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Résoudre des problèmes est tout un art [PV Venceslas A. Mahood ]
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MessageSujet: Résoudre des problèmes est tout un art [PV Venceslas A. Mahood ] Mer 21 Fév - 14:28



Il est impossible

de se tenir debout en ce monde

sans jamais se courber.
Cela ne faisait bien longtemps que j’étais sorti de l’infirmerie. Depuis ce jour-là, d’ailleurs, je voyais très régulièrement Sheila qui venait me rendre visite pour jouer, discuter et autres. Elle était une très grande source de détente au milieu des bruits de couloir et des récents comportements que j’avais pu noter autour de moi : on me fuyait, chuchotait à mon propos comme sur Numa, en mal, les regards en coins étaient partout… C’était dur à supporter tant il s’agissait d’une ambiance que je ne connaissais que trop bien. Est-ce que tout allait recommencer ? Allais-je devoir rester seul à nouveau pour ces raisons et me protéger comme pour protéger les deux filles qui s’étaient rapprochées de moi ? Rien que cette idée me donnait le cafard et me rendait distant avec le reste du monde. Peut-être plus que depuis mon arrivée. Sans parler de ma barrière qui faisait de plus en plus souvent son apparition à des niveaux de solidité toujours plus variables. Ne sachant pas trop comment gérer tout cela, je fis comme chez mes parents, éteignant simplement ma faculté de réflexion pour ne pas voir ce qui se passait autour de moi.

Ne supportant plus du tout cette situation, Toueris se mit à me demander, jour après jour, d’aller voir les autorités de l’école, de parler de mes problèmes à quelqu’un. Même si cela devait être Sheila ou Numa, ce que je refusai catégoriquement. Puis, vint un moment où, en rentrant dans ma chambre après les cours, au milieu de l’après-midi, où supporter tout cela devint bien plus que compliqué. Sans aucune méchanceté, elle en profita pour remettre le sujet sur le tapis :

*Pourquoi n’irais-tu pas voir un surveillant ? Tu en connais deux, si mes comptes sont bons : il y a le grand brun qui t’a trouvé sur les toits, ou le blond possédé par Osiris. Tous les deux seraient prêts à t’écouter, si tu ne veux vraiment pas te tourner vers tes deux amies.*


Je ne veux pas, je te l’ai déjà dit.


*Expliques-moi alors comment tu comptes t’en sortir ? Mourir ne servira personne. Pas même ceux qui te font du mal, bien au contraire ! Sinon exprimes-toi clairement sur ce que tu ressens sans les nier. Ce serait déjà un bon départ…*

Même pas en rêve ! Arrêtes donc de me demander sans cesse la même chose !



*Pourquoi donc ?*


Sans relâche, et très calmement malgré le ton agressif que j’utilisais à voix haute, Toueris continua à me pousser dans mes retranchements pour que j’avoue ce que je ressentais réellement, même un tout petit peu. Ainsi, aller voir quelqu’un me serait plus simple, pensait-elle. Et comme la chambre était vide de toute compagnie, qu’elle soit humaine ou animale, c’était le bon moment pour cela. L’avait-elle fait exprès ? C'était sans aucun doute le cas, pourtant elle ne me l’a voua jamais, préférant me laisser le doute ad vitam eternam.

Puis, vint le moment où je cédai. Je n’avais pas vraiment accepté ma situation, et encore moins mon passé. Néanmoins, je ne parvins plus à supporter les charges continuelles de la déesse qui cohabitait dans mon esprit. Je troquai donc mon uniforme scolaire avec un jean simple, un tee-shirt beige et une veste de survêtement noir avec deux bandelettes blanches sur les bras. Puis, avant de sortir de la chambre, je remis mon attelle au poignet droit et j’enfilai des baskets que je laçai lentement.

En-dehors de ma chambre, ma méfiance et ma prudence montèrent à l’extrême, me faisant progresser dans les couloirs en regardant de tous les côtés très souvent. Cela fit râler Toueris qui me demanda expressément de cesser de “me retourner toutes les trentes secondes”, ce qui devait être une exagération comme elle en faisait tant. Quoiqie… Peut-être pas finalement. Et c’est ce qui rendit un trajet court bien plus long qu’il aurait dû. Le bureau des surveillant n’était pas très loin des dortoirs, mais l’idée d’y aller et mes craintes perpétuelles m’empêchaient d’accélérer le pas. Pourtant, arriva bien un moment où je fis face à l’entrée de la salle que je n’osai franchir. Qu’allais-je bien pouvoir dire ? Pourquoi étais-je là déjà ? Je ne parvenais pas à éclaircir mes idées...
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MessageSujet: Re: Résoudre des problèmes est tout un art [PV Venceslas A. Mahood ] Dim 25 Fév - 13:05
C'était terrible, de rester assis là, au beau milieu du bureau des CPE sans rien pouvoir faire. Être surveillant, c'était bien parce que ça permettait de toujours bouger. D'aller voir ce qui se passait à droite à gauche, et, surtout, de courir partout. Il y avait aussi des choses moins drôles comme devoir donner des punitions, mais en règle générale, le métier lui plaisait relativement. Sauf pour les jours comme celui-là, où il se retrouvait forcé d'être assis sur une chaise à attendre ce qui lui semblait être la fin du monde. C'était simple, les surveillants se reléguaient à tour de rôle pour assurer la permanence du bureau ou faire les rondes dans le pensionnat. En temps normal, il s'arrangeait toujours pour ne pas rester cloîtré dans cette horrible salle du rez-de chaussé. Il était dehors avant tout le monde, ignorait consciencieusement ses collègues quand on lui disait que c'était à son tour de s'y coller, et on le laissait de toute façon relativement tranquille sur ce point-là. On savait très bien que, seul dans le bureau, il était capable d'un nombre improbable de bêtises en un temps record.

Sauf pour aujourd'hui. Aujourd'hui, l'un de ses collègues était absent. Jusque-là, rien de bien passionnant, mais le problème était le suivant : si l'un des surveillants n'était pas là, les autres devaient revoir tout leur emploi du temps en fonction de ça, pour ne pas laisser un poste vide. Voilà pourquoi il s'était retrouvé enfermé là-dedans. Pas vraiment enfermé, non, il lui aurait suffi d'ouvrir la porte et de partir, mais dans sa tête se profilait déjà le regard désapprobateur de ses collègues, si ce n'était pas celui d'Osiris. Non, c'était une mauvaise idée, et il n'aurait pas fini d'en entendre parler. Certains de ses collègues venaient encore, parfois, lui demander pourquoi il était surveillant ce qu'il n'aimait pas du tout, et faire quelque chose comme ça les aurait seulement conforté dans leur idée.

Alors, tant bien que mal, il resta tranquillement assis. Sans pouvoir marcher, ni courir et encore moins sauter. Si un élève ou deux passaient par là, il aurait eu de quoi faire, mais il n'y avait personne. Être coincé dans un bureau tout vide tenait plus du cauchemar qu'autre chose.
Oh, tiens, l'un de ses collègues avait oublié sa montre à quelques mètres de là, et il s'en empara. Seules dix minutes avaient passé depuis qu'il était assis là.

* Oz ? Hé oh Oz ! Oz' je te parle ! Oz'! *

Il y eut un grand silence, et, en soupirant, il dut s'y reprendre pour espérer l'entendre un jour.

- C'est bon j'ai compris ! O-si-ris ! Ça te va comme ça ? Bon, alors je me disais que le temps passait trop lentement, c'est horrible, j'ai jamais vu ça. Tu es sûr que tu n'es pas en train de te moquer de moi en ralentissant tout. T'es un dieu, je suis sûr que tu peux arriver à faire des trucs comme ça.

Ce dernier l'écoutait, mais ne daigna pas lui répondre. Être coincé dans son esprit absolument tout le temps, sans aucune pause, était relativement épuisant, et ça ne s'arrangeait pas avec le temps. Parfois, l'envie de déchaîner ses forces et de le posséder pour de bon, afin qu'il se taise une bonne fois pour toutes lui semblait être la meilleure des idées. Mais il ne la mettait jamais à exécution, du moins pour le moment. Retourner dans la salle du directeur n'était pas une bonne perspective, et peut-être avait-il fini par s'attacher à cet idiot de surveillant. Mais quand même, s'il pouvait garder le silence plus d'une minute sans la ramener, ça aurait été un grand soulagement.
Comme il ne recevait pas de réponse, Ven' entreprit de démonter la montre de son collègue. Ainsi, il pourrait changer l'heure du cadran, et si l'heure changeait, il serait plus vite dehors! Un simple "non" se fit entendre dans son esprit, et il dut bien s'arrêter quand il se rendit compte que la seule chose qu'il avait réussi à faire était de stopper les aiguilles. Reposant doucement la montre à l'endroit où il l'avait trouvée, il retourna ensuite s'asseoir. Et se balança modérément sur sa chaise quelques secondes, puis de plus en plus fort jusqu'au moment où il se retrouva par terre. Mauvaise idée aussi, donc. Et qui faisait mal à la tête en plus.
Il resta relativement tranquille quelques minutes de plus, et, comme il n'avait plus l'heure, partit du principe qu'il avait terminé son travail. Comme un ouragan, avant même qu'Osiris ne réagisse, il ouvrit en grand la porte du bureau.

- Et voilà ! J'ai décidé que c'était l'heure de ne plus attendre ici !  Au revoir le bureau chiant!

Il voulut partir comme une flèche dans les couloirs, mais se retrouva juste devant un élève. Heureusement que ce dernier n'était pas pile devant la porte au moment où cette dernière s'était ouverte, auquel cas il l'aurait pris en pleine figure. Ven s'arrêta, le détailla momentanément et alors, tout lui revint à l'esprit, et ses yeux s'illuminèrent en un quart de seconde.

- Oooooh ! Je te connais, je te connais toi ! Ça fait looongtemps que je t'ai pas vu ! Mais je suis très très content de te revoir en tout cas ! Dis-moi, pourquoi tu es devant la porte ? Ça sert à rien de rester devant les portes, il faut entrer si tu veux un truc, regarde, comme ça !

* Je pense qu'il sait encore comment ouvrir une porte… Mis à part ça, peut-être est-il ici parce qu'il veut te parler de ses problèmes, tu avais essayé de lui faire promettre souviens-toi *

- Allez, entre !

Et, une fois qu'ils furent à l'intérieur :

- Moi j'aime pas être enfermé ici, y'a rien à faire et on s'ennuie comme pas possible, mais j'ai même pas eu le choix aujourd'hui! C'est pas juste hein ? Mais c'est pas grave, parce que c'est super que tu sois venu ! Et alors, qu'est-ce qui t'arrive ?
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MessageSujet: Re: Résoudre des problèmes est tout un art [PV Venceslas A. Mahood ] Mer 7 Mar - 23:05



Il est impossible

de se tenir debout en ce monde

sans jamais se courber.
Entre les encouragements de Toueris et ma coeur me hurlant de fuir à toutes jambes, je ne savais vraiment plus quoi penser. A croire qu’aucun mot ne s’alignait correctement avec un autre tant ils traversaient rapidement mon esprit tourmenté. Ce fut au point que je restai à regarder le pas de la porte qui menait au bureau des surveillants pendant de longues minutes sans faire un seul geste ou même parler, seul ou à ma déesse impatiente. Ce fut d’ailleur le fait qu’elle s’ouvre en grand qui me fit réagir par un sursaut de surprise. Ainsi, la première pensée depuis un moment qui me traversa fut du genre : “Sauve qui peut !”. Fort heureusement, je fut rapidement retenu par ma divinité. Cette dernière me rappela expressément que je ne devais pas courir et que si je faisais un peu plus attention à mon environnement je verrais qu’il n’y avait nullement de quoi avoir peur.

C’est alors que j’entendis une voix fort familière avant que je puisse lever les yeux. Je posai cependant mon regard sur l’homme qui me faisait face pour être certain que ce ne soit pas un mirage, une illusion auditive ou un cauchemar. Mais non, il s’agissait bien du surveillant blond qui parlait pour cinq (et encore, c’était le plus petit nombre qui me passa à l’esprit) et m’avait mis en colère par sa naïveté déconcertante. Frustré d’être tombé sur lui, mais également décontenancé, je pensai à l’attention de Toueris :

*Tu peux me dire en quoi c’est mieux que se faire taper que tomber sur cet idiot ?*



*Yuki ! Un peu de respect voyons !*



*Envers toi ?*


*Non, envers lui. Ce n’est pas parce que tu ne t’adresse pas à lui que tu peux te permettre de l’insulter. D’autant plus qu’il te propose son aide depuis votre première rencontre et que, malgré sa naïveté, il est un adulte. Non, il ne te frappera pas si tu lui dis ce que tu penses puisqu’il n’en a pas le droit et que les risques pour lui sont grands si cela venait à se savoir, mais tâche de modérer tes paroles.*


*J’sais pas faire.*


J’allais avoir un second long sermon quand on me proposa d’entrer dans la salle plus sombre que l’extérieur. Je ne savais pas trop ce qu’il m’avait dit plus tôt, m’étant plus concentré sur ma conversation interne, mais cela était certainement mieux ainsi. Après tout, le fait qu’il me parle comme si je ne savais pas ouvrir une porte aurait certainement pu me faire retourner aux dortoirs. Malheureusement, c’était également cette ignorance qui m’empêcha de suivre l’adulte seul. Il me fallut un gros coup de pouce de la part de Toueris pour enfin avancer lentement, mais sûrement, dans la pièce que je fuyais le plus possible depuis mon arrivée au pensionnat.

Finalement, lorsque je fus à l’intérieur et que la porte d’entrée se fermait derrière moi, le surveillant reprit la parole. Une plainte d’un enfant prônant l’injustice de sa situation… chose que je n’avais jamais pu faire puisque l’idée de comparer ma situation avec celle d’un autre ne m’avait jamais réellement traversé l’esprit. Ou pas consciemment. Sa façon de faire me parut donc encore bien puérile, jusqu’à ce qu’il affirme qu’il était content de me voir et qu’il me pose enfin la question que je redoutais : que m’arrivait-il ?

*Sois sincère, Yuki. Je sais que pour le moment tu n’en vois pas l’utilité, surtout après ta première impression que tu t’es forgée sur lui, mais je t’assure que c’est pour ton bien.*

Je n’avais aucune envie de mettre en doute les paroles de Toueris, mais il était clair que je n’avais aucune envie de me retrouver con devant un surveillant croyant dur comme fer que les malheurs, les vrais, n’existaient pas. Ils étaient bien réels et j’en subissais les conséquences depuis le jour de ma naissance. N’était-ce pas suffisant comme preuve ? Ou fallait-il qu’il en vive lui-même ?

*Au lieu de réfléchir à ça, peut-être devrais-tu songer à répondre à sa question.*


En effet : j’étais immobile et silencieux depuis un moment déjà, la tête basse. Et au lieu de penser à ce que je pouvais dire, aucune de mes questions n’étaient dirigées vers l’essentiel du moment. Il me fallut donc quelques instants de plus avant de tenter quelque chose sans grande conviction :

Si je vous dis que j’ai des soucis d’ordre… journaliers et “graves”, que me répondriez-vous ?



*As-tu vraiment besoin de le tester ?*


Oui, j’en avais besoin, et pas qu’un peu. Mais mon silence fut la seule réponse que reçu ma déesse qui dû attendre avec moi que mon interlocuteur me montre s’il était, oui ou non, capable de me venir en aide.

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MessageSujet: Re: Résoudre des problèmes est tout un art [PV Venceslas A. Mahood ] Mar 13 Mar - 19:48
Ven pensait que l'élève qu'il avait en face de lui avait le pouvoir de disparaître et réapparaître quand il le voulait. Il ne voyait que ça, ce n'était pas possible autrement. Parce que cet élève-là, il l'avait cherché, après le jour où il avait fait sa rencontre dans le parc du pensionnat. Il l'avait cherché longtemps, notamment pour finir de lui faire l'énumération de tout ce qui faisait sourire ici. Mais il ne l'avait jamais retrouvé. Osiris se disait que ce n'était d'ailleurs pas plus mal; il ne l'aurait pas lâché même trois mois plus tard.
Et, comme du temps avait passé, et qu'il avait toujours un nombre incalculable de choses à faire rien qu'en une journée, il avait peu à peu fini par abandonner cette idée, et à ne plus partir à la recherche de ce garçon si mystérieux. Ça faisait peut-être plus de deux semaines qu'il avait laissé tomber l'idée pour de bon, et qu'il était passé à autre chose.
Bien sûr, tout lui revint à l'esprit dès qu'il se retrouva devant ledit élève, et il s'en fallu de peu pour qu'il ne reprenne le monologue interminable de la dernière fois, une fois que ce dernier fut rentré dans la salle. Il eut simplement droit à la voix d'Osiris qui le sommait de se taire et de l'écouter sérieusement, pour répondre tout aussi sérieusement. Soit, se dit alors son hôte. Ce n'était que partie remise.

En trois mois, il avait oublié que ce jeune homme était mille fois trop lent pour lui, si bien que ça lui sauta aux yeux encore une fois. Lui, qui parlait vite et beaucoup, avait toujours eu du mal avec ceux qu'il trouvait trop lent. Il détestait le silence que ça faisait pour rien, mais ne pouvait qu'attendre que l'autre se décide à parler.

Ce qui arriva un court moment plus tard, bien qu'il parût très long au surveillant. Celui-ci pencha la tête sur le côté. Comment ? Une devinette ?

- Super ! J'adore ça, les énigmes ! Alors attends, laisse-moi réfléchir…

Il ferma les yeux afin d'être mieux concentré, mais les rouvrit tout de suite après.

- Le problème, c'est que—

* Journalier, ça signifie chaque jour.*

- Ah non c'est bon !

Et donc, il repartit dans sa réflexion. Des soucis qui réapparaissaient chaque jour et qui en plus étaient graves… Oh, il avait mille idées en tête pour éviter d'avoir des soucis graves, la première était d'arrêter de tirer une tête d'enterrement comme celle  qu'il avait. D'ailleurs, il n'allait pas se gêner pour le lui dire, avant que n'intervienne Osiris.

* Tu veux vraiment l'aider ? Alors écoute-moi très attentivement. *

Quelque temps passèrent en silence, avant qu'il ne se mette enfin à parler, le dieu de l'au-delà veillant au grain.

- Ah, j'ai compris ! Je crois que c'est simple en fait… Tu m'as dit que tu avais des problèmes graves et qu'en plus ces problèmes revenaient tous les jours ? Eh bien il suffit d'aller en parler au bureau des surveillants !

Il eut droit à une belle claque mentale de la part d'Osiris qui le poussa ensuite à continuer :

- Ah oui, on y est déjà, pardon pardon… Eh bien dans ce cas-là je te dirais que je suis prêt à t'aider ! Parce que c'est mon travail en fait ! Mais pour ça, j'ai besoin de savoir qu'est ce que c'est, ces problèmes ! Tu veux bien me le dire ?

Voilà qui n'était pas trop mal, songea Osiris au fond de son esprit. Du moins en comparaison de ce qu'il aurait dit s'il avait été seul.
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MessageSujet: Re: Résoudre des problèmes est tout un art [PV Venceslas A. Mahood ] Mer 14 Mar - 0:16



Il est impossible

de se tenir debout en ce monde

sans jamais se courber.
Contre toute attente, le surveillant fut ni en colère, ni désappointé et encore moins surpris par mes questions. Au lieu de cela, il se réjouit d’être face à ce qu’il pensait être une devinette et se mit à réfléchir quelques secondes avant de se montrer quelque peu hésitant ou… En fait, je ne parvins pas très bien à comprendre ce qu’il s’était passé malgré les hypothèses fort probables émises par ma déesse. Cette dernière pensait fortement qu’Osiris avait apporté une précision à l’homme me faisant face alors qu’il allait me poser vraisemblablement une question. Je ne savais pas quoi en penser étant donné que les deux ses deux réactions, qui connaissait moins de deux minutes d’intervalles, étaient trop différentes pour me paraître si naturelles que ça. Puis, suite à tout cela, le silence régna dans la salle.

*Je suis certaine qu’il réfléchit à ce que tu lui as demandé. Vu ce qu’il nous a montré lors de notre première rencontre avec lui, ça m’étonnerait qu’il reste aussi longtemps muet pour autre chose.*

Toueris m’avait fait part de sa pensée, sans doute pour éviter que je perde patience en voyant que rien n’avançait. D’autant plus qu’avec la façon dont la dernière conversation entre nous s’était terminée, mieux valait prévenir que me voir partir par impatience à ses yeux. Malheureusement, la première vraie réponse qu’il me donna était loin de me donner envie de rester : comme s’il me prenait pour un con, l’adulte me fit part qu’on pourrait m’aider au bureau des surveillants. Interdit devant une telle bêtise, je ne pus m’empêcher de penser :


*Il se fou de ma gueule…*



*Calme-toi, Yuki.*


J’étais sur le point de partir sans dire un mot quand l’homme blond reprit par lui-même. Ce fut pour s’excuser et prétendre qu’il était prêt à m’aider, m’encourageant à lui raconter mes soucis. Je n’étais cependant pas très envieux de le faire après tout ça : entre le fait qu’il avait voulu me montrer qu’il ne fallait pas que je laisse une place à mes véritables sentiments, à savoir la tristesse et la peur, et ce qu’il m’avait dit juste avant, je n’avais vraiment pas une grande estime en cette personne.

*Mais il est adulte, donc il a sans doute des moyens de faire cesser les agressions incessantes qui te tombent dessus depuis que tu es ici. Et si tu ne veux pas lui en parler, peut-être irais-tu voir Numa ou Sheila pour leur en parler ? Ou encore Nika ?*


*Tu peux toujours rêver !*


*Alors parles à ce surveillant. Je ne te lâcherais pas tant que tu n’auras pas parlé à quelqu’un de tes soucis.*



Il est tellement naïf et détaché de tout… Comment veux-tu que je lui en parle ?


Je ne m’aperçus qu’après coup que j’avais répondu à ma déesse à voix haute. Me sentant mal à l’aise à cause de cela, je me tendis d’un coup et attendis une petite seconde avant de tourner les talons. Marchant précipitamment, je me dirigeai vers l’entrée pour ouvrir la porte. Malheureusement, mes sentiments négatifs grandissants avaient fait apparaître pour la première fois depuis longtemps ma barrière. Cela m’empêcha d’atteindre la poignée de la porte, donc de sortir et me rediriger vers ma chambre d’internat comme j’en avais l’intention. Je ne pus alors que rester debout, donner l’impression d’avoir des doutes alors que ce n’était pas du tout le cas, et chercher un moyen de faire disparaître la bulle transparente qui m’entourait totalement. Pour le moment, seul un bon coup de poing (ou autre du moment qu’il y avait de la force dans le coup) pouvait la briser, la faire disparaître. Je n’avais donc plus qu’à espérer qu’il n’ait pas cette idée, sans quoi j’allais finir par ne plus jamais approcher cet homme.
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MessageSujet: Re: Résoudre des problèmes est tout un art [PV Venceslas A. Mahood ] Mar 27 Mar - 18:24
Infiniment fier de lui, il regardait l'élève en un grand sourire. Il n'aurait pas pu dire un truc plus intelligent que ça, et se congratulait lui-même d'y avoir pensé. Bien sûr, l'idée tenait plus d'Osiris que de lui-même, et il n'aurait sûrement jamais dit une telle chose seul, mais ça revenait au même, puisque ce dernier restait dans son esprit.

Mais alors, puisque c'était la meilleure idée du siècle, pourquoi est-ce que l'élève ne réagissait pas, et ne faisait rien du tout ? Pourquoi est-ce qu'il restait encore planté, droit comme un clou dans le sol, alors qu'il lui avait sorti la réplique la plus intelligente de l'univers ? Quel cas étrange, vraiment… Il aurait voulu le pousser à parler, comme il le faisait d'habitude, mais Osiris parvint à le retenir quelque temps, si bien que quand il prit sa respiration pour dire quelque chose, l'élève haussa enfin la voix.
Mais pour dire un truc complètement incompréhensible, si bien que Ven' ne répondit pas tout de suite. Il réfléchit bien cinq secondes à cette étrange phrase. À qui pouvait-il bien parler ? Pas à lui, c'était sûr, mais alors ? Ah oui, il devait lui aussi avoir un dieu dans la tête, la déesse des hippopotames qui en fait n'en était pas un si ses souvenirs étaient bons. Très bien, mais alors qui était ce « il » ?

* Toi. *

Lui ? Oh tiens, voilà qui était très étrange. Pourquoi lui ?
C'était un mot qui revenait très souvent pour le décrire, « naïf », et il en avait l'habitude. Il ignorait si c'était vrai ou non, et d'ailleurs ne se posait même pas de question. Quant à « détaché de tout » , il n'en avait aucune idée. Et de toute façon, on s'en fichait pas mal, le jeune homme pensait bien ce qu'il voulait, même si c'était étrange de le dire à voix haute.
Il vit ensuite que l'intéressé était reparti vers la porte. Mais qu'il restait planté devant cette dernière.

- Oh, tu t'en vas déjà ? Mais attends c'est pas du jeu, tu ne m'as même pas dit ce que c'était tes problèmes, je peux pas les deviner tout seul moi. Enfin si, je peux essayer, mais ça va prendre trop longtemps ! Hé, tu m'écoutes ?

Mais le jeune élève se dirigeait déjà vers la porte. Il ne parvint pas à atteindre la poignée. Il restait planté devant cette dernière, comme s'il attendait quelque chose. Ah oui, c'est vrai qu'il semblait avoir des problèmes pour ouvrir les portes tout seul, ou alors il aimait beaucoup rester devant sans rien faire. Toutefois, monsieur n'était pas prêt à abandonner la conversation maintenant, aussi il quitta le bureau derrière lequel il se tenait et se dirigea vers lui.

- J'ai l'impression que tu as vraiment du mal à ouvrir les portes, toi ! Mais pourtant, ces portes-là ne sont pas plus compliquées à ouvrir que les autres, attends, je vais te montrer ! Mais après tu partiras pas hein ? Parce que j'ai pas terminé de parler avec toi ! Bon, alors d'abord tu—

Il ne prévoyait pas de s'arrêter si tôt, mais une chose très étrange se produisit. Très étrange, mais aussi un peu douloureuse. Il avait avancé vers l'élève, aussi joyeux et dynamique que d'habitude, avant de se prendre quelque chose en plein dans le visage.

- Aïeuh !!

Et alors, il atterrit par terre, sur les fesses. Il resta quelques secondes à se frotter le nez de ses mains, sans rien comprendre à ce qui était arrivé. Depuis quand y avait-il une vitre invisible à cet endroit-là ? Osiris, qui ne s'attendait pas à ça non plus, eut pour opinion que ça venait de l'élève ou bien de sa déesse. Ven' leva les yeux sur l'intéressé et n'attendit pas une seconde de plus.

- C'est vrai ? C'est toi qui as fait ça ? C'est marrant, on dirait une vraie vitre ! Comment tu fais ? Tu es magicien ? C'est génial ça !

Dit-il en se relevant d'un coup. Son pauvre nez, lui, n'avait pas l'air de trouver ça très génial, il avait décidé de se mettre à saigner malgré ses reniflements, mais ça n'avait pas d'importance. C'était bien plus intéressant de s'extasier devant la drôle de vitre.
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MessageSujet: Re: Résoudre des problèmes est tout un art [PV Venceslas A. Mahood ] Ven 30 Mar - 4:03



Il est impossible

de se tenir debout en ce monde

sans jamais se courber.
Lorsque j’avais tourné les talons pour m’en aller, le surveillant n’avait pas caché sa surprise et ce qui pouvait être assimilé à une certaine indignation parce que je ne lui avais pas dit ce qu’étaient mes problèmes. Cet homme qui prenait tout pour un “jeu”, comment pouvais-je lui faire confiance ? Ne pouvait-il pas voir la gravité d’une situation ou comprendre que la tristesse des autres était réelle ? Il était clair qu’il n’était pas une personne qui cherchait midi à quatorze heures pour répondre ce qu’il pensait et c’était ce qui m’empêchait de le prendre au sérieux. Mais quand il prétendit que je ne savais pas ouvrir une porte, je sentis une sourde colère monter en moi : que savait-il de moi ?! Comment pouvait-il sauter sur des conclusions aussi grotesque alors qu’il n’avait même pas cherché à aller plus loin que le bout de son nez ? Malgré toute ma répugnance pour la violence, je ressentis l’envie de plus en plus pressente de le pousser sur le sol pour ensuite lui hurler le fond de ma pensée. Je n’en eus cependant ni le temps, ni le loisir.

Alors que je l’entendais venir dans ma direction en me faisant un speech totalement à côté de la plaque sur la porte qui se trouvait devant moi, et que je ne parvenais pas à ouvrir à cause de la présence de ma barrière autour de mon corps, j’entendis les pas s’arrêter pour laisser place à un cri de douleur. Quelque peu surpris par cette réaction soudaine, je me tournai et vis l’adulte assis sur le sol en train de se frotter le nez. Je compris alors (il ne fallait pas être un génie pour ça) qu’il avait foncé droit sur moi et que ma barrière, désormais disparue à cause du coup, l’avait empêché de m’approcher. Je pensai donc profiter de la situation quand le blond me demanda si c’était moi qui avait fait ça. Sur le coup, je cru qu’il était temps pour moi de prendre la fuite, mais il continua sur un ton de joie qui me fit ouvrir de grand yeux de merlan frit tant je ne m’attendais pas à ça. Tout mais pas ça…

Debout devant moi, il me faisait peur tant ses réactions étaient de plus en plus imprévisibles. Pourtant, quand je vis que son nez saignait malgré le fait qu’il reniflait, je ne pus m’empêcher de m’en inquiéter en oubliant momentanément ma colère. Je fouillai donc mes poches jusqu’à trouver des mouchoirs en papier que je lui tendis sans le regarder en face :


Vous êtes bête ou quoi ?


Ce furent les premiers mots qui me vinrent à l’esprit. Ces derniers me rappelèrent toutes les réactions et les dires de mon interlocuteur me concernant ou concernant la vie, ramenant également la colère. Sentant que je voulais lui dire ce que j’avais sur le coeur, Toueris me fit part d’un conseil très avisé :

*Tu peux lui dire, mais, surtout, restes calme. T’énerver ne t’aidera pas à surmonter la situation, sans parler que tu sais qu’après coup tu le regretteras.*


Il ne vous arrive jamais de regarder au-delà de ce qui se trouve juste au bout de votre nez ? Pour moi, votre naïveté vient du fait que vous ne réfléchissez jamais. Comme pour ce qui vient d’arriver, ou même concernant la tristesse des autres. Pensez-vous vraiment que quelqu’un voudrait vous raconter ses problèmes sachant ça ? Si c’est le cas, c’est que vous êtes bien plus atteint que ce que je pensais.

Jusque-là, j’étais resté relativement calme malgré ma voix tremblante de colère. Je ne savais pas ce qu’il comptait me répondre, mais il m’était impossible de prendre le risque. Alors, profitant que ma barrière était toujours défaite, je prouvai à cet homme qu’il avait tort en ouvrant la porte et sortit en espérant que cela suffirait à lui faire comprendre qu’il allait devoir changer pour en apprendre plus, voire qu’il devait me ficher la paix.


*Je doute qu’il lâche le morceau.*

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MessageSujet: Re: Résoudre des problèmes est tout un art [PV Venceslas A. Mahood ] Dim 8 Avr - 22:13
Ce n'était pas un problème, d'avoir le nez qui saignait pour un truc comme ça. Il avait tant l'habitude de tomber, de se cogner et de retomber partout, que ça ne lui faisait plus rien. La preuve, il suffisait de renifler et ça finissait bien par partir au bout d'un moment. Du moins, la plupart du temps.

La drôle de barrière était d'autant plus magique qu'elle avait maintenant mystérieusement disparu. Pourtant, il était sûr qu'il ne se l'était pas imaginé. Son nez pouvait en témoigner. Ou alors il avait du souci à se faire pour la suite. La seule hypothèse qui lui venait à l'esprit était que l'élève s'avérait être magicien. Ou bien la déesse qu'il avait dans la tête, mais ça en revenait au même. Oubliant momentanément toutes ces histoires de problèmes que l'autre devait lui raconter, il se concentra sur les étranges pouvoirs de l'élève.
Mais, avant de lui répondre, ce dernier se mit à farfouiller dans ses poches. Il lui tendit ensuite des mouchoirs, ce qui serait beaucoup plus pratique que des coups de manches pour s'essuyer le nez.

- Ah merci, merci !

Comment ? S'il était bête ? L'élève n'eut droit qu'à un rire totalement stupide, qui devait probablement le conforter dans son idée. Mais rien d'autre.
Bien sûr que non, il n'était pas bête, du moins selon lui-même. C'était juste que c'était vraiment drôle, cette barrière qui apparaissait et disparaissait comme ça, mais ça n'avait rien à voir du tout avec le fait d'être bête. Si ?

* De ce qu'il connaît de toi, de ce que tu lui montres, il n'est pas étonnant qu'il te dise ça. Ce n'est pas moi qui vais dire l'inverse.*

Bon, soit. Il n'y avait plus rien à ajouter là-dessus, autant passer à autre chose. Quand le jeune homme se remit à parler, il l'écouta attentivement.
Mais il ne dit pas un mot sur la drôle de barrière.
C'était maintenant un tout autre sujet. Il parla longtemps, beaucoup plus longtemps que d'habitude, et ça, c'était rare. Le surveillant eut, dans un premier temps, un grand sourire, ravi de voir que l'élève avait presque parlé autant que lui. Il fut tenté par l'idée de taper dans ses mains pour l'applaudir et lui crier bravo, mais Osiris l'en empêcha, en lui soufflant que c'était une très mauvaise idée.

Très bien, mais alors qu'avait-il dit déjà ? Il y réfléchit quelques minutes à moins que ça ne soit quelques secondes. Que répondre à ça ? Il voulut se tourner vers Osiris, mais ce dernier se montra implacable.

* Ne compte pas sur moi, je suis d'accord avec une grande partie de ce qu'il a dit. *

* Et donc alors je lui dis que c'est vrai et qu'il a raison ? *

* Sers-toi de ta tête pour une fois. Et sans moi. *

Ça ne l'avançait pas plus. Pris au dépourvu, il regarda le jeune élève. Ce dernier était déjà en train d'ouvrir la porte, prêt à sortir.

* Non, pas encore de commentaires sur le fait qu'il sache ou non ouvrir les portes. *

Et voilà encore quelque chose qu'il ne pouvait pas dire. Ça commençait à devenir embêtant à la fin. Et puis c'était vraiment très dur d'utiliser sa tête pour répondre.

- Hé attends attends ! Ça sert à quoi d'être venu si c'est pour repartir tout de suite ? Je vais te le dire, à rien, ça sert à rien du tout !  Alors reste encore. Parce que là, je ne suis pas sûr de tout comprendre. Tu me dis que tu as des problèmes, et après tu t'en vas, c'est vraiment bête !

Mais il ne savait toujours pas utiliser sa tête pour répondre, et il doutait de pouvoir y arriver un jour, surtout que ça impliquait de devoir se concentrer sur un même sujet pendant un trop long moment.

- Et que j'utilise ou non ma tête, comme tu dis, ça ne sert à rien si tu ne veux pas me dire tes problèmes. Je peux essayer, mais je crois que je ne l'ai jamais fait, alors je suis pas sûr du résultat.
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MessageSujet: Re: Résoudre des problèmes est tout un art [PV Venceslas A. Mahood ] Mar 10 Avr - 18:04



Il est impossible

de se tenir debout en ce monde

sans jamais se courber.
En prenant le mouchoir que je lui tendais, le surveillant blond me remercia plus que de raison. Il ne répondit cependant pas à ma question, certainement parce qu’il ne devait pas s’attendre à une telle question de la part d’un élève. Etait-ce pour cela qu’il ne me gronda pas non plus ? … Peut-être que non puisqu’il ne fit que rire comme si je venais de lui faire une blague. Manque de chance, ce n’était pas vraiment mon genre… A cause de cela, et un peu par habitude, j’eus un peu peur qu’il retourne sa veste et devienne violent envers moi. Pourtant, il fallait que je lui dise ce que je pensais de lui. Je le fis donc en sentant monter en moi une peur me tordant toujours plus l’estomac, sans que cela soit visible extérieurement.

Là encore, l’adulte ne réagit pas tout de suite. Il me fit un peu penser à moi, même si je ne l’avouai pas consciemment, lorsque je réfléchissais à quoi dire face à des nouveautés ou des évènements inattendus. Voire même dans des conversations “normales” comme avec Sheila, ou Numa quand elle était venue me voir à l’infirmerie. Profitant de l’occasion, je me tournai et ouvrit la porte dans l’espoir d’avoir la possibilité de m’en aller avant qu’il se mette à parler. Cependant, il me donna la très nette impression d’avoir entendu Toueris puisqu’il prit la parole alors que je venais à peine de mettre un pied dehors. Il me demanda à quoi cela aurait servit de venir au bureau des surveillants si je ne disais pas les problèmes que j’avais. Cela allait malheureusement dans le sens de ma déesse qui agrémenta ces paroles d’un “Tu vois ?” satisfait. Je sentis cependant sa joie se ternir lorsque mon interlocuteur me proposa d’essayer d’utiliser sa tête sans savoir ce que cela donnerait. Ce n’était pas vraiment pour me rassurer, et elle le savait très bien. Surtout que les révélation n’étaient clairement pas mon truc…

Pendant quelques instants, je restai là, sans bouger, comme si j’espérais qu’un éclair de génie me permette de sortir de cette situation. Mais rien ne vint, me laissant seul avec le problème qui m’était posé. Ma colocatrice spirituelle m’encouragea alors à tenter de faire confiance à cet homme.

*Quand tu l’as attaqué en lui disant qu’il était bête, il ne t’a pas frappé, disait-elle. Je pense que c’est une preuve qu’il peut t’écouter sans problème. Après, il ne faut pas oublier qu’il est possédé par Osiris. Ce Dieu n’est pas n’importe qui. Je pense qu’il nous aidera, tout comme il doit le faire vu les réactions récentes de son hôte.*


Elle continua encore ainsi jusqu’à ce que je me décide à refermer la porte, toujours dans le bureau des surveillants. Je trouvais la situation oppressante. J’avais peur. Peur qu’on dénigre mes problèmes, disant que c’était ma faute pour telle ou telle raison, ou pour aucune. Comme cela l’avait toujours été… Pourtant, je fis face à l’adulte, le regard fuyant. J’avais fermé mes poings, les bras le long du corps, visiblement tendu comme un arc. Mes sourcils étaient froncés, montrant que je cherchais le courage nécessaire pour me lancer. Cela prit bien deux bonnes minutes avant que je parvienne à parler intelligiblement, bien que ma voix restât tremblotante :

Je… Depuis le début de l’année, j’ai des problèmes avec un groupe de trois garçons de ma classe, en plus d’un autre que je ne connais que de vu. Tous les jours, ils me prennent à part pour…


Ne voulant pas dire frapper, faire des tentatives sur mon corps ou autres paroles trop explicites, je me tus. Heureusement, Toueris me vint en aide, me soufflant un mot que je répétai en reprenant ma phrase :

Ils me harcèlent. Il y a quelques mois, ils y sont allé tellement fort qu’ils m’ont obligé à rester à l’infirmerie pendant un moment. … On m’a conseillé d’en parler…


Je voulus rajouter un “mais”, malheureusement je ne sus quoi dire par la suite. Je le tus donc, restant là dans mes explications qui parurent un peu trop brèves à ma déesse. Elle ne m’en fit cependant pas part, espérant que le surveillant poserait les bonnes questions, alors que je ne faisais que souhaiter le contraire, que cela lui suffirait et qu’il me laisserait partir. Que cela soit “trop peu” ou “pas assez” m’était bien égal au fond…
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MessageSujet: Re: Résoudre des problèmes est tout un art [PV Venceslas A. Mahood ] Dim 6 Mai - 8:39
Il ne voulait vraiment pas que l'élève parte. Déjà, parce que ça servait à rien de venir en disant "j'ai des problèmes" pour repartir aussitôt après, mais aussi parce que, dans le cas où il quittait les lieux, il n'aurait rien pu faire pour lui. Ça n'allait pas être facile s'il devait se mettre à deviner ses problèmes. Sauf s'il s'improvisait détective et qu'il le prenait en filature, mais Osiris ne l'aurait sûrement pas laissé faire, et c'était sans compter sur sa discrétion à toute épreuve qui l'aurait trahi au bout de la dixième seconde.

Donc, ça restait impossible. S'il voulait les connaître, ces problèmes, l'élève devait les lui dire. Ou alors il pouvait toujours essayer de lire dans ses pensées, mais ça risquait d'être encore plus compliqué. À ce moment l'élève lâcha la poignée et laissa la porte entrouverte. Mieux encore, il cessa de lui tourner le dos et lui fit face. Ça voulait sûrement dire qu'il était prêt à raconter des choses, non ? Il fut encore tenté par l'idée de l'applaudir très fort ou de lui dire qu'il était vraiment très content qu'il décide de ne pas partir, mais ne put le mettre à exécution à cause d'Osiris.
Alors, il y eut un nouveau problème, qui était le suivant ; l'élève ne parlait toujours pas. Vraiment pas du tout. Était-il devenu muet ? À moins qu'il n'attende quelque chose ? Ou quoi sinon ?

* Ne le presse pas, ne fais rien, laisse-lui le temps. *

Il fit la moue, mais pas un seul geste. Ça demandait un très gros effort, et c'était vraiment très ennuyeux. Pire encore que de rester enfermé dans le bureau tout seul. Quelle drôle d'idée, de devoir attendre sans rien dire et faire, planté comme un clou au milieu des bureaux. Et l'élève qui tardait, et qui tardait encore. Qui tardait mille fois trop. Quand enfin sa voix se fit entendre, il eut un sursaut. Comment ? Il n'avait pas rêvé ? Il parlait enfin ? Ven' afficha un grand sourire, mais ne put, encore une fois, lui dire à quel point il en était ravi, car l'élève continuait. Il parlait d'une histoire de gens qui l'embêtaient tout le temps. Et qui avaient même réussi à faire aller à l'infirmerie, un jour. On lui avait dit d'en parler, et c'était pourquoi il était ici.

Et... et c'était tout. Il ne dit rien de plus, ce qui devait signifier que c'était à lui de répondre. Mais lui, qui avait pourtant eu très envie de parler dire à quel point il était content que l'autre hausse enfin la voix pour chasser le silence, ne savait plus quoi dire à présent. Il resta une dizaine de secondes sans pouvoir prononcer le moindre mot. Enfin, il se décida. Avant même qu'il n'ait pris d'inspiration, la voix d'Osiris le coupa.

* Si tu veux qu'il parte pour de bon, je te conseille en effet de lui dire ce à quoi tu penses. Il sera sans doute ravi d'apprendre qu'il suffisait de dire à ces élèves que ce qu'ils font n'est pas bien. *

* Tu vois que je peux avoir de très bonnes idées des fois ! *

* Ne dis rien. Idiot. Tu connais maintenant le problème, maintenant il va falloir essayer de régler ça. *

* Mais comment on règle ce genre de problème ? *

Oui, comment. Depuis ses débuts en tant que surveillant, il n'avait pas eu de confrontation avec le harcèlement d'un élève. Les autres surveillants ne devaient sans doute pas lui faire confiance pour cela, déjà qu'il avait du mal à distribuer des punitions. Zéro expérience dans le domaine.

* Il y a un début à tout, mon cher hôte.*

Trop absorbé par les mots d'Osiris, il avait gardé le silence pendant longtemps. Quand ses yeux rencontrèrent ceux du garçon, il fut bien obligé de reprendre.

-  Ah pardon ! Euh...

Utiliser sa tête, donc.

- Attends, attends j'essaye de faire comme tu m'as dit. Alors... Si... si je leur dis moi-même que ce n'est pas bien, je pense qu'ils ne vont pas être contents contre toi après... alors je peux pas faire ça pas vrai... ? Bon... alors... pourquoi ils ont commencé à devenir méchants avec toi...? Ça a commencé comment ?

Sur ce coup-là, il n'était pas si seul. Osiris, qui avait alors compris que la situation était plus grave que son hôte ne le pensait naïvement depuis le début, se mettait aussi à réfléchir. Il ne préférait pas laisser l'intégralité du problème entre les mains de son hôte, auquel cas la solution laisserait sûrement à désirer; s'il trouvait une solution.

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MessageSujet: Re: Résoudre des problèmes est tout un art [PV Venceslas A. Mahood ] Lun 14 Mai - 3:16



Il est impossible

de se tenir debout en ce monde

sans jamais se courber.
Le silence. C’était ce qui suivit mes révélations. Je comprenais bien que j’avais fait de même, mais je ne pensais pas qu’il ferait pareil. après tout, la peur était sans doute ce qui me bloquait à chaque fois, m’obligeant à choisir mes mots avec soin, mais surtout si je pouvais donner au moins une partie de ma confiance ou non. Mais lui ? Etait-il donc si peu habitué à utiliser sa tête, comme il me l’avait dit ? Entre lui et moi, qui était donc le plus stupide ?

Ce n’est que grâce à l’insistance de Toueris que je ne partis pas, puisque ma “mission” était terminée. Après tout, il pourrait avoir besoin de quelques précisions, que je lui dise les noms des personnes qui me faisaient du mal ou autres. Mais étais-je réellement prêt à lui donner ce genre d’informations ? Je ne le pensais pas. Non. Puisque je n’arrivais même pas à aller vers des personnes que je pensais bien plus dignes de confiance que lui, pourquoi pourrais-je y arriver ? Néanmoins je restai, profitant quelque peu du silence qu’il offrait pour la toute première fois. Oui, c’était bel et bien la toute première fois que je ne l’entendais pas dire n’importe quoi sans prendre un temps de réflexion. Jusqu’à ce qu’il lève la tête et s’excuse, visiblement perdu. Cela sembla d’ailleurs se confirma lorsqu’il reprit après une courte pause :

Attends, attends j'essaye de faire comme tu m'as dit. Alors... Si... si je leur dis moi-même que ce n'est pas bien, je pense qu'ils ne vont pas être contents contre toi après... alors je peux pas faire ça pas vrai... ? Bon... alors... pourquoi ils ont commencé à devenir méchants avec toi...? Ça a commencé comment ?

A vrai dire, je ne pus qu’être surpris par les paroles de ce surveillant qui, jusqu’à ce moment précis, n’avait pas fait preuve de jugeote. Peut-être avait-il compris que ses méthodes étaient débiles ? Parce que je lui avais dit qu’il était naïf ? Ou parce que j’avais manqué de partir sans rien dire ? Je n’en savais absolument rien et avoir des réponses n’allait pas m’aider à répondres aux questions qui m’avaient été posées. Loin de se vanter qu’elle avait, encore une fois, raison, Toueris me glissa quelques paroles d’encouragement en me donnant la sensation qu’elle m’entourait de ses bras. Comment faisait-elle cela ? Je n’en savais rien, malheureusement et ce n’était pas le moment de lui poser la question, ce qu’elle ne tarda pas à me rappeler avec plus ou moins de force. Je pinçai donc les lèvres avant de répondre en me détournant partiellement, la mort dans l'âme en me rappelant tout ce qui s’était passé par le passé :

Faut-il vraiment une raison pour faire du mal à quelqu’un de faible ? Il n’en a jamais fallu pour m’en faire. Pourquoi ça changerait maintenant ?


Je le pensais, tout comme j’étais persuadé que cette seule réponse suffirait. Pourtant, ce ne fut pas l’avis de ma déesse qui ne se priva pas de me le faire savoir :

*Il me semble qu’il t’a posé une autre question, n’est-ce pas ? Je pense qu’il est important de lui répondre depuis quand ils te font du mal. Après tout, cela était déjà comme ça quand je t’ai rencontré. Ai-je tort ?*

Comment le pourrait-elle puisqu’elle avait accès à mes souvenirs les plus lointains. Cela m’énerva un peu, même si je ne le montrai à personne, gardant cette frustration pour moi seul. Cela dû cependant se ressentir un peu dans ma voix alors que j’ajoutai à l’intention de l’adulte à qui je tournai presque le dos :


Ils ont commencé quelques mois après la rentrée, je crois.


C’est tout ce que je peux dire sans m’enfuir l’instant d’après. Fallait-il plus de courage pour rester là ou pour fuir dans l’espoir que tout se termine un jour ? C’était un mystère que je ne voulus même pas tenter de résoudre.
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MessageSujet: Re: Résoudre des problèmes est tout un art [PV Venceslas A. Mahood ] Sam 19 Mai - 12:06
Pour le coup, il ignorait s'il avait choisi la bonne méthode. C'était étrange, comment utiliser sa tête pouvait faire douter de tout. Il était de l'avis que ne pas l'utiliser était mille fois plus simple au quotidien, et que ça devait vite devenir fatiguant de penser à longueur de journée. Il plaignait les pauvres personnes qui vivaient ainsi. Mais il l'avait promis à Yuki de le faire, alors il devait essayer, même si c'était très embêtant.
Sa tête lui avait donc conseillé de demander depuis combien de temps ses problèmes duraient. Et que ça ne servait rien de venir voir ses agresseurs car ça risquait de faire empirer la situation.

* Ce n'est pas trop mal. Mieux que ce à quoi tu m'as habitué. *

Ven' fit la moue. C'était certes un compliment très gentil, mais ça ne l'aidait pas plus que ça. Si Osiris pouvait lui souffler ce qu'il fallait dire dans ces cas-là, il n'aurait plus qu'à le répéter comme un perroquet, et le problème aurait été très vite réglé. Malheureusement, il ne semblait pas être de cet avis.

* C'est surtout qu'il n'existe pas de réponse précise au problème. Comme tu l'as très bien dit, tu ne peux aller voir ces personnes pour leur dire qu'ils agissent mal. Avec ton autorité proche du néant, ça ne mènera pas à grand-chose, et ça se retournera contre lui. Mais avant tout, attendons qu'il te réponde. *

Et le dieu fit la sourde oreille à ses protestations. Il n'était même pas sûr que l'élève réponde un jour, vu à quel point il était lent. De plus, il lui tournait à moitié le dos. Ce n'était pas bon présage ça; il pouvait à tout moment ouvrir la porte pour s'enfuir en courant, ce qui risquait de compromettre la résolution du problème. S'il arrivait à le résoudre un jour…
Pourtant, contre toutes ses attentes, il répondit. Ven' s'en émerveilla, après tout, ça ne faisait jamais que la cinquantième fois que l'élève tardait à répondre, il y avait encore de quoi s'en réjouir. Mais il n'eut pas encore le droit à une réponse, c'était davantage une remise en question de ce qu'il venait de dire.

- Mais bien sûr que non il n'y a—

Osiris le coupa avant qu'il ne termine, histoire de garder un semblant de chance de pouvoir faire quelque chose avant que l'élève ne parte pour de bon.

* Je suis d'avis que le plus simple serait que tu me laisses la place, au lieu d'enchaîner les idioties.*

Ce fut au tour de Ven' de jouer la sourde oreille. Il avait bien compris qu'Oz' ne resterait pas tranquillement coincé dans sa tête jusqu'à la fin de ses jours, mais s'il pouvait encore éviter d'avoir affaire à lui pour le moment…

De toute façon, l'élève lui répondit pour de bon. Réponse qui ne l'avança pas plus, mais ce n'était qu'un détail. Peut-être que ce détail-là se révèlerait très important pour Osiris, mais ce n'était pas son cas à lui.

- Euh… d'accord…

* Et ? Et c'est tout  ? Tu lui dis "d'accord" et tu le raccompagnes dehors ? Quel bon surveillant tu fais, je t'applaudis. Écoute, je t'ai déjà dit que je ne peux pas te donner LA solution, tout simplement parce qu'il n'existe pas UNE solution toute faite, comme c'est le cas pour de nombreux problèmes. Tu comprends, tu ne peux pas débarquer et faire cesser ses problèmes en un coup. Ça va être un long travail. D'abord, il faut que tu lui demandes les noms de ses agresseurs. C'est ça le plus important, pour le moment. *

- Bon… Et tu crois que j'ai le droit de te demander les noms de ces gens, ou tu ne voudras pas me les dire ? Sinon c'est pas grave ! Je suis sûr que je pourrai observer discrètement et que ça en reviendra au même, mais je préfèrerais quand même avoir les noms…

Il crut entendre un rire dans sa tête en même temps que le  "discrètement", mais n'y prêta pas attention.
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MessageSujet: Re: Résoudre des problèmes est tout un art [PV Venceslas A. Mahood ] Sam 2 Juin - 20:48



Il est impossible

de se tenir debout en ce monde

sans jamais se courber.
Les questions que j’avais posées n’attendaient pas de réponses données au hasard. Je pensais réellement que si on m’avait fait subir l’enfer pas le passé sans que cela ne dérange qui que ce soit, alors soit je le méritais, soit c’était partout pareil. A savoir le pourquoi du comment, c’était une autre histoire que je ne voulais pas aborder. Pas encore. Ce n’était ni le lieu, ni le moment, et encore moins l’interlocuteur adéquat. Ce dernier point me fut même confirmé lorsqu’il amorça une réponse, me répondant par la négative, sans vraiment terminer. Pourquoi ? Pensait-il que je lisais dans ses pensées ? Ou imaginait-il que j’allais fuir s’il faisait preuve d’autant d’ardeur que lorsqu’il avait commencé sa réponse ?

*Ou alors, Osiris veille à l’aider pour ne pas te laisser dans le pétrin. Le connaissant comme je le connais, cela ne m’étonnerait pas de lui.*


Toueris semblait vouloir calmer mes pensées qui devenaient de plus en plus négatives. En bonne protectrice, elle ne pouvait pas me laisser faire marche arrière alors que j’avais déjà bien avancé dans le projet “dévoiler les maux de Yuki Nakamura”, titre que je trouvais d’ailleurs totalement absurde, que ce soit en anglais ou en japonais. Pour détourner un peu mon attention, le temps que le silence s’installait, ma déesse fit mine d’être déçue et vexée par mes réactions froides et “rabat-joie”, ce qui ne manquât naturellement pas de me faire courir. Enfin, pas avant que j’ai réellement répondu à la dernière question qui m’avait été posée.

Finalement, ma colocataire spirituelle finit par rire et tenter de me détendre en m’expliquant qu’elle voulait me faire marcher un peu, plaisanter avec moi, au moins le temps que la conversation principale reprenne. Je n’étais pas sûr de la façon dont je devais le prendre, mais ce n’était pas grave. Je pourrais toujours reprendre un peu plus tard, ou tout simplement oublier ce qu’il venait de se passer pour me concentrer à nouveau. Je ne tardais d’ailleurs pas à donner mon attention au surveillant qui s’apprêtait à me répondre. Dieux que je préférai largement les plaisanteries de Toueris à ce qu’il venait de se passer !


*Quoi ?! C’est tout ?!*


*J’avoue que ce n’est pas la meilleure réaction qu’il pouvait avoir…*



*Je m’en vais !*


*Non, attends Yuki !* me retint-elle de justesse en bloquant également mes jambes sans que cela puisse se voir. *S’il te plaît, je doute que Osiris laisse la conversation se terminer de la sorte. Laisse-lui un peu de temps pour lui parler. Je suis certaine qu’on pourra en tirer un petit quelque chose. D’accord ?*

Rapidement, je lui répondis à la positive. Ce n’était pas vraiment de gaieté de coeur, mais c’était déjà un bel effort de ma part à mes yeux. Si cela n’avait tenu qu’à moi, je serais déjà parti depuis longtemps. Très longtemps. Néanmoins, j’avais du respect pour Toueris et j’avais envie de lui faire plaisir. Au moins un peu, selon mes moyens.

Bon… Et tu crois que j'ai le droit de te demander les noms de ces gens, ou tu ne voudras pas me les dire ? Sinon c'est pas grave ! Je suis sûr que je pourrai observer discrètement et que ça en reviendra au même, mais je préfèrerais quand même avoir les noms…

Comme je ne sus pas vraiment quoi penser de ce qu’il venait de me dire, je ne répondis pas tout de suite. Ce qui ne changeait pas grand-chose puisque c’était mon attitude générale avec cet homme naïf, candide… Bref ! Profitant de cette occasion, Toueris me fit part qu’il serait plus sage de lui donner les noms plutôt que se retrouver filé comme un coupable. J’étais plutôt d’accord avec elle, à un point prêt : et s’il faisait une bêtise avec les noms après que je les lui aies donné ? Je ne voulais pas prendre ce risque. Alors, serrant les poings au point de sentir mes ongles rongés par le stress rentrer dans mes paumes, je me tournai vers le blond pour le regarder dans les yeux. Puis, m’adressant autant à Osiris qu’à son hôte, je lui demandai une faveur :

Promettez qu’il ne m’arrivera rien parce que j’aurais dénoncé ces garçons. Promettez-le !


*Tu ne devrais pas parler avec tant de colère en toi, Yuki. Surtout quand tes interlocuteurs ne sont pas son origine et que tu fais une requête.*


Sur le coup, je n’en fis qu’à ma tête et ne l’écoutai pas. De toute façon, je ne comprenais pas très bien ce qu’elle voulait me dire. Certainement que cela serait le cas plus tard, mais pas à ce moment précis où je sentais la tension monter encore d’un cran.
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MessageSujet: Re: Résoudre des problèmes est tout un art [PV Venceslas A. Mahood ] Jeu 14 Juin - 22:46
La première proposition, celle qui consistait à aller prendre en filature les élèves qui cognaient sur Yuki, était quand même beaucoup plus tentante que le reste. Du moins, elle semblait beaucoup plus amusante. Et après réflexion, il se demandait ce qu'il pouvait bien faire avec des noms.  

* Oh je ne sais pas, peut-être faire en sorte que ça ne se reproduise plus ? *

Et Osiris ne lui était pas d'une grande aide sur ce coup-là. Le dieu de l'au-delà lui dit alors de réfléchir par lui-même, pour une fois qu'il ne se débrouillait pas trop mal.
Que pouvait-on bien faire avec des noms ? Des noms restaient des noms, et même avec ça, il allait falloir retrouver la tête des gens qui faisaient ça.

* Attends déjà qu'il te les donne, ces noms, tu verras bien après.*

Puisque ça semblait être si important.... Sûrement qu'il avait une idée derrière la tête, à moins que ça ne soit lui qui n'ait rien compris.
Aussi, il fit comme Osiris lui avait demandé. Comme cette question-là venait directement du dieu, et qu'elle devait sûrement être bien plus intelligente que les siennes, il s'attendait à une réaction un peu plus vive que ce qu'il avait l'habitude de voir de la part de l'élève. Et pourtant, le garçon resta aussi silencieux qu'avant. Comme s'il ne savait, encore une fois, pas répondre à une question aussi simple. Mais le temps n'était plus à l'exaspération. Il avait compris depuis bien longtemps qu'il ne pouvait rien tirer de lui à ce niveau-là.

* Au moins, il te répond, c'est déjà ça. Tu préférerais qu'il parte sans un mot ? *

Bien sûr que non, mais s'il pouvait parler un tout petit peu plus vite, ça lui aurait permis de ne pas attendre une éternité entre chaque phrase. Mais comme Osiris n'était toujours pas de l'avis de le pousser à aller plus vite, il ne dit rien, et prit encore une fois son mal en patience.

L'élève serra les poings. Et il se planta encore, droit comme un I, avant de parler à nouveau. Il disait avoir besoin de sa parole. Apparemment, il ne voulait en aucun cas que les élève en question ne soient au courant qu'il avait parlé. Il voulait être sûr que rien ne lui arrivera une fois qu'il lui aura dit les noms.

* Il est hors de question que tu lui dises que rien n'arrivera une fois que tu auras dit à ces élèves que ce qu'ils font est mal, n'essaye même pas. Laisse-moi lui parler, répète mot pour mot ce que je vais te dire *

- Ooh !!  comme c'est marrant ! Hé oh tu sais quoi ? -Dit-il en s'adressant à l'élève – Y'a Osiris qui veut te parler !

Voilà Ven' qui se mit à rire aux éclats tout seul, avant d'enchaîner.

- On dirait comme un téléphone c'est génial !

Comme il y eut un grand moment de silence, et avant qu'Osiris n'en vienne à regretter de s'être retrouvé dans un esprit comme le sien, il répéta les premiers mots.

- « Je préfère te le dire de moi-même avant que lui ne dise encore n'importe quoi »  Hé Oz' c'est qui ce  'lui' je le connais ?  Hum ? Ah pardon pardon ! Bon... « Je  vous assure, toi et Toueris, qu'il n'arrivera rien si tu lui donnes ces noms. J'en fais le serment, et j'y veillerai personnellement. L'idiot que je possède -l'intéressé, maintenant absorbé par la tâche, n'y prêta aucune attention – est peut-être  légèrement stupide, mais il veut bien faire, et je suis avec lui, alors tout ira bien. Et, pendant qu'il est concentré, j'en profite pour te dire que tu as fait le bon choix en t'adressant au bureau des surveillants, ça ne semblait pas gagné au début... Tu as du courage, c'est bien, et puis— » Au fait Oz' ! J'ai oublié de relever les absences ce matin tu crois que c'est grave ?

Celui-ci pesta à nouveau contre son hôte, qui n'avait prêté aucune attention à ce qu'il venait de répéter laborieusement.

* Enfin, je pense qu'il a compris... *

- Qu'il a compris quoi ? Euh... Yuki, Oz' me dit que t'as compris un truc, c'est quoi ? J'ai rien pigé moi...
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MessageSujet: Re: Résoudre des problèmes est tout un art [PV Venceslas A. Mahood ]
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Résoudre des problèmes est tout un art [PV Venceslas A. Mahood ]
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