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Rencontre au sein de dommages collatéraux [PV Laureleï Donnely]
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MessageSujet: Rencontre au sein de dommages collatéraux [PV Laureleï Donnely] Ven 20 Oct - 8:04



Va-t-on un jour me foutre la paix ?!


Cela aurait dû être une journée banale parmi tant d’autres. Je ne demandais rien d’autre au final : mener une vie de lycéen tranquille, sans que personne ne vienne me frapper ou faire du mal d’une quelconque façon. Malheureusement, depuis mon arrivée la normalité se trouvait plus dans le fait que j’étais traité comme d’habitude par des camarades de classe et que je n’avais aucune solution pour les arrêter. Ainsi, chaque jour, un nouveau passage à tabac m’était destiné sans que je sache quoi faire. Je ne voulais pas m’énerver comme le faisait Toueris et encore moins porter des coups alors que je détestais ce genre de choses. Puis je savais pertinemment que ça se retournerait contre moi, à tous les coups…

Ce jour-là, ce fut différent… Au lieu de me mener dehors pour me porter des coups hors du regard d’autrui, les garçons de ma classe me menèrent jusqu’aux toilettes. Sur le coup, je compris totalement ce que ça pouvait signifier et j’en avais pâli très fortement. Je gardais tout de même en tête que ça pouvait seulement être parce que la fille aux cheveux rouges leur avait mis la pâtée la dernière fois. C’était une possibilité non négligeable qui n’empêchait pas l’autre non plus. Silencieux comme toujours, je les suivis en priant que ce ne soit pas ce que je pensais, dans mon esprit, Toueris tentait de me rassurer un maximum. Pourtant, je ne parvins pas à calmer les tremblements qui me secouaient et qu’ils finirent par voir quand nous fûmes arrivés à destination.

- Hey ! Regarder les gars. On a même pas encore commencé qu’il tremble comme une mauviette !

- Lucky !

- On va le faire quand même. Ce serait dommage qu’on se soit préparé pour rien.


Acculé dans un coin de la pièce, je les vis s’approcher de moi. Leur visage montrait combien ils étaient satisfaits de la situation. Ils voulaient me faire la même chose que mes parents pendant tout le temps que je vivais sous leur toit sans que j’en connaisse la raison.

*Fuis !*

Lorsqu’ils furent à ma hauteur, je n’étais pas parvenue à bouger d’un pouce et la barrière qui m’avait entouré était loin d’être solide malgré ma peur qui avait atteint son paroxysme. Je vis donc leurs mains se tendre vers moi et m’attraper pour commencer à arracher mes vêtements. Incapable du moindre son, je tentai de me débattre sans vraiment parvenir à quoi que ce soit.

*Yuki, fuis !*

Au moment où Toueris m’avait hurlé ça, l’opportunité s’était présentée et je l’avais saisie sans réfléchir. Les faisant lâcher prise sous le coup de l’adrénaline, je me relevai et me mis à courir. Ma vitesse était un record personnel tant j’étais poussé par une terreur sans nom qui me tordait les entrailles. Tant et si bien que je ne voyais pas ceux que je bousculais en chemin, je ne voyais pas où j’allais. Tout ce que je voyais c’était qu’il fallait que je fui, peu importe où.
Le torse à l’air à cause de ma chemise ouverte par mes agresseurs, c’était comme si ma vie en dépendait. Ma déesse ne faisait rien pour que je m’arrête, pensant certainement qu’elle ne pourrait pas me calmer juste avec des paroles. Il lui fallait des renforts.

La chance sembla lui sourire quand, arrivant devant une salle de classe M : une jeune fille blonde et aux yeux bleus en sortait, se mettant ainsi pile sur ma trajectoire. Comme la panique me rendait encore aveugle de tout ce qui m’entourait, je lui rentrais dedans violemment, m’assommant au passage. J’étais essoufflé au point de ne pas pouvoir repartir, totalement sur la défensive malgré que j’ai semé mes agresseurs depuis longtemps déjà, et perdu. Je me relevai donc et reculai un peu pour rester loin de cette fille à qui je devais des excuses, à genoux, regardant autour de moi frénétiquement. Aucune parole ne parvenait à franchir mes lèvres, mes pensées étaient si chaotiques qu’il m’était impossible d’entendre les mots rassurants de Toueris. Qu’en serait-il concernant cette fille que j’avais renversée sans réellement le vouloir ?


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MessageSujet: Re: Rencontre au sein de dommages collatéraux [PV Laureleï Donnely] Lun 23 Oct - 20:16

Rencontre au sein de dommages collatéraux

Avec Yuki Nakamura

Journée de cours ordinaire, à m’ennuyer profondément. Bon au matin, pendant le cours sur la maitrise de nos pouvoirs de M, j’ai quand même réussi à maitriser le vol d’une plume sur 1 mètre. Bien sûr, il y a un élève qui a foiré son coup et provoqué un gros bruit qui m’a fit sursauté, perdu la maitrise de mon pouvoir. Dans un grand coup de vent, la plume a été se planter dans le bras de Nolan, deux mètres plus loin, puis est retombée lentement au sol. Forcément ça ne pouvait qu’aller sur lui, j’ai eu le droit à ses blagues débiles du genre « t’as pas d’autres moyens pour attirer mon attention ? ». Je l’ai foudroyé du regard et je suis partie à l’opposé de la salle pour retravailler avec ma plume. Mais ma concentration était partie.

Je me suis tenue loin de lui tout le reste de la journée. Heureusement lui aussi. Sincèrement je suis restée dans mon coin une nouvelle fois, j’étais bien mieux. J’aime bien Ashly et Sheila mais là j’avais vraiment besoin d’être au calme.

Le reste de la journée a donc été calme mais rébarbatif. Enfin la fin des cours ! Mais la prof me demande de nettoyer le tableau. Du coup je suis la dernière à sortir. Trop contente d’avoir enfin fini, je sors en me dépêchant.

- OUCH !

Je viens de me prendre un boulet de canon dans le plexus. Projetée contre le mur, je suis un peu sonnée. La douleur irradie dans la poitrine.
Je découvre un gamin à 4 pattes par terre, soufflant comme un bœuf. Je suis en colère et je ne me gêne pas pour lui crier dessus.

- Mais bordel ! Ça ne va pas oui ! Tu ne peux pas faire attention !

Le garçon se relève et je me rends compte qu’il est complètement paniqué. Sa chemise est ouverte, c’est très bizarre. Je me calme aussi sec. Le voyant reculer constamment, je fais un pas vers lui en essayant de m’adoucir. Ma voix est plus posée

- Ok ! Qu’est-ce qu’il t’arrive ?

Mais il recule encore plus, alors je m’arrête.

*C’est bien Leï, vas doucement. *

*Oui jsuis pas demeurée quand même !
Mais il m’a sacrément cogné ce gas.
Il est aussi grand que moi en plus !*


*N’empêche qu’il est en panique totale !*

Aucun doute là-dessus ! Je décide de rester à distance, reculant même du pas que j’ai fait. Je me masse la poitrine en grimaçant un peu, parce que c’est vachement douloureux quand même. Les mecs ne comprennent pas ça ! J’essaye de lui sourire, appliquant les conseils de Njörd. Mais je ne suis pas sûre que ça rassure le garçon.

- Je ne te ferais pas de mal. Ok je me suis emportée parce que tu m’as fait mal. Mais tu fuis quoi là ? Qu’est-ce qu’il t’arrive ? Pourquoi t’es débraillé ? On t’as fait du mal ?

Bon d’accord, je l’assomme de questions. Mais il a éveillé ma curiosité. Et puis s’il est persécuté, ça ne doit pas resté impuni. Il fait ma taille, mais semble avoir la volonté de se défendre d’un mini-pouce. Il est très étrange
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MessageSujet: Re: Rencontre au sein de dommages collatéraux [PV Laureleï Donnely] Mer 25 Oct - 8:29



Merde... elle est en colère


Sur le coup je ne m’étais pas réellement rendu compte des conséquences de cette collisions. Deux choses étaient à prendre en compte pour cela : ma panique totale et ma peur lorsque cette personne me cria dessus. Elle l’avait fait de la même façon que d’autres avant elle, tant et si bien que je n’avais pas osé lever les yeux sur elle, la regarder en face ou même analyser sa voix pour savoir comment m’adresser à elle. Même le fait qu’elle soit une fille m’échappait totalement.

*Ne t’en fais pas Yuki, je ne pense pas qu’elle te veuille du mal : en lui rentrant dedant tu lui as simplement fait mal. Il est donc normal qu’elle réagisse avec colère, non ?*

*… encore une personne qui va me détester…*

*Si c’était vraiment le cas elle ne te parlerais pas aussi doucement en ce moment, tu ne crois pas ?*

Alors que Toueris me disait ça, la personne en face de moi dont je regardais les pieds s’avançait en me demandant ce qu’il m’arrivait. Sa voix s’était effectivement faite plus douce, mais cela pouvait être un piège. Pourtant, le silence se fit et ses pieds reculèrent autant qu’ils s’étaient approchés de moi, me rendant confus. A cause de cela, je ne parviens toujours pas à la regarder en face, ce qui me donne tout le loisir et l’excuse de continuer ma surveillance un peu moins soutenue.

- Je ne te ferais pas de mal. Ok je me suis emportée parce que tu m’as fait mal. Mais tu fuis quoi là ? Qu’est-ce qu’il t’arrive ? Pourquoi t’es débraillé ? On t’a fait du mal ?

En entendant dire que j’étais débraillé, je me rendis enfin compte que ma chemise était ouverte. Du coup, tremblant et toujours à genoux sur le sol, je tentai désespérément de fermer mon haut alors que ma barrière se formait autour de moi. Elle était solide, mais si on insistait un peu pour la briser, elle ne tiendrait pas.

*Yuki, calme-toi. Elle ne te veux aucun mal.*

*Qu’en sais-tu ?*

*Ce genre de question n’est pas posée quand on veut du mal aux autres. Elle l’aurait tourné d’une autre façon.*

Mais que ce soit le cas ou non, je ne me sentais pas la force de lui révéler ce qu’il s’était passé. C’était bien trop douloureux et je ne voulais pas entendre des moqueries inutiles. Je savais que j’étais faible et bizarre. Je savais que je n’avais rien pour être apprécié.

*Arrête de te donner des excuses. Je suis certaine que tu en es capable, tout simplement parce que tu veux que tout ça s’arrête.*

- Si quelqu’un pouvait arrêter ça, il l’aurait fait depuis longtemps…

J’avais parlé à voix haute malgré moi pour répondre à Toueris. Les tremblements s’étaient fortement ressentis dans mes paroles alors que je passais difficilement au troisième bouton de ma chemise et que le second n’était pas mis correctement. Je me sentais pâteux et j’avais terriblement envie de prendre une nouvelle fois mes jambes à mon cou en ayant, cette fois, un but bien précis : ma chambre. Certes, d’autres personnes y logeaient, mais j’étais à peu près certain de ne pas être dérangé jusqu’au soir.


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MessageSujet: Re: Rencontre au sein de dommages collatéraux [PV Laureleï Donnely] Lun 30 Oct - 20:42

Rencontre au sein de dommages collatéraux

Avec Yuki Nakamura

Pour le coup, ma journée prenait un tournant moins ordinaire. Bien que j’aurai préféré éviter le bleu que je sens que je vais avoir sur la poitrine, il me semblait en l’instant que l’important était l’attitude peu commune du garçon devant moi. Il semble plus jeune que moi. Sûrement un seconde de 14-15 ans, pas plus c’est sûr à son visage de poupon. Mais il est aussi grand que moi alors il n’a pas de quoi être intimidé.

Bon d’accord je lui ai braillé dessus ! Mais il m’a fait mal quand même !

Le voir rester au sol m’a fait comprendre que quelque chose ne va pas. Et puis il ne courait pas dans les couloirs en riant avec des camarades, comme tout élève surexcité de la fin des cours. Non, j’ai plus l’impression qu’il fuit quelqu’un.

Après m’être excusé et l’avoir questionné, j’attends. Je ne bouge pas d’où je suis. Je jette un œil à l’angle du couloir et ne voit personne venir. Bon, s’il a été agressé, au moins les attaquants ont abandonné. Une bonne chose, déjà !

*Il n’a pas l’air de vouloir se relever. *

*je ne vais pas le relever de force, quand même ?!*


*Non, mais peut-être que tu peux essayer de le rassurer. Tu l’as un peu assommé de questions.*

Hum, je ne sais pas. Le garçon essaye de refermer sa chemise mais il tremble comme une feuille. Il finit par ouvrir la bouche pour me sortir une phrase qui me laisse sans voix.

Je m’accroupie devant lui, bras autour de mes genoux. Je le scrute sans méchante. Je suis juste intriguée. Et surtout j’ai l’impression de voir un oisillon tombé du nid, poursuivi par des renards et qui est en panique complète. Mais son regard et son ton montre clairement un être profondément résigné à subir. Subir quelles violences ? Je ne sais pas. Mais quoiqu’elle soit, ce n’est pas normal de se laisser marcher dessus comme ça. Je boue intérieurement

*Reste calme, Leï. Ne lui montre pas ta colère*

J’inspire à fond. Nono a raison. Pas la peine de faire peur à ce bébé. S’il se met à trembler plus, il pourrait bien provoquer un séïsme.

- Arrêter ça ? De quoi tu parles petit ?

Je tends la main doucement alors qu’il ne veut toujours pas me regarder dans les yeux. Mais je cogne sur une barrière invisible. Je tâte doucement. C’est étrange.

*Une bulle de protection. Etrange qu’il ne s’en serve pas contre ses agresseurs.*
*Pas tant que ça !
Regarde ma maitrise exceptionnelle de tes pouvoirs !*

Bien sûr c’est sarcastique. Mais vu que nos pouvoirs et nos émotions sont étroitement liées, je comprends que la panique n’ait pas réussi à créer sa bulle au bon moment. Et est-elle assez solide face à ces agresseurs ? S’il est en seconde, il vient d’arriver comme moi. C’est qu’il n’est pas possédé depuis longtemps. Tout s’expliquerait. Enfin pas tout, pourquoi se laisse-t-il malmené ? Pourquoi s’en résigne-t-il ainsi ?
Je remarque alors sa cravate.

- Tu es possédé par un dieu égyptien ? Moi il est Nordique. Njörd, dieu de la mer et de l’abondance. Il est chiant parfois, souvent, mais pas méchant. Et toi ? C’est un dieu sympa ? La bulle autour de toi là ? Je trouve ça sympa en tout cas ! au fait moi c’est Laureleï, tu peux m’appeler Leï si tu veux.

*Doucement, petite ! Tu vas le saouler avec toutes tes questions. Vas-y en douceur !*

Bouh ! Je fais ce que je peux moi ! Je viens de passer des heures assise en cours, j’ai besoin de me dépenser, d’aller danser et je me retrouver à ramasser un oisillon en déperdition. En plus, je viens de lui permettre, d’emblée, de m’appeler Leï. C’est un gros effort pour moi.

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MessageSujet: Re: Rencontre au sein de dommages collatéraux [PV Laureleï Donnely] Ven 3 Nov - 20:04



Ah non... elle ne l'est pas.


J’avais tant de difficultés à boutonner ma chemise que ma concentration sur ce qui m’entourait se faisait difficile. Il n’était pas non plus faux de dire que je n’avais pas conscience de ce qu’il se passait autour de moi. En plus de cela, comme la jeune femme devant moi semblait très en colère, il me semblait plus sûr de ne pas la regarder dans les yeux. Dans le cas contraire, cela pourrait grandement l’énerver et elle pourrait vouloir me frapper, elle aussi. Je ne voulais pas prendre le risque, il en était hors de question. Ainsi, je ne la vis pas s’accroupir devant moi et me regarder. pourtant, je sens que quelque chose ne va pas et ma barrière s’en fit que plus forte. Puis vint deux questions étroitement liées suivies d’un surnom destiné à me désigner. Personne ne m’avait ce genre de choses gentiment alors je ne le pris pas très bien, cela me blessa. Répondre devint alors plus difficile encore qu’au départ.

*Elle ne te veut aucun mal, voyons, sinon elle ne te poserait pas ce genre de questions.*

*C’est ce que tout le monde disait pour mes parents, et t’as vu où ça m’a mené ?*

*Sauf que là on ne parle pas d’eux. S’il te plaît, fais moi un peu confiance. T’ai-je déjà trahi ?*


Non, Toueris ne m’avait jamais trahi. Bien au contraire, elle m’avait toujours guidé et cherché à me rassurer sans jamais s’énerver totalement contre moi. Mais ce n’était pas une raison suffisante pour que j’ouvre mon coeur à une étrangère. Surtout qu’elle pourrait utiliser mes dires contre moi. Certes, ce n’était peut-être pas son but ou son genre, mais qu’en savais-je ? Je préférais prendre le moins de risque possible.
En remarquant que malgré mon silence elle ne s’énervait pas, je levai la tête vers elle avec anxiété. Ma chemise était boutonnée à moitié, ce qui était bien assez pour ne pas ressentir une honte infinie en découvrant qu’elle était accroupie devant moi, me regardait et semblait palper quelque chose d’invisible. Je savais de quoi il s’agissait : ma barrière me coupait parfaitement du reste du monde. Etait-elle surprise par mon pouvoir ?

*Merde !! Et si elle est…*

*Ne t’en fais pas : nous sommes à l’étage réservé pour vos cours pour vous aider à maîtriser vos pouvoirs. Et si tu regarde bien sa cravate est comme la tienne. Elle comprendra donc que je suis en toi.*

Comme pour lui donner raison, la jeune femme blonde face à moi commença à me demander des informations concernant ma déesse. Elle m’apprit également que le dieu qu’elle avait en elle était nordique. D’ailleurs, son nom était imprononçable ! Et, après une nouvelle vague de questions, elle se présenta : Laureleï. Elle m’autorisa également de l’appeler par son surnom, mais j’étais persuadé de ne rien en faire. Je n’avais aucunement l’intention de m’attacher à elle. Puis, de toute façon, je n’en étais pas là mais bien au fait de lui répondre ou non. Je restai silencieux un moment avant que, poussé par Toueris, je finisse par répondre en continuant de fermer ma chemise, ce qui me permit d’éviter son regard :

- Toueris est Egyptienne. Je ne peux pas dire qu’elle est méchante, mais parfois elle fait peur.

Ma voix tremblotait. Je mis cela sur le coup de l’émotion, puisque je n’étais pas encore remis, écoutant l’intéressée insister pour me présenter et en dire plus pour ma situation. Pour me convaincre, elle appuya sur le fait que j’étais protégé par mon pouvoir, donc qu’en cas de problème je n’avais qu’à m’en aller sans l’écouter. A l’entendre, je compris rapidement qu’elle ne croyait pas un seul instant que Laureleï-san puisse être méchante, même si elle m’avait crié dessus. “C’est comme moi quand je m’énerve contre tes agresseurs” avait-elle ensuite déclaré. Je dus donc baisser les bras sous la force de ses arguments. Pensivement, je soupirai comme pour montrer à Toueris que l’idée ne me plaisait pas du tout avant de prendre la parole à nouveau comme auparavant :

- Mon nom est Yuki. Yuki Nakamura. Pour ce qu’il faut arrêter, continuai-je sous la pression de la déesse, c’est la violence gratuite.

Voilà. C’était dit. Comme pour boucler ce sujet, je finis de boutonner ma chemise, cachant ainsi les bleus et le pansement, que j’avais depuis récemment, ce qui fit disparaître tout risque qu’elle les aperçoive.


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MessageSujet: Re: Rencontre au sein de dommages collatéraux [PV Laureleï Donnely] Jeu 16 Nov - 20:20

Rencontre au sein de dommages collatéraux

Avec Yuki Nakamura

Le petit semblait vraiment déstabilisé. Sa peur me paraissait être une frayeur intense et le voir déshabillé en partie, m’interpelle sur ce qu’il venait de subir. Il se passe des choses qui me semblent non tolérable. Je ne suis pas la plus sociable du monde, j’en conviens et je m’y conforte avec plaisir. Néanmoins je suis très sensible, quoiqu’en pense certains, et je suis surtout très intolérante avec les injustices et agressions. Je bouillonne intérieurement, et Njörd le sais car il est vachement calme et posée dans ses propos.

*A mon avis il cogite dur, là !*

*Ou bien il est en discussion avec son dieu. Il semble vraiment très craintif. Il ne doit pas faire facilement confiance. Pire que toi, si j’avais cru ça possible !*
*Pouet !*


N’écoutant pas Nono, j’attends patiemment accroupie devant le gosse. Son regard me fait comprendre que sa peur de moi s’apaise un peu et en effet, il m’apprend le nom de sa déesse. Il exprime un peu sa peur, mais j’ai bien l’impression que ce n’est pas sa déesse qui le fait flipper le plus.

Je souris quand le jeune homme me dit enfin son nom. Mais je m’inquiète vraiment pour ses propos.

- Enchantée, Yuki ! Désolée de t’assommer de questions. J’ai parfois tendance à trop me lâcher et saouler de paroles quand je panique.

*Lui avouer que j’ai peur,
c’est une bonne idée ça ?
Pas sûre !*

*Mais si. C’est bien. Vas en douceur. Une question à la fois. Mais déjà, regardes il semble plus calme et te répond.*

J’attends que Yuki se rhabille sans trop le fixer. S’il a peur, le détailler du regard le mettrais encore plus mal à l’aise. Mais je ne dois pas laisser le sujet s’éloigner. Je finis par reprendre la parole en revenant sur cette violence dont il fait l’objet.

- Si tu te fais agresser, tu dois le signaler Yuki. Je vais t’aider. Tes agresseurs ne doivent pas rester impunis. Tu ne peux pas les laisser recommencer.

Je vois bien qu’il n’est pas convaincu. Sa peur transpire de tout son être.

- La peur c’est bien. Ça t’évite des ennuis. Mais ça ne doit pas t’éviter de vivre.

Ok là je fais dans le philosophique…

- Ce que je veux dire, c’est qu’il n’est pas normal que tu es peur de ton ombre comme l’état où je te vois. Tu me suis ? On va aller voir les surveillants.

Mon ton est franc, sincère mais pas autoritaire. Non c’est une invitation, une vraie invitation à l’aider.
J’essaye de lui sourire pour qu’il le comprenne.

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MessageSujet: Re: Rencontre au sein de dommages collatéraux [PV Laureleï Donnely] Ven 17 Nov - 22:53



Dire ou ne pas dire ?


Sur le coup je ne m’en rendis pas du tout compte, mais il me parut évident, après que Toueris m’en ait touché deux mots, que la jeune femme avait été extrêmement silencieuse en attendant que je lui réponde. C’était peut-être même pour cela que j’avais pu écouter aussi bien tous les propos qui m’avaient été donnés en mon esprit et que ces derniers avaient pu faire mouche. Après tout, si elles m’avaient toutes deux parlé en même temps, je n’aurais pas su où me donner de la tête et cela aurait été fort gênant pour moi. Mais ce n’était pas pour autant que j’allais lui accorder plus de confiance que je le pouvais.

Néanmoins, ne pas accorder la confiance ne signifiait pas écouter. Du coup, je la laissai prétendre qu’elle était enchantée de me rencontrer et s’excuser de toutes les questions qu’elle m’avait posées plus tôt. Je ne comprenais cependant pas en quoi elle était stressée. Je ne portais cependant aucune réelle attention à cela sur le moment, pour éviter que ma divinité ne vienne tenter de m’expliquer ou même faire une erreur qui me serait condamnable. Pourtant, je ne parvins pas à m’ôter totalement cela de la tête, comme si je devais en apprendre quelque chose. C’était… étrange.

Lorsque j’eu enfin terminé de boutonner ma chemise, je me sentis très légèrement moins en danger. Peut-être pas autant à l’aise que ce qu’aurait voulu ma colocataire, et ce ne fut pas prêt de s’arranger puisque mon interlocutrice profita que je sois plus à l’écoute pour me faire part de sa pensée par rapport à la violence gratuite que j’avais nommée plus tôt. Après tout, elle était en train de me conseiller d’en parler, chose qui m’avait été impossible de faire bien des années plus tôt sous peine de me faire punir d’une façon ou d’une autre. Me frapper était une normalité à laquelle je m’étais habitué et c’est pour ça que je ne comprenais pas pourquoi tout changeait depuis que j’étais venu dans cette école. Ce que je ne voyais alors pas, c’était que j’aurais très bien pu mal comprendre le message des adultes, comme les frustrations de mes anciens camarades de classes que j’avais vu me tourner le dos du jour au lendemain.

Finalement, après avoir prétendu que la peur ne devait pas “m’empêcher de vivre”, formulation que je ne compris pas puisque je pensais qu’elle voulait dire cela littéralement, elle me tendit la main. Faisant cela, elle me proposa de m’accompagner chez les surveillants pour signaler les violences dont j’étais victime. Toujours assis sur le sol, je la vis sourire, ce qui me fit détourner la tête.

*Laisse-la donc te guider. Elle a l’air gentille au fond.*

*Tous ceux qui tendent la main ne sont pas “gentils”*

*Non, mais comment veux-tu le savoir si tu ne leur laisse pas une petite chance ? Puis je te l’ai dit : tu n’es plus au Japon ! Les mentalités d’ici ne sont pas les mêmes que chez toi, donc tu as deux fois plus de raisons de laisser le bénéfice du doute aux autres..*


Doucement, je me laissai convaincre jusqu’à me lever pour suivre Laureleï-san. Pour avoir fuit tout contact humain comme la peste, je ne pus que rester à ses côtés pour trouver le bureau des surveillants dont j’avais oublié l’emplacement. Sur le chemin, je ne dis rien, préférant garder mes distances au cas où je me serais encore fait tromper.

Lorsque nous fûmes arrivés à destination, je n’entrai pas tout de suite tant je sentis l’angoisse m’envahir. Cependant, écoutant Toueris m’encourager et voyant la blonde m’attendre, je finis par passer le pas de la porte. Je fis alors face à deux adultes qui venaient de tourner la tête en ma direction. La panique m’envahissant, j’entendis à peine qu’on me demanda la raison de ma venue ici ou même d’expliquer ce qu’il m’était arrivé. Tant et si bien que je finis par faire demi-tour pour sortir précipitamment. L’extérieur m’offrant un peu plus d’air que dans le bureau, je m’adossai au mur avant d’être rejoint par mon accompagnatrice qui se montra… compréhensive ? En tous les cas, elle me demanda de lui donner des détails concernant les violence pour qu’elle puisse en informer elle-même les adultes. Je pris alors quelques bouffées d’air avant de lui répondre sans conviction, mes yeux posés sur mes pieds :

- Il s’agit de garçons de ma classe. Dès qu’ils en ont l’occasion ils me prennent à part pour me frapper. C’est comme ça depuis un moment déjà.

Je lui donnai d’autres informations nécessaires sans entrer dans d’autres grands détails avant de la voir partir du coin de l’oeil.

*Je suis fière de toi, Yuki. Tu vois, elle est très certainement plus digne de confiance que ce que tu pensais, non ?*

*Et pour combien de temps ?*

*... Tu es vraiment impossible quand tu t’y mets.*



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MessageSujet: Re: Rencontre au sein de dommages collatéraux [PV Laureleï Donnely] Dim 3 Déc - 19:19

Rencontre au sein de dommages collatéraux

Avec Yuki Nakamura

Je pense que j’ai bien agi (pour une fois). J’ai vite compris la panique et la peur qui habitent ce garçon. J’ai vite ravalé ma colère habituelle pour l’aborder en douceur afin de le rassurer. Il semble vraiment étrange. Il n’a pas confiance. C’est évident. Mais ce n’est pas moi qui le jugerais sur ce point. Il finit par me répondre.

J’essaye de lui parler calmement mais d’un ton quand même franc. Il n’est pas évident de lui faire comprendre que se faire malmener régulièrement par ses camarades n’est pas une situation acceptable.

*Note à moi-même :
demander à Ashly si elle peut
m’apprendre à me battre en vrai !*

*Laureleï ! Tu ne vas pas de battre !*
*Non mais pour me
défendre au cas où !
Regarde ce garçon !
Il en aurait bien besoin !*

*D’accord, mais je te surveille ! Tu es une fille bien, ne devient pas bagareuse.*
*Ne t’inquiètes pas, Nono !
Je ne compte pas chercher la bagarre.
Je veux juste savoir me défendre
ou défendre un petit gamin apeuré.
J’ai l’intention de ne pas m’amocher
pour pouvoir faire le concours.*


Nono soupire et sourit en même temps. Oui c’est bizarre. Et c’est une image virtuelle dans mon pauvre cerveau qui vient de tirer une journée de cours barbante.
J’emmène le jeune garçon vers le bureau du surveillant. J’explique rapidement à l’étudiant la situation mais Yuki panique alors que mon interlocuteur veut l’interroger. Je retiens l’homme.

- Non, je vais lui parler. Il a peur. Et une fille lui fait peut-être moins peur. Je reviens, restez là.

Je sors sans courir à la suite de Yuki. Il est adossé au mur, fixant ses pieds. Il va user ses chaussures, rien que du regard à force ! Je me plante devant lui en le fixant. J’essaye de lui sourire mais de lui montrer aussi ma détermination. J’évite tout contact physique pour ne pas accentuer son malaise. Et je m’efforce d’avoir une voix douce, malgré l’intensité réelle que j’y mets.

- Yuki ! Désolée c’est dur pour toi. J’en ai conscience. Le surveillant aussi. Mais tu dois parler. Qui sont tes tortionnaires ?

Le garçon finit par me parler. Je suis estomaquée. Je boue de colère contre ces sales mômes.

*Je comprend Leï mais gardes ton calme devant lui. Tu es en train d’envoler les feuilles de la cours là !*

Je regarde autour de moi. En effet, les feuilles à proximité de moi tourbillonnent. Je grimace et inspire un grand coup, bien profondément. Les mini-cyclones se calment.
Je jette des regards alentour. Ouf ! Personne ne l’a vu.


*Merci. Désolé.*

*Ce n’est pas très grave. Mais évite ce genre de démonstration en public. Tu le sais, tes émotions sont la clé de tes pouvoirs. Et ta colère enfouie est un sacré déclencheur.*

Je regarde Yuki. Je ne sais pas s’il a vu, mais il sait que je suis une M, donc ça n’a pas d’importance.

- Merci Yuki, de t’être confié à moi. Je vais expliquer cela aux surveillants. Tu m’attends là, s’il te plait.

Je le guête du coin de l’œil en retournant dans le bâtiment. Je ne compte pas le laisser partir se planquer. Il a besoin d’un peu d’attention sereine. J’explique tout au surveillant. Celui-ci me promet d’agir en conséquence et me demande de convaincre Yuki de faire une déclaration écrite mentionnant les noms de ses camarades. Je lui promets de faire mon possible, mais ce n’est pas gagné. Il me donne ensuite les coordonnées du psy de l’école. Je ne savais même pas qu’il y en avait un.

*Ce n’est pas simple d’être un ado, alors un ado possédé encore moins. L’école cherche à ce que chaque élève soit bien dans sa peau.*

*Mouais ! M’enfin le directeur s’éclate
à nous faire posséder quand même !
C’est moyen comme bien être.*

*En toute modestie, je pense que je te fais du bien !*

J’éclate de rire en sortant du bâtiment pour rejoindre Yuki. Pas sûre que le garçon comprenne ma réaction

- Pardon, Yuki. C’est mon parasite divin qui aurait les chevilles très enflées à ne plus pouvoir entrer dans ses bottes s’il pouvait se rendre réel.

Je me pose contre le mur à côté du japonais, pied droit à plat sur le mur.

- Les surveillants vont régler le problème. Mais il faudra signaler chaque fois que ces garçons t’embêtent. Et ne te laisse pas faire ! Cri s’il le faut dans les couloirs. Et ne reste pas seul, c’est un bon moyen de ne pas se faire coincer par ces petits salauds.

*Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais !*
*Compare ce qui est comparable.
Je reste seule pour me protéger.
Lui a besoin du contraire !*


Je souris à Yuki.

- ça te dit un goûter ? Je t’invite à la salle commune.

*Wouah ! Il va neiger !*

J’ignore les réflexions désobligeantes de Njörd et avance d’un pas. J’attends que Yuki veuille me suivre.
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MessageSujet: Re: Rencontre au sein de dommages collatéraux [PV Laureleï Donnely] Lun 11 Déc - 7:01



Dire ou ne pas dire ?


Je venais de révéler ce que je cachais depuis quelques mois déjà. Je ne m’en sentais pourtant pas aussi libéré que ce que m’avait promis ma déesse en train de me féliciter. Pourtant, sur le coup ce ne fut pas ce qui me déstabilisa : sur le sol, des tourbillons se formaient en emportant les feuilles mortes, un peu comme pour les faire danser. Ce petit spectacle qui ne dura que quelques secondes me permit simplement d’ignorer totalement le commentaire de Toueris devant ce que je lui avais répondu. Je n’avais pas besoin, pour le moment au moins, d’entendre cela. Je ne savais pas ce qui m’attendait et j’avais peur que la gentillesse apparente de la jeune femme qui partit, après m’avoir remercié, dans le bureau des surveillants s’évapore d’un seul coup. La raison ? Certainement étaient-elles nombreuses puisque personne ne s’était encore réellement attaché à moi sans se retourner contre moi par la suite. Je ne savais juste pas pourquoi justement…

Pendant un moment, je restai seul. Ainsi, je profitai de l’air frais de l’extérieur et regardai les alentours, baissant les yeux dès que je voyais des personnes venir en ma direction. Regarder les autres n’était vraiment pas ma tasse de thé… Mais cela ne m’empêcha pas de remarquer l’immensité de la cour. Alors que devant les bâtiments le sol était plus en béton ou autre matériaux solide, la partie la plus utilisée pendant la récréation était plus en sable. Par endroit, des arbres avaient été plantés comme des sortes de décors naturels mais que très peu de personnes respectaient. D’ailleurs, il me semblait que je ne serais pas bien plus heureux à leur place tant ils devaient souffrir par notre faute. Sinon, quelques bancs, en bois et métal, n’attendaient qu’une seule chose : que quelqu’un s’assoit dessus.

Ce qui me fit réellement cesser de regarder les alentours fut la voix de la jeune fille qui était allé voir les surveillants. Je n’arrivais pas à prononcer réellement son prénom. Je n’étais même pas certain de l’avoir compris en fait. Néanmoins, ce fut plus son rire qui me donna une drôle d’impression. C’était rare qu’on ne le fasse pas contre moi… Pourtant, comme si elle avait lu dans mes pensées, elle m’expliqua qu’elle le faisait à cause de sa divinité. Etait-ce vrai ? Pouvais-je la croire ou prenait-elle cela comme excuse pour me garder près d’elle ? Je ne savais pas trop quoi penser malheureusement… Je la regardai donc avec un air mi-interrogateur, mi-méfiant que je ne maîtrisais pas du tout. Elle était placée à côté de moi, contre le mur, droite comme un i.

*Elle n’a vraiment pas l’air méchante ou de vouloir te tromper. Pourquoi te mets-tu donc autant de barrière ? Cela devient invivable à force.*

Je ne voulais pas lui faire part de ce que je pensais. Je ne voulais pas lui dire mes doutes ou mon énervement face à son incompréhension. Pourtant, mes souvenirs affluèrent alors que je regardais à nouveau mes chaussures, répondant ainsi à ses questions. Pendant ce temps, ma camarade me mit au courant de ce qu’il s’était apparemment dit au bureau des surveillants. A moins que ce soit seulement le fond de sa pensée ? En tous les cas, elle me disait très clairement de me défendre ou de demander de l’aide dans ce genre de situation. Pour moi ce n’était pas si simple que ça puisque c’était “normal”.  Je ne pouvais cependant pas le lui dire. C’était certain qu’elle ne me comprendrait pas…

*Le silence n’est pas toujours la bonne solution : de longues explications peuvent aider à la compréhension.*

*Je ne suis pas le meilleur dans ce genre d’exercice. Puis… même toi tu ne me comprends pas. C’est pas vrai ?*


- Ca te dit un goûter ? Je t’invite à la salle commune.

Ne comprenant pas trop ce qu’elle me proposait, je tournai la tête vers elle, cherchant des explications qui ne vinrent pas. D’ailleurs, comme pour venir ici, elle avait fait un pas vers son objectif avant de m’attendre. Je fus cependant comme plus sceptique, ce qui ne manqua pas de faire réagir Toueris :

*Le goûter ne sera pas empoisonné et tu ne seras pas au menu, tu sais ?*

*Tu dis des choses bizarres…*


Pas pour donner tort à ma déesse qui commençait à me traiter de sale gamin, ni pour faire plaisir à qui que ce soit, mais bien parce que je pensais agir par seule curiosité, je me relevai de mon mur en usant de mes bras pour suivre la jeune fille jusqu’à la salle commune. Je n’avais jamais réellement aimé cette pièce puisqu’elle était le théâtre de réunions entre amis qui parlaient et riaient très fort. Je préférais le calme même si un peu d’activité n’était pas de refus.

En tous les cas c’était une très grande salle claire puisque les murs étaient peints dans des tons blancs et le sol l’était presque. Après tout son bois était très claire. Au milieu, il y avait des tables carrés entourées de chaises alors que contre les murs on pouvait avoir accès à des distributeurs, des canapés et des ordinateurs. Mais ce à quoi nous avions accès sans que je m’en soucis, c’était la partie “jeux” avec les consoles, la télévision dont la télécommande était très voulue, un babyfoot (comment pouvait-on s’amuser en se disputant une balle ?)... Je ne m’étais pas vraiment sociabilisé depuis mon arrivée là, alors pourquoi me serais-je intéressé à tout ça ? Je savais que ça existait déjà, n’était-ce pas déjà bien ?


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MessageSujet: Re: Rencontre au sein de dommages collatéraux [PV Laureleï Donnely] Ven 22 Déc - 21:50

Rencontre au sein de dommages collatéraux

Avec Yuki Nakamura

Ma journée de cours m’avait fatiguée. Je n’avais qu’une envie me poser sur mon lit et grignoter devant des vidéos de danse. Mais étonnamment, ce petit gars m’avait donné l’occasion de faire une bonne action, et ça me mettait du baume au cœur.
Mais en même temps j’étais inquiète et anxieuse. Ce garçon ne réagit pas du tout comme un être normal. Pas de colère. Pas de contrariété. Pas de fuite. Juste un air perdu, pas un mot, et un regard de chien battu. Qu’est-ce qu’il a pu encaisser dans sa vie pour être dans cet état ?

Après avoir reporté ses paroles aux surveillants, j’explique à Yuki qu’ils vont s’en occuper. Quoi dire de plus ? ça m’énerve qu’il trouve presque normal de se faire malmener. Alors je lui dis de se défendre, tout au moins de crier et signaler tout abus. Je suis incapable de dire si ça le touche ou le fait un peu cogiter. Il est muet et me regarde un peu comme si j’étais une extraterrestre. Il n’a clairement pas confiance.
Ce n’est pas moi qui le jugerai. Faire confiance, c’est se mettre en danger.

*Tu exagères toujours autant, petite Leï !*
*Si peu !
Et je ne suis pas petite !*


Ça fait rire Njörd, évidemment ! Mais pas moi ! C’est la réalité des choses. Et je n’accorde plus ma confiance à 100%. Nono ne devrait pas se plaindre, j’ai déjà progressé depuis nos débuts ensemble. J’ai donné un peu de confiance à quelques filles de ma classe comme Sheila ou Ashly. Pas tout, impossible ! Mais c’est déjà bien. Disons que je me sens un peu moins seule. Alors oui je comprends ce petit gars paumé. Mon discours finit, le silence s’installe. Je ne fais aucune remarque. Qu’il me croit ou pas, c’est mon avis. Il prend ou il jette, à lui de décider.

Et à défaut de m’engouffrer un paquet de gâteaux dans ma chambre, peut être qu’on peut aller manger un truc car l’heure est bien entamer et j’ai faim.
J’invite donc Yuki à goûter dans la salle commune. Elle est très bien équipée. J’y vais peu car il y a toujours du monde, et je n’aime pas le monde. Mais j’y prends régulièrement des tasses de chocolats chaud, cannette de soda et gourmandises. Je me dis qu’un espace ouvert à tous et qu’il doit connaitre devrait le rassurer.

Je m’avance aussitôt ma proposition faite et attend qu’il me suive. Apparemment ce n’est pas gagné ou alors il a du mal à comprendre notre langue. J’attends, essayant de garder un semblant de sourire sur ma face. Je ne sais pas si c’est ce qui le décide, mais finalement il me suit. Nous entrons silencieux dans la salle. Il n’y a pas trop de monde. Le rush de l’après cours est déjà passé. J’espère qu’il nous reste de quoi grignoter. Mon ventre commence à gargouiller. J’ai faim, il est presque 18h. Bon d’accord, je devrais plutôt aller au réfectoire faire un vrai repas. Mais après tant d’émotions, une orgie sucrée c’est indispensable !

*Gourmande !*
*Yep ! Et alors !
C’est bon pour le moral.
Il en a besoin ce petit !
Je fais une B.A.*

*On va dire ça comme ça !*

Je regarde Yuki en entrant. Il aime clairement cette pièce autant que moi. Mais je vois une table dans le coin du fond libre et en retrait, plus calme. Les autres tables ne sont pas toutes occupées mais peu propres. Ouais une bande de cochons ces ados !

- Viens par-là, Yuki. Installe-toi là.

Je pose mon sac sur une des chaises en lui souriant.

- Chocolat chaud et muffins ça te va ?

En fait, je n’attends même pas sa réponse. Vu comment il est bavard, je ne m’attends pas à en avoir une. Je prépare les chocolats chauds et farfouille les placards. Ouf les morfales ont laissé un plateau de muffins. Je sautille, contente de ma trouvaille et les met dans un saladier. Je l’apporte à Yuki.

- Vas-y sert toi !

J’amène ensuite les chocolats chauds et m’assois face à lui. Il observe tout. Le voyant regarder les jeux, je grimace. Ce n’est pas mon fort ces trucs. Faut-il que je lui propose de jouer ?

*En même temps à part la danse...*
*oui et alors !
C’est mon truc à moi.*

*Oui mais tu dois trouver son truc à lui pour le détendre là!*

Oui, ce n’est pas gagné ! Je regarde Yuki et engouffre un muffin. Je réfléchis. Je ne sais pas jouer à ces consoles. Bon, si je sais m’en servir, mais je n’y ai pas touché depuis des mois et ça ne m’a jamais vraiment intéressé. C’est mon ex qui n’arrêtait pas d’y jouer.
Et le babyfoot, je suis une nulle en puissance à ce truc ! Je finis de mâcher, bois un peu avant de lui parler.

- Tu aimes jouer ? Je suis un bras cassé à ces trucs, mais si tu as envies, je peux essayer.

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MessageSujet: Re: Rencontre au sein de dommages collatéraux [PV Laureleï Donnely] Mer 27 Déc - 8:15



Dire ou ne pas dire ?


Même si la salle est presque vide, je sais pertinemment que cela ne me suffit pas : ma préférence va toujours dans le sens où je resterais seul pour ne pas me mettre en danger. Toueris n’était clairement pas de mon avis, préférant que j’accepte la situation sans chichi. Bien entendu, elle savait qu’elle ne pourrait pas me forcer si je ne voulais pas puisqu’elle ne pouvait pas faire grand-chose. Néanmoins, je sentais que je ne pouvais pas abandonner celle qui tentait de m’aider, enfin semblait-il. Je la suivis donc à travers la salle en la découvrant jusqu’à une table à peu près propre par rapport aux autres. Je n’aimais pas spécialement cet endroit…

*Non, ce que tu n’aimes pas c’est le fait que ce soit un lieu de rencontre et de détente en même temps.*

Elle avait terriblement raison, mais je ne voulais pas l’avouer. Il était plus simple de réfuter qu’on appréciait un lieu qu’accepter une peur lancinante venue d’un passé difficile.

Après m’avoir amené là et demandé de m’asseoir, la jeune fille posa son sac et me laissa seul un moment pour aller chercher un encas. D’ailleurs, le mien de sac, il était où ? J’avais dû le perdre dans des couloirs pendant ma fuite.

*Il faudra que tu le retrouve pour étudier. J’ai beau accepter que tu ailles peu en classe, je refuse que tu néglige tes études.*

*Je ne sais pas où je l’ai perdu…*


*C’est la définition même de perdre quelque-chose, mon petit.*


Je n’eus pas le temps de rétorquer quoi que ce soit puisque l’humaine près de moi revenait avec un saladier empli de gâteaux en me proposant de me servir. Elle repartit aussitôt pour revenir par la suite avec deux chocolats chauds, à l’odeur. Peu importe la faim qui me tordait l’estomac, je ne me sentais pas de manger quoi que ce soit. C’était à peine si j’arrivais à me convaincre de boire de l’eau de temps en temps. Beaucoup penseraient que mon attitude était exagéré, à commencer par ma déesse qui, pourtant connaissait mes raisons, mais je ne pouvais pas. Chaque aliment prenait un goût bien particulier dans ma bouche alors que le fait de mettre un objet dans ma bouche me rappelait des souvenirs déchirants. Je détache donc mon regard du goûter qui me fait face pour regarder à nouveau autour de moi. Et lorsque je parcourais les jeux proposés, ma camarade me demanda si j’aimais jouer. Je secouai alors la tête doucement avant de déclarer avec une voix légèrement cassée :

- J’ai jamais pu essayer.

*En même temps, vu l’amour qu’on m’a donné, il n’était certainement pas question de me donner ce genre de choses. Et pour ce qui est de la liberté…*

*Mais là tu as la chance de pouvoir essayer. pourquoi n’accepterais-tu pas sa proposition ?*

*...*

*Il n’y a pas de piège dans ses mots. Crois-moi.*


- … Il se peut que je sois aussi nul que toi…


*Yuki, ce n’est pas comme ça qu’on accepte une proposition !*

- Mais je veux bien essayer un peu, murmurai-je en gardant le regard détourné.


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MessageSujet: Re: Rencontre au sein de dommages collatéraux [PV Laureleï Donnely] Ven 29 Déc - 20:18

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Avec Yuki Nakamura

Il est évident que ce garçon est à l’aise nulle part. On dirait qu’il est aux aguets.

*Et je ne suis pas certain que tu le rassures à t’activer comme ça, Laureleï*
*Quoi ? Il s’installe et je le sers.*
*Oui, mais très activement. Sois un peu plus posée !*

Je grogne dans ma tête à l’intention de mon squatter divin. Il a toujours à redire sur mon comportement. Je ne fais rien de mal. Et puis moi non plus ce lieu ce n’est pas ma tasse de thé, je fais l’effort pour lui. En temps normal, j’aurai emmené mes victuailles dans ma chambre.

Comme je m’y attendais, Yuki ne me répond pas quand je lui présente le menu de notre gouter. Il a l’air hagard. Je peux comprendre qu’il soit encore remué par ce qu’il vient de vivre. Alors je continue à tout préparer sans me formaliser de son silence.

Une fois installée, j’entame un muffin à pleine bouffe. Huuuum ce que ça fait du bien. Après une dure journée de cours rien de mieux qu’un muffin et chocolat chaud !
Mais le garçon ne semble pas emballé par les gâteaux. Je réfléchis à toute vitesse pour essayer de faire parler ce garçon, au moins l’animer. On dirait qu’il vit constamment dans une ambiance mélancolique, non triste plutôt.

*Il a en effet l’air assez distant.*
*Peut-être que son dieu
lui tape causette
tout le temps...*

*tu es d’une désobligeance… *


Mon regard se pose sur le coin jeux. Je me fais violence pour évoquer le sujet avec Yuki. Jouer… Non seulement, je ne suis pas très porter sur ces trucs, mais surtout ça me rappelle de mauvais souvenirs. Enfin plutôt des souvenirs avec de mauvaises personnes, pour être exact.  

Yuki m’étonne par sa première réponse. Il n’a jamais « pu » essayer. C’est vraiment étrange. Il vivait sur une autre planète, dans une grotte préhistorique, au fin fond du désert ? Tant de questions sans réponses. Mais pas des questions faciles et qu’il serait convenable de poser. En même temps, je ne me mêle pas de la vie des autres. Je ne vais sûrement pas insister.

Je le fixe d’un air un peu indécis. Si j’insiste, il va se sauver en courant ?
J’engouffre mon gâteau et bois tranquillement mon chocolat chaud. Prendre le temps, ça a l’air d’être le secret avec lui. Et ça paye puisqu’il finit par murmurer qu’il veut bien essayer de jouer. Bon il a toujours les yeux rivés ailleurs que sur moi. A croire que je suis un grand méchant loup. Ce n’est pas comme si je venais de l’aider. Enfin bref, je saisi la balle au bond. Si ça peut le dérider et le décontracter un peu.
Je me lève et me dirige vers la zone de jeux. J’essaye de refreiner mon angoisse et mon hyperactivité. Comme à l’image de son attitude depuis tout à l’heure, Yuki me suit comme un escargot. Mais je lui souris. Personne ne fait attention à nous. Et ça me va bien ainsi. J’allume une console et une télé. Je regarde le jeu qui est dedans. Mario. Parfait ! Un jeu de duo et simple à manier. Et surtout un jeu que je connais un peu, même si je ne me rappelle pas de toutes les manipulations de touches.

- Vas-y installe toi. Prends cette manette.

J’explique le jeu à Yuki, et lui montre comment sélectionner son personnage, puis comment l’avancer et lui faire sauter les obstacles.

- Essayons. On joue en duo. Donc faut qu’on avance à peu près au même rythme. Ne t’inquiètes pas je ne suis vraiment pas douée et j’ai dû y jouer 2 fois en tout et pour tout. Et ça remonte à une bonne année.

Je fais ce que je peux pour rassurer Yuki. Les débuts sont chaotiques. Je vois bien qu’il n’a vraiment jamais tenu une manette de jeux dans ses mains. C’est comme si j’apprenais à jouer à un extra-terrestre. Ça me surprend vraiment. Surtout pour un asiatique. Les japonais ne sont-ils pas les rois du manga et des produits high-tech ? D’accord, c’est cliché, mais pas faux à 100%.

Ce jeu ne me passionne pas. Je préfère milles fois danser. Mais bon, si ça peut détendre mon camarade, je fais ma seconde B.A. du jour. Je le guète du coin de l’œil pour voir si ça lui va ou pas.


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MessageSujet: Re: Rencontre au sein de dommages collatéraux [PV Laureleï Donnely] Ven 5 Jan - 20:53



Dire ou ne pas dire ?


Nous eûmes tôt fait de rejoindre le coin des jeux et, plus exactement, la console placée sous la télévision. Quand était la dernière fois que j’avais visionné quelque chose sur un écran ? En comptant les cours, je dirais quelques mois, mais je n’en étais pas sûr. Enfin, cela ne changeait rien au fait que cela faisait bien longtemps et pour quelque chose que je n’avais pas choisi, je ne l’avais jamais fait.
Pendant cette réflexion, la jeune femme s’était approchée plus encore pour allumer le tout. Certainement choisit-elle également le jeu, mais comme je ne m’y connaissais absolument rien de tout façon, je me dis que c’était peut-être mieux ainsi. Je m’assis donc sur le canapé quand elle me le demanda et écoutai avec attention les explications qu’elle me donna sur le fonctionnement du jeu et la manette qu’elle m’avait donnée. Cela me parut compliqué, mais ma déesse eut tôt fait de me reprendre vis-à-vis de cette impression :

*Ce qui est compliqué est de tout retenir. En plus c’est ton premier jeu, si je comprends bien. Il est donc normal que tu aies cette impression. Mais ne t’en fais pas, je pense qu’elle comprendra.*


Comme pour lui donner raison, ma camarade m’expliqua encore deux ou trois astuces avant de m’avouer qu’elle n’avait pas énormément joué. Mais, au moins, elle savait tenir cet objet appelé “manette”, ce qui était loin d’être mon cas. J’avais l’impression que j’allais la faire tomber à tout moment : c’était lourd et comme imposant. Pourtant, je n’abandonnai pas et pris exemple sur la blonde à côté de moi pour parvenir à un résultat plus ou moins correct. Puis vint le temps de jouer. Pour cela, j’avais choisis un personnage au hasard sans connaître autre chose que son genre, un homme donc si j’en croyais sa voix et sa moustache.

Pendant un moment, je ne cessai de mélanger nos deux personnages, donc de mourir. De plus, le fait même de mélanger les touches ne m’aidait pas du tout. Peu à peu, j’eus peur s'impatienter ma partenaire de jeu puisqu’elle se débrouiller au moins un peu mieux que moi et que je ne faisais que la ralentir. Heureusement, au bout d’un moment je parvins enfin à m’en sortir malgré le grand nombre de morts que j’accumulais sans cesse.
Finalement, quand j’eus bien trop peur qu’elle perde totalement patience, je lui déclarais sans pouvoir la regarder en face :

- Gomen nasai… Je ne voulais pas que ton expérience de jeu soit si mauvaise…

*Je dois être un bien piètre joueur…*

*Tu croyais pouvoir y arriver du premier coup ? Tu es débutant, il est normal que tu aies du mal à t’en sortir au début. Puis si tu regardes bien, tu as tout de même bien progressé depuis tout à l’heure.*


Je n’étais pas certain que ce soit une bonne chose que Toueris tente de me consoler. Après tout, la jeune femme à côté de moi n’était peut-être pas de son avis. Je craignais qu’elle se retourne contre moi ou m’abandonne purement et simplement, même si la seconde solution aurait été plus libératrice pour elle. C’était certain…

*Arrêtes donc de te donner une telle image ! Tu n’es pas un mauvais garçon, peu importe tout ce qu’on a pu te faire jusqu’à aujourd’hui.*

Que penser d’une telle chose ? Je ne savais pas quoi faire et c’est le fait d’être aussi perdu qui m’empêchait souvent d’agir. Comme à ce moment : des questions me venaient mais je ne savais pas si je pouvais les poser, si elles me nuiraient, ou même si je serais écouté. Puis… si je posais des questions, on m’en poserait en retour, non ?


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MessageSujet: Re: Rencontre au sein de dommages collatéraux [PV Laureleï Donnely] Lun 15 Jan - 20:11

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C’est compliqué pour moi de calmer mon énergie pour ne pas effrayer le gosse. Njörd me répète sans cesse que je dois être plus douce, plus posée, plus « pas moi » si je veux apprivoiser Yuki. Est-ce que je veux en faire un ami ? Pas vraiment. Ce n’est pas le but de ma vie. Avoir des amis, c’est même le truc que je veux éviter le plus possible. Pas d’ami, pas de trahison, pas de cœur en miette. C’est simple, non ?
Bref ! Je veux juste faire en sorte que Yuki oublie sa mésaventure et finisse sa journée sur une note plus joyeuse. Il n’a pas l’air de savoir vivre pour le plaisir.

*Tout le monde n’est pas dotée de ta volonté de vivre la vie pour sa passion, Laureleï.*
*Bah… je suis juste
convaincue que la danse
c’est ma vie…
C’est pas une tare…*

*Evidemment que non ! C’est même ta force, ma petite. Et c’est une belle chose que l’utilise pour aider ce garçon à voir la vie du bon côté.*

Je soupire tout en branchant la console. Je ne sais pas quoi répondre à Njörd alors je me tais. Je me concentre sur le jeu et explique à mon camarade les manœuvres. Heureusement qu’il y a ce jeu, un des rares que je connais. Sinon les autres ça aurait été compliqué de lui expliquer. Et même ce jeu, je dois faire appel à ma mémoire et ce n’est pas vraiment l’exercice que je préfère depuis 6 mois.

Je m’efforce de compartimenter ces souvenirs. C’est difficile mais face à la tête perdue de Yuki je trouve la force de mettre ma propre détresse de côté. Peut-être que je rationnalise de trop, dirait Njörd, mais il se tait. Et c’est bien ainsi car discutailler me ferait surement perdre le contrôle de mes peines.

Je souris malgré moi quand Yuki cumule les morts virtuelles. Je n’ai pas fait mieux la première fois. Et même là j’arrive à ne pas mourir parce que Yuki est trop rapide pour ça. En fait on fait la paire. Si on passe le niveau 1, ça sera bien. Ça me fait sourire en fait. Ça contrarierait tellement mon ex. Nous jouons plusieurs minutes. Enfin nous jouons… nous prenons en main les commandes et les manœuvres seraient plus juste. On n’a pas du avancé jusqu’à la moitié du niveau 1 selon ma mémoire. Mais ce n’est pas grave, le principal est de s’occuper l’esprit et se détendre non ?

Yuki me dit un truc dans sa langue. Je le regarde surprise car je n’ai pas la moindre idée de ce que ça veut bien dire. Mais à son ton et son affirmation, j’en déduis qu’il doit s’excuser d’être pas très doué. Mon regard s’illumine d’amusement et je souris. Je lâche même une petit gloussement de rire tellement c’est magique comme situation.

- Crois-moi, c’est la meilleure ‘expérience de jeu’ que j’ai eu.

Bon là il va me prendre pour une folle.

- Disons que pour une première, tu as un bon taux de mortalité. Mais t’inquiètes, je ne suis pas beaucoup plus performante. Pas sûre que j’aurai fini le niveau toute seule. Et rien qu’à imaginer l’énervement que notre partie susciterait à certains accros des consoles, ça me fait trop plaisir !

Oui, bon il n’a surement pas compris et doit me prendre vraiment pour une folle. Je pose la manette et balaye la salle du regard. Je vois un tas de jeux de société sur une étagère et me lève pour aller farfouiller. Je trouve un jeu de bois : une tour infernale.

image jeu:
 


*C’est quoi ce truc ?*
*Un jeu d’équilibre.*

*Au moins c’est écologiste. Bonne initiative.*
*Tu sais jsuis pas fan de l’électronique.
Sauf pour écouter de la musique.
Les jeux simples de plein air
c’est ce qui me plait le plus.
Mais bon jvais rester à l’intérieur
avec Yuki qui semble grave flipper.*


On ne peut pas dire qu’il soit très détendu. Pourtant je n’ai pas cessé de sourire. J’en ai mal aux zigomatiques tellement ce n’est pas mon habitude. Alors que je m’agite à nouveau, Yuki, lui, ne bouge pas des masses et semble inquiet. Enfin je crois. Il est difficile à déchiffrer. Je m’installe à une table et vide le jeu sur la table. Il n’y a quasiment plus personne dans la salle. Ils sont surement tous en étude ou bien en club. Trop peu pour moi. Et la salle de danse n’est pas disponible aujourd’hui. Je vide la boite et appelle Yuki.

- Viens, Yuki ! ça te plaira peut être plus ce jeu. Il faut tout empiler en une tour stable et le jeu consiste à retirer une barre une à une, chacun notre tour. Celui qui fait tomber la tour a perdu. C’est stratégique et ça demande de la dextérité.

Aucune idée si ça peut le détendre, mais je tente. Et puis ça me plait plus que la console. Ça m’occupe aussi, pour être totalement honnête. J’aurai aimé danser, certes. Mais dans ma chambre, je suis vite à l’étroit. Le temps n’est pas au beau fixe pour me défouler en extérieur. Et aucune salle de sport n’est libre. Je n’aime pas cette journée de la semaine. Beaucoup de cours, peu de possibilités de danser après. Souvent je finis à la salle de boxe après 23h. Mais chut, ça il ne faut pas le dire !

J’empile tous les morceaux de bois et montre à Yuki comment faire avant de l’inviter à essayer.

- Regarde, tu pousses délicatement une barre d’un côté puis la tire doucement de l’autre. Essayes !

Je lui souris à nouveau et l’incite à tenter sa chance.

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Rencontre au sein de dommages collatéraux [PV Laureleï Donnely]
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