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Who cares ?!
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MessageSujet: Who cares ?! Mer 22 Juin - 17:06


I don't care.

feat ~ Gwen ♪




C’était une matinée typique qui poursuivait tranquillement son cours pour Eireen. Réveillée aux aurores comme à son habitude, elle avait larvé au lit, jouant sur sa 3DS, écouteurs dans les oreilles pour ne pas déranger Leila jusqu’à la demi-heure avant l’ouverture de la piscine qui la vit se lever et se préparer toujours en toute discrétion pour que sa camarade de chambre puisse encore profiter de son sommeil. Une bonne petite heure dans l’eau, douche et hop on rejoint le réfectoire pour prendre le petit déjeuner. La jeune fille n’avait pas cours de tout le matin alors elle pouvait profiter de prendre son temps et d’étirer son premier repas de la journée jusqu’à la dernière minute du service de celui-ci. On s’installe dans un coin tranquille, un peu à l’écart, on coupe ses fruits, on bloque le dos de sa chaise contre le mur et on lit son livre en grignotant tout en profitant qu’il n’y ait personne à côté pour poser ses jambes sur la chaise voisine histoire d’être bien posée quoi.

C’était bien, c’était tranquille jusqu’à ce qu’un groupe de cinq lycéens s’installe à la table d’à côté. Le self était quasiment vide et il FALLAIT qu’ils se fichent ici ! D’autant qu’ils n’étaient pas des plus calmes. S’ils discutaient de leurs cours où de trucs persos, Eireen n’aurait pas fait grand cas de leur volume sonore, bien qu’elle trouve ce genre de comportement atrocement puéril et égocentrique. Après tout, ceux qui étaient encore au self, elle y comprit, n’avaient absolument rien à foutre de leur petite vie Ô combien non intéressante au contraire de ce qu’ils semblaient croire. Et ce qu’ils pensaient de la personne assise seule elle aussi, un peu plus loin, tout le monde s’en fichait bien aussi !

« P’tin mais t’es trop con ! C’est une nana j’te dis ! »

« Ah ouai ? Ben y’a rien qui fait nana chez elle ! »


« Et alors ? Y’en a des comme ça. Par contre, il ou elle, ça fait flipper ! Z’avez vu le style ? »

« Ouai, c’est vraiment dommage si c’est une nana. »

« Pfahah ! Même un mec j’suis pas certaine de l’aborder hein ! »

« Ah ? J’sais pas trop perso.  Y’a un côté sauvage, j’aime bien moi. »

« Avoue ça t’excite ! »

« Plus que toi c’est clair ! »

Sérieux mais qu’est-ce qu’on en avait à battre ?! Manque de bol pour Eireen, toute cette agitation lui avait quand même fait lever les yeux par-dessus son bouquin et les avait fait se poser sur la cible du groupe.

**Il faut avouer que déterminer son genre est difficile.**
*Mais on s’en fiche à la fin !*
**Oh s'il te plaît ! Tu sais très bien que je suis la dernière à juger ce genre de chose. Et je te rappelle que je n’y suis pour rien pour ta mauvaise humeur, alors je n’ai pas à en faire les frais !**


Manquait plus que les remontrances d’Hestia. Cependant il y eut pire. Un des garçons du groupe avait remarqué son coup d’œil à l’androgyne et s’était penché vers l’arrière, faisant un signe de tête qu’il lui adressait, sourire fier et narquois sur les lèvres et dont elle ne pouvait pas faire genre elle ne l’avait pas vue. Un soupire et un haussement d’épaule furent les seules réponses provenant de la rouquine. Forcément, cela ne suffit pas au lycéen qui recula sa chaise en la faisant racler contre le sol pour se rapprocher de la rousse.

«Ça veut dire quoi ça ? » Demanda-t-il en imitant son haussement d’épaule.

Dans ce très court laps de temps, Eireen avait fait mine de reprendre sa lecture et elle grignota un morceau de pomme, se disant que le délai de réponse, trop long, ferait retourner le garçon à ses affaires avec ses copains et copines de l’autre tablée. Mais non. Ç’aurait été trop facile ! Il restait là, à la fixer comme un débile. Pourtant la jeune fille ne leva pas les yeux de son livre quand elle répondit avec un flegme à toute épreuve :

« En règle générale, le haussement d’épaule indique soit que la personne est incapable de répondre à une question que l’on vient de lui poser, soit son désintérêt le plus profond quant au sujet aborder. »

« Et… Donc ? »

« J’en ai strictement rien à foutre. »

L’indifférence totale de la jeune fille sembla prendre le garçon de court pendant un instant. Il dut croire à la blague car il finit par exploser de rire.

« Naaaaan, mais sérieusement qu’est-ce que t’en penses hein ? »

Aucune réponse. Aux grands maux, les grands remèdes, Eireen avait décidé qu’elle avait assez accordé de son temps à ces débilités, aussi fit-elle une chose à laquelle elle était très douée ; ignorer les gens.
Il fallait juste espérer que l’autre se lasse vite et rejoigne sa bande.




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MessageSujet: Re: Who cares ?! Jeu 23 Juin - 17:40


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feat ~ Eireen


Une matinée des plus ennuyeuses. Pas cours de toute la matinée, ce qui m'avait laissé un temps fou à rien faire. Me prenez pas pour une personne qui adore les cours, ok ? Juste, au moins, avec ça, j'avais quelques choses qui faisaient défiler les heures... Bah ouais, dormir pendant les cours fait que j'vois pas le temps passer. Donc, j'étais restée une bonne heure dans mon lit à rêvasser après m'être réveillé beaucoup trop tôt, pour une fois. J'avais simplement fixé le plafond en parlant avec ma déesse. De quoi ? De rien. C'était palpitant. Une fois que j'avais réussi à m'extirper de mon cocon de couettes sans essayer d'être discrète car ma coloc' n'était pas présente - pas encore à cette heure -, j'avais pris le plus de temps possible à me préparer. La douche avait pris une bonne demi-heure et j'avais bien passé le double de ce temps à me changer. Ce qui, en outre, n'était encore jamais arrivé. J'avais fait très attention à mettre le plus de piercings possible - 6 à chaque oreille, deux sur chaque arcade sourcilière et un anneau à la narine droite - ainsi que de me passer une bague ornant une tête de mort sur le pouce, une petite chaînette autour du cou et aussi à ma ceinture qui retenait sur mes hanches un jean gris métallique troué à divers endroits. J'avais opté pour une chemise rouge sang et d'une cravate noire, ainsi que des boots noirs m'élevant de quatre centimètres de plus que d'habitude. Ça devait sans doute être la fois où j'avais autant comprimé ma poitrine, si bien que ça me faisait légèrement mal lorsque je faisais certains mouvements. Espérons juste que ça ne se défasse pas. Bref, j'étais d'une humeur des plus massacrants ces matins. Pourquoi ? Aucune idée.

Après ça, comme j'avais suffisamment tué le temps, je partis prendre le petit déjeuné. Lorsque j'arrivais il restait encore un peu de gens ce qui me fit froncer le nez. Ceux qui restaient étaient pas mal bruyant. Avant de rentrer dans le réfectoire, je pris une grande inspiration pour essayer de calmer mes nerfs. J'n'aimais pas être de mauvaise humeur pour aucune raison.

- Il y a des jours avec et des jours sans...

- J'aurais préféré un jour avec. Je boudais. Moi ? Wow.

J'entendis Brigid éclater de rire, ce qui me fit légèrement sourire même si je m'en tiens à mon rôle de lui dire de se la fermer, en quoi j'eus pour réponse une vague de dédain. C'était l'amour, nous deux... Je ravale mon sourire et rentre dans le réfectoire - enfin - en étant beaucoup plus calme. J'sentais que cette journée pourrait bien finir, avec de la chance. Je pris au hasard quelque chose à manger et partis m'asseoir à une table isolée, même s'il y avait une rousse assise un peu plus loin à une autre table. Mais elle semblait bien calme ce qui me posa donc aucun problème de me mettre là. Une fois que j'avais posé mon plateau devant moi, je regardais enfin ce que j'avais pris. Des pancakes ? Où était passé mon habituelle brioche fourrée ? Je fronçais le nez, j'aurais dû faire plus attention, décidément. Au moins, j'avais bien pris un café. Je pris donc mon petit déjeuner en silence tout en m'écoutant du Röyksopp pour commencer doucement la journée. C'est quand j'entamais, en faisant discrètement la grimace, mon deuxième pancake qu'un groupe de jeunes - 2 garçons et 3 filles - bruyants au possible vinrent s'asseoir à la table en fasse de la mienne bien qu'à l'opposé de moi, plus proche de la rousse silencieuse. Ils avaient un sujet de discussion... des plus passionnants. Si j'avais le rire facile, je serais sans aucun doute en train de me rouler par terre tellement ils étaient hilarants. C'était ce genre de personne qui faisait ma journée. Je l'avais dit que cette journée pourrait bien se finir ! Pour un peu je serais allé les voir et les remercier pour leur débilité. Surtout ce blond là, qui avait reculé sa chaise pour s'adresser à la rouquine, qui semblait ne rien avoir demandé. Je haussais discrètement un sourcil lorsqu'il ria bruyamment. J'étais trop loin pour entendre leurs paroles à ces deux-là car ils étaient éloignés d'une table encore. En tout cas, ce mec devait être plus débile que je le pensais, car ça se voyait clairement que cette rouquine ne plaisantait pas. Sauf si elle avait un sens de l'humour des plus forts tout en restant avec une mine qui disait "fout moi la paix". Je regrettais d'être si loin, j'aurais pu savoir ce qu'elle avait dit.

Durant tout ce temps j'avais gardé la tête baissée sur mon petit déjeuné, mes mèches cachant mon visage, ce qui faisait que le groupe avait beaucoup de mal à le discerner et ainsi donc ils ne voyaient pas que je les épiais du coin de l’œil depuis le début, de plus, ils devaient, sans aucun doute, penser que je n'entendais rien avec mes écouteurs.

- Mais j'arrive pas à bien voir son visage p'tin !

- Ah parce que maintenant t'es intéressée ?

- Ta gueule ! J'veux savoir, c'est tout.

- Sérieux, il ou elle voudrait pas relever juste un peu la tête ?

- Attendez, attendez ! Ah, le blondinet était de retour. Il avait abandonné la rouquine ? J'lance les paris ! Moi j'dis c'est un gars !

- Une meuf !

- Pareil, même si elle fait encore plus flipper si c'est le cas.

- Same, en espérant que je me trompe.

- Mec, en espérant que j'ai raison.

J'avais beaucoup de mal de me retenir de rire. Ça faisait longtemps que j'n'étais pas tombé sur une bande comme eux. Dans mon ancien patelin j'avais une p'tite réputation, ils étaient plus très nombreux ceux qui se posaient cette question. C'était ça d'rentrer dans un pensionnat loin d'chez soi ! J'avais l'impression d'être retourné des années en arrière où tout le monde me prenait pour un gars ; c'était plus simple avant. J'n'avais pas encore cette poitrine qui s'était développée trop à mon goût. Je lui jetais d'ailleurs un regard noir. J'avais décroché de la conversation des autres jeunes, si bien que je fus légèrement surprise lorsqu'une de leurs paroles m'interpella.

- Hey ! Psst ! Toi, relève la tête s'teu plaît ! Il disait ça en riant avec ses amis.

Oh, sérieux, ils étaient allé aussi loin . Non, mais vraiment quoi. Tu crois quoi mec ? Que j'vais rien dire alors que tu me prends de haut, comme si j'étais qu'une bête de foire. T'veux que j'relève la tête ? Ok. Très bien. Prépares-toi. J'sais pas si quelqu'un s'en était rendu compte, mais ma main qui tenait ma tasse s'était pas mal resserrée sur celle-ci et mes épaules c'étaient un peu contractée. J'essayais de garder mon calme. Je relevais donc la tête, plantant mon regard, qui devait être d'un joli rouge sang avec la luminosité présente dans la pièce, dans le sien, et je vis son sourire faner. Je haussais un sourcil interrogateur, bien que le reste de mon visage restât inexpressif, donnant une expression pas très engageante. Je déviais mon regard sur le reste du groupe, qui semblait tous plus choqués les uns que les autres. L'esquisse d'un sourire moqueur se dessina sur mes lèvres. Mon regard alla encore plus loin et alla se planter dans celui bleu de la rouquine. Je changeai à ce moment là discrètement mon expression pour lui montrer que je n'avais pas d'animosité contre elle. Mais j'avais tout de même de la réserve envers elle. Qu'avait-elle dit ?

- Alors, dis-je au garçon blond, car il ne s'était toujours pas décidé à parler. On a perdu sa langue ?, mon ton était légèrement moqueur et s'était comme si mes yeux le transperçaient telles des lames.

- Je n'aurais jamais cru dire ça un jour, mais... Détruis-le, s'il te plaît.

J'éclatais de rire intérieurement.

- Compte sur moi.



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MessageSujet: Re: Who cares ?! Mer 29 Juin - 12:35


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Ô joie, Ô bonheur ! Le blond déficient (est-ce un pléonasme ?) lui avait finalement lâché la grappe et avait rejoint son groupe d’amis qui ne se rattrapaient pas les uns les autres. Il ne restait plus à ce qu’ils continuent leur conversation Ô combien forte débile et agaçante ailleurs. En faisant mine de sortir du self ils pouvaient passer de part et d’autre de l’individu au sexe non déterminé et avoir une meilleure idée de la chose pour en discuter tout aussi bruyamment dans les couloirs. C’était ça ! Qu’ils poursuivent dans les couloirs ! Ça fera des vacances aux derniers squatteurs du réfectoire, elle comprise. Surtout à elle en fait. Non, c’était faux. La personne à qui leur départ bénéficierait le plus, était celle qui était la cible de leur intérêt.

Ô rage, Ô désespoir, ils étaient allés trop loin. Elle en aurait fichu au blondinet des « Hey ! Psst ! Toi… Blablabla ». Comme si leur comportement n’était pas suffisant pour mettre en rogne, il fallait qu’il remue le couteau dans la plaie en s’adressant à l’étudiant(e) de cette manière ! Non mais, qui ? Qui, s’adressait comme ça aux gens en croyant qu’ils n’allaient rien dire ? Tout le monde prenait très bien le fait de se faire appeler par « Hey ! Psst ! Toi… », c’était connu.

**Fais attention, l’atmosphère devient électrique. **


Eireen avait bien deviné que le garçon avait laisser tomber la goutte d’eau qui avait fait déborder le vase. Elle remercia tout de même mentalement Hestia pour son alerte. Qu’elle le veuille ou non, la rouquine allait devoir suivre tout ce qui allait suivre car malheureusement pour elle, elle était trop proche du groupe et risquait des dommages collatéraux. Sans oublier que l’autre l’avait indirectement rajoutée au lot en lui adressant la parole plus tôt. Pff… Qu’il s’en prenne une et qu’il commence à utiliser ce qui lui sert de neurones !
La jeune fille quant à elle, ne cilla pas d’un millimètre quand le regard carmin de l’androgyne se posa sur elle.

**Il faut dire qu’elle est impressionnante. **
*Elle ? *
** Sans aucun doute. **


Eireen ne pouvait pas être aussi affirmative que la déesse qui la possédait, elle ne pouvait nier qu’elle n’aurait su dire avec autant d’exactitude s’il s’agissait d’un garçon ou d’une fille. Pour ce que cela importait de toute manière... Mais Hestia se trompait rarement et sa protégée avait appris à se fier à son jugement depuis le temps qu’elles se côtoyaient, aussi ne dérogea-t-elle pas à la règle pour le cas présent. Pour ce qui était que l’inconnue en imposait, Eireen ne pouvait pas du tout dire le contraire sur le sujet. Elle en jetait même ! Les piercings n’étaient pas son truc mais ça allait bien à la fille. Le pantalon bof, mais alors la chemise et la cravate, bingo ! Pensée qui fit glousser Hestia.

**Tu vas me dire qu’elle te fait de l’effet ? **
*C’est la chemise et la cravate. C’est trop classe. *
** Et si s’en était un ou une d’à côté qui portait une chemise et une cravate ? **
*Se serait une chemise hawaïenne avec une cravate bisounours. Aucune classe. *
**Donc, pour que quelqu’un suscite ton intérêt, il doit porter une chemise et une cravate et être classe, c’est ça ? **
*Si on veut. La cravate n’est pas obligatoire. La chemise avec les premiers boutons déboutonnés c’est pas mal aussi. Après la cravate c’est plus un accessoire tu sais. Pour l’attraper et tirer la personne vers soi c’est pratique et… *
**C’est bon, c’est bon ! J’ai compris ! **


Parfois Hestia se demandait comment ce genre de pensées impures pouvaient traverser l’esprit de sa protégée. Elle n’avait pas besoin d ‘être extrêmement prude mais si elle pouvait montrer des signes qu’elle tenait à sa virginité, cela la rassurerait beaucoup. Un combat qu’elle savait toutefois perdu d’avance, malgré cela il était hors de question que les choses soient précipitées et mal faites ! Et puis elle n’avait pas à penser à cela maintenant non plus !
Aux paroles de l’indisposée, Eireen avait tourné la tête en direction du blond. Perdu sa langue ? Non. Perdu sa grande gueule, oui. Ha ! Il faisait bien moins le fier maintenant ! Et sa bande de potes aussi d’ailleurs. Maintenant on pouvait lancer un concours de qui se fera pipi dessus en premier.

**C’est méchant. **
*Ils l’ont cherché. *


La jeune fille finit par soupirer à nouveau, le visage toujours aussi inexpressif. Ce n’était pas ici qu’elle pourrait finir tranquillement son petit déjeuner. Elle se redressa doucement et remballa son bouquin. Bandoulière de son sac jetée sur son épaule, elle se leva et se saisit de son plateau sur lequel se trouvait encore un yaourt et une banane intacts puis elle s’éloigna de sa place, passant juste à côté l’inconnue.

« Excuse-moi de ne pas avoir réagi plus tôt. Il y a un miasme de débilité qui colle tout par ici, j’en ai même perdu mon appétit. »

**Tu me perds… Que cherches-tu à faire ? **
*Je ne cherche rien. Je joue. *
**C’est dangereux ce que tu fais là… **
*Arrivera ce qui arrivera, ils me soûlent trop ceux-là et y’a pas moyen qu’ils aillent jouer les victimes après si elle se fâche plus. *


Elle posa alors sa main sur l’épaule droite de la fille et la fit doucement glisser jusqu’au col de sa chemise qu’elle caressa doucement du pouce et de l’index. Un geste de proximité qui ne manqua pas de faire écarquiller les yeux du petit groupe qui resta tout de même muet.

« Tu viens ? Ils n’en valent pas le coup, autant les laisser s’engluer dans leur propre connerie. »

Bon, son petit jeu de la copine aurait sans doute été bien meilleur si elle avait décroché un sourire ou avait au moins exprimé quelque chose sur son minois mais c’était encore trop lui demander. Y’avait mieux comme jeu d’actrice, ça c’était clair mais c’était suffisant pour ces gens-là. Et puis Eireen se voyait mal à minauder et se faire toute sucre face à la jeune fille, ça casserait son aura de classe vous voyez ? Alors bon, autant restait dans son caractère, c’était amplement suffisant pour clôturer ces stupidités. Ou provoquer autre chose… Du moment que le groupe n’avait pas la réponse à sa question, c’était tout ce qui importait.




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MessageSujet: Re: Who cares ?! Dim 3 Juil - 19:22

 

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Comme le blond restait toujours bouche bée, j'remarquais tous les gestes dans mon champ de vision, alors, le discret mouvement de tête de la rouquine qui regardait tout ce petit beau - façon de parler - monde ne m'échappa pas. De même, j'remarquais dans ses prunelles une certaine lueur, comme... de la moquerie. Avec de la satisfaction. Ah, je prenais ça comme un geste d'une personne qui était de mon "côté". Je pris une gorgée de mon café sans la quitter du regard, me désintéressant du blond qui restait toujours muet. J'savais bien que j'pouvais impressionner, mais de là à rester aussi bête... C'était bien la première fois. Même dans le petit groupe y en a pas un qui a réussi à reparler ! J'étais déçue. J'm'attendais à mieux. J'vois pas pourquoi, d'ailleurs. La rousse soupira. D'ennui, si vous voulez mon avis. Elle se mit en mouvement, se levant - j'remarquais par la même occasion qu'elle était grande -, prenant ses affaires sans se presser et quitta sa place, voulant changer d'air, si vous voulez mon avis encore une fois. J'ne voulais pas faire croire que j'l'épiais, alors j'la quittais du regard l'instant de sa marche, sachant déjà qu'elle n'allait pas s'occuper plus de cette histoire qui me concernait et non elle. J'fixait plutôt les autres idiots en face de moi. Non, mais, vraiment, comment pouvait-on perdre la parole aussi longtemps ? T'avais eu le temps de savoir quoi dire, là, man ! Et les nanas aussi, tant qu'à faire ; on disait en plus qu'elles étaient plus bavardes que les hommes ; là, ils étaient tous au niveau "silence radio". J'allais lâcher une nouvelle raillerie lorsque la rouquine s'arrêta à côté de moi. Eh bien ? Je pensais qu'elle ne voulait rien d'autre que du calme, alors pourquoi rester là ? Sauf qu'elle voulait, indéniablement, m'adresser la parole. Alors, tendit qu'elle parlait, j'tournais lentement la tête vers elle, levant un sourcil à ces paroles que j'appréciais. Comme j'l'avais en face de moi, j'pouvais mieux la détailler. Donc, bien sûr, elle était grande, peut-être même un peu plus que moi, c'qui était rare. Ces cheveux, roux et longs me semblaient humides. Ses yeux, eux, étaient... tout aussi atypiques que les miens mais à un tout autre niveau. Les miens ne semblaient pas naturels, mais les siens si, même si un aussi joli bleu était presque imaginaire. Elle était belle, tout le monde pouvait le remarquer, et son visage était tout aussi inexpressif que le mien.

- Regarde bien ces yeux...

- Hey, c'est bon, je viens de dire qu'ils étaient beaux... Oh, réalisais-je. Ils sont vides.

- Comme les tiens en ce moment.

J'décidais donc d'arrêter notre conversation maintenant. J'l'avouais, j'n'aimais pas tellement avoir les yeux... "morts", comme ça. C'était extrêmement discret, mais j'faisais une fixette dessus ; oui, j'pouvais être idiote - j'n'ai jamais dit le contraire, en plus.

La fille de la section 'M', comme moi, leva la main pour la poser sur mon épaule. Euh, les contacts physiques, c'était pas tellement mon truc. J'pensais qu'elle mettait sa main sur mon épaule, comme dans un geste de soutien ou quelque chose dans la même idée. Mais, lorsque ses doigts glissèrent jusqu'à mon col, qu'elle vint caresser, frôlant de ses doigts frais ma gorge, j'avouais que j'étais perdue. Je la fixais avec des yeux surpris, lui demandant silencieusement "qu'est-ce que tu fous ? Ça va pas la tête ? C'est quoi tes manières ? Une technique de drague" ? En somme, de gros délires, qui furent vite stoppés lorsqu'elle reprit la parole. Comme j'n'étais pas débile, je compris ce qu'elle insinuait. Alors, derrière son aspect froid, elle pouvait être très... joueuse ? Mes yeux riaient et j'avais du mal à contenir mon sourire amusé. Étrangement, qu'elle veuille jouer à ça avec moi ne me dérangeait pas. Je ne la connaissais pas du tout, mais j'étais quand même d'accord pour faire le jeu. Je n'avais aucune idée du pourquoi du comment j'étais d'accord, mais c'était comme ça. Et puis, agir comme ça face aux autres idiots, ça me plaisait bien.

Lentement, je posais ma joue contre son avant-bras, dans un geste d'affection bien visible. J'ne quittais pas ces yeux tendit que je faisais ça. Doucement, je tournais ma tête, jusqu'à poser mes lèvres sur sa peau, l'embrassant alors, toujours sans la quitter du regard. Mon expression n'exprimait rien, mes yeux disaient quant à eux "message reçu".

- Tu es toute excusée..., murmurais-je. C'était romantique, de dire ça, non ?

Alors que j'allais continuer mon manège, les victimes de ce "jeu" - ou bien étais-ce moi ? - décidèrent enfin de réagir. Il était temps.

- Hey, tu nous prends pour qui pour nous insulter comme ça ?!

C'était le blond qui s'était levé brusquement de sa chaise, son visage avait pris une jolie teinte rouge sous la colère. Il essayait d'être impressionnant, mais, ça ne marchait pas vraiment.

- La débile ici, c'toi !

- Tu cherches la merde, bitch ?!

- On est plus nombreux q'vous, j'signalerais !

- C'est quoi votre problème ?!

Ils s'étaient tous levés, partis rejoindre le blond, comme une meute de babouins, essayant de paraître plus impressionnant en une masse comme ça. Leur face exprimait très bien leur désaccord envers les paroles de "ma belle" rousse. Mes lèvres quittèrent sa peau alors que je tournais la tête pour regarder la bande énervée. Je me mis face à eux, perdant tout contact physique avec la rousse. C'était dommage pour le jeu, si bien que je décidais d'entourer de mon bras une de ces jambes, caressant lentement celle-ci, au niveau entre son genou et son mollet (musclé, d'ailleurs), la rapprochant encore plus de moi. À défaut de pouvoir le faire au niveau de sa taille, je le faisais ici. Je voyais bien les yeux d'en face suivre mes mouvements. God, qu'est-ce que c'était amusant de faire ce jeu.

- Je ne vois pas ce qu'il y a de drôle, c'est juste... bizarre.

- C'est pour s'amuser, je ne vois pas où est le problème. En plus, j'aime me faire passer pour un mec.

Que Brigid réponde ou non, je décidais de l'ignorer, j'avais mieux à faire que discuter avec elle pour le moment. Je m'accoudais d'un bras à la table, relevant l'avant-bras, main ouverte ou je laissais trôner mon menton, en une position tout à fait "je-m'en-foutisme". D'ailleurs, mes yeux l'exprimaient très bien.

- Qui a dit qu'on cherchait le fight ? C'est vous qui vous énervez pour rien. Voyez, vous avez eu beau vous foutre de moi dans mon dos tout à l'heure, j'm'en fou totalement, prenez exemple, ça vous évitera des bobos. Mes paroles sonnaient vraies. Il n'y avait pas besoin de lunettes pour remarquer ma musculature en dessous de ma chemise, indiquant alors les possibles dégâts, même si le tissu du vêtement ne laissait transparaître qu'une légère idée de la réalité. Par contre, mon expression changea, plus dangereuse, ne daignez plus une seule fois de lui parler comme ça. Tout le monde avait très bien compris que "lui" désignait la rousse.

J'me levais, ma main sur son corps suivant le mouvement, remontant sur le côté extérieur de sa cuisse jusqu'à atterrir dans le creux de ses reins, mon toucher léger comme une plume, car j'ne voulais la toucher qu'à moitié, après tout, c'n'était qu'un jeu. Maintenant debout, j'remarquais que nous avions relativement la même taille, mes talons aidant. J'lui souris d'une façon que j'ne le ferais jamais après, j'en suis sûre, sourire gentiment, comme ça, bouarf, c'n'était pas mon truc. Mon rictus ne dura pas longtemps, car très vite, mes lèvres vinrent jusqu'à son oreille, cachées par ses mèches humides, je chuchotais :

- Devrions-nous partir après ce qu'ils ont dit ?

C'était pour le jeu, mais également une réelle question. Et bien sûr, en garçon galant que j'étais, je laissais la femme choisir.



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MessageSujet: Re: Who cares ?! Mar 12 Juil - 11:59


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Dans un premier temps Eireen avait pu voir que son contact avait quelque peu dérouté la jeune fille qui ne paraissait pas en être une aux yeux des autres. Il fallait dire qu’elle l’avait fait sans prévenir avec autant d’expression dans son regard et sur son visage qu’une poupée dont on n’aurait pas encore peint le faciès. Du coup elle douta, durant ce bref laps de temps qu’il fallut pour que l’inconnue comprenne qu’il s’agissait d’un jeu. Peut-être était-elle allée trop loin. Il était vrai qu’elle ne la connaissait ni d’Eve ni d’Adam et vu ce que certains idiots étaient capable de lui faire subir avec leurs remarques et leur attitude plus que débiles, Eireen voulait bien comprendre qu’elle se méfie d’elle. Et même, sur le seul plan du respect d’autrui, on ne touchait pas les gens comme ça, envahissant ainsi leur espace vital, Hestia ne cessait de lui répéter depuis qu’elle s’était exécuter. Nul doute que les choses allaient mal tournées selon la déesse.

Pourtant, bonne nouvelle pour la rouquine ! La jeune fille semblait bien vouloir jouer le jeu. En attestaient ses yeux qui se firent alors rieurs puis sa propre gestuelle qui suivit et qui s’aligna sur les bases qu’avait posé Eireen. Dos tourné au groupe qui avait provoqué cette scène, elle était restée là à l’observer sans broncher. Aussi proche d’elle, elle pouvait détailler les traits fins de son visage et les nuances rougeâtres provoquées par la luminosité ambiante dans ses yeux. Il était facile de se perdre et de ne plus penser à rien en contemplant ces « vagues » de couleur dans ses iris, aussi Eireen se fit-elle violence pour ne pas trop se fixer sur la chose afin que son regard ne se fasse pas insistant. Elle avait déjà pas mal investi l’espace privé de l’étudiante alors il valait mieux qu’elle ne pousse pas plus loin.

Le premier contact se passa on ne peut mieux bien qu’Eireen devait admettre qu’elle ne s’était pas attendue à recevoir un baiser aussi tendre sur l’avant-bras. Il n’y avait absolument rien entre elles, ce n’était qu’un jeu mais cela n’empêchait pas à ce que ce soit agréable. Cette pensée fit se faire racler la gorge à Hestia qui désapprouvait. Qu’elle se contente de cela et reste silencieuse intriguait tout autant sa possédée. Était-elle tant mal à l’aise ?

La réponse ne tarda pas, après que le groupe d’idiots ne leurs rappellent qu’ils étaient toujours là, à côté d’elles et qu’ils étaient toujours aussi cons. Il n’y a que la vérité qui blesse non ? Alors qu’ils s’énervent comme ça prouvait bien qu’ils ne savaient pas utiliser leur cerveau comme il se devait. Eireen s’était contentée de tourner la tête pour les observer par-dessus son épaule, brisant le contact visuel avec sa partenaire de jeu en même temps qu’elle alors qu’elle avait elle aussi tourné la tête pour voir le groupe. La rouquine ne put réprimer un frisson quand la main de « son compagnon » vint lui caresser le mollet, ne s’y attendant encore une fois pas. Instigatrice du jeu cependant, elle ne montra aucun signe de résistance quand son corps se rapprocha du sien dans la foulée et elle espérait que cela paraisse assez naturel pour ne pas casser le jeu de sa partenaire car cette dernière était vraiment douée. D’un autre point de vu, plus divin dirons-nous, Eireen avait presque cru ressentir Hestia se crisper et grincer des dents mais elle l’ignora encore une fois.

Eireen n’avait pas bronché aux paroles de la petite bande de faux durs à cuire, elle se fichait bien de se faire traiter de « bitch », en un sens elle les avait aussi insultés juste avant alors bon, si ça leur faisait plaisir d’être ex-aequo de la sorte… Par contre, il était hors de question pour elle qu’ils s’en prennent physiquement à sa coéquipière bien que de ce qu’il transparaissait de sous ses vêtements, elle serait bien plus apte que la rouquine à se sortir d’un combat s’il devait y’en avoir un. C’était juste une question de principe pour Eireen, c’était elle qui avait cherché et elle qui avait instigué le jeu, alors s’ils devaient s’en prendre à quelqu’un ce ne serait qu’à elle. Devancée sur la question pourtant, elle lui fut reconnaissante pour ses paroles et son attitude. Le « je m’en foutisme » pouvait parfois provoquer la colère des autres mais dans ce cas-là, la jeune fille l’avait utilisé avec brio pour appuyer ses dires on ne peut plus justes. Si les autres avaient un brin de jugeote, ils resteraient dans leur coin. Ils pourraient toujours dire du mal dans leur dos une fois qu’elles seraient parties.

Histoire de ne pas rajouter d’huile sur le feu et de rester dans son rôle, la nageuse n’ajouta rien et se focalisa entièrement sur son « petit-ami » qui s’était finalement levé, sa main accompagnant son ascension la chatouillant au passage de son toucher délicat. Elle avait un joli sourire, ça faisait briller plus ses yeux. Pourtant elle semblait tout comme elle, avoir du mal à le garder. Pour ce moment passé aussi proche d’elle, il fallait dire qu’elles avaient quelques point communs côté in-expressivité. S’il y avait un effort de l’autre côté, Eireen se devait d’y répondre pareillement, aussi hocha-t-elle discrètement la tête et s’adressa à elle avec beaucoup de tendresse.

« Je préférerais qu’on aille dans un coin plus tranquille oui. »

Ceci dit, elle fit un pas pour s’éloigner un peu d’elle puis se retourna en lui adressant un sourire radieux, complice, qui n’échappa pas à ceux autour d’elles mais elle s’en fichait bien. De toute manière il avait disparu dès qu’elle tourna de nouveau le dos au groupe d’idiots. Elle alla alors déposer son plateau, récupérant tout de même le yaourt et le fruit qu’elle n’avait pas pu manger. Ce n’est que lorsqu’elle fut assurée qu’elles étaient assez éloignées des autres étudiants qu’elle poussa un soupir qui en disait long sur ce qu’elle pensait d’eux et de ce qui en avait écoulé bien que sa neutralité revînt au pas de course.

« Désolée. Avec leurs remarques à la con je n’ai pas pu m’empêcher de vouloir qu’ils n’aient pas de réponse claire. »


Il était rare pour Eireen qu’elle se justifie mais avec ce qu’elle avait provoqué et ce qu’elle avait obligé, dans un certain sens, à faire faire à l’autre étudiante, elle lui devait bien ça.

« En tout cas, merci d’avoir joué le jeu. Tu aurais très bien pu me laisser en plan. »

**Ouiiii, et puis maintenant ils pourront jaser avec tout le monde du joli petit couple que vous formez toutes les deux, c’est tout ! **

Dit alors Hestia sur un ton qui montrait clairement qu’elle n’aimait pas cette idée et qu’elle lui en voulait d’avoir agi ainsi. Cependant la déesse ne put être qu’encore plus dépitée quand la seule chose que retint Eireen c’est qu’il risquait d’y avoir des ragots et que ça ne la dérangeait pas plus que ça. Par contre, ce n’était peut-être pas le cas de sa camarade de jeu.

« C’est vrai que ça risque de faire jaser par contre. Perso j’m’en fout mais si ça te dérange, je peux réfléchir à un démenti. »


Puis de but en blanc, alors que ses yeux s’étaient reposer sur les piercings qui ornaient ses arcades sourcilières.

« Ça ne fait pas mal à cet endroit-là ? »





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MessageSujet: Re: Who cares ?! Jeu 14 Juil - 18:46

 

I don't care.

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Le chlore et l'eau. Définitivement une odeur de piscine. Eh bien, « ma petite amie » devait vraiment aimer nager pour y être allée si tôt.

Ses cheveux frôlèrent mon visage lorsqu'elle hochait la tête et j'ressentis comme une sensation de caresse. Agréable. Toujours en restant dans notre proximité, elle me répondit d'une voix douce, qui chamboulerait n'importe quel cœur d'homme. Plusieurs auraient eu un coup de foudre. Même moi, j'sentais que c'n'était pas loin, pour vous dire. Non, Brigid, calme toi, j'plaisantais. La rouquine recula d'un pas, se tourna pour que le groupe d'idiots puisse voir son visage et elle m'offrit le plus beau sourire que j'n'avais jamais eu ni vu. Ça la changeait totalement, et pas en mal. Vous inquiétez pas, j'résisterais à l'attraction. Alors qu'elle se retournait pour aller dans un coin plus « tranquille », j'la suivis un temps du regard avec un léger sourire ; toujours jouer le jeu. J'me tournais vers les autres, ma face redevenue normale et en me penchant pour récupérer mon plateau, j'murmurais juste assez pour qu'il puisse entendre alors que j'plantais mes yeux dans ceux confus du blond ;

- J'lance un autre pari ; on est un couple hétéro ou homo ? J'm'redressais, leur fit un bref signe de la tête et me détournait d'eux, comme se désintéresserait un enfant d'un jouet qu'il n'aime plus.

En deux, trois, grandes enjambées j'rattrapais la rouquine après avoir déposé mon plateau, dont j'avais gardé le café que j'n'avais pas fini. J'me mis à son niveau sur quelques pas avant qu'elle ne s'arrête à presque l'autre bout de la salle, bien loin des idiots tendit qu'elle reprenait la parole. L'indifférence était de retour, la petite amie était partie. Le jeu était fini. J'allais, à présent, pouvoir connaître la réelle elle. J'sirotais ma boisson tout en l'observant minutieusement, comme si j'allais ainsi pouvoir lire à travers elle, voir ses pensées et la façon dont elle fonctionnait. Comme si c'était possible.

J'haussais les épaules tendit que j'lui répondais alors que j'm'asseyais à la table inoccupée à côté de nous :

- T'n'as pas besoin de t'excuser, ni d'me remercier, t'm'as sans doute évité une bagarre. Ça aurait foutu un sacré b*rdel.

Moi aussi, mes sourires et mes douces attentions à son égard avaient disparu. J'm'accoudais à la table alors que j'la regardais sans gêne elle et ses yeux de nouveau morts. Qui était sa divinité, au juste ? C'était assez drôle, maintenant, j'avais comme l'impression que deux miroirs se rencontraient, nous étions tout aussi inexpressives l'une que l'autre. J'penchais la tête alors qu'elle reprenait la parole. J'y avais pas réfléchi, et elle non plus j'ai l'impression. Ça devait venir de sa petite discussion avec sa « coloc de tête ». J'retins un rire ; connaissant la bande d'idiots, oh que oui, ça allait faire du bruit notre jeu.

- Oh non, t'inquiète, j'm'en fous tout autant que toi. Les rumeurs, ç'me connaît, de toute façon.  

Mais certainement pas des rumeurs de ce genre-là. Oh que non. Ça parlait plutôt du nombre de mes renvois. Combien de gars était venu m'agresser la dernière fois. Combien avaient fini à l'hôpital. La fille brutale que j'étais. Ce genre de chose quoi... J'avais remarqué où s'étaient posés les yeux de la rouquine car j'les regardais pendant que j'pensais, mais j'ne m'attendais pas vraiment à une question de ce genre. Changement de sujet, zium, 180 degrés ! Je haussais les sourcils avant de les rabaisser car j'pouffais, une unique fois. J'pris une rapide gorgée de mon café.

- Non, pas là. Globalement, ç'ne fait pas mal, on s'habitue vite. Le nez, c'est plus sensible, j'admet. Pourquoi ?, j'penchais la tête. Ca t'intéresse ?, mes yeux riaient alors que j'souriais légèrement en plissant le nez - mon sourire -, montrant que ce n'était pas une réelle question.

J'me redressais en regardant dans le dos de la rouquine, mon rictus disparu. C'était moi qui étais assise dans le bon sens pour observer les idiots. Ils étaient de nouveau attablés, à la même place que tout à l'heure. J'voyais leurs petits regards vers nous. J'voyais leur attitude beaucoup moins prétentieuse. Leurs piailleries changées par des chuchotements. J'reposais mon menton dans ma main accoudé à la table.

- Eh bien, il leur fallait pas beaucoup pour se la fermer ceux-là, finalement.

Ils m'avaient réellement énervée tout à l'heure. C’était monté en puissance, petit à petit. Avec leur attitude « je me permets de tout » me concernant et sur leur agressivité avec la rousse. C'était tout à fait le genre de comportement dont j'me moquais. Celui qui m'avait donné bons nombre de mes bagarres. Ces genres de petits princes, roulant leurs muscles en flan, faisant le coq parce qu'en primaire ils battaient les plus faibles. Comme si ça pouvait te rendre fort. Fait donc comme moi, va faire de la boxe, met y toute ta vie et revient me voir après. Toi, t'es un gars, une fille dans ce milieu, c'est 10 fois pire. Ils auraient continué, j'n'aurais pas réussi à me retenir, j'crois sincèrement. Mon corps était tendu sur le coup à repenser de ce qu'il s'était passé, mes sourcils étaient légèrement froncés et mes yeux étaient menaçants, braqués sur eux.

- Arrête de les fixer ou bien tu vas finir par les tuer du regard.

Brigid avait un certain don pour me changer les idées. Avec l'esquisse d'un sourire tout en soufflant lentement et longuement, j'détournais le regard et le reportais sur mon interlocutrice. J'avais changé d'attitude, j'étais de nouveau détendu, calme.

- Tu t'appelles comment, au fait ? Ç'n'a le fait pas trop qu'un petit ami connaisse même pas le nom de sa copine.

Mon ton était joueur ; enfin, ce que j'appelle joueur et ce que nommeraient les autres « une pointe de taquinerie, pas vraiment existante ». Hey, laissez mon « sans émotion » tranquille. 



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MessageSujet: Re: Who cares ?! Lun 8 Aoû - 10:41


I don't care.

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La question pouvait bien être rhétorique, avec son côté complètement à côté de la plaque Eireen ne faisait pas la différence et c’était quasiment un réflexe pour elle que d’y répondre.

« Non pas vraiment. »

Si les piercings et les tatouages l’avaient toujours intrigué, Eireen n’avait jamais ressenti l’envie d’en arborer. C’était le genre de chose qui allait mieux aux autres et qu’elle aimait observer chez eux, surtout quand c’était bien fait, mais qu’elle ne voyait pas du tout sur elle. D’autant que maintenant qu’elle était possédée par Hestia, elle savait très bien que la déesse ne la laisserait pas faire si l’envie lui prenait un jour.

**Contente que tu en sois avertie. S’il faut déjà faire avec tes « jeux » autant ne pas rajouter ces envies d’altérations de ton corps. **
*Et pourquoi pas ? *
**Et pourquoi donc dans un premier temps ? Je ne vois vraiment pas l’intérêt de se percer ou gribouiller ces choses sur le visage et le corps, surtout que tu ne suis aucune tradition ethnique ou religieuse qui imposent ces procédés. **
*Donc par croyance, tu le tolérerais ? *
**Du tout. Je prendrais plus de temps à faire valoir mon point sur l’inutilité de la chose, c’est tout. **
*Pour certains, c’est considéré comme une sorte d’art. Le corps et le visage n’en sont que les supports. Les piercings lui vont bien à… -rappelle-moi de lui demander son prénom- *
**Demande le lui de suite comme ça tu n’auras pas besoin de moi comme pense-bête. Sinon, j’ai du mal avec cet « art » comme tu le nommes, j’y voit nul intérêt et si je peux être tolérante sur nombre de choses, ceci y échappe. **


Avec son flegme de retour et son léger haussement d’épaules qui suivit les derniers propos de la divinité qui la possédait, il aurait été facile de croire qu’au final elle se fichait bien de tout ça, à se demander pourquoi elle avait posé la question dans ce cas. Par simple curiosité en fait mais Eireen n’étant pas du genre à s’étendre sur ses réponses, elle avait cette fâcheuse tendance à pousser les autres à continuer de poser des questions s’ils voulaient en savoir plus. Évidement plus le temps passait dans ce pseudo échange, plus elle perdait patience. Bah oui, ce ne serait pas drôle sinon. Développer sa première réponse lui éviterait cette situation, d’autant qu’elle est fautive au final ? Bien sûr ! Et elle le sait en plus ! Mais voilà, Mademoiselle n’a aucune envie de changer ce point d’elle. Et puis, ceux qui la connaissait, savait comment la faire parler, ne serait-ce qu’un peu plus, alors les autres, qu’ils aillent voir ailleurs si elle y était.

Étrangement -ou non- la jeune fille était persuadée que son interlocutrice du moment ne prendrait pas mal son attitude. Pourquoi ? Parce qu’elle avait quasiment la similaire, ce qui fit se demander à la rouquine si elle était ainsi de base ou si, comme elle, ses interactions avec son entourage l’avaient poussée à arborer cet écran. Parce que même si tout avait été joué juste avant, la douceur et les mimiques qu’elle avait arborait à son égard avaient été agréables. Ça s’ajoutait bien à sa classe naturelle. Peut-être avaient-elles aussi ce point commun de ne réserver cet aspect d’elles qu’aux personnes à qui elles auront accordé leur confiance. Des gens au comportement et à la psychologie complètement différents des idiots d’avant. Elle hocha la tête après l’avoir légèrement inclinée sur le côté, sa manière de répondre « Pas faux » aux dernières paroles de sa partenaire de jeu, avant de s’asseoir.

« Eireen, et toi ? »

Et hop, la question du prénom devait vite être réglée. Croisant les jambes sous sa chaise, elle entama le pelage de sa banane disant l’air de rien :

« On peut encore changer de place si tu veux. Ils auraient tous besoin de se prendre violemment un mur mais ils ne méritent pas autant d’attention de ta part. »

Un morceau de fruit qu’elle venait de casser, disparu dans sa bouche et alors qu’elle entamait un deuxième, le bruit caractéristique des chaises raclées sur le sol parvint à ses oreilles. Vu la cacophonie, ce devait être le groupe qui se levait.

« Je suis quand même contente d’avoir pu t’éviter une bagarre. »

C’était vrai. Que ce soit un mur ou des baffes qu’ils méritaient de se prendre, ç’aurait était dommage, du point de vue d’Eireen, que sa comparse s’attire des problèmes avec le conseil des élèves ou l’administration à cause de débiles de ce genre. Elle, elle devait bien s’en ficher mais Eireen ne pouvait s’empêcher d’haïr ce genre de situation où l’on donnait raison aux cons.

Et chuchoti, et chuchota, le groupe passa à côté d’eux avec la discrétion d’un pet lors d’une veillée funèbre, leur accordant encore trop d’attention pour s’avancer sur le fait qu’ils étaient passés sur un autre sujet que le leur. La meilleure réponse dans ces cas-là étant l’ignorance, ils n’en furent pas privés de la part de la rouquine qui continuait de manger tranquillement, ne leur lançant pas même un regard lorsqu’ils furent à quelques mètres, désormais dans le dos de « Monsieur », sur le point de sortir du réfectoire. Calme et silence, que de joie d’enfin pouvoir les retrouver ! C’était sans compter sur arrêt soudain des babillages et un mouvement vif qui fit lever le regard de la rousse. Le blond avait fait demi-tour et se rapprochait vite à pas feutrés. C’est que pour faire ses conneries il savait être discret le cuistre !

**Il ne compte tout de même pas… **

Vu la manière dont il approchait et comment il tendait les bras maintenant qu’il était à une distance bien plus courte de la jeune fille en face d’Eireen ainsi que le sourire niais qu’il affichait, presque victorieux, ne laissèrent aucun doute pour la nageuse. Sauf que voilà, manque de bol pour lui, elle l’avait capté alors avant que ses mains aient pu agripper quoique ce soit, ce sont les restes d’une banane, peau comprise, qui vinrent lui faire un gros « smack » au niveau du front.

**Joli. **
*Je visais plus bas mais bon… C’est pas facile le lancer de banane en fait ! *
**L’important c’est que tu l’as touché.**


Oui, c’était vrai, c’était le plus important. D’ailleurs cette parenthèse fermée, la jeune fille regagna vite l’indignation et la colère qui en résultait quant au presque geste du blond. Non mais il se croyait où ?! Et il se prenait pour qui ?!
Une fois qu’il eut passé une main par réflexe sur son front pour essuyer un peu les traces de banane, son regard tomba sur la rousse qui s’était redressée sur sa chaise et qui le fixait. Il se figea instantanément. Si juste une minute plus tôt il était encore persuadé d’avoir eu une super idée, maintenant il prenait conscience d’à quel point il avait été idiot d’avoir voulu aller si loin. Non mais c’était vraiment la même rousse qu’avant ? Parce que là elle faisait flipper pu*ain ! Pourtant la jeune fille ne faisait que lui sourire. Bon d’accord ce n’était pas le même qu’elle avait adressé à « son copain » mais plutôt ce genre de sourire qui se voulait poli mais qui vous glaçait le sang parce que vous saviez qu’il n’annonce vraiment rien de bon. Le genre de sourire que pourrait avoir le professeur D’Arcy par exemple mais ce clampin ne devait pas être l’un de ses élèves.

« Quand on a autant de profondeur qu’un pédiluve, on ferme sa gueule et on fiche la paix aux autres. Tu as trois secondes pour retourner chez tes copains ou tu vas vite regretter d’avoir eu cette idée. »

Si le mot « pédiluve » acheva les neurones du blond, le timbre doucereux de la voix de la rouquine le fit tressaillir, lui donna la chair de poule tant le glacé qui l’avait ourlé, ajouté à celui de son regard, lui était palpable. A l’identique de la colère de la lycéenne qui n’était pas franchement exprimée par ses traits mais qui était aisément discernable tout de même, comme une aura. Les lèvres du blond bougèrent mais aucun son ne sorti de sa bouche et il finit par faire demi-tour bien gentiment comme il lui avait été ordonné non sans oublié de ramassé les restes de la pauvre banane-missile. Le regard sévère d’Eireen le suivit jusqu’à ce qu’il disparaisse enfin derrière les portes du réfectoire. Elle poussa alors un soupir en levant les yeux au ciel.

« Non mais vraiment… »

Et sur ces mots la colère d’Eireen disparue complètement et elle ouvrit son pot de yaourt comme s’il ne s’était rien passé. Elle était tout de même encore bien agacée que le garçon ait eu ce genre d’idée. S’ils devaient se croiser prochainement, elle ne se retiendrait pas de lui lancer le même type de regard histoire de lui rappeler que oui, il avait été trop loin.

« N’empêche que d’un certain côté, je suis curieuse de voir jusqu’où ils vont pousser la rumeur s’ils le font. »






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MessageSujet: Re: Who cares ?! Ven 12 Aoû - 15:42

 

I don't care.

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Calme, sérénité, paisible. J'avais l'impression que c'était ça que dégageait la rouquine. Comme des "ondes" qu'elle donnait, comme le faisaient certains mais lorsqu'ils étaient en colère, tu le sentais, tout de suite. J'avais déjà eu affaire à ça, avec mes bagarres, ça faisait crisper tout mon corps sous la tension et j'attendais quand ça allait éclater. Mais là, ce n'était pas de la haine ce que j'ressentais pour une fois. C'était juste de la tranquillité. Et j'en avais bien besoin, pour me calmer. Habituellement, j'suis tout aussi calme qu'elle ne l'est. Mais pas aujourd'hui... Alors, j'me basais sur ce qu'elle dégageait pour détendre mes muscles contractés depuis trop longtemps sans même que j'm'en rende compte. Décidément, cette fille était une bénédiction. J'chassais de mon esprit les idiots de tout à l'heure, j'oubliais tout ce qui pouvait m'énerver et j'me concentrais sur l'attitude de la rouquine pour retrouver mon flegme habituel. J'm'accoudais à la table, gardant ma tasse encore un peu tiède dans les mains, sa petite chaleur bienvenue.

J'm'en doutais un peu, pour sa réponse sur les piercings. J'regardais plus minutieusement son visage, l'inspectant sous toutes les coutures, et elle pourrait même trouver ça indécent, mais j'm'en fichais. Sa peau était aussi immaculée que la mienne, la forme de son visage, bien que tout en rondeurs, restât fin. J'me concentrais plus sur la suite. Des yeux extraordinaires, comme j'l'avais souligné plus tôt, qu'on pourrait comparer à de l'eau gelée, de la glace, quelque chose de froid et de calme, d'infinie, qui lui irait bien. Ses sourcils, naturellement légèrement froncés, lui donnaient un arrière-gout de sévère, mais que j'trouvais naturel car mon expression n'divaguait pas beaucoup d'la sienne. Son nez était mutin, et ça devait en démanger plus d'un d'vouloir lui appuyer sur son bout, mais finalement il passait presque inaperçu à travers le reste de son visage - c'était dur de rivaliser avec des yeux pareils, après tout. Ses lèvres, d'un joli rose, étaient fines et n'étaient plissées d'aucune manière, même pas un peu vers le bas, juste "normal", accentuant l'absence d'expressivité. Est-ce que des piercings lui iraient bien sur ses sourcils ? Cela renforcerait son côté sévère, l'rendant peut-être légèrement féroce, et ce n'était pas ce qui lui irait le mieux. Les lèvres, hors de question, elles étaient trop belles pour être abîmées de trous. Son nez resterait l'dernier choix... J'imagine bien un petit cristal, l'plus discret possible, pas plus gros qu'une paillette sur l'une de ses narines, qui refléterait la lumière du soleil et qui attirerait l'attention du regard. Oui, ça pourrait être pas mal, et j'devais me retenir pour lui proposer mon idée et de l'emmener tout de suite chez un pierceur.

J'haussais les épaules en même temps qu'elle, sans faire exprès. J'imaginais qu'elle avait eu une petite conversation avec sa divinité - j'faisais ce genre de geste, moi aussi avec Brigid. Ce qui était d'ailleurs très bête, vu qu'elle ne voyait pas mon corps, ma déesse.

- C'est un réflexe corporel. Tu n'y peux rien. Et puis, qui te dit que je ne le vois pas ?

- J'suis convaincue qu'il faudrait que j'me regarde dans un miroir pour que t'vois mes mouvements.

- Tu voudrais tenter l'expérience ?, riait-elle.

- Pour m'faire encore plus passer pour une folle ? Non merci, grognais-je.

Petit à petit, j'me sentais revenir moi-même, et ça m'faisait du bien. J'n'aimais pas devenir coléreuse. Cela me faisait sentir très mal, à vrai dire. Ce que j'étais moi, c'était rien. J'suis inexpressive, j'n'ressens rien, j'n'fais rien et j'n'cherche rien d'autre que rien. Pas d'embrouilles, pas de contacts, pas d'aide, normalement, rien. Mais aujourd'hui n'était pas un jour comme les autres, apparemment. J'avais eu envie de les tabasser moi-même, avant qu'ils ne lancent le premier coup, et j'avais apprécié avoir des contacts et ce jeu avec ma "petit amie" - ce que j'n'aurais jamais fait auparavant. Ça faisait beaucoup d'un coup, quand même. Mais, j'étais bien décidée à redevenir moi-même en m'inspirant de ma comparse. D'ailleurs, celle-ci me répondit à mes dernières paroles sur les idiots d'un signe de la tête, approuvant mes paroles, avant de s'asseoir et d'dire qu'elle s'appelait Eireen. Mais ça lui allait très bien, ma parole - j'parle de la signification, pour le coup.

- Moi, c'est Gwen. Plus précisément Gwenhwyfar, mais Gwen, c'est mieux. J'haussais les épaules suite à sa seconde phrase. Non, c'est bon, la colère commence à redescendre, j'm'en fous un peu maintenant. J'réussis même à empêcher mon regard à aller dans leur direction, pour vous dire. J'pris une gorgée de café en évitant son regard après lui avoir répondu : une bagarre de plus ou de moins, j'en suis plus à ça près..., dit sur un ton détaché, comme si j'n'insinuais pas que c'était dans mes habitudes ce genre de cas de figure, sauf qu'habituellement, il n'y a pas une rousse qui apparaît pour m'empêcher d'aller dans le bureau du directeur après avoir envoyé deux ou trois personnes à l'infirmerie ou à l'hôpital.

Mon regard, qui fixait le mur au fond de la salle - très intéressant, d'ailleurs -, fut obscurci par des désagréments dont j'me serais bien passé. Et en plus de ça, ils n'essayaient pas d'être discrets. J'détournais le regard et le reportais sur ma compagne de petit-déjeuné. Son calme apparent me surprenait encore. Elle était dotée d'un calme olympien, j'en étais sûre. Hey, j'dis ça, mais si ça se trouve, elle est bien possédée par un dieu grec. Si c'est l'cas, j'm'offre un dessert de mon choix. Prenant exemple sur elle, j'fis comme si le groupe n'existait pas et j'me contentais de boire ma boisson lentement en gardant mon regard sur elle. Ils avaient beau faire du bruit, j'ne les regarderais pas, j'n'm'abaisserais pas à ça. J'tendais l'oreille pour guetter le moment où leur pas quitterait le Self, et lorsque j'n'entendis plus rien, j'en déduis qu'ils étaient partis, sans faire d'histoire. Si couards que ça ? J'allais pour me détendre, mais l'oreille toujours dressée, j'réussis à entendre les pas feutrés qui se rapprochaient dans mon dos et, comme j'avais de bonnes raisons pour être méfiante, j'étais prête à me retourner et balancer le reste de mon café froid dans la figure de l'enfoiré(e) qui revenait. Au moment où j'allais le faire, mon regard tomba sur le visage d'Eireen, et j'fus coupée net dans mon élan. J'vis le projectile avant de comprendre ce que c'était, j'me tournais prestement et mes yeux s'agrandissaient sous la surprise et sur le côté gag de la situation.

- Elle a bien visé.

- Totalement !

Ma colère était retombé d'un coup. La seule envie que j'avais s'était de rire jusqu'aux larmes en me tenant le ventre jusqu'à en tomber de ma chaise avant de féliciter avec joie Eireen. Mais j'me retins, si bien même qu'extérieurement, on arrivait même pas à deviner que j'riais de la chose. L'changement de comportement du blond, l'fait qu'il se figeait d'un coup en regardant dans mon dos me fit me tourner pour voir ce qui lui faisait peur ainsi. Et j'devais admettre que, si j'étais à sa place, j'aurais sans doute aussi peur que lui. Pas que le tableau qu'Eireen nous offrait était effrayant en lui-même ou quelque chose du genre, mais juste que t'sentais très bien les sous-entendus derrière son sourire qui donnait la même impression que la morsure du froid dans ta chaire, au plus profond de toi - j'en arrivais presque à compatir pour l'autre idiot. J'insiste lourdement sur le "presque", parce qu'il le méritait franchement.

"Pédiluve". Alors là, super bonne comparaison. Pour peu, j'm'inclinerais devant ce coup d'maître. Sans aucun doute que cet idiot n'sait pas ce que c'est. Sa non-réaction allait dans mon sens. J'le regardais ouvrir et refermer la bouche sans qu'un son sorte et l'image d'un poisson rouge s'impose de lui-même dans mon esprit. Pédiluve, poisson, on reste dans le même domaine... Il dépassa de peu les 3 secondes mais regagna tout de même bien vite ses copains - dont j'voyais les têtes apeurées dépasser de l'encadrement de la porte du réfectoire -, et il ramassa même les déchets. Il savait être un bon garçon, finalement. Alors qu'il passait la porte j'hésitais à lancer une dernière pique, du genre "fait gaffe à ma petite amie, elle serait capable de te tuer du regard la prochaine fois", mais j'ai préféré laisser les choses ainsi, me disant que finir sur la "glace" d'Eireen serait un très bon souvenir pour la bande d'idiots.

J'me retournais vers elle, un sentiment de tranquillité m'habitant pour la première fois de la journée - enfin ! - et tendit qu'elle ouvrait son yaourt j'dressais mon pouce tout en murmurant "good job" avant d'éclater de rire. Il n'était pas très bruyant mais pourtant vrai, et ça faisait un moment que j'n'avais pas ris. Il n'dura pas très longtemps et j'soupirais en m'adossant dans ma chaise, lui faisant décoller ses deux pieds de devant et j'restais en équilibre ainsi tout en fixant le plafond alors que j'réfléchissais à sa remarque.

- Bah déjà, on n'sait pas s'ils me prennent pour un gars ou une fille. Du coup ça pourrait être "on dirait pas, mais la meuf est encore plus terrifiante que l'gars" ! Ou bien "des démones ! Les deux !" "P*tain j'ai cru qu'elles allaient nous bouffer" ! "Vous approchez pas d'elles si vous voulez pas crever, sérieux" ! "Des barjos ensemble, pouvait pas pire" ! Et encore, j'manque d'imagination pour le coup. Tu dirais quoi, toi ?, demandais-je en revenant dans une position normale.

Maintenant qu'il n'y avait plus aucune tension dans l'air, j'me sentais plus détendue que jamais. À force d'regarder Eireen manger, mon ventre me disait que j'ne l'avais pas assez remplis. Bon, on va remédier à ça, j'suis sûre que j'peux aller chiper cette pomme sans aucun problème. J'saute presque de ma chaise, réduit la distance d'une dizaine de pas silencieux, prend deux pommes sans encombre et reviens à ma place comme si de rien était. J'croque dedans une première fois et pose la seconde sur la table.

- J'sais pas si t'auras encore faim, mais bon, si t'veux cette pomme, te gênes pas, elle est pour toi. Si t'en veux pas, j'la prends, souriais-je à demi. Au fait, j'y pense, qu'est-ce que ce merdeux à faillie me faire ? Oui, je n'y repensais que maintenant. Et comme c'était dans mon dos, j'n'avais rien vu, et ça avait semblé bien énerver Eireen, alors ça devait être d'une débilité assez élevée...

 



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MessageSujet: Re: Who cares ?! Mar 27 Sep - 15:48


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Cuillère plongée dans le pot de yaourt, le court éclat de rire de sa partenaire de jeu fit relever la tête à Eireen qui put ainsi être le témoin de ce fugace mais sincère amusement. Peut-être l’aurait-elle apprécié à une plus juste valeur si elle avait su qu’il était tout aussi rare que ses propres rires et sourires. En tout cas, il conforta ses actions. La rouquine préférait voir et entendre cela plutôt que d’être spectatrice d’une bagarre entre Gwenhwyfar, ou plutôt Gwen comme elle semblait préférer être appelée, et cette bande d’imbéciles, même si la confrontation semblait être dans les habitudes de la jeune fille et même s’ils méritaient une dérouillée. Ce temps se déroulerait dans un futur qu’elle souhaitait le plus loin possible, voire inexistant. Tout dépendrait du groupe et des rencontres à venir avec eux, qu’ils soient ensemble ou non. L’optique d’une nouvelle confrontation avec ceux-là ne l’enchantait guère, Eireen avait tendance à fuir ce genre de situation en snobant magistralement les fauteurs de trouble, cependant, la réponse de Gwen à son propre questionnement lui fit moins redouter cette rencontre si elle devait avoir lieu. Une simple question de curiosité. Ils allaient vraiment dire ce genre de choses ?

« Je fais peur ? Vraiment ? »

Elle savait que certains la qualifiaient de froide mais c’était surtout parce qu’elle est dans sa bulle, peu causante voire complètement effacée aux yeux des autres. L’intimidation c’était rare et elle n’était même pas sûre que de jouer les sévères avec les enfants à l’orphelinat compte réellement. Comme là avec le blond, c’était plus de l’autorité que de l’intimidation. N’empêchait que la possibilité qu’elle puisse faire peur à ce genre de personne l’amusait et lui faisait ressentir une pointe de fierté. Parce que oui, effrayer les gens comme ça, sans lever le petit doigt c’était cool !

**Nnhhh, je n’aime pas cela… Dis-lui d’arrêter. **
*Arrêter quoi ? De se battre ou de me dire que je fais peur ?*
**Non, de se balancer comme cela sur sa chaise, c’est dangereux ! **
*Ah… Bah, elle gère bien c’est bon. *
** Jusqu’à ce qu’elle pousse trop fort ou qu’elle se penche trop et que la chaise glisse ! **
*Hestia, regarde la bien. *


Se faisant, la rouquine posa son regard sur sa voisine d’en face, portant sa cuillère de yaourt à la bouche et resta là à la fixer sans raison apparente d’un point de vue extérieur.

** Je regarde, et ? **
*Et elle est trop classe pour ne pas savoir gérer un balancement de chaise et se casser la figure. Le blond lui par contre, il embarquerait la table avec lui. *
**Je ne crois pas qu’il soit judicieux de juger des capacités de chacun en fonction de sa « classe » naturelle comme tu le fais. **
*Bon alors, dis-toi que c’est un jugement instinctif alors. *
**Ce n’est pas mieux si tu v… ATTENTI…on… **


La manière dont Gwen s’était levée de sa chaise avait effrayé Hestia qui dans un très court laps de temps cru que la jeune fille allait tomber comme elle l’avait prédit. A l’élévation de voix et la peur soudaine de la déesse, Eireen ne parvint pas à contenir un sursaut, comme si elle avait somnolé sur sa chaise et que Gwen venait de la réveiller en se mettant en mouvement. Même son cœur avait commencé à battre le rythme, répondant plus à l’effrayamment d’Hestia qu’au calme de sa possédée. La sensation était vraiment bizarre, peu agréable même, Hestia le savait et elle ne manqua pas de s’excuser. Reprenant peu à peu le contrôle sur son petit cœur fragile (*tousse*), Eireen adressa un signe de tête négatif à Gwen lorsque cette dernière lui proposa une pomme.

« Non merci, il faut déjà que j’arrive à terminer ce yaourt. »

La frayeur, bien que courte, avait tout de même réussit à lui nouer l’estomac, du coup le yaourt ne lui donnait plus très envie, parfum préféré ou non. C’est en déposant doucement le pot devant elle qu’elle reprit la parole, dans toute sa nonchalance. Pas que le geste a perdu en gravité mais c’était désormais du passé.

« Il voulait te peloter. »


C’était une manière de savoir le sexe de la personne. Une bonne idée ? Que dans la tête d’un imbécile heureux. A bien y regarder même s’il avait réussi, il serait sans doute resté dans le doute. Pas que la chemise de la jeune fille soit vraiment épaisse mais si de base elle a déjà une petite poitrine et qu’en plus son soutien-gorge serre ne serait-ce qu’un peu plus que ce qu’il devrait, c’était pas gagné. A moins de sentir la présence du soutien-gorge. Ou…

**Eireen… **
*Hm ? *
**Tu fixes. **


« Ah pardon. »

C’est vrai qu’après s’être mise en colère pour cette idée de pelotage, ce n’était pas très logique ni même respectueux de sa part de regarder cette zone même si c’était pour une simple constatation personnelle qui n’avait rien de désobligent ou irrespectueux envers Gwen. Quoique… Ça pourrait passer pour de la jalousie ça ? Vu qu’elles sont « ensembles », le fait de vouloir toucher à son petit-ami/sa petite-amie pouvait bien attirer ses foudres non ? En y repensant, tout collait vraiment bien pour faire penser qu’elles étaient réellement ensemble. Elles géraient.

« Au fait, vu qu’on est « ensemble », ce serait peut-être bien qu’on en sache plus l’une sur l’autre. »

Franchement, même pour Eireen dans une autre situation, cette phrase sonnait comme une phrase d’accroche de drague pourrie. Mais alors vraiment pourrie. Sauf que là, rien était plus sérieux. Bah oui ! Si on leur posait des questions et qu’elles n’étaient pas foutues de pouvoir y répondre ou qu’elles disaient un truc complètement à côté de la plaque, le jeu serait vite fini.

**Et pourquoi ne pas le finir de suite ? **
*Ce serait pas drôle. *
**Nous n’avons décidément pas la même notion de l’amusement… **
*Non. Mais voit ça autrement. Je fais connaissance avec une nouvelle personne ! C’est ce que tu veux tout le temps non ? *
**Bien sûr mais pas de cette manière voyons ! Tu ne fais jamais rien de manière conventionnelle ! **
*Depuis le temps, tu devrais y être habituée. *


La déesse poussa un long soupir : **J’abandonne pour cette fois. **

Et puis elles n’étaient pas obligées d’aller dans les détails non plus. Les grandes lignes suffiront amplement puisque le reste serait de l’ordre de leur intimité et ça, couple ou pas, les autres n’avaient pas à le savoir.
Bon, vu que c’était elle qui avait eu l’idée c’était à elle de commencer c’est ça ? Alors autant le faire dans la joie et la bonne humeur ! A la sauce Eireen donc sans joie et sans bonne humeur d’exprimées sur le visage.

« Alors, hum… Le nom de famille c’est Ò Maelaigh. Dix-sept ans, en Terminale M et je suis membre du club de sport, en natation et du club d’arts visuels, en photographie. Et tout ça sonne comme une présentation pourrie d’un truc de rencontre… J’aime pas ça. »

La jeune fille fit une grimace avant de reporter son attention sur Gwen.

« Ce n’est pas contre toi. Je suis vraiment nulle pour ce genre de truc. »

Parler autant -parce-que oui on était dans la limite haute d’Eireen !- par elle-même était rare. Là, vu les circonstances, elle devait bien ça à sa camarade qui ferait ce qu’elle voudrait de ses informations. Elle pouvait même tout oublier, se ficher de tout et ne rien dire sur son sujet. Après tout, elles ne faisaient que jouer à un jeu, alors elle ne le prendrait pas mal si cela se terminait là bien qu'elle serait tout de même déçue, elle devait l'admettre.





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MessageSujet: Re: Who cares ?! Jeu 3 Nov - 23:01

 

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Non ? Pas de soucis, j'me rendais compte que j'avais un creux. Ce qui n'semblait être le cas d'Eireen, tendit qu'elle reposait son pot de yaourt, comme s'il le dégoûtait... M'étonnerait qu'il soit avarié pour autant. Ou alors quelque chose lui avait coupé l'appétit. Pas moi quand même ? Parce qu'en plus de n'pas voir ce que j'avais pu faire, j'espérais que c'n'était pas le cas car j'me sentirais coupable. J'éprouvais un réel début de sympathie pour elle, j'n'avais envie de faire quelque chose de mal envers elle.

Tendit que j'mâchonnais un énième morceau de pomme, en ayant déjà dévoré la moitié, j'me stoppais de manger en pleine déglutition pour m'empêcher de m’étouffer. J'n'm'y attendais pas vraiment. Il voulait me peloter ? J'pris un air pensif en avalant lentement ma bouchée avec l'aide d'une gorgée de café. On me l'avait pas encore fait celle-là. J'devais me répéter plusieurs fois le mot « peloter » dans mon esprit pour qu'il s'y imprime, comme si j'n'y comprenais pas vraiment la définition. Oh pourtant, j'connaissais. J'voyais très bien ce que c'était, pas de soucis. J'm'étais déjà fait lourdement insultée sur l'identité de mon sexe, mais jamais on avait voulu me peloter pour s'assurer de mon genre. C'n'était pas tellement que j'étais choquée ou quoi d'autre, juste que c'était la première fois. Une nouvelle expérience, qui (heureusement) n'a pas réellement eu lieu. J'devrais envisager ça comme option maintenant : on pouvait aussi vouloir s'assurer de l'existence de ma poitrine en la malaxant. Magnifique. J'roulais des yeux en ronchonnant tout bas :

- Tu verrais ce qu'il se serait pris cet enfoiré... Il en serait pas ressorti vivant.

Très étrangement, j'avais la nette impression que Brigid n'était pas totalement contre.

J'reportais mon regard sur la rouquine pour voir que le sien était posé sur... ma poitrine. J'vois. Non, en fait, pas du tout. Prenait-elle le jeu trop au sérieux ? Non parce que là j'étais prête à calmer ses ardeurs tout de suite : j'n'suis pas lesbienne ! Enfin, pas que j'sache... Mais là n'était pas la question ! J'n'étais pas intéressée, voilà ! Pour un peu, j'étais prête à croiser mes bras pour lui gâcher la vue, comme pour me protéger... Ridicule. J'levais un sourcil interrogatif à Eireen. La vue lui plaisait ? Ça m'étonnerait, avec mon bandage tellement serré que ça me gênait et ma grande chemise, j'donnais l'impression d'être aussi plate qu'une planche à pain. Alors si elle pouvait avoir l'obligeance de détourner le regard, bien que magnifique, de mes seins, ce serait bien sympa. Oh tien, maintenant que j'en parle, de son regard, j'remarque qu'il est vide. D'accord, elle parle de ma poitrine avec sa divinité.

- « Ah pardon. »

Ou alors sa divinité lui faisait remarquer que c'était déplacé. Peu probable, mais ça me plaisait, alors on va dire ça. Bon, même si elle ne paraissait pas désolée, j'lui pardonnais d'un mouvement de la tête. J'lui en voulais pas du tout, en fait. C'était Eireen, sans même que j'la connaisse, j'me disais que c'n'était rien. Et puis peut-être qu'elle avait fait ça dans l'unique but du jeu - que j'intitulerais, nous sommes un couple - pour les dernières personnes errant dans le Self, dont j'sentais les regards s'attarder sur nous. J'eus l'esquisse d'un sourire, qui s'agrandit en un demi-sourire lorsque ma « petite amie » reprit la parole. J'devais admettre que c'était une très bonne idée. J'imaginais déjà une scène du genre « - Eh ! Ta copine, elle vient d'où déjà ? - Euh... Ça te regarde pas » ! Non, définitivement, ça l'aurait pas fait. Alors j'étais totalement d'accord, ce que j'exprimai par un hochement de tête.

Donc, on avait le même âge et elle était bien une M. Qu'elle fasse partie du club de natation expliquait sa fine musculature qui ne m'avait pas échappé. Et elle était une artiste ! Sa comparaison à un site de rencontres failli me faire rire, mais il fut coincer par ma bouchée de nourriture, me faisant juste pouffer une unique fois avant que j'm'étouffe. J'comptais pas crever aujourd'hui, merci. J'lui décochais un regard légèrement amusé tout en avalant calmement ma bouchée.

- J'n'aurais pas fait mieux, pas besoin de te justifier ou quoi que ce soit. J'm'essuyais le coin de la bouche avec ma serviette alors que j'réfléchissais à ma réponse. Alors moi, c'est Ó Néill, aussi dix-sept ans et aussi en Terminale M. Ont pu presque entendre une pointe d'amusement dans ma voix. Parce que "M" rimait avec "possédé", ce qui était ultra drôle. Pour un peu, pour vanner, j'aurais pu dire "nous sommes faites l'une pour l'autre", mais, nah, c'n'était pas tellement mon genre. Et sinon, j'fais partie du Fight-Club, ce qui explique mon envie de leur casser la gueule, rajoutais-je plus plaisanter. J'réfléchissais, qu'est-ce que j'pouvais rajouter à ma présentation foireuse... Oh, au fait, j'suis d'ici. Enfin, j'veux dire, Irlandaise. Même si j'suis née en France, mais bon, c'est une autre histoire, soupirais-je en levant discrètement les yeux au ciel. Et toi ?, dis-je en penchant la tête sur le côté.

J'terminais ma pomme en deux/trois bouchées sans trop me presser en regardant ma « petite amie ». Oh, pas pour quelque chose de spécial, juste comme ça. Parce que je'n'avais pas vraiment quelque chose d'autre à faire non plus, et puis Eireen était clairement plus intéressante que le mur du fond du Self. Aussi, j'aimais bien les reflets dans ses cheveux et les émotions qu'il y avait uniquement dans ses yeux.

- Elle va croire que tu tombes sous son charme, me taquina Brigid. Alors elle commençait à se prendre au jeu elle aussi ?

- Mais c'est le cas, Brigid ! Mazette ! Dans quelle galère nous sommes nous embourber ?!

Ma voix, que j'avais faite très féminine et horrifiée, l'avait fait éclater de rire. Pas très souvent que ça arrivait. Ça me faisait du bien : un petit sourire agréable s'étendit sur mes lèvres. Oh, mais voilà quoi rajouter à ma présentation ! J'reposais mon trognon de pomme sur la table en me penchant légèrement vers Eireen, baissant d'un demi-ton. C'était du top secret, bah ouais.

- Au fait, j'fais partie du Panthéon Celtique. J'me redressais. Et toi ?, repris-je sur un ton ordinaire.



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MessageSujet: Re: Who cares ?! Sam 4 Fév - 16:29


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Tout ce qui gravitait autour de la poitrine de Gwenhwyfar, le pelotage, le lancer de peau de banane, l’instant rinçage d’œil-qui-n’en-était-pas-un, etc. fut vite mis de côté par Eireen qui estimait que la récolte d’informations sur sa voisine de table était bien plus importante que cet épisode pitoyable de la part du blond.  Ok, il fallait aussi avouer qu’elle n’avait plus l’habitude de se présenter de cette manière, de parler autant d’elle même si les informations étaient purement du domaine de l’administratif. En classe ça passe, les autres élèves se concentraient vite sur une autre personne mais là, pas d’échappatoire, elles étaient en tête à tête.

**Mais c’est pour votre petit jeu non ? **


Avait alors lancé Hestia dans l’esprit de la jeune fille sur un ton malicieux. Eireen appréciait ce ton lorsqu’il était dirigé vers elle autant que le « Je te l’avais dit… » de la déesse. Parce que oui, Hestia avait ce don de vous retourner vos choix dans la figure avec brio. Pas un mot au-dessus de l’autre, aucune vocifération ou mot déplacé, juste les bons mots dis de la bonne manière pour que le message subliminal s’ancre dans votre esprit et tourne un peu plus le couteau dans la plaie. « Tu l’as bien cherché », entre autres. Évidemment, ce qui concerne l’appréciation d’Eireen citée juste avant est ironique.

Le regard amusé de Gwenhwyfar conforta tout de même la rouquine sur sa démarche. C’était toujours une victoire pour une introvertie comme elle et, même si l’information devenait redondante pour les quelques minutes qui accusaient de leur fraîche rencontre, Eireen aimait vraiment bien la lueur d’amusement qui venait éclairer son regard. C’était quelque chose de subtil et la jeune fille s’étonna de se demander s’ils y en avaient d’autres comme ça. Il était rare qu’elle soit curieuse de la sorte vis-à-vis d’autres gens. Il était rare aussi qu’on s’intéresse à elle sans pour autant bafouer son espace vital, même si c’était elle qui avait lancé les « festivités » elle était reconnaissante que Gwenhwyfar ne s’impose pas plus. Tout comme elle ne l’avait pas envoyé balader, ce qu’elle aurait complètement été en droit de faire, mais… Mais bref, cette situation ne déplaisait pas Eireen qui était à l’aise, chose rare et bizarre. C’était encore plus bizarre que ce genre de discussion sur tout et sur rien concernant leurs personnes avait le don de vite l’irriter, même si elle ne le montrait jamais qu’elle voulait y couper court le plus rapidement possible. Là, non, elle s’était même réjoui en apprenant qu’elles faisaient toutes deux parties de la section M et qu’en plus, elles étaient au même niveau scolaire.

Sa remarque sur son tempérament lorsqu’elle parla du Fight-Club amusa Eireen qui aurait pu faire un effort pour faire travailler le muscle au coin de ses lèvres mais… Non. Pour sa défense, la curiosité était revenue au galop quand Gwenhwyfar parla de ses origines. Pour une fille pour qui le plus grand voyage de sa vie a été de migrer d’une petite île du Nord de l’Irlande vers Galway à cinq heures de route à peu près, forcément, entendre le nom de « France » ça appelait à l’intérêt. Néanmoins, ce passage ne semblait pas être un sujet sur lequel s’éterniser et Eireen le coinça dans un coin de sa tête. Ce serait pour plus tard. S’il y avait un plus tard…

**Il n’y a pas de raisons puisque vous êtes « ensembles » **
*Elle pourrait vite se lasser… *
**Ce sera à toi de faire en sorte que non. **
*Hum… *
**Je suis là pour t’aider, ne l’oublie pas. **
*Tu cautionnes ça maintenant ? *
**En ce qui concerne votre jeu, non. Par contre elle ne me semble pas être une personne néfaste. Continue donc d’échanger avec elle que je puisse forger un meilleur avis sur elle. **


Mitigée sur les dernières paroles de la déesse, Eireen fut prise de court par le rapprochement soudain initié par Gwenhwyfar qui s’était penchée vers elle par-dessus la table. Sans réfléchir la rouquine fit de même alors qu’elle ne savait pas du tout ce qui faisait faire ça à sa camarade. Un « Ahhhhh ! » inaudible pour le Self pu se lire dans son regard après « l’aveu » de la brune. La nageuse hocha très légèrement la tête et répondit simplement en chuchotant :

« Les Grecs. »


Se disant qu’elle était bien comme ça, à demie penchée sur la table, elle poussa son plateau sur le côté et s’accouda sur cette dernière.

« Sinon je suis Irlandaise aussi. De Leabgarrow. C’est plus au Nord, si jamais. »

Enfin, c’est ce qui était sur son acte de naissance en tout cas. Une autre nationalité de l’un de ses géniteurs ? Aucune idée et ce n’était pas tant important pour le moment pour elle. Aussi, revint-elle vite sur un autre sujet.

« Du coup si tu es en Terminale M, on a le même cours après... »

C’est en disant cela qu’elle réalisa qu’elles étaient parfois dans la même classe et qu’elle ne l’avait jamais remarqué avant. Soit Gwenhwyfar n’était que fraîchement arrivée dans la section M, soit elle-même était vraiment, mais alors vraiment plus à côté de la plaque vis-à-vis de son entourage.

**Et moi qui n’avais droit qu’à des soupirs quand je t’en faisais la réflexion… ** Prononça Hestia sur un ton faussement plaintif.
*Ah oui mais là je m’en rends compte ! Désolée. *

Ce qui amena un gloussement de la part de son hôte. Faire ouvrir les yeux à Eireen sur un point de sa personne pouvait s’avéré ardu mais quand elle le faisait d’elle-même, ses réactions étaient toujours amusantes à voir et à ressentir même pour le cas de la déesse car la jeune fille ne connaissait pas de juste milieu souvent dans ses ressentis et là, par exemple, elle était vraiment vexée contre elle-même. Zapper quelqu’un comme Gwenhwyfar ! Même si elle était aussi discrète qu’elle en cours, elle ne pouvait pas avoir snobé sa classe naturelle jusqu’à maintenant !
Visiblement confuse sur un point, elle avait légèrement froncé les sourcils et pincé ses lèvres avant de reprendre.

« Mais hum… Tu es chez les M depuis longtemps ? »






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MessageSujet: Re: Who cares ?! Dim 12 Fév - 1:48

 

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Eireen semble vouloir rester dans cette position, alors j'l'imite, m'accoudant sur la table. J'hausse légèrement les sourcils et arrête de manger pendant quelques secondes sous la surprise. Pause : on rembobine. J'avais dit quoi si elle était possédée par un Olympien ? Hum ? Oui, un dessert de mon choix. Bon, ce sera pour demain, parce que ma seconde pomme commence à combler sérieusement ma faim. Mais quand même, le feeling. J'serais presque fière de moi. Bon, j'le suis - mais juste un peu. L'endroit d'où elle venait n'm'était pas inconnue. J'avais déjà entendu de nom, mais c'n'était pas pour autant proche de chez moi.

- J'suis de Ballina, j'rajoute, si jamais elle connaît.

La phrase suivante d'Eireen n'était pas une question, mais plutôt un constat, ou même une "révélation". J'avais bien remarqué que ce qu'elle avait dit, c'était un peu comme pour elle-même, comme si elle pensait tout haut. Et ses pensées semblaient être très profondes, car son regard océanique fixait le vide. Et pourtant, j'savais que c'n'était pas avec sa divinité, car il n'était pas "mort" comme dans ce genre de cas. Ainsi donc, n'souhaitant pas la déranger dans ses réflexions, j'répondais un simple "Yup" en continuant de mâchonner mon morceau de pomme et de la détailler. Il y avait une certaine fascination à la regarder. Tout particulièrement ses cheveux - si on passait outre ses yeux. J'n'avais vu bon nombre de cheveux roux dans ma vie, mais jamais des comme les siens, et ils étaient vraiment magnifiques. Sa chevelure changeait légèrement vis-à-vis de l'éclairage, et si j'penchais la tête dans un sens, ou d'un autre, différents reflets naissaient à chaque fois. J'suis convaincue que j'serais capable de rester des heures à regarder ce phénomène.

J'aimais bien notre discussion. Enfin, l"ambiance" j'dirais. C'était la première fois que j'me sentais comme ça. Calme, détendu, bien. Extrêmement bien, même. Jamais j'm'étais retrouvée dans cet état avec une personne, d'autant plus que j'la connaissais à peine. Habituellement, à chaque fois que j'me retrouvais à discuter, un ennui, une flemme, était toujours présente, me donnant toujours envie d'écourter la discussion, de n'pas trop y porter attention, et qui me fait regretter de devoir parler à quelqu'un. C'était une corvée pour moi, à chaque fois. Mais j'ne sais pas pourquoi, c'n'est pas le cas avec elle. J'me réjouis de notre discussion, de notre jeu. Et j'sais que ça n'a pas juste à voir avec le comportement qu'elle avait eu face à mes "assaillants" (méritaient-ils seulement ce nom ?) précédent. Il y avait quelque chose d'autre ; quelque chose d'instinctif, et j'n'ai pas de prise dessus. Au moins, une chose est sûre, Eireen m'apaise. Ce matin, j'étais de très mauvaise humeur, mais depuis que j'suis avec elle, ce sentiment m'a complètement quitté, comme s'il n'avait jamais existé. Si j'me contrôlais pas, un sourire niais de bien heureux serait capable d'étirer mes lèvres, et cette perspective me donne envie de rire, ce qui n'est pas mieux. Ce comportement n'm'est pas familier, pas normal... J'n'm'y connais pas encore en divinités et tout le reste, mais, ça existe, chez les Grecs, une divinité qui "calme" les gens ? Effectivement, j'me demande ça ; parce que dès que j'ai posé les yeux sur Eireen, j'n'ai pas été la même que d'habitude, et ça me trouble. Franchement. Et puis, ce n'était pas moi, tout ça... (Si ?)

- Ca ressemble plutôt à un coup de foudre... Depuis qu'elle est rentré dans le jeu, elle semble avoir un malin plaisir à se foutre de moi. J'n'lui réponds qu'un soupire ennuyé qui l'amuse.

J'préfère mon idée d'une divinité qui me "manipule" que de l'amour, merci. Et puis, j'n'étais pas lesbienne, là. Enfin, j'n'ai jamais ressenti de l'attirance pour personne, mais c'est vrai que c'est spécial avec Eireen mais... Bref, pas la question ! N'pas y penser ! J'allais pour me pencher un peu plus sur la table et lui demander qu'elle était le nom de sa divinité, lorsque son expression détourna mon "attention", dirons-nous. J'ne l'avais pas encore vu comme ça, même avec le groupe de singes précédents. Elle semblait... Contrariée ? Comme si elle cherchait à comprendre quelque chose. La question qu'elle posa me porta dans ce sens et me soulagea quelque part - n'pas me demander pourquoi. J'lui réponds dans tous les cas :

- Un mois, tout au plus. Vraiment pas longtemps, j'précise légèrement, dans une intention de la rassurer. J'n'sais pas pourquoi, mais j'cherche à enlever sa moue. Pas que ça me dérange- d'ailleurs elle est cute - mais, j'la préfère moins contrariée.  

J'ai terminé ma seconde pomme et j'repose son trognon à côté du premier sur mon plateau, puis j'imite ma camarade en le glissant sur le côté. J'me réinstalle sur la table et me penche sur Eireen, nos fronts se touchant presque. L'odeur de mouiller et de clore envahit de nouveau mes narines. Une autre odeur, qui se marie aux deux autres, manque de m’envoûter, mais j'n'sais quel nom mettre sur ce parfum. J'dois me faire violente pour réussir à reprendre le "contrôle". C'n'est définitivement pas mon comportement habituel, damn.

- Et hm..., j'chuchote. Qui te possède ? Au cas où elle aurait du mal de parler de ça en premier, j'continue, désinvolte. Moi, c'est Brigid. Si tu n't'intéresse pas à la mythologie irlandaise, c'est normal que tu n'connaisses pas, j'la rassure si c'est le cas.

Notre proximité me plaît autant qu'elle me gêne. J'remarque des détails que j'n'avais pas eu le loisir de voir jusque-là ; le grain de sa peau qui paraît parfait et j'aurais presque envie de l'effleurer. Le contour de ses lèvres attirantes, ses longs cils ombrageant son regard mais qui reste clair, dû aux nuances hypnotiques dans celui-ci. De si différents bleus qu'il est encore plus fascinant que sa chevelure de feu. Pour un peu, on aurait envie d'y plonger. Mais en même temps, nos souffles se mélangent, certaines mèches de nos cheveux se mêlent au niveau de nos fronts, ma vision se réduit uniquement à elle. J'n'ai pas l'habitude d'investir l'espace vitale d'une personne, et j'n'ai pas non plus l'habitude que ça m'arrive - du moins pas de cette manière. Mais, au fond de moi, j'le sais, j'me sens trop bien pour avoir envie de me reculer. Et puis, c'est vachement crédible pour notre jeu, right ? Alors, lorsque mon regard tombe par hasard sur le coin des lèvres d'Eireen, et que j'y vois une goutte de yaourt, j'n'résiste pas à ma pulsion. J'approche doucement ma main de son visage pour n'pas - trop - la surprendre et j'essuie délicatement avec mon pouce la commissure de ses lèvres. J'pourrais lécher le reste de nourriture qui se trouve sur mon doigt, mais j'n'vais pas jusqu'au bout du jeu - parce que trop, c'est trop - et l'efface plutôt en le frottant contre mon index. Si nous avons des spectateurs, notre crédibilité de couple s'intensifie de plus en plus. J'ponctue mon acte d'un demi-sourire en penchant la tête sur le côté, que les autres pourraient prendre pour une mimique tendre et amusée, tandis que j'espère qu'Eireen comprenne mon geste ; "C'était pour le jeu pour sûr." C'n'était pas parce que j'n'avais pas réussi à résister à la tentation - pas du tout. En fait, pour être honnête, j'n'me sens pas gênée de mon geste. J'n'regrette pas le moins du monde ce que j'ai fait. Et j'peux témoigner de la douceur de ses lips, maintenant. J'me sens même encore mieux. Plus "joueuse". Et c'est parfait pour notre situation.

- Au fait, ça fait combien de temps que t'es chez les M, toi ? Au pensionnat aussi, d'ailleurs, j'demande gentiment, curieuse, mais en même temps désireuse de changer de sujet. Parce que c'n'était quand même pas rien, ce que j'ai fait. Un peu trop... Intime, peut-être.



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MessageSujet: Re: Who cares ?! Jeu 11 Mai - 20:29


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Spoiler:
 


Ballina ? Eireen avait beau faire jouer sa mémoire, le nom ne lui disait rien ou peut-être juste très vaguement. En tout cas elle était incapable de situer la ville sur la carte de l’Irlande alors elle fit succinctement non de la tête en pinçant les lèvres pour indiquer à Gwenhwyfar que malheureusement le nom de sa ville d’origine lui était inconnue.
Il fallait dire qu’avec Eireen il y avait beaucoup d’inconnu étant donné que les lieux de résidence de sa petite personne se résumaient à deux, Leabgarrow et Galway. Très courte liste donc. Certes les cours de Géographie lui ont permis de placer les villes majeures du pays local et les capitales d’autres mais Ballina ne faisait malheureusement pas partie de cette liste. En espérant que sa partenaire de tablée ne se vexe pas de cela.

Pourquoi ce dernier point était-il important ? Et bien parce qu’elles étaient bien tranquilles là, posées, en paix. Elles discutaient bien et même si elles se posaient sans doute beaucoup de questions, ce n’était pas de ce genre d’interrogatoire qu’on a de suite envie de fuir. En tout cas, ces dites questions posées par Gwenhwyfar ne paraissaient pas ainsi à Eireen. Rien à voir avec une personne uniquement avide d’infirmations et/ou surexcitée (ce qui avait le don de vite la fatiguer) ou qui cachait un stupide et irréfléchi « tu me plaît alors je fais genre que je m’intéresse à toi». Pas dans ce cas-ci, c’était…Agréable.

**C’est ce qui s’appelle plus communément « faire connaissance en bonne et due forme » **

Dit alors une certaine déesse en utilisant le même ton que celui d’un professeur expliquant un concept complètement nouveau à ses élèves. Eireen connaissait assez Hestia pour savoir que malgré son absence flagrante de second degré par moment, le sérieux avec lequel elle venait de s’exprimer n’était qu’une couverture et cachait une taquinerie lancée à son égard. C’était exactement le genre « d’humour » qui caractérisait celle qui la possédait. Ce fut un peu déstabilisant au départ mais Hestia n’ayant pas un caractère mauvais et n’ayant pas pour but d’agacer son hôte à tout prix, elle s’arrangeait toujours pour qu’on comprenne facilement dans quel sens elle tournait ses propos.

Eireen avait répondu par un « gnagnagna » enfantin ce qui fit sourire la déesse qui ne revint pas à la charge car le comportement « mère qui ne veut que le bien de sa fille » -ce sont ses propres mots- l’exaspérait assez vite et que par pur esprit de contradiction elle était capable de se braquer et de mettre un terme à la discussion, coupant net ce possible lien. Ceci était déjà arrivé par le passé et même si la déité grecque du Foyer n’était pas encore convaincue du ce jeu de « nous sommes un couple », ni le cautionnait, elle ne voulait pas forcément qu’Eireen coupe court à sa rencontre avec Gwenhwyfar. D’autant plus que si on mettait ce « jeu » de côté, elle semblait fort sympathique. Querelleuse cependant, il allait falloir voir si cela n’allait pas trop loin et ne risquait pas de se répercuter sur sa protégée. Tout était au beau fixe pour le moment alors la déesse se « retira ».

Ce fut à ce moment que Gwenhwyfar répondit à la question sur la durée de son adhésion, involontaire comme tous, à la section M. Un mois. Mouais c’était relativement récent mais quand même ! Un mois qu’elles partageaient certains cours et elle ne l’avait pas remarquée ! Une classe comme ça quand même, ça se repère vite, elle s’en sentait limite honteuse de ne pas l’avoir « repéré » plus tôt et de ne pas avoir su la reconnaître. Si cela se trouvait elles s’étaient même peut être déjà croisées dans les couloirs des dortoirs ! Les douches, moins de chances car Eireen utilisaient principalement celles de la piscine.

Durant ces réflexions, le regard de la rouquine suivi le trognon de pomme de son « amie » puis cette dernière qui se positionna comme elle, comme si les deux jeunes filles étaient le reflet de chacune dans un miroir. Certes physiquement tout différé, si ce n’était le teint peut-être, mais l’image plaisait à Eireen. Yeux dans les yeux elle fut trop occupée à discerner toutes les nuances de ceux de sa camarade pour être gênée par cette proximité soudaine. Hestia ne semblant pas tirer sur la sonnette d’alarme non plus, elle laissa de côté. Si quelqu’un disait d’Eireen que les yeux étaient sa partie du corps préférée chez les autres, elle ne nierait pas. Elle s’étonnait toujours de retrouver des teintes et reflets auxquels on ne s’attend pas à première vue. Elle était un peu comme l’enfant qui regarde à travers un kaléidoscope et qui s’émerveille de ce qu’il voit sauf que bien entendu, elle n’en montrait rien.

Les reflets rougeâtres qu’elle trouva dans ces prunelles et qui disparaissaient et apparaissaient en fonction des mouvements des autres dans la grande salle ce qui modifiait la luminosité qui se réverbérait dessus, lui firent penser à l’ondulation des flammes et la jeune fille eut alors comme une révélation. Gwenhwyfar lui paraissait comme le feu. La danse tantôt langoureuse, tantôt active des flammes était particulièrement captivante mais à qui s’en approche trop ou croit pour voir le contrôler, le voilà qui brûle sans se soucier des dégâts qu’il pouvait causer. Il n’y avait pas meilleure explication pour le mélange d’attirance mais aussi de crainte, disons-le ainsi, qu’elle éprouvait vis-à-vis de Gwenwhyfar. Elle se demandant alors si ce nuancier était dû au dieu ou à la déesse qui la possédait. D’ailleurs en parlant de déesse…

« Je ne connais que très vaguement, encore une fois. Je n’ai pas eu l’occasion de me pencher en profondeur sur les autres Panthéons à part celui des Grecs depuis qu’Hestia me possède. »

Voilà une réponse deux en une que la rouquine chuchota, copiant sa consœur de tablée. Il fallait dire que de là où elle venait, croire en autre chose que le Dieu unique était blasphématoire alors les cours de mythologie, très peu pour les bonnes sœurs. L’ironie qui découlait de la possession à Immortalia amusait toujours Eireen d’ailleurs. Si elles savaient, seraient-elles prêtes à l’accepter ou se cantonneraient-elles à crier au diable ?

« Elle n’est pas la plus connue, elle est la première à le dire mais sera ravie d’échanger sur ce sujet avec Brigid et toi si vous le souhaitez. Brigid qu’elle salue chaleureusement, au passage. »

Assurément que les paroles exactes d’Hestia n’étaient pas intégralement identiques à celles que venaient de prononcer Eireen, d’ailleurs cette dernière eut droit à une remarque pour s’adresser à une autre déesse aussi légèrement. Elles se chamaillaient sur le pour et le contre de présenter des excuses quand il y eut contact. Le pouce de Gwenhwyfar lui parut froid sur le coin de ses lèvres et cela ne manqua pas de la faire tressaillirent. Ses yeux qui s’étaient permis de vagabonder sur ces piercings pour pouvoir mieux les détailler ainsi que sur les courbes tout de même douces de son visage, se focalisèrent à nouveau sur ses yeux.

Si le fasciés de la nageuse resta de marbre, son regard manifesta de la curiosité alors qu’elle bloqua inconsciemment sa respiration. Faits que leur proximité garda secret pour elles. Pourquoi ce geste ? C’était le jeu c’est ça ? Ce n’était pas parce qu’elles avaient été trop proches et que ça lui avait donné des idées hein ? D’ailleurs, la question avait traversé l’esprit d’Eireen mais bizarrement elle ne ressentait pas le malaise qui aurait dû en découler. Ce n’était pas son genre, elle en était persuadée même si elle ne la connaissait que depuis moins d’une heure. Elle s’enflammait sans doute pour d’autres raisons et pas de cette manière ci, cela aussi Eireen en était persuadée.

Lorsqu’il n’y eut plus contact avec son pouce, la jeunette ne put s’empêcher d’y jeter un coup d’œil et elle put déduire in extremis que ce qui le tâchait désormais était du yaourt avant que cela ne disparaisse, étalé par son index. Le demi-sourire et l’expression qu’arbora Gwenhwyfar en faisant cela conforta la rousse sur sa supposition de maintien du jeu. Elle ne lui sourit pas en retour, elle ne le pouvait pas mais lui offrit tout de même un hochement de tête approbateur qui servit autant à confirmer qu’elle avait compris son geste, autant qu’elle la remerciait de lui avoir enlever le yaourt. Jeu ou non, cela lui avait aussi permis d’attester de la douceur dont pouvait faire preuve Gwenhwyfar, n’en déplaise à celle-ci même si Eireen garda cette pensée pour elle-même et Hestia. Consciente ou non (plutôt non) du léger malaise qu’avait la jeune fille en face d’elle, elle répondit le plus normalement du monde possible à sa dernière question, comme si tout cela ne s’était pas passé ou que c’était on ne peut plus normal.

« Je suis venue pour débuter le lycée ici et je suis arrivée chez les M à la fin de la Seconde. Donc deux ans et demi et un an et demi à peu pr…»

C’est en voulant terminer sa phrase qu’un bruit fort résonna dans tout le self. Celui-ci ne manqua pas d’attiser la curiosité des élèves et membres du personnel restant dans la grande pièce, les coupant dans ce qu’ils faisaient. Le bruit retenti à nouveau, c’était un son métallique, comme des tuyaux qui grincent mais en plus glauque et qui ne présageait rien de bon. Cela ne manqua pas ! Le bruit se fit entendre une troisième et ultime fois, cette fois ci les gens purent facilement discerner le son caractéristique de ruptures de tuyau successives. C’était si soudain que le plafond céda par endroits et l’un deux se trouvait juste au-dessus des deux jeunes filles qui venaient de faire connaissance. Cela ne dérangeait en rien Eireen d’être trempée, d’ailleurs elle n’avait même pas bougé pour essayer de fuir les petites cascades d’eau. Elle fut simplement ravie de ne pas avoir tous ses appareillages sur elle. Là, ç’aurait été le drame.

« …près respectivement. »

Ce fut dès lors la cohue dans le self et la rouquine se décida enfin à se mouvoir en s’écartant tout d’abord de la table. Elle essora vite fait ses cheveux et reposa son attention sur Gwenhwyfar.

« Je te propose qu’on aille ailleurs avant que la pièce ne se transforme en piscine. »

Et d’ajouter en affichant une pointe d’amusement :

«Ce qui ne me dérange pas personnellement. »





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MessageSujet: Re: Who cares ?! Jeu 22 Juin - 21:32

 

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J'n'savais pas trop ce que j'ressentais, mais j'étais en quelque sorte soulagée de la réaction d'Eireen. D'autres diraient qu'elle n'avait d'ailleurs pas réagi du tout ; erreur. J'n'savais pas si c'était dû à notre proximité ou parce que j'arrivais un minimum à la déchiffrer, mais certains signes n'm'avaient pas échappé. Comme une respiration retenue, des yeux interrogateurs et pour un peu, j'aurais pu être capable de voir les questions qui lui passaient par la tête - comme si nous avions échangé nos rôles ; j'étais à peu près dans le même état lors de notre premier contact physique. Pour ainsi dire, elle n'avait pas réagi excessivement, même si j'étais quasi sûre que c'n'était pas dans son tempérament. Mais j'lui resterais agréablement reconnaissante pour avoir repris la parole, comme si de rien était, après un simple hochement de tête, même si ça restait dans le jeu. Les doutes que j'avais pu commencer à ressentir, suite à mon geste instinctif, avaient été simplement balayés comme ça. C'était avec le même principe qu'elle avait réussi à calmer ma colère. J'n'étais pas encore au point où j'pouvais dire que j'appréciais sérieusement cette fille - mais en fait, c'n'était vraiment pas loin du tout de la vérité.

J'prêtais une oreille intéressée à ce qu'elle disait, le sourire que j'n'étirais pas sur mes lèvres, visible dans mes yeux. C'était souvent de cette manière que passaient mes quelques capacités d'émotions. Même si j'étais capable de faire la grimace à tout moment (très souvent quand quelque chose me déplaisait). J'commençais à hausser les sourcils, impressionnée par la durée qu'elle était à Immortalia. J'avais le rôle de la novice, et elle du vétéran. Cette pensée m'amusait, jusqu'à ce que j'entende un son étrange, et pas vraiment rassurant. Le sourire que j'avais jusque-là dans mon regard disparut, remplacé par de la confusion. Des questions : qu'est-ce qu'il se passait ? Il retentit une deuxième fois. Cette fois, j'arrivais à deviner un bruit métallique. Qui grince, qui cède. Avant que l'idée puisse atteindre mon cerveau, la troisième "explosion" accaparait mon intention. Les yeux rivés au plafond, j'n'ratais rien de la scène ; les fissures apparaissaient, rapidement, avant que le toit ne cède. Et c'était uniquement dû à un instinct que j'n'avais pas fini trempée. D'une poussée d'une jambe, j'avais fait racler ma chaise en arrière, jusqu'à heurter une table de mon dos, en sécurité de l'eau. Pas que j'étais un chat, et que j'détestais ce liquide. Juste que c'n'était pas dans mon programme. Et j'venais de sauver la vie à mon cellulaire, en plus de mes écouteurs, j'étais donc assez contente pour ça.

Cependant, Eireen n'était pas dans ce cas. Elle n'avait pas bougé d'un pouce, et finissait sa phrase le plus naturellement du monde. Être mouillée n'semblait vraiment pas la déranger, et elle avait eu de la chance que l'eau soit "saine".

Soudainement, les autres personnes présentes, que j'avais presque réussies à oublier pendant tout ce temps passé avec la rousse, quittèrent avec empressement le Self. Suivant l'exemple d'Eireen, j'me levais de ma chaise, et revenais à notre table, pour récupérer mon sac, resté à l'abri sous celle-ci. J'le passais en bandoulière, et relevais mon regard sur la rousse lorsqu'elle m'invita à quitter la pièce - très bonne idée, soi-disant passant. Et là, je percevait un changement "visible" sur ma petite amie. Elle, qui jusque-là, avait gardé la même tonalité, la même expression, était restée sur la même "onde", venait clairement de changer. Légèrement, mais plus que ce j'avais réussi à voir jusqu'à maintenant. Et ça concernait l'eau. Point que j'notais tout en haut de ma liste, concernant la personne qu'était Eireen Ò Mealaigh. Imitant son ton, et avec un imperceptible sourire aux lèvres, j'lui répondais ;

- Pas que ça me dérange, mais... J'te suis.

J'penchais légèrement la tête, réfléchissant. Avait-elle pas dit que sa divinité était Hestia ? Son nom n'm'était pas inconnu, même si Eireen m'avait dit qu'elle n'était pas la plus populaire. J'laissais mon corps se balancer d'avant en arrière, en attendant que la rousse commence à marcher. J'forçais ma mémoire à m'aider, et c'n'est qu'au moment où Eireen me rejoignait que ça me revenait. La déesse du foyer. Ça avait un rapport avec le feu, ça, non ? J'me disais que c'était un peu paradoxal, avec les informations que j'commençais à avoir. J’emboîtais le pas à la belle rousse, et remontais assez vite à sa hauteur, cherchant à croiser son regard. Nous étions déjà hors du Self.

- T'aimes nager ? J'marchais les mains dans les poches, le visage tourné vers elle. On avançait lentement, on était pas pressées. Tu sentais le clore, et si j'ai bien compris, le Self changé en piscine te convenait bien... J'm'expliquais, avec un petit sourire, légèrement taquine.

Soudainement, Brigid refait son apparition. Sa présence dans mon esprit avait comme disparu lors des derniers temps. J'n'savais pas dire ce qui était le plus étrange entre la sensation de n'plus la sentir et la sentir de nouveau. Elle me faisait passer un message. Un que j'allais oublier, justement. Elle tenait bien son rôle.

- Au fait, j'n'ai pas eu le temps de le dire jusque-là, mais Brigid salut également Hestia. Et tout aussi ravie de la proposition d'échanger sur le sujet. De toute façon, on aura les occasions pour discuter.

J'retenais ma langue pour m'empêcher de rajouter « j'imagine ? ». Bizarrement, j'n'avais pas envie que ce soit une question. Même si nous pourrions écourter notre jeu, l'arrêter dès maintenant, et n'plus nous adresser la parole, comme si on n'connaissait pas l'existence de l'autre, ce qui était le cas jusqu'à aujourd'hui. On pourrait refaire ça, mais j'n'en ressentais pas l'envie. J'pensais pas souvent (si c'n'était jamais) ça, mais j'sentais comme une « attirance » avec elle. Une connexion. Et j'avais envie de la voir de plus près. Pour voir à quoi elle pourrait ressembler. Alors, jusqu'à ce qu'Eireen ne dise rien pour stopper tout ça, j'continuerais, en quelque sorte, de mon côté. Parce qu'elle m'intéressait.



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