AccueilAccueil  PublicationsPublications  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  


 


Scène de massacre
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

 :: RPG :: ◄ Pavillon des étudiants :: ► Salle Commune
MessageSujet: Scène de massacre Dim 28 Mai - 2:25
Comme à son habitude, le ciel d’Irlande était couvert et pluvieux, une journée idéale pour dormir, ce que j’avais fait une bonne partie de la journée, préférant une fausse journée ensoleillée à me promener sur la plage qu’un tas de travaux en déprimant avec la température. Sauf que toute bonne chose à une fin et Hypnos détermina que c’était plus sage d’arrêter. De plus, dormir aussi longtemps m’avait rendu un peu amorphe et je n’arriverais pas à dormir avant un bon moment. Il fallait donc trouver à m’occuper en dehors de ma chambre. Je m’habillai donc plus raisonnablement avant de sortir pour me diriger vers la salle commune. Un film pourrait être intéressant, peut-être y trouverais-je quelque chose à faire, ou mieux, Mykha s’y trouvait peut-être. Je fréquentais rarement la salle commune lors des heures où elle était le plus souvent occupée. Aujourd’hui serait une exception, mais je réalisai rapidement une fois devant la pièce que je faisais bien de l’éviter.
En effet, à peine avais-je poussé les portes de la pièce que je figeai devant cette scène digne d’un film d’horreur. Un liquide rouge et visqueux couvrait le sol…non pas du sang…du jus…collant…des sodas…aussi collants…des verres de plastiques vides, une odeur de bière et de nourriture qui envahissait la pièce. Pire encore, on aurait dit que le Club d’Art avait fait la fête, car de la peinture et de l’encre jonchaient le sol.

« C’est mal, présumé qui est coupable ainsi. »

« Oh suffit, tu y avais songé aussi… »

Je pris une profonde inspiration et soufflai entre mes lèvres comme pour décompresser. Ce n’est pas si mal…Il faut simplement avertir le concierge. J’avançai un peu dans la pièce pour voir l’étendue des dégâts. J’étais profondément attristé du manque de propreté de mes collègues étudiants. Je pris deux trois verres du bout des doigts pour les jeter dans la poubelle avec un « Eurk… » bien senti, le coin de ma bouche et l’aile de mon nez légèrement remonté en une grimace de dégout.  

« Arrête Lawrence, tu ne vas pas faire tout ce ménage. Ce n’est pas ta faute et nous venions pour un film et une journée relaxante. Il y a des gens payé pour ça. Laisse. »

Hypnos avait bien compris que j’aurais de la difficulté à quitter la pièce, y entrer avait été une erreur et il le savait en sentant mon anxiété montée graduellement au fur et à mesure que j’avançais, prenant les objets les moins sales pour les jeter.

« Aye…tu…tu as raison. Je vais quitter… »

« Pas dans quelques minutes Lawrence, maintenant. », ordonna Hypnos qui ne voulait pas être coincé ici tout l’après-midi et la soirée.

« Aye. Maintenant. »


J’entendis alors des pas derrière moi et me retournai vivement, reconnaissant vaguement les deux tignasses rousses qui venais d’arriver et de mettre les pieds dans le même pétrin que moi.

« N’entrez pas c’est dég…»

-Sccccrrrtch-

Le son de mes chaussures collez sur le plancher résonna à mes oreilles comme si mon cœur venait de fendre. L’expression d’horreur sur mon visage voulait tout dire et l’aile de mon nez avait commencé à tressaillir…voilà mes tics nerveux recommençaient. Je serai les poings et inspirai profondément. C’est alors que derrière les deux filles, j’aperçus un quatrième élève passer devant la porte, puis revenir sur ses pas en apercevant notre trio et le bordel dans la pièce. Son regard empli de jugement voulait tout dire...Il pensait que c’était nous et nous allions certainement être considérés comme les coupables, nos seules traces de chaussures étant visibles.
« Non…non non non…c’est pas moi! C’est mal me connaitre! », lui lançais-je avec un regard à la limite de la panique et implorant auquel il ne répondit même pas, préférant aller nous vendre rapidement il fallait croire. Mon dégout se transforma en colère, ce qui franchement arrivait peu souvent, mais j’avais les nerfs à vif.

« C’est hors de question qu’on pense que j’ai fait ça! Je vais chercher ce qu’il faut pour nettoyer! » dis-je sur un ton rageur.

Avançant d’un pas sec vers la porte, chaque pas collant au sol et émettant le même bruit irritant que le pas précédent…m’irritant davantage et davantage. Arrivant sur le pas de la porte, je ne pouvais me résoudre à faire mon chemin avec ces chaussures jusqu’à ma chambre. Je retirai donc ces dernières et parties en courant chercher mon nécessaire pour le nettoyage. J’avais tout ce qu’il fallait pour dégraisser, nettoyer des vitres, des coton-tiges, des chiffons, un balai, une serpillière, etc. J’étais armée pour la guerre quoi. Je revins donc à toute vitesse charger comme une mule. Quels délais avions-nous avant que l’élève ne trouve le concierge dans le bâtiment principal? Espérons que ce serait long. Par chance s’il y avait un sport où j’excellais c’était la course. De retour dans la pièce avec la multitude de produits désinfectants et nettoyants, je mis un masque d’hôpital et des gants de latex. Pas question que je touche à ça …OH QUE NON! Sautant dans mes chaussures pour ne pas toucher au sol, je les rattachai et posai mes poings sur mes hanches avec un air déterminé.

« Il y a des gants et des masques, vous êtes bienvenue de vous joindre à moi! »


J’attrapai un seau d’eau que j’allai remplir dans la salle des toilettes tout près, ne lésinant pas sur le savon désinfectant. Je n’allais forcer personne à rester, mais je serais franchement déçu de ne pas avoir d’aide. Elles seraient dans le pétrin aussi de toute façon nawh?

« Il te faudra plus d’un sceau. Il faut de l’eau propre. Tu ne vas pas passer l'aspirateur non plus. Non? Dit non.»

"À la fin, si j'ai le temps, aye."

◄►◄►◄►◄►◄►◄►◄►◄►◄►◄►◄►◄►

Lawrence vous assaille de questions en 000066
Hypnos vous fait rêver en 00cc99
avatar

Me, Myself & I
Ses Succès:
Pouvoirs:
Mont Olympe
Mont Olympe
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 1686
Localisation : Montréal, Canada
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Scène de massacre Ven 9 Juin - 16:19
Non, non non ! J'étais pourtant certaine d'en avoir rangé dans mon sac. C'était la première fois que ça arrivait, j'avais toujours du rab d'habitude. Même ma famille m'en envoyait parfois pour être sûre que j'en ai toujours avec moi -et accessoirement pour que je pense à eux. Je retournais tous le contenu de mon sac sur mon lit et fouillais dedans mais rien à faire, mon précieux trésor avait disparu. Remettant mes affaires plus ou moins rangées dans mon sac, je refis la même opération en cherchant sur mon bureau et dans mon armoire. C'est alors que j'en trouvais une. Une ultime boite de Mikado tombé au bas de mon dressing. Je m'en emparais comme si ma vie en dépendait et ne réussissant pas à l'ouvrir, finit par l'éventrer à la recherche des biscuits y étant caché.

Malheureusement pour moi, cette boite là aussi était vide, le sachet argenté l'ayant déserté depuis longtemps. Désespéré, je jetais le carton dans la poubelle et me retournais vers ma déesse qui avait suivi l'ouragan depuis le début dans un silence étonnant.

*Qu'est ce qu'on va faire, sans ça je suis perdu. Je vais maigrir d'un seul coup et mes entraînements de natation deviendront un calvaire

Skadi soupira de consternation avant de me répondre.

*Tu ne crois pas que tu en fais un peu trop ? Et puis il y a bien des distributeurs dans l'établissement, tu devrais pouvoir en trouver.

Un sourire vint progressivement illuminer mon visage qui jusque là ne laissait voir qu'une panique peu contrôlée.

*Dans la salle commune ! Je suis sûre qu'il y en a là bas !

Je jetais un léger coup d'oeil par la fenêtre pour voir quel temps il faisait puis décidais d'enfiler ma parka orange à capuche pour traverser la pluie et rejoindre le bâtiment qui m'intéressais.

Quittant ma chambre légèrement en bazar, je descendis les marches menant dans la cour et la traversait en courant, passant entre certaines gouttes et en traversant d'autres. J'arrivais donc assez rapidement dans l'entrée et repoussais ma capuche mouillée dans mon dos avant d'ouvrir mon manteau.

Avançant tranquillement, je rejoignis le couloir menant à la salle commune et repérais une élève que je connaissais. Accélérant le pas en une mini course, je l’interpellais avec un signe de la main.

«Salut Erin ! Ça va ? Enfin c'est bien toi hein ? Que je ne me trompe pas»

Croisant son regard, je lui souris avant de continuer mon chemin en marchant à ses côtés.

«Je vais à la salle commune et toi ?»

La laissant me répondre, je me rapprochais des doubles portes de la pièce et sans regarder à l'intérieur, pénétrais sur les lieux d'un seul coup. J'eus juste le temps d'entendre « N’entrez pas c’est dég…» Que mes pieds décidèrent d'aller à la rencontre d'une flaque de peinture verte et rose. Suite à cet accident pas du tout prévu, je m'arrêtais net.

*Beurk, en même temps si tu avais regardé ou tu allais ça ne serait pas arrivé

*Merci du soutien

Lui répondis-je sur un ton ironique avant de regarder autour de moi.

La voix qui avait tenté de nous prévenir appartenait à Lawrence qui attendait, verres et bouteilles usagés en main et l'espace d'un instant je lui souris avant de comprendre l'ampleur des dégâts. Toute la salle avait été dévasté par des élèves pas du tout ordonnés. Visiblement il y avait eu une fête interdite et personne n'avait pris le soin de tout remettre à sa place.

Je saluais Law d'un léger "Bonjour" avant d'essayer de bouger. Levant donc un pied pour me dégager de la flaque coloré, je glissais sans le vouloir et réussis après quelques mouvements non contrôlés, à me rattraper sur le dessus d'un meuble. Or ledit meuble n'avait pas été épargné et je rencontrais une flaque collante d'alcool déversé par un des verres droit sur mes mains. Plus qu’écœuré, j'allais me plaindre lorsque je remarquais que Law était en panique totale.

Retenant mes commentaires, je me demandais s'il avait été complice de ce qui était arrivé mais me ravisais très rapidement. Il y avait vraiment trop peu de chance, il était bien trop maniaque pour avoir laissé une fête se terminer ainsi. Voyant qu'il était sur le point de craquer, je m'approchais de lui sans le toucher et tentais de le rassurer en attirant son attention.

«Coucou, ne t'en fait pas, on va vite ranger ça, n'est-ce pas Erin ?»

En vérité je ne savais pas si elle comptait aider, mais si elle connaissait Law, elle viendrait à mon secours en essayant de le rassurer.

J'étais toujours focalisé sur mon camarade lorsqu'il se figea et se mit à crier en direction de la porte, essayant de se justifier. Je me retournais et eus tout juste le temps de voir partir un élève en courant, prêt à tout raconter au premier adulte responsable qu'il verrait.

Plutôt en colère, il lança

« C’est hors de question qu’on pense que j’ai fait ça! Je vais chercher ce qu’il faut pour nettoyer! »

Puis partit chercher de quoi tout ranger et nettoyer en se séparant de ses chaussures elles aussi sales.

En attendant de le voir revenir, je m'approchais d'une boite de mouchoirs relativement intacts puis m'essuyais plus ou moins les mains sur l'un d'eux avant de reprendre pour l'autre rousse.

« Je suis persuadé qu'il n'y est pour rien alors mieux vaut l'aider et puis de toute façon l'autre élève va nous dénoncer avec lui »

Afin de montrer ce que j'avançais, j'attrapais une poche poubelle neuve dans un des placards et commençais à la remplir alors que Law revint avec du matériel qui nous seraient utile. Il remit ensuite ses chaussures et mettant les mains sur les hanches nous déclama.

« Il y a des gants et des masques, vous êtes bienvenue de vous joindre à moi! »

Je ne l'avais jamais vu aussi déterminé que ça mais bizarrement je trouvais que ça lui allait très bien d'être un peu plus autoritaire.

« Je vais t'aider ça ira plus vite »

Joignant le geste à la parole, je quittais les lieux quelques instants pour me laver les mains et enfilais une de ses paires de gants pour continuer à remplir la poche de déchets. Progressant lentement entre les flaques collantes et/ou coloré, je remarquais que même le distributeur pour qui je venais avait été vandalisé. Il ne restait plus une seule boite de Mikado. Mon regard se fils plus dur et je commençais à ressentir également de la colère envers ses idiots qui avaient réduit mes espoirs à néant.

Cela réveilla ma déesse qui appréciait toujours le chaos et les combats.

*Et si on menait l'enquête, comme ça on pourra les retrouver et s'occuper d'eux comme il se doit !

Refusant de lui répondre, j'expirais fortement afin de me calmer un peu et lançais à voix haute l'idée, pas le moins du monde stupide de Skadi, enfin sur la première partie en tout cas.

« Sinon on peut jouer aux enquêteurs, avec tous ce qu'il y a ça sera facile. Vous pensez que c'est qui qui a fais ça ?»

Continuant de remplir mon sac de détritus, j'attendais patiemment leur réponse.

◄►◄►◄►◄►◄►◄►◄►◄►◄►◄►◄►◄►



Il n'est pas d'hiver sans neige,
de printemps sans soleil,
et de joie sans être partagée.



Amy aborde les autres en #ED7F10 et Skadi repousse les humains en #26C4EC
avatar

Me, Myself & I
Ses Succès:
Pouvoirs:
Eternel Asgard
Eternel Asgard
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 186
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Scène de massacre Mer 12 Juil - 18:59
Je m'ennuyais à mourir, j'avais fini tout ce que j'avais à faire et, depuis maintenant 15 minutes, je fixais le blanc de mon mur, avachie sur mon lit, les jambes appuyées sur la fenêtre et la tête à l'envers pendant dans le vide.

Ellyn était occupé à lire et elle semblait ne pas faire attention à moi. Je me levai donc pour aller chercher mon herbier et le compléter avec les nouvelles plantes que le docteur Wright m'avait montré. Je commençai donc à fouiller dans mon sac afin de trouver mon cahier en cuir, mais impossible de le trouver. Mes stylos, mes crayons et mon aquarelle étaient là, mais mon carnet … introuvable.

« Calme toi. Tu vas bien finir par le retrouver, mais pas en paniquant ça c'est sûr. »


Je commençai à fouiller partout dans ma chambre, sur mon bureau sous mes feuilles et mes livres entassés, sur ma table de nuit, mon étagère et même dans ma commode parmi mes sous-vêtement et mes chaussettes, mais rien … pas une trace. Je commençais à désespérer quand ma chère sœur releva les yeux quelques secondes de son livre et me donna le meilleur conseil de ma vie.

« Va voir dans la salle commune, tu l'as peut-être laissé là-bas hier... »

Je sautai sur mes pieds, embrassai ma sœur sur le front, enfilai les premières chaussures qui me passaient sous la main, à savoir mes ballerines noires, et sortit en courant, manquant de glisser sur le carrelage des couloirs. Je traversai la cour sous la pluie, et arriva dans le bâtiment d'en face, les cheveux légèrement humide. Ils commençaient à gonfler et bientôt je ressemblerais encore plus à un mouton, mais ce n'était pas vraiment ma première préoccupation.

Je commençai à presser l'allure quand une voix vaguement connu retentit derrière moi.

«Salut Erin ! Ça va ? Enfin c'est bien toi hein ? Que je ne me trompe pas»

Elle me sourit avant de continuer.

«Je vais à la salle commune et toi ?»

Je lui rendis son sourire avant de lui répondre.

« Oui c'est bien moi, t'inquiète pas . Sinon oui ça va et toi ? Moi aussi je vais là-bas, j'y ai sûrement oublié mon carnet. »

je continuais d'avancer vers la salle et j'entendis à peine la voix de Lawrence qu'elle fut recouvert par un immonde bruit venant de mes chaussures. Je baissai les yeux pour voir que j'avais marché dans une flaque de peinture, puis mon regard balaya la pièce sans dessus dessous. Mais l'évocation de mon prénom me sortit de mes pensées.

«Coucou, ne t'en fais pas, on va vite ranger ça, n'est-ce pas Erin ?»

Je relevai rapidement la tête, mon regard passant entre les deux rouquins.

« Hein ? … Euh oui oui, t'inquiète pas on va pas te laisser tout seul. »

Mes yeux ne pouvaient s'empêcher de chercher désespérément le petit carnet de cuir. J'espérais vraiment qu'il n'avait rien eu, mais il y avait peu d'espoir. Je fus à nouveau sorti de mes pensées par la voix paniquée de Lawrence.

« Non…non non non…c'est pas moi! C'est mal me connaître! »

Je me retournai en entendant les pas précipités de l'élève qui s'empressait d'aller tout rapporter au concierge. Pus je reportai mon attention sur l'étudiant qui semblait au bord de la crise de panique puis à la colère froide.

Je fis un pas vers lui pour le rassurer, mais à peine avait-je bougé que le bruit de mes chaussures collées dans la penture retentit me faisant grimacer, puis ce fut au tour du jeune homme de s'exprimer.

« C'est hors de question qu'on pense que j'ai fait ça! Je vais chercher ce qu'il faut pour nettoyer! »

Je le regardais partir, furieux, puis j'essayai de m'extirper de ma flaque tant bien que mal.

« Je suis persuadée qu'il n'y est pour rien alors mieux vaut l'aider et puis de toute façon l'autre élève va nous dénoncer avec lui »

Je la regardais presque énervé qu'elle pusse imaginer que je le laisserai tomber.

« Bien entendu. Il est hors de question que je le laisse tout seul dans cette galère. »

A son mage, je pris un sac poubelle et commença à jeter tout ce qui me passait sous la main avant de comprendre que si je souhaitais que mes cheveux ne se transforme en immonde sac de nœuds, je devais les attacher. Quand Lawrence revient munit de tout le nécessaire pour faire le ménage, j'étais en train de me débattre les mains enfouis dans mes épais cheveux gonflés par l'humidité.

« Il y a des gants et des masques, vous êtes bienvenue de vous joindre à moi! »

Je terminai mon entrepris avant de m'approcher de lu et de mettre des gants. Amélia fit la même chose que moi et s'adressa au jeune homme.

« Je vais t'aider ça ira plus vite »

Je ne pus retenir un regard noir qui perçât le dos de l'autre rouquine avant de retrouver mon sourire radieux et de m'approcher à mon tour.

« Ne t'inquiètes pas, à trois, on arrivera à tout nettoyer. »

Je posai ma main gantée sur la sienne et plongea mon regard dans le sien, avant de parler avec ma voix la plus douce.

« On est là pour t'aider, tout va bien se passer d'accords ? »

J'attendis sa réponse avant de m'éloigner, de reprendre mon sac et de recommencer notre ménage. Un silence s'installa entre nous et se fut Amélia qui le brisa en premier.

« Sinon on peut jouer aux enquêteurs, avec tout ce qu'il y a ça sera facile. Vous pensez que c'est qui qui a fais ça ?»

Je relevai la tête de mes gobelets et des débris de bouteille quelques instants réfléchissant, jusqu'à ce que mon regard se pose sur un petit carnet en cuir dans une flasque constituée d'un mélange de peinture et de soda.

« NON ! »

Je me précipitai dessus sans me préoccuper du volume de ma voix qui fut bien plus fort que ce que j'avais prévus. J'avais presque crié alors que je n'aurais voulu que chuchoter. Je l'attrapai et le posa sur la table la moins atteinte par le carnage, puis je commença à le feuiller désespérée.

« Non, non, non ... »

« Calme toi, tu pourras le refaire... »


« Mais tu ne comprends pas ! C'est deux ans de recherche ça ! Et j'avais dedans des plantes que j'avais trouvées en Égypte, je les retrouverai jamais ! »

Ses mains fébriles feuilletait les pages collantes dont il restait peu de choses. Puis elle sauta les dernières pages vierges avant de tomber sur la dernière page où reposait des fleurs blanches abîmées et colorées par les divers liquides. La seule chose encore lisible était le surnom qu'elle leur avait donné, ''Mirabilis Somnus''. Elle jeta un regard au rouquin en voyant cette page et se mit à rougir avant de se remettre à évaluer les dégâts.

Apparemment tout était fichu. Je retournai à la dernière page qui était celle dont la perte m'énervait le plus. La panique laissa place à une colère sourde. Je restai penchée sur mon carnet essayant de refouler mes sentiments par de grandes respirations.

« Si j'attrape celui qui a fait ça ... »

« Tu vas faire quoi ? Rien du tout, tu ne pourras rien faire. Ce n'est qu'un livre et deux ans c'est pas grand-chose... »


« Pour toi c'est rien… tu dois avoir des millier d'années, mais pour moi c'est beaucoup ! »

« D'un, parler de son âge à une dame est très mal poli et de deux, tu parles à haute voix depuis tout à l'heure... »

Je me retournai précipitamment vers les deux autres jeunes qui m'observaient. Je plaquai un sourire sur mes lèvres avant de reprendre mon sac rageusement.

« Ce n'est rien… Je pourrai en remplacer la plupart... »

Je cachai ma colère par mon habituel sourire. Je délaissai la table et mon herbier pour continuer à remplir ma poubelle, sans prêter attention à la page sur laquelle il était toujours ouvert. Celle des belle de nuit, décoré de grandes ailes bleu foncé à peine visible.

◄►◄►◄►◄►◄►◄►◄►◄►◄►◄►◄►◄►

Erin: #669933
Nyx: #0000cc
avatar

Me, Myself & I
Ses Succès:
Pouvoirs:
Mont Olympe
Mont Olympe
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 262
Localisation : France
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Scène de massacre Dim 23 Juil - 8:08
Sur un ton rassurant, Amelia m’avait assuré qu’elle allait aider, avec Erin, ce à quoi cette dernière avait répondu avec un regard noir en direction d’Amelia. Quoi? Elle avait eu l’intention de ne pas aider et se sentais obligé de rester? Je levai un sourcil qui signifiait clairement « Tu oserais nous laisser ramasser seul? ». Était-ce dû à mon regard ou le faisait-elle d’elle-même, je l’ignorais, mais j’avais entretemps été chercher le matériel de nettoyage et j’avais été satisfait, à mon retour, de voir Erin mettre des gants, affirmant qu’à trois nous allions tout laver. Son regard dans le mien semblait destiner à me calmer. J’en faisais trop? Probablement. Je me sentais nerveux, anxieux, agressif. Même la douce voix et le touché de la jeune femme semblaient avoir été destiné à accrocher mon regard, préférant sans doute que je l’écoute plutôt que d’avoir la tête partout ailleurs dans la pièce à m’emporter davantage.

« On est là pour t'aider, tout va bien se passer d'accords ? »

J’me forçai à inspirer puis expirer profondément, soufflant l’air par mes narines et soupirant. Il fallait que je me calme. Voir positif oui…

Amelia, pour sa part, avait débuté le ménage immédiatement, jetant tous les déchets qu’elle trouvait. Un excellent départ! Après quoi, elle était allée laver ses mains et s’était armée de gants également, poursuivant son boulot avec efficacité.

« Désolé, je ne me sens pas très bien dans un tel environnement. Mais…vraiment pas très bien. Enfin...Merci à vous deux. Pour l'aide. Beaucoup.», le ton de ma voix était redevenu plus timide en réalisant que je perdais contrôle.

Ces mots avaient été difficiles à extérioriser. C’était d’avouer qu’il m’en fallait si peu pour m’énerver et que j’étais brisé au fond. -Enfin, « si peu », soyons franc, pour moi c’était certainement l’un des premiers signes de l’apocalypse, mais pour le commun des mortels ce n’était rien de grave. - Je rougis un peu de honte à cette idée avant de retirer ma main de sous la sienne afin de retourner à mon ménage, tête baissée et en silence. J’attrapai un second sceau pour aller le remplir d’eau propre et en profitai pour jeter quelques détritus dans le sac de l’Écossaise en attendant. Le silence s’installant, ce fut d’ailleurs elle qui le brisa, préférant sans doute tirer un peu de plaisir de cette désastreuse situation. Hypnos savait qu’elle avait prononcé exactement ce qu’il ne fallait pas : « Jouer les enquêteurs ».

« Oh mais définitivement! », m’exclamais-je soudainement en soulevant la petite corbeille à mes côtés avec un air dégouté.

« On peut commencer avec un test ADN vous en pensez quoi?! », envoyais-je d’un ton cynique en montrant aux filles le contenu d’une petite poubelle qui contenait un préservatif usagé ainsi que, pendu au bout d’un de mes doigts, un string que je venais de décoincé d’entre deux coussins du sofa. C’était fini, je ne toucherais plus jamais à ce dernier.

« Au moins ils ont eu la décence jeter ça. », affirmais-je en indiquant la poubelle d’un signe de tête.

Un frisson me parcourut l’échine en m’imaginant ramasser la chose.

Je disais des idioties, mais en y songeant bien, l’université avait certainement moyen de faire ce genre de test dans les laboratoires de médecine…j’y aurais peut-être même accès…hmmm... Je commençais à y penser sérieusement.

« Tant d’énergie pour si peu Lawrence. Ta motivation est admirable, mais abusée dans ces circonstances. J’espère que tu le réalises. »

Erin, qui semblait avoir la tête ailleurs s’exclama alors par la négative. Sursautant, surpris par son cri et l’observant avec de grands yeux remplis d’incompréhension, je me retournai vivement pour constater qu’elle venait de s’élancer vers un petit carnet de cuir trempé de différentes liqueurs et peintures. Ces cris, un mélange de rage et de désespoir n’était rien pour m’aider à me détendre, mais je compris rapidement que cet ouvrage était à elle et donc pouvait comprendre la consternation.

« Mais tu ne comprends pas ! C'est deux ans de recherche ça ! Et j'avais dedans des plantes que j'avais trouvées en Égypte, je les retrouverai jamais ! »

De toute évidence, elle s’adressait à sa déesse, nous ignorant, complètement absorbé par sa désastreuse découverte. Je lançai un regard à Amelia écoutant toujours Erin. La voir trembler faisait peine à voir, je savais ce que c’était perdre un travail sur lequel on avait mis autant d’efforts. Il m’était arrivé la même chose il y avait presque un an et je n’avais toujours pas retrouvé mes recherches d’ailleurs. Un petit pincement au cœur se fit sentir à cette idée et je m’approchai d’Erin maladroitement alors que mes pas collaient toujours au sol.

« Si j'attrape celui qui a fait ça ... »

La conversation se poursuivait de toute évidence alors qu’elle continuait de parler seule.

"Vous vous connaissez d'avant aujourd'hui si j'ai bien compris?", en profitais-je pour demander à Amelia, profitant de cette exclusion afin de comprendre le lien que les deux jeunes filles entretenaient.

« Pour toi c'est rien… tu dois avoir des millier d'années, mais pour moi c'est beaucoup ! »

Compatissant, je retirai un gant pour ne pas salir la jeune femme et posai ma main sur son épaule tout en regardant par-dessus celle-ci pour voir le fameux travail en question. Il s’agissait d’un herbier. Au même moment, la jeune femme se retourna brusquement, me faisant retirer ma main à la même vitesse comme si j’avais eu peur de me faire mordre ou plutôt d’avoir fait un geste de trop. Elle afficha toutefois un faux sourire en affirmant que ce n’était rien et qu’elle pourrait le remplacer.

« Euh…tu as le droit d’être en colère. C’est légitime. Je le serais en tout cas.»

Je jetai un coup d’œil au travail.

« Deux ans c’est beaucoup. Mais…euh…si tu as besoin d’aide. On demandera de l’aide à Mykhaila pour avoir des échantillons de plantes et pour l’Égypte. Si tu avais des plantes antiques qui n’existent plus, je suis désolé, mais sinon, je peux t’avoir des échantillons facilement et même un peu partout en Afrique si tu veux. J’ai des contacts. »

Je pensais évidemment à Siyanda qui voyageait beaucoup et avait elle-même d’autres contacts un peu partout. Elle se demanderait certainement pourquoi je lui en demandais, mais ça lui ferait certainement plaisir. Mon regard glissant sur la page tachée, je notai le nom de l’une des plantes. Ce fut Hypnos qui réagit le plus vivement, au point où je grimaçai légèrement, tellement sa voix se fit forte.

« Il y a mon nom! Une plante à mon nom! Regarde! »

Convaincu qu’une plante avait été nommée en son honneur, je le sentais tout excité à l’idée. Je ne connaissais strictement rien aux plantes et encore moins les noms latins, mais celle-ci ressemblait étrangement à une belle-de-nuit.

« Hypnos semble bien heureux de voir qu’une plante porte son nom latin. En passant… Je ne savais pas qu’il y en avait une non plus. Enfin, on en apprend tous les jours. Cette mésaventure aura eu un peu de bon. On ne peut rien faire pour le moment sauf peut-être essayer de sauver les pages restantes et terminer le ménage. Je vais t’aider avec après si tu veux, mais les surveillants risquent de passer bientôt. Je vais sembler sans cœur, mais on devrait au moins nettoyer la peinture et le sol avant de penser à autre chose. Si on se fait coincer à la place des imbéciles qui ont fait ça, aussi bien que ce soit pour le moins de dégâts possibles."

Je lançai de nouveau un regard à Amélia, espérant qu’elle aurait d’autres paroles plus rassurantes et espérant avoir confirmation si ce que j’avais dit n’était pas déplacer ou ne semblait pas trop insensible.

« Aussi on a un ou des coupables à trouver! N’oubliez pas de noter les indices que vous trouvez! Déjà, je suis prêt à parier sur le Club d’Art comme déjà dit…ça ne m’étonnerais pas vu le président et bon…peinture, alcool…préservatif…ça lui ressemble bien. Alors j’émets l’hypothèse que c’est Ethan Shaw. Enfin, je ne sais pas si vous connaissez. Il a le profil. D’autres théories? Ou des noms? Ou idées sur comment préciser nos recherches? »

Shaw, président du Club d’Art, reconnu pour ses fêtes aussi plaisantes qu’abusives et qui tournaient généralement mal. Je me rappelais bien de la fête de Pâques l’année dernière…qui ressemblait tout de même beaucoup au désastre actuel. De plus, il avait la réputation qui collait bien avec les indices douteux que j’avais trouvés près du sofa.

« Dans un même ordre d’idée…Aislinn O’Riley pourrait savoir également. »

L’idée que mon amie est pu participer à ce bordel ne me plaisait guère, mais il fallait me faire à l’idée, ce n’était pas un ange. Soudainement, l’idée que le string lui appartienne effleura mon esprit et je tentai de chasser les images malsaines de mon esprit. Si j’apprenais qu’elle avait participé et laissé le local dans cet état, elle m’entendrait certainement parler!

« Ce sont des accusations faciles. J’aurais tendance à être dire que les preuves ne sont pas suffisantes. Tous peuvent se procurer tout c’est items, mais je comprends ton doute. »


« C’est pourquoi je parle de théories. Avoue tout de même que la possibilité est forte. De toute façon ce n’est pas comme si je me tenais avec les « party animal » du pensionnat. Ce sont les deux qui me viennent rapidement en tête. »


J’observai les deux jeunes femmes en attente d’une réponse et dans l’espoir de changer les idées d’Erin. Pendant ce temps, j’avais entrepris de passer la serpillière en prenant bien soin de ne pas repasser sur la partie propre avec mes chaussures souillées et en commençant dans les emplacements où il n’y avait plus de déchets à amasser.

◄►◄►◄►◄►◄►◄►◄►◄►◄►◄►◄►◄►

Lawrence vous assaille de questions en 000066
Hypnos vous fait rêver en 00cc99
avatar

Me, Myself & I
Ses Succès:
Pouvoirs:
Mont Olympe
Mont Olympe
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 1686
Localisation : Montréal, Canada
Revenir en haut Aller en bas
Scène de massacre
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» Chronologie explicant le massacre de la Ruelle Vaillant
» C'était il y a 20 ans; massacre à la ruelle Vaillant!
» Voyageur sanguinaire cherche partenaire pour gentil massacre de la veuve et de l'orphelin.
» Massacre ~~ (Gentils,Méchant,Lilith,Vita,Tamao VIP! *SBAF*)
» Massacre par les Nations Uni en Haiti

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Pensionnat Immortalia :: RPG :: ◄ Pavillon des étudiants :: ► Salle Commune-
Sauter vers: