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Every breath you take.
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 :: Périphérie - Monde :: ◄ Vieux Galway - Centre-Ville
MessageSujet: Every breath you take. Dim 8 Oct - 19:52



EVERY BREATH YOU TAKE.
feat. Wilhem




Les chaussures lacées, les clefs dans la poche, les écouteurs aux oreilles. Il avait vérifié tout cela minutieusement avant de fermer la porte de l'appartement et de se lancer directement dans la cour. La seule chose qu'il délaissait dans ces moments, c'était son cache-oeil noir. Personne ne serait là pour le voir. Il pouvait se sentir quelque peu libre. L'air froid pénétra dans ses poumons avec puissance, gonflant ces derniers, lui faisant fermer les yeux. Il n'avait pas l'habitude de cet air, mais il commençait à y prendre le goût. Il y avait dans celui-ci une odeur si caractéristique qu'il ne savait pas encore la décrire. Une odeur différente de l'air chaud du désert, brûlant, raclant les parois des narines.

Ses poumons lâchèrent cet air chaud comprimé en un souffle nuageux, traversant sa gorge, son palais, ses lèvres. Cet air chaud qu'il expirait, cet air froid qu'il inspirait... ceci se transforma en une danse délicate et brute. Une danse nécessaire à l'effort de ses muscles tendus, subissant la traction, se détendant le cas contraire. Cette valse instinctive que chaque être vivant sur pattes possédait, celle qui était nécessaire à leur survie.
La brise claquait son visage à mesure qu'il avançait, ses joues brûlaient légèrement, il commençait à prendre plaisir à le sentir. L'effort était intense, difficile. La latitude n'était pas la même. Et pourtant, il trouvait son compte dans cet exutoire.

Ses muscles roulaient sous la peau, il commençait à se détendre.
Souvent, avec cette musique en fond dans ses oreilles, il ressassait sa nuit impossible, ses cauchemars récurrents.  Il ne savait pas s'il l'acceptait. Plus que jamais, il subissait cette peur dont son cœur était emprisonné. Sa terreur suprême étant de perdre le contrôle. Était-ce pour cela qu'il s'était remis aussi vite à ses activités sportives ? Il fallait encore qu'il trouve un endroit où nager, et le compte serait parfait. Mais garder le contrôle, il n'y avait plus que cela dans son cerveau. Cette terreur et l'Autre.

Autour, l'obscurité régnait encore en maîtresse. Les lampadaires allumés éclairaient faiblement les rues principales et ruelles, donnant une ambiance particulière à sa course. Il n'y avait que le choc de ses baskets, ricochant sur les pavés, qui émettait un son distinct. Mais à part les rares chats et le bruit des quelques vagues contre le port en pierre, la cité silencieuse était profondément endormie.
Iahmes ne s'en rendait pas compte.
Les sons, les basses, les instruments. Tout cela contribuait à lui créer son monde, son propre monde où pour lui tout n'était que musique, comme un de ces films auquel on avait ajouté une B.O. . Dans ces moments-là, le doctorant se retrouvait dans des lieux de son imagination, loin d'être communs, où même Seth avait du mal à s'aventurer. Cela arrivait. Il y avait quelques disputes intérieures, il répondait également à voix haute, et se reprenait pour oublier.
Le calme naturel dont il faisait preuve s'effritait sous les coups de griffes de cette aura divine. Jamais personne n'avait réussi à autant lui étirer les nerfs, à présent à vif. Prenait-il les choses trop à cœur ? Il avait été tout de même possédé par l'un des pires dieu de l'antiquité égyptienne : il ne pouvait qu'être touché en son âme et conscience.
Alors il courait. Comme avant, pour entretenir sa musculature. Il avait fait de la natation et il n'avait pas encore eu le temps d'y retourner, mais la course et les étirements musculaires évitaient à son corps de se ramollir. Cela évitait à son esprit de devenir fou, surtout.

Il y a tout de même de meilleures façons de se vider l'esprit, Iâhmessu. Prononça-t-il, au coin de l'esprit, dans une salle qu'il voulait éviter d'ouvrir entièrement.

Pour l'heure, je préfère me contenter de mes anciennes habitudes. Et d'ailleurs... tu arrives à parler en anglais, en fait ?

J'ai essayé de comprendre ce qu'il y a là-dedans : ce n'est pas très difficile pour nous autres. Et de ce que j'ai compris, il y avait aussi d'autres choses plus intéressantes dans tes " anciennes habitudes ".

Cette phrase le perturba, il ferma les yeux, fronça légèrement les sourcils. Il ne voyait pas de quoi il parlait, mais se concentra une nouvelle fois sur la musique qu'il avait dans les oreilles. Un peu plus, et il perdait le rythme de sa course, il oublierait les respirations régulières qu'il s'était imposé pour supporter l'effort.

Se lever aussi tôt le matin pour te dépenser, alors que tu es sur les nerfs... d'ailleurs, le docteur de la dernière fois, il ne t'avait pas dit de chercher autre chose ? Enfin, quand je parle  « d'autre »... Plus agréable.

Il n'y avait rien à faire. Il avait beau tout essayer, il avait cette voix qui ne cessait ses remarques, jours et nuits. Les dieux ne pouvaient-ils pas dormir, de temps à autre ? Il s'arrêta une demi-heure plus tard, près d'un lampadaire et d'un banc, entre un quartier résidentiel et une rue piétonne, là où il passait souvent pour se prendre une pause en journée. Il sortit sa bouteille de sa sacoche accrochée aux hanches, défit ses écouteurs pour les laisser pendre à son cou, but goulument. Seth comprit.

Tu n'as pas plutôt pensé à te faire une ou deux mignonnettes dans le coin ?

Iahmes cracha subitement l'eau qu'il avait dans la bouche, manquant de s'étouffer. Il se mit à tousser, se tapota la cage thoracique.

Respire Iâhmessu ! Tu vas mourir !

Une fois qu'il réussit à se reprendre, le doctorant pesta tout seul, à haute voix, oubliant que l'heure à laquelle il sortait n'était pas propice à ce genre de tonalité.

-Ça va pas la tête ?!

Tu n'es pas mort, c'est l'essentiel.

Il sentit le ton narquois, mais fit semblant de ne pas faire attention. Il but une gorgée, de nouveau, cette fois-ci en avalant rapidement pour éviter de se faire surprendre par ses remarques.

Il n'y a rien de mal à vouloir un peu de bon temps.

-Non, mais là n'est pas le moment.


Il y a toujours un moment pour cela, il n'y a pas meilleur coup pour se vider l'esprit ! Son rire résonna en lui comme s'il avait mis un casque audio spécialement branché sur le dieu.

-J'ai l'impression d'avoir affaire à un dieu lubrique, je ne sais pas comment le prendre.

Allez, demain on se fait un bar ou deux, on se cherche des petites minettes !

-Hors de question, je dois d'abord m'y faire, à cette école. Je n'ai pas la tête à ça en ce moment. Il se remit à tousser, se frappa de nouveau le corps pour reprendre sa respiration. Il s'était bien loupé.
Seth soupira, d'un air boudeur.

Il aurait été plus simple pour moi que tu me prêtes ton corps quelques nuits... j'ai envie de quelques virilités aussi, tiens.

Le professeur se figea. Avait-il compris ce qu'il avait compris ? Il fit semblant de ne pas avoir entendu la suite, fronça les sourcils. C'était sa plus grande qualité dernièrement : ignorer. Il reprit ses exercices d'étirement pour ne pas se claquer les muscles et ne pas attraper froid.

-Tu es vraiment juste dégueu...

Et alors qu'il demandait des comptes, son œil se riva sur un objet, parterre. En se rapprochant il vit le plastique reluisant d'un briquet. Quelqu'un l'avait peut-être perdu. Il le ramassa et tenta de l'allumer : la flamme dévoila une douce chaleur. En l'éteignant il se demandait depuis combien de temps il n'avait pas écrit à son ami, un fumeur invétéré, en Égypte. Peut-être qu'en rentrant il tenterait de lui écrire un mail. S'il n'oubliait pas d'ici là.
Sauf qu'il s'était figé sur le briquet : jeter ou le garder ? Il ne savait plus si sur le moment il devait écouter un Seth mécontent ou simplement continuer sa course. Car après tout il transpirait, et tomber malade n'était pas dans ses plans.

-Au lieu de te plaindre, on ira à la piscine se défouler un peu. Ça t'évitera de parler de plan cul toute la journée. Lança-t-il, sans faire vraiment gaffe qu'il parlait librement.

Il alla s'élancer, mais le dieu rouge ne parlait déjà plus. Cette même sensation, à la fois agréable à la fois pas, qu'il avait ressenti dans l'un des bars de la rue descendante. La seule chose positive qui était arrivé depuis qu'il avait ce dieu en lui, c'était la recoloration de ses cheveux depuis longtemps devenus blancs.
Son silence parut étrange.

-Seth ?...






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MessageSujet: Re: Every breath you take. Dim 8 Oct - 23:45




Every breath you take.


Wilhem regardait son reflet avec irritation. Ce n’était vraiment pas son jour aujourd’hui. Il ouvrit le robinet et enleva son bandeau pour se mettre de l’eau sur son visage bouillant. Il allait le tuer. C’était sûr, si seulement, c’était possible. Il prit une grande inspiration en fermant les yeux. Il se demandait depuis quand la deuxième personne dans sa tête ne lui avait pas prit les nerfs à ce point. Il ouvrit son dernier œil valide pour regarder les ravages du manque de sommeil. Il avait clairement un teint plus pâle que d’habitude, et ce n’était pas la faute du temps maussade de l’Angleterre. Il avait pourtant pris une grande sieste cet après-midi. Enfin, il s’était endormi sur son bureau pour être plus exact. Et il n’avait pas bavé sur son administration, un exploit. Mais ce petit laps de temps lui avait permit de reprendre des couleur et d’effacer les cernes qu’il avait ce matin. Il restait quand même pâle. Le secrétaire recula toujours le regard sur son reflet. Ce n’était pas vraiment lui qu’il regardait, il espérait que le Dieu à force de se faire fixer avec un froncement de sourcils se sentirait plus à même de ne pas l’ouvrir à partir de maintenant. Ce qui était une cause perdue. 

Anubis avait décidé d’être chiant depuis hier après-midi. Il ne savait pas ce qui avait déclenché cette crise d’adolescence, mais il semblait ne pas vouloir en sortir pendant 24h. Pourtant, tout roulait bien jusqu’à maintenant… Il se supportait, le secrétaire lui conservait toujours du temps dans la journée pour lui remonter le moral, ou pour le rassurer sur la vie en général. Il s’adressait à lui en s’imaginant qu’il est devenu parent d’un petit-enfant angoissé qui a besoin d’attention pour s’épanouir. Mais là, il avait dû faire quelque chose pour que le Dieu des Nécropoles soit invivable… Ou alors c’était hebdomadaire ? Il n’avait pas arrêté de lui rappeler les injustices de la vie, que la mort arriverait bien assez tôt, qu’il ne comprenait pas comment il pouvait sourire. C’était assez habituel ce genre de discours chez lui, mais normalement, il s’en lasse très vite en voyant que ça ne marche plus depuis longtemps sur le Brixton. Alors… Qu’est-ce qui était différent ? 

Il entendit la volonté d’Anubis le sortir de ses pensées : « Wilhem… Est...Est ce que je t’embête excessivement ? » La réponse fusa très rapidement et il hocha la tête à son propre reflet. Il soupira et remit son bandeau en place cachant l’affreuse cicatrice d’œil crevé qu’il avait. Ils devaient avoir une conversation, une vraie. Comprendre ce que l’petit avait dans la tête pour être aussi mal. Il devait bien y avoir un élément déclencheur et il ne voyait absolument pas quoi. Surtout, qu’il n’allait pas tenir longtemps cette situation, il avait besoin de vivre une vie la plus normale possible, et ce n’était pas possible quand il était harcelé par le bonhomme à chaque seconde. Il partit s’asseoir sur le cabinet rabbatu et se massait la tempe pour chasser la migraine qui manquait de peu de débarquer pour en rajouter une couche. « [color:7f1a=##75BABF]Explique-moi le problème Anubis, là t’es insupportable depuis hier… Alors on va régler l’problème, et vite. ». Il attendit patiemment que le Dieu réfléchisse à son propre comportement, ou à la menace sourde qu’il y avait derrière. Wilhem n’hésiterait pas à trouver un moyen pour pourrir la vie à celui qui le possède s’il n’arrive pas à suivre quelques règles basiques, comme le laisser dormir la nuit ? 

Alors qu’elle ne fut pas sa surprise quand la réponse fusa « J… J’ai le mal du pays ». Wilhem se leva d’un seul coup l’œil grand ouvert. C’était si simple que ça ? Un problème tellement humain qu’il en aurait presque ressenti de la compassion s’il n’avait pas souffert inutilement pendant deux jours. Il se mit à sourire en croisant les bras sur son torse. Il ne pouvait pas remonter le temps, et le ramener à son époque, mais au moins il comprenait le problème. Il n’avait jamais pensé qu’un Dieu pouvait souffrir de ce genre de choses. En se mettant à sa place, c’était clair, Anubis a souvent du mal avec les technologies d’aujourd’hui, la langue et la culture. Il y avait un grand gouffre entre l’époque Antique ou son nom était prononcé avec déférence, et celle d’aujourd’hui ou les jeunes ne savent même pas qui il est. Les épaules du secrétaire s’affaissaient, il se sentait presque cruel de lui en vouloir. Il sortit de la salle de bain et se dirigea vers le salon. « On va arranger ça, mon grand. Tu connais le dessin animé ‘La reine Soleil’ ? »


***


Le nez dans le cou d’une jolie brune, il mordillait délicatement sa chair en remontant vers sa joue pour lui donner un baiser. Il y avait longtemps, qu’il n’avait pas flirté. C’était un univers qu’il connaissait, et il avait signé un armistice avec Anubis. Celui-ci devait faire le mort pendant qu’il s’amusait et essayer d’entretenir une vie sociale. Non pas qu’elle soit trop importante dans sa vie, mais depuis Anubis elle était carrément inexistante, et ça faisait aux moins trois bons mois ! Entre le déménagement, son adaptation du boulot et la possession d’un Dieu -ce qui est au passage très flippant- , il n’avait pas eut le temps de sortir boire un petit coup et essayer de se faire un petit carnet d’ami. Alexandre, son meilleur ami fêtard, serait fier de le voir dehors à tenter d’établir le contact avec des inconnus, sans autre raison qu'avoir des amitiés naissantes. Wilhem était donc parti au bar pour se détendre et comme il avait fait une sieste cette après-midi, il pouvait se le permettre.

En fait ça tentative d’établir un lien amical avec quiconque s’était retrouvé compromis par la jolie brune dans un coin qui semblait profondément s’ennuyer. Il n’avait eut qu’à la fixer quelque temps se demandant pourquoi elle était seule à minuit dans un bar pour qu’elle s’approche. Sa tenue dénotait vu que ce n’était pas trop provoquant. Un haut en col roulé qui mettait en valeur sa poitrine et un jean trop large pour montrer ses jambes. Non vraiment, elle était très différente du reste du bar. Elle était mignonne avec ses taches de rousseur sur le nez.

Il n’y avait pas d’équivoque entre eux. Et le plus drôle était que ce n’était pas lui qui avait suggérer quoique ce soit. Elle avait envie d’oublier les soucis du quotidien, il avait envie d’assouvir ses pulsions un peu refoulées ces temps si. Elle s’appelait Emily, un peu plus jeune que lui, mais majeure, elle était venue au bar juste après s’être disputé avec une amie. Une histoire de jalousie stupide, son amie croit que son copain et Emily couche ensemble en secret. Ce qui d’après les dires de sa camarade de bar, est impossible vu qu’elle ne supporte même pas ce mec qui est très libidineux. Wilhem est un bon public, il fait en sorte qu’elle soit à l’aise sans forcer, il lui pose des questions pas trop personnelles et il est trop à l’aise pour donner l’impression d’être en rut. Elle était de bonne compagnie, il se sentait attaché à sa personnalité bavarde, mais un peu réservée, elle n’avait pas besoin d’artifice pour séduire. Et son sourire était à tomber par terre ! Sa plus grande qualité, pourtant, fut la surprise qu’elle lui procura. Elle lui demanda, après plusieurs heures de discution et de bières, de coucher avec elle sans préavis. Il ne s’y était pas du tout attendu, il savait bien qu’il allait coucher avec cette brune au caractère naturel, mais il ne s’attendait pas à ce qu’elle recherche un coup d’un soir… Très vite la conversation à dérailler sur ce qu’elle avait envie de faire et pourquoi ? Le Brixton était curieux, mais les compliments qui fusaient de cette bouche scellèrent leur destin. Ils allaient le faire, c’était certain, la tension sexuelle qui émanait d’eux n’allait pas tarder à imploser. Alors ils sortirent de bar quand il ferma, laissant l’impatience et l’attente les émoustillés.


***


« Pourquoi vous n’êtes pas resté ensemble ? ». Wilhem faillit sursauter en entendant la voix d’Anubis. Il sortait d’une ruelle pour aller vers les rues plus grandes. Le Dieu avait été bien silencieux toute la nuit, alors ça l’étonnait de percevoir sa voix maintenant. « Elle ne voulait pas d’une vraie relation, et moi non plus p’tit. » Il l’entendait grommeler dans sa tête et lui ricana. Il ne savait pas si c’était parce qu’il l’avait surnommé ‘p’tit’ ou si c’était parce qu’il n’aimait pas que le sexe soit une affaire aussi bestiale dans certain cas. Le borgne était surpris de ne pas avoir été gêné de faire l’amour avec quelqu’un malgré la présence perpétuelle. Était-ce grâce à la confiance de l’accord ? Ça l’excitait d’avoir un public ? Beurk… Il préférait parier sur la première. Il était temps de rentrer de toute manière, il n’avait pas vraiment sommeil, mais il devait prendre une douche. Il puait les phéromones, la sueur et le foutre. Ce n’était pas un mauvais mélange pour l’instant, mais demain ce serait atroce.

Avec Emily ça avait était très intense, dès qu’ils furent dehors, ils se sont engouffré dans une ruelle très sombre et très vide pour laisser libre court à une pulsion très primaire. Wil’ aurait préféré un bon lit, mais elle ne voulait pas lui dire ou elle habitait, ne pas créer d’attache et il comprenait. Alors ils avaient partagés ce moment très court mais tourbillonnant. A la fin, Wilhem l’avait quand même accompagné jusqu’à une grande rue ou elle ne risquerait pas de se faire agresse, tel un gentleman avant de repartir vers son appartement qui était… Ma foi, très éloigné.

Le silence était apaisant, et la brise arrivée à point nommé. Sa fraîcheur était parfaite et lui donnait quelques frissons. Il regardait l’éclairage de certains lampadaires vacillaient tandis qu’il s’engouffrait dans une autre rue. Il fut content de tomber près du port. Il n’y avait décidément pas un chat dans le coin, ce calme était irréel. Comme si la ville était morte. Un peu angoissant car il savait qu’avec les dons d’Anubis, il ne tarderait pas à voir un esprit vaguant à ses occupations. Habillé de son sweat molletonné bordeau, il rabattit la capuche sur ses cheveux pour échapper à la brise sur ses joues. Il avait envie de fumer… C’était peut être cliché, mais rien de mieux qu’une cigarette après une bonne partie de jambe en l’air ! Il fouilla dans ses poches et en sortit son paquet pour en sortir l’objet de ses désirs. Il entendait Anubis ronchonnait comme à chaque fois qu’il le voyait se pourrir les poumons. Plutôt ironique pour quelqu’un qui a essayait de le tuer plusieurs fois au début de leur cohabitation. Il sourit tandis qu’il cherchait un briquet dans les poches de son jean noir. Il tâta longtemps toutes les possibilités avant de se rendre à l’évidence, il l’avait oublié chez lui cet idiot. Il se leva en soupirant, la clope au bec et se retourna pour prendre la direction de chez lui… Il cacha son nez dans son haut pour se protéger du froid et reprit la route.

Jusqu’à ce qu’il voit au loin une silhouette près d’un banc au loin. Il plissa l’œil et s’arrêta pour mieux voir. Oui, c’était bien quelqu’un. Quel chance ! Il était super tard, et si ça se trouvait, c’était un fumeur ~ Il changea de direction et s’approcha de la personne qui fixait quelque chose dans sa main. Il ne voyait pas vraiment quoi mais il s’en fichait, il espérait ne pas lui faire peur. C’était un peu glauque de parler à un inconnu si tard… ou tôt ? C’était un homme étrange, enfin il lui semblait étrange de son point de vue, il ne le voyait pas de face, mais il avait une chevelure très particulière, et son teint paraissait plus foncé que ce qu’il avait l’habitude de voir dans le coin. Son accoutrement expliquait en partir pourquoi il était seul dehors, il semblait faire un footing. Wilhem était sportif, mais pas au point de courir dehors si tard ! Le sommeil c’est important.

« - Au lieu de te plaindre, on ira à la piscine se défouler un peu. Ça t'évitera de parler de plan cul toute la journée. Seth ?...  »


Wilhem haussait maintenant les deux sourcils. Quel drôle de conversation. Il était un peu gêné de le surprendre au téléphone sur un truc un peu perso. Mais tant pis hein. Faut faire gaffe dans les lieux publics. Il allait tapoter l’épaule du mec quand une vague d’angoisse le cloua sur place. Ça ne lui appartenait pas vraiment, il le savait, Anubis avait peur souvent. Alors il préférait ne pas s’en formaliser, mais ça l’énervait de ressentir ça comme si c’était ses émotions. « Anubis ? Calme toi enfin... ». Il ne savait pas vraiment ce qui pouvait le mettre dans cet état. Il avait du sentir quelque chose dans le monde des esprits ? Bouarf, faut pas chercher à comprendre. Il tapota l’épaule de l’homme en priant pour ne pas le déranger pendant sa conversation téléphonique.  Il se mit devant lui en lui faisant coucou de la main. Il fronça pendant une petite seconde le nez. Ce visage lui disait quelque chose, il l’avait déjà rencontré quelque part. Ah mais oui ! Son visage si atypique lui rappelait ce mec au cours… Son nom c’est… I...Ya…Yames ? Il était pourtant fier de sa mémoire, mais pas moyen de se souvenir. Il savait grâce à son boulot que c’était un prof de la section M, Monsieur Kadiri. Il tiqua quand son cerveau se mit en route. Section M ? Wilhem pencha la tête tandis qu’il examinait l’homme dont il ne se souvenait plus le prénom. Il n’avait pas de téléphone, ses écouteurs n’étaient pas dans ses oreilles et il n’avait qu’un briquet dans la main. Oh ! Bonheur ! Un briquet ~

« - Bonsoir. J’peux ?  »


Il pointa le fabuleux et objet qui tombait parfaitement bien grâce à la magie du scénarium. Il avait toujours sa cigarette entre les lèvres et il espérait que c’était assez explicite comme message. Il profita du temps de réflexion du joggeur pour se remémorer la conversation que Mr Kadiri avait eut tout seul. ‘Seth’ ? Il avait cru que c’était un prénom comme un autre, c’est très courant en Amérique les Seth, et il n’avait pas vraiment fait le rapprochement. Mais forcément, quand tu parles tout seul dans ton coin comme si tu t’adressais à quelqu’un, c’est forcément pour une chose. Et faisant partie de la section M le doute n’est plus permis. Il eut un sourire complice, il n’avait jamais eut le temps de trop parler à cet homme. Et le sujet semble dès fois un peu tabou, pourtant il avait envie d’en parler. Wil’ n’était pas du genre à ce plaindre, mais ce soir il avait envie d’en apprendre plus sur la situation des autres.

« - Ton dieu c’est Seth ? L’égyptien ? J’ai jamais osé demander en cours, mais ça nous fait un point en commun. Il t’fait pas trop tourner en bourrique ? »


Il se rappelait vaguement de la mythologie, Anubis ne parle que d’Isis quand ils abordent le sujet. A croire qu’il n’y avait qu’elle en Déesse Égyptienne. Plus il y pensait, mais cette rencontre était une bonne chose pour Anubis non ? Vu qu’il avait le mal du pays, peut être rencontrer un confrère lui ferait du bien. Mais alors… Pourquoi il parlait pas ? Il sentait son angoisse persistante et un curiosité infime. Il enleva la cigarette de sa bouche pour mieux discuter, c’était beaucoup plus confortable comme ça.

« - Alors du coup, les plans culs ça donnent quoi ? »


Son œil pétille de manière insolente. Mais bizarrement, peut être que son plan de sociabilisation ne tombait pas à l’eau. Au pire si Y...Truc ne voulait pas discuter, il aurait sa cigarette au minimum ! Et ça c’est une mini victoire ! Mais une partie de son esprit avait envie de savoir, quel genre de Dieu et d’Homme avait il en face de lui ? « Anubis, ce Seth… Tu l’aimes bien ? »

To be continued ...


Joueurs



Wilhem Z. Brixton
Possédé par Anubis
MPPrésa



Iahmes Kadiri
Possédé par Seth
MPPrésa

©️ Halloween



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MessageSujet: Re: Every breath you take. Mer 11 Oct - 13:08



EVERY BREATH YOU TAKE.
feat. Wilhem


Le toucher sur son épaule eut tôt fait d'avoir raison de lui. Iahmes sursauta, son cœur fit un bond dans sa poitrine : il crut presque être sujet à une crise cardiaque. C'est pour cela qu'il se retourna, vif, comme si sa vie avait été en danger. Mais rien de tout cela ne survint, si ce n'est la carrure d'un homme dont il mit du temps à reconnaître le visage.
Ah, c'était le secrétaire... le fameux. Il avait été surpris le premier jour, puis il avait oublié. Pourquoi déjà ? Il ne se souvenait plus trop. C'est que là, les idées et les faits se bousculaient dans sa tête. Il revenait peu à peu à la réalité, tout en cherchant Seth, qui semblait prendre un malin plaisir à le laisser dans l'embarras.
C'est qu'il mit d'abord quelques secondes avant de réaliser qu'il n'y avait rien à craindre, tout en se rendant compte qu'il avait certainement tout entendu. Ses oreilles devinrent rouge, il tenta de masquer le tout par l'attention qu'il portait à la personne. Il ne pouvait pas faire comme s'il discutait avec quelqu'un, puisqu'il avait ôté ses écouteurs. C'est qu'à cette heure-ci, il ne s'attendait certainement pas à faire une telle rencontre en pleine rue. Limite les éboueurs, mais le secrétaire...
Un briquet ? Quel bri-... il baissa les yeux. Ah ce n'était que ça ! Il soupira, reprit son souffle tranquillement en lui tendant l'objet. Non vraiment, il n'y avait pas de quoi s'inquiéter.

-O-Oui bien sûr, tenez. Vous pouvez le prendre, ce n'est pas le mien.

Une chance d'avoir trouvé ce truc parterre, dans tous les cas il ne fumait pas, et cela ne faisait qu'accentuer les souvenirs liés à des camarades vivant à présent trop loin pour qu'il s'en préoccupe vraiment. Les nouvelles technologies faisaient accéder à de nombreuses choses, mais les privaient d'autres.
Hein ? Seth ?
Iahmes commença seulement à comprendre et à faire le lien. Si au début il se demandait pourquoi il lui posait une telle question, tout en réfléchissant à un moyen de contourner le problème, il ne put qu'être soulagé en se disant qu'effectivement, étant un secrétaire de la section M, il ne pouvait qu'être au courant. C'était sans compter sur les nombreux cours qu'ils avaient eu ensemble pour apprendre à gérer cette nouvelle présence et qu'il avait malencontreusement oublié sur le coup. Bon dieu, son cœur faillit faire un second bond hors de sa poitrine. Il ne se savait pas si anxieux. Mais comment se faisait-il qu'il avait totalement zappé ? C'était certainement l'effet de surprise qui avait chamboulé son raisonnement.
Alors il lia les mots point commun, cours, bourrique... puis soupira. Non, à peine. Il le détestait juste un tout petit peu.

-Ah oui... Seth, oui. C'est un dieu du bordel, on ne peut pas dire que ce soit l'idéal.

Avait-il lancé sans vraiment réfléchir. S'il y avait assisté lui aussi, c'était qu'il était certainement possédé. Par un dieu. Il se sentait tout de même étrange de parler de cela librement sans y mettre des barrières. Il avait été tellement habitué à le cacher en dehors de l'école.

-Heureusement que nous avons ces cours, sans quoi je ne donnerais pas cher de notre peau...

Même s'il n'était pas encore totalement convaincu. Après tout, même si contrôler un dieu était possible, Seth était ce qu'il était. Il ne savait pas comment les autres géraient leurs dieux, et il ne valait mieux pas qu'il fouille chez d'autres mythologies – au risque de les plaindre plus qu'il ne se le faisait. Mais il n'aurait certainement pas voulu avoir d'autres comme Zeus. Il s'était toujours demandé si on lui avait confié Seth parce qu'il était dans le monde de l'égyptologie.

-Alors du coup, les plans culs ça donnent quoi ?

Iahmes se crispa, ses joues devinrent rouge. Il mit une main devant a bouche et détourna légèrement le regard.

Tu n'es pas encore invité. Lança Seth, à l'affut.

Le professeur manqua de s'étouffer une nouvelle fois, mais se reprit.

-Vous aviez entendu en fait... , dit-il, quand il avait presque oublié ce qu'il avait exprimé à voix haute, il toussota. Oubliez, il vaut mieux !

Il secoua une main en souriant, gêné mais bon, c'étaient les aléas de la vie, et c'était même plutôt comique. Il n'avait jamais eu honte de parler avec ses amis de ses nombreuses conquêtes ou des histoires d'un soir, mais se faire surprendre par un inconnu était loin d'être agréable.
Par contre cela ne changea rien à ce demi-silence que Seth laissait planer, comme s'il voulait rester en retrait. À chaque fois qu'il rencontrait quelqu'un de spécial et possédé par une divinité, le dieu se repliait. Était-ce sa façon de faire ou y avait-il un lien. Le doctorant réfléchit un instant, main sur le menton, après avoir rangé sa bouteille à la hanche. Peut-être même que c'était pire.

-Désolé de vous poser à mon tour la question, mais... vous êtes bien accompagné d'un dieu de ce que j'ai compris ?

Il sortait son téléphone de la poche intérieure de sa veste, regarda rapidement l'heure. Ce n'était décidément pas l'heure pour sortir dans le monde des mortels, mais il sentit comme un autre point en commun. Il rangea de nouveau le téléphone de là où il l'avait sorti.

-Au vu de l'heure, je crois que ce point commun est évident. Il se mit à rire, légèrement.

Il ne savait pas trop pourquoi mais cette situation le détendait un peu. Il ne savait pas non plus s'il devait en parler un peu plus, s'il voulait communiquer de tout cela ouvertement, ou seulement faire un rapprochement. Il lui indiqua le chemin.

-Je dois passer par là, vous voulez faire un peu de chemin ensemble ?  

Il ne lui imposerait pas sa course, mais il ne voulait pas non plus se refroidir.




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MessageSujet: Re: Every breath you take. Mer 11 Oct - 23:16




Every breath you take.


Il n’avait pas beaucoup vu ce professeur, mais il avait quand même eut une première impression très rapidement. Et l’homme en face de lui était très contradictoire avec l’image qu’il avait. Mr Kadiri lui donnait la sensation de calme et d’assurance. Alors pourquoi il balbutiait ? Nan, pire. Rougissait ? Faut pas déconner, il avait l’impression d’avoir un mouton effrayé devant lui. Il n’avait jamais eut ce genre de réaction… Enfin pas avec un homme adulte. Et il n’avait même pas l’excuse d’avoir peur de son air de pirate ! Il avait exactement le même cache-oeil ! Il se sentait quelque part gêné d’être une telle position, ça ne fait jamais plaisir de faire peur… Il avait horreur de faire pleurer des bébés alors qu’il ne voulait que leur faire des poutoux. Quel drame ! Il aimait tant les petits enfan-. Non ce n’est pas une chose à penser… C’est à croire que sa tête semblait vide depuis qu’Anubis faisait le mort. Qu’est-ce qu’il se passe ?

Il fut heureux que le prof reprenne de la contenance. Ah, il s’était sans doute trompé… Faut dire ce n’est pas très rassurant de rencontrer un inconnu avec une nuit aussi sombre et que la lumière des lampadaires pour voir les visages. Wil’ devait se l’avouer, il était grand aussi, et sa capuche ne devait pas vraiment arranger les choses. Mais là aussi, ce mec était juste à quelques millimètres près plus petit. Un grand adulte vigoureux quoi ~ Le secrétaire changea d’avis. Il lui accordait que ce n’était peut-être pas une mauviette. En plus, il ne pouvait décemment pas insulter, même par la pensée, quelqu’un qui lui faisait don du sacro-saint briquet ! Sa deuxième impression se remplaça instantanément. Il adorait ce borgne ! C’était limite s’il ne lui faisait pas un câlin, là tout de suite. Impossible, il n’est pas aussi expansif, mais il avait quand même un regard super émue en prenant le petit briquet entre ses gros doigts. Aaah ~ Il allait pouvoir allumer sa cigarette. Merveilleux, cette soirée se finissait très bien. Par contre, s’il devait émettre une objection, ce briquet était trop… Plat ? C’était pas son genre, mais tant pis. Il allait pas faire la fine bouche, si ce n'était pas un briquet avec des paillettes ou un joli chaton dessus, il ferait avec. Question de priorité.

Wilhem l’écoutait tandis qu’il fixait le briquet. Seth Dieu du bordel ? Métaphoriquement ou c’est vraiment le dieu du foutoir ? Il fit une moue désolé pour son camarade du personnel. Lui aussi, il en bavait, ça s’améliorait heureusement, il faisait des sacrifices, mais quand tu manques de mourir plusieurs fois dans ton sommeil, ça te crée quelques angoisses. « J...Je te promets de ne plus le faire… » Tiens, il était vivant lui ? Il hausse les épaules. Il le savait bien qu’Anubis en attentait plus à sa vie, il y avait la menace d’annihilation, et même si c’est ce qu’il voulait, il y aurait toujours un nouveau porteur après. Donc autant supporter le Grand et Magnifique Wilhem pour l’instant ~ La Divinité était toujours aussi angoissée, il le sentait comme un lapin prit en cage prêt à bondir s’il n’a pas le choix. Et avec les dents !? Vous savez comment c’est douloureux des dents de lapin ? Le Dieu était vraiment étrange, contre quoi voulait-il se défendre de toute manière ? Le briquet est une relique ancestral qui maudit de plus en plus pour chaque cigarette allumée ? Meh. Comme marketing contre la cigarette, c’est clair que ça doit marcher… Sauf si on change de briquet. AHAH ! Ou alors Anubis sentait qu’il avait en face de lui un immense psychopathe… Si ça se trouvait Mr Kadiri avait perdu son œil en tuant quelqu’un…

« - Vous aviez entendu en fait...  Oubliez, il vaut mieux ! »


Mouais. Pas très terrorisant le psychopathe. Il sourit comme un renard, le trouvant assez attendrissant pour un homme d’âge plutôt mûr. Il était quand même curieux de savoir de quoi ils avaient papoté avec sa divinité pour en venir au sexe. Il ne jugeait pas, il avait fait pareil une trentaine de minutes avant. Cependant, le prof ne semblait pas d’humeur à partager, dommage, dommage… Il était pourtant bel homme. Ah mais, Wilhem était je m’en foutiste, il en avait rien à faire de l’avis des inconnus, peut être que ce monsieur était plus censé ou disons le carrément, polie ? Vraiment, ce n’était pas drôle. Le Brixton en profita pour apposer sa cigarette entre ses lèvres et de porter la briquet près de l’embout. Il actionna le mécanisme et alluma l’objet de son désir immédiat. Il mit le briquet dans la poche arrière de son jean avant de savourer une petite latte. C’était un grand fumeur d’accord, mais savourer, c’est essentiel ~ 

« - Désolé de vous poser à mon tour la question, mais... vous êtes bien accompagné d'un dieu de ce que j'ai compris ? »


Il prit sa cigarette pour répondre. Enfin d’abord,il lâcha la fumée pour ne pas qu’elle s’infiltre plus dans ses poumons. Il aimait bien le visuel que ça faisait dans l’air en plein nuit. Blanc sur noir avant qu’elle s’évapore vers les cieux… Wah… La nuit ça rend poétique. Il se tourna ensuite vers son interlocuteur. Lui répondre franchement ou le laisser deviner ? Il aimait bien s’amuser devoir patauger les gens, mais cette discution était à cœur ouvert. Ce ne serait pas très franc de sa part de le laisser tourner en rond, surtout qu’il devait y en avoir un paquet des Dieux… Et il n’avait même pas précisé qu’il était égyptien. Galère… Mais pour l’instant, un truc le perturbait plus...

« - Tu peux m'parler plus couramment t'sais. Perso, j’me suis pas gêné. »


Wilhem n’était pas quelqu’un d’impoli, insolent d’accord, mais il savait se montrer pro dans les circonstances qui l’obligeaient. Par exemple, quand il est sur son bureau. Il devient le parfait petit secrétaire. Bon.. Peut-être que « parfait » était un poil exagérer vu qu’il serait très improbable qu’il soit souriant et charmant. On peut rêver quand même. Wil’ se demandait ce que son Dieu foutait, il faisait la grève ? Il suffisait d’avoir Y...I… Iamèz ? Arg, il ne s’y ferait pas, son prénom ne lui revenait toujours pas. Bon tant pis, en tout cas, Anubis était très silencieux. « Hé ? Tu me fais la gueule ? Les extra-terrestres nous attaquent ? L’Égypte est envahi de nouveau par les Macédoniens ? C’est presque flippant là... ». Le secrétaire devant le manque de réponse soupira intérieurement et retira sa capuche de son visage. Il prit une nouvelle latte de sa cigarette un peu agacé. Ce n'est pas ce que ça lui manquait, mais c’était trop étrange qu’il soit silencieux. Il aurait presque un mauvais pressentiment s’il ne connaissait pas le caractère complètement anxieux de sa divinité.

« - -Au vu de l'heure, je crois que ce point commun est évident. Je dois passer par là, vous voulez faire un peu de chemin ensemble ? »


Il aimait bien son rire, c’était délicat. Il suivait la direction de l’œil en souriant. Ce n’était pas sur son chemin, mais il avait envie de savoir comment ça se passait pour lui plus en détail. Et à cette heure-ci, ils ne risquaient pas de se faire entendre. Il pivota son corps et commença à marcher par l’endroit indiqué. Il se souvient qu’il n’avait pas répondu à la question précédente. Perdu dans ses pensées et gêné par le vouvoiement, il avait passé à la trappe l’interrogation. 

« - Ouais carrément. Pour te répondre, ouais. En étant responsable de la section M, le directeur s’est dit que c’était une bonne idée de me faire posséder. »


Il se gratta la nuque, il ne pouvait pas être aussi lâche et ne pas dire son Dieu. Mais c’était en quelques sortes être vulnérable non ? Il se sentait un peu à nu de dire ce genre de chose. Ça ne lui ressemblait pas, il se définissait comme quelqu’un de juste, mais il comprenait aussi ses propres craintes. C’était un peu neuf de parler de ce sujet. À part avec le Directeur à la limite… Il voulait être à pied d’égalité et ne pas afficher la puissance qu’il obtenait en sachant la divinité qui possédait son collègue et pas le contraire.

« - Mon dieu c’est aussi un Égyptien, Anubis. Tiens ça m’fait penser qu’ils sont pas dans la même famille ou un truc dans l’genre ? »


Une alarme dans sa tête s’alluma. Une immense paranoïa qui ne lui appartenait pas vraiment. Il savait que ce n’était pas lui, il sentait qu’Anubis était complètement en train de perdre la boule. Et même s’il y pensait avec toute sa logique, qui le caractérise. Il ne pouvait s’empêcher de penser… Seth, c’est plutôt un Dieu darkos nan ? Le petit vilain de la fratrie ? Et si la peur d’Anubis et son silence étaient liés à Seth et son hôte ? Un immense scénario se creusait dans sa tête, improbable, totalement idiot s’il pouvait y réfléchir calmement. Pourtant, à l’extérieur, il semblait serein. Le cas était que la turbine travaillait à fond. Et si Seth prenait totale possession de Mr Kadiri ? Et s’il l’amenait dans une ruelle sombre !? Sa proposition de l’amener dans cette direction avait elle un sens particulier !? Non parce que, le Dieu suicidaire, il le connaît, et le Dieu dans le corps à côté de lui pouvait avoir un pouvoir dont il ne soupçonnait même pas l’existence. Mais lui, il pouvait voir des fantômes ! AHAH ! Fuuuuiiit Seth, le pouvoir des espriiiits démoniaques. Pff. Qui est ce qu’il croyait impressionner avec ça ? Il sentait l’angoisse s’évaporer de ses pores comme si elle rejoignait son propriétaire. Il se sentait déjà plus serein et maître de lui. Seulement… Juste pour être sûr… ?


« - Au fait ! Tu sais qui chante Smells Like Teen Spirit ?»


Ne le jugez pas trop vite. Wilhem sait que les divinités n’ont pas évolué tout à fait comme l’humanité, il était certain qu’Anubis ne savait même pas que c’était Nirvana. Simple mesure de sécurité. S’il ne savait pas répondre, il y avait de forte chance qu’il allait se faire manger tout cru ? En fait, il n’avait plus très envie de savoir s’il savait ou non. C’est mieux de ne pas savoir quand on va se faire égorger. Le rôle de l’ignorante blonde est le plus reluisant quand on y pense. Elle meurt en premier, conne et bonne, mais au moins elle ne subit pas toute l’angoisse de la poursuite. En théorie. Et il était blond. Et très beau gosse. Bon, son blond n'était pas tout à fait comme le blond hollywoodien, plus un blond effacé presque blanc, et il n’était pas forcément beau, mais avait un physique avantageux selon les principes de la société d’aujourd’hui. Et on ne va pas se mentir, il n’est clairement pas objectif. 

Il s’éloignait du sujet ! C’était complètement absurde cette histoire ! Il était en train de devenir complètement maboul ! Ça ne lui ressemblait pas du tout. Il était quelqu’un de très rationnel et logique. Faut avouer, que la donnée Divinité a un peu changer la donne sur sa croyance du « je ne crois que ce que j’vois ». Il était juste tard dans la nuit en train de parler à un prof du Pensionnat qui faisait son jogging, rien de bien effroyable. Il se mit à finir sa cigarette en attendant quand même la réponse. Par précaution. Au cas où ? « Je sais ce que c'est le Nirvana ! ». Meh. Pas gagné...

To be continued ...


Joueurs



Wilhem Z. Brixton
Possédé par Anubis
MPPrésa



Iahmes Kadiri
Possédé par Seth
MPPrésa

©️ Halloween



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MessageSujet: Re: Every breath you take. Ven 20 Oct - 11:12



EVERY BREATH YOU TAKE.
feat. Wilhem


Iahmes avait toujours été poli. Pas pour gêner les gens, c'était tout à fait le contraire. Ayant eu cette éducation à quatre épingles, faite pour communiquer avec les hommes et femmes du monde de la recherche, il avait toujours su que respecter son interlocuteur se transmettait par un vocabulaire poli et distingué. Il savait également que, de façon contradictoire, ses propres interlocuteurs n'appréciaient pas forcément. Du moins, lorsqu'ils n'étaient pas des chercheurs réputés. Mais il ne pouvait s'en empêcher. Il était comme ça, éduqué à la source. Il avait été enfermé avec des livres un peu pompeux, d'autres plus littéraires... le vocabulaire qui en sortait ne pouvait être que similaire.
Néanmoins, ce n'était pas pour autant qu'il ne les comprenait pas. C'était assez étrange de se dire que pour la plupart des gens, cette forme de politesse n'en était plus une. Les temps avaient considérablement changés. Alors il faisait des efforts, essayait de reprendre les codes qu'il avait appris avec ses anciens amis. Il réussissait, mais il était évident que cela ne lui collait pas à la peau. Il était né pour avoir ce comportement.

Cela lui décrochait souvent un sourire.
Il aimait bien les personnes comme le secrétaire de la section M. Il y avait quelque chose de spontané et de franc qu'il appréciait. Ces petits détails qui, pour certains, seraient soit empreint d'irrespect soit de négligence ou, tout simplement, faisant partie intégrante de l'état d'être de quelqu'un, arrivaient à l'émerveiller d'une façon ou d'une autre. C'était un naturel qui ne le caractérisait pas, lui, trop occupé à rester dans son monde. Était-ce pour cela qu'il s'entourait de personnes du même genre ? Il ne savait. Mais cela faisait plus de trois personnes depuis le début de son arrivée qui avaient réussi à l'attirer de cette façon. Il aimait profondément les gens aussi vrais.
Oh Anubis... avait-il pensé.
Il ne savait pas s'il aurait préféré un dieu des morts plutôt que le dieu du foutoir, mais cela restait encore à discuter. Ne pas en avoir aurait été l'idéal, ceci dit. Mais pourquoi faire posséder des personnes ? En plus des élèves, le personnel y était sujet également. Au début, il pensait que seuls les professeurs pouvaient avoir subi cela, mais sa confirmation rendit la chose plus terrifiante encore. Dans quel but tout cela était-il accompli ? Comment pouvaient-ils emprisonner des êtres dont la puissance était inégalée, et surtout comment emprisonner un dieu sans que celui-ci ne leur échappe ?
D'ailleurs.
Comment ressentaient-ils cela, eux qui avaient traversé les âges et qui, faute de pouvoir être libres, ne devaient survivre qu'au travers de leurs prisons charnelles ?
Le doctorant eut, pour la première fois depuis qu'il avait posé le pied ici, une certaine sympathie envers eux. N'étaient-ils pas tous des êtres, quels qu'ils soient ?

-Smells Like Teen Spirit …? il n'avait compris la question qu'en répétant le titre. Désolé, je n'écoute pas beaucoup les groupes comme Nirvana...

À dire vrai, il n'était plutôt pas fan d'un groupe ou d'un chanteur en particulier. Il faut dire que Iahmes n'était pas non plus le genre de personne que tout le monde aimerait à sa tablée pour se faire des questionnaires sur la musique ou le cinéma. À la limite, pour rire de son manque flagrant de culture musicale et cinématographique. C'était une quiche, et une bonne en plus. À force, il donnerait une assez mauvaise impression des chercheurs.

-Mais mes amis écoutaient souvent.
Il chanta un bout du chorus. Et plutôt bien. C'est celle-là, hein ?

Ses amis adoraient les groupes de ce genre. Ils avaient tous plus ou moins imposé à l'étudiant leurs musiques ou leurs films préférés. La seule chose qui le rattrapait, c'était sa sociabilisation, chose qui était l'une de ses rares qualités en être humain de ce monde. Le contraire aurait fini par le transformer en nerd.

-Vo-... Tu as l'air d'aimer en tout cas. Je me dis que cela te correspond bien.

Il ne savait pas pourquoi il avait dit ça, mais il se reprit, comme s'il venait de comprendre que sa phrase pouvait être mal interprétée.

-Ah mais, ce n'était pas négatif, au contraire ! Pardon !

Il se mit à rire, de nouveau, très légèrement. Il ne savait pas pourquoi il manquait autant de politesse alors qu'il avait toujours été tiré à quatre épingles. Les mains dans les poches, pour les réchauffer de l'air ambiant, il marchait avec une certaine droiture empreinte de nonchalance. Par sa démarche-même il semblait toujours baigné dans sa rectitude.

-Pour Anubis. Il est le fils qu'Osiris a eu avec Nephtys, l'épouse de Seth. Elle se serait changée en Isis pour tromper Osiris, car ce dernier était plutôt fidèle dans son genre. L'histoire ne dit pas si Seth l'a découvert, mais même si Isis était fâchée, elle a compris la situation et a accepté d'adopter Anubis. Donc...

Il sous-entendait par cela que leurs relations n'étaient peut-être pas au beau-fixe. Après tout, il ne savait même pas si Seth était au courant de la tromperie, car rien n'avait été dit dans les textes ou du moins, rien n'avait été trouvé par les contemporains. Ce serait peut-être l'occasion d'en savoir plus, mais il était risqué d'interroger la divinité sur ce genre de sujets. Seth restait Seth, trois ou trente mille ans plus tard.

-Pour tout dire, Seth ne s'entend pas avec grand monde, alors cela reste compliqué de le mêler aux autres dieux. Il fit une pause. Ça fait bizarre... on dirait que je parle de mon enfant...

Seul un frisson parcourut son échine. Dû au froid ou au dieu ? Il ne le sut pas sur le moment.
En attendant, lui, faisait la sourde oreille.







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MessageSujet: Re: Every breath you take. Ven 20 Oct - 23:30




Every breath you take.



« - Smells Like Teen Spirit ? »


Son cœur manqua un battement. Ou plutôt une bonne dizaine. Il avait arrêté de respirer et il avait bloqué sa dernière bouffée d’air qui restait mouvante dans ses poumons. Il était dans la merde… Il se sentait très mal. Il avait espéré que ce ne soit pas le cas… Son cerveau s’était presque éteint, iIl n‘entendait même pas la suite totalement pris dans sa panique intérieure. Il n’était quand même pas tomber sur le seul glandu du coin qui ne connaît pas Nirvana !? C’est impossible de ne pas connaître… C’est un grand classique… N’est ce pas ? Il se sentait d’un seul coup hyper nauséeux, mais ne voulait rien montrer. Son teint le trahissait peut-être, mais il faisait sombre non ? Il se félicitait de garder son calme à l’extérieur, les avantages d’être un adulte responsable avec de l’expérience… 

Wilhem essayait de réfléchir à comment agir pour la suite. Fuir était une option, mais un peu bizarre de se barrer en courant d’un seul coup. En plus, si c’était un grand joggeur, il y avait des chances qu’il se fasse rattraper en deux secondes. Il faut être réaliste, qui à part les plus motivés viennent faire du jogging aussi tôt ou tard ? Wil’ se trouvait très athlétique, il avait toujours fait plusieurs sports et l’Amérique était le pays parfait pour mettre en valeur ses sportifs. Mais il n’était franchement pas certain de pouvoirs faire mouvoir cette masse de muscle aussi aisément que son interlocuteur. Il tapa un petit regard haut en bas encore pour analyser la morphologie de son futur assaillant. Hmm… Vêtements trop amples, mais il semble beaucoup plus fin que lui. Il ne faudrait pas s’y fier, ça peut cacher des muscles solidement ancrés. Ou alors… Mr Kadiri qui n’est peut-être plus Mr Kadiri est peut-être faussement Mr Kadiri qui fait son petit jogging tard le soir pour tuer tout pleins de monde ? Et du coup il n'était peut-être pas du tout sportif ?

« - Mais mes amis écoutaient souvent.  C'est celle-là, hein ? »


Le Secrétaire pivota d’un seul coup pour regarder choquer le coupable de ce chant. Il reprenait son souffle tandis qu’il regardait subjuguer l’homme. Il… Il chantait du Nirvana ! Il aurait presque crié de joie s’il n’était pas autant enchanté par sa voix douce. Et son accent rajoutait quelque chose… C’était tellement étrange. On n’aurait pas reconnu la musique avec ce ton et cette tranquillité dans la voix. Cette version était aussi charmante que l’original est incontournable. Il pouvait aussi de nouveau se sentir serein. Il connaissait la chanson, il n’allait pas mourir ce soir ~ Hourra ! Il hocha la tête encore trop chamboulé de l’ascenseur émotionnel qu’il venait de vivre en l’espace de quelques minutes pour répondre à haute voix. Il se sentait un peu bête maintenant, et désolé d’avoir cru que c’était un psychopathe. Il était presque prêt à s’excuser de but en blanc, mais ça jetterait un froid… Si ça se trouvait, Seth était le Dieu le plus sympa du monde en plus. Meh. Il avait un léger doute sur cette affirmation. Il se sentait complètement victime des clichés du coup. Après tout, qui aurait cru qu’Anubis était dépressif ?

« -Vo-... Tu as l'air d'aimer en tout cas. Je me dis que cela te correspond bien. Ah mais, ce n'était pas négatif, au contraire ! Pardon ! »


Wilhem se mit à rire doucement en même temps que lui. C’était amusant, il avait vraiment l’impression d’être très intimidant ou alors il était naturellement comme ça ? Étonnant que ce professeur ait peur de le vexer. Il le voyait vraiment comme quelqu'un de beaucoup plus assuré. Wiilhem aimait bien Nirvana, ce n’était pas de sa génération, mais à sa sortie, il en avait clairement entendu parler vu le carton monumental que ça a eut. C’était entraînant et inspirant. Une bonne période de sa vie. Il ne savait pas si ça lui correspondait, mais il se sentait dès fois très spontané ce qui n’allait pas avec l’image d’adulte que l’on attend dès fois de lui. Il ne s’étonnait pas d’être perçu très immature, et rêveur sans doute. Être adolescent, c’est avoir d’autre soucis que la fiscalité en tête n’est ce pas ? C’est l’insouciance et en même temps vivre avec tout plein d’angoisse lié au futur. Il se mit à repenser à son jeune lui, le Wilhem adolescent qui ne savait pas quoi faire de sa vie et de son futur, qui voulait encore rêver, mais se l’interdisait. Il n’avait pas vraiment eut la chance de pouvoir être un vrai adolescent, sa personnalité je m’en foutiste d’aujourd’hui était peut-être dû à la retenu qu’il avait toujours eut avant. Maintenant qu’importe qu’on se plaignait de lui, qu’on le trouvait agaçant ou irrespectueux. Il serait ce qu’il voudrait être. Point barre, allez vous faire foutre.

« -Pour Anubis. Il est le fils qu'Osiris a eu avec Nephtys, l'épouse de Seth. Elle se serait changée en Isis pour tromper Osiris, car ce dernier était plutôt fidèle dans son genre. L'histoire ne dit pas si Seth l'a découvert, mais même si Isis était fâchée, elle a compris la situation et a accepté d'adopter Anubis. Donc...  »


Le Secrétaire fronça les sourcils. Alors Isis la bien-aimée et Ô Grande Isis avec le g majuscule, n’était même pas son vraie mère… Wow, quand ils disaient que les arbres généalogiques des Dieux c’est toujours le merdier, ils n’avaient franchement pas tort. Les Dieux en sont à ce point-là… ? Et Nephtys, elle était plutôt contente d’avoir Anubis comme enfant ou pas ? À moins qu’il soit né dans la douleur… Sortant de sa cuisse ou une autre connerie du genre ? Apparemment, c’était possible chez les Grecs pourquoi pas chez les Égyptiens ? Et Seth, c’était le Beau Papa du coup… Waaah paye ta famille. Adopté par sa belle-mère. Chapeau bas, il comprenait pourquoi il avait fini dépressif le p’tit, c’est super compliqué. 

Wilhem était content de savoir tout ça, il n’aurait peut-être pas eut ses informations de ses propres recherches, il n’était pas vraiment très curieux quand il s’agissait de divinité ou d’histoire. De magie à la limite… Mais en apprendre plus sur celui qui le possède était réconfortant. Paradoxalement, il divinise Anubis alors que pour Wilhem, il n’entend qu’une voix profonde mais tout ce qui sort sont des paroles digne d’un adolescent. Sacré contraste d’ailleurs, une voix sortant d’outre-tombe qui dénote franchement avec le discours. Difficile de le prendre pour un Dieu qui fait une crise s'il n'a pas eut sa petite découverte ou histoire de la journée.

Mr Kadiri semblait en connaître un rayon, était ce parce qu’il s’était renseigné sur son Dieu, contrairement à lui, ou parce qu’il aimait simplement la mythologie ? Il eut une illumination en se rappelant ce que Mr Kadiri enseignait : les langues ! D’Arabie, non ? Il devait forcément s’y connaître… L’Arabie, c’est très proche de l’Egypte, il y a même beaucoup d’histoires commune entre les deux. Ça expliquait aussi l’accent et le teint halé ! Il était sans doute de là-bas. Ça fait un sacré bout de trotte pour venir enseigner dans le coin, et se faire posséder… Quel hasard. Est ce qu’il est intéressé par l’histoire ? Si ça se trouvait, il avait en lui une source intarissable d’histoire d’Égyptienne et ça devait être le pied ? Ça lui faisait penser que beaucoup d’historien de l’Antiquité tuerait pour pouvoir interroger Anubis sur la vie de ce temps-là, ou ils étaient vénérés.

« - Pour tout dire, Seth ne s'entend pas avec grand monde, alors cela reste compliqué de le mêler aux autres dieux. Ça fait bizarre... On dirait que je parle de mon enfant... »


Il se mit à rire franchement, tapotant légèrement l’épaule du professeur. Pour Wilhem c’était complètement le cas. Anubis était comme celui dont il avait la responsabilité et dont il s’occupait du bien-être, sans trop avoir le choix, il fallait le préciser. Et Seth, non plus ne s’entend pas avec les autres dieux ? Ça fait un point en commun avec Anubis dis donc. Enfin à part Isis bien entendu. Il n’avait de toute manière pas trop encore eut d’interlocuteur possédé comme lui pour savoir comment Anubis réagissait. Et en analysant la boule au ventre qu’il ressentait dans la profondeur de son corps, il pouvait parler sans trop s’avancer qu’il était complètement tétanisé de rencontrer son Beau Papa. « Allez, dit Bonjour au moins… Il est peut-être content de retrouver quelqu’un de sa… Génération ? » Wilhem était perplexe, génération d’époque sans doute, parce que là, on parlait en milliers d’années… « Pas question ! » Il soupira intérieurement, ça y est le côté divinité qu’il lui avait donnée quelques minutes plus tôt venait de s’évaporer en quelques secondes. « Ne fais pas l’enfant, tu avais le mal du pays non ? C’est franchement le moment. » « Il. N’en. Ait. Pas. Question. » 

Le gamin était borné maintenant. Il devait fichtrement foutre la trouille le Seth… Ce qui relevait une autre question à Wilhem. Comment Yamèz faisait pour supporter un Dieu qui semblait aussi effrayant que Chtulu. Autre question… Chtulu existait aussi ? Point intéressant, qu’est ce qui était faux et vraie dans la mythologie. Et les vampires !? Les licornes !? LES ANGES ?! Il devait se calmer. Il passa une main nonchalante dans ses cheveux pour s’intimer la tranquillité. Il aimait beaucoup la magie et toutes ses choses qui sortait de la rigueur scientifique. « Comme si les licornes pouvaient exister... » Ok. Déclaration de Guerre. Il allait regretter d’avoir brisé ses rêves aussi brutalement.

« - Le Gam- Je veux dire Anubis adorerait savoir comment Beau Papa se porte ~ Le pauvre à le mal du pays... »


« COMMENT !? Arrête ! » Nyahah. Et toc. Il n'avait pas qu’à l’ouvrir pour des mauvaises raisons. Mais en même temps, il savait que c’était un mensonge et se sentait tout de suite mal. Surtout, qu’il allait le payer prochainement cette rébellion tôt ou tard. Il était adulte et avait peut-être dépassé les bornes sur ce coup-là. Surtout, que Seth ne devait pas être le plus joyeux des jojo, alors valait mieux pas trop chercher la petite bête, même s’il s’en avait complètement rien à faire. Seth n’était pas dans sa tête lui. Après il pouvait peut-être se faire de fausses idées, Dieu du Merdier ça ne voulait pas forcément dire Grand Méchant Loup. À voir… 


« - Non, arf… Désolé, Anubis a pas demandé ça. Il m’a juste… Disons, cherché. Il n’semble pas très serein… Déjà, qu’il n’est pas l’plus calme et plein d’assurance de la planète... Quand tu parlais d’enfant tout à l’heure. Franchement, il entre complètement dans cette catégorie… »


« Au début, j’allais te remercier, mais j’ai changé d’avis. » Le Brixton n'allait pas mentir non plus, et Anubis n’avait aucun souci à savoir ce qu’il pensait réellement de lui. Et comme il n'avait pas la langue dans sa poche… Forcément ça fait des étincelles. C’était ça la cohabitation, ce supporter mutuellement, avec ces qualités et défauts. Et ils en avaient pleins des défauts. Il se mit à faire l’énumération sur ses doigts.


« - Seth est pas trop chiant ? Il respecte ta vie ? J’imagine qu’ça doit dépendre, mais au bout d’un moment Anubis s’est radicalement calmé. Ce p’tit a un sérieux problème de dépression… Tu savais qu’on pouvait se suicider avec une petite cuillère ? »


Wilhem ricana à ce souvenir. À leurs débuts, quand il ne maîtrisait pas la bêêêêête, celle ci avait prit le contrôle de son bras pour s’enfoncer la cuillère dans sa glotte et le faire s’étouffer, pour après essayer le reste du visage. Heureusement qu’il avait visé le mauvais œil, mais ça lui avait fait un mal de chien. Heureusement il s’était vite calmé quand Wilhem lui a crié que les céréales au sang ce n'est franchement pas très bon. Il se rendit compte que le sujet n’était pas des plus joyeux. Mmmmh. Mais c’était un échange sur leur vécu non ? Mr Kadiri allait avoir droit aux détails c’était certain ~ Pour une fois qu’il pouvait parler de ce genre de chose, il sentait déjà que ça lui faisait du bien. Ses épaules étaient bizarrement plus légères alors que le poids dans son ventre augmentait. « T’sais, j’t’en veux plus, mes céréales étaient très bon ! »

Il n'avait pas posé la question par hasard non plus. Il avait envie de savoir. Comment les autres le gèrent ? Est ce exactement pareil ? Les Dieux ont ils des personnalités humanisés ? Seth était il cohérent avec l'horreur de ses caractéristique de divinité ? L'histoire, même s'il n'était pas au courant de grand chose, et la mythologie avaient elles vu juste ? Intéressant de savoir si les chercheurs avaient raisons ? Si les cultes étaient juste ? Il n'avait jamais poussé la réflexion jusqu'ici, et c'était sans doute dommage. Une nouvelle curiosité le gagnait. Curiosité qu'il n'avait jamais éprouvé pour l'histoire ou Anubis. Est ce que ce qu'on apprend dans nos livres d'histoires sont vrais ? Anubis est il vraiment le fils d'Osiris ? Les civilisations se trompaient elles ? Ce serait amusant non ?

To be continued ...


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MessageSujet: Re: Every breath you take. Lun 23 Oct - 13:57



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Sa petite tape et son rire l'avaient fait sourire. Oui, il valait mieux prendre cette possession dans ce sens. Il aurait dû la voir ainsi. Comme un enfant que l'on se coltine bien malgré soi. Cet enfant, qui, contrairement à la progéniture humaine, resterait éternellement dans ses pensées, qu'il soit en train de manger, courir, travailler ou coucher. La perspective n'était pas très encourageante mais il fallait certainement faire avec. Et il n'était pas le seul.
Pourtant il n'y était pas arrivé. Lui à qui tout réussissait et qui prenait les choses d'un point de vue toujours optimiste. C'était la première fois qu'il ressentait cette déprime au fond de lui. Quelque chose de sombre qu'il n'arrivait ni à expliquer ni à expulser. Comment pouvait-il sombrer dans le négatif à ce point, alors qu'il avait toujours soutenu les autres plus que lui-même ? Était-il, en réalité, plus faible qu'il ne l'avait cru ?

Mais effectivement, il n'était pas le seul. Il s'en convainquait.
Cette carrure à ses côtés, un peu plus carrée que la sienne, plus bombée de muscles, sembla le rassurer.   Savoir que lui aussi avait eu un certain mal, qu'il n'arrivait pas à se faire à tout. Tout cela déclenchait en lui un certain apaisement qui acheva de le détendre. Il l'écoutait attentivement. Il avait envie de savoir. Anubis faisait partie de ses dieux préférés après tout, il en avait presque voué un culte lorsqu'il était tout petit et encore assez innocent pour ne pas le considérer comme un dieu dévoué aux cadavres. Pour lui, cette image du chacal noir et noble aux colliers ornés de dorures et tenant la main du défunt était digne des superhéros de Marvel, mieux, il les battait à plate couture. C'est que Iahmes n'avait jamais été un enfant comme les autres, c'était sûr et certain.

Aussi, il ne put s'empêcher d'éclater de rire, lui aussi, en entendant cette description inattendue. Comme quoi, même ses attentes avaient été falsifiées par les récits des anciens égyptiens, même si tout ne devait pas être totalement faux.

-Une petite cuiller ?! Choqué, c'était un moindre mot pour ce qu'il ressentit sur le moment. Il semblait se sentir en pleine forme, c'est qu'il avait réussi à contourner le problème. Il se demandait tout de même si le côté dépressif d'Anubis ne pouvait pas aller plus loin. J'espère que ce n'est pas trop grave et qu'il ne continue pas, pour le coup... ça finirait rapidement en thriller...

En réalité, il ne connaissait pas plus Seth que la plupart des chercheurs. Ce qu'il savait de lui restait encore très littéraire et arrangé, peut-être même qu'il n'était pas si méchant que cela en avait l'air, malgré ses nombreuses dénominations de dieu de la guerre, du désert, du chaos et des tempêtes. Et il aimait rire, il aimait se moquer des autres. Comme à l'instant, où son rire tonitruant résonna dans sa tête avec soudaineté.  

J'ai une pensée, toute dévouée, pour ceux qui expriment une imagination débordante ! Notamment ceux qui idéalisent l'image d'Anubis, le bâtard de mon frère !  

Il fit mine de ne rien entendre, en parlant en même temps que lui, pour oublier.

-Tu as beaucoup de chance si ton dieu s'en est finalement remis. Je trouve ça plutôt drôle d'avoir ce tableau. Après, je t'avoue que je ne sais pas si j'aurais été mieux avec un dieu comme Anubis, au vu de ce que tu me décris. Même s'il faisait partie de mes dieux préférés.

Pourtant, il n'arrivait pas à s'y faire. Il n'arrivait pas à se dire que quelqu'un était dans sa tête et pouvait le maîtriser au moindre écart, à la moindre faiblesse. Était-ce le dieu ou lui-même, le fait d'être démuni, fixé constamment, s'interdisant par la même occasion de se laisser aller, qu'il craignait ? Ou pire encore, était-ce parce qu'il savait qu'on le tuerait si le dieu arrivait à le posséder ? La chose n'en était moins sûre.

-J'ai beau posséder un dieu que je connais, à savoir impulsif, colérique, railleur et lubrique, je ne maîtrise pas encore la chose. Du moins, j'arrive à le maîtriser au détriment de ma santé mentale. Je vais finir par devenir fou, je pense. Mais c'est un détail.

Il en avait ri, légèrement, pour une fois. Et il sentit une vague s'alléger dans son cœur. Avait-il eu besoin d'en parler pour que les choses se fassent d'elles-mêmes ? Du moins, cette vague de chaleur vint panser ses esprits, sa nuque endolorie parut guérir d'elle-même. Il sentit le dieu, ses ressentis. Seth semblait attentif et moins absent. Il parut être à ses côtés, il en fut lui-même surpris.
Cette « chaleur »  mentale lui permit de ne pas ressentir le froid. Ce froid mordant dont il était peu habitué. Ce froid dont il ferait à présent ses habitudes, loin des rayons caniculaires du soleil d'Al-Qaira. Il avait gardé les mains dans les poches, marchant toujours avec cette assurance qui ne se traduisait certainement pas avec ses propos sur la possession. Le doctorant était resté lui-même au fond, il ne s'était pas totalement perdu.

-J'ai même dû être suivi par le médecin de l'établissement. Apparemment, Seth n'avait jamais possédé personne du fait du risque qu'il faisait encourir. C'était compliqué avec ce genre de personnalité de ne pas tuer un esprit humain.

Il fit une pause, il n'était ni déprimé ni triste. Il disait tout cela avec une certaine lucidité, un sourire sur les lèvres. Il était vrai que depuis ses entrevues avec le médecin, les choses s'arrangeaient doucement mais sûrement. La seule chose qu'il avait à faire, c'était de s'habituer à la divinité et apprendre à la connaître. Avec quelques cours de relaxation, d'évasion et des médicaments en prime, certes. Jusqu'à présent, c'était ce qu'il avait refusé de faire.
Le professeur commençait à regretter son attitude, même s'il n'y pouvait pas grand chose, en grande partie. Peut-être que si tout cela s'était déroulé dans son pays d'origine, il l'aurait mieux avalé. Ce dépaysement n'avait pas arrangé les choses.

Désolé, Seth.

Il sentit cette chaleur sur l'épaule, du moins une présence. Il avait seulement entendu un simple "fuh", mais il avait compris que le dieu acceptait son excuse. Qui sait, ils arriveraient peut-être à s'entendre, un jour ?

-Alors, c'est plutôt valorisant de savoir que l'on a assez de force mentale pour supporter un dieu pareil, non ? Il lui adressa un regard et un sourire.

Lui aussi, devait être plutôt costaud pour avoir à subir un dieu dépressif et lié à la mort. Ce n'était pas donné à tout le monde de savoir gérer tout ça.







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MessageSujet: Re: Every breath you take. Lun 23 Oct - 23:54




Every breath you take.




« - Une petite cuiller ?! J'espère que ce n'est pas trop grave et qu'il ne continue pas, pour le coup... ça finirait rapidement en thriller… »


Il souriait par simple ironie que ça avait vraiment failli finir en bain de sang. Et il ne voulait vraiment pas savoir ce qui était arrivé à son prédécesseur. Il ne fallait pas oublier qu’il avait essayé de le tuer, c’était horrible de se dire, qu’Anubis voulait sa mort fut un temps. Mais en prenant sa place, lui aussi était coincé dans un corps qu’il ne pouvait même pas contrôler, dans une époque où plus personne ne croit qu’il existe. Il est passé de Divinité, de Légende à histoire oublié. Dans une époque où on l’adulait à celle où on ne connaissait que vaguement son rôle. Wilhem ne devait pas oublier, non, il n’était qu’un humain qui avait une vie minuscule… D’un point de vue d’un Dieu, sa vie ne devait pas être précieuse. Donc c’était compréhensible si on y réfléchissait objectivement. Sachant qu’il détestait la possession et qu’il préférait se faire oublier dans ce temple où il l’a rencontré pour la première fois. 

Il le comprenait, il essayait, mais sa vie était précieuse de son point de vue d’humain. Il était important qu’il vive, pleure, rigole, respire… Il ne voulait pas mourir, il se battrait jusqu’à la dernière goutte pour tenir debout. C’était un peu dans cette optique qu’il avait survécu les premiers mois. Pas question de se faire dominer et mourir. C’était bien trop effrayant la mort. Il s’était battu le premier mois avec la voix dans sa tête, passant dans un état de stress insupportable, ayant peur de mourir à tout instant, frôlant une énorme dépression à cause de tout ce que cette voix lui murmurait et en même temps que les portes de la folie le guettait, il n’avait tenu qu’à un fil. Il sentait qu’il avait parcouru du chemin depuis… Un très long chemin… 

« - Tu as beaucoup de chance si ton dieu s'en est finalement remis. Je trouve ça plutôt drôle d'avoir ce tableau. Après, je t'avoue que je ne sais pas si j'aurais été mieux avec un dieu comme Anubis, au vu de ce que tu me décris. Même s'il faisait partie de mes dieux préférés.»


« ...Je l’aime bien. Continu de lui parler… » Wilhem retint difficilement un rire vu qu’il n’avait pas relevé l’utilisation du passé. Il réfléchissait à ce que son interlocuteur disait. C’était vrai, ça avait l’air amusant. C’était facile de le raconter, il le contait avec la même insolence qui le caractérisait. Le vivre avait vraiment été un enfer. Il avait envie de reprendre une cigarette rien que d’y repenser. Au fond de ses tripes, il sentait une vague de tristesse, peut être la sienne mêlée à celle de sa divinité. Il savait qu’il entendait toutes ses pensées, qu’il devait se sentir coupable. Il lui en voulait, c’était sûr, il avait vécu difficilement et avait failli abandonner plusieurs fois… Mais Anubis devait lui en vouloir aussi d'avoir été possédé par lui. Tout ça ne lui avait pas apporter que du négatif au final. Il y avait quelque chose de profond qui avait changé en lui depuis qu’il avait appris que les Dieux existaient, que les fantômes aussi, que la vie après la mort était belle et bien là. 

Son enfance avait pris trop tôt un tournant où il abandonnait l’imagination et la rêverie. Mais le pire : il avait oublié la possibilité que la vie n’est pas que ce que l’on voit. Il en avait toujours rêvé, petit à petit loin de sa famille il s’était autorisé quelques songes, quelques fantaisies comme le carnet rempli de dessin fantastiquement mignon qui lui servait de carnet d’affaire. Il se rappelle de cette époque où voir un film fantastique était tabou. Wilhem n’avait lu la saga Harry Potter ou Seigneur des Anneaux que quand il n’était plus sous la tutelle de sa famille. En cachette, quand il était beaucoup plus jeune, il avait eut le courage de lire des bandes dessinés qui prenait place dans des mondes extraordinaires, remplis d’animaux, monstre et être mythique dans le dos de sa famille. Alors, l’arrivée d’Anubis dans sa tête, c’était comme une nouvelle liberté qu’il ne s’était jamais vu autorisé et que personne d’autre n’aurait pu lui donner. Les Dieux existaient. D’autres peuvent aussi. Bon, pas les licornes, mais ça ne se limitait pas à ça. Plus au fond de lui, il sentait un sentiment de soulagement. « Merci qui ? » Meh. Il allait bizarrement mieux maintenant...

Il se reconcentra sur Mr.Kadiri et sur ses paroles. Il était vraiment heureux d’avoir cette conversation et il n’avait même pas à poser des questions, ou du moins pas pour l’instant. Il sentait qu’il s’ouvrait à lui petit à petit, et c’était bon signe pour en apprendre plus. Il pressentait que sa curiosité ne faisait qu’augmenter au fil des secondes.

« - J'ai beau posséder un dieu que je connais, à savoir impulsif, colérique, railleur et lubrique, je ne maîtrise pas encore la chose. Du moins, j'arrive à le maîtriser au détriment de ma santé mentale. Je vais finir par devenir fou, je pense. Mais c'est un détail. »


Wilhem haussait un sourcil. À vrai dire, ça lui semblait presque un Dieu amusant, mais comme pour lui, il ne devait pas se fier à une description si primaire. Avoir une personne en colère tout le temps sur le dos ça n’doit franchement pas être bidonnant. Mais un mot le faisait tiquer plus que les autres : « maîtriser ». Il se sentait d’un seul coup mal pour Yamèz… Il faisait le parallèle avec sa propre expérience. C’était vrai que la divinité aussi. Mais… Il avait arrêté maintenant, ils s’étaient trouvé un compromis acceptable pour tous les deux. Un détail de devenir fou ? Il se sentait très proche de cet inconnu d’un seul coup, sauf que cette phase était passée maintenant… Il ressentait la même injustice qu’il lui était arrivé pour l’homme. C’était bouleversant, et il n’était pas aussi émotif en règle général. Tout ça devait être à cause de la transposition qu’il faisait de lui-même.

« - J'ai même dû être suivi par le médecin de l'établissement. Apparemment, Seth n'avait jamais possédé personne du fait du risque qu'il faisait encourir. C'était compliqué avec ce genre de personnalité de ne pas tuer un esprit humain. »


« Qu’est-ce qu’y es arrivé à ton ancien possesseur Anubis ? » Il se prit un mur de silence. Bon, il ne voulait plus entendre la réponse finalement. Il n’avait lui-même pas voulu parler à un psy, il avait très bien caché son état à cette époque à cause du travail. Aussi parce que pour lui c'était être un échec de ne pas pouvoir régler ses problèmes seul. Il avait même appris à faire le vide dans sa tête pour ne plus avoir à supporter Anubis, très pratique de temps en temps, mais très dur à utiliser quand on veut dormir. Plus facile quand il rangeait des dossiers, classait des élèves, ou arrangeait toute la paperasse… Seth était donc dangereux à ce point. Il en respectait encore plus le professeur. Depuis combien de temps supportait-il tout ça ? En parlait-il assez ? Le médecin lui avait, il servit ? Son inquiétude grandissait petit à petit. 

Pourtant, malgré tout ce discours, il souriait. Wilhem devait il encore s’inquiétait de mourir dans les prochaines minutes ? Ou il était en train de réfléchir à quelque chose de drôle ? C’était très subtil, mais l’attitude semblait différente… Il observait avec une grande attention l’orateur. C'était très étrange, il voulait lire dans ses pensées pour le comprendre. « C’est l’hôpital qui se fout de la charité ». Il faillit éclater de rire devant l’intervention rapide d’Anubis. Il parlait vraiment que quand il le voulait bien lui ! Mais son intervention était intelligente en plus il avait repris une expression d’aujourd'hui. Impressionnant ~ Wilhem hochait mentalement la tête, ce n’était pas gentil de penser ça alors qu’il se plaignait du manque d’intimité avec lui. N’empêche, il se demandait vraiment à quoi il pensait.

« - Alors, c'est plutôt valorisant de savoir que l'on a assez de force mentale pour supporter un dieu pareil, non ?  »


Wilhem eut un regard bienveillant en réponse au sourire de son confrère pirate. Il comprenait un peu qu’il se battait tous les jours comme lui avait fait pour survivre. Qu’il en ressortirait plus grand, plus résistant, plus mature. Les épreuves n’étaient jamais faciles et on ne les choisissait jamais. Le secrétaire tapota son épaule, dans un élan symbolique, dans l’espoir de lui donner le courage dont il avait besoin. Il voulait le voir triompher de ses propres démons. Il restait silencieux un moment exprès, c’était solennel. Il se sentait emporter par tous ses souvenirs à son tour, toutes les étapes qu’il avait affronté, qu’il allait continuer à braver, se dressant contre Anubis ou contre les aléas de la vie qui vont continuer encore et encore. Ça faisait moins d’un an qu’il était dans cette cohabitation, réussirait—il à la supporter jusqu’à son dernier souffle ? Mystère… Pourrait-il se marier et avoir sa propre famille en gardant son secret ? Rien que d’y penser, il avait envie de trembler. Il ne préférait pas y penser… Ce n’était pas son genre de se morfondre sur autant d’incertitude. L’ambiance était beaucoup plus alourdie. 

« - Sois fier. Je suis sûr que j’pourrais pas supporter Seth. Désolé vieux hein.  »


C’était la première fois qu’il parlait à un Dieu qu’il ne pouvait pas entendre, ça avait un côté… Grisant. Il pouvait complètement discuter à sens unique avec un Dieu et il ne pourrait même pas répondre ! Et ne pouvait pas lire dans son esprit ! Bon il pouvait peut-être massacrer Wil en deux secondes, mais c’était quand même amusant. Il fit un clin d’œil à Mr Kadiri en espérant que son Dieu ne lui pompait pas l’air à cause de lui. Ça petite démonstration le permettait de se détendre un peu plus et de quitter la peau trop lourde qu’il y avait quelques instants plus tôt.

« - Si ça se trouve t’as même été sélectionné parce que tu as le profil… C’est dur à entendre, mais c’est pareil pour moi. Si on voit ça avec optimisme, on peut se dire qu’on est lié à notre Dieu par quelque chose d’unique et de particulier ~  »


« Quel pauvre homme… C’est si triste ce que le destin a choisi pour lui...» Ah. C’était trop beau pour durer sa bonne humeur. Il prit une grande inspiration, prêt à remonter le moral de son p’tit enfant personnel. Et puis… Pourquoi c’était seulement Mr Kadiri le pauvre !? Et lui !? Il ne le plaignait pas lui !? « C...C’est vrai… Wilhem tu… Tu as tellement souffert… Je… J’aurais mieux fait de.. » Oh. Il avait sans doute pensé une bêtise là. Il se frappa mentalement en se rappelant que la confiance d’Anubis était dans le négatif. Il fit la moue. « Tu sais bien que tout roule entre nous... » Il se retenait de rire parce qu’il trouvait que ça faisait conversation de couple. « Tu es quelqu’un d’essentiel, tu as géré les morts ! Ça pète la classe... » « Péter ? Mais... » Ah oui. Mauvais vocabulaire. C’était dur dès fois de suivre… « Tu es éblouissant si tu préfères ? ». Il attendait une réponse, mais il semblait être en repli. Bon, il trouverait un moyen, il savait ce qu’il aimait à force et il ne voulait pas qu’il soit triste. C’est qu’il était attaché à son Anubis maintenant. Le secrétaire se trouvait bizarre de penser ça d’un dieu, mais il assumait. Il soupira et se rendit compte qu’il l’avait fait à voix haute.

« - Ah ! Désolé, c’pas pour toi que je soupire, c’pour lui. Il est beaucoup trop sensible… Et j’arrange pas toujours les choses. Finalement, j’suis pas un cadeau pour lui non plus ~ »


Il pointait son cerveau pour être plus explicite sur le « lui ». Même s’il se doutait qu’il comprenne sans problème, autant ne pas laisser le moindre doute. Il mit ses mains dans les poches ventrales de sa veste rouge et continua tranquillement la marche. C’était reposant la nuit, mais il ne voulait pas encore se taire et profité de la compagnie de l’hôte de Seth. Il avait plein de choses à dire, à partager, à apprendre l’un sur l’autre ! C’était une discutions à cœur ouvert et c’était relaxant. Pourtant, il se définissait comme quelqu’un de calme, mauvaise langue, mais très posé. Alors il parla de nouveau, pour exprimer sa propre expérience.

« - Au début, c’était très dur aussi… J’suis quelqu’un de super rationnel. Alors les Dieux, j’y croyais pas des masses. J’ai essayé de me voiler la face très longtemps. D’après le Directeur ça m’a prit plus de temps qu’la moyenne… La première phase d’acceptation a pas mal duré…  »


Wilhem laissa une pause pour réfléchir à tout ce qu’il avait vécu, mettre dans des cases les différentes phases pour mieux les décrire à quelqu’un d’autre. Et peut être qu’il allait s’identifier à ses phases. Si ça se trouvait, tous les possédés suivaient le même schéma. Ils n'expliquaient pas ça en cours de possession… Il ne parlait que de contrôle, de résistance… De comment maîtriser les pouvoirs. Tu parles ! Wil ne maîtrisait rien du tout. Il avait suivi ses propres instincts et souffert en silence. Avec pour seul confident la personne dont il ne voulait pas la présence dans sa tête.

« - Puis après la peur… On s’est battu avec Anubis, savoir qui allait réussir à contrôler l’autre. C’était très… Comment dire ? On était des ennemis dans le même corps… On se détestait. Lui voulait faire mourir mon corps pour ne pas avoir à supporter cet état. Moi, j’voulais vivre et qu’il dégage. Et vite. Ça nous a épuisé tous les deux… Alors on s’est bougé. On a fait un genre de trêve bizarre. »


Il se rappelle de la difficulté qu’il avait eut à discuter avec lui, alors qu’il faisait tout avant pour l’ignorer. Il avait au moins redoublé d’imagination pour l’amadouer et essayer de communiquer. Pas facile facile. Wilhem se rappelait qu’Anubis pleurait encore sur son sort et ça l’avait profondément irrité, lui qui était d’une grande patience. Il avait lâché son sac à voix haute dans son appartement, criant qu’il n’allait pas avancer s’il se morfondait et que de toute manière s’il mourrait un autre le remplacerait, alors autant s’entendre le plus tôt possible. Ça avait eut un effet plutôt immédiat. Enfin, pas sûr les larmes, ça c’était couru d’avance. P’tain de dépressif. Aujourd’hui il préférait dès fois l’entendre se morfondre dans ses pensées plutôt que de garder le silence comme maintenant… « Allez Anubis, fais pas la tête. »

To be continued ...


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MessageSujet: Re: Every breath you take. Jeu 26 Oct - 11:14



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Il ressentit chaleureusement cette tape sur l'épaule, comme un signe de compréhension qui le réconforta. Cette main lourde parut si légère et si bienveillante, qu'il en oublia d'un coup presque tous ses maux. Cela ne fit, cependant, que réveiller l'autre infâme en son cœur et il ne put qu'en rire avec d'autant plus de légèreté, son clin d’œil achevant de nouer une certaine complicité.

Oui, heureusement que je ne l'ai pas eu, lui ! S'était-il écrié, comme indigné et boudeur, même si au fond, tout cela n'était que de la comédie. Après tout, ce qui était fait était fait, rien ne pourrait changer.
Tout de même... être sélectionné pour ça. C'était comme choisir un messie pour une mission divine. Il n'était tout de même pas ce Moïse destiné à être guidé par un Seth belliqueux pour anéantir l'espèce humaine ? Repenser à la religion le fit frissonner. Non, il n'avait rien contre, lui-même ayant été baptisé dès la naissance, il avait l'habitude d'entendre et de voir. Mais il savait ce que les dégâts faisaient sur les hommes. Sa famille en premier, pourtant très ouverte.
Alors être destiné à un dieu. Cela fit remonter en lui le rationnel et scientifique qu'il était. Le seul détail qui n'entrait pas en jeu, était que le dieu existait vraiment et que sa science ne pourrait jamais réfuter. Ou seulement justifier par la folie. Avec ça, comment pourrait-il être crédible ?
Malgré tout, le secrétaire avait raison. Il fallait voir la chose de manière optimiste, et se dire que le destin avait son pion à jouer sur le plateau de sa vie.  Il aurait cependant préféré avoir un lien particulier avec une vraie personne, cela dit.

Ceci n'empêchant pas cela.
Se manifesta-t-il de nouveau. Moi aussi, j'aimerais un lien particulier avec une vraie personne. Autre que toi, cela va de soi ~

Tu m'exaspères.

Il avait failli soupirer, mais son interlocuteur le fit à sa place. Il avait écarquillé l’œil, puis sourit lorsqu'il entendit le pourquoi de la chose. Ils avaient les mêmes réactions, et c'est ce qui le fit d'autant plus sourire. Alors, dès qu'il engagea le déroulement de ses propres ressentis, il ne put qu'étendre encore plus son attention, déjà bien à l'affût.
Il associait chacune de ses phases aux siennes, il buvait les paroles comme un soulagement divin. Quoi de meilleur qu'une personne ayant vécu la même chose que lui, à quelques mois près ?
À la différence qu'il sentit la détresse de Wilhem comme profondément ancrée, à la fois relevant du super-homme et de l'humain dans sa plus pauvre nature. Il s'était battu seul, n'est-ce pas ? Il n'avait pas besoin de plus pour le comprendre. Ça se ressentait, ses grimaces et les moindres tics de son corps le faisaient transparaître. Jusqu'aux mots et au ton de sa voix.
Était-il comme lui ? Faisait-il comprendre par son attitude qu'il en souffrait ?

-Puis après la peur… On s’est battu avec Anubis, savoir qui allait réussir à contrôler l’autre. C’était très… Comment dire ? On était des ennemis dans le même corps… On se détestait. Lui voulait faire mourir mon corps pour ne pas avoir à supporter cet état. Moi, j’voulais vivre et qu’il dégage. Et vite. Ça nous a épuisé tous les deux… Alors on s’est bougé. On a fait un genre de trêve bizarre.

Le doctorant éprouva tout ce qu'il y avait à ressentir. Il avait le cœur serré, et à la fois l'esprit alerte. Il était inquiet pour lui comme il l'était pour lui-même. Tout ceci lui fit comprendre qu'il n'était pas seul, qu'ils vivaient tous dans des phases plus ou moins similaires, qu'ils avaient tous leur point de vue sur la chose : mais ils n'étaient pas seuls.
Cette solitude éradiquée, c'était comme si sa main avait spontanément devancé ses pensées, ou alors elle était directement liée à ses sentiments, et ses doigts longs et fins vinrent attraper doucement son sweat au-dessus du coude,  dont la capuche était rabattue sur sa tête.
Il avait envie de lui demander si ça allait mieux à présent, s'il n'avait plus tout ce poids qui l'écrasait sur le sol comme une masse, si Anubis avait accepté une trêve et de quelle façon. Il avait envie de lui demander si ses nuits étaient bordées par des cauchemars incessants, si son dieu le bridait dans ses actions, s'il arrivait à supporter que quelqu'un le surveille sans cesse, même dans les pires moments. Il avait aussi eu envie de lui dire que s'il y avait un souci, il ne devrait pas hésiter à en parler. Mais rien de tout cela ne vint. Rien de cette file d'attente, derrière ce rideau, ne le passa. Tout fut comprimé dans une boîte, à l'instar de Pandora, à nouveau scellée.
Il finit par lâcher sa manche, surprit lui-même par son geste.

-Ah pardon. Je voulais juste dire...

Ses lèvres et sa voix, poursuivirent le processus sans vraiment qu'il y ait réfléchi.

-Tu as traversé une mauvaise passe, et seul. Ça se sent. Mais si tu as besoin d'en discuter, ça ne me gêne pas, au contraire.

Il regarda autour de lui. Ils avaient bien avancé depuis tout à l'heure. Discuter de la sorte leur avait fait oublier le temps, l'endroit et le fait qu'ils étaient seuls. Parler aussi sérieusement à quatre heures passées, cela le fit presque rire.

-Je ne pensais pas qu'à cette heure-ci j'aurais pu tenir une conversation aussi cohérente et intéressante, sans me noyer dans ma course matinale. Et c'est étrange de le dire comme ça, mais ça me réconforte de ne pas être le seul dans le cas.


Il se passa la main sur la nuque, comme pour finir de la détendre à nouveau, mais également gêné de ne pas avoir les bons mots sur l'instant. Trop tôt ou trop tard pour faire une proposition ? Il ne savait que trop. Pour lui-même ce n'était que le début de la journée, et il était parti pour en parler. Est-ce qu'il ne lasserait pas son interlocuteur, cela restait à prouver, mais il n'avait rien à perdre. Il se reprit avec beaucoup de sérieux, sans relâcher le sourire qui ornait ses lèvres.

-Je vis à deux pas d'ici, dit-il en désignant l'endroit,ce n'est peut-être pas à côté de chez toi, mais voilà, n'hésite pas à venir sonner. Je ne suis peut-être pas le mieux placé pour donner des conseils sur les dieux, il se mit à rire, mais j'ai du thé, du café et des biscuits. Je tendrai l'oreille avec plaisir.

Pour lui, c'était plus que discuter. C'était une personne avec qui les similitudes ne se limitaient ni au cache-oeil, ni au fait de posséder un dieu. Il savait que cette attache avec d'autres personnes vivant la même expérience était importante, car il savait par la même occasion qu'il ne pourrait la partager avec personne d'autre. Sa famille, ses amis... tout cela était révolu. Il faisait partie d'un tout autre monde à présent. Un monde où ses proches contacts se voyaient chamboulés.
Un monde tourné autour du pensionnat. Écartant toute possibilité de se lier à d'autres, de cette façon.
Un  monde où ses habitudes se désagrègeraient, lentement mais sûrement, en milliers de morceaux.







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MessageSujet: Re: Every breath you take. Sam 28 Oct - 12:43




Every breath you take.



Les pensées se déchaînaient dans sa caboche. Il se sentait bouillonnant d’émotion et prêt à exploser. Le poids de ses épaules ne disparaîtrait pas pour autant. Il s’était ouvert, mais ça ne changeait pas vraiment la situation. Ce n’était pas comme si tout ça était insoutenable. Ça avait ses bons côtés et mauvais. Le seul souci, c’est qu’il avait eut une vie sans que la donnée « Anubis » viennent et ça perturbait l’équilibre qu’il avait instauré depuis ses 28 ans. Wil imaginait que tous les possédés souffraient parce que c’était « anormal », « différent » de leurs habitudes qu’eux aussi ont construit… Rien ne servait de s’appesantir sur quelque chose dont on n’a pas le contrôle, c’était clairement une perte d’énergie et de temps. Mais la transition était encore difficile, il acceptait la présence d’Anubis, jusqu’à un certain point. Bon, il devait voir ça comme une colocation, il devait montrer à Yamèz que c’était possible. Il y aurait toujours des hauts et des bas, mais la vie était faite ainsi, d’imprévu aussi. Ouais, fallait le voir comme ça, même si ce n'était pas facile.

Il sentit une pression étrange sur son bras. Il voulut secouer pour s’en dépêtrer par réflexe, mais eut l’intelligence de jeter un coup d’œil par curiosité. Il cligna plusieurs fois des yeux en remarquant que c’était le professeur qui le tenait. Il était affreusement gêné d’un seul coup et se mit à rougir légèrement des oreilles. Il repensait à tout ce qu’il avait dit. Il s’était autant confié ? Il avait ouvert son cœur à ce point ? Il n’arrivait vraiment pas à croiser le regard de son collègue, trop perturber par son malaise. Il avait tellement était prit dans son envie de partage d’expérience, de réconforter pour lui montrer que tout le monde passait par les mêmes phases qu’il n’avait pas vraiment réalisé qu’il avait avoué une grande faiblesse. Il avait l’habitude d’être maître de soit, un adulte exemplaire, bien qu’un peu taquin. Okay. Mais il n’était pas spécialement très ouvert sur lui, il n’y avait qu’une seule personne dans sa vie qui le connaisse de A à Z. Enfin… Connaissait avant « Le Grand Changement », le tout en majuscule, c’est important. Il n’était vraiment pas accoutumé à se montrer aussi vulnérable. Même s’il comprenait pourquoi son lui du passé l’avait fait. 

Les oreilles en feu, il cachait ses rougeurs avec sa capuche et rabattait un peu la tête dans ses épaules. Faisant comme s’il avait un peu froid. Il fut délivré de la prise de son nouveau confident improvisé et en était rassuré quelque part. C’était trop stressant comme situation. Il avait ressenti cette prise sur sa manche comme une véritable prise en pitié. Peut-être était ce pour lui donner un appui ? Il n’était pas faible, il ne pouvait pas l’être. On lui avait appris à avoir la tête sur les épaules en toute circonstance, même quand un Dieu vient te hanter toutes les nuits. C’était gérable, rien d’extraordinaire. Nan, nan, nan. La preuve, il tenait bon non ? Il n’avait pas encore craqué. 

« - Ah pardon. Je voulais juste dire...  Tu as traversé une mauvaise passe, et seul. Ça se sent. Mais si tu as besoin d'en discuter, ça ne me gêne pas, au contraire. »


Arg… Il se sentait super mal. Il avait attiré la sympathie sur ses faiblesses. Il éprouvait une horrible sensation d’impuissance et d'infériorité. Comme s’il était un enfant moins que rien qui ne pouvait pas survivre sans de l’aide. Ça ne gênait pas ? Mais lui complètement ! Il se sentait acculé dans un coin de rue ! Il était embaumé dans son enfance ou sa mère lui rappelait qu’il n’avait pas à pleurer parce qu’il avait peur d’une araignée, car ce n’était rien du tout une araignée, faible qu’elle était. Sois un homme ! Montre l’exemple ! Rends-nous fier ! Il en avait des frissons qui lui parcourait la colonne vertébrale. Il essayait de maîtriser sa respiration pour se calmer intérieurement.

Il n’était pas en faute, c’était humain d’avoir ses propres défaillances. Il pouvait gérer, tout allait bien, il était normal. Wilhem retrouva un rythme cardiaque plus normal, ses oreilles reprenaient leurs couleurs naturelles, mais il gardait toujours son cou dans ses épaules, comme dans une attitude un peu plus fermé, moins détendu. Avec de l’objectivité, il se trouvait ridicule à réagir comme ça. Complètement enfantin, heureusement qu’il n’avait pas fui en courant. Ça aurait été le pompon de se montrer aussi irrécupérable. Il essaya de se détendre, de penser à quelque chose d’autre pour ne pas avoir à supporter l’idée de son infériorité.

« - Je ne pensais pas qu'à cette heure-ci j'aurais pu tenir une conversation aussi cohérente et intéressante, sans me noyer dans ma course matinale. Et c'est étrange de le dire comme ça, mais ça me réconforte de ne pas être le seul dans le cas. »


Il lui souriait franchement, heureux d’avoir quelque chose le détournant du mauvais chemin de ses pensées. Il n’était pas jusqu’à rire, mais c’était vrai que la situation était cocasse. Une rencontre aussi amusante et importante à une heure pareille, c’était du jamais-vu. Il se dit qu’il se souviendrait sans doute plus tard plus du professeur que de la jolie brune... Elle était brune au moins ? 

Et aussi, il avait la confirmation qu’il avait apportée quelque chose ce soir. Même si pour ça il avait dû montrer ses lacunes et qu’il- Non ! Il n’allait pas recommençait à ruminer sur ce sujet. Et puis il s’était fait un ami, c’était une bonne chose non ? Ils étaient amis au moins ? Meh, il ne saurait pas dire. Ils n’avaient fait que parler des divinités, il ne connaissait rien de lui, et son prénom, il avait un sérieux doute… Mais de toute manière, ce genre de chose ne se décidait pas comme ça… Ça ne se demandait pas aussi. Quand on est ami, ça se sait d’instinct. Et il n’y avait pas de doute pour le secrétaire, Yamèz serait un de ses amis, peut être un très proche ou un ami à qui il pourrait parler de manière ponctuelle dans les couloirs. Tout de même un ami. 

« - Je vis à deux pas d'ici, ce n'est peut-être pas à côté de chez-toi, mais voilà, n'hésite pas à venir sonner. Je ne suis peut-être pas le mieux placé pour donner des conseils sur les dieux, mais j'ai du thé, du café et des biscuits. Je tendrai l'oreille avec plaisir. »


Il ne put s’empêcher de faire sortir un petit rire en l’entendant. C’était encore plus certain qu’il deviendrait ami. Même s’il préférait de la bière au thé. Le café, c’était bon par contre, encore un truc qui va lui niquer l’estomac et dans 20 ans, avec la cigarette, la quantité de nourriture qu’il ingurgite, il va sans aucun doute mourir très jeune… De n’importe quel cancer, ou du Sida tiens pour faire dans l’original. Après tout, il n’était pas hyper stable en matière de couple, alors va savoir sur quoi ou qui plutôt il allait tomber. Même s’il était très responsable, une erreur est si vite arrivée. Le petit « tendre l’oreille » le gênait un peu. Il ne voulait pas vraiment d’un confident, il n’avait pas consulté le psy au pire moment, ce n’était vraiment pas maintenant qu’il allait craquer.

« Tu es encore en train de prendre la mauvaise pente... » Il grogna intérieurement. C’était le moment où il allait se faire réprimander par le gamin ? Il n’avait franchement pas envie, il ne lui accordait pas beaucoup de crédit… Il ne boudait pas aux dernières nouvelles ? « L’enfant pour l’instant, ce n’est pas moi. Puis je te rappeler que je suis une divinité ? Ne sois pas condescendant » Il grommela en essayant de se faire plus petit. Il le savait qu’il était méchant parce qu’il était fuyant. Et Anubis le savait aussi. Il n’était pas très mature pour le coup. Il n’avait pas envie de parler de ses problèmes aux autres, on l’avait éduqué comme ça… Rien que l’idée de pleurer dans les bras du professeur lui donnait la gerbe. « Et si c’était le contraire ? » Le contraire ? Que le professeur soit faible face à lui ? Voir ses larmes ? Il plissa les yeux en fixant celui qui était visé dans les pensées de ceux qui occupent le corps de Mr Brixton. Que ressentirait-il ? Il serait triste pour lui, il supposait ? Il n’aimait pas que les autres souffrent… Alors que ce pauvre homme, qui avait sans doute son âge, sa maturité… « Tu le trouves faible ? Stupide ? » Non, il était juste triste pour cette éventualité. Wil soupira intérieurement, c’était dur à avouer, mais le p’tit dieu avait raison, pour une fois ! Il devait essayer de rentrer cette éventualité… De faire… Du… Professeur son… C...C... Confident… 

Il sentait une vague de contentement du sans doute à Anubis. Il devrait faire un effort pour le penser naturellement et ça le faisait trembler rien qu’à l’idée de vraiment le faire. Ce serait douloureux, une torture, mais il n’aimait pas être aussi irréfléchi. Il y avait quelque chose à améliorer là. Ce serait fastidieux, non vraiment, il pouvait rester comme ça ? « Non, tu as besoin de parler. Je le fais bien moi ? » Ah bon ? Anubis avait un confident !? Mais… Où est-ce qu’il trouvait le temps de parler à quelqu’un… ? Vu qu’il était dans son esprit 24h sur 24… C’était complètement idiot, il n’y avait que lui à qui il parlait, il lui semblait. À moins qu’il y avait un genre de monde auquel il était connecté tout le temps et qu’il parlait entre divinités ? Ou alors il y avait un lien spécial entre Dieux, genre télépath- « Arrête… Je parlais de toi Wilhem » Oh… Il se sentait gêné à nouveau. Il n’aurait jamais pensé être le confident de son Dieu. Il ne pensait pas avoir autant d’importance à ses yeux. C’était vrai qu’il s’occupait de lui très souvent, pour le remettre sur pied, même si ça ne marchait pas forcément, au moins il y mettait de l’énergie à le réconforter. Il se sentait important pour Anubis et ça lui faisait plaisir. Avec cette sensation, il repenserait plus sérieusement cette histoire de confidence… Meh, plus tard. « Ne fuis pas. » ARG ! 

« -  Je n’y manquerais pas, ça me fait… Plaisir. T’as pas peur qu’j’sois un psychopathe ? J’sais où tu habites maintenant ~ »


Le secrétaire viendrait sans doute plus pour les gâteaux que tout le reste, et sa compagnie bien sûre ! Ce n'était pas un monstre... Il haussa les sourcils de manière super suggestive, il savait qu’il ne pouvait pas lui faire peur, il n’était clairement pas très effrayant après s’être autant dévoiler. Wil voulait surtout se détendre et ne plus trop penser à ce qui le tracassait. Il sentit une grande bouffée d’air frais qui le fit frissonner. Il s’emmitoufla dans sa veste en cachant son nez dans la veste. Il devait penser à rentrer aussi, le pensionnat ce n'était pas la porte à côté. Heureusement qu’il avait la voiture près du bar, il rentrerait avant le grand matin au moins. En pensant à dormir, il bâilla sans gêne ce qui réchauffa son torse vu qu’il était toujours la tête dans son sweat. Pouah, il ne s’étonnait pas de se frigorifier sur place, il ne bougeait plus, et il était crevé. Les vapes d’alcools aussi avaient eut le temps de disparaître. 

« - Bon, ben… J’vais te laisser rentrer tranquillou ~ J’suis crevé perso… J’espère pas trop avoir changé tes plans, surtout le footing ! »


C’était vrai qu’Yamèz était en train de faire un footing quand il lui a demandé le feu. Et il avait arrêté pour discuter. En espérant que ça ne chamboulait pas le rythme de sa journée, il savait que certaines personnes n’arrivaient pas à rester en forme toute la journée s’ils n’ont pas pu faire jusqu’au bout leur sport. Il s’apprêtait à partir en lui faisant signe quand il se rappelait que même s’il l’avait invité chez lui ce ne serait pas pratique pour communiquer qu’il aille souvent chez lui. Il trouva un papier de caisse dans sa poche de jeans et un stylo dans sa veste. Il nota quelque chose dessus avant de le tendre à son nouvel ami.

« - Tiens, c’mon num. Si un jour aussi t’as besoin, hésites pas ! Allez bonne nuit ! Ou matinée en fait … Bye bye ~ »


Il lui adressa un sourire avant de se retourner en sifflotant tranquillement. Finalement, cette journée c’était plutôt bien finie, malgré le désastre du début. Il espérait que tout ça allait donner quelque chose de bon, et il ne le pensait pas trop fort, mais il souhaitait que ce professeur soit la clef à un sérieux problème de manque de confiance en lui. Il ne le savait pas, mais il était encore sous la coupe familial, un peu moins qu’avant, mais sa pression était toujours présente. Sifflotant gaiement en sautillant dans les rues, il rejoignit sa voiture au bout d’un quart d’heure. Il s’était perdu un peu, mais ce n’était pas grave. Parce que l’avenir lui semblait plus radieux. Ahah… S’il savait. « J’ai un mauvais pressentiment... »

The END !


Joueurs



Wilhem Z. Brixton
Possédé par Anubis
MPPrésa



Iahmes Kadiri
Possédé par Seth
MPPrésa

©️ Halloween



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MessageSujet: Re: Every breath you take. Lun 30 Oct - 14:42



EVERY BREATH YOU TAKE.
feat. Wilhem


Il avait bien remarqué qu'il l'avait gêné, aussi, cela le gêna par effet boomerang. Il n'avait pas eu envie de lui donner cette sensation, et en même temps il trouva cela drôle qu'une telle carrure se cache de la sorte pour quelque chose d'aussi simple que ses paroles. Cette force d'aura qui se dégageait de lui et qui à présent rougissait jusqu'aux oreilles. De l'aide, lui aussi il en avait refusé. Il ne savait pas pourquoi le secrétaire en semblait si gêné, mais pour lui ça s'était apparenté à de l'orgueil et l'envie de ne pas déranger les autres avec ses problèmes. Il s'était toujours dit que les étouffer dans l’œuf avait été la meilleure des solutions, et cela n'avait fait qu'aggraver la situation. Heureusement, ses amis avaient changé la donne. Aussi, préférant ne pas alourdir son embarras, il n'insisterait pas pour aujourd'hui.
Si Iahmes avait ri, c'était spontané, frais et sincère. Peut-être qu'il ne pourrait rire de nouveau que de cette façon, avant un moment. Il savait que Wilhem ne pourrait pas être un psychopathe. Pas, du moins, avec l'aide d'un dieu comme Anubis, pas avec l'attribution de son rôle par le directeur de ce pensionnat, encore bien mystérieux. Ils avaient été sélectionnés, et ceci avait achevé de conclure ses convictions. Après tout dans sa tête résidait un psychopathe professionnel.
Alors il avait secoué simplement les mains pour qu'il ne s'inquiète pas pour lui. C'était son interlocuteur qui semblait beaucoup plus épuisé que lui ne l'était. Il comprit bien vite que pour lui, c'était la fin de la journée précédente, alors que le professeur commençait déjà une nouvelle.
Il était fatigué, de se lever tôt, de réfléchir à toutes les conditions de sa vie dès que le pied touchait le sol froid de la chambre. Mais il avait l'habitude. Du moins il commençait à l'avoir depuis quelques semaines.

-Ne t'inquiète pas pour moi, j'ai déjà bien couru !

Le footing c'était aussi une façon d'expirer tout ce qui lui tenait à cœur. La colère, la frustration de Seth autant que les siennes. Ce n'était pas seulement une manière de se tenir en forme, chose qu'il préférait faire à la piscine, mais cela tenait son rythme pour qu'il ne le perde pas. Certes, le faire à cette heure de la matinée relevait du monstre, mais on ne pouvait rien faire avec l'insomnie et les cauchemars. On ne pouvait que continuer à avancer en se demandant si un jour ça s'arrêterait.
Il avait pris un papier, avait griffonné. Iahmes fixait la feuille avec interrogation et curiosité. Il sortit les mains de ses poches, à présent chaudes, heurtées par l'air froid ambiant, pour prendre ce petit bout d'informations qu'il lui tendit. Un petit ticket de caisse où avaient été raturés des chiffres qu'il arrivait à lire distinctement.

-Tiens, c’mon num. Si un jour aussi t’as besoin, hésites pas ! Allez bonne nuit ! Ou matinée en fait … Bye bye ~


Il eut juste le temps de lui dire au revoir d'une salutation de la main. Il n'avait pas été assez rapide en réalité. La fatigue ? Certainement. Il avait concentré toute son attention sur la discussion, alors celle-ci retomba tout aussi rapidement. Il se retourna avec un sourire, scrutait le numéro de téléphone sur le papier. Tout ce qu'il avait pensé, et ce qu'il pensait sur le fait de l'avoir dérangé s'envolèrent, il se sentit confiant, content.
Il avait ri doucement, envers lui-même. Envers cette conversation. Tout se mélangeait, il ressassait, alors que ses pas le conduisaient vers son appartement au bout de la rue.
Le dieu en lui souriait, lui aussi, à sa façon.
Il savait que les choses avaient changé et qu'elles progresseraient certainement pour le meilleur. Du moins, il l'espérait. Ou il l'aiderait.
Il savait que sur ce bout de papier, qu'il avait plié en quatre et avait rangé dans la poche intérieure de sa veste de sport, se trouvait les pavés d'une route au bout de laquelle la première porte s'ouvrait.
Et Iahmes avait décidé d'ouvrir cette fameuse porte.
Cette fameuse heure de ce fameux jour.








End ~



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