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Ma divinité, on en parle ?! [PV : Moïra]
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MessageSujet: Ma divinité, on en parle ?! [PV : Moïra] Lun 6 Nov - 1:25



Ma divinité,
on en parle ?!




Numa eut vent d’une nouvelle psychologue au sein de l’école. Elle n’était jamais allée voir un psychologue de sa vie. Même enfant, lorsqu’elle en avait le plus besoin. De plus, elle trouvait que raconter sa vie était vraiment une chose futile. Que pouvait changer une personne sur le passé d’une autre ? Ce qui était fait, était fait, point.

Numa finissait sa toile à l’atelier, un champ de fleurs sous un coucher de soleil. Elle commençait à mettre les nuances des rayons colorés du soleil sur l’herbe. Cette toile était immense, 1 mètre sur 2 et la jeune fille était dessus depuis très longtemps, essayant de comprendre la complexité des couleurs du ciel, celles émient sur la nature, celles des nuages.
Objectivement, son tableau était magnifique, la composition poignante et harmonieuse, les couleurs chatoyantes et envoûtantes. Mais Numa ne s’en rendait pas compte, elle le trouvait éternellement inachevé, rajoutant toujours plus de peintures, plus de détails, plus de retouches. Elle avait l’impression que rien n’allait. Que tout ce qu’elle faisait n’était jamais achevé, jamais bien.

*Numa ?*
_Pas maintenant
*Numa, tu ne penses pas que tu devrais aller voir la nouvelle psychologue ?*
_Lui dire quoi ?

La demoiselle ne détacha pas son regard de sa toile où son pinceau passait minutieusement. Elle ne parlait jamais souvent à voix haute pour s’adresser à sa divinité lorsqu'il y avait du monde autour d'elle, même des élèves de classe M. Heureusement il n’y avait personne à l’atelier et elle était trop concentrée sur sa toile pour faire attention à penser ou parler.

*Je ne sais pas, moi. Tu pourrais lui parler de ce que tu ressens. Le fait que tu as du mal à aller vers les autres. Elle pourrait t’aider.*
_Je n’ai besoin de personne. J’ai toujours été seule, ça ne va pas changer du jour au lendemain.
*Mais ici tu n’es pas différente, ils sont tous comme toi, et pourtant tu ne fais aucun effort. Tu pourrais lui parler de ton père, de ta mè-*
_Non !

L’esprit du chien ne termina pas sa phrase que Numa brisa son pinceau en deux en serrant le poing. Le rythme cardiaque de la jeune fille était rapide, violent, et le chien le sentait bien. Mais il fallait que Numa se calme où elle allait commencer à se changer en hybride. Cette dernière respira doucement en regardant son pinceau cassé dans sa main droite.
L’esprit du chien s’excusa. Il avait passé assez de temps avec la jeune fille pour fouiller au fond de ses souvenirs, et surtout des plus douloureux. Mais c’était très maladroit de sa part de les faire resurgir comme ça, entre deux couleurs. Malgré le visage fermé de la jeune française, elle n’en restait pas moins sans sentiments, elle était peut-être encore plus sentimentale que les personnes démonstratives.
Résignée, la brune se leva et quitta l’atelier pour se rendre dans le cabinet de la psychologue sous les encouragements de sa divinité.

Lorsqu’elle fut devant la porte, elle était étrangement sereine. Numa n’était pas à l’aise à l’idée de raconter sa vie à une inconnue, mais parler de sa relation avec son compagnon omniprésent …. Alors ça ! Il l’avait bien cherché aussi celui-là !
Numa frappa à la porte et attendu jusqu’à ce qu’on l'autorise à entrer. C’était une petite dame qui ne devait avoir qu’une vingtaine d’année qui l'invita. Elle avait de charmants cheveux roux et un très beau regard d’un vert irlandais. Elle était très jolie.
Ne sachant pas vraiment quoi faire, Numa resta dans l’encadrement de la porte, fixant cette nouvelle psychologue, le visage remplis d'indifférence. Elle s’exprima toutefois de sa voix calme et douce :

_Bonjour … Excusez moi de vous déranger, avez-vous un créneau ? Ma divinité veut absolument que je vienne vous voir.

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MessageSujet: Re: Ma divinité, on en parle ?! [PV : Moïra] Lun 6 Nov - 21:16

ft. Numa de Rell

Serait-ce une nouvelle patiente ?

Ma divinité, on en parle ?!

           Arrivée depuis peu, Moïra n'avait pas encore grand monde. C'était une bonne chose. Cela lui laissait le temps de s'habituer. Mais de s'habituer à quoi ? Ah, c'est vrai. A cette nouvelle vie. Pour elle, la magie n'existait pas. Et pourtant, il semblerait qu'avec la présence de Frigg, la rouquine ait développé certaines facultés. Elle n'en avait pas une grande utilité, ou du moins, c'est ce qu'elle pensait. Et de toute façon, elle devait encore parvenir à se maîtriser entièrement.
           Assise sur son fauteuil, son regard parcourut ses dernières notes. Son patient le plus récent semblait vivre en harmonie avec sa divinité. Et c'était tant mieux. Pour lui. Elle préférait cela que des soucis qu'elle ne connaissait que trop peu pour pouvoir conseiller quoique ce soit. En revanche, cela ne voulait pas dire qu'elle n'en ferait rien. Bien au contraire. Elle essayerait d'aider dans la mesure du possible son prochain. Elle-même peinait à s'entendre avec Frigg, même si au fond, elles étaient sur la même longueur d'onde. Quoique non. Elles avaient les mêmes buts, mais une façon de les atteindre complètement différente.
           En soit, ce n'était pas un réel problème. Mais cela restait une épreuve. Epreuve qu'elle comptait bien remporter. De toute façon, elle avait eu la chance de tomber sur une divinité profondément innocente. Dans le sens où elle ne ferait pas le moindre mal à une mouche. Quoique, au fond, Moïra se demandait comment réagirait Frigg face à une personne qui s'en prendrait à un être cher. Peut-être passerait-elle en mode berserker ? Mais cela l'étonnerait fort. Elle était bien trop douce pour cela. A la limite, elle l'ignorerait, mais elle ne pensait pas qu'il y aurait de plus grandes conséquences.
           Réprimant un soupir, la psychologue se leva, s'approchant d'une des fenêtres qui menait sur les bâtiments d'Immortalia. Coincée ici. Et pour combien de temps ? La jeune femme se massa les tempes d'un air agacé. Etait-ce une bonne chose au final d'être venue ici ? Elle ne pouvait s'empêcher d'être pessimiste. Frigg se mit à parler :

           ─ Allons, Moïra, ton envie d'aider les autres t'a amené ici. Ce n'est pas pour rien, non ? lui parlait-elle d'une voix douce dans sa tête.
           ─ Je ne vois pas ça comme ça, Frigg. J'ai plus l'impression d'être piégée à vie dans une école.
           ─ Te voilà bien pessimiste...
           ─ Je l'ai toujours été.
           ─ Vois le bon côté des choses dans ce cas, tu pourras être demandée très souvent et aider des personnes. Plus que d'habitude. Là, tu comprends leurs problèmes, tu les vis toi aussi, continua-t-elle avec son calme olympien.
           ─ Il y a un truc que tu ne comprends pas, Frigg, c'est que justement, je sais ce qui arrive à ceux qui n'obéissent pas. Et tous n'ont pas la faculté de savoir tenir leur langue.
           ─ Alors, apprend à leur faire confiance, et tu verras que cela sera bien plus aisé d'un coup...

           Moïra s'éloigna de la fenêtre, secouant la tête l'air de dire qu'elle abandonnait ce dialogue. Frigg n'ajouta rien, se contentant de la laisser réfléchir. Elle savait aisément que cette conversation ne changerait rien sur un court terme. Cependant, à force, la divinité savait pertinemment que ces mots auraient une répercussion. La psychologue ne le verrait simplement pas au début. Cela restait toujours difficile pour elle de voir plus loin qu'un ou deux jours. De plus, elle n'avait qu'à travailler, et elle verrait bien les élèves qu'elle pourrait aider.
           Ce qu'elle ignorait, c'est qu'elle irait jusqu'à écouter des collègues. A ce sujet, Moïra pensa au fait qu'un psychologue aura toujours besoin de se confier aussi. Un psychologue doit toujours en voir un autre. Du moins, c'est ainsi qu'elle fonctionnait. Mais comment voir un autre psy si l'on ne peut confier à personne ce genre de soucis. Quoique même en se confiant, et si elle le faisait, elle aurait de grandes chances de se faire interner. Puis annihilée. Ou alors annihilée avant de se faire interner. Dans tous les cas, c'était une mauvaise idée.
           On toqua à la porte.
           Levant un sourcil, Moïra eut l'espace d'un instant une hésitation. Elle n'avait personne d'autre de la journée pourtant... S'avançant jusqu'à la porte, elle l'ouvrit et tomba nez à nez avec une élève. Une jeune fille aux yeux si bleus qui contrastaient avec ses cheveux de jais. Ne s'attendant pas à de la visite, la psychologue cligna des yeux. Sa probable future patiente ne semblait pas bouger de là, et, au moment où Moïra ouvrit la bouche pour parler, elle la devança de surcroît en explicitant sa venue. Cela arracha un petit sourire à la psychologue d'ailleurs :

           ─ Ah, oui, bien sûr, je n'avais personne de toute manière, indiqua-t-elle avant de s'écarter pour la laisser passer. Entre donc. Quel est ton nom ?

           Lorsque l'élève sera passée, Moïra fermera la porte, et se dirigera vers le canapé tout en lui indiquant où s'asseoir :

           ─ Prend un siège. Donc, c'est ta divinité qui t'envoie ? Tu ne viens pas de ton plein gré ? commença-t-elle en essayant d'analyser la situation.


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MessageSujet: Re: Ma divinité, on en parle ?! [PV : Moïra] Mar 7 Nov - 3:17
_Bonjour … Excusez moi de vous déranger, avez-vous un créneau ? Ma divinité veut absolument que je vienne vous voir.

La nouvelle psychologue se mit à sourire. Elle avait l’air d’une personne agréable et à l’écoute. Au fond, l’esprit du chien en était bien heureux, il avait peur que cela ne servent à rien mais à présent il avait bon espoir. Il était réaliste et savait que son hôte n’allait pas s’ouvrir du jour au lendemain, mais si elle pouvait au moins se trouver une allier dans cette école, ça ne pouvait être que bénéfique, surtout qu’entre la divinité et l’humaine, c’était jusqu’à la mort !

_Ah, oui, bien sûr, je n'avais personne de toute manière.

La dame s’écarta pour laisser entrer la jeune fille. Numa remarqua seulement qu’une dizaine de centimètre les séparaient. La jeune étudiante n’avait pas finit de grandir, et espérait tout de même être aussi grande que cette dame arrivée à la fin de sa croissante. D’ailleurs, comment s’appelait-elle déjà ? Madame …. Klagagar ? Kanava ?
Elle aurait peut-être du se renseigner avant de venir voir cette femme … Ce n’était pas très poli doublier le nom de son médecin.

_Entre donc. Quel est ton nom ?

Numa entra et le médecin (les psychologues sont des sortes de médecin, non ?) ferma derrière la petite française. Elle se dirigea vers un canapé en invitant l’arrivante à s’asseoir. Numa s’exécuta tranquillement en observant la pièce.
Elle n’aimait pas être en intérieur, sauf dans l’atelier ou sa chambre (qui lui servait de deuxième atelier) mais les fenêtres de cette pièce étaient assez grandes pour laisser passer autant de luminosité que possible et le ciel était bien visible d’ici. C’était positif. Assise, Numa se perdit dans l’immensité du ciel bleu à travers la fenêtre et en oublia un peu l’adulte à ses cotés.

_ … Tu ne viens pas de ton plein gré ?

Sans mentir, Numa n’avait pas vraiment fait attention au début de phrase de son interlocutrice. Non pas que cela ne l’intéressait pas, mais une fois que ses yeux rencontrait le ciel, c’était difficile de s’en détacher. C’était une pelleteuse de nuage. La jeune française se redressa et se mit au bord de l’assise, ses mains tachées de peintures posées sur ses genoux serrés. Ses pieds se rejoignaient, montrant clairement un signe de timidité ou de manque de confiance. Des signes qui ne se lisaient aucunement sur son visage blanc et marbré d’émotions.

_Il ne m’a pas forcé à venir.

On pouvait insinuer que si, mais il n’avait pas pris possession de son corps pour la faire venir jusqu’ici. Alors d’une certaine manière, elle était là de son plein gré. Mais hors de question de parler d’elle, son passé, ou ces choses là que les psys demandent à leur patient afin de leur ouvrir le cerveau pour les malaxer à leur pâte.

_Je m’appelle Numa. Je suis en Seconde M.

*Aller Numa, un petit effort. Tu peux faire plus que deux phrases !*

Alors que sa divinité l’encourageait, telle la cheerleader des pom-pom-girls, Numa ne pouvait pas s’empêcher de regarder les cheveux roux de la psychologue. C’était fascinant comme couleur. Comme un coucher de soleil. Un ciel coloré de milles couleurs. Ce fascinant orangé qui entoure le soleil à mis chemin entre le jour et la nuit. Les cheveux roux avaient différentes teintes, telles les feuilles des arbres en automne. Certaines mèches tiraient vers le blond dorés, d’autres vers le brun noisette, dépendant de la lumière et des saisons. C’était une couleur vivante, chatoyante et chaleureuse.
Avec de telle couleur et des yeux d’un vert émeraude, les Irlandais étaient vraiment de belles personnes, physiquement.

_Il pense que je devrais parler de …
*Tes sentiments.*
_Mes sentiments.
*Le fait que tu as du mal à aller vers les gens*

Numa ne répéta pas la seconde partie du discours. C’était déjà assez embarrassant comme ça de devoir faire l’interlocutrice entre lui et la psychologue.
Mais la divinité continuait d’exaspérer son hôte, lui faisant un grand discours sur la communication, le besoin des humains à se confier, à partager, et tout le baratin sur le fait qu’il fallait vivre en société.
S’il y avait un mode « off » Numa aimerait bien le connaitre …

_C’est plutôt lui qui a envie de parler, je crois. Nous avons des caractères très opposés.

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MessageSujet: Re: Ma divinité, on en parle ?! [PV : Moïra] Mer 8 Nov - 2:34

ft. Numa de Rell

Serait-ce une nouvelle patiente ?

Ma divinité, on en parle ?!

           De ses yeux verts, Moïra détailla la nouvelle venue. Sa position, son comportement. Ce qui pouvait lui donner quelques indices sur ce qu'elle pouvait être. Un doux sourire aux lèvres, la psychologue savait jouer son rôle. D'autant plus qu'avec Frigg à ses côtés, là, elle ne pouvait pas nier son utilité, c'était presque plus facile de donner confiance à autrui :

           ─ Elle a l'air adorable cette petite ! s'exclama presque Frigg. Oh, et merci de penser cela de moi !
           ─ Sht, ça suffit, j'écoute ! Tu parleras après, pour l'instant, ne t'en mêle pas. Contente toi d'écouter !

           Habituée à ses apparitions éclaires, la rouquine ne cilla pas, ne se laissant pas déstabiliser. Elle commençait à y être habituée. Sa divinité semblait s'extasier sur la moindre chose un tant soit peu mignonne. Elle avait l'impression de revoir Wilhem en un sens. C'était une sensation plutôt étrange d'ailleurs. Mais ce n'était pas le moment de penser à lui.
           Il fallait rester concentré.
           Son regard s'abaissa sur la position de la jeune fille. A première vue, elle semblait timide, ou introvertie. Pour l'instant, c'était la seule chose que Moïra pouvait dire. Même si cela restait un jugement assez hâtif. Puis elle se souvient de ses premiers mots en entrant. L'élève avait bien parlé du fait que c'était le souhait de sa divinité qui voulait qu'elle soit là. Elle n'était pas réellement venue de son plein gré. Quoique, si, mais elle avait probablement été influencée par son dieu, sinon, elle n'aurait pas parlé de lui directement.
           Moïra nota donc qu'il s'agissait d'une toute jeune puisque la demoiselle n'était qu'en seconde. Numa. Une présentation courte, bien que ce fut une phrase complète. C'était déjà mieux qu'un simple mot :

           ─ Numa ? C'est un très joli prénom !
           ─ La ferme Frigg ! Et de toute façon, elle ne t'entend pas !
           ─ Je sais !

           Le regard de la psychologue descendit vers les mains de sa future patiente. Du moins, si elle ne la faisait pas fuir comme ses premiers. Elle lui sourit un peu plus. La peinture est un art très poétique à ses yeux. De plus, cela aide pas mal à s'ouvrir à travers ce que l'on peint. C'est une manière différente de faire que de parler, mais cela reste très utile :

           ─ Oh, tu as vu ? Tu crois qu'elle peint?
           ─ Non, elle a buté des aliens. Bien sûr qu'elle peint, ajouta-t-elle sur un ton plus cynique.

           Une fois que Numa eut fini de parler, Moïra hocha la tête. Cependant, elle n'avait rien noté depuis son nom. Elle ne voulait pas lui donner l'impression d'être une femme qui n'écoutait que d'une oreille. Alors, lorsque l'élève termina son discours par le fait que c'était sa divinité qui voulait parler, la psychologue ne put que laisser échapper un rire cristallin :

           ─ Oh, crois moi, je comprends. La mienne est une vraie pipelette. Et nos caractères diffères beaucoup, lui confia-t-elle en hochant la tête. Mais bon, d'un autre côté, si ta divinité t'a amené à moi, c'est qu'elle tient à toi. Ça fait un bon point, non ?

           Elle lui sourit de manière sincère. Là dessus, elle savait qu'elle avait raison. Pourquoi son dieu voudrait l'amener ici sinon ? Elle secoua ensuite la tête, pour la rassurer :

           ─ Ne t'en fais pas, je ne te forcerai pas à me raconter ta vie, ou quoique ce soit d'autres. Tu peux me parler de tout ce que tu veux. De la relation avec ta divinité, à ta passion pour la peinture.

           Elle lui fait un petit clin d'oeil. Le cynisme est mis de côté tant qu'elle a son rôle de psychologue :

           ─ Si ça peut te rassurer, continua-t-elle en se penchant vers un bol avec des bonbons qu'elle fait glisser vers Numa, les psychologues ne sont pas tous des charlatants qui n'écoutent pas, et qui se contentent de te dire que tu es atteint de telle maladie. Je ne suis pas médecin, et encore moins, ce genre de médecin. Enfin, c'est beaucoup plus compliqué que ça en a l'air. En tout cas, tu n'as pas à stresser, ni à avoir peur. D'ailleurs, tout ce que tu diras restera ici, et n'en sortira pas, ajouta la rouquine en lui adressant un regard doux. Si jamais tu me dis que personne ne sait ton prénom, et que tu me l'as confié, très bien. Alors personne d'autre que moi ne le saura. Pas même le directeur !


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MessageSujet: Re: Ma divinité, on en parle ?! [PV : Moïra] Mer 8 Nov - 19:50
_C’est plutôt lui qui a envie de parler, je crois. Nous avons des caractères très opposés.

Le beau sourire de la psychologue se changea en rire. Pourtant ça ne devait pas être rare que voir un élève se plaindre de son colocataire spirituel.

─ Oh, crois moi, je comprends. La mienne est une vraie pipelette. Et nos caractères diffèrent beaucoup. Mais bon, d'un autre côté, si ta divinité t'a amené à moi, c'est qu'elle tient à toi. Ça fait un bon point, non ?

*J'aime bien cette petite dame !*
*Tu aimes tout le monde*
*Non, seulement les bonnes personnes.*


Numa acquiesça doucement à la psychologue. Elle devait admettre que l’esprit du chien était bienveillant envers elle, malgré tout ses défauts. Il n’avait pas cherché à la nuire, posséder son corps ou suggéré de mauvais actes pour elle ou autrui.

─ Ne t'en fais pas, je ne te forcerai pas à me raconter ta vie, ou quoique ce soit d'autres. Tu peux me parler de tout ce que tu veux. De la relation avec ta divinité, à ta passion pour la peinture.

La dame aux cheveux roux lui fit un clin d’œil. Numa tira les manches de son gilet pour cacher ses mains après la réflexion de son interlocutrice. Ce n’était pas un reproche, mais l’adolescente aurait du prendre la peine de les laver avant de venir, mais sous l'impulsion d'une force divine,  ce n'était pas facile de résister.

─ Si ça peut te rassurer, les psychologues ne sont pas tous des charlatans qui n'écoutent pas, et qui se contentent de te dire que tu es atteint de telle maladie. Je ne suis pas médecin, et encore moins, ce genre de médecin. Enfin, c'est beaucoup plus compliqué que ça en a l'air. En tout cas, tu n'as pas à stresser, ni à avoir peur. D'ailleurs, tout ce que tu diras restera ici, et n'en sortira pas. Si jamais tu me dis que personne ne sait ton prénom, et que tu me l'as confié, très bien. Alors personne d'autre que moi ne le saura. Pas même le directeur !

Etrangement, Numa ne se sentait pas si mal à l’aise que ça. Même si elle n’était pas prête à se confier personnellement, elle ne s’entait pas le besoin irrépressible de s’isoler.
C'était étrange pour la demoiselle de se retrouver à parler. Même si cette dame ne la brusquait pas, ne lui demandait même pas de parler d'elle, c'était tout de même étrange. Les yeux de l'adolescente se dirigèrent vers la boîte de bonbons que l’irlandaise avait poussé vers elle.
Ils avaient l'air sucré et parfumé. Ça tombait bien, Numa aimait bien les petites douceurs. Elle piochant doucement dans le bocal du bout des doigts, comme si elle allait contaminer tous les bonbons si elle les touchait par maladresse.

_Je n'ai jamais rencontré de psychologues auparavant ...

L'esprit du chien continuait de monologuer dans l'esprit de la jeune fille. Numa resta longuement silencieuse, entre les paroles,  bien qu'encourageante,  mais incessantes, de sa divinité, et le sourire très aimable de la femme en face d'elle.
Elle n’avait pas l’habitude de commencer les conversations. De les continuer non plus. Mais il fallait bien commencer quelque part, pour faire plaisir à sa divinité

_Ma divinité est L'esprit du chien.

*Quoi ? On parlait de toi j'ai dis ! Tu m'écoutes au moins ?*

_Du panthéon de la constellation de l'orient.

*Je rêve ! Chez un psychologue on parle de soi,  pas des autres !*

_Etant son hôte, tout ce qui le concerne me concerne également, je suppose.

Un point pour la brune. Numa l'avait dit pour son compagnon mais également répondre à la jeune femme. Ce n'était pas facile d'être l'hôte d'une divinité, d'être deux dans un corps, de devoir cohabiter. Ce n'était pas un contrat que l'on pouvait rompre, de son vivant du moins.
Pourquoi le directeur l'avait choisi pour cette divinité plus qu’une autre ? Et elle parmi tant d’autre élève ? N’était-ce pas des questions légitimes ?

_A par me transformer en hybride à chaque fois que mes sentiments sont intenses, il ne fait pas grand chose.

*Eh ! C'est pas moi qui te transforme, ce sont des accidents !*

_Il parle énormément.

*Toi pas assez.*

_Il veut constamment jouer. Il avait fini avant dernier de la course de l'empereur parce que qu'il pataugeait dans la rivière.

*L'eau était super bonne! Je ne vois pas le souci ! Et puis j'ai terminé la course !*

Numa s'arrêta un moment. N'ayant pas l'habitude de parler autant, même s'il lui arrivait de chanter des classiques français seule (enfin presque) dans sa chambre. Sa divinité continuait de pester sur elle comme un vieux couple qui ne se supportait plus.  Bien qu'ils se crachaient mutuellement à la figure,  il ne fallait pas oublier que l'esprit du chien aimait bien son hôte, et Numa, même si elle ne l'avouera peut être jamais, aimait bien cet esprit omniprésent. Mais avoir un colocataire permanent alors que l'on était habitué à la solitude était difficile à gérer.

_Il me respect, mais on a du mal à cohabiter.

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MessageSujet: Re: Ma divinité, on en parle ?! [PV : Moïra] Jeu 9 Nov - 16:26

ft. Numa de Rell

Serait-ce une nouvelle patiente ?

Ma divinité, on en parle ?!


           Moïra ne cessait de sourire. Décidément, ce soir, elle risquait fort d'avoir mal aux joues avec ce visage figé de la sorte. Mais d'un autre côté, que pouvait-elle faire de plus ? Regarder Numa froidement, avec son air habituel, serait assez périlleux en soi. Elle pourrait toujours fuir, et ne jamais revenir après cela. La rouquine n'était pas psychologue depuis très longtemps, mais elle savait un minimum comment réagir face à certaines personnes. Face à de la timidité, il valait mieux se montrer doux plutôt qu'agressif. Tout simplement pour ne pas effrayer son patient.
           Et puis, Moïra avait aussi appris à se voiler d'un masque. Lorsqu'elle était trop concentrée, elle le faisait parfois tomber en reprenant son air habituel. Un air plutôt froid, avec une mine refermée. Mais elle s'était vite rendue compte que les gens lui demandaient si tout allait bien, ou si elle était malade. Voilà une chose de quelque peu vexant lorsque l'on se rend compte que ce n'était que sa tête habituelle. Oh bien sûr, elle ne le vivait pas mal non plus. Ce n'était pas un traumatisme de l'enfance ni rien, juste une ou deux remarques de temps à autres. Jamais elle n'avait rencontré de soucis à ce sujet-là en dehors de cela.
           Face à ce que venait de dire la rousse, Numa acquiesça. Au moins, elle était attentive et à l'écoute. Il n'y avait pas de soucis là dessus. Elle ne semblait pas enfermée dans une bulle trop petite pour y faire entrer autrui. En revanche, lorsqu'elle lui parla de peinture, l'élève se mit presque aussitôt à cacher ses mains en tirant sur ses manches. Réaction atypique. Du moins, Moïra avait souvent vu cela chez quelques timides. Certains allaient jusqu'à croire qu'en laissant voir qu'ils faisaient une activité particulière, ils s'en vantaient. Alors que pas du tout. Elle avait probablement du sortir à la va vite, ou oublier qu'elle devait se les laver. Et de toute façon, la peinture ne partait jamais rapidement :

           ─ Doucement, Moïra ! la sermonna Frigg avec son calme olympien. Tu vois bien que tu y vas trop fort avec cette petite.
           ─ Calme-toi, Frigg, j'ai l'habitude, et tout va bien je te dis. Elle n'a pas peur. Du moins, je ne crois pas...

           Une chose était sûre ; Frigg avait tendance à surprotéger ceux qu'elle rencontrait, et qu'elle trouvait adorable. La surnommer « cette petite » en parlant de Numa était une chose qui le montrait bien d'ailleurs. En soi, l'élève était assez grande pour ne plus être appelée de la sorte. Sans compter qu'à cet âge, certaines personnes ont encore du mal avec certains surnoms. Et d'autres en sorte même avec des traumatismes, comme au collège où même certains professeurs pensent que les mots ont moins d'impacts que les coups. Alors qu'au contraire, c'était équivalent, voire pire. Les coups, les blessures physiques, les gens pouvaient en guérir. Mais une blessure morale, on en garde toujours quelques cicatrices. Malgré tous les efforts que l'on puisse faire, les souvenirs sont et resteront toujours présents.
           Frigg semblait plus calme. Elle savait qu'elle pouvait faire confiance à son hôte. Elle avait accès à sa mémoire, et ce n'était pas non plus la première qu'elle possédait. Elle en avait vu des histoires auparavant. Tout comme elle en avait vu à travers Moïra et ses patients.
           Les sucreries. Une gourmandise. Un péché. Mais qu'est-ce qu'elle en avait à faire ? La rouquine n'était ni une nutritionniste, ni une prof. Elle n'était qu'une psychologue. Et le fait d'avoir une boite de mouchoirs à portée de mains n'était jamais très joyeux. Elle avait opté pour ajouter une touche personnelle à son bureau, comme des bonbons présents ─ dont certains sont cachés ─ un peu partout dans le cabinet. Mais il y a aussi quelques peluches posées un peu partout. En soi, le bureau a un style très épuré, avec une ou deux plantes dans des coins. Et sur certains meubles, on peut y trouver des peluches. Il y en a une près du canapé aussi, au cas où le cas était trop violent. Certaines personnes adorent tenir une peluche contre eux. Elle en connaissait même qui gagatisaient littéralement devant. La plupart des peluches étaient d'ailleurs des cadeaux de cette personne. En réalité, celle avec qui les patients peuvent jouer, prendre, serrer ou pleurer est la seule qui n'a pas été offerte. Elle y tenait à ses cadeaux, et elle aimait les avoir à ses côtés, et avec elle. Pas pour les contempler, elle n'était pas étrange à ce point. Mais cela lui rappelait de bons moments passés.
           Elle manqua de soupirer en pensant à cette personne, puis elle se souvint qu'il valait mieux éviter de montrer ce qu'elle pensait. Un soupir, et Numa risquait de croire qu'elle ennuyait son interlocutrice. Secouer la tête, et l'élève pourrait croire qu'elle venait de dire quelque chose qui n'allait pas. Tout devait être calculé, fait avec attention. Moïra ne prendrait jamais le risque de laisser sous entendre quelque chose de faux.
           Elle était directe, plutôt franche, et ne mâchait pas ses mots. Du moins, avec son travail, il valait mieux qu'elle y aille doucement.
           Lorsque Numa attrapa un bonbon, la rouquine put voir la délicatesse dont elle avait fait preuve pour ne salir aucun des autres bonbons. Pour n'en contaminer aucun. Gracieuse, et délicate comme enfant. Elle finit par parler, lui annonçant qu'elle n'avait jamais rencontré de psychologue avant :

           ─ Il y a un début à tout ! ne put-elle s'empêcher de répliquer en riant doucement. En tout cas, il n'y a pas de honte ou de crainte à avoir.

           Cette fois-ci, Moïra attendit que Numa eut fini de parler pour prendre la parole. Elle savait que certaines personnes ne souhaitaient pas se confier de suite, de leur propre gré. Mais il ne fallait pas pour autant qu'elle monopolise la parole afin de leur laisser un minimum de temps pour eux. Être psychologue, c'était presque un art tant c'était compliqué. Et pourtant, la jeune femme adorait son métier. Il lui permettait de faire face à différents problèmes. Les défis ? Elle adorait les relever. Et chaque personne était un nouveau défi :

           ─ Si tu aimes tant les défis que cela, vois ta venue ici comme un défi alors, dit Frigg comme pour remotiver son hôte.
           ─ Je t'ai déjà dit de ne pas intervenir quand j'ai une patiente !

           Et voilà comment Moïra détournait le sujet en question. Elle écoutait Numa. L'esprit du chien ? Elle ne connaissait pas. En soi, c'était plutôt normal, puisqu'au fond, elle ne s'était jamais intéressée à tout ce qui touchait à la mythologie. Même si, parfois, dans les jeux vidéos, il y avait toujours quelques références, elle s'y penchait uniquement parce que le jeu en parlait. Mais elle n'allait jamais voir plus loin. Pas de son plein gré en tout cas.
           Au final, l'élève se mit à parler des soucis qu'elle avait avec sa divinité. Plus que de ses soucis de communication. Parce que oui, ça, il ne fallait pas être un génie pour le comprendre. Tout d'abord, si elle était entourée d'amis, ces derniers lui auraient fait remarquer que ses mains étaient pleines de peinture, et elle se serait probablement lavé avant. Ensuite, le fait qu'elle soit timide n'aidait pas, ni le fait qu'elle n'avait jamais vu de psychologue. Même si le dernier point était moindre puisqu'il avait beaucoup de personne qui ne consultait pas de psy et qui vont bien ou non. Comme il y avait des personnes qui en consultaient tout en allant très bien. C'est une question d'envie. Mais cela aide aussi parfois à avancer, comme à se soulager.
           Lorsque Numa eut fini, Moïra attendit encore un peu. Et elle eut raison, car après avoir retrouvé ses esprits ─ parler autant avait sûrement du la surprendre ─ elle ajouta quelques mots avant de s'arrêter.
           A nouveau, la psychologue lui adressa un sourire, hochant la tête en l'écoutant :

           ─ Tout d'abord, je peux te dire que d'avouer qu'il te respecte est déjà une bonne chose, commença-t-elle avec calme. A ton âge, c'est difficile de vivre avec une personne que tu verras tous les jours, alors si en plus, tu l'entends H24, cela en devient presque invivable. Et je sais de quoi je parle, ajouta-t-elle en levant les yeux au ciel, comme si elle envoyait une petite pique à Frigg. Mais en dehors de cela, tu es en Seconde et on est en début d'année. Tu suis des cours pour apprendre à maîtriser tes pouvoirs non ?

           Elle lui adressa un sourire, puis hocha de nouveau la tête :

           ─ Au moins, ta divinité s'inquiète pour toi. Ce n'est jamais facile, encore moins quand on a envie d'être seule. As-tu déjà essayé de faire des concessions ? Lui autoriser certaines choses à certaines heures, si en échange, lui te laisse certaines heures tranquille? demanda-t-elle tout en l'observant de ses yeux émeraudes. Si tu as été choisie, c'est que tu es forte. C'est que tu es à la hauteur. Sache le. Mh, voyons voir. Essaie de transformer un des défauts de ta divinité en qualité ?

           Elle croisa les jambes, joignant ses mains en l'observant.


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MessageSujet: Re: Ma divinité, on en parle ?! [PV : Moïra] Lun 13 Nov - 1:07
_Il me respect, mais on a du mal à cohabiter.

La psychologue attendit un moment, écoutant sa patiente jusqu'à la fin, puis hocha la tête, son sourire bienveillant imprimé sur ses jolies joues rosées.  C'était vraiment une belle femme.

_Tout d'abord, je peux te dire que d'avouer qu'il te respecte est déjà une bonne chose. A ton âge, c'est difficile de vivre avec une personne que tu verras tous les jours, alors si en plus, tu l'entends H24, cela en devient presque invivable. Et je sais de quoi je parle.


Elle leva les yeux au ciel, montrant qu'elle comprenait parfaitement la situation de la jeune fille. Adressant certainement ce petit mot à sa divinité également. C'est vrai que la psychologue n'était là que depuis quelques mois. Peut-être était-ce encore plus difficile étant adulte de subir ce genre de changement de vie ?
Numa était en seconde, elle avait donc d'ores et déjà intégré des individus dans le même cas qu'elle, et était certainement moins perdu qu'un terminal qui avait du changer de classe, de professeurs, de mode de vie. Il fallait avouer qu'elle avait une certaine chance.

_ Mais en dehors de cela, tu es en Seconde et on est en début d'année. Tu suis des cours pour apprendre à maîtriser tes pouvoirs non ?

Numa acquiesça doucement. Elle n'était pas très douée pour ce cours. Comme la plupart des personnes présentes, ce qui était normal, mais elle faisait ce qu'elle pouvait. Apprendre à se connaître, à se contrôler, à maîtriser ses émotions intérieures, ce n'était pas aussi facile qu'apprendre une date d'histoire, une langue étrangère ou une formule mathématique. Surtout à un âge où l'on était perdue, où on se cherchait, où on laissait nos émotions négatives dicter notre conduite.

_Au moins, ta divinité s'inquiète pour toi. Ce n'est jamais facile, encore moins quand on a envie d'être seule. As-tu déjà essayé de faire des concessions ? Lui autoriser certaines choses à certaines heures, si en échange, lui te laisse certaines heures tranquille?

*Ah oui ça c'est une bonne idée !*

Numa ne laissait rien paraître face à la psychologue, mais elle commençait en avoir un peu marre d'entendre la voix grave de sa divinité dans sa tête. Ce dernier le sentit bien et s'excusa rapidement en disant qu'il allait se taire.

_Si tu as été choisie, c'est que tu es forte. C'est que tu es à la hauteur. Sache le. Mh, voyons voir. Essaie de transformer un des défauts de ta divinité en qualité ?

L'esprit du chien allait se manifester de nouveau, Numa le sentait, alors elle prit les devant et lui parla sèchement :

*Une consultation c'est privé. Sois aimable et tais-toi.*

La jeune française réfléchit un long moment en regardant le bocal remplis de sucrerie. Transformer un défaut de ce chien en qualité ? Son plus gros défaut était qu'il voulait que Numa parle à tout le monde, qu'elle soit ami avec tout le campus, des élèves normaux au directeur si elle le pouvait.

_Je pense …

La réponse allait être longue mais Numa ne savait pas comment réfléchir. Les informations, les sentiments et les souvenirs se bousculaient dans sa tête. Elle essayait de comprendre la relation qu'elle avait avec l'esprit du chien, ces défauts qui l'exaspéraient tel que son sang chaud, ses bavardages incessants, le fait qu'il veuille toujours jouer, la pousser vers les autres.
Tout ça, qu'est-ce que ça voulait dire ?

_Oui, il s'inquiète pour moi, c'est vrai …

On ne pouvait pas nié qu'ils étaient connectés, elle ressentait ses émotions et lui aussi. Mais les émotions négatives étaient beaucoup plus facile à transmettre. Numa débordait d'émotions négatives, mais heureusement pour touts deux, l'esprit du chien était une divinité, un être au-dessus des lois, et les idées noirs de l'étudiante ne l'atteignais guère.

_Il aimerait que je sois heureuse.

Numa tourna doucement les yeux vers la fenêtre, se perdre une nouvelle fois dans l'étendue du ciel. Il faisait si beau pour un automne Irlandais, ou alors la française s'était habituée à la température depuis ? En tout cas le ciel avait toujours  cette belle teinte d'un bleue printanier, comme son œil gauche qu'elle ne cachait pas. Et les quelques nuages qui osaient s'aventurer était blanc comme de la neige, immaculés, avançant au gré du vent.
Parfois, on pouvait se demander s'il n'y avait pas une vie au-delà des nuages, ou du moins, des souhaits.
Numa reporta son attention sur la psychologue. La jeune française la trouvait très patiente. Même si c'était son métier, certain n'aurait pas supporter les rêveries de la solitaire petite brune.

_Je ne suis pas encore prête à faire des concessions. Je ne lui fais pas confiance …

Numa marqua une pose et ses yeux se dirigèrent une nouvelle fois vers les bonbons, pour ne pas avoir à regarder la belle rousse. Non pas qu'elle voulait des sucreries, mais l'étudiante avait un peu honte d'avouer cela. Elle aimerait bien faire confiance à sa divinité, c'était certainement le seul être au monde qui n'allait pas, et ne pouvait pas, l'abandonner. Le chien le savait, et préféra rester muet pour laisser son hôte au bon soit de l'irlandaise.

_Je sais que c'est stupide, parce que s'il me nuit il retourne dans la salle 3.4 et moi je peux me faire annihiler. La confiance … Je ne pense pas pouvoir atteindre ce stade, pas tout de suite.

Numa se mit à jouer avec ses bagues. C'était vraiment très étrange de parler de ses sentiments. Elle avait finit par le faire. Même si c'était explicite, elle venait d'avouer sa solitude. Une personne qui ne peut pas faire confiance n'était pas destinée à vivre en communauté. Ce n'était pas volontaire, elle était comme ça. Franche, mais méfiante. Elle avait grandit dans un cadre où elle ne pouvait pas se développer socialement, maintenant elle était avec des personnes comme elle, mais n'arrivait à rien.
Son visage inexpressif continuait de regarder les sucreries mais elle ne dit rien, se sentant faible, nulle et ennuyeuse.

_Des concessions … C'est ce que vous faites avec votre divinité ?

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MessageSujet: Re: Ma divinité, on en parle ?! [PV : Moïra] Jeu 23 Nov - 19:55

ft. Numa de Rell

Serait-ce une nouvelle patiente ?

Ma divinité, on en parle ?!


           Moïra observait la jeune fille à l'allure plutôt timide. Comment pouvait-on être aussi refermée ? Elle ne pensait pas cela méchamment, mais elle se demandait comment certaines personnes pouvaient juste avoir des caractères si différents. Comme, comment pouvait-on être aussi cruel ? Ou alors, comment pouvait-on pardonner aussi facilement ?
           Tant de caractères, de personnes différentes. En soi, n'était-ce pas une bonne chose ? La perfection n'existait pas. Et si elle existait, elle serait fort ennuyante.
           La rousse ne croyait pas non plus en Dieu. Mais que pouvait-elle dire dorénavant ? Devait-elle y croire ? Elle se le demandait sérieusement. Après tout, n'était-elle pas habitée par une déesse ? C'était étrange à dire. Et presque impensable d'ailleurs. La jeune femme manqua de faire une moue agacée. Encore et toujours ces divinités. Ils étaient la cause principale des problèmes qui amenaient les élèves, ainsi que certains professeurs, à son cabinet. Et pourtant, elle ne parvenait pas à les voir comme de réelles menaces. Elle pouvait faire confiance à son instinct. Et même si certains se mettaient à se détester mutuellement, chose qui restait tout de même difficile à vivre, elle ne réussissait pas à leur en vouloir. Pas même à Frigg. Moïra ne lui en voulait pas. Elle ne pouvait simplement pas. Comment le pourrait-elle ? Cette divinité qui la possédait avait le don de la rendre plus douce, plus maternelle. Elle ne lui dirait jamais, mais elle savait que sa présence était une aubaine, une chance.
           Grâce à elle, elle pouvait voir d'un œil différent les problèmes, ou les solutions. Tout. Même face à la haine, ou la rancune. L'irlandaise était, à l'origine, très rancunière. Pour l'instant, personne ne l'avait encore embêtée, ou trop faite chier pour qu'elle se mette à haïr ou simplement à en vouloir.
           Presque à cette pensée, son regard s'adoucit. L'espace d'un instant, elle se demanda comment pouvait-on passer une vie à se détester. Mais très vite, elle était rattrapée par la réalité. Un frisson la parcourut alors, mais ses lèvres esquissèrent un sourire. Elle observait sa patiente avec une douceur maternelle, la détaillant du regard. Elle semblait réfléchir, les yeux rivés sur le bocal de sucrerie. Cela fit sourire Moïra qui l'incitait clairement à en prendre.
           D'ailleurs, elle avait envie d'une de ces friandises. Se penchant vers la table, elle ne quitta pas des yeux l'élève. Du bout des doigts, elle attrapa un des bonbons aux couleurs rouges. Elle adorait cette couleur. C'était sa favorite. Pourquoi ? Il n'y avait pas de réelle explication à ce qu'elle appréciait ou non. Elle l'aimait, voilà tout. Parfois, il n'y avait aucune raison. Pourtant, elle ne portait que très rarement cette teinte.
           Levant un sourcil, la jeune femme fourra la petite sucrerie dans sa bouche. Mâchant avec lenteur, elle laissa ses papilles gustatives se délecter de ce goût miellé. Cela lui fit un bien fou. La rouquine aimait bien le miel. Mais à petite dose seulement. Il ne fallait pas abuser des bonnes choses.
           Enfin, sa patiente se mit à parler. Tous les sens de Moïra se mirent aux aguets, prêts à se jeter sur la moindre information. Physiquement, rien ne semblait avoir changé. Elle était toujours confortablement assise dans son fauteuil, les jambes croisées, l'une d'elle battant le rythme d'une musique invisible.
           Elle l'écouta :

           ─ Cette petite n'a pas l'air d'être très à l'aise avec toi...
           ─ Détrompe toi, elle réfléchissait simplement à ce qu'elle pouvait me dire, précisa la psychologue avec bienveillance. Parfois, ça prend du temps.
           ─ Mh, tu crois ? Elle a l'air ailleurs.
           ─ Elle est ainsi, Frigg, ne lui en demande pas trop non plus.

           La divinité marqua un temps d'arrêt, le temps que Numa se mit à parler. Mais elle pensait encore. Elle avait probablement commencé sa phrase pour éviter de laisser un blanc trop longtemps :

           ─ Tu es différente. Quand tu es face à tes patients.
           ─ Mh ?
           ─ Tu es plus sincère, plus douce, et plus gentille.
           ─ C'est inutile de me flatter, tu sais bien que tu as tout faux.
           ─ Je sais surtout ce que je dis, Moïra. Et je vois ton comportement. Ah, si seulement tu étais maman, je serai fière de toi si tu parlais à tes enfants comme ça !
           ─ Frigg ! Je travaille !

           Moïra manqua de lever les yeux au ciel face aux mots de celle qui la possédait. Elle allait toujours trop loin. Et elle la dérangeait toujours lorsqu'elle travaillait. Il fallait toujours qu'elle fasse son apparition, qu'elle parle, qu'elle dise quelque chose, même inutile. Heureusement, la jeune femme avait appris à ne plus réagir face à ces soudaines manifestations. Au début, cela n'avait pas été chose aisée. Elle sursautait presque à chaque intrusion de cette chère Frigg, qui finissait par rire en s'excusant. C'était son rituel. Mais cela avait tendance à agacer la psychologue.
           Heureusement, tout cela appartenait au passé.
           Pouvait-elle vraiment en être heureuse ?
           Peut-être.
           A nouveau, Numa ouvrit la bouche pour parler. Moïra l'écouta, toujours avec ce sourire doux qui l'incitait à poursuivre. Au moins, elle avait conscience que sa divinité s'inquiétait pour elle et souhaitait son bonheur. En disant cela, elle se mit à regarder par la fenêtre, comme fascinée par ces couleurs extérieures. Cela ne dérangeait en rien la rouquine. C'était même normal. Fort heureusement pour elle, elle était patiente, son regard ne quittant que très rarement des yeux l'élève face à elle.
           Cette dernière reprit la parole. Pas encore prête à faire des concessions ? Pas confiance ? Pourtant, elle semblait savoir ce qu'il voulait. Cependant, Moïra n'ajouta rien. Elle préférait attendre d'être sûre que la jeune fille ait fini. A la pose marquée, elle hocha la tête doucement, l'invitant à continuer sans crainte.
           Elle l'écouta encore un peu. Elle se confiait, elle parlait d'elle. C'était une grande étape tout de même. Un pas assez important que la rouquine voyait aisément. Elle lui adressa un sourire, avant de secouer la tête en l'entendant parler de stupide. Elle ne put réprimer un rire à la fin, face à la question :

           ─ Eh bien, oui. Par exemple, je lui ai demandé de ne jamais intervenir lorsque je travaille. Et en échange, une fois chez moi, elle peut parler, et raconter ce qu'elle veut. Bon... fit-elle en une grimace. Je t'avoue que des fois, elle ne peut s'empêcher de s'exclamer alors que je suis en consultation. Elle me fait sursauter !

           Nouveau rire. Elle essayait de détendre l'atmosphère. Elle avait bien vu le regard de Numa allait et venir, tout en jouant avec ses bagues. Cela crevait les yeux que cette jeune fille n'était pas à l'aise du tout. Ou du moins, qu'elle avait du mal à parler d'elle :

           ─ En revanche, sache une chose, Numa, continua-t-elle avec son calme olympien. La confiance, c'est toujours très difficile à offrir comme à obtenir. Je ne vais pas te cacher que ça reste complexe, même avec le temps. Mais il ne peut y avoir de confiance si les deux ne font aucun pas l'un vers l'autre. Cela ne ferait qu'en faire reculer un. En soi, tu lui donnes tout de même ta confiance, puisque toi-même, tu sais qu'il veille sur toi, et qu'il veut ton bonheur. N'est-ce pas là une part de confiance en soi ?

           Elle lui adressa un sourire tendre :

           ─ Ma divinité est une mère poule. Et crois-moi, qu'est-ce qu'elle peut m'agacer des fois ! Je comprends parfaitement le ressenti d'avoir quelqu'un qui veut que tu sois heureuse. J'ai l'impression d'avoir une seconde mère à mes côtés.


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MessageSujet: Re: Ma divinité, on en parle ?! [PV : Moïra] Dim 26 Nov - 14:57
_Des concessions … C'est ce que vous faites avec votre divinité ?

Madame Kavanagh se mit à rire joyeusement. Son rire était très aimable, presque contagieux, si Numa savait rire.

─ Eh bien, oui. Par exemple, je lui ai demandé de ne jamais intervenir lorsque je travaille. Et en échange, une fois chez moi, elle peut parler, et raconter ce qu'elle veut. Bon ...  Je t'avoue que des fois, elle ne peut s'empêcher de s'exclamer alors que je suis en consultation. Elle me fait sursauter !


Elle ria de nouveau. Le jeune française ne pouvait pas s’empêcher de se dire que soit elle était très enjouée naturellement, soit elle savait très bien faire semblant de l’être.
La demoiselle était d’avantage attirée par la première option. L’esprit du chien préféra ne pas donner son avis sur la méfiance exagérée de son hôte. A ses yeux, cette femme était peut-être bienveillante ou faisait-elle semblant de l’être, peu importe, elle faisait son travaille, celui d’aider la jeune brune à se sentir mieux au fond d’elle et avec sa divinité.

_  En revanche, sache une chose, Numa. La confiance, c'est toujours très difficile à offrir comme à obtenir. Je ne vais pas te cacher que ça reste complexe, même avec le temps. Mais il ne peut y avoir de confiance si les deux ne font aucun pas l'un vers l'autre. Cela ne ferait qu'en faire reculer un. En soi, tu lui donnes tout de même ta confiance, puisque toi-même, tu sais qu'il veille sur toi, et qu'il veut ton bonheur. N'est-ce pas là une part de confiance en soi ?

Un nouveau sourire pour sa patiente. Numa ne bougea pas, continuant d’écouter la femme aux cheveux d’automne. Sans vraiment savoir si la psychologue avait raison, elle prenait les informations. La vie n’était pas une science exacte, les gens étaient tous différents, leur façon de penser, d’agir. Tout était différent. Les psychologues étaient de simples humains, après tout, ils n’avaient pas toujours raison, mais avaient acquit une certaine sagesse et un certain recul pour conseiller les gens, les comprendre, et émettre des hypothèses sur le meilleur moyen de les aider.
Reconnaitre que l’autre est bienveillant envers soi était-ce une marque de confiance ?
Possible.

_ Ma divinité est une mère poule. Et crois-moi, qu'est-ce qu'elle peut m'agacer des fois ! Je comprends parfaitement le ressenti d'avoir quelqu'un qui veut que tu sois heureuse. J'ai l'impression d'avoir une seconde mère à mes côtés.

Si Numa n’avait pas une peau de lune, elle aurait sans doute pâlit à cet instant. Au lieu de quoi, son corps se bloqua entièrement pendant une seconde, ne laissant paraitre aucune émotion sur son visage d’adolescente.
Numa n’aurait jamais comparé L’esprit du chien à un parent. N’ayant que son père comme référence d’un proche, elle ne pouvait pas vraiment comprendre ce qu’exprimait la psychologue. Mais ça devait être agréable d’avoir une mère. Et une seconde mère dans sa tête …
La jeune élève resta silencieuse un moment. Le regard perdu dans les yeux de l’irlandaise.

*Numa, elle ne sait pas pour ta mère. Ne t’en va pas.*


La divinité chinoise avait sentit l’envie de son hôte à fuir cette salle, et s’isoler, comme elle savait si bien le faire. Elle avait un moyen d’auto-défense peu orthodoxe, mais elle ne savait rien faire d’autre.
Mais il avait raison. Même si Numa ne lui répondait pas, elle savait qu’il avait raison. La psychologue ne pouvait pas deviner ce que sa patiente ne disait pas. Mais elle ne voulait pas non plus en parler.
La française finit quand même par avouer, de sa voix éternellement calme et limpide :

_Il est vrai.

Pas un mot de plus. Que pouvait-elle dire d’autre ?
Elle pouvait parler du fait qu’elle ne pouvait pas comprendre ce que voulait dire la psychologue. Elle pouvait parler de son enfance solitaire. Elle pouvait également confier qu’elle n’avait jamais pu se faire des amis, voyageant tout les 6 mois ou les ans à cause de son père qui fuyait ses propres souvenirs en donnant sa vie à son travail. Elle pouvait aussi parler de toutes ces choses qu’elle n’a jamais connues, pourtant si cher au cœur des être humains. L’amour d’une mère. La présence d’un père. Les rires d’un groupe d’amis.
Elle pouvait en parler, oui.
Mais elle ne le fera pas.
Numa était presque certaine que la psychologue allait regarder son dossier lorsque sa nouvelle patiente quittera la pièce, ou du moins avant qu’elles ne se revoient. L’irlandaise verra que la jeune française a connu une éducation monoparental. Elle verra également qu’elle ne participe jamais en cours mais arrive tout de même à avoir de très bons résultats. Même le plus amateur des psychologues pourra en déduire bien des choses.
La jeune fille finit par dire :

_Je vous remercie pour votre temps et vos conseils.

*C’est une brave femme. Tu penses qu’elle accepterait de me prendre en consultation ?*
*Si tu avais un corps propre, tu veux dire ?*

Les deux complices trouvèrent que pour une première approche, Numa ne s’en sortait pas trop mal. Même si elle ne s’était pas confiée, la relation entre l’esprit du chien et elle était certainement destinée à tendre sur une bonne voie à présent. Le commun des mortels pourraient trouver que les deux femmes n’avaient rien échangé, mais pour la française, elle trouvait que c’était un grand avancement.
Numa était assez satisfaite à cette pensée.

*Tu es certaine de vouloir partir maintenant ?*
*Je ne suis sûr de rien.*

_Je vais les suivre et faire des efforts.

Numa hésita à se lever pour se retirer. Elle avait avoué tellement de choses, et si peu à la fois. Elle aurait bien serré la main de la psychologue comme une bonne française, mais celle-ci était tachée de peinture, et même si la peinture avait séché depuis, ce n’était pas correct. De même, elle aurait bien aimé sourire à l’irlandaise, mais son visage n’exprimait toujours rien malgré la reconnaissance qu’elle éprouvait envers cette dernière de l’avoir écouté avec patience et respect.
Qui sait ? Peut-être que la prochaine fois la petite brune parlerait d’elle ?

_Serait-ce possible de revenir vous voir ?




[HS : je m'étais trompée de couleur pour Moira dans mon post précédent et tu me l'a même pas dis !! xD]

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Ma divinité, on en parle ?! [PV : Moïra]
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