas prendre le risque que ça retombe sur nos têtes. On peut la déplacer ? ».

Alors que le secouriste acquiesce, le costaud prend Sheila dans ses bras et franchi les décombres comme si de rien n’était. Je le suis et l’autre homme ferme la marche.

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MessageSujet: Re: "Sans crier gare..." Sam 18 Nov - 0:12



"Sans crier gare..."
La tête sur l'épaule de Leï, je souffle enfin. Cette étreinte me permettait de reposer mes muscles et de m'éviter de tenir droite par moi même ce qui me faisait du bien. Oui, je l'ai déjà dis mais je suis fainéante... Enfin, comprenez moi, dans cette situation je me sentais pas de faire des efforts alors que j'étais encore vaseuse.
Et en même temps j'avais vraiment besoin d'un câlin pour faire redescendre la pression. Même si l'action s'est passée très vite à cause de l'adrénaline, j'ai eu le temps de penser à pleins de choses dans ma tête. Non seulement j'ai vraiment eu super peur pour Leï mais en plus j'avais aussi imaginé le pire ! Je suis vraiment contente qu'elle n'ait rien... Et je suis vraiment contente que ça se soit déroulé comme ça au final. Je me connais, je suis coriace ! Alors étant donné la gravité qu'aurait pu avoir la situation, je trouve qu'on n'est pas trop mal loties. C'est mieux une petite égratignure à la main et un coup à la tête plutôt qu'une morte. D'ailleurs je ne voulais même pas y penser... Je sais très bien qu'en tant que possédées, nous avons hérité de pouvoirs surnaturels mais ça ne garantissait pas notre sécurité. Une fois sous les décombres, peut être que Leï n'aurait rien pu faire malgré ses dons ? Suffisait qu'elle ait pas le bon ou pas le mieux adapté à la situation et s'était foutu ! Bref, on aurait était beaucoup plus dans le pétrin que maintenant...

Tout de même soucieuse de l'état de mon amie, je lui demandai si elle allait bien après quoi elle m'enlaça à son tour. Hum ? Elle n'est peut être pas si insensible qu'elle le dit ? Peut être qu'elle avait apprécié mon contact ? Je voulais y croire même si ce n'était peut être pas la réalité...
Je respirai lentement par la bouche pour retrouver un état que je voulais stable. C'est à ce moment là qu'elle éclaircit sa voix avant de me répondre.

- Moi ça va. Mais toi ? Tu as pris un coup sur la tête, il ne faut pas que tu bouges de trop. Les secours arrivent ! Mais il faudrait s’éloigner de cette pièce. Tu te sens capable de te lever et passer ce tas de gravats ?

Pour commencer, elle me confirmait qu'elle allait bien ce qui dissipa mon doute. J'allais lui répondre de même pour ne pas qu'elle s'alarme trop lorsque l'évocation des "secours" me fit tiquer. Ah... Je comprends mieux avec qui elle était au téléphone. J'apprécie le geste mais il était hors de question que ce genre de personnes m'approchent ! Je suis peut être agressive à ce niveau là mais tout ce qui était médecins, soignants, infirmières, secouristes et autres, je les fourrais dans la même catégorie. Et c'était la seule catégorie à qui je ne faisais et ne ferrai jamais confiance !
Il fallait que je me lève pour passer les décombres sinon ils me prendraient en embuscade...

*Tu ne penses pas en faire un peu trop ?*

*Sur ce sujet ? Jamais, Long*

Je coupais sèchement la conversation n'ayant aucune envie de la continuer. Non seulement je me méfiais de ces personnes mais en plus je n'avais pas à me justifier.

J'étais sur le point d'ouvrir la bouche pour rassurer Leï. Je voulais lui dire que j'allais bien. Je voulais lui dire que je pouvais me lever et que j'étais capable de me sortir de là toute seule. Cependant, c'est à ce moment là qu'elle me lâcha pour escalader les débris et interpeller les secouristes.
Déjà ?! Non, impossible, ils ne me laissaient même pas le temps de récupérer toutes mes forces !

Dans la précipitation du moment, j'essayais de me lever mais mes bras avaient du mal à porter mon corps. Tss, vraiment aucune puissance... Échec cuisant.

L'un des deux secouristes s'était arrêté pour parler à mon amie tandis que j'entendais les pas de l'autre se rapprocher de moi. Je levai la tête dans un geste de quasi-panique et eus un mouvement de recule pour agrandir la distance qui me séparait encore de lui. Je lançai un regard suppliant à Laureleï pour lui demander de venir près de moi, au moins ça, si je ne pouvais échapper au bonhomme mais elle ne semblait pas m'avoir vu, occupée à répondre à des questions...

Il venait de s'accroupir et de sortir un coton pour désinfecter ma blessure. J'aurai voulu le pousser mais je n'avais pas récupéré assez de force et mon action se réduisit à poser ma main sur son épaule. Quitte à ne pas pouvoir l'éjecter, je gardai ce contact pour empêcher l'homme de venir plus près et lui montrer que je n'avais aucune confiance en lui.
Il tapotait ma tête sans trop se soucier de mon rejet évident et me demanda si j'avais perdu connaissance. Si tu penses que je vais te donner plus de matière à t'occuper de moi, tu te fourres le doigt dans l’œil mon coco ! Je commençai à nier quand Leï débarqua pour parler par dessus ma réplique et affirmer que j'avais bel et bien eu un moment d'absence pendant quelques secondes.

Je la regardai en écarquillant presque les yeux puis secouai très légèrement la tête pour lui demander d'arrêter de dire ça. Chose qu'elle ne fit pas, j'aurai du m'en douter... Peut être qu'elle s'inquiétait pour moi mais cette vérité qu'elle venait d'exposer aux secouristes m'agaçait passablement. Je n'avais vraiment pas envie de passer plus de temps en leur compagnie...

Celui qui s'occupait de moi avait tourné la tête le temps d'écouter Laureleï puis redirigea le regard vers moi ce qui le fit s'approcher encore un peu plus. Je forçai plus fort sur la main qui était posée sur son épaule pour lui intimer de se reculer immédiatement sous peine d'être mordu. J'ai du lui lancer un regard qu'il n'était pas prêt d'oublier étant donné qu'il se redressa pour s'éloigner un peu puis continua avec une série de questions. Questions auxquelles je répondais avec un mécontentement évident et une pointe d'ironie pour certaines tant elles étaient stupides.

« Est-ce que tu peux parler ? »

« Bla bla bla. »

« Combien font 1+2 ? »

« 3 ou 12, ça dépend du point de vu. »

« Quel jour sommes-nous ? »

Je râlais en répondant à son ultime question. Je ne pensais pas avoir mis tant d'énergie pour parler... J'avais besoin de souffler.
Bon maintenant qu'ils avaient eu ce qu'ils voulaient ils pouvaient peut être nous lâcher, non ?

*Hum... Ils n'ont pas l'air des plus décider à te laisser tranquille.*

*Je n'ai pas besoin d'eux.*

*Alors prouve-le ! Maintenant, lève toi Sheila !*

Comme fouettée par un nouveau coup d'adrénaline, je forçai d'abord sur mes bras pour m'aider à me relever. Mais avant de pouvoir me mettre debout, je me sentis attrapée puis soulevée dans les airs. Le plus costaud avait finis son inspection et était revenu vers moi pour me faire sortir. Je m'efforçais de ne pas le regarder, assez déçue et vexée de ne pas être allée au bout de mon action.

Une fois devant les escaliers, je décidai de mettre un terme à tout ça. Je commençais vraiment à trouver ça pénible.

- Posez-moi, je peux me débrouiller toute seule.
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MessageSujet: Re: "Sans crier gare..." Dim 3 Déc - 19:16

SANS CRIER GARE...
avec Sheila McElroy
Que Sheila me prenne dans ses bras, à moitié sonnée, m’a limite choquée. On ne m’a pas pris dans les bras comme ça depuis… Mouais depuis ceux qui se sont bien foutus de moi, soit janvier.

*Et ça t’a fait du bien ! Je l’aime vraiment beaucoup cette jeune fille. Elle a quand même risqué sa vie pour toi, Leï !*
*Oui, je sais. Même si ça me dépasse.
Elle ne me connait pas et je n’ai pas
été très… aimable avec elle.*

*Peut-être qu’elle voit en toi la vraie Leï !*

J’observe les secouristes agir et s’occuper de Sheila. Mais Sheila semble contrariée. Je ne suis pas sûre que ça soit due à ce qu’elle s’est pris sur la table. J’ai vu son mouvement de recul bien qu’elle ne soit pas état de bouger. Je grimace me rendant compte que je l’ai peut-être mise encore plus mal.

*Ne racontes pas de bétises, Leï !*
*Mais regardes là, elle est furieuse.*

*Mais non. D’accord elle n’a pas l’air d’aimer les soigneurs…*
*Secouristes ! On n’est pas des chiens !*

*… secouristes, pardon ! Mais elle ne va pas t’en vouloir d’avoir voulu prendre soin d’elle.*
*T’en sais rien !*


Je souris quand j’entends les réponses de mon « amie » (j’ignore les rires intérieurs du parasite). Sheila a un sacré caractère aussi. Mais le second secouriste, inquiet, nous intime de sortir. Je le suis et l’autre homme prend Sheila dans ses bras. Sauf qu’en haut des marches elle s’agite et quitte ses bras de force. Elle lui dit clairement de la laisser. Je suis inquiète. Elle perd la tête ou c’est qu’elle n’aime vraiment pas les secouristes.

- Sheila, tu es sûre ?

« Ce n’est pas très sûr ? »

Mais le costaud nous presse.

« Laisses là faire, Arthur, passes devant elle. Ça sera plus léger. Les escaliers ne sont pas très solides non plus. Franchement les filles, vous n’avez pas de tête pour venir ici ! »

Il m’agace lui !
- Oh ça va ! Vous n’aviez qu’à baliser et interdire l’accès !

Et toc !
J’attrape la main de Sheila et l’emmène en la tenant fermement. On descend doucement. Je jette un coup d’œil régulier à la blessée pour m’assurer qu’elle ne tourne pas de l’œil. Mais elle a l’air d’aller.

*Elle a surtout la tête dure ! et aussi têtue que toi, j’ai l’impression !*

J’ignore les désobligeances de Njörd. Nous arrivons sans encombre en bas des marches.

- ça va Sheila ? T’as pas le tournis ?

Les secouristes nous entourent et nous guident dehors. Mais ils restent silencieux. Enfin jusqu’à ce qu’on se retrouve dehors.

« Bon, je vous acccompagne à l’infirmerie. Nous allons soigner ces égratignures. Petite, tu as la tête qui tourne ? »
 
Il se moque de nous lui ? Je viens de lui demander. Si Sheila n’aime pas les secouristes, elle ne va pas les aimer plus avec leur attitude agaçante.

*J’ai surtout l’impression que l’humeur de ton amie influe la tienne.*

Il n’y en a pas un pour rattraper l’autre décidemment.
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MessageSujet: Re: "Sans crier gare..." Dim 10 Déc - 20:24

"Sans crier gare..."
D'un coup d'épaule et d'un mouvement de hanche j'obligeai le secouriste à me lâcher. J’atterris sur mes pieds et assurai mon équilibre en posant une main sur la rambarde des escaliers. Ma tête se mit à tourner un peu suite à mon action soudaine et je ressentis le besoin de souffler pour reprendre mes esprits. Je déguisais néanmoins ma respiration en un immense soupir pour feindre l'ennui ou le mécontentement, selon l’interprétation de chacun, puis regardai les marches incertaines à mes pieds. Après m'être remise en condition, j'étais décidée à descendre sans l'aide de ces messieurs, choix que Long appréciait. Il aimait sans doute me savoir coriace puisque ça me permettait d'être un peu plus "digne" de lui. Me rejoignant dans ce sens, le Dragon commençait à m'encourager à entamer ma descente, chose que je m’apprêtais à faire jusqu'à ce que Leï me demande si j'étais sûre de moi avant de me prendre par la main.
Elle semblait un peu inquiète mais ne chercha pas à me dissuader. Comportement apprécié étant donné que je ne renoncerai pas de toute façon. Et puis ça me donne l'impression qu'elle commence à me comprendre. Je lui adressai un sourire en plus d'un hochement de tête pour lui certifier que j'étais sûre mais aussi pour lui assurer que ça allait.
En fond, l'un des secouristes déballa sa petite réprimande que je décidai d'ignorer. Et puis de toute façon ma concentration était portée sur mon amie et les escaliers donc j'avais du entendre un mot sur deux... C'est d'ailleurs Leï qui se chargea de répliquer en les accusant de ne pas avoir fait correctement leur job. J'étouffais un petit rire. Elle avait vraiment un sacré caractère cette fille ! Raison de plus pour vouloir être son amie. Oui bon, j'avoue, pour moi tout est prétexte à devenir amie que ce soit avec Laureleï ou avec n'importe qui d'autre.

*J'aime bien ce côté là de ta personnalité.*

Je sursautai, surprise par la prise de parole soudaine de ma divinité. Et, encore plus surprise d'entendre un compliment de sa part, je lui réponds presque mal à l'aise.

*Ah bon ? Heum, merci Long, c'est gentil.*

*C'est une bonne chose de pouvoir s'approcher des gens du peuple. En tant que souverain et protecteur, notre devoir est de se montrer juste envers eux et d'apprendre à les connaitre pour mieux répondre à leurs demandes. Mais il faut tout de même rester ferme pour ne pas se faire envahir.*

Un peu déçue par la suite de son argumentation je me contentai de hausser les épaules. Voilà qu'il nous prenait pour ses sujets... Enfin qu'il prenait MES amis pour SES sujets et il se servait de moi comme intermédiaire...
Bon d'une certaine façon il m'avait fait un compliment alors j'étais à moitié satisfaite disons. J'essayais tout de même de prendre le discours de Long d'une autre façon pour ne pas m’énerver. Je recréai donc sa réplique à ma sauce ce qui donne: "C'est une bonne chose de pouvoir s'approcher des gens. En tant qu'ami, notre devoir est de se montrer juste envers eux et d'apprendre à les connaitre pour mieux répondre à leurs demandes. Mais il faut tout de même rester ferme pour ne pas se faire envahir."
Là ça me plaisait plus. Et je trouvais même qu'il avait raison sur certains points. Lorsqu'on est ami avec une personne, il est important de se montrer prévenant et juste avec elle mais il faut aussi faire attention de ne pas se laisser envahir sinon c'est la porte ouverte à tout et n'importe quoi ! Bref, je gardais cette idée à l'esprit sans trop me formaliser non plus puis donnai le feu vert à Leï pour entamer notre descente des escaliers.
Assez fragiles et bancals, il aurait été facile de trébucher ou que le tout s’effondre sous nos pieds, c'est pourquoi Leï me faisait avancer en douceur. Je la voyais me jeter des coups d’œil réguliers, soucieuse de mon état. Pour la rassurer, je me contentai de marcher prudemment, sans trop de problèmes. Le plus gros du malaise était déjà passé et je commençais petit à petit à me sentir mieux. Je ne sais pas si je suis tout simplement solide ou si ma force de caractère me permettait de reprendre du poil de la bête rapidement mais dans tout les cas, je gère plutôt bien actuellement ! Je suis assez fière de moi.

Un fois en bas des escaliers, je me sens soulagée d'avoir atteint notre objectif sans encombre. Ça aurait été le pompon qu'il nous arrive encore une bricole ! D'ailleurs Laureleï s'empressa de me demander si je n'avais pas la tête qui tournait après quoi je serrai sa main dans la mienne pour la remercier de sa prévenance.

- Non ça va, ne t'en fais pas.

Et pour le coup c'était vrai, ma tête se portait plutôt bien. J'avais encore cette impression d'être à demi-réveillée, encore un peu assommée mais je n'avais ni le tournis ni l'impression de faire un malaise ce qui était plutôt bon signe. Si je me souvient bien, la pierre qui m'est tombée sur le crâne n'était pas grosse. Un caillou quoi. Bref, ma blessure devait être beaucoup moins grave qu'elle ne semblait l'être. Après tout, la tête saigne beaucoup même si la plaie n'est pas très grande.

Encadrées par les secouristes, on rejoint la sortie du bâtiments abandonné et je me permets même une grande bouffée d'air en fermant les yeux. L'air frais est agréable, je suis contente de le sentir sur mon visage. Pendant ce petit instant de fraicheur, j'en oubliais presque tout autour de moi. J'étais sur le point de m'étirer lorsqu'une voix grave me rappela que les secouristes étaient toujours avec nous. Arf...

« Bon, je vous accompagne à l’infirmerie. Nous allons soigner ces égratignures. Petite, tu as la tête qui tourne ? »

Au mot "infirmerie", tout mon corps se raidit. Ah non ! Il n'est pas question que j'aille là-bas ! Jamais !

*Sheila, c'est une peur irrationnelle qui découle d'un traumatisme. Tu sais bien que les médecins ne veulent pas ta mort ! Il serait plus sage d'y aller.*

*C'est parfaitement rationnel, Long ! On ne peut pas leur faire confiance un point c'est tout.*

Je ne changerai pas d'avis là dessus et le Dragon en était conscient. Il se contenta donc de disparaitre en arrière plan, curieux de voir ce que je comptais faire. Je pris un instant pour me calmer afin que mon jeu d'acteur soit optimal. Je me savais douée dans le domaine théâtral et je comptais là-dessus pour leurrer les secouristes mais avant il fallait que je respire doucement pour me mettre en condition. Il n'était pas question de me saboter avec des émotions incontrôlées !

Je me tournai vers l'homme qui venait de prendre la parole avec un sourire et déployai mes talents d'actrice avec naturel.

- Non ma tête ne tourne pas, ça va. Merci d'être venus nous secourir mais on ne vous retiendra pas plus longtemps. J'ai pu descendre ces escaliers sans problèmes, je peux bien aller à l'infirmerie comme une grande. Leï m'accompagnera pour s'assurer que j'y arrive sans encombre. Merci encore.

Je m'assurai que les secouristes avale mon histoire et nous laisse tranquille pour me diriger faussement vers l'infirmerie puis, lorsque je perdis de vu les deux bonhommes je me stoppai pour changer de direction. Destination ma chambre !
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MessageSujet: Re: "Sans crier gare..." Mar 12 Déc - 14:08

SANS CRIER GARE...
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Sheila s’emploie à me rassurer par ses sourires et ses mots. Je ne suis pas sûre à 100% que ce soit le cas, mais je n’ai d’autres choix que de la croire. Je sens par contre, qu’outre sa force de caractère évidente, elle n’apprécie pas du tout le corps médical. Je reste silencieuse face aux secouristes et Sheila qui débatte sur la nécessité d’aller à l’infirmerie. Ça m’énerve que des adultes débarquent et veulent encore tout diriger. C’est vrai, c’est eux qui n’ont pas fait leur boulot en fermant l’accès à la bicoque !

* Tu vas faire quoi là ?*

La voix de Njörd est inquiète. Il sait très bien que je ne suis pas du genre à me laisser diriger. Je n’ai pas du tout envie de débattre à nouveau avec lui alors je l’ignore et profite de la suggestion (affirmation plutôt) de Sheila que je l’accompagne pour mettre fin au débat.

- Oui, promis. Je ne la lâche pas. Elle va se soigner.

A peine, ai-je fini que la jeune fille m’entraine vers l’infirmerie. Elle a un sacré caractère aussi ! Je souris amusée. Je ne dis rien mais je n’en pense pas moins.

*Au moins elle va voir un médecin !*
*Je ne penses pas ! *

*Comment ça ? Vous allez à l’infirmerie. Non ?*

Pas la peine de répondre, Sheila le fait pour moi en bifurquant vers l’internat une fois hors de vue des secouristes. J’éclate de rire. Je l’aurais parié.

- Toi, t’as un problème de confiance avec le corps médical !

Ma voix est joviale. Aucun jugement dans mes propos, que je complète par un clin d’œil. Chacun ses bêtes noires.

- Bon tu viens dans ma chambre que je désinfecte ça ! On ne sera pas embêté, je n’ai pas encore de colocataire.

Et j’espère bien ne jamais en avoir.

*Utopie !*
*La ferme ! *

*N’empêche, vous devriez aller voir un soigneur.*
*Oh, c’est bon, le rabajoie ! *


Cette fois c’est moi qui prends les rênes. Resserrant ma main autour de la sienne, j’emmène Sheila vers ma chambre. Une grande première ! J’essaie de sourire mais je pense que ça ressemble plus à une grimace qu’autre chose. Ça m’angoisse. Non pas que j’ai des choses à cacher dans ma chambre. C’est juste que c’est la première que je fais un pas vers quelqu’un avec une attention amicale depuis un moment. Mon angoisse et ma peur de me reprendre des coups reste tapies au fond de moi, prête à surgir tel le loup aux abois.

- Et ne t’inquiètes pas, je n’irai pas raconter ce qui vient de se passer, surtout le fait qu’on n’a jamais atteint l’infirmerie. On peut peut-être se faire un goûter ensemble ?

Njörd s’abstient de commenter mais je sens son énorme sourire. Il se fait tout un tas de films, c’est certain. Loin de moi de me faire une amie, de donner ma confiance. Mais Sheila a pris des risques pour moi. Et je lui dois bien ça. Je peux comprendre qu’elle ait un souci à consulter un médecin, alors je peux au moins la surveiller les heures prochaines pour m’assurer que tout va bien. Un goûter c’est une excuse comme une autre ? Et ces émotions m’ont donné faim, mon ventre gargouille.

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MessageSujet: Re: "Sans crier gare..." Mar 12 Déc - 23:41



"Sans crier gare..."
Leï appuya mon jeu d'acteur en me rejoignant dans mon argumentation. Le tout faisant, nous nous retrouvions à marcher vers l'infirmerie puis, ne voyant plus les secouristes dans mon champ de vision, j'entrainai la jeune fille avec moi vers les dortoirs. Il y a tout ce qu'il faut dans ma chambre pour ce genre de problèmes, justement pour m'éviter d'aller à l'infirmerie ! J'ai d'ailleurs appris un peu sur le tas pour me soigner mais bon, mon corps suit. Du moment que ça marche, on se fiche un peu de la méthode, non ?

Ma détermination semblait plaire à Long. Quoi qu'il pouvait avoir des réactions bizarres... Des fois il était du genre à me trouver bien trop inconsciente et parfois il aimait me voir débrouillarde. J'avoue ne pas trop comprendre son fonctionnement... Enfin, j'imagine que ça dépend de son humeur ! Ou bien de ce qu'il a mangé ! Même s'il ne mange pas vraiment. Tiens, d'ailleurs, je me demande bien comment les divinités s'alimentent à l'intérieur de notre corps ? Est-ce qu'elles mangent à travers nous ? Est-ce qu'au contraire elles n'ont pas besoin de manger ? Mystère et boule de gomme...

Je marchais d'un pas décidé en élaborant déjà les premiers soins dont j'aurai besoin lorsque Leï me fit ralentir l'allure tant j'étais étonnée de l'entendre éclater de rire ! J'avais quelque chose sur le visage (mis à part mon bobo) ? Elle ne me laissa pas très longtemps dans l'incompréhension en enchainant avec un clin d’œil.

- Toi, t’as un problème de confiance avec le corps médical !

Sa voix ne portait pas de jugements mais je ne pus m'empêcher de tiquer un peu. Déjà parce qu'elle l'avait remarqué mais surtout parce qu'elle m'enfonçait encore plus dans mes souvenirs. Pas que je lui en veuille, elle ne pouvait pas savoir ce qui était arrivé à mon frère mais je ne pouvais m'empêcher de sentir un pincement au cœur...
J'essayai de mettre de côté mes émotions pour répondre à sa plaisanterie. D'ailleurs, d'une certaine façon, je trouve ça drôle que ce soit elle qui parle de confiance après tout ce qu'elle a pu me dire dans le bâtiment abandonné ! Ironie, que voulez vous, ironie.
Je décidai donc de la taquiner à mon tour en prenant un air faussement innocent. Après tout, elle venait de me tendre une petite perche pour le copinage.

- Je ne vois pas du tout de quoi tu parles...

Leï n'insista pas, chose que j'apprécie vraiment. Même si j'avais plaisanté avec elle, le sujet était toujours un peu sensible et je n'avais pas envi qu'il s'éternise. J'allais d'ailleurs changer de conversation pour informer que j'allais à ma chambre et qu'elle était libre de me suivre ou non mais je n'en eus pas le temps. La jeune fille venait de m'intimer de la suivre dans sa chambre à elle pour désinfecter ma plaie. Elle renforça son discours avec un argument, ma foi, percutant: pas de colocataire.
Effectivement, maintenant que j'y pensais, je ne pouvais pas rentrer dans ma chambre comme ça ! Eireen est peut être en train de jouer tranquillement aux jeux vidéo et je ne préfère pas imaginer sa réaction... Je ne pense pas que ça aurait été violent mais je n'avais aucune envie qu'elle me redirige vers l'infirmerie. Finalement, la proposition de Leï était plus stratégique. Et puis, si elle avait tout ce qu'il fallait avec elle, qu'on soit dans ma chambre où la sienne ne changeait pas grand chose.

Ma nouvelle amie resserra sa main sur la mienne pour me tirer vers sa chambre. Heureusement, nous étions en week-end alors les élèves ne se bousculaient pas dans les couloirs. Ne voulant pas attirer l'attention, je me fis encore plus petite que je ne l'étais déjà pour éviter les rares personnes présentes jusqu'à ce qu'on entre dans la chambre de Leï. Je relâchai la tension et abandonnai mes techniques de ninja dont j'avais fait usage face aux menaces potentielles (les élèves) et observai un peu mon nouvel environnement. J'étais comme ça. Curieuse. A chaque fois que je découvrais un nouvel endroit je me faisais un devoir, en tant qu’aventurière, de le décortiquer jusqu'au derniers recoins !
Hum... Quoi que, ça attendra peut être. J'avais soudainement une grosse envie de m'assoir. Je n'avais pas la tête qui tournait mais je commençai à me sentir fatiguée. Peut être un peu d’hypoglycémie ? Mais non, je n'en faisais jamais, c'était impossible ! Enfin... Il me semble bien en avoir fais une lors de ma rencontre avec Nolan. Il est même plus que probable que ce soit la cause de ma chute ! Encore merci Nolan de m'avoir servit de coussin...  

- Et ne t’inquiètes pas, je n’irai pas raconter ce qui vient de se passer, surtout le fait qu’on n’a jamais atteint l’infirmerie. On peut peut-être se faire un goûter ensemble ?

Je me redressai au mot "goûter" comme un suricate. Je ne pouvais le nier plus longtemps, je manquai de nourriture... J'acceptai la proposition avec entrain tandis que je m'assois sur le lit.

- Avec grand plaisir, je crois que j'en ai bien besoin ! Je me permet de m'assoir au fait.

Une fois posée, je m'étends plus en détail sur la décoration de la chambre qui est, à mon sens, assez révélatrice des personnes qui les agencent. L'ambiance est plutôt calme avec des meubles clairs et quelques peluches donnant une touche enfantine, le tout étant agréablement bercée par des murs crèmes et saumons pastels. Mais ce qui m'interpelle le plus est évidemment la façade consacrée à la danse. Il y a tellement de posters et d'affiches de spectacles ou de danseurs et danseuses que je connais ! Je me perdis un moment dans cette contemplation avant de me rendre compte qu'un petit filet de sang coulait le long de ma tempe. Immédiatement, je mis ma main dessus pour éviter que ça ne goutte sur les draps. Je ne voulais pas salir les affaires de Leï alors je me tournai vers elle.

- Aurais-tu un pansement ?

Je lui adressai un petit sourire presque désolée de lui demander encore des services.

*Ne sois pas désolée, c'est elle qui a proposé de te soigner ! D'ailleurs j'aimerai te mettre en garde, il est possible qu'elle fasse n'importe quoi avec ta plaie si elle n'a pas les compétences requises pour t'apporter des soins. Tu devrais peut être le faire toi même puisque tu y es habituée.*

*Leï fait un pas vers moi Long. Après tout ce qu'elle m'a dit sur son allergie à l'amitié je ne vais tout de même pas la repousser !*

*A tes risques et périls.*
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MessageSujet: Re: "Sans crier gare..." Ven 22 Déc - 21:48

SANS CRIER GARE...
avec Sheila McElroy
Aucun doute que Sheila a un soucis avec la médecine. Sa tête à ma réflexion parle d’elle-même. Alors je n’insiste pas. Je lui souris même. Parce que je ne veux pas qu’elle croit que je la juge ou me moque vraiment. C’est son attitude et sa bifurcation qui m’ont fait rire, pas son malaise avec le corps médical. Je la laisse digérer ma remarque amusée. Je ne veux pas remuer le couteau dans la plaie. Et puis je ne peux pas dire que je suis la reine de la confiance, donc je peux grandement comprendre.

Sheila finit par répondre, un air de rien mais un ton et un regard taquin. Je ne l’ignore pas, mais je n’insiste pas non plus. Je lui souris pour lui faire comprendre qu’elle ne me trompe pas mais que je respecte son silence sur ce sujet.

Je l’entraine alors vers ma chambre. Je pense qu’elle n’a pas envie que sa colocataire la voit pleine de sang à la tête et l’oblige à se rendre à l’infirmerie. C’est une universitaire, plus « adulte ». Je ne la connais pas du tout. Je ne parle à personne. Mais je me dis qu’elle va forcément jouer l’adulte responsable ou la grande sœur.
J’explique que, à mon grand bonheur, je suis seule dans ma chambre et ça semble convaincre Sheila, qui me suit sans sourciller. Et j’en suis ravie car j’ai tout ce qu’il faut pour la soigner sans devoir passer par la case « blouse blanche » qui semble contrarier ma camarade.

*Camarade… Amie !*
*Ne te fais pas de films. *

*Je constate ! Je constate !*
*Fatiguant ! *


Sheila semble aussi à l’aise que moi avec la popularité. Elle longe les murs discrètement comme un caméléon. Mais la curiosité est vraiment un trait de caractère dominant chez elle. Dès que j’ouvre ma porte de chambre elle est en mode « scruteuse ». Elle porte son regard longuement sur chaque élément. Ça me fait sourire. Je n’ai rien à cacher. Visuellement en tout cas. Je n’aime pas parler, c’est clair.

Mais je la vois s’affaisser un peu sur elle-même. Un coup de mou ? Un vertige ? Maintenant que j’y pense j’ai faim. Peut-être bien qu’elle aussi ! Alors je la rassure et lui propose un goûter. J’ai une vraie réserve dans ma chambre. Elle est trop drôle. D’un coup elle se redresse. Limite, ça serait un chien, je verrai ses oreilles pointer le ciel. On dirait que j’ai fait mouche. Et en effet elle accepte en s’asseyant. Je la laisse faire en lui souriant. J’ouvre mon placard et sort des jus de fruit et gâteaux. Je lui amène alors qu’elle me demande un pansement. Je suis débile des fois ! Le plus urgent c’est sa plaie et non pas ma faim. Je jette le tout sur le lit à côté d’elle.

- Oh oui pardon ! Sers-toi, je m’occupe de ta plaie.

Je m’accroupie et attrape ma trousse de secours. Enfin c’est plutôt un sac de sport avec tout le nécessaire pour soigner les pieds et muscles d’une danseuse acharnée.

*Le mot est faible…*
*Aucun commentaire…*


Je déballe tout et trouve mes compresses et le desinfectant. Je déballe une compresse stérile et l’imbibe de produit.

- Ne t’inquiète pas. Je ne suis pas secouriste mais je me soigne seule depuis presque toujours. Je sais ce que je fais. Et puis même si j’ai une robe blanche, jamais au grand jamais je ne travaillerai dans ce domaine.

Je ris, même si c’est un peu coincé, je suis sincère. Je lui livre un peu de moi dans cet aveu. J’espère qu’elle en a conscience. Et puis je veux lui changer les idées pour qu’elle oublie la douleur. Cet antiseptique est efficace et pas trop agressif. Je nettoie le tour de la plaie tout doucement pour voir la taille et l’ampleur de la plaie. Ça ressemble plus à un gnon, une méga éraflure. Ce n’est pas une ouverture profonde. Ça ne me semble vraiment pas grave. Le plus important est de la surveiller plusieurs heures pour m’assurer qu’elle n’a pas de malaise ou vertige. Si sa tête a pris un vraiment sale coup, il faudra agir vite. Pour une fois, mon téléphone servira à quelque chose. Une nouvelle fois certes !
Mais je ne dis rien de tout ça à Sheila. Je vais éviter de la faire flipper, surtout que cette blessure semble être une plaie assez bénigne. Je nettoie en douceur et dégage ses cheveux. J’attrape des pinces dans ma table de chevet et lui attache

- Bon, c’est un peu moche pour jouer la belle du bal. Mais ce n’est pas grave, je pense. Je te mets un pansement pour limiter les saignements. Mais le mieux c’est que tu restes assise et calme.

Bon assise et calme, ce n’est ni ma définition, ni la sienne je pense. Ça va être compliqué. Alors peut-être qu’ensemble on y arrivera.

- Un DVD en goûtant sur mon lit, ça te tente ?

Je lui souris et finis le coin. Je jette le tout.

- Tu peux te débarbouiller. Si tu veux. Je vais faire pareil. Ça te gêne si je me change devant toi ?

Oui, bon j’ai de la pudeur. Trop pour une danseuse ? Surement. Mais là c’est une danseuse aussi et puis je ne compte pas retirer mes sous-vêtements. Je veux juste retirer un peu la couche de poussières qu’on a cumulée avec cette chute du plafond. Je tends un gant de toilette et une serviette à Sheila.

- Tu veux peut-être des fringues propres ? ça ne me gêne pas.

Oui bon, je suis MEGA SPEED ! J’ai enchainé les questions et actions aussi vite qu’un TGV. Elle m’a fait une sacrée frayeur. Ça doit être le contrecoup. Et puis on a loupé le déjeuner alors ma faim me rend toujours super active. Oui, je sais, je suis bizarre. En fait, il y a plus de 50% de chance qu’elle se foute de moi ou se sauve en courant. Le choix est binaire…

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MessageSujet: Re: "Sans crier gare..." Ven 29 Déc - 19:19



"Sans crier gare..."
Laureleï s'activait déjà dans sa chambre, sortant des paquets de gâteaux et de quoi boire alors que je faisais ma petite curieuse. J'étais vraiment contente de voir tous ces posters ! Ça me permet de constater des points communs dans nos goûts mais aussi de me faire penser à autre choses qu'à ma blessure.
C'est seulement quand je sens couler le long de ma tempe un petit fil de sang que je demande un pansement. Je ne suis pas maso tout de même ! Je n'ai pas l'intention de rester comme ça tout le reste de la journée, et puis même si je ne suis pas allée à l'infirmerie, ça ne veut pas dire que je ne me soignerai pas ! D'ailleurs, l'aide de la jeune fille est sincèrement bienvenue.

Elle m'adresse presque un regard hébété comme si elle redécouvrait ma blessure. Ni une, ni deux, elle balance toute ce qu'elle a dans les mains sur le lit en s'excusant et m'affirmant qu'elle s'occupait de ma plaie sans attendre. Ha ha ha, je la trouve plutôt mignonne cette fille. Elle veut bien faire mais l'ordre de ses priorité est légèrement... Comment dire ? A revoir. Enfin, du moment qu'on arrive au résultat souhaité, je me fiche un peu de ce qu'on fait en premier mais c'est vrai que ma blessure était plutôt sensible et surtout je ne voulais pas salir quoi que se soit dans la chambre de Laureleï. Donc je pense que commencer par là est une bonne idée.
Je souris à la jeune fille, amusée par sa petite maladresse. De son côté, elle ramène une trousse de soin.. Non, carrément un sac de sport ! Hé bien dis donc ! Elle a de la ressource ! J'aurai presque eu envie de rire. Vraiment, elle n'en finissait pas de me surprendre !

A la vitesse de l'éclair, elle trouve des compresses et le désinfectant puis prépare une gaze pour le soin. Je la sens dans les starting-bloc mais elle prend tout de même un instant pour me rassurer avant de commencer.

- Ne t’inquiète pas. Je ne suis pas secouriste mais je me soigne seule depuis presque toujours. Je sais ce que je fais. Et puis même si j’ai une robe blanche, jamais au grand jamais je ne travaillerai dans ce domaine.

Un petit rire légèrement coincé suivit sa tirade. Même si elle est sincère dans ce qu'elle me dit, j'ai l'impression qu'elle est un peu mal à l'aise avec cette situation. Peut être qu'elle n'a plus trop l'habitude d'agir avec une personne puisqu'elle m'a dit préférer la solitude ? Quoi qu'il en soit, tous ses efforts pour être gentille et prévenante m'attendrissaient. Bien qu'elle fasse sa dur à cuire en jouant la carte de la "froideur", je la trouve vraiment trop chou.
Je répondis à sa blague d'un petit rire léger.

- Moi aussi je me soigne seule, ça nous fait un autre point commun !

Sur ces mots, je fermai les yeux, lui montrant qu'elle pouvait commencer le soin et que je lui accordais toute ma confiance.

Un soupir du Dragon vint briser mon état de calme. Il ne pouvait pas me laisser tranquille deux minutes ?! Même s'il n'avait rien dit, c'était très désagréable de sentir ce moment de fragile confiance être brisé par son soupir. Je savais qu'il désapprouvait, il me l'avait déjà dit. Mais j'aurai aimé qu'il respect un minimum ma façon d'agir...  
Je fus tirée de mes pensées par ma blessure. Même si Leï y allait tout doucement à la limite de la timidité, certains endroits étaient plus douloureux que d'autre. Je ne pouvais m'empêcher de froncer légèrement les sourcils lorsqu'elle passait sur des points sensibles. Enfin ça allait, j'avais vu pire. J'étais déjà bien contente qu'elle ne soit pas une grosse bourrinasse !
Afin de rendre l'accès à ma plaie plus facile, elle m'attacha les cheveux avec des pinces ou barrettes, je ne sais pas trop, j'ai toujours les yeux fermés.

- Bon, c’est un peu moche pour jouer la belle du bal. Mais ce n’est pas grave, je pense.

J'arquai les sourcils en entendant son nouveau trait d'humour. Je ne l'ai pas vu venir celle-là ! Je me mis à rire et répondis du tac au tac.

- Mince alors ! Moi qui croyais être jolie en toute circonstance ! Mon petit frère m'a mentis...!

La jeune fille semblait amusée étant donné le ton de sa voix, puis reprit:

- Je te mets un pansement pour limiter les saignements. Mais le mieux c’est que tu restes assise et calme.

Elle finalisa donc le soin en m’apposant un pansement assez grand pour recouvrir la totalité de ma blessure. C'est seulement à partir de là que je me permis d'ouvrir les yeux.

Avant même d'avoir le temps de la remercier, elle me proposa un DVD en goutant sur son lit. Alléchante proposition... J'eus même droit à un sourire de sa part. Elle enchaîna de nouveau en m'apportant un gant de toilette et une serviette pour me permettre de me débarbouiller puis elle me demanda si ça ne me gênait pas qu'elle se change devant moi avant de me proposer des habits propres. Drôlement speed la miss !

- Pas de problèmes, je ne suis pas très pudique. Et je dis pas non à des fringues, c'est vraiment gentil !

J'adressai ensuite une pensée au Dragon pour lui interdire formellement de garder les yeux ouverts ! Déjà que ça me mettait légèrement mal à l'aise lorsqu'il s'agissait de moi, je ne voulais pas qu'il pose le regard sur Leï alors qu'elle se change.
Oui, j'ai dis ne pas être pudique mais là ce n'était pas pareille. Pour commencer c'était un dieu que je savais railleur et en plus ce n'était même pas un humain mais un Dragon. Un DRA-GON ! Donc lui c'était non, niet, nada, wallou !

*Justement, je suis un Dragon, un être de légende. Penses-tu sincèrement que je m'intéresse à cela ?*

Je projetai Long en arrière plan après m'être assurée qu'il respectait mon souhait. Et même s'il est assez pénible des fois, il se pliait à ma volonté lorsqu'il s'agissait de mon intimité. Qualité très appréciée d'ailleurs.
Je reportai maintenant mon attention sur la jeune fille.

- Au fait Laureleï, merci beaucoup.

Je lui adressai un sourire rayonnant de gratitude. Après toute sa gentillesse, elle avait bien mérité ma plus belle risette !
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MessageSujet: Re: "Sans crier gare..." Mer 3 Jan - 19:59

SANS CRIER GARE...
avec Sheila McElroy
Je suis soulagée de voir que Sheila rit un peu avec moi. Ce n’est pas évident de faire la causette pour moi, ni de gérer une situation avec quelqu’un. Je fais des efforts mais j’ai plus l’impression d’être un pingouin dans un désert que de faire bien comme il faut.
Je suis peu surprise quand elle m’avoue se soigner seule aussi au vue de son aversion du corps médical. Néanmoins elle doit être bien plus entourée que moi et a surement des personnes saines sur qui compter. Je ne relève pas et me concentre sur les soins à apporter.

Une nouvelle fois elle répond positivement à ma tentative d’humour.

Mince alors ! Moi qui croyais être jolie en toute circonstance ! Mon petit frère m'a mentis...!

Je ris avec elle cette fois, soulagée et un peu plus détendue. Bien qu’elle confirme qu’elle a surement une vraie famille sur qui compter. Mais je ne la jalouse pas.

*Un peu quand même…*

Le ton de Njörd n’est ni condescendant, ni moqueur. Je crois qu’il s’interroge plus qu’autre chose. Mais je n’entre pas dans la réflexion. Comment jalouser une affection que je ne connais pas ? J’ai appris à vivre et survivre seule. Je m’y emploie chaque jour à en faire une force de vie pour devenir ce que je veux et non ce que mes géniteurs ont décidé pour moi. Je ne crois donc pas devoir justifier mes sentiments. J’enchaine sur l’état de la blessure et ce que je fais en précisant à Sheila qu’elle doit rester au calme. En appliquant correctement le pansement, je me rends compte que la jeune fille a gardé les yeux fermés depuis le début de mes soins. J’en souris mais ne relève pas non.

Un film, un goûter, un moment calme après toutes ces aventures. Voilà ce qui nous fera du bien. Demandant à Sheila si ça l’a tente, je range mon fatras de docteur de fortune. Puis j’allais vers mon armoire pour me changer et donner à ma camarade de quoi se rafraichir également.

Je suis pudique ne vous détrompez pas. Mais devant les filles, surtout les autres danseuses, j’ai appris à être un peu moins gênée. Mais tant que je garde un minimum sur moi. Sheila me dit ne pas être pudique. Mais je ne lui dis pas mon sentiment en retour. J’ai honte parfois d’être ainsi, malgré le métier que je veux faire. Mais je crois que ma déconvenue avec mon ex, et surtout la manière dont ça s’est fini, a augmenté considérablement ce blocage sur mon intimité.

Je donne des vêtements à Sheila. Et me dépêche de me changer en lui tournant le dos. Les joues un peu rosées, j’évite son regard en allant m’occuper de lancer l’ordinateur. Sheila se change et je m’installe sur le lit en lui laissant une part du lit. Sheila me remercie avec un sourire à décrocher la lune. Timidement je luis souris en reportant les yeux sur mon écran.

- Pas de quoi. Et puis c’est ma faute si on est monté dans cette pièce pourrie. Et surtout tu m’as sauvé la vie. Alors je t’en dois une

Ce n’est pas mon habitude de reconnaitre une dette envers quelqu’un. Mais je ne suis pas une ingrate et surtout pas dans des circonstances comme celle-là.

Posée…
Ça me fait bizarre. Limite : j’ai un coup de barre.

*Tous ces évènements y sont pour beaucoup. Tu devrais te reposer pour le reste de la journée.*
*Peut-être…
Ne t’inquiètes pas !
Je ne comptais pas retourner
danser aujourd’hui.*


*Oh ça… La journée n’est pas finie. Et en ce qui concerne toi et la danse, je ne préjuge de rien.*

Ça me fait sourire. Il commence à me comprendre ce parasite nordique.

- Alors Sheila tu as envie de regarder quoi ? un film, un dessin animé, une émission ? T’aime quoi comme genres ?

Pouah ! Je ne crois pas avoir posé autant de questions à quelqu’un sur ses goûts, depuis belle lurette. C’est étrange. Cette boule d’énergie a un drole d’effet sur moi. Je ne suis pas sûre qu’en classe j’aurai apprécié. Mais finalement je la trouve gentille.

*Tu progresses à grands pas, Laureleï !*
*Ne te fais pas de films !
Je n’ai pas non plus dit
qu’on pourrait être amies*


Remettons tout de suite les choses à leur place. J’ai un peu confiance et j’apprécie cette fille plus que d’habitude. Mais de là à donner ma confiance totale, on en est loin. A des années lumières surement.

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MessageSujet: Re: "Sans crier gare..." Dim 7 Jan - 22:45



"Sans crier gare..."
Après avoir finit les soins, Laureleï se débarrassa de son kit de médecin improvisé. J'étais heureuse d'avoir échangé ce moment avec la jeune fille. Même si c'était à cause d'une blessure, ça restait un instant de partage où on a pu rigoler et apprendre à mieux se connaître. Et sa proposition de goûter devant un film me plaisait encore plus ! Ça veut dire qu'elle me veut bien dans sa chambre, du moins encore un peu. Et puis j'avoue avoir vraiment besoin de manger quelque chose de sucré après toutes ces émotions. Contrairement à d'habitude, je n'étais pas vraiment dans la meilleure des formes et je n'avais qu'une envie c'était récupérer de l'énergie. Me poser, reprendre un peu mes esprits et relâcher la pression.

Leï s'était dirigée vers son armoire pour récupérer des vêtements qu'elle me donna. Elle les avait choisit assez neutres, pour ne pas m'imposer un style vestimentaire en particulier j'imagine. Mon premier réflexe fut de regarder la taille. Heureusement, elle n'avait pas un grand gabarit ! Autant dire que si ça avait été Eireen qui m'aurait prêté des habits, j'aurai utilisé un tee-shirt en guise de robe ! D'ailleurs en pensant à Eireen, ça me rappelle quelque chose d'important. Je mis une main sur mon pansement fraîchement posé en réfléchissant. Il faut que je trouve une excuse à lui donner quand je rentrerai. Peut être qu'elle ne me posera pas de questions mais dans le doute, il me faut un plan de secours. Hum.... Si je dis que je me suis pris une balle dans la tête, ça passe ? Une balle de tennis, lancée à toute berzingue par un garçon costaud ! C'est pas mal ça non ? Ou bien je peux dire que je suis passée un peu trop près d'une partie de base-ball et que je me suis pris un coup de batte par inadvertance ? Bon, tout ça me paraît pas trop mal, j'improviserai le moment venu.  

*Ou bien tu peux jouer la carte de la vérité et exposer les faits. Un toit s'est effondré sur cette jeune fille et tu l'a poussé avant qu'il ne lui arrive quelque chose. Malheureusement tu n'as pas été en mesure d'éviter un débris.*

*Dis comme ça, c'est pas hyper rassurant... Non je ne veux pas l'inquiéter.*

Le Dragon haussa les épaules, me trouvant légèrement stupide de ne pas être franche et de cacher la vérité. Mais malgré les arguments qu'il pouvait me sortir, je n'avais vraiment pas envie de crâner en me la jouant super-héroïne et inquiéter ma colocataire. Elle a déjà suffisamment de choses à penser, ce n'est pas la peine d'en rajouter.

Pendant tout mon moment de réflexion, Leï m'avait tourné le dos pour se changer et je donnais immédiatement le signal à Long pour qu'il ferme les yeux. S’exécutant en soupirant, il me laissait également le champs libre pour me déshabiller ce que je fis en vitesse. De toute façon je n'avais que mon haut et mon pantalon à retirer, je gardai bien évidemment mes sous-vêtements, ce qui me fit gagner du temps. J'en profitai également pour me donner un petit coup rapide de nettoyage avec le gant et la serviette que m'avait prêté Leï puis enfilai ses habit.
Le bas m'allait bien, la miss avec des jambes qui ressemblaient un peu aux miennes dans la forme. Il n'y avait que le haut qui était légèrement trop grand. Enfin, ça ne se voyait pas tant que ça, c'est juste moi qui sentais une petite différence entre mes vêtements habituels et celui là.

Ah ! Que ça fait du bien d'avoir retiré cette couche de poussière ! Y a pas à dire, il y a rien de mieux que de se sentir propre ! Je soupirai d'aise, profitant un peu de cette sensation puis je me concentrai sur ma main. Leï l'avait un peu zappé mais ce n'était pas bien grave, l'urgence était ma tête. J'observai la blessure. Bon c'était un peu éraflé et bleui mais rien de très grave. Je profitai de l'instant où la jeune fille allumait l'ordinateur pour nettoyer consciencieusement le dos de ma main avec le côté encore propre du gant. J'essayai d'être discrète pour éviter que Leï ne culpabilise de ce petit oubli insignifiant à mon sens. Une fois mon action accomplie, je fis comme si de rien n'était en regardant une nouvelle fois les posters accrochés aux murs.

*Pourquoi arrêter le soin maintenant ?*

*Le plus important est de nettoyer la blessure pour éviter que ça n'empire, maintenant que c'est fait je suis tranquille. J'ai de quoi faire dans ma chambre, je ne vais pas embêter plus longtemps Leï avec cette histoire.*

Une fois qu'elle revint vers moi pour s'installer sur le lit, je la remercie sincèrement après quoi elle me dit avoir une dette envers moi. Je ne le voyais pas trop comme ça, je n'avais pas agis en attendant quoi que ce soit mais ce n'était pas très grave dans le fond. Le simple fait de voir la jeune fille se rapprocher de moi me faisait plaisir. Et si mon action avait permit de débloquer des choses en elle, ça me suffisait. Si un jour elle arrive à me donner sa confiance totale c'est que cette escapade dans le bâtiment abandonné n'aura pas servit à rien !

Je me contentai de sourire après sa réplique.

- Alors Sheila tu as envie de regarder quoi ? un film, un dessin animé, une émission ? T’aime quoi comme genres ?

Je n'eus pas besoin de réfléchir longtemps, de ce côté là je ne suis pas très indécise.

- Du moment qu'il y a de l'action, tout me va ! Que ce soit science-fiction, magie, espionnage, ce que tu préfères.

Je me cale bien confortablement sur le lit en prenant un biscuit tandis que la jeune fille lance le film. Même si je mange, j'avoue, je me sens fatiguée. Il ne me faut pas si longtemps que ça pour commencer à somnoler même si j'essaye de lutter pour ne pas paraître impolie. Tiens ? Pendant que je suis dans cet état entre deux, une idée me vient.

- Dis ? Au lieu de t'appeler Leï, est ce que je peux t'appeler Laure ? Parce que.. ça ressemble à de l'or... Comme tes cheveux..

Après ça, je ne me souviens plus très bien. Je crois que je me suis endormie...

~~FIN DU RP~~
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