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N'est-ce qu'une simple blessure ? [PV Nika L. Iélanov]
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MessageSujet: N'est-ce qu'une simple blessure ? [PV Nika L. Iélanov] Ven 10 Nov - 0:10



Suis-je fait pour vivre ?


Novembre n’avait pas débuté depuis longtemps et rien n’avait changé. Certes, j’avais rencontré des personnes plus que d’autres et, avec l’aide de Toueris, j’avais commencé à voir que tout le monde n’était pas forcément comme les garçons qui me maltraitaient depuis le début de l’année. Je n’étais cependant pas encore prêt à changer d’habitudes ou ma façon de voir la vie. Après tout, j’avais bien trop souffert tout au long de ma courte vie pour me permettre de m’ouvrir. Qu’une divinité puisse avoir accès à la totalité de mes souvenirs et mes pensées était déjà certainement trop. Puis… quand je vivais des situations douloureuses chaque jour, je préférais encore être comme ça que ouvert à tout ce qui m’entourait.

En parlant de cela, en cette fin de semaine, je fus violemment emmené sur le toit du lycée. Je me doutais très des raisons et il ne fallut pas très longtemps pour que je perde totalement le contrôle de mon pouvoir. Une fois solide, une fois aussi fragile qu’un verre en cristal, ma barrière ne m'offrait aucune défense viable. Bien entendu, mes camarades de classe voulaient se venger de ma fuite quand ils avaient voulu tenter leur nouvelle forme de torture. Ils avaient donc préparé une grande bassine d’eau dans laquelle ils tentèrent de me noyer. Au début, je crus réellement qu’ils allaient réussirent puisque je n’eue pas le temps de me préparer à ce genre d’épreuve et ne pris aucune inspiration avant d’avoir la tête dans l’eau. Quelle ne fut pas ma surprise quand, malgré les minutes qui passaient, je ne me sentais pas étouffer tant que ça. Pourtant je ne me connaissais aucune aptitude à retenir aussi longtemps ma respiration ! Totalement abasourdie par cette découverte, je cessai totalement de me débattre malgré qu’ils continuaient leur manège de me tenir la tête dans l’eau avant de la ressortir et l’y remettre sans me laisser le temps de reprendre totalement mon souffle.

Quand ils en eurent assez, ils me jetèrent contre la rambarde qui nous protégeait du vide. Leurs regards étaient mauvais alors qu’ils m’entouraient, debouts. Malheureusement, ce n’est qu’au dernier moment que je me rendis compte qu’il manquait une personne et en entendant des bruits de sangle et d’une fermeture éclaire, je me mis à paniquer. Cherchant à fuir, je ne fis que me faire frapper violemment par des poings et des pieds sans aucune pitié. Ne me protégeant pas du tout à cause de mon idée fixe qui était de la fuite, je n’entendais pas Toueris me demandant de me calmer avant de commencer à s’énerver et me prenais les coups directement. Tant et si bien que j’en fus encore plus blessé et sonné qu’à l’accoutumé. Sans aucun doute que j’aurais des bosses, des bleus, des enflures et autres blessures plus sanguinolentes comme des coupures par exemple, mais je n’étais pas en état de faire ce genre d’inventaire.

Couché sur le sol, je vis le gars qui s’était caché derrière ses camarades s’approcher de moi, sa chose sortie. Je savais pertinemment ce qu’il comptait faire, mais je n’avais malheureusement plus aucune force pour l’en empêcher. Le second souffle ? Quand on manquait de vitamines, de minéraux ou même de fer à cause de la malnutrition, ce n’était certainement pas pensable. Je pensais donc que j’allais finir par revivre le même cauchemar que dans mon enfance quand quelque chose que je pensais inimaginable se produisit : folle de colère, ma déesse s’empara de mon corps et en profita pour créer une barrière à toute épreuve. Certainement que si je n’avais pas été dans un si piteux état elle aurait agit bien autrement. Aussi violemment qu’eux, sans aucun doute. N’ayant plus aucune force, je ne pus rester conscient assez longtemps pour voir mes agresseurs abandonner face à la bulle invisible qui les empêchait de m’approcher et partir en me promettant de revenir bien assez tôt.

Lorsque je repris connaissance, j’étais seul, allongé sur le sol en béton du toit. Pile là où j’avais été laissé. Toueris s’était apparemment calmée et me demandait comment je me sentais avant de tenter de me conseiller. Pendant notre conversation pendant laquelle je lui répondis que ça allait, je tentai de me lever en pensant retourner au dortoir. Et, alors que je me trouvais à quatre pattes, j’entendis la porte menant là s’ouvrir bruyamment. Tournant les yeux, je pu découvrir un adulte, certainement un surveillant faisant son travail. Il était grand, brun, l’aiir sérieux, presque strict… A mes yeux, il ressemblait bien à ces brutes qui étaient parties après m’avoir mis dans un piteux état, en version adulte. Je m’attendais donc à ce qu’il me fasse la morale, ou même qu’il me punisse d’une façon ou d’une autre. Il n’en fut rien. Au lieu de cela, il s’approcha précipitamment de moi et s'enquit de mon état. Sincèrement, j’aurais préféré qu’il m’engueule. Du coup, je ne lui répondis pas et cela me valut son aide pour me lever et d’être emmené à l’infirmerie. Tenant à peine debout sur mes jambes, je n’eue pas vraiment le choix que de le suivre de toute façon…

A destination, l’homme nous fit entrer. Là, il demanda en cherchant l’infirmière des yeux :

- Bonjour, excusez-moi. J’ai un élève mal en point dont il faudrait s’occuper.

Puis, en attendant qu’on lui réponde, il me glissa en chuchotant :

- J’attendrais que tu ailles mieux avant de te demander ce qu’il t’es arrivé, mais ne penses pas que je t’oublierais si facilement, quitte à ce que je demande de l’aide pour ça.

*Cause toujours, tu m’intéresses…* pensais-je avant d’être repris par Toueris avec force, même si cela ne suffit pas à me faire changer d’avis.


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MessageSujet: Re: N'est-ce qu'une simple blessure ? [PV Nika L. Iélanov] Dim 12 Nov - 22:23

 

 

 
✙ L’espoir fait vivre ✙

  Assise à mon bureau depuis le début de la matinée à compiler toutes les fiches médicales de mes derniers patients dans mon ordinateur, je m’octroyai une pause bien mérité. M’étirant  les bras en penchant mon corps vers l’arrière pour soulager mes courbatures en faisant de même jusqu’à la pointe de mes oreilles, je sentis la tension quitter mes muscles. Je ne pus retenir un soupir de soulagement. La musique russe en fond sonore occupe Freyja qui s’ennuie terriblement lorsque je travaille sur la paperasse, j’exploite ainsi mon répertoire de  chanson d’amour. Elle en raffole, ce qui en un sens me convient parfaitement.  

  Reportant mon attention sur mes dossiers, je réalise qu’il y a de plus en plus de cas d’étudiant qui se manifeste avec des troubles liés à leur possession. Leur augmentation en nombre est loin de me satisfaire. Je n’approuve pas cette histoire, sauf qu’évidemment je me garde bien de le dire à voix haute. Je dois me changer les idées, je ne veux pas penser au directeur et à ses manigances. Je me lève donc en me dirigeant vers la cafetière me remplir une bonne tasse de boisson chaude et amère comme je l’aime.
 

Za vasche zdarov'ié !1
Fis-je à Freyja avec un petit sourire en coin.

  Le liquide brûlant me réconforte instantanément, je m’inquiète beaucoup trop pour ces enfants. Si la cohabitation avec ma déesse se passe aussi bien, c’est en partie parce que je n’ose pas m’opposer à ses envie et qu’elle ne cherche pas à annihiler qui que ce soit. Ce qui n’est pas le cas pour tout le monde, malheureusement.

  Une voix masculine me fit brusquement sursauté, manquant près de m’ébouillanté. Déposant vivement mon breuvage sur mon bureau, j’éteins la musique au passage et me dirige rapidement vers l’entré de l’infirmerie. Je comprends immédiatement la raison qui à pousser le jeune homme à amener cet étudiant vers moi. Il est dans un piteux état.


J’ai vu des guerriers sur un champ de bataille dans un meilleur état que ce garçon…


  Ignorant le commentaire de Freyja, je m’adresse au surveillant avec un sourire chaleureux.
 

Merci de l’avoir amener ici, je vais prendre soin de lui.

  Me tournant vers le blessé, je commence rapidement ma collecte de donnée. À première vue ; des hématomes, contusions et lésions légères qui vont me demander une analyse afin de voir si ses organes internes ne sont pas endommagé plus sérieusement. Ses cheveux trempés ne me laisse présager rien de bon quant à l’état de ses voies respiratoires, le fond de l’air n’est pas particulièrement chaud à ce temps-ci de l’année. Il risque d’attraper une pneumonie et à voir sa carrure frêle il ne dispose décidément pas de résistance immunitaire suffisante pour contrer le virus. Je croise ses prunelles marrons clair, essayant de lui faire comprendre par la seule force de mon regard et de mon sourire de me faire confiance.

  Le prenant doucement par le bas, je le guide vers un des lits libre pour qu’il puisse s’asseoir afin de reprendre des forces. Analysant au passage sa démarche et les crispations de son visage pour le moindre signe de douleur qui signalerait incontestablement une entorse ou une foulure.
 

Zdravstvuitié, molodoi tchelovek.2
Comment t’appels-tu ?
Lui demandis-je d'une voix douce.

  Je ne me souviens pas avoir déjà rencontré cet étudiant, je me serais souvenu de sa peau claire et de ses cheveux blonds. Ma main placé au niveau de l’artère brachiale, j’en profite pour compter subtilement sa pulsation cardiaque. Son pouls est faible, ce qui explique son asthénie et son manque d’oxygénation sanguine. Une fois installée je tends la main droite vers sa tête, hésite une seconde et demande :
 

J’aimerais te poser quelques questions, serais-tu disposé à y répondre ?

  S’il est trop épuisé pour parler, cela se comprend et je finirai mon auscultation sans engager la conversation. Cependant, pour être en mesure d’apporter les soins nécessaires ainsi que pour faire un diagnostique précis j’ai besoins informations.
 

Je m’appelle Nika, s’il y a quoi que ce soit, n’hésite pas à me le dire.




_____________________Notes_______________________
1. « À votre santé ! » Expression populaire en Russie avant de boire en compagnie de quelqu'un d'autre.
2. « Bonjour, jeune homme. » C’est un “bonjour” formel à tout moment de la journée.

 



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MessageSujet: Re: N'est-ce qu'une simple blessure ? [PV Nika L. Iélanov] Lun 13 Nov - 7:45



Que va-t-il se passer maintenant ?


Peu de temps après qu’il m’ait dit qu’il voudrait entendre mon histoire, une seconde personne arriva devant moi. Une femme aux longs cheveux bruns qui parle d’une voix claire au surveillant qui me soutient totalement pour le remercier de m’avoir amené ici. Une chose que j’eue alors envie de faire plus que tout fut de fuir, mais je n’en eue pas la force. Pourtant, quand le regard de l’infirmière se pose sur moi comme pour me jauger, même si elle me sourit d’un air gentil, je ne peux m’empêcher de voir mon envie augmenter de façon considérable. Pourtant, je ne fis rien pour l’empêcher de me prendre doucement par le bras pour me soutenir un peu, pas autant que l’homme, Au contraire, je la laissai me mener jusqu’à un lit sur lequel elle me fit asseoir. En chemin, je fis absolument tout pour ne pas montrer que j’avais mal, me disant que de cette façon elle me laisserait tranquille. Mais il n’en fut rien puisqu’elle profita du silence que je laissais planer pour me demander comment je m’appelais. Je notai qu’elle avait également parlé une étrange langue juste avant sa question. Je ne comprenais pas du tout la signification de ces paroles et cela me fit hausser les sourcils le temps de quelques secondes.

*Tu devrais lui répondre. Tu lui dois au moins bien ça pour les soins qu’elle va t’apporter.*

*Je n’en veux pas. Ca ne servira à rien puisque je vais encore me faire tabasser après.*

*Tu veux mourir ?*

*Je ne sais pas…*


Malgré tout, Toueris mit beaucoup plus d’autorité dans sa demande de répondre à mon interlocutrice. Voilà pourquoi je prononçai mon identité d’une voix à peine plus haute qu’un murmure en tournant la tête pour regarder autre chose que mon interlocutrice :

- Yuki. Yuki Nakamura…

Alors qu’elle appuie légèrement sur mon poignet, je sens une douleur qui me fait grimacer légèrement. Pour moi-même, je me faisais des remontrances en déclarant que je devais faire preuve de plus de courage puisque j’avais déjà vécu bien pire qu’une petite douleur comme celle-là. Toueris me répondit que c’était normal de grimacer quand on avait mal et que je n’avais pas à être aussi dur avec moi-même. Et, une fois que je fus assis sur le matelas blanc d’un des lits de la pièce, je vis une main s’approcher de mon visage du coin de l’oeil. Je n’avais pas voulu la regarder à nouveau, que ce soit d’une façon ou d’une autre. Pourtant, dans mon mouvement de recul qui me fut douloureux, je tournai la tête vers mon interlocutrice qui me demanda si elle pouvait je pouvais répondre aux questions qu’elle souhaitait me poser. Par crainte de ce qu’elle était capable de me faire en cas de refus, je préférai réfléchir avant tout. “Prudence est mère de sûreté” comme on dit, même si ma déesse pensait que j’exagérais.

Durant mon silence qui se prolongeait, la dame face à moi me révéla son prénom et me demanda, comme une proposition, de lui dire si quelque chose n’allait pas. Une phrase qui, aux yeux de ma protectrice, était faite pour me rassurer. Pourtant, je ne me sentais pas plus rassuré qu’avant qu’elle le dise. Après tout, elle pouvait me demander cela pour mieux me punir de mes mauvaises réponses. Ne pouvant ni fuir, ni prendre le risque d’aller à son encontre, je détournai encore une fois le regard et lui fit un signe de tête positif, tout ce qu’il y a de plus simple.

*Fais un effort, Yuki. Dis-lui quelque chose, une réponse au moins.*

Retenant un soupir d’exaspération qui était destiné à ma divinité, je me mis à chercher des mots qui pourraient convenir à cette jolie dame. Je mis bien une minutes avant de dire sur le même ton que pour décliner mon identité :

- J’essaierais de répondre.

Je ne pouvais pas lui promettre de le faire. Après tout, je n’avais pas envie que tout le monde sache tout sur moi. Je ne voulais pas qu’on me dise qu’ils avaient tous raison, mais pas non plus qu’ils avaient tort. Après tout, l’un me donnerait une raison de disparaître alors que l’autre me détruirait dans le sens où j’aurais subi tout cela sans aucune raison. Je ne pouvais pas le tolérer. Je préférais donc être dans le doute et la douleur.


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MessageSujet: Re: N'est-ce qu'une simple blessure ? [PV Nika L. Iélanov] Mer 15 Nov - 1:55

 

 

 
✙ L’espoir fait vivre ✙

  Je vois bien que ma présence ne le met pas du tout à son aise, pourtant j’aimerais tellement qu’il puisse me faire confiance. Tel un oisillon effrayé et blessé, il me répond de façon presque imperceptible son nom. Yuki, c’est joli. Je ne suis pas familière avec  la prononciation et afin d’éviter le risque de l’insulter je lui communique d’un sourie.  Bien qu’il garde son attention fixé ailleurs, je ne manque pas la fine crispation de ses traits par la douleur malgré son effort apparent pour la dissimuler.

  Il me donne son autorisation, c’est presque avec un soupir de soulagement que j’appose ma main sur son front. Sa peau est glacée, rien de surprenant vu qu’il à subit une baignade forcé. Je me redresse et cours chercher dans mon bureau mon plaid-patchwork multicolore. Bon d’accord, cela ne fait pas très professionnel, mais il a été tricoté à la main par mama lorsque j’étais petite et il est mille fois plus réconfortant qu’une simple couverture en coton blanche. Que voulez-vous, je suis sentimentale...

 La posant sur les épaules du garçon pour le réchauffer quelque peu, je rougis légèrement.
 

Pardon, je n’ai rien d’autre que cette vieille chose pour te tenir au chaud.

  Me raclant la gorge pour dissimuler mon trouble, je lui souris timidement en reprenant mon examen. Lissant délicatement ses cheveux blonds, je palpe son crâne à la recherche de bosses, lésions osseuses ou d’entailles dans son cuir chevelu. Attentive aux moindres signes d’inconforts de sa part, je lui demande :
 

Est-ce que tu as mal à la tête ? Des nausées ? Des étourdissements ? Est-ce que ta vue est trouble ou ton champ de vision restreint ?

  À première vue, il n’a pas l’air de souffrir d’une commotion cérébrale, cependant je préfère m’en assurer. Ne manquerait plus qu’il me fasse une hémorragie intra-parenchymateuse1, un hématome sous-dural chronique ou pire, péridural2.


Calme toi Nika, il est frêle et salement amoché je te l’accorde, mais il n’est pas à l’article de la mort.

Je m’inquiète pour lui.


C’est normal, sauf que tu dois garder les idées claires. Si tu te laisse envahir par la panique, tu risques de le terroriser encore plus.  

Tu as raison.


  Tout dans l’attitude de Yuki m’affiche une envie de fuite sans équivoque. Qu’a donc vécu ce pauvre gamin pour éprouver une telle méfiance envers les gens qui l’entoure ?


Tu peux le savoir.


  Je déglutis avec difficulté, je n’apprécie pas les moments où je plonge dans le passé d’autrui sans invitation. Sans oublier les effets secondaires qui accompagne immanquablement ces visions. Je chasse mes angoisses d’un battement de paupière en reportant mon attention sur les réflexes pupillaires de mon jeune patient. Pas de signe d'épistaxis3 ou d'otorragie4, ce qui est une bonne nouvelle.







_____________________Notes_______________________
1. Appelée aussi hémorragie intra-cérébrale, provoqué par la rupture d'une artère cérébrale qui entraîne une hémorragie au sein du parenchyme. Ce dernier est pour un organe la somme des tissus constituant les parties fonctionnelles (et souvent vitales).
2. L'hématome sous-dural désigne l'épanchement de sang dans les espaces méningés à la suite d'un traumatisme crânien. On le dit chronique lorsqu'il se développe lentement, que le sang coagule et devient encapsulé dans du tissu fibrotique.  Cependant, il est moins rapide que l'hématome péridural qui est dû à une rupture d'une ou plusieurs artères.
3. On l'appelle communément un saignement de nez.
4. C'est un écoulement de sang par le conduit auditif (oreille).

 



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MessageSujet: Re: N'est-ce qu'une simple blessure ? [PV Nika L. Iélanov] Mer 15 Nov - 7:30



Constater par soi-même est préférable que cent ouï-dire.


A peine eue-je répondu en lui déclarant que j’essaierais de répondre à ses questions que je la vie essayer d’approcher sa main de mon visage. Sur le coup, sans même réfléchir, j’eue un mouvement de recul qui fut arrêté par ma déesse. Pour cela, elle m’avait donné l’impression de s’être placée derrière moi, m’entourant de ses bras pour me calmer alors qu’elle me murmurait des paroles douces et qui se voulaient rassurantes. Surpris et confus par cela, me demandant même comment elle s’y prenait pour me donner une telle sensation alors qu’elle était enfermée dans ma tête, je ne bougeai plus, laissant ainsi l’infirmière poser sa main sur mon front glacé. Puis, cela fait, elle se leva pour aller précipitamment dans ce qui pouvait être un bureau ou une réserve. Quand elle en sortit, elle tenait dans ses bras un objet ressemblant à une couverture colorée. Sur le coup, cela me sembla lourd. Pourtant, quand elle me le mit sur les épaules dans un geste qui me fit ouvrir grand les yeux tant il m’était inconnu, ce ne fut pas ce que je sentis, la chaleur et la douceur (physique) étant des réconforts qui m’avaient manqués toute ma vie. Toueris fut comme attendrie devant ma réaction qui fut de prendre le plaid entre mes doigts pour découvrir ce que c’était par le toucher. Je n’en avais encore jamais vu, ce qui me faisait sentir très con et d’une curiosité passant toutes les limites que je m’étais fixées.

La gêne manifeste de la dame fut également source de trouble puisque je ne comprenais pas les raisons qui la faisaient rougir et avoir un comportement un peu plus timide qu’avant. Puis… pourquoi me demandait-elle pardon ? N’était-ce pas à moi de demander pardon pour la mettre dans un tel état ? Je ne comprenais pas mais n’osais pas poser mes questions. Ma divinité semblait me dire que mon comportement était celui d’une personne gentille et empathique, mais comme je ne comprenais pas non plus ce que cela signifiait, je refusais tout en bloc, ce qui l’empêcha de me donner des explications sur le reste.
Trop préoccupé par mes incompréhensions, ce ne fut que lorsqu’elle me palpa la tête que je me tendis à nouveau comme la corde d’un arc. Que faisait-elle ? Cherchait-elle à me faire du mal ? Mes questions subsistant alors que l’humaine me demandait si j’avais mal à la tête, des nausées, étourdissements ou autres, ma déesse  me déclara en faisant preuve d’une patience infinie :

*Dans tous ses gestes, depuis tout à l’heure, elle cherche à voir si tu as des douleurs, si tu es blessé physiquement, que cela se voit ou non. Pour ça, elle a besoin de palper les zones de ton corps qui sont susceptibles d’être touchées. Mais, en aucun cas elle ne veut te faire du mal. Je doute qu’elle t’aurait confié ce que tu as sur le dos si c’était le cas.*

Je le tenais d’ailleurs toujours en main, un peu comme s’il s’agissait d’une bouée de sauvetage. Sans que je le prenne ainsi, ou que Toueris ne me le fasse remarquer, je montrais de cette façon que cela m’apportait un réconfort non négligeable dans toute la séance. Pourtant, la confiance ne venait pas avec cela. Je ne sus donc pas comment répondre. J’eue quelques idées données par cette entité maternelle en moi, mais ce ne fut qu’après un moment de réflexion que je parvins enfin à prononcer quelques mots avec hésitation tout en serrant plus encore le plaid entre mes doigts :

- Je… j’ai l’impression que ma tête est… comme dans un étau… Sinon ça va.

Laissant Nika-sensei prendre ce qu’elle voulait dans ce que je lui avais dit, je me mis à réfléchir aux paroles de Toueris. Je me rendis alors compte qu’elle allait peut-être faire quelque chose qui ressemblerait aux gestes de Ellyn-san, la jeune femme aux cheveux rouges qui m’avait aidé alors que je me faisais tabasser derrière le dojo. Rien que l’idée qu’on me demande d’enlever mes vêtements pour avoir accès à mon corps me faisait pâlir et me donnait plus encore envie de prendre mes jambes à mon cou. Peut-être fusse pour cela que ma déesse me donna l’impression de me serrer plus fort mais toujours aussi tendrement dans ses bras. Que cherchait-elle à faire par cela ? Je ne comprenais pas et avais peur de demander. Du coup, je la laissai faire sans bouger en restant plus attentif encore aux gestes de l’infirmière qui semblait en pleine réflexion.


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MessageSujet: Re: N'est-ce qu'une simple blessure ? [PV Nika L. Iélanov] Jeu 16 Nov - 2:45

 

 

 
✙ L’espoir fait vivre ✙


  Sa réponse à mes questions me laisse sceptique. Ce n’est pas bon signe, il doit sûrement souffrir d’un traumatisme crânien léger. Parfois, ce dernier survient sans effets secondaires majeurs ni fractures. Il dépend de l'importance de l'impact et des facteurs associés tel que l’âge, les pathologies préexistantes et autres dommages associés. Je lui pose donc la question :  
 

Après le choc sur ta tête, t’es tu évanoui ? As-tu vomi ?

  Je soupçonne une commotion légère. Si tel est le cas, les coups ont provoqués une perte de connaissance immédiate. Le réveil survient spontanément quelques secondes - minutes - heures après le traumatisme en fonction de la gravité du choc. Il existe parfois des troubles transitoires de la mémoire, mais sommes toutes cela restent souvent sans conséquences graves ou permanentes.

  Je le vis subitement pâlir, était-ce une retombée d’adrénaline ? Inquiète, je repris son bras droit mis le poignet en extension et en pronation1. Plaçant le bout de mon index et de mon majeur le long de son artère radial, je la comprime légèrement contre le radius. Sans quitter des yeux la réaction de Yuki à mon examen de ses signes vitaux, je vérifie le rythme de son pouls en notant le type d’intervalles entre les battements, la fréquence et l’amplitude. Je compte les pulsations durant 30 secondes et constate qu’il est régulier quoique bondissant.


Il est en pleine crise d’angoisse, c’est évident.


  Je dois trouver un moyen de le calmer, sinon je n’arriverai jamais à détendre ses muscles suffisamment pour le soigner. L’adrénaline mobilise l’énergie disponible pour donner la force musculaire de combattre ou de fuir une situation menaçante, mais elle n’agit pas seule. Une autre hormone cruciale vient à sa rescousse : le cortisol. C’est lui qui prend les commandes pour que l’organisme réagisse au danger, même le système immunitaire est mis en veilleuse. L’action commune des hormones du stress est une arme à double tranchant. Dans ce cas ci, elles me nuisent grandement.
 

Peux-tu bouger tes doigts et tes orteils ?

  Lorsque l’on concentre notre esprit sur autre chose que la situation stressante, le corps peut arrêter de produire de l'adrénaline. Ce petit test tout simple me permet à la fois de visualiser sa motricité et sensibilité ainsi que la rapidité de ses réflexes. Advenant le cas d'un inconfort ou d'une douleur aiguë, je pourrai poursuivre ma collecte d'informations plus en profondeur. Ce qui serait merveilleusement utile en ce moment.




_____________________Notes_______________________
1. La pronation correspond au mouvement et à la position particulière d'un membre supérieur : on dit ainsi du bras qu'il est en pronation lorsque la paume de la main est tournée vers le sol, le pouce vers l'intérieur.
 



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MessageSujet: Re: N'est-ce qu'une simple blessure ? [PV Nika L. Iélanov] Jeu 16 Nov - 7:56



Constater par soi-même est préférable que cent ouï-dire.


Juste après que Toueris ne m’ai expliqué pourquoi elle pensait que l’infirmière ne me voulait aucun mal, cette dernière me demanda si je m’étais évanoui ou si j’avais vomi. J’avais alors réfléchi un instant avant de lui avouer sans entrain et encore moins de grande volonté, notamment parce que je ne comprenais pas du tout la question :

- Oui, je me suis évanoui…

Sur le coup, je ne voulus rien ajouter, mais ma déesse essaya de me convaincre de rajouter plus de détails. Comme elle n’y parvint pas parce que j’étais bien trop préoccupé pour l’écouter sur ce genre de propos, elle soupira en réitérant ses propos, ce qui ne fut pas plus bénéfique que plus tôt. Peut-être fusse pour cela, ou dans la continuité de ses examens, elle me reprit le bras et appuya sur mon poignet dont l’intérieur était tourné vers le sol. Ce geste me fit à nouveau mal et je tentai de le cacher malgré le léger froncement de sourcils que j’eue en réaction à la douleur. Je souhaitais éviter un maximum qu’elle aille loin dans ses examens et, pour cela, je pensais qu’il suffisait que je montre une attitude qui ne soit pas maladive. Malheureusement, je n’avais pas conscience de la totalité de mon langage non verbale et il semblait qu’elle ait conscience de bien plus de signes que j’émettais que moi-même. Puis, il ne me venait pas non plus à l’idée de mentir, certainement pour tous les risques que cela impliquait à mes yeux. Non, valait mieux être honnête, c’était toujours plus sécurisant sur certains points.

Après un instant, la dame me demanda de bouger mes doigts et orteils. Ne comprenant pas le but de cet exercice, et parce que je rechignais à lâcher le plaid, je n’obéis pas sur le coup. Ce fut le souvenir de ce qu’il pouvait se passer en cas de rébellion ou désobéissance qui me décida à faire ce qui m’était demandé. Je lâchai donc le tissus pour bouger mes doigts tout en faisant de même avec ceux des pieds. Alors qu’en bas l’exercice n’eut rien de difficile, il n’en fut pas de même pour ma main droite, celle-là même qui m’avait fait grimacer plusieurs fois alors qu’elle appuyait dessus pour une raison totalement inconnue. Je tentais néanmoins de faire comme si de rien n’était et bougeai mes doigts lentement. Au moins deux fois plus lentement que la gauche, à moins que mon impression ne soit exagérée.

Face à mes pensées et décisions, Toueris resta silencieuse. Etait-elle désespérée ou totalement perdue ? Je n’en savais absolument rien et je n’eue aucunement l’envie de lui poser la question. Pas que ça ne m’intéressait pas, je préférais simplement me concentrer sur autre chose. Et si je devais faire une comparaison, j’étais à peu près certain de pouvoir regarder longuement les expressions de ma déesse, ce qui n’était pas le cas avec mon interlocutrice humaine. Beaucoup de questions s’entrechoquaient en mon esprit et à peine la moitié trouvaient une supposition faute de réponse. Je n’osais pas demander, même si cela aurait certainement soulagé mon esprit tourmenté.


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MessageSujet: Re: N'est-ce qu'une simple blessure ? [PV Nika L. Iélanov] Mer 22 Nov - 3:36

 

 

 
✙ L’espoir fait vivre ✙


  Sa voix à peine audible me certifie mon précédent pronostique. Comme il laisse le reste de sa phrase en suspens, je lui souris pour l’encourager à me parler. Malheureusement, Yuki demeure silencieux, or je peux clairement percevoir à son haleine qu’il n’a pas vomie. L’odeur caractéristique de l’acidité gastrique ainsi que de la bile n’est pas présente. C’est donc bel et bien une commotion légère. Je dois m’assurer de la surveillance de son état de conscience pendant encore quelques heures, histoire qu’il ne conserve pas des séquelles de type inhibition avec passivité et troubles de mémoire accompagnés souvent de dépression. 

 Alors qu’il exécute mon petit test de motricité avec hésitation, je constate immédiatement la lenteur de ses mouvements à son bras droit. La crispation de ses trais indique clairement un inconfort. Je lui demande donc doucement :
 

- La douleur dans ton bras, pourrais-tu me la décrire ?

  Je l’incite à réagir, espérant que de cette façon il puisse se détendre et me faire confiance. Palpant doucement son poignet, je vérifie la région du carpe à la recherche de chaleur, d’une coloration ou d’une sensibilité anormale. Les traumatismes au niveau de la main peuvent causer toutes sortes d'entorses, fractures ou luxations de ces os, suscitant des douleurs plus ou moins aiguës. Par exemple une rupture du scaphoïde1 est une fracture pénible car ce dernier n'est irrigué que par une seule petite artère, ce qui ralentit sa guérison.

  Cette dernière survient lorsque la personne chute et tombe sur la paume de la main. L’élancement ressemble à celui d'une simple entorse, mais la douleur devient intense lors d'une prise d'appuis ou lorsque l'on touche au niveau de la tabatière anatomique Peut-être est-ce une piste de solution. Je rechigne encore à interroger mon patient sur la cause exact de ses blessures, je me doute bien qu’il ne voudra pas répondre. Je dois d’abord le mettre en confiance.


Ce ne sera pas facile à faire.  


Je dois pourtant y arriver, je ne peux pas le laisser avoir mal sans être en mesure de pouvoir l’aider.  


Nika, tu dois comprendre que parfois il y a des blessures qui ne peuvent être soignées...  


Même au paradis, il serait insupportable de vivre seul, Freyja.  




_____________________Notes_______________________
1. L'os scaphoïde (du grec ancien σκαφοειδής « qui ressemble à un bateau allongé ») ou anciennement os naviculaire carpien, est un os de la première rangée du carpe dont le rôle fonctionnel (avec le lunatum) est fondamental dans la biomécanique du poignet.
 



#CC6699 : Nika ~  |  ~ Freyja : #E08E79

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MessageSujet: Re: N'est-ce qu'une simple blessure ? [PV Nika L. Iélanov] Hier à 7:24



Constater par soi-même est préférable que cent ouï-dire.


Pouvais-je décrire la douleur que j’avais dans mon bras ? Telle était la question qui m’étais posée alors que je me concentrais pour que cela ne se voit pas. Avec Toueris, j’en vins à la conclusion qu’elle n’était pas en colère même si je tentais de lui mentir par omission. Je ne comprenais pas vraiment ses raisons malgré qu’on m’en souffle au moins une dans le creu de l’oreille. Etrangement, je ne me sentais pas vraiment de consacrer un nouveau débat avec ma déesse qui, comme depuis le début, m’encourageait encore à répondre à la question. L’infirmière, quant à elle, me palpait le poignet, le tournait comme pour s’occuper en attendant quand je lui parle. C’est certainement ce qui m’incita le plus à déclarer d’une voix penaude en détournant le regard :

- J’ai mal quand je bouge ou quand vous appuyez sur mon poignet. ça va du pouce jusqu’à la fin du poignet. …

*Tu devrais ajouter que tu as mal aussi quand tu ne bouges pas le poignet, Yuki.*

*Même pas en rêve.*

*Pourtant tu sais qu’elle est là pour t’aider. Si tu ne lui dis pas ce que tu as, elle ne pourra pas t’aider. Sinon tu peux lui dire la raison pour laquelle tu es blessé…*

*Tu peux toujours courir !*

*Je ne comprends vraiment pas pourquoi tu tiens tant à les protéger. Ils ne le méritent pas et…*

*Je ne les protège pas.*

*C’est pourtant l’impression que tu donnes.*


Commençait-elle à en avoir marre de moi et mon comportement ? D’une certaine façon, je la sentais agacée, voire frustrée, sans que j’en connaisse les causes exactes. Néanmoins, je pouvais facilement deviner qu’elle pouvait fatiguer de me reprendre à chaque fois que je conversais avec quelqu’un. Je me doutais bien que je pouvais être épuisant, sinon on aurait pu m’aimer. Pourtant…

Ne faisant plus l’exercice qui m’avait été demandé, je repris de la main gauche le plaid qui avait été mis sur mes épaules. J’avais un peu froid, mais pas au point de grelotter non plus. Heureusement d’ailleurs ! Il ne manquait plus qu’on me voit dans un état pire que celui-ci. Je n’en avais pas envie. D’un autre côté, comme me le faisais remarquer la dame hippopotame, si je venais à tomber malade il viendrait un moment où je n’aurais pas le choix. D’autant plus qu’avec mes cheveux mouillés j’étais bien parti pour avoir au moins un rhume.

*Un rhume je peux gérer. Ce ne serait pas le premier et…*

*Dans tes souvenirs j’ai pu voir que tu étais dans un état pitoyable juste pour un rhume. Tu es sûr que tu serais capable de gérer ?*

*...*


Mon silence en disait long : je n’en étais pas si sûr et j’avais même peur qu’un simple rhume fasse encore monter une fièvre. Je ne comprenais pas pourquoi mon corps réagissait de cette façon à chaque fois. Mes souvenirs remontaient alors que je serrais plus encore la couverture colorée contre moi et baissai la tête. Je l’avais fait automatiquement, mais je voulais croire qu’inconsciemment je voulais cacher les larmes qui commençaient à monter. Il ne fallait pas qu’on me voit en train de pleurer sinon j’allais encore être puni.


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MessageSujet: Re: N'est-ce qu'une simple blessure ? [PV Nika L. Iélanov]
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N'est-ce qu'une simple blessure ? [PV Nika L. Iélanov]
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