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Celui qu'on ne rencontre que peu souvent [PV Ashton L. Miller]
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MessageSujet: Celui qu'on ne rencontre que peu souvent [PV Ashton L. Miller] Jeu 8 Mar - 23:01



L’oiseau en cage

rêvera des nuages.
Toueris avait tort ! J’avais beau être allé chez les surveillants pour tenter de parler de mes problèmes, rien n’avait changé. Je subissais toujours cette haine et cette violence journalière alors que je devais éviter de courir ou de subir d’autres coups. Elle avait beau me répéter qu’il fallait du temps pour que des mesures puissent être prises, que les surveillants ne pouvaient rien faire sans preuves, ni l’aval de leurs supérieurs, cela ne changeait rien à ce que je subissais. De plus, je n’avais aucune envie de rester encore des lustres enfermés à l’infirmerie… ne serait-ce pour Nika. Je ne l’avouais pas du tout à ma déesse, et encore moins à moi-même, mais je l’appréciais beaucoup. Elle avait une image rassurante et une présence qui me permettait de baisser ma garde.

Mais là, je n’avais aucun moyen d’aller me réfugier à l’infirmerie, ni au bureau des surveillants. Bloqué comme je l’étais dans un des recoins de la cour, ma voix ne pouvait tomber que dans l’oreille des oiseaux gazouillants non loin de là, et il ne me restait plus qu’à accepter que ces garçons me fassent du mal… ou prendre mes jambes à mon cou. Trop concentrés à papoter pour savoir ce qu’ils allaient bien pouvoir me faire pour me détruire, ils en avaient presque oublié que j’étais capable de me défiler. C’était dangereux pour ma santé, Toueris ne cessait de me le répéter alors que je lorgnais sur l’espace que j’espérais être mon salut. Il ne fallait pas que je cours parce que mes blessures internes n’avaient toujours pas fini de cicatriser, mais je ne pouvais pas rester là à attendre que ça se passe. Il fallait que je sauve ma peau !

Finalement, avec l’accord de ma divinité qui commençait à croire qu’il n’y avait que ça comme solution, vu que personne ne semblait venir vers nous, je finis par m’élancer en direction de ce que je nommais “les jardins de l’académie”. En réalité, il n’y avait pas de jardin à proprement parler, mais j’avais repéré un endroit composé de quelques haies donc je pensais faire une cachette. Malheureusement, la distance à parcourir n’était vraiment pas pour me faciliter la tâche : longue et en ligne droite, je sentais que je perdais l’avance que j’avais réussi à prendre lors de mon effet de surprise. La faute à ma faible condition physique par la malnutrition qui me rendait si maigre et mes blessures qui me lançaient. Dire que mes poursuivants étaient tous frais, comme s’ils ne se faisaient jamais malmener. Quoique, c’était peut-être le cas au fond…

Fort heureusement pour moi, je parvins à me faufiler dans une cachette créée par une haie contre le bâtiment. Les mains sur ma bouche pour étouffer mon souffle court, tremblant comme une feuille, j’attendis avec beaucoup de peur que les garçons passent devant moi en demandant où j’étais passé. Ils se criaient dessus, se rejetaient la faute les uns sur les autres, perdant presque de vu leur objectif premier. Ce n’était pas pour me déplaire, qu’ils m’oublient et s’en aillent. Je n’étais pourtant pas sûr de pouvoir croire que ce genre de miracle se produise, à tel point que ma barrière m’entourait, aussi invisible que l’air frais que je respirais. D’ailleurs, alors que Toueris parlait seule dans mon esprit, une idée me vint : l’hiver n’étant pas terminé, il était peu probable que le jardinier ou un autre adulte passe dans les environs. A moins qu’ils soient attirés par les cris des mecs ?


*Ils partent enfin.*


Alerté par ce soupir de soulagement de ma déesse, je relevai la tête et pus constater à travers quelques branches que, effectivement, ils se séparaient en deux groupes pour partir dans des directions différentes. La chasse continuait…

*Au moins ils ne t’ont pas trouvé, ce qui va te donner un léger répit. Profites-en pour aller à l’infirmerie ou dans un endroit sûr. Il ne faut pas que tu subisse le moindre coup maintenant.*


Elle avait raison. Mais, avant toute chose, il fallait que je me calme pour retrouver une respiration normale et que je trouve un moyen de faire disparaître ma barrière pour sortir de là. Cela me prit un bon moment pendant lequel il fut facile de constater qu’ils ne revenaient pas. En même temps, le campus était tellement immense que chercher à l’aveuglette de la sorte leur prendrait bien une bonne journée, à moins que le hasard ne me soit défavorable. Du coup, ce fut sans trop me méfier que je mis le nez dehors. C’est à quatre pattes au sol que je fus surpris par un homme qui venait d’arriver…
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MessageSujet: Re: Celui qu'on ne rencontre que peu souvent [PV Ashton L. Miller] Dim 11 Mar - 19:40
hrp :
 



Celui qu'on ne rencontre que peu souvent
Que dire de l’hiver ? C'était une saison assez dure, surtout dans le Nord de l’Europe. D’accord, ce n'était pas le Groenland mais ça restait quand même assez… froid. Obviously. L’hiver en Irlande n’était pas des plus doux. Le vent froid soufflait sans faiblesse, et en quasi-permanence. Il y avait parfois un beau Soleil, mais la température ne montait pas au dessus des cinq degrés. Et pourtant ! Quelle belle saison !

Depuis sa chambre, Ashton observait le ciel voilé. Malgré les nuages, tout était inondé de lumière et, distraitement, le blond suivait le mouvement fluide de la cime des arbres au loin, tout en finissant de se brosser les dents. Il venait de revenir de la cafétéria et se préparait maintenant à aller faire son petit tour quotidien dans le parc. Posant sa main libre sur la vitre, il sentit le froid extérieur tenter de percer à travers la fenêtre et il frémit, sans que cette fraîcheur ne le rebute pour autant. Il n'était pas jardinier pour rien !

Il retourna dans la salle de bain et rinça sa bouche, sa brosse à dents, et se passa de l’eau sur le visage. Des gouttes tombèrent sur son pull en laine d’un bleu sombre tranchant avec sa peau claire, mais il ne s’en soucia pas, se détournant, éteignant la lumière et fermant la porte derrière lui. Il attrapa sa parka, l’enfila et fourra ses effets personnels les plus importants dans ses larges poches : téléphone, portefeuille, clés. Il quitta son logement de fonction, faisant bien attention à verrouiller la porte, et se mit en route. Son pas était rapide et léger, et il était silencieux dans les couloirs vides. Il faisait partie du peu du personnel à loger à Immortalia. Que vouliez-vous ? Quand on était pas forcément très riche, il fallait bien se contenter de ce qu’on pouvait obtenir.

Finalement, Ashton arriva à l’air libre, frissonnant légèrement au changement brusque de température. Il ne s’arrêta pas et continua de marcher assez rapidement. Il dépassa le débarras, où il ne retournerait que s’il constatait qu’il fallait corriger quelque chose dans le parc. C’était peu probable, vu que c’était lui qui s’en occupait, mais il fallait rester ouvert à toutes les possibilités, n’est-ce pas ?

’Tu m’énerves. Ce n’est pas parce que tu te débrouilles en jardinage que tout ce que tu fais est parfait. Sois un peu plus modeste et ne te surestimes pas, mortel.’

’Oh mais je n’me surestimes pas, je suis juste très confiant par rapport à mes capacités. C’est pas parce que je suis un mortel que je n’ai pas le droit d’être parfait !’

Elle souffla mais ne répondit pas. Elle semblait savoir que s’aventurer sur ce terrain-là, avec Ashton, n’était promesse que d’inutiles conversations. Bien Artémis ! Bonne décision que de garder le silence. Ashton s’estima vainqueur et, tout sourire, continua de marcher. Il suivait le sentier, content de lui, comme toujours, balayant du regard ce qui l’entourait, tâchant de repérer un quelconque problème.

Après quelques minutes, il ne pouvait que se féliciter : pour l’instant, tout était aussi beau que dans le jardin des dieux - Artémis le traita d’ignorant et lui demanda de fermer sa bouche mais il ne l’écouta pas - et rien n’interrompait la paix qui y régnait. Cependant, soudainement, il entendit des cris et, tournant la tête vers la source du bruit - à sa gauche - il repéra, de loin, un groupe de garçons près des bâtiments du pensionnat. Ashton soupira, se demandant ce que des bouffons pareils avaient à crier. Ils étaient regroupés en arc de cercle. Seraient-ils en train de…

Le blond s’approcha et, tout d’un coup, il vit une silhouette s’échapper et courir vers un des autres côtés des bâtiments et se jeter sous une haie. Ashton ne put s’empêcher de ricaner. Au moins ses buissons sauvaient de pauvres étudiants en détresse ! Etait-il comme un dieu, alors ? Créant des choses qui venaient en aide aux mortels peuplant la Terre ?

’Tu as l’air extrêmement suffisant, aujourd’hui. C’est encore plus agaçant que d’habitude.’

Il ne put que valider ses dires. Sauf sur la partie “agaçant”. Il ne l’était jamais, voyons.

Curieux, il décida d’aller jeter un coup d’oeil à la cachette de l’étudiant, qui avait, à la grande surprise du jardinier, réussi à semer ses agresseurs, qui s’éparpillaient en se hurlant dessus comme de stupides animaux. Ashton était agréablement surpris par la chance du gamin. Il n’avait plus aucune raison de l’aider, à présent qu’il s’en était à peu près sorti, mais… pourquoi pas ? Il n’avait presque rien à faire, en hiver, alors maintenant qu’il avait trouvé une source de divertissement, ça serait con de la laisser filer.

Aucun des garçons du groupe n’étaient en vue. Ashton s’approchait tranquillement de la cachette, et, au moment où il n’était plus qu’à quelques pas de là, un étudiant aux cheveux en bataille et pleins de feuilles sorti de sa cachette, l’air désorienté et assez apeuré. Il était chétif et avait une apparence maladive et Ashton se demanda s’il ne s’était pas échappé de l’infirmerie au milieu de son traitement.

Le jardinier, les mains dans les poches, regardait l’étudiant avec un léger sourire amical sur le visage, quelque peu concerné par l’apparence du garçon. A part l’impression de fragilité qui avait frappé le blond, rien ne faisait ressortir l’étudiant de l’ordinaire, à part la clarté du marron de ses yeux. Ses cheveux étaient châtain clair - ou blond foncé ? Bonne question, Ashton était nul en teinte de cheveux - et, comme on l’avait pointé auparavant, ébouriffés et parsemés de feuilles.

« Bonjour ? Les buissons du pensionnat ne sont pas réservés mais c’est pas conseillé de se glisser en dessous. C’est bien toi que les garçons bruyants cherchaient ? »

Il regarda autour de lui puis s’accroupit, toujours les mains sans les poches, restant en équilibre sur la pointe de ses pieds, les talons levés.

« Ils sont tous partis dans des directions différentes, et t’es sauvé pour l’instant. Ils t’ont déjà fait du mal ? J’peux aller les frapper un bon coup, si tu veux. Au fait, moi c’est Ashton Miller, je suis le jardinier. Tu peux m’appeler Ashton, pas de problème, et me tutoyer, aussi. J’suis pas si vieux que ça. »

Il lui sourit chaleureusement et lui tendit une main, lui proposant ainsi de l’aider à se relever.


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MessageSujet: Re: Celui qu'on ne rencontre que peu souvent [PV Ashton L. Miller] Mar 13 Mar - 0:46



L’oiseau en cage

rêvera des nuages.
Sur le coup, je ne vis pas que je n’étais pas seul. Ce fut Toueris qui me fit part qu’elle avait cru apercevoir des jambes sur un des côtés. N’ayant pas beaucoup plus de précisions que cela, je regardai des deux côtés, jusqu’à ce que je vois également une paire de longues jambes s’avancer dans ma direction. La peur au ventre, ma première pensée fut de fuir le plus rapidement possible en croyant qu’il s’agissait d’un de mes poursuivant. Je fus néanmoins cloué au sol à cause de mon abdomen douloureux par la course effrénée que je venais de faire. Je ne pus donc que regarder l’homme s’approcher de moi en espérant de tout mon être qu’il ne me ferait pas de mal.

En attendant que le verdict tombe, je ne pus m’empêcher de le détailler. Une des raisons était que je voulais surveiller ses faits et gestes, ce qui rendait mon geste plus légitime à mes yeux que la simple curiosité déplacée. Ainsi, je pus conclure que cet  homme blond aux yeux “dorés” était très grand. Ce détail m’intimidait grandement, bien que je tentais de ne pas le montrer. Sans parler que sa stature me faisait penser qu’il était costaud, malgré les lunettes qui adoucissait cette impression. En gros, je ne parvenais pas à me faire un avis sur cet inconnu pour le plus grand plaisir de Toueris qui ne manqua pas de faire son petit commentaire rapidement :

*Je suis bien contente que ce soit comme ça : si le contraire s’était produit, je suis persuadée que tu serais resté cantonné dessus sans en démordre, peu importe s’il est gentil avec toi ou non. Je n’aime pas quand tu juges les autres…*

A mes yeux, il s’agissait plus d’une première impression qu’autre chose, mais je n’eus pas le temps de répliquer puisque mon nouvel interlocuteur humain prit la paroles en s’adressant à moi. Ce fut avant tout pour me faire une remarque concernant les buissons, comme quoi il était peu conseillé de se glisser dessous. Je fis cependant comme si je n’avais rien entendu, ce qui fut facilité par les questions qui suivirent : il avait vraisemblablement vu la scène de ma fuite ou les garçons qui me poursuivaient en train de me chercher. Je ne répondis pas, préférant garder le silence alors qu’il s’accroupissait à mes côtés en regardant aux alentours. A quoi pouvait-il bien penser ? Je me méfiais énormément, tout comme avec ce surveillant que j’avais revu quelques temps plus tôt. La naïveté de ce dernier était un contraste effrayant avec la peur que les adultes provoquaient naturellement chez moi. Dans quelle catégorie se situait donc cet homme qui semblait prêt à frapper à tout moment avec violence ?

Comme si mon passé m’avait aidé à cerner l’homme face à moi, la violence que j’avais plus ou moins redoutée me fut proposée. Mais pas contre ma personne. Non, et ce fut bien le plus surprenant dans tout cela puisqu’il me demandait si je voulais qu’il aille frapper les brutes qui me cherchaient actuellement. J’en ouvrit des yeux ronds, oubliant presque de répondre aux questions qui m’avaient été posées avant que les présentations aient enfin lieu.

*Yuki, je te conseille fortement de lui dire qui tu es et de lui faire part au moins que ce n’est pas la première fois que ces vauriens en ont après toi. Même s’il est jardinier, peut-être pourra-t-il t’aider encore un peu plus pour que tout ça ne recommence pas.*

Je ne lui répondis pas, mais je n’en pensais pas moins. Je n’avais absolument aucune confiance en cet homme et la seule chose que je voulais faire était fuir avant qu’il ne décide de diriger ses poings vers moi. Malheureusement, je n’étais toujours pas dans la possibilité de bouger. Je n’avais dons, de toute façon, pas d’autres choix que suivre le conseil de Toueris et répondre à mon interlocuteur. Je détournai donc le regard pour éviter que la peur ne fasse trembler ma voix et je pris une grande inspiration pour déclarer :


Je suis… Yuki Nakamura.



*Bien. Maintenant répond à ses questions, tu es sur la bonne voie.*



Pourquoi voulez-vous les frapper ? … Ils ne vous ont rien fait, si ?


Malgré le fait que ce soit sans doute effronté de ma part, et que j’allais sans doute être puni pour cela, je n’avais pas pu m’empêcher de poser ces questions au grand damn de ma colocataire spirituelle. Cette dernière me demanda avec désespoir pourquoi il fallait toujours que je réponde à une question par une autre au lieu d’aller droit au but. Sans parler que, pour quelqu’un qui avait peur de revivre son passé, je prenais pas mal de risque au final. L’espoir que me donnaient Sheila et Numa malgré moi qui me donnait des ailes ? Je n’en savais trop rien au final…
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MessageSujet: Re: Celui qu'on ne rencontre que peu souvent [PV Ashton L. Miller] Dim 18 Mar - 18:20


Celui qu'on ne rencontre que peu souvent
Malgré les paroles du jardinier, censées être rassurantes, le garçon paraissait toujours aussi inquiet et… carrément mort de trouille, en fait. Il avait bien manifesté de la surprise - il ne s’attendait sans doute pas à ce qu’on lui sortît quelque chose du genre - mais pas un sourire n’avait illuminé son visage. Quoi ? Ashton venait le sauver et le gamin ne manifestait aucune joie ? Cependant, cette absence de reconnaissance n’était pas ce qui allait rebuter le blond. En tout cas, celui-ci se décida à amener l’étudiant dans un endroit où il serait sauf. Hors de question de le laisser gambader dans le parc, à la merci de ses agresseurs !

Le garçon n’avait pas bougé, ne se décidant pas à sortir du buisson. Quoi, avait-il si peur que ça ? Ashton fronça les sourcils, le regardant détourner le regard. Un animal sauvage et craintif, voilà ce qui se trouvait en face de lui. Il fallait donc agir en conséquence, non ?

« Je suis… Yuki Nakamura. Pourquoi voulez-vous les frapper ? … Ils ne vous ont rien fait, si ? »

Ashton le regarda, étonné, et se rendit compte d’une chose, à l’attitude du garçon. Il aurait dû s’en douter. L’étudiant devait être traumatisé. Sans doute avait-il déjà été agressé avant. Il avait sûrement développé des mécanismes de défense qui n’allaient pas dans le sens d’un inconnu venant aider sans raison apparente.
S’efforçant à n’afficher que des sentiments positifs sur son visage - bien que le vouvoiement mettait une grande distance entre eux et le vieillissait beaucoup -, Ashton baissa sa main, qui paraissait inutile, puis fit deux pas en arrière, toujours accroupi.

’On dirait un dindon.’

Il ne releva pas la remarque très pertinente de la déesse, et celle-ci n’ajouta rien, sentant que la situation demandait toute l’attention d’Ashton. Celui-ci sourit de nouveau au garçon, restant très détendu. Être crispé ne servirait qu’à effrayer ce Yuki Nakamura plus qu’il ne l’était déjà.

« En effet, ils ne m’ont rien fait, je pense pas qu’ils oseraient de toute façon. Mais c’est pas parce qu’ils ne se sont pas attaqués à moi que je ne devrais pas leur apprendre les bonnes manières. D’ailleurs, tu n’as pas répondu à ma question. Est-ce qu’ils t’ont fait du mal ? »

Il réfléchit quelques secondes. Un endroit sûr… Il passa en revue tous les lieux qui lui donnaient cette sensation de sûreté mais ce fut Artémis qui fit remarquer que ces endroits n’étaient pas les mêmes pour tous. Peut-être que le garçon ne trouvait pas la serre très accueillante. Balayant de nouveau les alentours du regard - être collé à un mur n’aidait pas vraiment à la visibilité, alors il s’était contenté de jeter un coup d’oeil derrière son épaule pour surveiller ses arrières - il finit par reposer son regard ambré sur le garçon, toujours à la même place, et dans la même position.

« Est-ce que ça t'ennuierait de sortir de là ? Ca doit pas être très confortable. Pourquoi pas aller quelque part d’autre ? Je peux te raccompagner dans ta chambre, ou même autre part si tu préfères. C’est toi qui décides. »

Il allait voir comment le garçon réagissait à cette proposition. S’il refusait catégoriquement de bouger, Ashton sentait qu’il allait devoir le presser un peu. Ca serait pas possible de le laisser là, seul et dans un environnement qui ne semblait pas lui aller.

Le blond se tenait à plus de deux mètres du garçon, toujours appuyé sur le bout de ses pieds. Même si Artémis lui conférait une endurance et des facultés physiques impressionnantes, ça n’empêchait pas les fourmis dans les pieds, alors il choisit plutôt de s’asseoir. Lentement et sans geste brusque, il s’appuya sur le sol à l’aide de ses mains et croisa ses jambes devant lui, s’installant ainsi en tailleur. Il ne savait pas pourquoi, mais il sentait que c’était une situation qui allait le faire s’éterniser, alors autant bien s’installer.


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MessageSujet: Re: Celui qu'on ne rencontre que peu souvent [PV Ashton L. Miller] Mar 20 Mar - 1:02



L’oiseau en cage

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Rien ne vint répondre à mes questions, qu’elles soient muettes ou prononcées. Pas avant que j’entende quelques raclements au sol. Ils étaient réguliers et plutôt lents, mais assez proches pour que je tourne furieusement la tête pour comprendre ce qu’il se passait sans pour autant bouger le reste de mon corps. C’est lorsque mon regard se posa sur mon interlocuteur humain que je compris ce qu’il se passait puisque je le vis terminer de faire un mouvement en arrière, me laissant plus d’espace. Je ne pouvais clairement pas dire que je n’appréciai pas le geste. Bien au contraire ! Je détestais quand on était un inconnu et trop proche de moi. Pire encore lorsque les personnes empiétant sur mon espace vital étaient celles qui me voulaient du mal. Ma barrière était d’ailleurs bien trop petite pour moi comparé à la distance minimale de sécurité que j’aimais avoir.

Rapidement après que les bruits de raclement aient cessés, l’homme face à moi me répondit sans détour que mes agresseurs ne lui avaient effectivement rien fait, ajoutant par la suite que ce n’était pas la raison qui le poussait à agir. Il parlât de “bonnes manières”, ce qui ne fit que me perdre alors que je n’avais déjà pas très bien compris où il voulait en venir. Sans parler que je n’eus pas plus d’explications, la question concernant mon agression revenant une seconde fois, me mettant à nouveau sur mes gardes.

*Sincèrement, Yuki, tu devrais lui donner une réponse, tu ne crois pas ?*


*Mais si je lui dis que non il ne me croira pas. Et si je lui réponds qu’ils l’ont fait sauf aujourd’hui, il va les frapper. Je ne veux pas !*


*A moins qu’il soit conscient que tu as plus besoin de lui à tes côtés. Sans parler qu’un adulte dans un établissement scolaire n’a pas le droit de porter la main sur un élève. Je me trompe ?*


*... Qu’est-ce que j’en sais moi ?*


Puis, qu’est-ce qui me disait qu’après s’être “occupé” de moi il n’allait pas essayer de retrouver les brutes pour leur faire payer, brutalement s’entend, ce qu’ils avaient pu me faire ? Je n’eus cependant pas le loisir d’en parler plus avec Toueris puisque l’adulte me demanda, ni plus ni moins, de sortir totalement de ma cachette pour qu’il puisse m’amener à un endroit que je voulais. Mais j’avais déjà fait un mouvement de recul quand il avait parlé de ma chambre. Non, franchement, additionner un adulte et moi dans une pièce dans laquelle il se trouvait un lit n’était pas un plan auquel je pouvais dire “oui”. Et ce, peu importe ce qu’on pourrait me dire ! Néanmoins, j’eus droit à quelques explications de ma déesse qui pensait, non sans raison, que j’avais sauté aux conclusions avant de l’écouter entièrement. Ce ne fut pas tout, mais tout raconter serait bien trop long tant elle parla jusqu’à ce que je me décide enfin à obtempérer au moins partiellement en finissant de sortir de mon buisson. Pendant le discours de ma colocataire spirituelle, l’homme blond s’était assis dos au mur qui me faisait face, à quelques mètres de moi, ce qui me laissait de la marge pour sortir sans m’aider de ma main droite toujours emprisonnée dans une attelle et que je gardais contre mon abdomen douloureux.

Le processus mis un peu de temps puisque je devais me concentrer sur autre chose que les dangers qui allaient sans doute s’abattrent sur ma personne pour éviter que ma barrière ré-apparaisse tout de suite, mais je finis par me trouver à genoux face à l’humain qui me parlait plus tôt. Loin d’être satisfaite, la déesse me rappela avec force que ce dernier m’avait posé deux fois la même question et qu’il serait sans doute mal avisé de le faire répéter une troisième fois, sans parler qu’il fallait, selon elle, que je lui fasse part de ce que je voulais quant à sa proposition. Je ne pus alors m’empêcher de faire une grimace, peu envieux de faire part de mes ressentis ou de faire remonter de mauvais souvenirs.


*Tu n’as pas le choix, Yuki…*


Cette fois, ce fut un soupir silencieux que je lâchai alors que je ne regardais toujours pas mon interlocuteur masculin. La violence de ses mots par rapport à ses intentions me faisait peur tant cela ressemblait à mon vécu. Comment accepter une telle chose ?

Ignorant donc les conseils pourtant fort avisés de ma déesse, je tentai de me lever en restant silencieux. A cause de mes blessures internes toujours présentes, je dû m’y prendre à deux fois avant que mes jambes pourtant tremblantes acceptent de me porter. Il était clair qu’il allait me falloir un peu plus de temps pour que je puisse marcher… à moins que le danger se présente, me donnant ainsi la force de détaler comme un lapin. Mais c’était fortement contre-indiqué si je voulais guérir. Il me fallait donc une alternative, mais je ne savais pas du tout où aller ou quoi faire.

J-je ne veux pas rentrer maintenant, fis-je d’une voix mal assurée alors que je tentais de cacher mes maux. Mais… j’sais pas où aller…


Ce problème n’était pas qu’au présent. Non. Il allait sans doute se poser plus tard, quand je ne pourrais plus aller dans cette école pour une raison ou une autre. Et, pour le cas qui se présentait actuellement à moi, je savais que tous les endroits où j’aimais me réfugier, ils les connaissais. Sauf peut-être l’infirmerie, mais je n’avais aucune envie d’inquiéter celle qui s’était occupé de moi pendant près de deux mois.
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MessageSujet: Re: Celui qu'on ne rencontre que peu souvent [PV Ashton L. Miller] Jeu 5 Avr - 18:14


Celui qu'on ne rencontre que peu souvent
La tâche s’annonçait compliquée.
Le garçon n'allait pas s’apprivoiser en un claquement de doigt. Il semblait toujours sur ses gardes, tel un petit animal apeuré qui serait tombé sur un promeneur égaré, mais qui ne semblait lui inspirer que de l’inquiétude, voire de la crainte.
Mais Ashton n'était pas près d’abandonner, ah ça non. Il avait la possibilité d’aider quelqu'un, qui en plus de ça avait besoin d’aide ! C'était tout naturel qu’il vienne au secours du gamin. Et puis, qui aurait le coeur à le laisser dans les buissons, alors que des petits cons rôdaient aux alentours ? Tss.

Enfin. Le garçon n'osait toujours pas le regarder en face, et au lieu de lui répondre, s’évertua à tenter de se relever après avoir réussi à s’extraire du buisson. Ce fut à ce moment que le jardinier remarqua à son bras une attelle.
Quoi ? Le gamin était blessé, en plus de ça ? Si c'était une attelle, c'était que la blessure n'était pas si récente et que le garçon avait été traité. Il était sûrement passé par l’infirmerie. S'y était-il donc échappé ? Ashton ne put s’empêcher de l’examiner, pendant qu'il arrivait finalement à rester sur ses deux jambes, qu’il avait juré voir trembloter. Désormais, Ashton le regardait d’en-bas, pensif. Que faire de ce petit agneau ? Il était clairement mal en point, maintenant qu’Ashton pouvait le voir en entier, c’était pour une bonne raison que le garçon avait une attelle. Et puis, il semblait assez faible, il avait mis du temps à se relever et semblait même éprouver des difficultées à rester stable sur ses pieds. Que pouvait-il bien faire ? Passant une main dans ses cheveux, le jardinier laissa échapper un soupir discret, réfléchissant en adaptant tout au petit agneau. Que faire, que faire ?

« J-je ne veux pas rentrer maintenant. Mais… j’sais pas où aller… »

Ashton ne répondit rien. C’était rare qu’il ne réplique pas tout de suite, mais le problème semblait prendre de l’ampleur. Il ne pouvait pas raccompagner le garçon dans sa chambre, alors où l’emmener ? Les yeux toujours levés sur lui, Ashton se mordillait la lèvre inférieure. C’était que ça carburait fort, là-haut ! Artémis elle-même, malgré son immense aversion pour le genre masculin, se mettait à réfléchir à une manière d’amener le petit agneau en sécurité, dans un endroit où il serait rassuré et où il ne risquerait donc rien. Ashton n’acceptait pas la possibilité que l’étudiant se fasse choper quand il le laisserait. On ne touchait pas à un petit qu’il avait sauvé, non mais !

Finalement, le blond se leva, toujours sans geste brusque - on savait jamais - et ses yeux retrouvèrent le visage du garçon, toujours très mal à l’aise. Sans doute avait-il peur du jardinier. C’était sans doute un instinct, ne pas faire confiance aux inconnus, même à ceux aussi beaux et charmants qu’Ashton. Celui-ci, même s’il ne faisait confiance à quasiment personne, agissait comme si c’était le contraire : il avait l’air de faire confiance aux autres mais au fond, restait toujours sur ses gardes. Instinct de prédateur.

Ashton fourra ses mains dans ses poches, toujours un peu songeur. Ca dérangerait peut-être le garçon s’il réfléchissait trop sans lui faire part de ses pensées, alors il se mit à parler, de sa voix grave mais presque douce, qui incitait à lui faire confiance. Encore une question de confiance !

« Je ne vois pas vraiment où t’amener. Les dortoirs, c’est non. Les salles de classe, on abandonne. La bibliothèque ? Personne ne viendrait t’agresser dans cette pièce. Le bureau des élèves, ou je sais pas quoi ? Y’a peut-être des gens qui peuvent t’aider, même si ce ne sont pas des adultes. D’ailleurs, les étudiants sont peut-être plus aptes à te comprendre, y’a des adultes qui sont carrément cons. Sinon... »

Puisque le garçon n’avait pas proposé l’infirmerie, Ashton avait supposé qu’il cherchait à l’éviter, ce qui renforçait son hypothèse comme quoi il s’était échappé. Mais, autant essayer, non ?

« Sinon, l’infirmerie ? Tu es blessé, c’est peut-être un endroit adéquat pour toi, dans ton état présent ? »

Il lui fit un léger sourire. Il ne voulait pas lui imposer de lieu, car après, ça serait difficile de veiller sur lui, s’il paniquait ou s’enfuyait. Alors, il valait mieux le laisser choisir et voir ensuite si ça irait.

Les mains toujours dans les poches, Ashton jeta un bref coup d’oeil au bout de ciel au-dessus d’eux, une étendue bleue, seulement traversée par quelques nuages qui filaient vers le Sud, poussés par un vent toujours aussi glacial. Ses yeux revinrent ensuite sur l’étudiant, et il se mit à se poser d’autres questions à son propos. Elles se formulèrent dans son esprit et quelques unes finirent par franchir ses lèvres.

« Les gens te font souvent chier, comme ça, ou c’est la première fois ? Est-ce que tu as des gens sur qui compter, qui peuvent te défendre ? Tu veux peut-être aller les voir, si tu en as ?  »

Il s’arrêta là, préférant entendre ses différentes réponses avant de poser d’autres questions. Déjà, ça le mettrait en panique, et puis, il voulait savoir ce qu’il avait à dire. Ca l’aiderait à le cerner et à mieux l’aider.
Bon, il y avait toujours la possibilité qu’il ne lui réponde pas. Il semblait être le genre de personnes qui foutaient des vents et qui ne semblaient même pas honteux par rapport à ça. N’ignorez pas les gens, voyons !


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MessageSujet: Re: Celui qu'on ne rencontre que peu souvent [PV Ashton L. Miller] Sam 7 Avr - 8:54



L’oiseau en cage

rêvera des nuages.
Me débattant contre la faiblesse de mon corps et la douleur provoquée par la sentence qui pesait sur mes épaules, je ne me rendis pas vraiment compte que le temps passait dans un silence de mort. Seul le vent léger faisant bruisser les feuilles le rompait avec une certaine élégance. Je n’étais cependant pas apte à le voir dans mon état actuel, préférant passer ma main valide dans mes cheveux comme pour les dépoussiérer dans un geste qui ne reflétait absolument aucune conviction.

Je m’arrêtai en entendant à nouveau la voix de mon interlocuteur. Ce dernier s’était levé sans que je m’en rende vraiment compte et semblait réfléchir à ce qui devait être toujours la même question : où voulais-je aller ? Selon mes critères bien maigres, il procéda par élimination en commençant par la chambre puis les salles de classe. Vinrent alors quelques propositions : le bureau des élèves parce qu’il pensait que je pourrais me confier à des personnes de mon âge, la bibliothèque (comme si rien ne pouvait être fait là-bas…) puis l’infirmerie après une petite pause. Cette dernière proposition me fit serrer le poing alors que j’imaginais déjà l’inquiétude transformer le visage de Nika-sensei. Je n’avais pas réussis à tenir mes engagements…


*Et si tu lui expliquais pourquoi tu es dans cet état ?*



*...*


*Au moins il comprendrait mieux ta situation et vous pourriez commencer à bouger de là avant qu’ils ne viennent te chercher.*


Je n’étais pas d’accord avec elle sur un seul point : en quoi lui expliquer les raisons qui me poussaient à ne pas aller à l’infirmerie allait lui faire comprendre ma situation ?


*Ce n’est pas ce que j’ai dit Yuki.*


En plus de cela, je me voyais mal lui dire que je ne voulais pas voir une personne en qui j’avais une certaine confiance. Non, il penserait que je mentais, sans parler qu’il voudrait sans doute m’emmener là-bas encore plus.


*Non mais tu m’écoutes ou tu le fais exprès ?!*


Comme pour avorter la dispute qui commençait à naître dans mon esprit, l’adulte repris une de ses questions en la reformulant. Et, partant du principe que j’avai bel et bien des soucis, il me demanda si j’avais des personnes pour me protéger et, si oui, si je voulais les voir. Le silence étant fait puisque ma déesse décida de me laisser gérer comme je le souhaitais ce problème, restant cependant là en cas de nécessité, je secouai doucement la tête. Ce fut un toussotement lointain qui me fit comprendre, une fois que j’eus regardé le jardinier et me sois rendu compte que ce n’était pas lui qui avait fait cela, je pris mon courage à deux mains pour répondre sur un ton très peu sûr de moi :

Je ne veux pas inquiéter Nika-sensei… et je n’ai personne qui puisse vraiment me protéger. Si c’était le cas… Si c’était le cas ils ne viendraient pas pour me frapper.


Je n’avais pas osé regarder encore cet homme alors que je parlais. Mes yeux étaient donc restés sur ses bras pour guetter le moindre signe qu’il fallait que je parte en courant, une fois encore.


*Tu es injuste avec Numa et Sheila, non ?*


*Je ne veux pas leur causer plus d’ennuis qu’elles en ont déjà par ma faute. Les rumeurs, les frayeurs que je leur ai causé… et je ne sais pas ce à quoi pense vraiment Numa non plus…*


Ma colocataire spirituelle ne répondit pas, mais je sentis fortement qu’elle n’était pas d’accord avec moi. Elle en était même énervée de devoir constater que je n’étais pas capable d’aller m’assurer que mes doutes soient faux et d’avoir confiance en autrui quand un soucis se présentait. Certes, elles en connaissait les causes, mais était-ce une raison pour que mes possibles amis en pâtissent ? Pour elle, la réponse était non et elle espérait un peu que quelqu’un me le fasse comprendre assez rapidement. En attendant, elle me demanda où je voulais aller du coup et de répondre à voix haute. Je réfléchi un moment sans vraiment trouver de réponse parmi les propositions qui m’avaient été faites.
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MessageSujet: Re: Celui qu'on ne rencontre que peu souvent [PV Ashton L. Miller] Mar 17 Avr - 17:35


Celui qu'on ne rencontre que peu souvent
La réponse du garçon se faisait attendre, et Ashton fit de son mieux pour ne pas laisser poindre l’impatience. Il avait la capacité d’attendre, mais quand la situation n’était pas sûre, il n’aimait pas rester statique et bavarder. Enfin, si on pouvait désigner le monologue d’Ashton comme un bavardage. Ca le ne dérangeait pas plus que ça. Il en avait rencontré, des gens laconiques, des personnes pas très bavardes. Il savait très bien que ça ne servait à rien de s’énerver, ou quoi que ce soit. La situation actuelle ne le permettait surtout pas.
Ashton quitta le garçon des yeux pour regarder autour de lui. Rien à signaler au loin. Le vent agitait le feuillage des arbres et le bruissement des feuilles l’aidait à réfléchir. Le contact même de la nature l’apaisait, mais il ne pouvait pas en dire autant pour l’étudiant. Cependant, Ashton trouvait qu’il semblait moins apeuré, sans toutefois être à l’aise. Il le regardait du coin de l’oeil, patientant tranquillement.

Alors que le silence s’éternisait et que ce Yuki n’avait encore répondu à aucune de ses questions, l’étudiant leva les yeux vers lui - pour la première fois ! - et se décida enfin à lui répondre. C’était agréable de ne pas être pris pour un arbre et d’obtenir une réponse aux questions posées !

« Je ne veux pas inquiéter Nika-sensei… et je n’ai personne qui puisse vraiment me protéger. Si c’était le cas… Si c’était le cas ils ne viendraient pas pour me frapper.  »

C’était sans doute à ce moment là qu’Ashton le prit en pitié. C’était vrai que les victimes d’harcèlement étaient souvent des personnes isolées et n’ayant pas grand monde pour les défendre. Le blond en avait connu pas mal, au collège et au lycée. Il était celui qui venait pour les protéger, sans pour autant les prendre sous son aile ensuite. Il n’avait pas forcément envie d’être leur ami, il avait juste tenu à les défendre. Et il était assez effrayant pour qu’on lui foute la paix, alors il faisait comme bon lui semblait, avec n’importe qui.

’Au lieu de replonger dans les tiens souvenirs, tu devrais mieux aider le jeune homme.’

’Wow, Artémis, depuis quand est-ce que tu te soucies de la gente masculine ? T’es pas malade ?’

Elle grogna. ’Il est vulnérable et sans défense. De plus, tu t’es décidé à veiller sur lui. Tiens donc tes promesses, Ashton Lucian Miller !’

Le nom complet. Si ça faisait pas maman en colère, ça. Il soupira légèrement puis reporta son attention sur l’étudiant. Il sortit la main droite de sa poche, doucement, et la passa dans ses cheveux. Son cerveau carburait tandis qu’il répondit au garçon.

« C’est un peu l’boulot de l’infirmière de s’inquiéter, surtout vu les cas ici… T’en fais pas, elle en a vu passer des pires que toi. Mais si vraiment tu ne veux pas y aller, ok, pas de problème, on n’ira pas. Mais en échange, il faudrait que tu m’aides à choisir un bon endroit, où tu seras bien et où tu ne risqueras rien. Ca te convient ? »

Il en faisait des efforts, le jardinier : écouter, comprendre, demander son avis, ne pas lui faire peur, sourire, rester loin, patienter alors que le danger était partout... Que le petit s’en rende compte et qu’il soit plus collaborateur !

« En tout cas, dis-toi que maintenant, j’suis là. Que si t’avais vraiment personne avant, maintenant, je pourrai te protéger. Un peu comme un garde du corps, en fait. »

Ashton laissa échapper un rire. Quoi, ce n’était pas drôle ? Mais si, voyons. Ashton, en garde du corps, alors qu’il était si flemmard et qu’il n’aimait pas suivre les gens ? Improbable. Mais pour le petit agneau égaré, il ferait des efforts. Peut-être pas tout le temps, mais il se sentait tellement responsable de lui qu’il n’allait pas le lâcher de sitôt. Il l’aiderait peut-être à trouver des gens sur qui il pourrait compter. Joy ? Elle faisait de la boxe et avait un caractère bien trempé, tout en étant agréable et sympathique. Ca pourrait fonctionner. Oh, peut-être la différence d’âge qui pourrait effrayer le garçon… Bon, il ne fallait pas trop y penser, le principal était de mener Yuki en lieu sûr.

« Du coup, on oublie l’infirmerie. On va éviter le parc, aussi, puisque les autres y sont. Hmm, un endroit calme et où tu ne risquerais rien... »

Le regard en l’air, Ashton réfléchissait.

’Tu réfléchis beaucoup, aujourd’hui. C’est étonnant, je ne savais pas que ton cerveau était capable d’autant de réflexion.’

’Ta gueule, Artémis, j’arrive pas à penser quand tu jacasses autant.’

Elle tenta de lui filer la migraine mais il avait déjà érigé sa barrière mentale. Trop tard cocotte. Il l’entendit crier de rage puis se replier. Elle avait compris que ça ne servait à rien de s’acharner, le mur ne tomberait pas. Il eut envie de ricaner mais se retint, le petit aurait peur.

« On peut aller dans le bureau des enseignants, sinon. Aucun élève n’y est normalement admis, et je pense pas qu’il y ait beaucoup de professeurs à cette heure-ci. Mais c’est peut-être pas très rassurant pour toi d’y aller…  »

Etait-ce une impasse ? Cette histoire ne se simplifiait pas...


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MessageSujet: Re: Celui qu'on ne rencontre que peu souvent [PV Ashton L. Miller] Ven 20 Avr - 3:41



L’oiseau en cage

rêvera des nuages.
Sur le coup, le surveillant ne me répondit pas, comme s’il réfléchissait à ce que je voulais dire ou à une réponse plus appropriée que sa première pensée. Je ne pouvais que comprendre puisque j’avais souvent besoin de réfléchir à ce qu’on me disait. Pourtant, cela me faisait peur, comme si cela représentait un danger pour moi. La réflexion était-elle un moyen d’augmenter la véracité d’un mensonge ? Toueris me répondit que tout le monde ne mentait pas de la même façon et que je ne devais pas m’y fier. Elle sembla si catégorique dans sa réponse que je ne lui répondis pas, préférant rester concentré sur la réalité, pour une fois.

En regardant autour de moi comme si j’observais la nature, alors qu’en réalité que veillais à ma sécurité, j’attendis avec quelques craintes que l’homme finisse par me répondre. Ce qu’il finit indéniablement par faire, me faisant part que l’infirmière avait pour rôle de s’inquiéter. J’eus un début de sourire lorsque j’entendis un de ses arguments : elle avait vu des cas pires que moi. Cela me fut bien difficile à imaginer tant mon état avait paru assez conséquent. Je n’en fis cependant pas part, perdant rapidement mon sourire pour laisser place à mon expression neutre, voire méfiante, d’origine malgré la compréhension dont mon interlocuteur fit preuve. Ainsi il ne m’emmènerait pas à l’infirmerie puisque ce n’était pas ce que je souhaitais. En contrepartie, il me demanda à nouveau de l’aider à trouver un endroit où je pourrais me cacher.


*Si je savais où aller, je ne serais pas planté là…*


Mes pensées étaient terriblement amères. Même moi, j’avais des difficultés à les digérer, sentant que sans cela j’aurais sans doute la possibilité d’être plus actif en dehors des moments de danger.

Lorsque l’adulte me fit part qu’il était désormais là, que je pouvais le considérer comme un garde du corps (notion que j’eue bien du mal à comprendre malgré les grandes explications de ma déesse), je ne sus si je devais me sentir rassuré ou non. A quel point pouvait-on faire confiance aux adultes ? Nika avait été douce et gentille, elle avait un petit quelque chose que je retrouvais parfois chez Toueris même si je ne lui avais pas encore avoué, le surveillant blond à la divinité égyptienne était tellement naïf qu’il en devenait effrayant malgré ses quelques efforts, mes parents m’avaient frappés, entre bien d’autres choses plus ou moins supportables, sans que je sache ce qu’ils voulaient exactement… Dans quelle catégorie devais-je placer celui qui me faisait face ? D’un certain côté, il ressemblait à Nika-sensei, mais d’un autre côté il semblait plus… fort, plus imposant sans pour autant sembler physiquement plus fort qu’elle.

Du coup, on oublie l’infirmerie. On va éviter le parc, aussi, puisque les autres y sont. Hmm, un endroit calme et où tu ne risquerais rien… On peut aller dans le bureau des enseignants, sinon. Aucun élève n’y est normalement admis, et je pense pas qu’il y ait beaucoup de professeurs à cette heure-ci. Mais c’est peut-être pas très rassurant pour toi d’y aller…

Cette idée avait été émise après un petit temps de pause, certainement de réflexion. Dire que je ne savais pas du tout que penser de tout cela… J’avais l’habitude de me cacher dans des endroits exiguës comme des placards par exemple, mais jamais je n’avais cherché des cachettes à l’échelle d’une salle. Je ne comprenais donc pas comment cet homme réfléchissait. C’était si étrange…


*Et si tu te concentrais sur la question qui t’es posée ?*


Rappelé à l’ordre, je me mis à réfléchir à l’endroit qui venait de m’être proposé. Je ne connaissais rien de la salle des professeurs et je ne savais pas du tout ce que j’allais bien pouvoir trouver malgré les informations qui m’avaient été données. Néanmoins, il fallait que je réponde, que je fasse un choix. Je n’aimais pas quand on me faisait prendre des décisions de cette façon… mais cela semblait arriver de plus en plus souvent depuis que j’avais quitté le Japon.

Portant ma main valide à mon autre bras, je détournai à nouveau le regard, fronçant les sourcils tant je me demandais si je faisais bien de répondre cela, et lui déclarai sans être sûr de moi :


Si vous pensez que je ne risque rien dans la salle des profs’...


Je ne parvins pas à terminer ma phrase tant je me promis de partir si le moindre danger se faisait. Voire même dès que le danger serait passé. Mieux valait ne pas prendre de risques inutiles…


*Tu es vraiment bien trop craintif, Yuki.*


Ignorant la remarque de ma colocataire spirituelle, je suivis l’homme vers la salle dont il m’avait parlé en gardant quelques mètres entre lui et moi. Je ne lui faisais pas assez confiance pour rester à côté de lui. Pas encore. Son aide était certes précieuse, mais il ne m’avait pas encore prouvé qu’il ne le faisait pas sans avoir une idée derrière la tête qui pourrait me nuire.

*Etait-ce ce que tu pensais également avec Numa et Sheila ou penses-tu que c’est différent ?*


*Que je sache, je n’ai pas tout de suite fait confiance aux filles.*


Soupirant simplement face à ma réponse, Toueris ne répondit pas, me laissant gérer la situation comme je le souhaitais.
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MessageSujet: Re: Celui qu'on ne rencontre que peu souvent [PV Ashton L. Miller] Mar 24 Avr - 17:07


Celui qu'on ne rencontre que peu souvent
Ashton observait le garçon, qui semblait réfléchir à sa dernière proposition. Peut-être accepterait-il, en fin de compte ? Ashton ne savait pas quoi penser du garçon. Il ne voulait pas retourner dans sa chambre, un endroit qu’il connaissait, ni à l’infirmerie, mais semblait envisager l’option salle des professeurs. La plupart des élèves ne portaient pas cette dans leur coeur, généralement car il contenait les enseignants, leurs pires ennemis. Ashton se rappelait ses années de lycée. Il s’était toujours demandé ce qu’il y avait de spécial là-dedans, alors, quelle meilleure façon de le savoir que de s’y introduire ? Légalement, bien sûr. La fameuse salle n’avait rien de très extraordinaire, au final, mais l’atmosphère y était… spéciale. Une atmosphère de profs, quoi. Pas du tout la même que celle de la salle commune, par exemple !

Ashton revint à la réalité au moment où le garçon ouvrait la bouche pour lui répondre. Il lui sourit. Le délai de réponse s’était écourté, oui !

« Si vous pensez que je ne risque rien dans la salle des profs’...  »

Le jardinier hocha la tête en guise d’affirmation. Que risquait-il, en effet ? A part tomber sur le dirlo qui aurait sans doute le cran de le renvoyer dans son dortoir… Ou un autre prof exécrable. Y en avait-il, ici ? Ashton ne les connaissait pas tous. Il devrait checker le trombinoscope, ça pourrait lui être utile.

Ashton fit signe au garçon de le suivre et se mit en route. Il remarqua immédiatement que l’étudiant laissait cette même distance de sécurité entre eux. Aucun soucis, du moment qu’il n’était pas trop loin non plus. Ashton était fort, mais aller secourir un garçon à trente mètres, avant qu’il ne se fasse botter les fesses, c’était quasiment une mission impossible. Alors, pour éviter un quelconque incident, le jardinier se retournait de temps à autres pour vérifier que le gamin suivait bien.

L’étudiant ne disait rien. Pas étonnant. Ashton leva les yeux vers le ciel bleu, traversé de nuages cotonneux. Ils fuyaient vers le Sud, portés par un vent qui devait être encore plus glacé qu’ici bas. Voir le monde du haut de ces nuages... Quel serait le prix à payer pour déployer ses ailes, comme un oiseau ? Le jardinier voyait le garçon comme un oisillon, tombé du nid bien trop tôt et qui devait affronter les adversités de la vie sans aucune aide. Quelqu’un devait bien l’aider à prendre son envol, non ?

Il jeta un coup d’oeil autour d’eux alors qu’ils tournaient à un coin pour arriver à une entrée annexe du bâtiment principal, l’entrée des professeurs. Ca ne changeait pas grand chose, le trajet à l’intérieur était toujours le même pour tous, mais Ashton avait pensé qu’entrer par là attirerait moins l’attention. Rien à signaler pour l’instant, ça devrait aller. Le blond n’était pas plus stressé que ça, mais prenait ses précautions. Il préférait éviter tout conflit, même s’il était sûr de ses capacités à les régler.

Il vérifia que le garçon était toujours bien derrière lui puis, alors qu’ils atteignirent la porte, il sortit ses clés de sa poche et ouvrit la porte. Il s’effaça devant l’étudiant pour le laisser pénétrer dans le bâtiment d’abord, puis il y entra également et referma la porte, qui se verrouilla de nouveau automatiquement. Bien.

Il reprit la tête de leur duo insolite, restant le plus silencieux possible. Néanmoins, ça ne le dispensait pas de sourire à l’étudiant à chaque fois qu’il se retournait vers lui. Le plus dur était derrière eux, les petits rebelles étaient sans doute encore dans le parc. Cependant, VIGILANCE CONSTANTE. Ashton eut un sourire amusé à sa propre blague. Artémis lui demanda de quoi il retournait et il lui promit de lui expliquer plus tard. Qu’elle ne comprenne pas les références de la pop culture ne l’étonnait pas. Il n’avait pas encore fini de l’éduquer dans ce domaine-là - c’était surtout elle qui refusait de l’écouter, en fait.

Enfin bref ! Ils arrivaient à l’escalier qui les mènerait au bon étage. Ashton se mit à monter les marches, et au moment où il se tournait pour s’assurer de la présence de l’étudiant, il vit une des petites brutes apparaître au fond du couloir qu’ils venaient d’emprunter, qui débouchait tout droit sur l’escalier sur lequel ils se trouvaient. Ashton fronça les sourcils et, se mettant de profil, laissa la place à Yuki pour qu’il passe.

« Allez hop, on traîne pas l’pas. »

Fallait-il qu’il lui dise ? Le petit con ne les avait peut-être pas remarqués, et puis, pourquoi le faire paniquer ? Du coin de l’oeil, Ashton le voyait se rapprocher. Il marchait lentement, ce qui signifiait qu’il ne les avait pas vus, mais il semblerait que ce n’était plus qu’une question de temps avant qu’il ne constate que le petit agneau était juste devant lui.

Bon, il l’avait assez ménagé comme ça, non ? Et puis, comme on dit, la peur donne des ailes. Et dans le pire des cas, il le tirerait ou le porterait, il ne devait pas peser grand chose, cet oisillon.

« J’ai repéré un de tes agresseurs en bas, il ne nous a pas vu mais je pense qu’on devrait se dépêcher. La salle n’est plus très loin. J’te laisse avancer devant moi. Là, après l’escalier, tu tournes à droite, et c’est la… je sais plus combientième porte à ta gauche. Ça s’ra marqué, pas d’inquiétude. »

Il attendit que le garçon passe devant lui pour se remettre en route, jetant un autre coup d’oeil derrière lui. Pour l’instant, tout allait bien. La chance serait-elle avec eux ?

’Le concept de chance est tout simplement un phénomène divin, tu le sais ?’

’On n’est plus dans l’Antiquité, ça ne fonctionne plus comme ça.’

Elle ne semblait pas d’accord, alors Ashton lui rappela que les dieux n’avaient plus aucun pouvoir. Elle n’eut plus rien à rétorquer et se réfugia dans un silence boudeur. Ashton regarda de nouveau devant lui pour éviter de rater une marche et pour veiller sur l’étudiant. Tout allait bien se passer.


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MessageSujet: Re: Celui qu'on ne rencontre que peu souvent [PV Ashton L. Miller] Lun 7 Mai - 3:58



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Suivre le surveillant n’était peut-être pas une mauvaise idée. En tous les cas, loin de vraiment me presser, il me laissait prendre la distance de sécurité dont j’avais besoin, celle-là n’étant pas plus grande que lorsque nous ne marchions pas. En plus de cela, je n’avais pas à parler inutilement et il ne parlait pas non plus. N’était-ce pas une situation totalement bénéfique, mis à part que j’étais poursuivis par des brutes sans cervelles ? Enfin… Cela le serait certainement sans les douleurs abdominales que je tentais d’oublier sans réel succès.

Le chemin me parut long et quelque peu… inconnu. D’un autre côté, je n’étais encore jamais allé à la salle des professeurs puisque je fuyais généralement les adultes comme la peste. Pourtant, je pouvais dire que nous ne prenions pas le chemin habituel pour les élèves. Je ne pouvais en être certain, mais vu qu’il utilisa une clé pour ouvrir une porte dont je ne connaissais pas l’existence, le doute n’était pas vraiment permit. Est-ce pour cette raison que je ne me sentis pas capable de passer cette porte pour quelques instants ? Ou parce que cela impliquait de passer juste à côté du jardinier ? Ou bien…

*Il serait peut-être temps que tu cesses de te torturer de la sorte sans cesse, tu ne crois pas ?*


Je ne me sentis pas de répondre à Toueris. Comment aurais-je pu l’être étant donné que j’étais toujours méfiant vis-à-vis de cet homme. La situation ne se prêtait pas à ce que je me détende. Néanmoins, voyant bien que je n’avais pas vraiment le choix que de passer devant lui, j’obtempérai en avalant difficilement ma salive, les sens aux aguets. Le remarqua-t-il ? Je n’y prêtai aucune réelle attention, préférant fixer mon attention sur bien d’autres choses.

C’est d’ailleurs ainsi que je fis, avançant lentement à cause de mon abdomen douloureux, suivant le surveillant qui me menait vers la destination que je lui avais plus ou moins demandée plus tôt. Ce fut ma déesse qui me le confirma, certainement pour m’encourager à continuer et me rassurer. Je ne lui demandai pas comment elle le savait puisque ce n’était pas le moment, ne pensant pas un seul instant que je n’étais pas son seul hôte depuis qu’elle était au lycée.

Lorsque nous arrivâmes aux escaliers, je dus m’aider de la rampe pour m’aider un minimum. Je n’aimais pas montrer mes faiblesses, mais je n’avais pas vraiment le choix. C’était soit ça, soit manquer d’équilibre pour ne pas tomber en arrière. Mais la situation de la porte recommença : comme il semblait le faire régulièrement, me souriant copieusement, il se retourna dans ma direction. Sauf que, cette fois, il attendit que je le rejoigne et me laissa passer devant lui en me demandant de me dépêcher. Etait-ce par crainte qu’un de mes agresseurs n’arrive avant qu’on n’ait eu le temps d’arriver ? Ou en avait-il vu un ? Je n’en savais rien… et le pire était que je ne pouvais pas vraiment accélérer le pas comme ça. Je ne m’en sentais pas capable, en tous les cas. Pourtant, quand je fus devant le surveillant, montant comme je le pouvais, ce dernier répondit à mon interrogation silencieuse :

J’ai repéré un de tes agresseurs en bas, il ne nous a pas vu mais je pense qu’on devrait se dépêcher. La salle n’est plus très loin. J’te laisse avancer devant moi. Là, après l’escalier, tu tournes à droite, et c’est la… je sais plus combientième porte à ta gauche. Ça s’ra marqué, pas d’inquiétude.

Sur le coup, je sentis la peur monter, ce qui me donna assez d’adrénaline pour me faire courir. Enfin… courir, c’est ce que j’aurais fait si mon corps avait suivi. J’avais donc fait un seul pas précipité sans que mon autre jambe ne suive, manquant de me faire tomber. Grâce au fait que je me tenais à la rambarde, je pus éviter cela. Paniqué, je regarder derrière moi et je le vis également. Il se rapprochait de plus en plus et je sentais que je ne pourrais pas fuir comme plus tôt. Impossible vu mon état. Je tentais tout de même de bouger, de monter, par mes propres moyens, ne cessant de me répéter les indications de l’adulte pour arriver à la salle des professeurs. Cela ne me ferait sans doute pas pousser d’ailes, mais peut-être aurais-je plus de facilités à me concentrer sur mon objectif au lieu de baliser sur le danger qui arrivait à grands pas.


*Je suis vraiment nul…*


*Arrêtes donc de penser à ce genre de bêtise. Tu es bien plus courageux que tu le penses.*


Disait-elle ça parce que j’avançais comme je le pouvais malgré le défaitisme qui m’enlaçait douloureusement ? Ou pour supporter autant mon passé ? Je n’en avais malheureusement aucun idée… et n’avais pas le temps d’y réfléchir pour le moment alors qu’au loin il me sembla entendre quelqu’un crier : “Il est là !”.
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MessageSujet: Re: Celui qu'on ne rencontre que peu souvent [PV Ashton L. Miller] Mar 31 Juil - 16:36

Celui qu’on ne rencontre que peu souvent
Peut-être que tout n'allait pas bien se passer. C'était une erreur de la part d'Ashton d'avoir pu penser que tout aurait bien pu se passer avec le gamin qui peinait déjà à monter les escaliers. Bon dieu dans quoi s'étaient-ils fourrés ? Il pesta contre les mauvaises âmes de ce monde.

’Garçon ! Tu es l’équivalent de ce qu’était le fort guerrier de mon temps. Rien dans le crâne et tout dans les muscles. Enfin, dans ton cas, ça reste à voir, pour les muscles… Mais, la chose est, pourquoi ne leur fais-tu pas face ? Terrasse-les, au lieu de fuir ! De plus, tu as mes capacités physiques extraordinaires. Tu es plus rapide, plus agile, plus endurant. Je suis ta sauveuse, en somme. Ah, les dieux sont toujours là pour venir au secours de ces pauvres et fragiles humains…’

’Artémis, ta gueule.’

Elle fit mine d’être offusquée, mais elle se tut. Au fond, elle devait être un peu vexée. Mais elle n’avait qu’à s’en prendre à elle-même : c’était elle qui se jouait de la situation. Et si Ashton ressentait un peu d’anxiété, se demandant quoi faire et pourquoi il se retrouvait là à protéger le gamin, elle sortait le popcorn et s’installait confortablement pour mieux apprécier le spectacle, elle l’espérait, d’Ashton se faisant casser la gueule par les voyous qui les poursuivaient. Mais, qui sait ? Peut-être que si ça arrivait vraiment, elle finirait par encourager Ashton. Les dieux sont parfois possessifs de leur hôte et, après tout ce temps, un lien ne s’était-il pas développé entre Ash et Artémis ?

Enfin bref. Ashton savait que se battre n’était pas la solution. Il serait sans doute dépassé par le nombre. Et puis, la vie n’était pas un film d’action. Il ne pouvait pas foutre un coup de poing à un gamin pour qu’il soit assommé. Et se battre tout en protégeant Yuki ? Ce n’était pas aussi simple que ça. Et puis, les retombées de ses actes seraient terribles. Les procès, lui et son avocat d’un côté et les gamins et leurs parents riches à en vomir de l’autre côté. Non, non, mauvaise idée. Alors, il n’avait plus qu’à espérer qu’ils atteignent la salle des profs avant que le groupe ne les rattrapent. Ça allait être compliqué, avec la faiblesse du pauvre agneau en détresse.

Son regard retomba sur celui-ci. Bon sang, qu’il était lent ! Et il était sans doute effrayé jusqu’à la moelle de ses os. Peut-être même était-il à deux doigts de se faire dessus, qui savait ? Ashton fronça les sourcils. Devrait-il le porter et courir avec lui ? Mais ne serait-ce pas trop humiliant pour le garçon ? Peut-être que ça ne le dérangeait pas. Mais devait-il le laisser faire ses preuves ? Était-il en état de riposter, même verbalement ? De ce qu’il avait observé tout à l’heure, le garçon ne savait pas comment se défendre. Et le laisser se débrouiller seul devant une bande de cons n’était sans doute pas la solution. Non, mauvaise idée. Il était mieux de l’humilier – mais encore, ce n’était qu’une hypothèse – que de risquer de le traumatiser. Encore.

Ashton soupira.

’Il est temps de voler au secours de la demoiselle en détresse.’

’Depuis quand connais-tu tout ça ?’

’Fouillé dans ta mémoire pour me cultiver un peu. Mais tu sais, je t’ai toujours affilié au dragon plutôt qu’au prince charmant…’

Il ne put s’empêcher de sourire et de secouer la tête. Elle n’était pas dans le faux. Mais ce n’était pas le temps de plaisanter. Il entendait le bruit de pas qui se rapprochait, comme de quelqu’un qui court. Il entendait aussi les exclamations. Les gamins auraient-ils le cran de confronter Yuki alors qu’il était accompagné d’un adulte, et qu’ils se trouvaient dans un couloir administratif ? Non, peut-être qu’ils ne savaient même pas que la salle des professeurs se trouvait là.

Bon, plus le temps de spéculer.

« Désolé si j’te fais mal. Mais je suis obligé. »

Ashton avala les marches qui le séparaient du garçon, le cueillit comme on cueille une fleur, passant un bras derrière ses genoux et l’autre dans son dos. Il prit soin de le manipuler avec le plus de délicatesse qu’il le pouvait, l’enveloppant avec une certaine bienveillance – enfin, autant qu’il le pouvait dans cette situation. Maintenant qu’il l’avait dans ses bras, il se rendait réellement compte de la condition physique du garçon. Il n’était PAS censé peser aussi peu. Son cœur se serra légèrement – il lui semblait sentir les os du garçon contre ses bras et son buste, et ce n’était pas normal – mais il mit tout ça de côté. Ce n’était pas le moment pour s’attendrir à propos d’un oisillon, surtout quand une armée de phacochères odorants les poursuivaient.

’Belle image. Mais toi, tu serais quoi ? Le macaque hurlant qui va finir par manger l’oiseau après lui avoir fait croire que tu le sauvais ?’

Il décida de ne pas répondre, et à la place, gravit le reste des marches en quelques enjambées, et il arriva en haut des escaliers. Il ne prit pas le temps de s’arrêter pour regarder derrière lui – dans les films, c’était généralement la fraction de seconde qui était fatale au héros – et s’appliqua plutôt à prendre la direction de la salle des profs, courant et tenant le garçon en tentant de ne pas lui faire mal.

« On est bientôt arrivés. T’en fais pas ! »

Un sourire confiant étira ses lèvres. La salle n’était plus très loin, tandis que le bruit des pas s’intensifiait dans l’escalier. Bon sang c’qu’ils étaient rapides ces gamins ! Qu’est-ce qu’on leur donnait à la cantine ?

’Il ne reste plus qu’à espérer qu’ils ne vous rattrapent pas.’

Merci de ton aide, Artémis.
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merci à gyugyu pour l'ava ! <3
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Celui qu'on ne rencontre que peu souvent [PV Ashton L. Miller]
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