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N'est-ce qu'une simple blessure ? [PV Nika L. Iélanov]
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MessageSujet: N'est-ce qu'une simple blessure ? [PV Nika L. Iélanov] Ven 10 Nov - 0:10



Suis-je fait pour vivre ?


Novembre n’avait pas débuté depuis longtemps et rien n’avait changé. Certes, j’avais rencontré des personnes plus que d’autres et, avec l’aide de Toueris, j’avais commencé à voir que tout le monde n’était pas forcément comme les garçons qui me maltraitaient depuis le début de l’année. Je n’étais cependant pas encore prêt à changer d’habitudes ou ma façon de voir la vie. Après tout, j’avais bien trop souffert tout au long de ma courte vie pour me permettre de m’ouvrir. Qu’une divinité puisse avoir accès à la totalité de mes souvenirs et mes pensées était déjà certainement trop. Puis… quand je vivais des situations douloureuses chaque jour, je préférais encore être comme ça que ouvert à tout ce qui m’entourait.

En parlant de cela, en cette fin de semaine, je fus violemment emmené sur le toit du lycée. Je me doutais très des raisons et il ne fallut pas très longtemps pour que je perde totalement le contrôle de mon pouvoir. Une fois solide, une fois aussi fragile qu’un verre en cristal, ma barrière ne m'offrait aucune défense viable. Bien entendu, mes camarades de classe voulaient se venger de ma fuite quand ils avaient voulu tenter leur nouvelle forme de torture. Ils avaient donc préparé une grande bassine d’eau dans laquelle ils tentèrent de me noyer. Au début, je crus réellement qu’ils allaient réussirent puisque je n’eue pas le temps de me préparer à ce genre d’épreuve et ne pris aucune inspiration avant d’avoir la tête dans l’eau. Quelle ne fut pas ma surprise quand, malgré les minutes qui passaient, je ne me sentais pas étouffer tant que ça. Pourtant je ne me connaissais aucune aptitude à retenir aussi longtemps ma respiration ! Totalement abasourdie par cette découverte, je cessai totalement de me débattre malgré qu’ils continuaient leur manège de me tenir la tête dans l’eau avant de la ressortir et l’y remettre sans me laisser le temps de reprendre totalement mon souffle.

Quand ils en eurent assez, ils me jetèrent contre la rambarde qui nous protégeait du vide. Leurs regards étaient mauvais alors qu’ils m’entouraient, debouts. Malheureusement, ce n’est qu’au dernier moment que je me rendis compte qu’il manquait une personne et en entendant des bruits de sangle et d’une fermeture éclaire, je me mis à paniquer. Cherchant à fuir, je ne fis que me faire frapper violemment par des poings et des pieds sans aucune pitié. Ne me protégeant pas du tout à cause de mon idée fixe qui était de la fuite, je n’entendais pas Toueris me demandant de me calmer avant de commencer à s’énerver et me prenais les coups directement. Tant et si bien que j’en fus encore plus blessé et sonné qu’à l’accoutumé. Sans aucun doute que j’aurais des bosses, des bleus, des enflures et autres blessures plus sanguinolentes comme des coupures par exemple, mais je n’étais pas en état de faire ce genre d’inventaire.

Couché sur le sol, je vis le gars qui s’était caché derrière ses camarades s’approcher de moi, sa chose sortie. Je savais pertinemment ce qu’il comptait faire, mais je n’avais malheureusement plus aucune force pour l’en empêcher. Le second souffle ? Quand on manquait de vitamines, de minéraux ou même de fer à cause de la malnutrition, ce n’était certainement pas pensable. Je pensais donc que j’allais finir par revivre le même cauchemar que dans mon enfance quand quelque chose que je pensais inimaginable se produisit : folle de colère, ma déesse s’empara de mon corps et en profita pour créer une barrière à toute épreuve. Certainement que si je n’avais pas été dans un si piteux état elle aurait agit bien autrement. Aussi violemment qu’eux, sans aucun doute. N’ayant plus aucune force, je ne pus rester conscient assez longtemps pour voir mes agresseurs abandonner face à la bulle invisible qui les empêchait de m’approcher et partir en me promettant de revenir bien assez tôt.

Lorsque je repris connaissance, j’étais seul, allongé sur le sol en béton du toit. Pile là où j’avais été laissé. Toueris s’était apparemment calmée et me demandait comment je me sentais avant de tenter de me conseiller. Pendant notre conversation pendant laquelle je lui répondis que ça allait, je tentai de me lever en pensant retourner au dortoir. Et, alors que je me trouvais à quatre pattes, j’entendis la porte menant là s’ouvrir bruyamment. Tournant les yeux, je pu découvrir un adulte, certainement un surveillant faisant son travail. Il était grand, brun, l’aiir sérieux, presque strict… A mes yeux, il ressemblait bien à ces brutes qui étaient parties après m’avoir mis dans un piteux état, en version adulte. Je m’attendais donc à ce qu’il me fasse la morale, ou même qu’il me punisse d’une façon ou d’une autre. Il n’en fut rien. Au lieu de cela, il s’approcha précipitamment de moi et s'enquit de mon état. Sincèrement, j’aurais préféré qu’il m’engueule. Du coup, je ne lui répondis pas et cela me valut son aide pour me lever et d’être emmené à l’infirmerie. Tenant à peine debout sur mes jambes, je n’eue pas vraiment le choix que de le suivre de toute façon…

A destination, l’homme nous fit entrer. Là, il demanda en cherchant l’infirmière des yeux :

- Bonjour, excusez-moi. J’ai un élève mal en point dont il faudrait s’occuper.

Puis, en attendant qu’on lui réponde, il me glissa en chuchotant :

- J’attendrais que tu ailles mieux avant de te demander ce qu’il t’es arrivé, mais ne penses pas que je t’oublierais si facilement, quitte à ce que je demande de l’aide pour ça.

*Cause toujours, tu m’intéresses…* pensais-je avant d’être repris par Toueris avec force, même si cela ne suffit pas à me faire changer d’avis.


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MessageSujet: Re: N'est-ce qu'une simple blessure ? [PV Nika L. Iélanov] Dim 12 Nov - 22:23

 

 

 
✙ L’espoir fait vivre ✙

  Assise à mon bureau depuis le début de la matinée à compiler toutes les fiches médicales de mes derniers patients dans mon ordinateur, je m’octroyai une pause bien mérité. M’étirant  les bras en penchant mon corps vers l’arrière pour soulager mes courbatures en faisant de même jusqu’à la pointe de mes oreilles, je sentis la tension quitter mes muscles. Je ne pus retenir un soupir de soulagement. La musique russe en fond sonore occupe Freyja qui s’ennuie terriblement lorsque je travaille sur la paperasse, j’exploite ainsi mon répertoire de  chanson d’amour. Elle en raffole, ce qui en un sens me convient parfaitement.  

  Reportant mon attention sur mes dossiers, je réalise qu’il y a de plus en plus de cas d’étudiant qui se manifeste avec des troubles liés à leur possession. Leur augmentation en nombre est loin de me satisfaire. Je n’approuve pas cette histoire, sauf qu’évidemment je me garde bien de le dire à voix haute. Je dois me changer les idées, je ne veux pas penser au directeur et à ses manigances. Je me lève donc en me dirigeant vers la cafetière me remplir une bonne tasse de boisson chaude et amère comme je l’aime.
 

Za vasche zdarov'ié !1
Fis-je à Freyja avec un petit sourire en coin.

  Le liquide brûlant me réconforte instantanément, je m’inquiète beaucoup trop pour ces enfants. Si la cohabitation avec ma déesse se passe aussi bien, c’est en partie parce que je n’ose pas m’opposer à ses envie et qu’elle ne cherche pas à annihiler qui que ce soit. Ce qui n’est pas le cas pour tout le monde, malheureusement.

  Une voix masculine me fit brusquement sursauté, manquant près de m’ébouillanté. Déposant vivement mon breuvage sur mon bureau, j’éteins la musique au passage et me dirige rapidement vers l’entré de l’infirmerie. Je comprends immédiatement la raison qui à pousser le jeune homme à amener cet étudiant vers moi. Il est dans un piteux état.


J’ai vu des guerriers sur un champ de bataille dans un meilleur état que ce garçon…


  Ignorant le commentaire de Freyja, je m’adresse au surveillant avec un sourire chaleureux.
 

Merci de l’avoir amener ici, je vais prendre soin de lui.

  Me tournant vers le blessé, je commence rapidement ma collecte de donnée. À première vue ; des hématomes, contusions et lésions légères qui vont me demander une analyse afin de voir si ses organes internes ne sont pas endommagé plus sérieusement. Ses cheveux trempés ne me laisse présager rien de bon quant à l’état de ses voies respiratoires, le fond de l’air n’est pas particulièrement chaud à ce temps-ci de l’année. Il risque d’attraper une pneumonie et à voir sa carrure frêle il ne dispose décidément pas de résistance immunitaire suffisante pour contrer le virus. Je croise ses prunelles marrons clair, essayant de lui faire comprendre par la seule force de mon regard et de mon sourire de me faire confiance.

  Le prenant doucement par le bas, je le guide vers un des lits libre pour qu’il puisse s’asseoir afin de reprendre des forces. Analysant au passage sa démarche et les crispations de son visage pour le moindre signe de douleur qui signalerait incontestablement une entorse ou une foulure.
 

Zdravstvuitié, molodoi tchelovek.2
Comment t’appels-tu ?
Lui demandis-je d'une voix douce.

  Je ne me souviens pas avoir déjà rencontré cet étudiant, je me serais souvenu de sa peau claire et de ses cheveux blonds. Ma main placé au niveau de l’artère brachiale, j’en profite pour compter subtilement sa pulsation cardiaque. Son pouls est faible, ce qui explique son asthénie et son manque d’oxygénation sanguine. Une fois installée je tends la main droite vers sa tête, hésite une seconde et demande :
 

J’aimerais te poser quelques questions, serais-tu disposé à y répondre ?

  S’il est trop épuisé pour parler, cela se comprend et je finirai mon auscultation sans engager la conversation. Cependant, pour être en mesure d’apporter les soins nécessaires ainsi que pour faire un diagnostique précis j’ai besoins informations.
 

Je m’appelle Nika, s’il y a quoi que ce soit, n’hésite pas à me le dire.




_____________________Notes_______________________
1. « À votre santé ! » Expression populaire en Russie avant de boire en compagnie de quelqu'un d'autre.
2. « Bonjour, jeune homme. » C’est un “bonjour” formel à tout moment de la journée.

 



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MessageSujet: Re: N'est-ce qu'une simple blessure ? [PV Nika L. Iélanov] Lun 13 Nov - 7:45



Que va-t-il se passer maintenant ?


Peu de temps après qu’il m’ait dit qu’il voudrait entendre mon histoire, une seconde personne arriva devant moi. Une femme aux longs cheveux bruns qui parle d’une voix claire au surveillant qui me soutient totalement pour le remercier de m’avoir amené ici. Une chose que j’eue alors envie de faire plus que tout fut de fuir, mais je n’en eue pas la force. Pourtant, quand le regard de l’infirmière se pose sur moi comme pour me jauger, même si elle me sourit d’un air gentil, je ne peux m’empêcher de voir mon envie augmenter de façon considérable. Pourtant, je ne fis rien pour l’empêcher de me prendre doucement par le bras pour me soutenir un peu, pas autant que l’homme, Au contraire, je la laissai me mener jusqu’à un lit sur lequel elle me fit asseoir. En chemin, je fis absolument tout pour ne pas montrer que j’avais mal, me disant que de cette façon elle me laisserait tranquille. Mais il n’en fut rien puisqu’elle profita du silence que je laissais planer pour me demander comment je m’appelais. Je notai qu’elle avait également parlé une étrange langue juste avant sa question. Je ne comprenais pas du tout la signification de ces paroles et cela me fit hausser les sourcils le temps de quelques secondes.

*Tu devrais lui répondre. Tu lui dois au moins bien ça pour les soins qu’elle va t’apporter.*

*Je n’en veux pas. Ca ne servira à rien puisque je vais encore me faire tabasser après.*

*Tu veux mourir ?*

*Je ne sais pas…*


Malgré tout, Toueris mit beaucoup plus d’autorité dans sa demande de répondre à mon interlocutrice. Voilà pourquoi je prononçai mon identité d’une voix à peine plus haute qu’un murmure en tournant la tête pour regarder autre chose que mon interlocutrice :

- Yuki. Yuki Nakamura…

Alors qu’elle appuie légèrement sur mon poignet, je sens une douleur qui me fait grimacer légèrement. Pour moi-même, je me faisais des remontrances en déclarant que je devais faire preuve de plus de courage puisque j’avais déjà vécu bien pire qu’une petite douleur comme celle-là. Toueris me répondit que c’était normal de grimacer quand on avait mal et que je n’avais pas à être aussi dur avec moi-même. Et, une fois que je fus assis sur le matelas blanc d’un des lits de la pièce, je vis une main s’approcher de mon visage du coin de l’oeil. Je n’avais pas voulu la regarder à nouveau, que ce soit d’une façon ou d’une autre. Pourtant, dans mon mouvement de recul qui me fut douloureux, je tournai la tête vers mon interlocutrice qui me demanda si elle pouvait je pouvais répondre aux questions qu’elle souhaitait me poser. Par crainte de ce qu’elle était capable de me faire en cas de refus, je préférai réfléchir avant tout. “Prudence est mère de sûreté” comme on dit, même si ma déesse pensait que j’exagérais.

Durant mon silence qui se prolongeait, la dame face à moi me révéla son prénom et me demanda, comme une proposition, de lui dire si quelque chose n’allait pas. Une phrase qui, aux yeux de ma protectrice, était faite pour me rassurer. Pourtant, je ne me sentais pas plus rassuré qu’avant qu’elle le dise. Après tout, elle pouvait me demander cela pour mieux me punir de mes mauvaises réponses. Ne pouvant ni fuir, ni prendre le risque d’aller à son encontre, je détournai encore une fois le regard et lui fit un signe de tête positif, tout ce qu’il y a de plus simple.

*Fais un effort, Yuki. Dis-lui quelque chose, une réponse au moins.*

Retenant un soupir d’exaspération qui était destiné à ma divinité, je me mis à chercher des mots qui pourraient convenir à cette jolie dame. Je mis bien une minutes avant de dire sur le même ton que pour décliner mon identité :

- J’essaierais de répondre.

Je ne pouvais pas lui promettre de le faire. Après tout, je n’avais pas envie que tout le monde sache tout sur moi. Je ne voulais pas qu’on me dise qu’ils avaient tous raison, mais pas non plus qu’ils avaient tort. Après tout, l’un me donnerait une raison de disparaître alors que l’autre me détruirait dans le sens où j’aurais subi tout cela sans aucune raison. Je ne pouvais pas le tolérer. Je préférais donc être dans le doute et la douleur.


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MessageSujet: Re: N'est-ce qu'une simple blessure ? [PV Nika L. Iélanov] Mer 15 Nov - 1:55

 

 

 
✙ L’espoir fait vivre ✙

  Je vois bien que ma présence ne le met pas du tout à son aise, pourtant j’aimerais tellement qu’il puisse me faire confiance. Tel un oisillon effrayé et blessé, il me répond de façon presque imperceptible son nom. Yuki, c’est joli. Je ne suis pas familière avec  la prononciation et afin d’éviter le risque de l’insulter je lui communique d’un sourie.  Bien qu’il garde son attention fixé ailleurs, je ne manque pas la fine crispation de ses traits par la douleur malgré son effort apparent pour la dissimuler.

  Il me donne son autorisation, c’est presque avec un soupir de soulagement que j’appose ma main sur son front. Sa peau est glacée, rien de surprenant vu qu’il à subit une baignade forcé. Je me redresse et cours chercher dans mon bureau mon plaid-patchwork multicolore. Bon d’accord, cela ne fait pas très professionnel, mais il a été tricoté à la main par mama lorsque j’étais petite et il est mille fois plus réconfortant qu’une simple couverture en coton blanche. Que voulez-vous, je suis sentimentale...

 La posant sur les épaules du garçon pour le réchauffer quelque peu, je rougis légèrement.
 

Pardon, je n’ai rien d’autre que cette vieille chose pour te tenir au chaud.

  Me raclant la gorge pour dissimuler mon trouble, je lui souris timidement en reprenant mon examen. Lissant délicatement ses cheveux blonds, je palpe son crâne à la recherche de bosses, lésions osseuses ou d’entailles dans son cuir chevelu. Attentive aux moindres signes d’inconforts de sa part, je lui demande :
 

Est-ce que tu as mal à la tête ? Des nausées ? Des étourdissements ? Est-ce que ta vue est trouble ou ton champ de vision restreint ?

  À première vue, il n’a pas l’air de souffrir d’une commotion cérébrale, cependant je préfère m’en assurer. Ne manquerait plus qu’il me fasse une hémorragie intra-parenchymateuse1, un hématome sous-dural chronique ou pire, péridural2.


Calme toi Nika, il est frêle et salement amoché je te l’accorde, mais il n’est pas à l’article de la mort.

Je m’inquiète pour lui.


C’est normal, sauf que tu dois garder les idées claires. Si tu te laisse envahir par la panique, tu risques de le terroriser encore plus.  

Tu as raison.


  Tout dans l’attitude de Yuki m’affiche une envie de fuite sans équivoque. Qu’a donc vécu ce pauvre gamin pour éprouver une telle méfiance envers les gens qui l’entoure ?


Tu peux le savoir.


  Je déglutis avec difficulté, je n’apprécie pas les moments où je plonge dans le passé d’autrui sans invitation. Sans oublier les effets secondaires qui accompagne immanquablement ces visions. Je chasse mes angoisses d’un battement de paupière en reportant mon attention sur les réflexes pupillaires de mon jeune patient. Pas de signe d'épistaxis3 ou d'otorragie4, ce qui est une bonne nouvelle.







_____________________Notes_______________________
1. Appelée aussi hémorragie intra-cérébrale, provoqué par la rupture d'une artère cérébrale qui entraîne une hémorragie au sein du parenchyme. Ce dernier est pour un organe la somme des tissus constituant les parties fonctionnelles (et souvent vitales).
2. L'hématome sous-dural désigne l'épanchement de sang dans les espaces méningés à la suite d'un traumatisme crânien. On le dit chronique lorsqu'il se développe lentement, que le sang coagule et devient encapsulé dans du tissu fibrotique.  Cependant, il est moins rapide que l'hématome péridural qui est dû à une rupture d'une ou plusieurs artères.
3. On l'appelle communément un saignement de nez.
4. C'est un écoulement de sang par le conduit auditif (oreille).

 



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MessageSujet: Re: N'est-ce qu'une simple blessure ? [PV Nika L. Iélanov] Mer 15 Nov - 7:30



Constater par soi-même est préférable que cent ouï-dire.


A peine eue-je répondu en lui déclarant que j’essaierais de répondre à ses questions que je la vie essayer d’approcher sa main de mon visage. Sur le coup, sans même réfléchir, j’eue un mouvement de recul qui fut arrêté par ma déesse. Pour cela, elle m’avait donné l’impression de s’être placée derrière moi, m’entourant de ses bras pour me calmer alors qu’elle me murmurait des paroles douces et qui se voulaient rassurantes. Surpris et confus par cela, me demandant même comment elle s’y prenait pour me donner une telle sensation alors qu’elle était enfermée dans ma tête, je ne bougeai plus, laissant ainsi l’infirmière poser sa main sur mon front glacé. Puis, cela fait, elle se leva pour aller précipitamment dans ce qui pouvait être un bureau ou une réserve. Quand elle en sortit, elle tenait dans ses bras un objet ressemblant à une couverture colorée. Sur le coup, cela me sembla lourd. Pourtant, quand elle me le mit sur les épaules dans un geste qui me fit ouvrir grand les yeux tant il m’était inconnu, ce ne fut pas ce que je sentis, la chaleur et la douceur (physique) étant des réconforts qui m’avaient manqués toute ma vie. Toueris fut comme attendrie devant ma réaction qui fut de prendre le plaid entre mes doigts pour découvrir ce que c’était par le toucher. Je n’en avais encore jamais vu, ce qui me faisait sentir très con et d’une curiosité passant toutes les limites que je m’étais fixées.

La gêne manifeste de la dame fut également source de trouble puisque je ne comprenais pas les raisons qui la faisaient rougir et avoir un comportement un peu plus timide qu’avant. Puis… pourquoi me demandait-elle pardon ? N’était-ce pas à moi de demander pardon pour la mettre dans un tel état ? Je ne comprenais pas mais n’osais pas poser mes questions. Ma divinité semblait me dire que mon comportement était celui d’une personne gentille et empathique, mais comme je ne comprenais pas non plus ce que cela signifiait, je refusais tout en bloc, ce qui l’empêcha de me donner des explications sur le reste.
Trop préoccupé par mes incompréhensions, ce ne fut que lorsqu’elle me palpa la tête que je me tendis à nouveau comme la corde d’un arc. Que faisait-elle ? Cherchait-elle à me faire du mal ? Mes questions subsistant alors que l’humaine me demandait si j’avais mal à la tête, des nausées, étourdissements ou autres, ma déesse  me déclara en faisant preuve d’une patience infinie :

*Dans tous ses gestes, depuis tout à l’heure, elle cherche à voir si tu as des douleurs, si tu es blessé physiquement, que cela se voit ou non. Pour ça, elle a besoin de palper les zones de ton corps qui sont susceptibles d’être touchées. Mais, en aucun cas elle ne veut te faire du mal. Je doute qu’elle t’aurait confié ce que tu as sur le dos si c’était le cas.*

Je le tenais d’ailleurs toujours en main, un peu comme s’il s’agissait d’une bouée de sauvetage. Sans que je le prenne ainsi, ou que Toueris ne me le fasse remarquer, je montrais de cette façon que cela m’apportait un réconfort non négligeable dans toute la séance. Pourtant, la confiance ne venait pas avec cela. Je ne sus donc pas comment répondre. J’eue quelques idées données par cette entité maternelle en moi, mais ce ne fut qu’après un moment de réflexion que je parvins enfin à prononcer quelques mots avec hésitation tout en serrant plus encore le plaid entre mes doigts :

- Je… j’ai l’impression que ma tête est… comme dans un étau… Sinon ça va.

Laissant Nika-sensei prendre ce qu’elle voulait dans ce que je lui avais dit, je me mis à réfléchir aux paroles de Toueris. Je me rendis alors compte qu’elle allait peut-être faire quelque chose qui ressemblerait aux gestes de Ellyn-san, la jeune femme aux cheveux rouges qui m’avait aidé alors que je me faisais tabasser derrière le dojo. Rien que l’idée qu’on me demande d’enlever mes vêtements pour avoir accès à mon corps me faisait pâlir et me donnait plus encore envie de prendre mes jambes à mon cou. Peut-être fusse pour cela que ma déesse me donna l’impression de me serrer plus fort mais toujours aussi tendrement dans ses bras. Que cherchait-elle à faire par cela ? Je ne comprenais pas et avais peur de demander. Du coup, je la laissai faire sans bouger en restant plus attentif encore aux gestes de l’infirmière qui semblait en pleine réflexion.


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MessageSujet: Re: N'est-ce qu'une simple blessure ? [PV Nika L. Iélanov] Jeu 16 Nov - 2:45

 

 

 
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  Sa réponse à mes questions me laisse sceptique. Ce n’est pas bon signe, il doit sûrement souffrir d’un traumatisme crânien léger. Parfois, ce dernier survient sans effets secondaires majeurs ni fractures. Il dépend de l'importance de l'impact et des facteurs associés tel que l’âge, les pathologies préexistantes et autres dommages associés. Je lui pose donc la question :  
 

Après le choc sur ta tête, t’es tu évanoui ? As-tu vomi ?

  Je soupçonne une commotion légère. Si tel est le cas, les coups ont provoqués une perte de connaissance immédiate. Le réveil survient spontanément quelques secondes - minutes - heures après le traumatisme en fonction de la gravité du choc. Il existe parfois des troubles transitoires de la mémoire, mais sommes toutes cela restent souvent sans conséquences graves ou permanentes.

  Je le vis subitement pâlir, était-ce une retombée d’adrénaline ? Inquiète, je repris son bras droit mis le poignet en extension et en pronation1. Plaçant le bout de mon index et de mon majeur le long de son artère radial, je la comprime légèrement contre le radius. Sans quitter des yeux la réaction de Yuki à mon examen de ses signes vitaux, je vérifie le rythme de son pouls en notant le type d’intervalles entre les battements, la fréquence et l’amplitude. Je compte les pulsations durant 30 secondes et constate qu’il est régulier quoique bondissant.


Il est en pleine crise d’angoisse, c’est évident.


  Je dois trouver un moyen de le calmer, sinon je n’arriverai jamais à détendre ses muscles suffisamment pour le soigner. L’adrénaline mobilise l’énergie disponible pour donner la force musculaire de combattre ou de fuir une situation menaçante, mais elle n’agit pas seule. Une autre hormone cruciale vient à sa rescousse : le cortisol. C’est lui qui prend les commandes pour que l’organisme réagisse au danger, même le système immunitaire est mis en veilleuse. L’action commune des hormones du stress est une arme à double tranchant. Dans ce cas ci, elles me nuisent grandement.
 

Peux-tu bouger tes doigts et tes orteils ?

  Lorsque l’on concentre notre esprit sur autre chose que la situation stressante, le corps peut arrêter de produire de l'adrénaline. Ce petit test tout simple me permet à la fois de visualiser sa motricité et sensibilité ainsi que la rapidité de ses réflexes. Advenant le cas d'un inconfort ou d'une douleur aiguë, je pourrai poursuivre ma collecte d'informations plus en profondeur. Ce qui serait merveilleusement utile en ce moment.




_____________________Notes_______________________
1. La pronation correspond au mouvement et à la position particulière d'un membre supérieur : on dit ainsi du bras qu'il est en pronation lorsque la paume de la main est tournée vers le sol, le pouce vers l'intérieur.
 



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MessageSujet: Re: N'est-ce qu'une simple blessure ? [PV Nika L. Iélanov] Jeu 16 Nov - 7:56



Constater par soi-même est préférable que cent ouï-dire.


Juste après que Toueris ne m’ai expliqué pourquoi elle pensait que l’infirmière ne me voulait aucun mal, cette dernière me demanda si je m’étais évanoui ou si j’avais vomi. J’avais alors réfléchi un instant avant de lui avouer sans entrain et encore moins de grande volonté, notamment parce que je ne comprenais pas du tout la question :

- Oui, je me suis évanoui…

Sur le coup, je ne voulus rien ajouter, mais ma déesse essaya de me convaincre de rajouter plus de détails. Comme elle n’y parvint pas parce que j’étais bien trop préoccupé pour l’écouter sur ce genre de propos, elle soupira en réitérant ses propos, ce qui ne fut pas plus bénéfique que plus tôt. Peut-être fusse pour cela, ou dans la continuité de ses examens, elle me reprit le bras et appuya sur mon poignet dont l’intérieur était tourné vers le sol. Ce geste me fit à nouveau mal et je tentai de le cacher malgré le léger froncement de sourcils que j’eue en réaction à la douleur. Je souhaitais éviter un maximum qu’elle aille loin dans ses examens et, pour cela, je pensais qu’il suffisait que je montre une attitude qui ne soit pas maladive. Malheureusement, je n’avais pas conscience de la totalité de mon langage non verbale et il semblait qu’elle ait conscience de bien plus de signes que j’émettais que moi-même. Puis, il ne me venait pas non plus à l’idée de mentir, certainement pour tous les risques que cela impliquait à mes yeux. Non, valait mieux être honnête, c’était toujours plus sécurisant sur certains points.

Après un instant, la dame me demanda de bouger mes doigts et orteils. Ne comprenant pas le but de cet exercice, et parce que je rechignais à lâcher le plaid, je n’obéis pas sur le coup. Ce fut le souvenir de ce qu’il pouvait se passer en cas de rébellion ou désobéissance qui me décida à faire ce qui m’était demandé. Je lâchai donc le tissus pour bouger mes doigts tout en faisant de même avec ceux des pieds. Alors qu’en bas l’exercice n’eut rien de difficile, il n’en fut pas de même pour ma main droite, celle-là même qui m’avait fait grimacer plusieurs fois alors qu’elle appuyait dessus pour une raison totalement inconnue. Je tentais néanmoins de faire comme si de rien n’était et bougeai mes doigts lentement. Au moins deux fois plus lentement que la gauche, à moins que mon impression ne soit exagérée.

Face à mes pensées et décisions, Toueris resta silencieuse. Etait-elle désespérée ou totalement perdue ? Je n’en savais absolument rien et je n’eue aucunement l’envie de lui poser la question. Pas que ça ne m’intéressait pas, je préférais simplement me concentrer sur autre chose. Et si je devais faire une comparaison, j’étais à peu près certain de pouvoir regarder longuement les expressions de ma déesse, ce qui n’était pas le cas avec mon interlocutrice humaine. Beaucoup de questions s’entrechoquaient en mon esprit et à peine la moitié trouvaient une supposition faute de réponse. Je n’osais pas demander, même si cela aurait certainement soulagé mon esprit tourmenté.


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MessageSujet: Re: N'est-ce qu'une simple blessure ? [PV Nika L. Iélanov] Mer 22 Nov - 3:36

 

 

 
✙ L’espoir fait vivre ✙


  Sa voix à peine audible me certifie mon précédent pronostique. Comme il laisse le reste de sa phrase en suspens, je lui souris pour l’encourager à me parler. Malheureusement, Yuki demeure silencieux, or je peux clairement percevoir à son haleine qu’il n’a pas vomie. L’odeur caractéristique de l’acidité gastrique ainsi que de la bile n’est pas présente. C’est donc bel et bien une commotion légère. Je dois m’assurer de la surveillance de son état de conscience pendant encore quelques heures, histoire qu’il ne conserve pas des séquelles de type inhibition avec passivité et troubles de mémoire accompagnés souvent de dépression. 

 Alors qu’il exécute mon petit test de motricité avec hésitation, je constate immédiatement la lenteur de ses mouvements à son bras droit. La crispation de ses trais indique clairement un inconfort. Je lui demande donc doucement :
 

- La douleur dans ton bras, pourrais-tu me la décrire ?

  Je l’incite à réagir, espérant que de cette façon il puisse se détendre et me faire confiance. Palpant doucement son poignet, je vérifie la région du carpe à la recherche de chaleur, d’une coloration ou d’une sensibilité anormale. Les traumatismes au niveau de la main peuvent causer toutes sortes d'entorses, fractures ou luxations de ces os, suscitant des douleurs plus ou moins aiguës. Par exemple une rupture du scaphoïde1 est une fracture pénible car ce dernier n'est irrigué que par une seule petite artère, ce qui ralentit sa guérison.

  Cette dernière survient lorsque la personne chute et tombe sur la paume de la main. L’élancement ressemble à celui d'une simple entorse, mais la douleur devient intense lors d'une prise d'appuis ou lorsque l'on touche au niveau de la tabatière anatomique Peut-être est-ce une piste de solution. Je rechigne encore à interroger mon patient sur la cause exact de ses blessures, je me doute bien qu’il ne voudra pas répondre. Je dois d’abord le mettre en confiance.


Ce ne sera pas facile à faire.  


Je dois pourtant y arriver, je ne peux pas le laisser avoir mal sans être en mesure de pouvoir l’aider.  


Nika, tu dois comprendre que parfois il y a des blessures qui ne peuvent être soignées...  


Même au paradis, il serait insupportable de vivre seul, Freyja.  




_____________________Notes_______________________
1. L'os scaphoïde (du grec ancien σκαφοειδής « qui ressemble à un bateau allongé ») ou anciennement os naviculaire carpien, est un os de la première rangée du carpe dont le rôle fonctionnel (avec le lunatum) est fondamental dans la biomécanique du poignet.
 



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MessageSujet: Re: N'est-ce qu'une simple blessure ? [PV Nika L. Iélanov] Jeu 23 Nov - 7:24



Constater par soi-même est préférable que cent ouï-dire.


Pouvais-je décrire la douleur que j’avais dans mon bras ? Telle était la question qui m’étais posée alors que je me concentrais pour que cela ne se voit pas. Avec Toueris, j’en vins à la conclusion qu’elle n’était pas en colère même si je tentais de lui mentir par omission. Je ne comprenais pas vraiment ses raisons malgré qu’on m’en souffle au moins une dans le creu de l’oreille. Etrangement, je ne me sentais pas vraiment de consacrer un nouveau débat avec ma déesse qui, comme depuis le début, m’encourageait encore à répondre à la question. L’infirmière, quant à elle, me palpait le poignet, le tournait comme pour s’occuper en attendant quand je lui parle. C’est certainement ce qui m’incita le plus à déclarer d’une voix penaude en détournant le regard :

- J’ai mal quand je bouge ou quand vous appuyez sur mon poignet. ça va du pouce jusqu’à la fin du poignet. …

*Tu devrais ajouter que tu as mal aussi quand tu ne bouges pas le poignet, Yuki.*

*Même pas en rêve.*

*Pourtant tu sais qu’elle est là pour t’aider. Si tu ne lui dis pas ce que tu as, elle ne pourra pas t’aider. Sinon tu peux lui dire la raison pour laquelle tu es blessé…*

*Tu peux toujours courir !*

*Je ne comprends vraiment pas pourquoi tu tiens tant à les protéger. Ils ne le méritent pas et…*

*Je ne les protège pas.*

*C’est pourtant l’impression que tu donnes.*


Commençait-elle à en avoir marre de moi et mon comportement ? D’une certaine façon, je la sentais agacée, voire frustrée, sans que j’en connaisse les causes exactes. Néanmoins, je pouvais facilement deviner qu’elle pouvait fatiguer de me reprendre à chaque fois que je conversais avec quelqu’un. Je me doutais bien que je pouvais être épuisant, sinon on aurait pu m’aimer. Pourtant…

Ne faisant plus l’exercice qui m’avait été demandé, je repris de la main gauche le plaid qui avait été mis sur mes épaules. J’avais un peu froid, mais pas au point de grelotter non plus. Heureusement d’ailleurs ! Il ne manquait plus qu’on me voit dans un état pire que celui-ci. Je n’en avais pas envie. D’un autre côté, comme me le faisais remarquer la dame hippopotame, si je venais à tomber malade il viendrait un moment où je n’aurais pas le choix. D’autant plus qu’avec mes cheveux mouillés j’étais bien parti pour avoir au moins un rhume.

*Un rhume je peux gérer. Ce ne serait pas le premier et…*

*Dans tes souvenirs j’ai pu voir que tu étais dans un état pitoyable juste pour un rhume. Tu es sûr que tu serais capable de gérer ?*

*...*


Mon silence en disait long : je n’en étais pas si sûr et j’avais même peur qu’un simple rhume fasse encore monter une fièvre. Je ne comprenais pas pourquoi mon corps réagissait de cette façon à chaque fois. Mes souvenirs remontaient alors que je serrais plus encore la couverture colorée contre moi et baissai la tête. Je l’avais fait automatiquement, mais je voulais croire qu’inconsciemment je voulais cacher les larmes qui commençaient à monter. Il ne fallait pas qu’on me voit en train de pleurer sinon j’allais encore être puni.


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MessageSujet: Re: N'est-ce qu'une simple blessure ? [PV Nika L. Iélanov] Dim 26 Nov - 3:17

 

 

 
✙ L’espoir fait vivre ✙


  Les précisions que m’apporte Yuki sur sa blessure au bras m’aident grandement à y voir plus clair. Ce dont je redoute le plus semble ce dessiner peu à peu : une fracture. Pour en être certaine, il me faudrait prendre une radiographie de sa main de face et de profil. En raison de l’anatomie particulière du scaphoïde et de sa situation dans le poignet, un trait de fracture n’est pas toujours évident à dépister. C’est d’autant plus vrai que dans la plupart des cas, l’os est peu ou pas du tout déplacé. Des clichés de ¾ permettent de voir la blessure, mais la méthode la plus la plus efficace est de face en tirant sur le pouce. En faisant cela, on ouvre le foyer de la fracture qui est alors plus visible sur la radio. Par contre, cette manœuvre est douloureuse pour le patient. Je ne crois pas qu’il va se laisser faire, comme il a beaucoup de mal à me faire confiance.

 Je compile ces informations parmi ma collecte de données et je m’apprête à lui poser une autre question concernant son état lorsque Freyja m’interpelle.



Je crois que tu devrais porter attention à ce garçon... 



  Effectivement, ayant repris la couverture dans sa main gauche mon jeune protégé baisse la tête comme pour mieux disparaître dans les plis du tissus multicolore. Je devine grâce à sa position corporel qu’il à une attitude de soumission, de fuite et de crainte. Quand on a peur d’être agressé, on se fait tout petit : on se voûte, on plaque les bras le long du corps, on serre les genoux, on rentre les pieds sous soi, on baisse le menton sur la poitrine pour protéger la gorge et on détourne les yeux. Cela déconnecte l’agressivité. Me penchant vers lui doucement je lisse avec délicatesse ses cheveux blonds, je suis inquiète et anxieuse de lui avoir causé du tort inconsciemment avec mon interrogatoire ou bien lorsque j’ai appuyé sur sa main.
 

Hey, ça ne va pas ? T’ai-je fait mal en touchant ton poignet ou bien ai-je dis quelque chose qui aurait pu te blesser d’une quelconque façon. Si c’est le cas, izvinitié pajalsta1...

  J’essai de l’apaiser avec le son doux et calme de ma voix, cherchant à entrer en contact avec son regard. Depuis le début Yuki affiche un abattement peu commun pour un enfant de son âge.



Il est juste à bout de force Nika...  

 

Laisse-moi t’aider, pozhaluysta2...

  Je ne souhaite pas l’abandonner à son sort, même si tout son être cri le contraire. Mon instinct me pousse à vouloir le protéger à tout prix alors que je le connais à peine. Ce n’est pas pour rien que j’ai choisis le métier de soins infirmier.




_____________________Notes_______________________
1. « Je vous prie de bien vouloir m’excuser. »
2. « S'il vous plaît. »

 



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MessageSujet: Re: N'est-ce qu'une simple blessure ? [PV Nika L. Iélanov] Lun 27 Nov - 20:10



Constater par soi-même est préférable que cent ouï-dire.


Comme je venais de répondre à sa dernière question, je m’étais attendu à ce qu’elle continue à m’en poser. Je n’avais pas tenu compte de mon langage corporel pour deux raisons : je ne savais pas le gérer ni même le comprendre, mais aussi parce que je ne pensais pas que cela aurait une grande incidence sur le comportement de la dame. Après tout, pourquoi serait-elle différente de tous les autres ? Pourtant ce fut le cas et je n’en fus que plus surpris. Toueris se garda de faire un commentaire, certainement pour que je puisse écouter attentivement ce que me disait l’humaine qui me faisait face. Cette dernière montrait une inquiétude à laquelle il me semblait n’avoir encore jamais fait face et qui fut de la part de mes paires. Puis, elle me dit quelque chose dans la langue que je ne parvenais pas à comprendre. A cause de cela, je ne compris pas ce qu’elle voulait. Entre cela et le fait qu’elle me caressait encore la tête, j’étais totalement perdu. Comment pouvait-on faire preuve d’autant de douceur envers moi ? C’était incompréhensible.

Resserrant plus encore ma prise sur le plaid, je me mis à secouer doucement la tête de droite à gauche deux ou trois fois, comme pour répondre à ses questions. Non pas que je lui en voulais -comment aurais-je pu ?- mais pour moi elle n’avait rien de répréhensible. Enfin, de mon point de vue, il m’était impossible de dire que me frapper était mal. C’était ce qui semblait échapper à ma déesse malgré ce qu’elle savait de moi.
Puis, quand elle me demanda de la laisser m’aider, je sentis un poids se faire sur mon coeur. C’était comme s’il pesait tout d’un coup une tonne alors qu’une boule de noeuds se formait dans ma gorge. Mes yeux se remplirent progressivement et très rapidement de larmes qui ne tardèrent pas à déborder. Par crainte qu’elle le voit et me punisse à cause de ça, je me renfrognai encore plus sur moi-même en jurant en mon for intérieur. Cela eut pour effet de faire réagir ma divinité :

*Pourquoi penses-tu à ce point que tout le monde est pareil alors que le contraire t’a été prouvé plus d’une fois ? Pourquoi ne te laisses-tu pas porter par le présent au lieu de vivre sans cesse dans le passé ?*

Faute de réponse, je ne lui répondis pas. Ses questions avaient des réponses qui étaient au même titre que les réactions que je voyais depuis mon arrivée dans cette école : c’était un mystère indéchiffrable. Tant et si bien que je ne parvins même pas à penser une réplique pour qu’elle me laisse tranquille. En plus de cela, je devais gérer mes émotions, ce qui me faisait extrêmement mal. Je ne pus donc qu’écouter ce que Toueris avait à me dire sans rien faire, si ce n’est apporter un peu d’attention à l’infirmière qui se montrait plus douce que n’importe qui d’autre avant :

*Dans la vie, rien n’est tout noir ou tout blanc. Personne ne devrait vivre ce que tu as vécu et encore moins aller dans les cases “faible” ou “fort”. C’est du grand n’importe quoi ! Il y aura toujours plus fort et plus faible que toi en terme de force physique ou de force mentale. Certes, pour le physique c’est dur de faire pire que toi, mais ce n’est pas la même chose pour ce qui est du mental ! La preuve est que tu continues de vivre malgré tout ce que tu as vécu. Tu es fort Yuki. C’est juste que ça ne saute pas aux yeux.*

*Qui te dit que j’ai envie de vivre ?*


J’avais pensé sans réfléchir. Ce fut une chance que je ne l’eus pas dit à voix haute, sinon la réaction de la jolie dame n’aurait certainement pas été de me caresser les cheveux.

Le silence s’était fait dans ma tête alors que je tentais désespérément de m’empêcher de pleurer plus que je le faisais déjà. C’était au point que je m’étais mis à trembler contre ma volonté. Peur, colère contre moi-même, détresse… rien de ce que je ressentais n’approchais de près ou de loin l’émotion qu’on appelait “joie”. Je ne savais pas comment y accéder. Plus exactement, cela me paraissait hors de portée.


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MessageSujet: Re: N'est-ce qu'une simple blessure ? [PV Nika L. Iélanov] Mer 29 Nov - 2:59

 

 

 
✙ L’espoir fait vivre ✙


  Mon cœur ce serre devant son absence de réaction, décidément je suis d’une faiblesse sans nom. Résistant à l’envie d’éclater en sanglot, ce ne serait pas très professionnel de ma part, je me conditionne  moi-même : sokhranyat' khladnokroviye, Nika !1 Réfléchissant à toute vitesse pour essayer de trouver durant mes cours de soins infirmiers une leçon qui me serait utile en cet instant, malheureusement sous le coup de la panique rien ne me viens en tête. Évidemment, j’ai peu d’expérience. Je sortais à peine de l’université lorsque j’ai été embauché par le Directeur. Un frisson glacé me traverse l’échine, je ne dois pas penser à ce vieil homme. . .


  Soudain, je sens sous ma paume de faibles tressautements. Ma première réaction fut : a-t’il froid ? Or à le voir emmitouflé comme il l’est dans la couverture, j’en conclu que non. Est-ce de la peur ? À la simple notion de ce que ce garçon avait pu vivre dans le passé pour ressentir autant de méfiance envers ceux qui s’approchait de lui me coupe le souffle. Mon âme se déchire lorsque je vois couler sans bruit des perles translucides sur ses joues si pâles. . .


  À la fois pour cacher mon désarroi et parce que pendant l’espace d’une seconde je ne voyais plus un étudiant blessé mais ma petite sœur, je m’assis sur le lit à ses côtés. Le serrant tendrement contre moi, je lui flatte les cheveux d’une main. Naturellement parce que je l’ai fait tant de fois pour elle, je chante une douce berceuse pour l’apaiser.
 

. . . 2


Nika, attenti. . . !  


  Freyja n’a pas le temps de terminer sa phrase que déjà je le sens en moi, cette impression de flottement. Mon pouvoir ce réveil sous la force de mes émotions, me submergeant tel un orage en pleine mer de sensations et d’images qui ne m’appartiennent pas. La peur et l’incompréhension m’étouffe. Confuse, je ne parviens pas à faire la distinction entre mes sentiments et ceux de Yuki. Je ressens la violence, entends la solitude et vois la douleur comme un kaléidoscope cruel qui n’a plus de fin. Je désire plus que tout que cela s’arrête, même si pour ça je dois en mourir. Mes larmes se mêlent bientôt à la tignasse blonde du corps frêle que je sers contre moi, seule bouée dans cet univers de tourment.




_____________________Notes_______________________
1. « Garde ton sang froid Nika ! »
2. Ancienne berceuse Russe : « Dodo, dododo, dodo/Ne te couche pas au bord du lit/Sinon un grand loup gris viendra/Et il te mordra/Il te traînera dans les bois/Sous la racine du saule. » La dernière phrase est changé au fur et à mesure de la chanson par un arbre différent et le nom de l'enfant est souvent ajouté à la fin.

 



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MessageSujet: Re: N'est-ce qu'une simple blessure ? [PV Nika L. Iélanov] Mer 29 Nov - 21:16



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Mon manque de réponse me faisait croire que j’allais subir un châtiment. Toueris avait beau chercher à prétendre le contraire pour m’en convaincre, je ne démordais pas. Pourtant, rien ne venait. Pas de coups. Pas de cris. Et encore moins de reproches. Pourquoi ? J’avais beaucoup de mal à réfléchir tant je cherchais à retenir mes émotions qui furent découvertes malgré tout. Je le sus quand je sentis la main sur ma tête se retirer totalement. Sur le coup, je perdis simplement tout espoir de voir la gentillesse humaine alors que je n’osais pas lever les yeux. Qu’allait-il donc m’arriver ?

*Qu’est-ce qui te fait croire qu’elle s’est relevée pour te faire du mal ?*

Toueris m’avait murmuré ces mots juste avant que je sente un poids affaisser le matelas à côté de moi. Cela m’évoqua des souvenirs fort peu agréable, ce qui me tendis à l’extrême. Allais-je revivre le même cauchemar ? La réponse tendait vers le non dès l’instant où l’infirmière me prit dans ses bras. L’incompréhension la plus totale prit alors le pas sur la peur. Ma déesse, quant à elle, souriait et s’effaçait doucement comme pour me laisser profiter seul de cela. Loin de me rassurer, je fus tenté de la rappeler, ce que je faillis faire. Mon élan fut coupé net par la voix de l’adulte qui chantait doucement dans la langue incompréhensible qu’elle avait déjà usée. Je ne compris donc pas un traître mot du message donné qui pouvait être aussi positif que négatif. Lequel des deux était-ce ?

Je ne sus pas si elle la termina ou non. Longue et courte à la fois, elle fut dans tous les cas suivie par une remontée de souvenirs douloureux. Rien ne m’avait préparé à ces visions d’horreur qu’il me paraissait revivre sans avoir mon mot à dire. Ainsi, je revis les coups que mes parents me donnaient dès que je faisais quelque chose qui leur déplaisait comme rentrer avec un retard de quelques minutes, que ce soit ma faute ou non, laisser mes sentiments ressortir, désobéir… mais le pire resta de ressentir encore une fois la sensation de la drogue pour qu’ils puissent utiliser mon corps à leur guise. M’en rappeler ainsi de force me donna la nausée alors que le tout me coupa le souffle. Aussi plié en deux que ce que la dame me laisser faire, j’avais l’impression que j’allais étouffer. Je transpirais à grosses gouttes et tremblais comme une feuille. Peu à peu, alors que je reprenais mes esprits, j’entendis Toueris qui tentait, avec le peu de moyens qu’elle possédait, de me calmer. Ma crise de panique était loin d’être terminée, c’est même ce qui me donnait envie de fuir à toutes jambes pour mettre fin à tout cela, qu’enfin je puisse connaître la paix. Une seule chose m’en empêchait, outre les bras qui entouraient mon corps : ma barrière était apparue, entourant nos deux corps, solide au point d’en être pratiquement incassable. Le visage noyé de larmes, je ne parvenais pas à trouver de solutions. Sourd à tout ce qui m’entourait, je voulais juste que tout s’arrête, ne plus souffrir autant et avoir la sensation d’être enfin libre de toute crainte.

A côté de moi, il était évident que la dame n’était pas au mieux non plus. D’ailleurs la façon dont elle me tenait me faisait un peu mal. Quoique cela était fort imperceptible par rapport à ce dont je venais de me souvenir. Les pourquoi du comment de ce qu’il venait de se passer m’était totalement inconnu et très certainement le cadet de mes soucis en l’instant. Il ne me vint d’ailleurs pas à l’idée que quelqu’un d’autres, mises à part Toueris, ait pu le voir. Enfin, vu mon état, ce n’était pas très étonnant...


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MessageSujet: Re: N'est-ce qu'une simple blessure ? [PV Nika L. Iélanov] Mar 5 Déc - 16:57

 

 

 
✙ L’espoir fait vivre ✙


 Ma circulation sanguine repris peu à peu dans le bout de mes doigts, créant un léger picotement rassurant. J’émerge lentement de mon état de semi conscience dans lequel mon pouvoir m’a plongé.  Même les paroles de Freyja ne peuvent m’atteindre lorsque les images m’envahissent. Je vais devoir apprendre à contrôler ce blocage, autrement je risque d’avoir des problèmes. En règle générale, j’arrive à suivre le cours du flot psychique avec un semblant de facilité, sauf lors de fortes émotions. C’est sans doute pour cela qu’avec Yuki ce fut aussi violent.

  Lorsque mon ouïe cesse d’émettre un strident sifflement et que ma vue s’adapte au décor familier de mon infirmerie, je pousse un profond soupir de soulagement. Le pire est passé.


Pour toi peut-être…  


  Réalisant un peu tard que je sers avec force le corps meurtri du jeune homme contre moi, je relâche ma prise. La culpabilité et un profond remords m’envahis, sachant pertinemment qu’il a partagé l’expérience. Normalement, ce n’est pas le cas. C’est d’autant plus cruel que les souvenirs et sensations ont une signification pour lui. Les larmes qui ruissèlent sur ses joues et les tremblements qui agitent ses membres ne mentent pas. Il est en pleine crise de panique. Voulant me reculer pour le laisser respirer, je constate avec effarement que je ne peux pas. Cherchant du regard la source de mon emprisonnement, je ne distingue rien de particulier.


Je ne peux pas bouger !

Que veux-tu dire par là ?


  Je teste les limites de notre confinement, l’espace est restreint. Je peux à peine m’éloigner de l’étudiant. Est-ce à cause de Yuki ?


Ça viendrait donc de lui ?  

Possible, c’est un étudiant M après tout.  

Je ne crois pas connaître cette divinité,
il ne fait pas partie de mon panthéon.  

La couleur de sa cravate ne correspond pas en effet.  


  Au pensionnat, tous ceux qui sont possédés sont vêtus d’un élément de couleur associé à leur groupe. Même si pour les membres du personnel cette règle ne s’applique pas, je sais que pour Freyja c’est vert.


Tu dois parvenir à le calmer,
on ne sait pas ce qui peut se produire par la suite.
Je n’ai pas envie de nous voir enfermé ici pour toujours.  


  Ma déesse a raison, qui plus est c’est moi qui nous ai mise dans cette situation embarrassante. Si je me pratiquais plus souvent à utiliser ce fichu pouvoir, rien de tout cela ne serait arrivé. Yuki n’aurait rien senti du tout et j’aurais pu faire passer cela inaperçu. Vraiment, je me sens horrible… D’une voix douce, j’essuie avec délicatesse les larmes d’une de ses joues si pâles.
 

Yuki ? Est-ce que tu m’entends ?

  Me mordant la lèvre pour me retenir de pleurer également, ne manquerait plus que ça, je reprends avec la gorge enrouée :
 

Iskrenne sozhaleyu1, Yuki. Pardonne-moi, tout est de ma faute. Je ne voulais pas te faire de mal…  

  Je ne sais pas ce que ma pathétique excuse va donner, probablement rien. Juste à imaginer ce qu’il peut penser de moi présentement me donner envie d’éclater en sanglot.







_____________________Notes_______________________
1. « Je suis sincèrement désolée. »
 



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MessageSujet: Re: N'est-ce qu'une simple blessure ? [PV Nika L. Iélanov] Mer 6 Déc - 8:50



Constater par soi-même est préférable que cent ouï-dire.


Douleur. Tristesse. Terreur. J’étais meurtri de tout cela sans pouvoir y mettre fin une bonne fois pour toute. Toueris avait beau tenter de me faire entendre raison, je ne pouvais pas l’écouter. S’en était trop de souffrir de cette façon. Et il semblait que c’était loin d’être terminé : à côté de moi, j’entendis un soupir. Transis par la négativité qui m'irradiait, je ne pus faire autrement que le traduire comme étant de l’agacement. Une petite voix tenta de me souffler que ce n’était peut-être pas le cas, mais je ne pouvais pas l’écouter. Je ne pouvais pas faire autrement que rester sur mes gardes en imaginant le pire. Pourtant, très rapidement, je sentis l’étreinte douloureuse se détacher doucement. Suite à cela vint un agitement dont je voulu profiter pour fuir.

*Et comment vas-tu t’y prendre ? Vous êtes tous les deux coincés dans ta barrière.*

Ces  paroles suffirent à me tétaniser. Le souffle court et les muscles tendus sur un mouvement montrant mon envie de quitter le lit, voire même la pièce, je ne pus m’empêcher de répondre à la petite voix interne :

*Coincé ? … Je suis coincé avec une adulte ?*

*A moins que tu ne fasses disparaître ta barrière, oui.*


Le calme de ma déesse me rendait fou. Je me sentais tellement en danger qu’il semblait que rien ne pourrait me calmer. Et réaliser que j’étais ainsi à l’étroit avec l’infirmière, même si elle s’était montrée très gentille auparavant, solidifia encore ma bulle à l’extrême si cela était possible.

Alors que je réfléchissais sans parvenir à trouver un arrangement avec moi-même ou une solution pour me tirer de cette situation, je vis une main s’approcher de mon visage. Par peur, je me relevai brusquement en bloquant ma respiration. Néanmoins, je ne pus aller bien loin, ce qui laissa l’occasion à l’adulte d’essuyer mes larmes en me demandant si je l’entendais. Autant dans sa voix que dans ses gestes, elle n’était en rien brutale. Bien au contraire Est-ce que cela cachait quelque chose ? Etait-ce un piège ? Je le craignais malgré les dires de Toueris qui prétendait le contraire, qu’elle était sincère. Je ne parvenais pas à la croire malgré ses efforts pour.Ce ne fut que lorsque j’entendis des excuses que le doute s’immisça en mon esprit. Tant et si bien que je ne sus pas quoi répondre. Pratiquement personne l’avait fait en le pensant réellement et je ne savais pas quoi en penser de celles de l’infirmière.

*Peut-être tout simplement que le monde n’est pas aussi noir que tu le penses.*

*Ne pas vouloir du mal à quelqu’un n’est pas possible. Et les excuses c’est bidon…*

*Pas pour tout le monde. Encore une fois, tu mets tout le monde dans le même sac. T’en as pas assez d’être seul à cause de ta méfiance souvent mal placée ?*

*Je me protège, c’est tout !*


Les sourcils froncés, les yeux à nouveau noyés de larmes, j’étais concentré sur la conversation que j’avais avec ma déesse. Cette dernière me faisait part des solutions que j’avais comme solution pour me protéger sans rejeter les personnes susceptibles d’être gentilles avec moi. Plus elle parlait, plus j’avais envie de partir sur le toit pour enfin mettre ma plus grande envie à exécution. Au moins comme ça Toueris serait libre et je n’aurais plus à souffrir.

*Je ne le serais pas : je serais rappelée dans cette maudite salle et j’aurais échoué dans ma mission. C’est ce que tu veux ?*

- …

Non, c’était pas ce que je voulais, mais je ne voyais pas d’autres solutions pour être enfin libéré de tout cela. Mais ma volonté de fuir et partir qui se trouvait être de plus en plus forte affaiblie ma barrière au moins de moitié. Ainsi, il suffisait maintenant de donner une gros coup avec force pour la briser. Personnellement je n’en étais pas capable… pas encore.


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MessageSujet: Re: N'est-ce qu'une simple blessure ? [PV Nika L. Iélanov] Mar 12 Déc - 20:37





✙ L’espoir fait vivre ✙


Son absence de réponses à ma demande de pardon me brise le cœur, me coupant le souffle comme un coup de poing bien placé dans l’estomac. Je pu presque sentir mes entrailles se tordent sous l’impact, me vidant de ma résistance. Me mordant la lèvre jusqu’au sang pour ne pas pleurer, je ne peux empêcher la pression de monter. Trop rapidement à mon goût, ma gorge et mes yeux me brûlent, consumé par la même envie : éclater en sanglot. Cachant mon désespoir derrière l’écran de mes deux mains, je ne tarde pas à me laisser envahir par la honte, les remords et une affreuse culpabilité.


Nika, calme-toi !


  Faisant la sourde oreille aux suppliques de Freyja qui m’exhortent à ne pas me laisser submerger par mes émotions, je repense à ce que je viens de faire vivre à ce pauvre gamin. Quelle personne horrible suis-je donc ? Il ne méritait certainement pas cela, pas après la mise à tabacs qu’il vient de subir. Coup du sort, au lieu de l’aider je n’ai fait que le blesser d’avantage en plus de lui donner une piètre image de moi-même. Quel genre de monstre doit-il penser que je suis ? Je n’ose plus le regarder en face, me doutant sans peine de ce qu’il doit ressentir à mon égard dès à présent. La voix enrouée, je prononce difficilement :
 

Vy, dolzhno byt', uzhe podumali, chto ya uzhasnyy chelovek. Chto zh, ya mogu tol'ko predstavit', kakoy uzhasnyy kompromat eto prinesot1.

   Le russe est venue tout naturellement, probablement due au fait que je sois profondément bouleversée. Déglutissant avec peine, je continue d’ignorer Freyja qui est sur le point de se mettre en colère. À la fois pour ma déesse et pour Yuki à mes côtés je relance :
 

YA dumayu, ty ponimayesh', chto eto polnost'yu moya vina. Yeshche raz, mne ochen' zhal'2 . . .

  Ne pouvant me retenir plus longtemps, j’éclate en sanglot. Le visage enfoui dans mes paumes, je suis incapable d’empêcher les larmes de couler et mon corps de trembler. Jamais de toute ma vie je ne me suis sentie aussi misérable.



_____________________Notes_______________________
1. « Tu dois déjà pensé que je suis une personne horrible. Eh bien, je ne peux qu'imaginer quelle terrible preuve incriminante cela apportera contre moi. »
2. « Je pense que tu comprends que c'est entièrement ma faute. Encore une fois, je suis vraiment désolée. »




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MessageSujet: Re: N'est-ce qu'une simple blessure ? [PV Nika L. Iélanov] Mer 13 Déc - 20:26



Constater par soi-même est préférable que cent ouï-dire.


Rapidement, je sentis les bras qui m’entouraient se retirer. Je ne compris pas la raison de cela et, quand l’infirmière se mit à parler, ce fut encore plus flou. Seuls ses pleurs derrière ses mains me firent étonnamment comprendre qu’elle devait mal se sentir. Des larmes coulant sur mes joues déjà trempées et rouges, je me relevai pour la regarder. Le buste tourné vers elle, ma main droite posée sur ma cuisse alors que l’autre me servait de soutien, j’attendis qu’elle se calme un peu. Je ne comprenais pas un traitre mot qu’elle prononçait et c’était difficile pour moi de savoir si mes mots seraient hors-sujet ou non. Pourtant, quand elle termina, je ne pus m’empêcher de m’exprimer à mon tour avec quelques difficultés à cause des sanglots coincés dans ma gorge :

- Pardon… Je suis désolé de vous avoir mis dans cet état… Mais je n’en peux plus et je ne sais jamais comment exprimer ça… Toute ma vie je n’ai été qu’un jouet et personne n’a jamais pris en considération ce que je pensais… Ce n’est que depuis que je suis ici qu’on m’a donné un peu d’importance. Pourtant rien ne change réellement… Tous les jours… Tous les jours on me frappe de plus en plus fort. C’est comme si on voulait ma mort… … Si c’est le cas, alors je préfère mourir que continuer comme ça…

En parlant, je m’étais tourné pour me remettre droit. Des larmes avaient recommencé à perler de plus en plus abondamment. Quant à ma dernière phrase, elle n’avait été qu’un simple murmure. Et, comme mon comportement qui s’était débloqué comme par enchantement sans que je m’en rende compte, ma barrière s’était volatilisée sans que rien ne le montre.
Après un instant de silence, comme pour se remettre du choc que j’avais provoqué en elle, Toueris me dit gentiment :

*Je suis fière de toi, mon petit Yuki. Je savais que tu étais capable de montrer tes sentiments et dire ce que tu as sur le coeur.*

Ces mots suffirent à me faire l’effet d’un choc électrique et m’aider à me rendre compte de ce que j’avais fait. Encore plus rouge que ce que faisait la fièvre qui montait encore, je réagis au quart de tour et me levai brutalement pour courir comme si ma vie en dépendait. Juste après avoir mis les deux pieds au sol, je faillis tomber au sol, mais je parvins à me rattraper pour partir en direction de la sortie. Emporté par mon élan, mon corps fit la connaissance du mur, laissant mes mains réduire douloureusement le choc, avant que je continue en direction des escaliers qui me permettraient d’atteindre le toit. Malheureusement, c’était sans compter mon piteux état physique : rapidement je me sentis tanguer alors que ma vue se floutait. Essoufflé malgré le peu de distance parcourue, je finis par perdre connaissance. La vitesse que j’avais pris, même si elle n’était pas grande, suffit à me faire glisser vers le mur qui me faisait face, près des escaliers. Des élèves qui étaient par là se poussèrent pour éviter que je leur rentre dedans puis, comme inquiets sans savoir quoi faire, ils se rassemblèrent autour de mon corps inanimé. A peine conscient, je ne voyais que des formes difformes alors que j’entendais lointainement ma déesse me demander comment j’allais. J’avais du mal à respirer, ce que je mettais sur le compte de ma course. Pourtant il y avait autre chose qui bouchait petit à petit mes voies respiratoires contre ma volonté. De toute façon, que j’en ai ou non, il m’aurait été très difficile de faire quoi que ce soit puisque j’étais incapable de bouger le petit doigt. Même fuir la foule à nouveau m’était impossible.


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MessageSujet: Re: N'est-ce qu'une simple blessure ? [PV Nika L. Iélanov] Jeu 21 Déc - 21:56





✙ L’espoir fait vivre ✙


Ses paroles me prennent par surprise, causant une pause dans mes sanglots. Je relève la tête pour le dévisager, essayant de faire en sorte que ses dires fassent leur chemin dans mon esprit embrouillé. Mon visage doit être ravagé par le chagrin et maculé de larmes, ce qui ne doit pas donner un beau spectacle. Essuyant du mieux que je le peux mes joues, j’affiche un sourire timide alors qu’il se détourne déjà. Me raclant la gorge pour mieux le remercier de son honnêteté et pour lui signifier une fois de plus mes excuses pour ce que vient de se passer, je reste coite lorsque subitement il se lève. Muette de stupéfaction, je ne réagis pas immédiatement à son départ précipité, suivant des yeux sa fuite quelque peu maladroite.


Nika ! Ne reste pas là à rien faire !
Ressaisie-toi, ce gamin a besoin de soins !


  Cette phrase semble me faire revenir à la réalité, alors que je me redresse en vitesse pour partir à sa suite. Qu’est-ce qui m’a pris d’agir de la sorte ? Je n’aide pas cet enfant, au contraire je lui nuis plus qu’autre chose. En panique, je fouille du regard le corridor à l’affut d’un indice sur sa direction. Quelques étudiants se retournent vers moi, ouvrant les yeux ronds en voyant ma mine déconfite et hagarde. Ils doivent certainement me prendre pour une folle.


J’espère qu’ils ne garderont pas cette scène en souvenir,
il n’y a rien que je déteste le plus au monde que de mal paraitre.


  Ignorant la menace à demi-mot de la déesse, je cri son nom :
 

Yuki !!

  Cette fois, tous me fixe avec plus ou moins d’attention. J’entends les reproches de Freyja résonner, elle n’est clairement pas heureuse de la situation dans laquelle je nous ai mis. Une fois de plus, je sens ma gorge se nouer et l’envie de pleurer me brûle les yeux. Mordant ma lèvre inférieure avec force, je m’exhorte au calme. J’avance parmi les élèves, demandant au passage si l’un d’entre eux a aperçu mon patient. Je n’ai pas long de chemin à faire pour voir une petite foule se former près des escaliers. M’approchant, je le vois étendu sur le sol et respirant avec difficulté. Je m’accroupis près de lui, concentrant toute mon attention sur sa respiration et son pouls faible. Je dois impérativement le ramener à l’infirmerie, seulement malgré sa frêle carrure il est trop lourd pour moi. Je suis vraiment paresseuse et nulle en tout exercice qui existe sur terre.



Franchement Nika, fait un effort.
C’est de ta faute s’il est parti et qu’il est dans cet état.

 

Yuki, est-ce que tu m’entends ?

  Je doute que dans son état il me réponde, mais je dois m’assurer de sa lucidité. Même un léger signe de tête serait suffisant pour me signaler qu’il est toujours dans un état cognitif normal. Il serait beaucoup plus facile pour moi de le transformer en animal et le prendre dans mes bras pour le transporter, seulement devant autant de témoin je doute que le Directeur apprécierait. Nous sommes au rez-de-chaussée, à cet étage les élèves normaux et possédés se côtoient. Je ne dois pas divulguer quoi que ce soit à propos de l’existence de la salle 3.4.

  Autour de moi, les curieux se sont accumulés. Avec un peu de chance, un adulte va remarquer l’attroupement et venir voir ce qui se passe. Je reste près de lui, soucieuse et inquiète en surveillant ses signes vitaux. Une voix forte et masculine tranche rapidement du lot, provoquant un long soupir de soulagement de ma part. L’homme est grand, brun à l’air sérieux, presque strict et indéniablement le même surveillant que celui qui me l’a amené un peu plus tôt. J’ai presque honte qu’il me voit ainsi, certaine qu’il juge horriblement ma capacité à effectuer mon poste convenablement. Étonnamment , il ne fait aucun commentaire sur ma présence dans le corridor, m’offrant son aide pour le porter jusqu’à un meilleur endroit. J’accepte avec gratitude, le suivant de près de peur de me faire enlever Yuki sous mes yeux.





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MessageSujet: Re: N'est-ce qu'une simple blessure ? [PV Nika L. Iélanov] Sam 23 Déc - 6:59



Constater par soi-même est préférable que cent ouï-dire.


Le temps me sembla infini alors que le brouhaha autour de moi se faisait de plus en plus fort. Ne pouvant ni bouger, ni tenter le moindre geste, même ma vue commençait à décliner. La pensée que j’étais en train de mourir me fit ressentir autant de soulagement que de peur. Sur le coup je n’y pensai pas, mais il était possible que cette dernière soit provoquée par celle de Toueris qui la rendait totalement paniquée. Je ne comprenais pas ses appels à l’aide jusqu’à ce qu’une voix “extérieur” se fasse plus claire que le reste. Je la connaissais, me semblait-il, mais, encore une fois, je ne comprenais pas réellement ce qui était dit. De ce fait, je ne pus donner à l’infirmière la réaction qu’elle aurait voulu de ma part sans même le savoir. Immobile, je me sentais doucement partir dans l’inconscience. Cette dernière était noire et froide, mais terriblement paisible contrairement aux moments où j’avais conscience de ce qu’il se passait autour de moi.

A mes côtés, sans que je puisse le savoir, le monde qui s’était attroupé avait attiré l’attention d’un surveillant. Ce dernier, depuis qu’il m’avait trouvé, faisait le tour du campus pour vérifier que les victimes de violence n’avaient pas été plus nombreuses. Après tout, il m’avait déjà rencontré une fois, lorsque j’avais été emmenée par une jeune femme inquiète par le fait que je puisse me faire violenter. Certes, elle avait raison, mais je n’avais jamais pensé qu’elle me ferait rencontrer les surveillants. Mais d’un autre côté, cela permit à ma protectrice de se faire aider sans qu’il ne pose de questions. Enfin… peut-être quelques-unes, mais aucune qui pourrait concerner le travail de sa collègue. M’’ayant vu fuir pour moins que ça, il n’était pas prêt à critiquer.

Ainsi, après avoir séparé la foule et proposé son aide pour me porter à l’infirmerie, je sentis légèrement qu’il me prenait par un bras pour me porter sur son dos. La douleur à mon poignet qu’il serrait grandement me fit gémir doucement avant que je commence à avoir une quinte de toux grasse. Malheureusement, cela ne suffit pas à me réveiller pour avoir une toute autre réaction. J’étais si mal…
Lorsque nous fûmes enfin arrivés à l’infirmerie, le surveillant s’adressa à Nika en lui demandant poliment :

- Où est-ce que je vous le pose ?

Il avait bien vu le plaid coloré sur un des lits, mais comme il ne savait pas si cela appartenait à un autre élève partit pour une durée indéterminée, à celui qui se trouvait dans ses bras, ou l’infirmière, il préférait demandé. Il suivit alors les instructions et le posa là où on le lui indiquait avant de faire part d’une proposition :

- Si jamais il venait à fuir à nouveau dans les prochains jours, n'hésitez pas à faire appel à moi. Il est malheureusement du genre farouche…

Certes, il aurait pu le lui dire plus tôt et se présenter par la même occasion, mais il n’y avait pas pensé. Il avait été bien trop préoccupé par une tâche qu’il s’était confié depuis qu’il m’avait rencontré : trouver mes agresseurs et vérifier si j’étais leur seule victime. Pour le moment il n’avait pas eu de chance, d’autant plus que je ne lui avais encore donné aucun nom, mais il ne désespérait pas de leur mettre la main dessus !

Ainsi, quand il partit se fut quand il fut certain que sa jeune collègue n’avait besoin de rien, me laissant seul avec elle. Allongé, je me sentais mal. J’avais mal. C’était comme si rien ne pouvait me laisser simplement dormir. Je ne parvenais pas à sombrer totalement, restant dans la semi-conscience, voyant le reste du monde flou. Néanmoins, j’avais désormais un peu plus de possibilités de comprendre ce qui m’était dit vu que le bruit ambiant s'était envolé autour de moi.


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MessageSujet: Re: N'est-ce qu'une simple blessure ? [PV Nika L. Iélanov] Jeu 28 Déc - 18:33





✙ L’espoir fait vivre ✙


Le faible gémissement que mon petit protégé émis lorsqu’il fut hissé sur les épaules du surveillant me rassura énormément. Je pus ainsi calmer mes angoisses et m’orienter vers l'échelle de Glasgow comme indicateur sur son état de conscience. Dans un contexte d'urgence, elle permet au médecin de choisir une stratégie dans l'optique du maintien des fonctions vitales. Le score obtenu est étroitement corrélé à la gravité (stratification du risque de complications et évolution spontanée) des comas. Je vais devoir attendre qu’il soit à ma portée d’analyse pour continuer ma collecte de donnée. Encore une fois, l’irrésistible envie de pleurer alors que nous traversons le corridor sous le regard inquisiteur des autres étudiants me prend à la gorge, faisant grincer des dents Freyja. La déesse tient fortement à son image, même si techniquement personne ne sait qu’elle existe, et déteste lorsque je fais mauvaise impression. Ce dont j’avoue exceller.

  Prenant sur moi pour conserver mon aplomb, je suis l’homme d’aussi près que possible sans que ce soit indécent. J’ai presque envie de poser ma main sur le bras de Yuki pour lui envoyer une forte dose de soutient et de réconfort. Je ne l’abandonnerai pas. Sa toux brusque, mais grasse est bon signe. Il s’agit d'un mécanisme naturel de défense de l'organisme dont le but est de nettoyer les poumons. Les bronches produisent des sécrétions qui, grâce à l'expectoration, permettent d’évacuer le mucus souvent chargées de bactéries, de virus et de globules blancs. Les traitements consistent simplement à favoriser l'expectoration des mucosités pulmonaires. En soit, son corps a le bon réflexe en cherchant à se débarrasser de ce qui lui encombre les voies respiratoires ce qui signifie qu’il n’est pas totalement sombré dans l’inconscience.

  Nous entrons prestement dans mon infirmerie, je suis soulagée de ne plus être le centre d’attention momentané de tous les élèves de l’école et sens Freyja se détendre également. Lorsqu’il me demande où déposer mon patient, je réponds vivement en lui montrant le lit avec mon plaid multicolore :
 

Par ici, spasibo1.

  Je me rappelle avec quel désespoir le jeune homme s’y accrochait un peu plus tôt et si cela peut lui prodiguer un maigre réconfort supplémentaire, je suis prête à essayer. Le surveillant dépose délicatement Yuki sur le lit, prenant soin de ne pas aggraver ses blessures. Une fois installé, j’abrille son corps avec ma couverture pour le protéger du froid puisque ses cheveux sont encore humide. Apposant ma main sur son front, je cherche à déceler un début de fièvre. Sa peau est moite, sa température corporelle ne va pas tarder à monter. Je répète :
 

Yuki, tu m’entends ?

  J’essaie de déclencher une réaction de sa part, qui pourrait m’aider dans ma collecte de donnée. Je me tourne vers l'autre adulte présent dans la pièce, écoutant sa proposition en lui souriant gentiment. Le fait de m’avoir aidé sans faire le moindre commentaire désobligeant est tout en son honneur. Mon sourire se terni néanmoins quelque peu lors de la mention du caractère farouche de mon patient. Non pas que je déplore son manque de coopération, seulement j’ai en souvenir les images et les sensations qui me sont venu lorsque mon pouvoir a plongé dans son passé. Je n’en dis pourtant rien à l’homme face à moi. C’est quelque chose de beaucoup trop personnel et qui ne m’appartient pas.
 

Je comprends, merci pour votre aide si généreuse. Sans vous, je n’y serais pas arrivez. Je ne manquerai pas de vous faire signe si cette situation se reproduit.

  Une fois qu’il fut parti, je reporte mon toute mon attention sur l’étudiant étendu sur le lit à mes côtés. Reposant ma main sur sa tête, je lui caresse les cheveux avec douceur et tendresse. Je ne veux pas reproduire l’épisode de fuite de tout à l’heure, il doit rester calme pour ne pas risquer de se blesser d’avantage. Me penchant vers lui, je lui demande :
 

Yuki, ouvre les yeux, pozhaluysta2.

_____________________Notes_______________________
1. « Merci. »
2. « S'il te/vous plaît. »




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MessageSujet: Re: N'est-ce qu'une simple blessure ? [PV Nika L. Iélanov] Ven 29 Déc - 7:54



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Je n’avais plus conscience de l’endroit où j’étais, ou de ce qui se passait autour de moi. C’était à peine si je me rendis compte qu’on s’éloignait du brouhaha insupportable qui s’était de plus en plus intensifié. Pourtant, je me sentis comme mieux quand je n’entendis plus que deux voix plus ou moins familières. Pas proches, mais… pas inconnues non plus. Puis, doucement, je sentis qu’on me bougea pour me poser sur quelque chose de moelleux avant d’être recouvert de ce qui devait être une couverture. Qu’est-ce qui se passait ? Pourquoi tant de douceur ? Je ne comprenais pas… Jamais encore on ne m’avait traité comme ça quand j’étais malade. Non, puisque mes parents en profitaient pour profiter de mon corps immobile d’une façon, ou d’une autre. Parfois ils m’obligeaient même à aller dehors malgré la fièvre qui me prenait, prétendant auprès des curieux que j’avais fait exprès de me rendre malade pour qu’on me prenne en pitié. Cela n’avait jamais été le cas, mais ils devaient en être persuadés puisqu’ils ne m’avaient jamais pensé capable de bonne volonté ou de dire la vérité.

Alors que mes pensées allaient dans tous les sens, m’empêchant de voir même mes souvenirs douloureux clairement, j’entendis une des voix plus clairement me parler. Elle me demandait si je l’entendais, mais j’eus peine à ouvrir les yeux. Je luttais fortement contre l’inconscience, encouragé par une voix maternelle pour avoir un peu de courage. Cela fit tressauter mes paupières doucement. Pourtant, quand j’entendis à côté de moi qu’on n’était plus concentré sur moi, qu’on n’attendait certainement plus de réponse, j’abandonnai tout ce que j’avais entrepris pour seulement cela. De toute façon je me sentais bien trop mal… J’avais l’impression que je pouvais étouffer si j’arrêtais de respirer même une seconde. J’avais envie de tousser, mais il ne fallait pas. Je toussaitai donc par moment mais sans laisser mon corps se débarrasser de ce qui le gênait tant.

*Non, ne te laisse pas aller !*
me chuchota la voix maternelle emplie de peur. *Les personnes autour de toi ne t’ont pas laissé. Elles reviendront. Allez, s’il te plaît Yuki, ouvre les yeux. S’il te plaît…*

Juste après les supplications qui venaient de mon esprit, j’entendis une porte se fermer avant qu’une personne s’assoit vraisemblablement à côté de moi. Puis, une main me toucha à nouveau pour me caresser les cheveux. Ce geste… je le connaissais… Il appartenait à une personne que j’avais fuie, blessée et fait pleurer. Pourtant… si c’était bien elle, elle ne faisait rien contre moi et me demandait d’ouvrir les yeux, comme la voix en moi. Je repris donc mes efforts pour lutter contre l’inconscience dans laquelle j’avais envie de simplement plonger. Après un moment qui me parut aussi long que difficile, je parvins enfin à ouvrir lentement les yeux. Ma vue était, comme avant, troublée, mais pas assez pour m’empêcher de voir la personne à mes côtés. Il me sembla reconnaître l’infirmière dans son décor. Même si je ne fus pas certain que ce soit elle, j’eus terriblement envie de m’excuser. Je m’en voulais pour tellement de choses… Je tentai alors de dire pardon dans ma langue maternelle, mais mon “gomen nasai” ne fut qu’un murmure inaudible que je n’entendis pas moi-même et suivit par une quinte de toux que je tentai désespérément de taire pour ne pas me faire gronder. Cette dernière m’avait obligé à me relever pour me permettre de respirer un peu. Pourquoi avais-je si mal ? Pourquoi étais-je si mal ?


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MessageSujet: Re: N'est-ce qu'une simple blessure ? [PV Nika L. Iélanov] Ven 12 Jan - 20:07





✙ L’espoir fait vivre ✙


Malgré la voix presque inaudible qui s’échappe de ses lèvres, je comprends qu’il essaie de me parler. Malheureusement, le peu d’éveil que j’ai réussi à lui soutirer s’évapore comme glace au soleil. Je ne dois pas le laisser perdre totalement connaissance, si sa condition s’aggrave, je risque de manquer un détail important. À nouveau, je lui caresse le front en vérifiant sa température du même coup. Son état  semble rester stable, mais vu son épuisement je préfère rester sur mes gardes. On ne sait jamais, dans ce genre de situation tout peut dégénérer. Je m’assure que sa poitrine est suffisamment surélevée pour dégager ses voies respiratoires sans lui causer un inconfort. Un angle de 45 degré devrait suffire, surtout lorsqu’il est constitué de coussin moelleux.


  Je me lève et me dirige vers mon cabinet de toilette au fond, gardant constamment dans mon champ de vision Yuki sur le lit. À travers la glace je vois son corps être secoué d’une quinte de toux, se retenant visiblement de paraitre malade en tout point. Une fois de plus, je sens monter en moi une profonde tristesse, ressassant sans cesse les images qui sont resté gravé dans ma mémoire. Tordant un linge doux d’eau tiède entre mes mains, je tremble de frustration.  


Freyja, je ne sais plus quoi faire pour qu’il me fasse confiance.
Il a été si terriblement battu…

Ne te laisse pas abattre, tu es plus forte que ça.


  Je me redresse ; la déesse à raison je ne dois pas me laisser abattre par ce que j’ai vu. Il faut m’endurcir si je veux survivre dans ce pensionnat où ces pauvres enfants doivent apprendre à cohabiter avec un être céleste dans leur tête. J’en fais partie désormais, il faut que je prenne mes responsabilités.

  Revenant vers mon patient, je lui applique tendrement la compresse sur sa peau, espérant soulager un peu sa tension. J’en profite pour détailler ses ecchymoses qui commencent peu à peu à apparaître. Des hématomes bénins qui ne laisseront pas de marque à long terme, par contre son poignet m’inquiète. Je me penche donc vers lui pour lui demander :
 

Yuki, es-tu en mesure de garder les yeux ouverts ?

   Je me mords la langue d’angoisse, s’il ne se réveille pas de lui-même, je vais devoir appliquer la procédure suivante sur l’échelle de Glasgow. À savoir sa réaction à la douleur. S’il n'exécute pas d'action spontanée, ni au bruit ou au toucher  il convient généralement d'exercer une stimulation qui ne cause pas de blessure ni d'aggravation de l'état, n'entraînant pas de lésion de la zone stimulée. Je refuse de m’y résoudre volontaire, sachant qu’il risque d’avantage de me craindre et de me comparer aux monstres qui l’ont fait souffrir.

  J’analyse à toute vitesse une approche différente, une seule alternative s’offre à moi. Si il y a bel et bien une fractures du scaphoïde strictement non déplacé, il est possible de procéder à un traitement orthopédique par immobilisation du poignet dans une manchette ne prenant pas le pouce ni le coude. Le Directeur, étant prévoyant pour plusieurs raisons, m’a permis de remplir mon infirmerie plus que nécessaire pour une école de cette taille. J’imagine qu’avec des élèves particuliers comme les classes M, il ne faut pas prendre de chance. Mon entrepôt se trouvant en retrait, je ne pourrai pas le surveiller. J’hésite à le quitter, sachant son état de conscience peu élevé.


Tu n’auras pas le choix Nika.


  Je ne réponds pas, préférant concentrer mon attention sur l’étudiant près de moi. Lui murmurant avec douceur et tendresse :
 

Je ne t’abandonnerai pas. Je vais veiller sur toi mon petit Yuki, je te promets que tout ira bien.  






#CC6699 : Nika ~  |  ~ Freyja : #E08E79

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MessageSujet: Re: N'est-ce qu'une simple blessure ? [PV Nika L. Iélanov] Sam 13 Jan - 5:14



Constater par soi-même est préférable que cent ouï-dire.


La toux qui m’avait prit m’avait fait très mal à la poitrine, comme jamais à mes souvenirs. Pourtant, je me forçai de ne pas le montrer pour éviter une punition et/ou des remontrances. Certes, elle était très gentille avec moi et elle semblait très différente de tous les autres, mais j’avais tout de même cette peur et cette méfiance qui restaient en mon coeur, comme pour répondre au fait que “prudence est mère de sûreté”. Le fait d’être comme surélevé, bien que je ne puisse décemment pas le vérifier, m’avait aidé à me dégager un peu, mais je me sentais toujours comme… étouffé de l’intérieur. Pouvais-je le dire, ou pas ? Quoi que je n’étais même pas parvenu à dire pardon… Comment faire ce dont j’étais incapable ?

Alors que je me sentais de plus en plus mal, comme si je ne serais bien dans aucune position parce que le “mal” me suivrait jusqu’au bout du monde, je vis l’image floue de la dame revenir à mes côtés. Etrangement, je ressentais une forme de réconfort quand elle était à mes côtés sans que je comprenne vraiment ce que c’était. Toueris, quant à elle, avait comme disparue. S’était-elle effacée pour me laisser tranquille ou était-elle partit définitivement ? Dans les deux cas, cela ne changeait rien à la sensation de vide que son absence créait en moi, mais la seconde option me parut tout de même bien plus effrayante. Cette idée me donna des frissons dans le dos, mais ce n’en était qu’un parmi d’autres qui secouaient discrètement mon corps depuis peu. J’avais froid, pourtant je mourrais de chaud, transpirant et haletant. Le pire c’est qu’au lieu d’effacer mes autres mots, ça ne faisait que s’ajouter douloureusement. Heureusement, l’arrivée de l’infirmière s’accompagna d’une sensation agréablement humide sur mon frond. Le tissu me parut froid, ce que je voulus faire part en japonais, mais là encore seules mes lèvres bougèrent.

A cause de mes difficultés pour me faire comprendre par la paroles, quand je compris enfin qu’elle me demandait si je pouvais garder les yeux ouverts, je tentai de le faire le plus possible sans que ce soit en grand. Ce fut difficile parce que je me sentais comme assommé, mais je ne voulais pas l’inquiéter. Je fis donc un signe de tête positif en espérant y arriver, ce qui n’était pas forcément gagné. J’eue néanmoins comme de l’aide par le départ fortement imminent de la dame qui me demandait de ne pas m’inquiéter. N’ayant jamais eu de bonnes surprises quand on me servait ce genre de paroles, je dégageai ma main gauche pour essayer d’attraper un vêtement à elle, certainement un pan de sa blouse. Ma prise était faible, mais je ne pouvais pas faire plus. Je ne pouvais donc que garder l’espoir qu’elle le voit ou le sente et reste à mes côtés. Pourquoi étais-je si attaché à elle ? Pourquoi sa présence m’était-elle plus apaisante que d’autres ? Je n’avais aucune réponse et ne parvenais même pas à trouver une quelconque hypothèse. Toueris restant silencieuse, je n’eue pas les siennes non plus. Je restai donc dans le doute le plus total avec le léger espoir qu’elle reste malgré que je sois encore éteint après m’être légèrement animé.


(c) Yuki Nakamura sur Pensionnat Immortal

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MessageSujet: Re: N'est-ce qu'une simple blessure ? [PV Nika L. Iélanov] Mer 7 Fév - 22:10





✙ L’espoir fait vivre ✙


Je flatte avec douceur sa joue, priant intérieurement qu’avec ce simple geste je puisse lui communiquer un peu de force. Je discerne bien les efforts qu’il fait pour parvenir à compléter sa respiration et les frissons qui secouent son corps frêle. Je me mords la lèvre, contenant les craintes qui se confirme de plus en plus dans mon esprit. Ce dont je redoutais est sur le point de se certifier : une pneumonie. Sa peau augmente rapidement en température et déjà je sens la moiteur de sa peau s’accentuer. Son système immunitaire combat l’intrusion bactérienne au meilleur de ses capacités, ce qui est un bon signe. Bien qu’affaibli par des années de mauvais traitements, je suis soulagé de voir qu’il cherche à le maintenir en vie. Le désespoir que j’ai ressenti dans mes visions me laisse un goût amer en bouche, espérant que ce n’est pas l’opinion qu’il garde des gens autour de lui.

  Voyant son faible geste de la main pour me retenir près de lui, je souris tendrement en la serrant délicatement dans la mienne.
 

Je suis là mon petit Yuki . . .

  Ce mouvement semble lui avoir grugé la majorité de son énergie restante. Le léger sifflement que je perçois dans son souffle ne ment pas sur l’état de ses poumons. Ceux-ci, en tout ou en partie, s'emplissent lentement de liquide qui l’oppresse sans aucun doute, empêchant du même coup le transfert d'oxygène dans son sang. À long terme, le manque d’oxygène qui s’ensuit peut avoir des conséquences néfastes en nuisant au bon fonctionnement des différentes cellules du corps.
 

Malysh1, je reviens. Tu souffres vraisemblablement d’une pneumonie bactérienne. Pour te soigner il me faut un antibiotique qui va combattre ton inflammation.

  Je ne complète pas ma phrase, jugeant inutile de lui faire part des risques possiblement grave pour sa santé si je ne fais rien. Me levant doucement, je me dirige vers mon entrepôt où je conserve toutes mes fioles. Je repère rapidement ce qu’il me faut puisqu’il est conservé au réfrigérateur : les produits de la famille de la pénicilline sont parmi les bactéricides les plus utiles. Pour la plupart des gens, c'est l'un des médicaments les plus surs. Toutefois, si Yuki est allergique ou que sa pneumonie est résistante à la pénicilline je devrai essayer l'érythromycine. Par contre ce dernier donne souvent la nausée ou la diarrhée, des effets secondaires forts peu recommandables. Quoi qu’il en soit, je reviens sur mes pas, le médicament en main en m’équipant du même coup des outils nécessaire soit : des gants en latex, des tampons stériles et désinfectants, une seringue uniservice et jetable composée d’une cartouche de 2 mL et d’une aiguille de calibre 21 de 1-1/2 po de longueur.

Tu crois sincèrement parvenir à gagner
suffisamment sa confiance pour lui faire cette injection ?

Je n’ai pas d’autre choix, sa vie est en jeu.
Si je le laisse ainsi, il va mourir.  


  Revenant près de lui, je dépose mon matériel sur la petite table en aluminium avoisinant le lit. Reprenant sa main valide dans la mienne, je dis :
 

Yuki, je t’avais bien dit que je resterais avec toi. Je vais avoir besoin de ton autorisation pour te soigner. Je ne veux pas forcer la confiance que tu as envers moi, il faut que ça vienne de toi. Tu comprends ?


Nika, que fais-tu ?!
Tu vois bien qu’il est à demi conscient,
tu perds un temps précieux !  

Je sais, sauf que je ne peux pas agir sans son autorisation !

Dans des cas comme celui-ci
tu dois prendre les devants, qu'il soit en accord ou non.
Je croyais pourtant c'est ce que tu t’apprêtais à faire
il y a quelque seconde à peine . . .  

Oui, mais . . .

Fait ce que je te dis Nika !


  Le ton impérieux de ma déesse me tétanise sur place, je n’ose m’opposer directement à sa volonté. Pourtant, mes bras refusent de procéder à la routine d’injection. Tous mes muscles sont figés dans l’attente de l’approbation de mon patient. Je ne veux pas lui imposer mes soins, encore traumatisé par les images violentes qui me sont venues en tête lorsque mon pouvoir c’est manifesté. Il a déjà tellement souffert.

Tu ne lui feras pas de mal, au contraire
tu vas lui sauver la vie !
Comment peux-tu être encore planté là
comme une souche alors que tu as la possibilité
d’estomper ses souffrances ?
Du nerf Nika, tu es infirmière oui ou non ?!


  Je déglutis péniblement, tremblante de la tête aux pieds. J’enfile avec difficulté mes gants de latex, luttant contre le matériel synthétique. Avec un effort colossal et après plusieurs échecs, je parviens à insérer l’aiguille dans la fiole, ajustant la quantité pour une seule dose de 900 000 UI. La posologie indiquée pour les adolescents, même si dans le cas de Yuki sa constitution frêle laisse plutôt penser à un enfant. La pénicilline que j’utilise est pour injection intramusculaire profonde seulement. Normalement, il faut l’administrer dans le quadrant supérieur externe de la fesse (dorsofessier) ou la face antérolatérale de la cuisse (muscle fessier antérieur). Cependant, je sais pertinemment qu’avec l’état psychologique fragile de mon patient, cette option n’est pas envisageable.

  Respirant un grand coup, je m’approche du bras valide de l’étudiant avec l’intention de lui remonter la manche. Mes doigts hésitent sur le pourtour du vêtement, incertaine sur ce qui va suivre. Je peux toujours procéder à une injection au niveau de l’épaule dans le muscle deltoïde, cependant sa taille relativement petite limite le volume permis même si sa capacité d’absorption est rapide. De plus, la zone se trouve à proximité du nerf et de l’artère radiale or la solution antibiotique présente dans ma seringue ne doit pas être injectée à proximité de ces derniers. Je vais devoir faire preuve d’une très grande vigilance, les conséquences pourraient être fatales.




_____________________Notes_______________________
1. Expression populaire généralement destiné aux enfants qui signifie « mon chéri » ou « mon petit ».



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MessageSujet: Re: N'est-ce qu'une simple blessure ? [PV Nika L. Iélanov] Jeu 8 Fév - 13:14



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est préférable que cent ouï-dire.
Mes espoirs de voir la dame rester à mes côtés ne furent pas vains puisqu’elle prit ma main dans la sienne avec douceur. Tous ses gestes avaient quelque chose de tendre que je ne compris pas. C’était un peu comme sa voix qui s’estompait petit à petit, au fur et à mesure du temps qui passait. Seul le contact que j’avais avec elle et le fait de la voir, même floue, m’aidait à comprendre que je n’étais pas seul, abandonné. Pourtant, ce dont je redoutais arriva finalement, et même si elle m’expliqua les raisons qui la poussait à le faire, je ne parvins pas à me faire à cette absence supplémentaire, celle de Toueris étant déjà bien pénible.

Lentement, au rythme de mon corps lourd et douloureux, comme si j’étais passé sous un nombre incalculable de rouleaux-compresseurs, je me tournai sur le côté, ce qui me fit très mal malgré la sensation extrêmement légère de mieux au niveau de mon ventre. Le côté que j’avais choisi était celui où je pourrais facilement la revoir revenir, si elle le faisait réellement. Le doute était encore bien présent dans mon esprit et l’espoir que j’avais ressentis tout le temps où l’infirmière était restée à mes côtés s’effritait sans que rien ni personne ne me fasse part du contraire. D’autant plus que son absence me parut durer une éternité pendant laquelle je dus faire tous les efforts du monde pour respecter ma promesse et rester éveillé, garder les yeux ouverts.

Finalement, elle revint, quelques objets en mains. Ni une, ni deux, mon espoir revint au galop sans pour autant me donner plus de confiance que j’en avais déjà donné. Après avoir posé des objets que je ne parvins pas à identifier, elle me fit part de son envie de me soigner. Apparemment, il fallait que je donne mon accord, mais je ne comprenais pas trop pourquoi. Puis, pourquoi je la sentais si triste ? Je ne parvenais pas à trouver une signification à tout cela. Comme si toute forme de réflexion m’était désormais impossible à cause de mes maux. Surtout que je ressentais à nouveau une grande envie de tousser que je retenais par crainte de voir les gestes doux devenir brutaux. Je ne le voulais pas… A cause de tout cela, donner une réponse à mon interlocutrice ne fut pas très simple, voire impossible.

Assez rapidement, je vis les mains fines entourées de gants en plastique de l’infirmière s’approcher de mon bras qui était peut-être le seul endroit de mon corps qui ne me faisait pas mal. Je la laissai me remonter ma manche comme elle sembla vouloir le faire, sans broncher. Ce fut quand je vis la seringue s’approcher de ma peau que des larmes, causées par des souvenirs douloureux, firent leur apparition, roulant lentement sur mon visage. Je ne fis cependant aucun geste de refus, comme si j’acceptais simplement ma sentence. Quoiqu’en réalité, j’étais surtout si faible que j’étais incapable de quoi que ce soit. C’était à peine si je pouvais tourner la tête pour cacher mon malaise ou détourner le regard vers un point très loin de l’aiguille qui s’enfonçait avec précaution dans ma peau. La sensation me parut un peu différente de ce que j’avais connu jusque là, mais je ne parvenais pas à en comprendre la raison. De toute façon, à quoi cela m’aurait-il servi ? Si le produit était le même, cela ne changeait absolument rien à ce qui allait se passer par la suite.

Dieu que j’étais fatigué… J’avais très envie de simplement me laisser aller, quitte à la laisser faire ce qu’elle voulait de mon corps, mais sans son autorisation, cela me parut être une mauvaise idée. Mon instinct me refusait ce repos que je réclamais silencieusement alors que l’aiguille finissait son travail, laissant la place à une nouvelle compresse froide.
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MessageSujet: Re: N'est-ce qu'une simple blessure ? [PV Nika L. Iélanov]
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N'est-ce qu'une simple blessure ? [PV Nika L. Iélanov]
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