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Excuses, malentendu et confusion (PV Asulf)
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 :: Périphérie - Monde :: ◄ Galway - Ouest :: ► Hôpital
MessageSujet: Excuses, malentendu et confusion (PV Asulf) Mer 11 Mai - 20:08

Excuses, malentendu et confusion

feat. Asulf




Il m’avait fallu une journée pour me remettre de cette soirée de Pâques. Pas tant par la quantité d’alcool que j’avais bu… Enfaite si c’était à cause de l’alcool. Ah la jeunesse et ses excès… Après quelque verres d’eau et mettre remplis le ventre j’avais fini par envoyer un sms à Harry, mon coéquipier de cocothon.
Je n’avais pas eu de réponse immédiate, mais je ne m’en faisais pas plus que tant. Après tout, mon attitude lors de la Bunny Party n’avait pas été sympa du tout. Avec du recul j’en avais voulu à Hadès, et à moi surtout. Me mettre en tête qu’il pouvait être dangereux pour moi c’était… ridicule et méchant. Je m’en voulais mais je ne voulais pas le harceler de texto non plus. Je m’étais donc contenté d’un unique message, espérant le croiser dans les couloirs entre deux.

Deux jours plus tard, j’avais appris qu’un élève avait fini à l’hôpital, suite à la soirée. En soit je ne m’étais pas trop inquiété. Après tout un élève un peu saoul est probablement un peu idiot. Ce qui m’avais fait tilt c’était quand une fille de ma classe avait parlé d’un barbu aux longs cheveux. Je n’en connaissais qu’un et cette description m’avais inquiétée.  
J’étais allé me renseigner à gauche et à droite pour savoir où se trouvait le jeune homme. Après plusieurs va et vient inutile l’infirmière m’avait appris qu’il était toujours à l’hôpital de Galway. Elle m’avait quand même assurée qu’il était en bon état. Je l’avais remercié avant de retourner en cours.

Une fois que la sonnerie de mon dernier cours ait retentis je m’étais dépêchée d’aller reposer toute mes affaires dans ma chambre, les entassant sur le lit.
Je repartis pour aller prendre le bus et ainsi aller à Galway. Le trajet était un peu long et je me félicitais d’avoir embarqué mon devoir d’anglais avec moi.

On est obligé d’y aller ?
Oui, en plus c’est ta faute !
J’y suis pour rien si tu as préféré suivre le blondinet.
Meh…

L’interruption d’Hadès m’avais interrompu dans mes révisons, je les rangeais donc dans mon sac. Il avait raison, je le savais. Mais je ne le voulais me l’admettre. J’essayais de mon convaincre que mon geste avait été du à mon état. Enfin, il l’était en partie, mais j’aurai pu dire ou faire quelque chose… Je secouais la tête, rien ne servait de s’auto flageller.

Je descendis du bus qui m’arrêta devant l’hôpital. J’haussais un sourcil approbateur, c’était plus grand et avait l’air plus modern que je m’en saurai douter. Je rassemblais mon courage, et le peu de dignité que me restait et entrait dans l’hôpital.
Un bureau central avec un panneau écrit « Réception » était installé au centre de l’entrée. Une petite dame un peu rondelette était assise derrière tapotant sur son ordinateur. Je m’avançais vers elle, attendant qu’elle me repère.

« Oui c’est pour quoi ? »

« Euh, bonjour. J’aimerai rendre visite à un… ami, qui est hospitalisé ici. »
« Nom, prénom »
« Mmmh… Harry…euh… O’Sullivan »

Elle me regarda sévèrement par-dessus ses lunettes en demi-lune, l’air de juger si je disais la vérité. Il finit par soupirer et regarda son PC à nouveau.

« Chambre 473, quatrième étage, l’ascenseur est à vautre gauche »


Sans un sourire elle revint à son activité principale. Je jetais un coup d’œil au tour de moi, repérant le dit ascenseur. J’allais d’abord acheter un petit bouquet de fleur avant de me diriger vers l’ascenseur appuyant sur le bouton. Une fois dedans j’appuyais sur le bouton indiquant le quatrième étage. Une petite musique était diffusée, sûrement pour détendre les utilisateurs de l’ascenseur. Tout ce qu’elle arrivait à faire c’était me tendre.

Je te comprends, elle est encore pire que la musique que tu écoutes habituellement.


Je ne fis aucun commentaire sur les dires d’Hadès alors que les portes s’ouvrent sur le fameux étage. Je sors tout en regardant à gauche et à droite. Quelques personnes se trouvent dans les couloirs, mais tout est calme et silencieux. Je frissonnais, je détestais les hôpitaux.
Une flèche accrochée au mur m’indiqua que la chambre de mon camarade se trouvait sur ma gauche. Je m’engageais donc dans le couloir cherchant la chambre numéro 473.

Arrivée devant, je pris une grande inspiration et frappais à la porte, maintenant je ne pouvais plus faire demi-tour. J’entendis un vague « Entrez » et appuyais sur la poignée. Je tenais le bouquet de fleur devant moi, un peu comme un bouclier.
C’était une chambre à un seul lit et le jeune homme était allongé dedans me regardant d’un drôle d’air. Je me plantais au pied du lit ne sachant pas trop quoi faire.

« J’ai appris que tu étais là… et du coup je suis venue. »

J’avais envie de me gifler. Je pouvais être encore plus débile ?

Oh ! Oui je te rassure.
Ta gueule !

« Enfin, ce que je veux dire c’est que j’étais inquiète… »

Je me dirigeais vers le côté de lit et posais le bouquet sur la petite table de chevet. J’ajustais une ou deux fleur avant de regarder à nouveau mon camarade.

« Et je voulais m’excuser aussi… Pour l’autre soir, tu sais. Fergal n’a pas été très diplomate et j’ai été bête de ne rien dire… Excuse-moi, je… je… c’est pas mon genre habituellement. »

Je lui fis un sourire désolée, attendant une réaction. Il pouvait me foutre dehors s’il voulait, au moins j’avais dit ce que j’avais à dire.




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MessageSujet: Re: Excuses, malentendu et confusion (PV Asulf) Dim 22 Mai - 17:26

Excuses, malentendu et confusion

feat. Aislinn





Douleur. Fatigue. Incompréhension. Tel est mon lot tandis que je me réveille lentement dans mon lit d’hôpital. Ma tête, bien que ceinte par de nombreux bandeaux, me fait si mal que j’ai l’impression qu’elle se trouve dans un étau. Mon cerveau semble vibrer, se cogner contre les parois osseuses meurtries de mon crâne et cela sans que je sache quelle en est la raison. Car oui : que m’est-il arrivé pour que je sois dans un tel état ?! Je n’ai aucun souvenir antérieur à ces quarante huit dernières heures. Je me suis simplement réveillé allongé dans cette chambre d’hôpital aux murs d’un jaune criard affreux, le crâne si douloureux que j’ai dû prendre des calmants. D’ailleurs en y repensant, je ressentais une étrange sensation de fraîcheur sur la peau.

Hier, j’ai reçu la visite du médecin qui s’occupe de mon dossier et il s’est contenté de s’enquérir de mon état physique sans m’expliquer ce que je fais en ces lieux. Concernant mon état psychologique ou mon amnésie partielle, il s’est contenté de me signifier que je serai suivi par un psychologue à mon retour au pensionnat, et que les souvenirs devraient rapidement revenir lorsque la douleur diminuera et que je reprendrais des forces. Je n’ai même pas de vêtements à mettre pour lorsque je sortirais.

D’ailleurs concernant cette amnésie partielle, elle semble toucher uniquement certains éléments sur une courte période : en effet, je me souviens encore d’avoir été en cours la semaine passée et d’y avoir reçu une note très appréciable pour un devoir sur la mythologie celte, ce n’est pas faute d’avoir une déesse dans la tête pour m’aider. Cette dernière est très bavarde depuis mon réveil et je sens comme de l’inquiétude envers moi, cela me touche. Jamais encore Eithne n’avait paru me considérer autrement que comme un gêneur dans sa quête de respirer la vie de nouveau, et pourtant là elle semblait être attachée. Est-ce uniquement pour mon corps qu’elle semble à vif ou bien m’apprécie-t-elle plus qu’elle ne le laisse supposer ? Cependant, elle n’a pas accepté de m’expliquer ce qu’il m’est arrivé et semble être de l’avis du médecin, préférant que ma guérison se fasse d’elle-même. Évidemment je passe la majorité du temps à dormir pour récupérer.

Cela fait un certain temps que je suis immobile, l’air sombre à me contenter d’attendre l’heure du repas. Je profite d’un silence de mon hôte pour respirer le calme et la tranquillité. Et pourtant, quelle ne fût ma surprise d’entendre toquer sans entendre la voix aisément reconnaissable de mon docteur ou de l’infirmière de secteur. Invitant le potentiel visiteur à rentrer d’un mot bref, je vois la porte de ma chambre s’ouvrir vivement pour laisser passer une jeune femme blonde d’une vingtaine d’années. Je ne sais absolument pas qui elle est, cependant lorsque je vis son visage et sa façon de se déplacer -rapide et impatiente, s’il en est- je ne pus que ressentir un étrange pincement au coeur et ce, de façon totalement incompréhensible. Mais qui est donc cette belle inconnue ?! Et pourquoi tient elle un bouquet devant elle, tel un pavois à une joute médiévale ? Elle porte également un sac à dos, et vu son âge il est fort probable qu’elle soit une étudiante, peut-être même une de mes camarades d’Immortalia. Ceci pourrait expliquer sa présence ici, mais est-ce que je suis sensé la connaître ? Mon amnésie pourrait la concerner tout particulièrement, peut-être sait elle ce qui m’est arrivé pour que je me réveille ici avec une commotion cérébrale. Nul doute que je dois actuellement arborer un masque facial d’incompréhension, car c’est ce qui m’anime le plus à l’instant présent. Le plus, car je suis aussi piqué par la curiosité. Bah oui, si elle me connaît cela doit être réciproque, nous pourrions êtes amis. Ou plus. Non, pas plus, je pense que je m’en souviendrais.

Tandis que je tente de recouvrer mes souvenirs la concernant, tiltant sur un léger brouillard concernant une journée précise de la semaine passée, celle-ci s’arrête au pied du lit puis s’exprime avec hésitation :
- J’ai appris que tu étais là… et du coup je suis venue.
Je la sens frémir suite à ces mots, et je suis estomaqué par cette simple phrase car elle confirme que nous nous connaissons mais qu’elle n’était pas présente lors de mon “accident”, sans quoi elle n’aurait pas eu à apprendre la nouvelle.
- Enfin, ce que je veux dire c’est que j’étais inquiète…
Elle se tourne et va sur le côté gauche du lit pour poser le bouquet sur la table de chevet, les fleurs tournées vers moi. Je n’ose la regarder tandis qu’elle ajuste les fleurs, je suis perturbé et toujours indécis quand à notre relation. Si elle devait se tourner vers moi, elle verrait mon visage pâlir de secondes en secondes, tant la réflexion est au delà de mes capacités à l’heure actuelle.
- Et je voulais m’excuser aussi… Pour l’autre soir, tu sais. Fergal n’a pas été très diplomate et j’ai été bête de ne rien dire… Excuse-moi, je… je… c’est pas mon genre habituellement.

Je tourne lentement la tête et la vois sourire en me regardant. Ces paroles ou plutôt excuses ont fait ressurgir un sentiment de malaise en moi, accentué par ce prénom. Fergal. Fergal. Fergal… Je lève les yeux et croise son regard bleu comme… comme de l’eau. Tellement d’eau. Qui emplit mes poumons, m’empêche de respirer et cause mon inconscience. Je revis actuellement mon début de noyade et je sais exactement ce qu’il est advenu. Je ressens un début de pulsation dans mon crâne, un battement semblable à celui de mon coeur mais rythmé tel les innombrables impacts de ma tête sur une certaine devanture en acier. Mes yeux se ferment et intérieurement je suis de nouveau dans la rue de Galway, je me sens de nouveau face au désir d’embrasser la mort. Des larmes commencent à couler sur mes joues pour se perdre dans les draps de mon lit. La panique m’envahit et je commence à me débattre : je veux fuir ce lit, cette douleur ! Avant que j’ai pu relever mon buste dans le but de me lever de mon lit, une flagrante douleur dans mes mains se manifeste : en effet, j’ai tenté de saisir les draps pour m’en débarrasser mais mes deux mains sont encore affreusement meurtries, brisées, et cela malgré les deux jours de repos qui n’ont pas suffit à ressouder les os et cicatriser totalement la peau. En tentant de fermer la main malgré le plâtre, j’ai fait frotter le nerf a vif sur le tissu protégeant de la structure solide sensée m’aider à garder ma main stable. Je sens également une démangeaison provenir de sous le tissu enserrant mon front. Et pourtant, au delà de ces supplices physiques, c’est surtout mon coeur qui me fait mal. Il bat de manière affolée car dans ma tête je reste focalisé sur le sentiment de trahison. D’ailleurs, me laissant retomber la tête sur l’oreiller, je lâche quelques mots à mon interlocutrice :
- Trahi… Aislinn… tu m’as abandonné…
Je ne connais qu’un châtiment
Qui conviendrait à cette insolente,
Osant s’excuser se voulant consolante
Elle ne mérite nul assentiment.


Ainsi s’est exprimé Eithne, déesse susceptible et rancunière. Elle semble de mon avis à l’instant présent, ne serait-ce pas un signe que je cours droit dans le mur ?! Dois-je en vouloir éternellement à mon “amie” ou lui pardonner, accepter ses excuses ? Après tout elle est venue s’enquérir de mes nouvelles et m’a même apporté des fleurs, si elle n’avait cure de moi elle ne se serait jamais déplacée. Une partie de moi souffre tellement…
- Tue la ! ordonne Eithne.
- Mais… je ne peux et ne veux la tuer. Elle n’a pas à subir ma propre faiblesse, mes propres erreurs. Je l’ai fait boire, elle était mal. De plus, je refuse d’écouter ce qui est un semblant d’ordre, tu n’es plus la reine de quoi que ce soit ici, tu n’es qu’un parasite qui veut me voir tuer la seule femme qui ait arboré un semblant d’intérêt envers le cas désespéré que je suis. Retourne d’où tu viens si tu n’es pas contente, mais moi je vais laisser décider la partie de mon coeur qui tient à la petite blondinette.

Je me détend peu à peu, mon visage le démontre très probablement et tandis que je reste quelques secondes à fixer le plafond, je prononce quelques mots à l’intention de la belle :
- C’est moi qui suis désolé.





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Prédiction:
 


Eithne n'est autre que la Reine,
 Tous dieux celtes l'honorent.
 Ils reconnaissent leur souveraine
 Belle et douce comme l'aurore.


Fiche du barbu
La plus belle femme d'Irlande s'exprime en #669933, tandis que le fromager préfère le #990000 pour sa part.

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MessageSujet: Re: Excuses, malentendu et confusion (PV Asulf) Lun 23 Mai - 19:27

Excuses, malentendu et confusion

feat. Asulf





La panique et la tristesse me prennent d’assaut lorsque je vois le jeune homme changé d’expression dans son lit. On dirait qu’il est en train de voir un fantôme. Son regard est perdu au loin et il a l’air de souffrir énormément. Je pince les lèvres ne sachant pas trop quoi faire.
J’hésite à appeler une infirmière lorsque je vois les larmes sillonner ses joues, allant se perdre dans sa barbe ne laissant qu’une trace humides comme preuve de passage. Je le vois se débattre dans son lit, malgré tous les pansements et les plâtres qui l’entravent.

« Harry ! Arrête tu vas te faire mal. Je… je suis désolée… Je ne voulais pas… »

Je t’avais bien dit que l’on n’aurait pas dû venir.
Tu dis encore un mot Hadès et je te promets que je trouverai le moyen de te sortir de ma tête pour que tu retournes voir Athéna. Quitte à y laisser la vie…

Je regarde Harry se débattre. Je m’en veux, je ne sais pas si je suis coupable de son arrivée ici. Mais dans tous les cas je pense que j’y suis pour quelque chose.

« Trahi… Aislinn… tu m’as abandonné… »

Les mots du jeune homme me poignardent comme un couteau glacé, figeant mon cœur. Je serre les poings, y enfonçant mes ongles. Je retiens ma respiration. Je ne peux le blâmer. Ses mots sont peut-être un peu forts mais dans le fond il a raison. C’est moi qui lui avais proposé de venir à la soirée. Moi qui avais accepté de boire avec lui. Moi qui l’avais abandonné alors qu’il ne faisait sûrement que m’aider…

A cet instant, je pense que si j’aurai pu, j’aurai cogné de toute mes forces dans un mur histoire de me calmé. Mais nous étions dans un hôpital… et premièrement je ne voulais pas troubler plus que déjà fait le repos du barbu, deuxièmement je n’avais aucune envie de me faire interner ou que sais-je.
Je restais figée, au pied du lit. Je ne savais que dire que faire. Voulait-il que je m’en aille ? Que je m’excuse encore ? Je serais un peu plus mes poings, sentant la chaire de ma paume céder sous mes ongles. C’était ma faute, je n’allais pas partir jambe à mon cou. Je devais assumer.

« C’est moi qui suis désolé »


Mes yeux doivent être écarquillé mais mon camarade ne doit pas s’en apercevoir vu qu’il à l’air captivé par sa contemplation du plafond. Je jette moi aussi un rapide coup d’œil, cherchant ainsi à voir ce qui est si captivant.

Rien, c’est juste plus captivant que ta tête de chien battu si tu veux mon avis.

Je ne pris pas la peine de répondre. Après tout mon dieu devait bien ressentir ce que j’avais au fond de moi. Et dès l’instant où je serai sorti d’ici il priera pour être réellement mort…

Je retournais mon attention sur le lit, et le jeune homme qui y était allongé. Le détaillant un peu plus, il semblait bien amoché. Je ne savais pas exactement ce qu’il lui était arrivé, mais ce n’était pas joli joli. Je fermais rapidement mes yeux, histoire de reprendre une contenance. Ce n’étais pas moi qui était à plaindre ici. Je n’avais aucun droit de lui demander de la compassion. Je devais être là pour lui… si il voulait bien de moi.

« Je… Tu n’as pas à être désolé. C’est de ma faute. J’aurais dû manger avant d’aller à cette soirée et rien de tout ça ne serait arrivé. Je te jure qu’en réalité je ne suis pas comme ça après deux litres de bière. »


Je tentais un faible sourire pour accompagner ma tentative de blague. Je ne savais pas si c’était déjà l’heure de recommencé à blaguer. Si ça trouvait il me haïssait.

« Je t’avoue que je ne sais pas ce qui t’es arrivé… Personne n’a su me dire. Ou personne n’a voulu. Mais si c’est des gens qui t’on fait ça… »

Je regardais Harry dans les yeux. La haine avait envahis mon être. La simple idée qu’une bande de tocards se soit attaqué à lui me rendait folle de rage.

« Tu ne me considère peut-être plus comme une amie, ou peut-être que tu ne l’as jamais fait me diras-tu. Dans tous les cas, si ce sont des gens qui t’ont envoyé ici je te jure que leur état sera bien pire… »


Tu vas te calmer oui ? Tu vas encore tuer tout le bâtiment si tu t’excites comme ça !
Quoi ?! Je peux faire ça ?
Qui sait…

Je serais les dents. Hadès me rendait plus en rogne qu’autre chose en me disant de chose pareille. Mais si un quart de ce qu’il avait annoncé était vrai je devais me calmer. Je regardais au tour de moi et aperçu une chaise dans un coin de la pièce. J’allais la chercher l’amenant près du lit.

« Tu permets ? »

Avant d’avoir reçu une réponse je m’asseyais à l’envers sur la chaise, appuyant mon buste contre le dossier, les jambes à califourchon.

« Tu sais encore combien de temps tu vas devoir rester ici ? Je vais me renseigner pour savoir si tu as du travail à rattraper, j’irai voir tes enseignants. Tu pourras juste me dire qui ils sont ? »


Je passais une main dans ma tignasse blonde, geste nerveux qui me caractérisait, avait de prendre une mèche et de la tresser rapidement, la glissant ensuite derrière mon oreille.

« Si tu veux en parler, je suis là… Sinon euh… je peux m’en aller, je comprendrai. Je ne veux pas te mettre mal à l’aise ou autre. »

Le souvenir des larmes du jeune homme se saisit à nouveau et une boule se forma dans ma gorge. C’était moi ou cette pièce était devenue étrangement plus étroite ? Je soufflais calmement. Ce n’était pas moi la victime dans l’histoire…

« En tout cas, sache que je m’en veux vraiment… Je sais bien que tu ne voulais que m’aider. Je me suis laissé bêtement influencer par un conn*rd. Et te voir ici... Je suis mal... Excuses moi... »

Cette dernière insulte était une dédicace à mon parasite. C’était lui qui m’avait suggéré l’idée que mon état soit dû à Harry et non à une simple hypoglycémie. J’avais certes ma part de tort dans l’histoire je ne le niais pas. Mais pour moi il était tout autant fautif que moi.






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MessageSujet: Re: Excuses, malentendu et confusion (PV Asulf) Mer 25 Mai - 3:54

Excuses, malentendu et confusion

feat. Aislinn







Voilà, j’avais prononcé ces mots qui scellent mon destin. Je cesse de faire subir ma rancoeur, ma haine et tout autre sentiment négatif à Aislinn. Je lui ai déjà trop montré cette part de moi, elle mérite mieux que ça. Elle a fait émerger un nouveau Asulf : un barbu plus souriant, plus social, plus heureux. Mieux dans sa peau. Je serai peut-être resté seul jusqu’à ma mort mais non, elle a fait un pas vers moi, ce qui m’a poussé à en faire un vers elle. Ce n’était jamais arrivé. Oui, j’ai tenté de me suicider il y a deux jours, je considérais qu’elle m’avait abandonné, mais est-ce que je dois la blâmer de ne pas avoir défendu ma cause alors même que j’étais sorti pour lui venir en aide ? Absolument pas ! Je dois être auprès d’elle, la remercier et soutenir fidèlement et ce sans fin ! Je dois cesser de vivre de manière égoïste, je ne suis pas le seul à souffrir et le meilleur moyen de s’en sortir est de s’entraider. Je serai un bon ami.

Le silence est palpable, je suis pris par mes pensées et elle semble vivre la même chose de son côté. Je reste immobile donc je ne peux voir son visage, j’ai donc un léger sursaut lorsqu’elle s’exprime en réponse à ma courte phrase :

- Je… Tu n’as pas à être désolé. C’est de ma faute. J’aurais dû manger avant d’aller à cette soirée et rien de tout ça ne serait arrivé. Je te jure qu’en réalité je ne suis pas comme ça après deux litres de bière.

Elle assume la responsabilité mais je ne peux la laisser faire, c’est incompatible avec la façon de penser que je développe actuellement. La seule personne qu’on peut blâmer est ce fou nommé Fergal. Je n’ai aucune preuve qu’elle ait été dans cet état à cause de l’alcool, ses paroles et sa façon de boire prouvent qu’elle est habituée, tandis que je n’ai aucune connaissance des pouvoirs de cette vipère. Il a osé m’accuser d’une telle ignominie… Si je découvre qu’il est responsable de près ou de loin de l’état d’Aislinn, il mourra. J’ai déjà failli perdre mon unique amie à cause des paroles qu’il a eu me concernant, elle aurait pu le croire et cesser de m’adresser la parole. C’est génial que malgré tout ça elle soit venue s’enquérir de mon état… Je risque un léger mouvement de tête pour tenter de la regarder malgré la douleur, et je peux apercevoir un léger sourire qui semble un peu forcé. Elle est mal à l’aise et je ne peux que la comprendre, l’ambiance est pesante. Je voulu prendre la parole mais elle fût plus rapide que moi.

- Je t’avoue que je ne sais pas ce qui t’es arrivé… Personne n’a su me dire. Ou personne n’a voulu. Mais si c’est des gens qui t’on fait ça…

Ainsi donc elle ne sait pas ce qu’il s’est passé après qu’elle soit retourné à l’intérieur. Après tout, peu le savent en dehors du médecin et des gens qui ont dû prévenir les secours après que je les aient probablement réveillés avec mon raffut. Qu’elle semble si touchée notamment par le fait que je puisse avoir été agressé me fait chaud au coeur et me réconforte dans mon choix.

Dans un effort, je tourne la tête et la fixe dans un élan de compassion, mais ce que je lis dans ses yeux ressemble à une intense rage. Encore une fois avant que je ne puisse prononcer un mot, celle-ci lâche la bile qu’elle a sur le cœur.
- Tu ne me considère peut-être plus comme une amie, ou peut-être que tu ne l’as jamais fait me diras-tu. Dans tous les cas, si ce sont des gens qui t’ont envoyé ici je te jure que leur état sera bien pire…

Voilà donc la raison de sa rage. Elle rêve de me venger, je dois lui dire qu’il n’y a personne à blâmer et que je suis le seul responsable de mon état physique. Je vais lui dire. Elle serre les dents, elle a l’air sur les nerfs et je la vois tourner la tête de droite à gauche dans la pièce, je ne sais ce qu’elle cherche.
- Ais… personne… juste moi..dis-je d’une voix faible, à peine perceptible.

Mon amie ne m’a même pas entendu car elle vient de se diriger à grands pas dans un coin de la pièce pour en déloger une chaise, qu’elle amène près du lit.

- Tu permets ?

Bien à son habitude, elle n’attendit pas ma réponse pour s’installer, venant enjamber la chaise pour se placer à califourchon, les bras posés sur le dossier placé devant elle. Je ne pus m’empêcher de lâcher un sourire perceptible, car si je suis quelqu’un de sombre et discret, elle est vive et joyeuse. Bref, elle respire la vie et j’apprécie ça chez elle.

- Tu sais encore combien de temps tu vas devoir rester ici ? Je vais me renseigner pour savoir si tu as du travail à rattraper, j’irai voir tes enseignants. Tu pourras juste me dire qui ils sont ?

Je la sens nerveuse, c’est d’ailleurs pour ça qu’elle enchaîne les paroles, je suppose. Comme pour me donner raison, celle-ci commence à se passer la main dans les cheveux, puis se saisit d’une mèche pour jouer avec puis la tresser. Lorsqu’elle la glissa derrière l’oreille, je trouva ça très mignon mais je me retiens bien de lui en faire la remarque. Elle pourrait mal comprendre ma phrase et prendre cela comme des avances, ce qui serai problématique vu la phrase qui m’a propulsé dans le canal. Je tente vainement de me redresser en m’appuyant sur mes avant-bras mais je peux vous assurer qu’avec deux plâtres, ce n’est pas la chose la plus aisée, aussi je me laisse retomber dans l’oreiller une fois de plus. Heureusement que ce dernier est très confortable, vu l’état de mon crâne. Je cherche mes mots mais la laisse finir avant de m’exprimer moi-même, car mon récit sera assez long.

- Si tu veux en parler, je suis là… Sinon euh… je peux m’en aller, je comprendrai. Je ne veux pas te mettre mal à l’aise ou autre. En tout cas, sache que je m’en veux vraiment… Je sais bien que tu ne voulais que m’aider. Je me suis laissé bêtement influencer par un conn*rd. Et te voir ici... Je suis mal... Excuses moi…

Je la sens si perturbée, si impliquée… cela me rend triste et je m’en veux de l’avoir tant inquiétée. J’ai honte d’avoir attenté à ma propre vie, c’était un acte égoïste car je l’aurais rendue très triste et nul doute qu’elle se serait sentie responsable. Il est temps ! Le temps de la vérité, de sortir de mon mutisme et de m’expliquer. Poser à plat mes pensées si sombres qu’elles aient été. Je ferme les yeux un instant pour tenter de reprendre ma contenance et oublier la douleur qui s’élève dans mon crâne, puis je laisse s’échapper les mots.

- Aislinn… calme toi, tu n’es pas responsable de mon état, tu n’étais même pas en possession de tes moyens et je me suis laissé envahir par les ténèbres qui me dévorent le coeur depuis plus de dix ans. Je suis fatigué et la douleur me paralyse mais je te dois la vérité.

Reprenant mon souffle un instant tout en guettant un quelconque signe sur son visage, je continue mon récit.

- Pour commencer, je t’ai proposé ce concours de boisson et bien peu sont capables d’enquiller deux litres de bières en l’espace de quelques secondes, tu m’as impressionné. Tu travaillais et je n’aurais pas dû proposer ce jeu futile. Je ne sais si ton état était réellement lié à l’alcool mais en tout cas tu n’as pas à t’en vouloir, je prend cette responsabilité pour moi et je souhaite que cela en reste ainsi. Le passé est immuable et n’a pas à être remué sans fin, c’est ce qui m’a mené dans ce lit d’hôpital.

Je souffle un peu et me tourne légèrement de côté, puis saisit avec difficulté un verre d’eau à moitié rempli qui se trouvait sur la table de chevet. Vidant son contenu, je le repose avec fracas sur la table, celui-ci m’ayant maladroitement échappé et étant tombé au sol. Ne pouvant le ramasser moi-même, je lâche un sourire gêné à mon amie avant de me rallonger convenablement.

- Pour ce qu’il m’est arrivé, c’est mon propre labeur. En fait, j’étais très… tendu, concernant ce… Fergal. Je ne sais qui il est et ce qu’il est à tes yeux, mais il se comportait étrangement et il s’approchait de toi avec des yeux de vipère, je sentais le danger qui émanait de lui, mais tu semblais le connaître aussi je l’ai laissé approcher lorsqu'il a retrouvé un semblant d’humanité. Mais ce qu’il a dit… m’accuser de t’avoir volontairement mise dans cet état de faiblesse pour… abuser de toi… j’ai perdu la tête. Je me suis laissé envahir par la haine et je n’ai pas su prendre en compte dans ton état, j’ai été un piètre ami car j’ai douté de toi ! J’étais si mal que j’ai voulu laisser exploser ma rage. J’ai couru et j’ai frappé de toutes mes forces contre la devanture en acier d’un magasin. Ces plâtres témoignent de la violence des impacts, car je me suis brisé les os et arraché la peau. Je voulais avoir mal ! Que la douleur physique surpasse celle de mon esprit torturé ! Lorsque mes mains se sont trouvé en trop piètre état pour continuer, j’ai continué à coups de tête. La mort m’appelait et je l’accueillais tel une vieille amie. J’étais si baigné dans les ténèbres que je rêvais de la lumière promise au bout du chemin. J’ai failli m’assommer tellement je mettais de coeur à mon ouvrage et.. j’ai trébuché dans le canal au terme de quelques pas le long du mur, suite à quoi j’ai perdu connaissance. Le lit dans lequel je me trouve est celui où je me suis éveillé. Tu veux savoir pourquoi j’étais si étonné de te voir arriver et pourquoi je t’ai accusée de trahison ? J’étais amnésique et je ne m’attendais nullement à recevoir une visite, surtout pas d’une si belle jeune femme. Je me suis souvenu de tout lorsque nos regards se sont croisés.

La douleur devient difficilement soutenable, aussi je commence à forcer la respiration, inspirant lentement par le nez et expirant par la bouche. De la morphine me ferait du bien mais cela deviendrait difficile de finir de tout expliquer à mon amie. Je décide de passer outre mon état pour tenter de finir mon récit.

- Tu doute de ce que je peux penser de toi, auparavant et à l’heure actuelle. Je vais être totalement actuel, ça a été difficile au début. Je forçais un peu, je ne connais pas bien ces choses là, mais j’avais une réelle volonté de vivre tout ça, sans quoi jamais je n’aurais répondu présent à cette… fête. Je me suis grandement inquiété lorsque je t’ai vue fuir sans un mot et je suis parti à ta poursuite. Si les paroles de ton ami m’ont causé un tel état, c’est parce que je n’ai jamais imaginé coucher avec toi. Sans remettre en cause ta beauté, évidemment ! dis-je en tentant un sourire. J’ai eu honte car pendant un très court laps de temps, j’avais admiré ta beauté et ce de façon moins amicale que je ne me l’autorisais. J’étais honteux ! Mais même si j’ai été au piège de mes bas instincts pendant une demie seconde, jamais je n’aurais succombé, encore moins de façon aussi vile qu’en profitant de l’alcool ou autre ! Je ne t’ai pas haï même lorsque je me suis senti trahi, j’en aurais été incapable. Mais j’ai indubitablement douté de ton amitié et j’en ai honte désormais. Depuis vingt minutes, nul doute ne persiste dans mon coeur te concernant. Je te vois comme une amie et j’espère que malgré mes aveux ici et maintenant, tu continueras de me considérer ainsi ! Je suis extrêmement touché de te voir ainsi à mon chevet, de ton inquiétude. Tu n’as pas à t’en vouloir, je suis seul artisan de mon malheur. Je n’ai pas volé ma commotion cérébrale, pas plus que ce qui me sert de mains. Le docteur m’a dit que je devrais être sur pied d’ici une semaine, il a déclaré que j’étais incroyablement résistant et que je me renforcerais rapidement. Je dois t’avouer que je suis pressé de retourner en cours !

Je laisse échapper un petit rire, qui me fit tousser. Je n’ai pas bu suffisamment d’eau.

- J’aimerai te demander un petit service… le peu d’eau qui me restait n’a pas suffit à étancher ma soif, que cette discussion à ravivé. Je souhaite finir de te dire tout ceci avant, mais après pourrais-tu… s’il-te plaît. M’apporter un peu d’eau du distributeur. Je te remercie d’avance, mon amie.

Un grand sourire anime mon visage après avoir annoncé ces derniers mots. J’arrive de plus en plus aisément à assumer et vivre cette relation amicale, c’est plaisant.

- Concernant les cours, je t’avoue que je ne serai pas mécontent de pouvoir m’y atteler ces prochains jours. Je suis bon élève mais je ne voudrais pas être en retard, aussi si tu pouvais demander à Mr Aullief de m’envoyer une synthèse des cours d’histoire… ou mieux, si tu peux me les apporter, si ce n’est pas trop te demander ? Car oui, je suis très heureux de te voir, et je t’avoue que recevoir la visite de ma chère amie m’aidera probablement à guérir plus vite. Je te suis tellement reconnaissant d’être là et je souhaite une dernière fois m’excuser pour les inquiétudes que j’ai pu générer… je t’aurais bien rendu le bisou que tu m’as donné à notre première rencontre, pour te remercier, mais je ne suis pas trop en état de me relever actuellement.

Je laisse échapper un dernier petit sourire, puis ferme les yeux. Oui, j’aurais aimé la remercier, mais comment ?!


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MessageSujet: Re: Excuses, malentendu et confusion (PV Asulf) Mer 25 Mai - 21:54

Excuses, malentendu et confusion

feat. Asulf







A mon soulagement le jeune barbu prend finalement la parole. Je me remets à respirer tout en l’écoutant. A vrai dire, je ne m’étais même pas aperçue que j’avais retenu ma respiration.
Je l’écoute m’annoncer que de son point de vue je ne suis pas responsable. Il a beau me dire ça, même si il le pense vraiment, je ne peux pas me faire à cette idée. J’ai eu la bêtise d’écouter Hadès et voilà où nous en sommes.

Il m’explique que le jeu à boire n’était peut-être pas la meilleure idée du siècle et qu’il en prend la responsabilité. J’eu envie de lui dire que non. C’était la mienne mais il ne me laisse pas le temps de répondre. Enfaite si j’avais le temps de le lui dire. Mais j’étais absorbée par la vision du jeune homme essayant de boire un peu d’eau. Il avait l’air d’avoir beaucoup de peine à le faire et cela ne fit qu’accroitre mon sentiment de culpabilité envers lui.

Je comprends par la suite qu’il doit maintenant avoir une dent contre Fergal. Je fronce légèrement les sourcils. Je ne le considère pas comme une menace mais il est vrai que le souvenir de son regard me fait frissonner malgré moi.
Lorsqu’il arrive sur le passage de ses accès de violence, mes yeux se posent à nouveau sur ses mains. C’est vrai qu’elles ont l’air drôlement abimées. J’espère pour lui qu’il n’aura pas de séquelles.
Au fur et à mesure qu’il me raconte son histoire mon cœur se sert. Il a beau dire que je n’y suis pour rien, cela confirmais mes craintes. Si je n’avais pas agi ainsi il n’en serait pas là.

Oui on a compris ça fait quatre fois que tu le dis.
C’est bien je remarque que tu sais compter. Mais je te préfère quand tu te tais.

Hadès me lance une insulte que je n’écoute qu’à moitié écoutant la suite du monologue d’Harry. Je suis contente lorsqu’il me dit toujours me considéré comme une amie. Cela lui vaut un de mes plus beaux sourires alors qu’il m’annonce qu’il devrait être dehors d’ici une semaine.

Il se mit à tousser lorsqu’il lâcha un petit rire. J’étais heureuse qu’il ait le cœur, ou une partie de son cœur prête à la rigolade. Il me demande ensuite d’aller lui chercher un verre d’eau. Je m’apprêtais à me lever mais il m’annonça qu’il voulait finir son récit.
Harry me dit qu’il serait content que je lui apporte ses cours. Je notais mentalement le nom de son enseignant d’histoire.

Je le vis se détendre tout en fermant les yeux. Je me levais donc doucement, faisant malgré moi grincé les pieds de la chaise sur le sol en lino.

« Désolée, dis-je en riant. Je suis la grâce et la discrétion incarnée. Enfin, je reviens dans deux minutes je vais aller à la recherche de ton verre d’eau »

Sans attendre de réponse je sortais de la pièce, refermant la porte derrière moi. Je m’y appuyais un instant, soufflant. Mine de rien la tension dans cette pièce était assez haute. Malgré le soulagement que le barbu me considère toujours comme son amie, je m’en voulais et il faudrait un moment pour que ça passe.

Je m’engage dans le couloir, allant vers un distributeur. De mon sac je sors un peu de monnaie et sélectionne une bouteille d’eau ainsi qu’un paquet de biscuit. J’enfile la monnaie dans l’appareil afin de récupérer mon dû.

Regardant vite fait mon téléphone je remarque que j’ai un appel en absence de mon frère, je note de le rappeler en soupirant.
Je me dirige à nouveau vers la chambre. Je toque légèrement avant de franchir la porte.

« Alors ! Je t’ai pris une bouteille d’eau. Et puis aussi un paquet de biscuits au cas où tu aurais un petit creux. Après je ne sais pas si tu as la droit de manger ou autre alors demande peut-être aux infirmières. »

Je m’interromps alors qu’Immigrant Song se fait entendre dans la pièce. Je soupire à nouveau, baissant les yeux vers mon sac.

« Décidément, il insiste... Désolée c’est l’un de mes frères. »

Je déviais l’appelle avant de mettre mon téléphone sous silencieux.

« Enfin bref, je le rappellerai plus tard. C’est sûrement mon père qui veut me faire parvenir une info. »

Je lui fis un sourire tout en déposant l’eau et le paquet de biscuit sur la commode. J’ouvris la bouteille avant de verser un peu de son contenu dans le verre d’Harry. Je le tendais ensuite à son propriétaire. J’allais ensuite m’assoir à nouveau sur la chaise. Regardant le barbu en souriant.

« Ne t’en fait pas. Je suis certaine que tu trouveras comment me remercier. De plus, nous n’avons pas fini notre duel de boissons. Je tiens à te prouver que je tiens mieux que ça. »









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MessageSujet: Re: Excuses, malentendu et confusion (PV Asulf) Mer 1 Juin - 5:24

Excuses, malentendu et confusion

feat. Aislinn




Serein. Heureux. Oui, ces mots sont ceux qui définissent le mieux mon état actuel. Je me sens apaisé avec moi-même, extirpé des ténèbres dans lesquelles je baigne depuis de nombreuses années. Qui pourrait le croire ?! Pas ma famille, ils sont habitués à me voir renfermé sur moi même, sombre et seul. Grande sera leur surprise lorsqu’ils verront ce que je deviens, je n’ai aucun doute sur ce point !

Je suis interrompu dans mes pensées par un bruit de grincement et ouvrant les yeux, je peux voir ma chère amie levée, avec un léger sourire gêné.

- Désolée, dis-je en riant. Je suis la grâce et la discrétion incarnée. Enfin, je reviens dans deux minutes je vais aller à la recherche de ton verre d’eau.

Un grand sourire orne mon visage, Aislinn est et restera la jeune femme débordante d’énergie et incapable de rester en place plus de deux secondes, et pourtant elle déborde de joie et d’amitié que je suis heureux de pouvoir partager. Je lui adresse un regard reconnaissant et m’apprête à la remercier lorsqu’elle se tourne et sort en renfermant la porte. Pendant un instant, le vide de la pièce me sort un peu de mon euphorie et me rappelle mon état et ce qui m’a précipité en ce lieu. Pourtant, la joie demeurant l’émotion principale, elle agit comme une muraille face aux ondes négatives provenant des tréfonds de mon âme. Je me sens bien, la tête lovée dans l’oreiller et j’en oublie mes blessures. Je me sens flotter dans l’espace, mais au lieu d’être dans les ténèbres qui sont l'apanage du vide, je suis nimbé dans la lumière provenant de mon coeur. Oui, l’organe qui propulse le sang dans mon corps laisse émaner une intense onde de lumière, représentant la joie et l’amour fraternel que je ressens à l’instant présent. Et fait étrange, dans cette infinie sérénité je sens comme une présence, une menace à l’équilibre qui régit mon cerveau à l’instant présent et qui se dresse pour tenter d’abattre les murailles de mon esprit. Il n’y a qu’une personne qui en soit capable actuellement : Eithne.

- Ô sombre dévote de la poésie celtique,
Votre silence me laisse sceptique.


Je ressens comme de légères vibrations qui varient de façon croissante, bientôt un grondement se manifeste et je perçois que la lumière qui m’entoure est ébranlée par le réveil de mon hôte.

- Comment oses-tu ?

Je suis perplexe en entendant ces mots, la rage de la déesse est clairement palpable et je me souviens qu’elle ne s’était pas exprimée depuis la fausse trahison d’Aislinn qui a précédé ma tentative de suicide. Eithne déteste profondément la jeune femme, la perturbation dans ses paroles laisse deviner qu’elle ne voit pas d’un bon oeil nos retrouvailles et amitié. Rien d’autre n’aurait pu la soustraire à sa condition de poète.

- Tu voulais quoi ? Que je la haïsse ?! Que je demeure seul ?! Que je la tue ou me laisse mourir comme l’autre soir ?! Tu en tirerais quel bénéfice ? Tu cesserai probablement d’exister, est-ce cela que tu souhaite ?! Tout ça pour un buisson ?
- Toute vie est chère à mes yeux, une telle ignominie ne doit rester impunie !
- Et c’est toi qui va sévir ? Et comment ?! Tu n’as aucun pouvoir létal, et je ne te laisserai pas lui nuire, ton emprise sur moi est insuffisante pour cela ! Aislinn est mon amie, je… l’apprécie énormément, elle compte pour moi et rien n’y changera plus, autant que tu t’y fasse tout de suite ! Tourne la page et cesse de remuer ta haine viscérale, sinon l’éternité te paraîtra encore bien longue !
- Jamais ! Plutôt disparaître que pardonner un tel acte de cruauté envers la nature, sur mon territoire qui plus est !
- Sur ton territoire ? Mais voilà des siècles qu’Eithne n’a plus de réelle emprise sur ce monde ! L’Irlande se porte très bien en ton absence et elle continuera ainsi si tu ne cesse pas de te rebiffer, je préfère éviter d’avoir à chercher de nouveau un moyen de te supprimer. Laisse-lui du temps de te prouver sa valeur, d’autant que tu ne sais même pas réellement ce qu’il s’est passé. Je lui demanderai une explication à ce sujet de ta part, promis.

L’absence de réaction aurait pu laisser supposer un refut de la part de l’entitée, cependant je sentis la pression sur mon âme s’apaiser et je pus respirer normalement de nouveau. J’ouvris de nouveau les yeux, et me revoilà dans mon lit. Quelques secondes plus tard, j’entendis un léger bruit et je pus constater avec joie que mon amie était de retour, une bouteille en main.

- Alors ! Je t’ai pris une bouteille d’eau. Et puis aussi un paquet de biscuits au cas où tu aurais un petit creux. Après je ne sais pas si tu as la droit de manger ou autre alors demande peut-être aux infirmières.

Elle fut interrompue par une sonnerie de téléphone et la regardant je peux la voir marquer un temps d’arrêt, elle semble légèrement perturbée. Mais qu’elle en est la raison ? Attend-t-elle un appel important ? Comme toujours, je me pose des questions trop tôt alors que la réponse ne se fait pas attendre, dans un soupir :

- Décidément, il insiste... Désolée c’est l’un de mes frères.
- Aucun problème, tu ne pas t’arrêter de vivre juste pour ma tranquilité, dis-je doucement, ne sachant si elle m’a entendu.

Je la vois se saisir de son téléphone et d’un geste assuré, le mettre en silencieux. Elle ne souhaite apparemment pas que l’on soit dérangés.

- Enfin bref, je le rappellerai plus tard. C’est sûrement mon père qui veut me faire parvenir une info.

J’hésite un instant à lui dire de vérifier si l’information en question a une importance, mais je me retiens : elle ne semble pas y prêter singulière importance et je ne veux pas m’immiscer dans ses relations paternelles. De toute façon, dans mon état actuel je ne la retiendrais plus très longtemps en ce lieu. Le repos m’appelle, mais je n’y céderai pas tout de suite je vais profiter encore un peu de sa présence surtout qu’elle a fait de la route et que je ne la reverrais pas avant vingt quatre longues heures au minimum. Le sourire qu’elle me jette tandis qu’elle revient à mes côtés me fige et une partie de moi est très satisfaite quand je la vois poser la bouteille ainsi qu’un paquet de gâteau, tant la faim et la soif sont un frein à ma guérison. Je ne peux le voir mais au bruit, j’en déduis qu’elle verse de l’eau dans mon verre ce qui se confirme lorsqu’elle se tourne et me le tend avant de se rasseoir, le visage ceint d’un grand sourire presque maternel.

- Ne t’en fait pas. Je suis certaine que tu trouveras comment me remercier. De plus, nous n’avons pas fini notre duel de boissons. Je tiens à te prouver que je tiens mieux que ça.

Je ne réponds rien mais c’est à mon tour d’arborer un grand sourire : malgré ce qu’il s’est passé, elle me propose de boire de nouveau. Bon évidemment pas tout de suite, cela devra attendre mon rétablissement complet, cependant l’idée me paraît excellente : ce qui a débuté dans l’alcool doit se solder dans l’alcool.

- Ne t’inquiète pas, lorsque je serai guéri on ira fêter ça, le pub de mes grands-parents sera un endroit parfait et cette fois ce sera à moi de payer la tournée ! Tu ne me vaincras pas aisément, mais le lieu sera plus adapté et je veillerai sur toi pour t’éviter d’être mal de nouveau, car si je souhaite partager de bons moments de beuverie, j’ai peur pour toi et ne peut accepter que tu sois mal.

Je me saisis de sa main avant de continuer :

- Je te remercie encore d’être là et de t’occuper de moi, ma gorge avait vraiment besoin d’eau. Tu ferais une bonne mère !

J’éclate de rire, fier de ma blague, renversant la fin du verre sur les draps, au niveau de mon ventre. L’eau a beau être gâchée, la sensation de fraîcheur est telle que je ne peux qu’apprécier ma maladresse. C’est le revers de la balle, j’ai voulu faire preuve d’humour et me voilà puni !

- Bon, ce n’est pas trop grave. Voilà ce qu’il se passe quand on fait le couillon ! dis-je en rigolant de nouveau. Bon sinon, faudra qu’on parle d’un truc important pour lever un mystère concernant notre première rencontre mais pas maintenant, je ne suis pas en état et je veux profiter du moment. Plus tard ! Le sommeil m’appelle et je ne cherche pas à parler de choses sérieuses, j’ai envie de faire l’imbécile pour détendre l’atmosphère !

Me saisissant maladroitement d’un paquet de mouchoirs que j’avais gardé à proximité, je l’envoie en direction de la jeune femme en rigolant. Je lève aussitôt les bras devant moi, protégeant mon visage d’un potentiel retour de projectile, je ne sais même pas où je l’ai touchée car je n’ai pu qu’entendre l’impact sans le voir.

- Bah alors mamie, tu as peur d’un handicapé ?!




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MessageSujet: Re: Excuses, malentendu et confusion (PV Asulf) Jeu 2 Juin - 18:35

Excuses, malentendu et confusion

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J’étais contente quand il répondit positivement à ma proposition. Je voulais de un sauver ma réputation, je n’étais pas petite joueuse en temps normal. Et ensuite, je pensais qu’on en apprenait plus sur une personne quand elle se laissait aller, c’est-à-dire quand elle était bourrée. On y découvrait ses parties un peu plus secrètes.
Je l’écoutais me remercier pour lui avoir servi un verre d’eau. Je lui répondis avec l’un de mes éternels sourires. Je fronce cependant les sourcils à sa blague. Le fait de penser avec un gosse me faisait simplement froid au dos. Cette idée me donnait presque la nausée. Mais je laissais tout de même échapper un rire polis.
Je ne pus que sourire, légèrement moqueuse quand il reversa son verre. C’était un bon retour des choses.

« Bon, ce n’est pas trop grave. Voilà ce qu’il se passe quand on fait le couillon ! Bon sinon, faudra qu’on parle d’un truc important pour lever un mystère concernant notre première rencontre mais pas maintenant, je ne suis pas en état et je veux profiter du moment. Plus tard ! Le sommeil m’appelle et je ne cherche pas à parler de choses sérieuses, j’ai envie de faire l’imbécile pour détendre l’atmosphère ! »

Je fronçais les sourcils, cette fois un peu contrariée. Je ne voyais pas de quoi il voulait bien me parler. J’avais beau chercher… J’haussais les épaules, abandonnant mes recherches mentales. Ca me ferait peut-être tilt un peu plus tard, sinon ce sera la surprise. J’étais tout même étonnée par le ton qu’il avait employé. C’était un peu trop sérieux à mon goût malgré le fait qu’il avait tout de suite évincé cela avec de la légèreté.

Je sortis de mes pensées suite au choc d’un objet contre mon menton. Je baissais les yeux, visualisant un paquet de mouchoirs avant de diriger mon regard avec Harry.

« Bah alors mamie, tu as peur d’un handicapé ?! »


Je me penchais sur le côté pour attraper le paquet avant de le ramasser.

« T’es sur de vouloir jouer ce jeux la ? »

Je m’apprêtais à lui lancer le paquet en retour quand la porte s’ouvris, laissant apparaitre une infirmière. Elle était d’âge moyen et arborait un sourire amical. Je lui souris tout en me relevant de ma chaise, allant la rangée.

« Eh bien, je suis heureuse que vous ayez de la visite, cependant l’heure des visites touche à sa fin et Monsieur O’Sullivan va devoir manger avant de dormir. »


Je fis un sourire contrit alors que la jeune femme ressortait de la chambre. Je mis mon sac sur mon épaule avant de me reconcentrer sur mon ami.

« Bon… je crois avoir compris le message, il faut que j’y aille. Alors c’est Mr Aullief c’est ça ton prof ? Je reviendrai te voir dès que j’aurai le travail que tu dois faire. Malheureusement faut aussi que je bosse… Tu as mon numéro du coup hésites pas si tu as un souci. »

Je lui lançais le paquet à la figure avant de me rapprocher de lui, l’air vaguement menaçant.

« Si tu t’avise de me rappeler maman ou pire mamie… Je te coupe la barbe ! »

Je me reculais en laissant échapper un rire cristallin. Je passais une main dans mes cheveux tout en lui envoyant un clin d’œil accompagné d’un sourire éclatant.

« Aller ! Bonne soirée, repose toi c’est un ordre ! Tu en as grand besoin ça se voit. Je veux que tu guérisses vite. Et à bientôt Harry ! »

Je lui fis un signe de la main avant de sortir de la chambre. Je fis un signe de la tête à l’infirmière, lui indiquant que je m’en allais. Je pris ensuite le chemin du retour, la musique dans les oreilles.





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MessageSujet: Re: Excuses, malentendu et confusion (PV Asulf) Ven 1 Juil - 0:37

Excuses, malentendu et confusion

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Joie. Allégresse. Jubilation ! Inutile de chercher autre manière de définir l’instant présent. Je me sens pousser des ailes et cela, malgré mon enveloppe charnelle meurtrie, brisée. Pour la première fois de ma vie, mon mental surpasse mon corps pour s’extirper de ses honteuses frontières. C’est cocasse quand on me connaît un minimum car c’est tout de même l’extrême opposé, aux antipodes de celui que je suis normalement. Non, pas normal, disons habituel. S’il semble être la norme de vivre dans le déni de bonheur, cette dernière notion s’extirpe totalement des normes et usages de la société, c’est quelque chose de bien plus vaste et mystérieux en son coeur. Qui aurait pu penser que quelqu’un comme moi vivrait un tel revirement ?! Pas moi, cela semblait inaccessible et même inadapté.

Je fus interrompu dans mes pérégrinations par la voix douce et suave d’Aislinn :

T’es sûr de vouloir jouer à ce jeu là ?

Je n’avais même pas prêté garde à sa réaction, plongé que j’étais dans mes pensées, ni même au fait qu’elle avait ramassé le paquet de mouchoirs ayant récemment pénétré son espace aérien pour la frapper de plein fouet. Elle avait la posture et le regard d’un félin s’apprêtant à bondir sur sa proie et, à l’instant où je la vois amorcer son lancé, infirmière entre deux âge rentre dans la chambre. Miss Bailey. Souriante, polie et infirmière de qualité, j’aurais été heureux si cela n’avait signifié une chose me rendant triste. Avant même qu’elle n’ait commencé à parler, je vis Aislinn se lever et aller ranger sa chaise comme pour confirmer mes craintes. Lorsque enfin les mots volèrent, j’étais déjà prêt à la sentence :

Et bien, je suis heureuse que vous ayez de la visite, cependant l’heure des visites touche à sa fin et monsieur O’Sullivan va devoir manger avant de dormir.

Résigné, je me renfrogne dans mes draps et regarde mon amie avec un regard désolé, laissant cependant tinter ma propre tristesse. Nul besoin de se débattre, la sentence est irrévocable et je savais qu’elle arriverait mais quand, telle est la question. Se quitter pour mieux se retrouver. La prochaine fois, je serai en pleine forme ! Jetant un coup d’oeil à mon amie, je la vois arborer un sourire contrit et remettre mon sac sur son épaule tandis que l’infirmière ressort.

Bon...je crois avoir compris le message, il faut que j’y aille. Alors c’est Mr Aullief c’est ça ton prof ? Je reviendrais te voir dès que j’aurais le travail que tu dois faire. Malheureusement faut aussi que je bosse. Tu as mon numéro du coup hésite pas si tu as un soucis.

Je la vois lever la main et avec vivacité me lancer le paquet de mouchoirs en plein milieu de la figure. Se rapprochant, elle force un air menaçant bien que je perçoive son amusement :

Si tu t’avise de me rappeler maman ou pire mamie… je te coupe la barbe !

Un rire cristalin, un sourire éclatant, nul doute qu’elle doit bien s’amuser. Elle se recoiffe encore, TIC fréquent chez les personnes aux cheveux longs, étant moi-même une exception en la matière.

Aller ! Bonne soirée, repose toi c’est un ordre ! Tu en as grand besoin ça se voit. Je veux que tu guérisse vite. Et à bientôt Harry !

Suite à ces mots scellant nos retrouvailles, je ne peux qu’assister à son départ et c’est la gorge serrée qu’elle quitte la chambre avec un dernier geste de la main. J’aurais aimé lui dire au revoir mais la rapidité de cette séparation m’a pris au dépourvu et laissé pantois. Heureusement, je suppose qu’elle a dû lire dans mon regard la gratitude qui lui est dû. Se séparer pour mieux se retrouver, entier cette fois.

Cette discussion et la tension, le brassages des émotions, tout a aspiré le peu d’énergie rassemblé pendant mon douloureux sommeil. Prenant avec difficulté un calmant sur ma table de chevet avec ce qui restait de l’eau, ma tête s’enfonce derechef dans l’oreiller. Le sommeil m’attend, le sommeil m’accueille, le sommeil m’acclame ! Ouvrant grand les bras, je l’accepte et me fond en lui.

Dans le sommeil, le poète se répand ;
En son sein il s’absout, ce à ses dépends.







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