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Soirée pyjama impromptue (Feat Ethan Shaw)
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MessageSujet: Re: Soirée pyjama impromptue (Feat Ethan Shaw) Mar 29 Nov - 2:53
Et voilà! J’avais accepté de dormir chez Alistair…ou plutôt chez son travailleur social. Dieu savait que j’les portais pas dans mon cœur ces énergumènes qui avaient décidé de dédier leur vies à aider les gens ou plutôt à avoir l’air d’le faire. Mais j’avais inquiété Ali et j’me sentais comme une merde pour ça. J’avais eu une grande trappe la veille avec quelques verres…euh bouteilles en trop. C’est moi qui avais fait l’con. J’m’étais donc senti obligé d’accepter son offre.

« Qu’est-ce qui peut bien arriver de pire? Tu n’auras pas besoin de te prostituer, tu auras de quoi manger et plus confortable que le sol pour dormir. Ce sera la meilleure nuit depuis un bon moment! Enfin…dépends de la nuit. »

J’savais qu’Aph avait raison, mais j’avais jamais aimé dépendre de quelqu’un d’autre ou d’mander d’laide. Oui, on m’l’avait offert, mais j’me sentais quand même comme un boulet. M’enfin, j’t’ais sortie d’l’hosto dans un état potable. J’avais récupéré mes facultés, mais j’tais pas arrivé à dormir. Dès qu’on m’avait laissé m’lever j’en avais profité pour m’débarbouiller un peu à la guenille, mais une fois mes propres vêt’ments récupérés, ça paraissait pas tant. J’avais vérifié mes effets personnels, tout y était, ils avaient pas trouvé ma cache non plus. Parfait. Sinon j’aurais été dans la merde. À la fin d’la journée, on m’avait indiqué que tout était bon et que j’pouvais partir avec la proposition insistante de consulter des professionnels pour mes « problèmes d’alcool». On m’avait filé une tonne de panflets sur le sujet qu’j’avais pris une seule minute après être sortie pour m’débarrasser du tout dans la poubelle la plus proche. Une fois n’était pas coutume, mais on m’avait étiquetté comme un alcoolique et un junky vraiment trop rapid’ment, probablement à cause d’mon look. Enfin… j’avais senti l’jugement d’la part d’pas mal d’monde alors j’m’étais pas fait prier pour décamper. J’avais pas la tête à rester dans s’t’environn’ment. J’avais pas d’mander à être ramassé non plus faut dire. Une fois mes effets récupérés, j’en avais profité pour texter Alistair dès qu’j’avais eu accès à mon téléphone, voyant clair’ment qu’j’avais foutu la merde, au nombre d’fois qu’il avait essayé d’me joindre. On en avait final’ment conv’nu que j’l’attendrais à côté d’l’hosto, près du café. S’tait donc s’que j’t’ais en train d’faire, après être allé m’chercher un café et un sandwich… sandwich qui finalement fut manger par un chien errant trop mignon qui en avait clair’ment plus b’soin qu’moi. Après quelques câlins et l’ventre bien remplis, il était r’parti sur son ch’min en m’laissant seul à  hésiter sérieus’ment d’poser un lapin et m’pousser avec le chien. Ma bonne conscience luttant férocement, elle réussit à m’faire rester là assez longtemps pour que j’entende mon nom interpelé. Perdu dans mes pensées, j’sursautai en l’vant la tête. J’pouvais plus r’culer.

- Ethan !

J’soupirai, j’avalai d’un trait l’restant d’mon café et lançai l’verre en carton dans la poubelle non loin. J’m’relv’ai d’la bande trottoir sur laquelle j’tais assis étirant un large sourire factice qui s’effaça rapidement et inconsciemment dû à son manque de naturel. Aucune raison d’l’inquiéter davantage. Tout allait à merveille! Plutôt mou encore j’réalisai même pas qu’Ali s’tait lancé sur moi et fut surpris lors du choc, j’dû m’ret’nir à lui un instant. Coller contre lui pendant un instant alors qu’il me serrait fortement, j’réalisai un truc qui collait pas…sa taille. Si j’tournais pas la tête, j’arrivais carrément face à lui. J’allais répondre, mais rien n’sorti, d’toute façon il avait l’air enclin à m’ner la conversation pour faire changement. S’que j’lui étais reconnaissant d’un sens. J’savais pas trop quoi dire de convenable, surtout pas face à son travailleur social. Ali avait entre-temps, attrapé une mèche de ch’veux qui m’pendait d’vant l’visage en affirmant qu’ça m’allait bien.

Un mince sourire en coin s’afficha sur mon visage. L’entendre d’la bouche d’Alistair m’faisait du bien, Kieran m’ayant affirmé l’contraire entre autres.

« Merci. S’pas s’qu’on m’a dit.», lui répondis-je faiblement.

« Pas qu’j’en doutais…mais on s’en torche des autres, j’sais qui sont juste jaloux. », ajoutais-je en élargissant davantage mon sourire.

J’renvoyai ma mèche vers l’arrière d’un coup d’tête alors qu’il m’volait mon sac et m’tirais doucement vers la fameuse berline grise dont il m’avait parlé au téléphone.

- Viens, je vais te présenter mon travailleur social.

Un frisson d’dégoût r’monta l’long d’mon échine à l’entente d’ses mots. La relation qu’Alistair avait avec m’f’sait froid dans l’dos. J’comprenais tellement pas. J’tais quand même curieux d’voir l’fameux Isaac. J’voulais l’voir d’mes deux yeux avant d’accorder l’bénéfice du doute à Ali comme quoi l’mec était sympa. J’avais pas tripé quand il m’avait appris qu’il allait vivre chez lui. Pas qu’j’avais peur pour Ali. Il était grand, mais il aurait été tellement mieux avec moi pour l’été. J’avais pas eu b’soin d’vrai tuteur, lui non plus. S’pas comme s’ils nous comprenaient vraiment. Pourtant mon coloc semblait penser autrement.

Au loin, j’vis d’ailleurs un homme sortir d’la voiture pour s’avancer vers nous, plus particulièrement vers moi, la main tendue. J’avais perdu d’nouveau mon sourire en approchant. Faut dire qui m’fallait pas grand-chose avec les derniers jours et l’manque d’sommeil, mais j’restais un minimum poli malgré la méfiance et serrai fermement la main d’l’homme en question.

- Bonjour, tu dois être Ethan ? Isaac Boyle, enchanté de faire ta connaissance.

"De même. Mulţumesc…Eh mersi pour le gîte."

J’tais franc, l’geste était apprécié, mais j’lui avais dit ça non pas sans un certain malaise apparent malgré qu’j’eu tenté d’l’minimiser.

Son r’gard s’tait ensuite poser sur Ali de qui il affirmait avoir beaucoup entendu parler d’moi. Une fois d’plus un sourire s’dessina sur mon visage, cette fois partagé entre l’amusement et l’interrogation. J’consultai Alistair du r’gard. J’tais pas fâché, au contraire l’idée qu’il parle d’moi pouvait pas m’déplaire clair’ment, mais j’restais curieux d’savoir s’qu’il disait. J’me d’mandais surtout à quel genre d’regard j’allais avoir droit d’la part d’son Isaac. Pour le moment, l’mec semblait bien s’tenir. Bon acteur, ignorant, inconscient ou simplement charmant, j’tais pas décidé. J’allais surement vite m’en rendre compte.

Isaac avait regagné son siège alors qu’mon « frère » f’sait des manières pour m’inviter à faire d’même. J’ricanai surtout à l’entente d’son rire plus qu’à sa blague. L’entendre m’faisait du bien. S’tait comme de r’tourner en pleine année scolaire, seul moi et lui.

- Je suis content de te voir.

« Moi aussi. », avais-je répondu faiblement, mais souriant doucement.

Je pris place à l’arrière comme me l’indiquait Alistair et m’installai confortablement, hésitant à déposer mon vieux sac sale sur la banquette de la voiture. J’le posai plutôt sur mes genoux, l’tapotant nerveusement. J’allais dire quoi, j’allais dire quoi…J’avais un tas d’questions, beaucoup d’questions peu appropriées d’ailleurs que j’m’empêchais d’poser. Ça limitait mes conversations et j’me sentais pas très bien avec s’genre d’attitude, mais j’voulais rien gâcher pour Ali. Il avait tellement eu l’air d’apprécier r’cevoir son invitation à habiter chez s’mec là. J’allais pas lui faire ça. J’devais trouver des sujets innocents…bien paraître…aeurk…j’avais l’impression d’pas être moi-même…

« Alors…comme ça y vous parle d’moi…En bien, j’espère…Et vous…euh…êtes travailleur social s’lon s’que m’a dit Alistair. Vous savez, j’veux pas déranger. Si vous aviez mieux à faire. Des kids à sauver…genre.»


« Nous repasserons pour le tact dont nous avons discuté…Je sens déjà des reproches cachés. »

« Y’avait pas d’reproche caché! »

« Te connaissant, ça m’en avait tout l’air. »


« J’essayais d’être poli. Y’a p’t’être réellement mieux à faire. S’pas comme si j’avais vraiment b’soin, moi j’chui adulte et j’m’arrange très bien! »

« Je suis d’accord, mais ne me fait pas à croire que notre vie ne peut pas s’améliorer un tout petit peu! Et il le fait pour Alistair probablement alors calme-toi!»

« T’avais pas l’air mécontente dans les derniers jours. »

« Oui bah…ça dépend avec qui et où hein! »

« Tu penses qu’j’avais luxe d’choisir? Pourquoi t’penses que j’prenais l’parc!»


L’silence allait s’installer peu à peu l’temps que j’parle et m’obstine avec Aphrodite et j’voulais pas. Tournant la tête vers Alistair en espérant qu’il comprenne que j’trouvais pas, pour une rare fois dans ma vie, comment aborder une personne. Faut dire que d’connaître la profession du dude m’aidait pas.  J’avais l’impression d’retourner plusieurs années en arrière. Assis à l’arrière d’la voiture d’un travailleur social. J’avais pas d’bon souv’nir des fois où ça m’était arrivé. Mais j’tais grand maint’nant, j’comprenais pas pourquoi j’me sentais comme ça…comme vulnérable. L’mot même m’donnait envie d’vomir. Enfn, normal’ment maint’nant s’tait l’arrière des voitures d’police qui mettait mal à l’aise. Alors pourquoi lui?

« Tu ne veux pas faire de bêtises face à Alistair. C’est normal. Seul avec Isaac et sans la contrainte de ton ami tu l’aurais sans doute déjà envoyé balader ou insulté d’une quelconque façon…sinon confronté à la limite. Qu’est-ce que tu lui reproches? Il ne t’a rien fait autrement que t’apporter de l’aide. Tu devrais être reconnaissant. »


« Il…Il…argh! T’peux arrêter d’jouer les psy? T’es pas mieux! »

J’me raclai la gorge pour r’prendre la discussion rapid’ment et s’fut mon r’gard sur Ali qui m’permit d’reprendre un peu d’assurance. J’avais b’soin d’dire s’que j’pensais vraiment au moins sur un truc, n’importe lequel, car m’censurer m’tuait littéralement.

« Okay…J’sais pas avec quoi vous l’nourissez, mais…wow… »


J’croisai l’regard d’Ali en m’excusant fauss’ment.

« D’solé un d’nous deux d’vais l’faire r’marquer à un moment ou un autre. C’est fait. »

J’haussai les épaules. L'humour avait toujours été quelque chose d'réconfortant pour moi et une fois d'plus ce s'rait ça qui m'sauverait les fesses l'temps que j'me détende un peu.
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MessageSujet: Re: Soirée pyjama impromptue (Feat Ethan Shaw) Ven 23 Déc - 2:25
J’avais réalisé tardiv’ment, sans doute à cause d’ma nervosité, qu’Alistair avait attrapé ma main, la caressant du bout des doigts. C’est vraiment lorsqu’il l’avait serré davantage que j’l’avais senti. J’rel’vai pas la chose malgré ma surprise. J’voulais pas l’repousser, même qu’ma respiration s’calquait lent’ment sur son mouv’ment concentrique. J’avais écouté Isaac m’dire qu’il était en pré-r’traite et qu’Alistair était l’dernier kid dont il s’occupait. Vraiment? J’avais pincé les lèvres pour éviter d’dire des conn’ries qui nuiraient à Alistair et ravalai mon v’nin.


«  Et puis, tu as beaucoup plus de temps devant toi qu'il ne m'en reste, c'est important de t'aider à en prendre soin. », avait-il fini par dire.

« Dah…peut-être. », avais-je soupiré faiblement et surtout pour moi, d’façon à peine audible.

L’temps qui reste…J’ignorais toujours si j’devais en être heureux ou pas, s’t’ais l’un d’mes grands dilemme d’vie J’voulais pas crevé, clairement j’m’aimais trop et ce serait une grosse perte pour l’humanité de perdre un tel artiste qui n’avais même pas eu la chance de prouver sa valeur à ses yeux…mais l’idée d’être séparé d’Sin m’blessant toujours autant. M’rappelé qu’elle avait pas vécu et moi oui s’rait mon fardeau jusqu’à la fin, et donc clair’ment j’voulais pas crevé, mais prendre soin d’moi était pas dans mes priorités. J’avais s’te tendance à croire que tous s’que la vie m’balançait à la gueule j’l’avais bien mérité, mais était capable d’le prendre en homme en vrai. Pas b’soin d’aide, j’me débrouillais seul et j’méritais. Il arriv’rait s’qu’il arriv’rait, quand ça arriv’rait. M’enfin, clair’ment mon mood actuel aidait en rien ma réflexion. Isaac voyait pas les choses comme ça en m’disant ces mots. S’tait par bonté, du moins s’qu’il laissait croire. Un bref rican’ment s’tait échappé d’mes lèvres voyant c’mment s’tais con à quel point j’m’égarais. Il avait rapid’ment poursuivit avec m’a s’conde question à savoir s’qu’Ali d’sait et ses paroles, m’firent au moins sourire sincèrement cette fois. J’avais même osé un bref r’gard vers Ali autant pour l’interroger qu’pour avoir une confirmation dans l’sien. Puis, j’m’étais empressé d’passer un commentaire sur sa taille pour combler l’silence qui s’tait installé. Pour toute réponse Isaac avait rit et cette fois Ali avait davantage réagit, rougissant et r’tirant sa main d’la mienne. J’m’étais fauss’ment excusé, amusé par sa réaction et sincèr’ment soulager d’celle du conducteur qui en avait profité pour ajouter à mon commentaire auquel j’me retins d’ajouter qu’Aphrodite approuvait pour le « beau grand jeune homme ».

- Si tu veux savoir, c'est sans doute sa propre nourriture qui l'a fait grandir ainsi, il est plutôt doué en cuisine.

- Pas tant...

- Si tu veux Ethan, tu pourras manger les restes du repas de ce soir, du hachis parmentier gratiné, simple et délicieux. Alistair l'a fait seul.

- Il est un petit peu brûlé par contre... Mais, c'est mangeable.


J’ricanai face à leur p’tit débat.

« Jamais goûter la bouffe d’Ali. Faudrait si c’est si bon. Sinon il va l’savoir. Il sait qu’chui pas mou sur la critique. Si vous m’l’offrez j’veux bien goûter. J’ai pas mangé d’puis un moment et bon…moi et la bouffe. Longue histoire d’amour. Même si c’est « un petit peu brûlé », j’suis certain qu’ce s’ra mangé. Et puis, si vous aimez l’genre d’truc, j’veux bien partager ma r’cette d’musaca. C’est similaire, avec d’la viande d’mouton…eh ou d’bœuf… s’lon s’que t’as sous la main, pommes de terres ou courgettes, le tout gratiné avec tomate, oignons, carottes, beaucoup d’épices dans l’mélange d’viande… J’ai appris à faire jeune... S’tait simple…m’enfin.»


J’haussai les épaules à la fin. J’avais commencé à m’justifier. Comme si la conversation pour moi dev’nait weird…parce que ça l’étais. Pas l’genre d’trucs que j’parlais avec les gens…la cuisine…pfff…S’tait un truc qu’j’avais jamais discuté avec personne et donc, non plus Alistair, mais faire d’la bouffe j’aimais bien et ça s’complétais bien avec mes aptitudes d’barman. Filles comme gars, mes conquêtes aimaient bien un mec qui cuisinait, j’en avais gagné plus d’une comme ça et j’aimais les réunions autour d’une bonne bouffe. En fait, j’cuisinais pour les autres, jamais vraiment pour moi, mais p’t’être qu’on gagnerait à s’faire d’la bouffe pour nous même en dehors du self. J’avais fini par m’taire en plein milieu d’mes explications…observant plutôt la route, frottant l’arrière d’mon crâne timid’ment. J’avais baissé ma garde, j’crois…

« Oui. Et c’est parfait comme ça Mircea! Tu n’as pas besoin de ta garde. Relaxe. Pour ma part, je le trouve charmant ce monsieur! Encore, je le répète. Soit reconnaissant. »


« J’crois qu’il l’a pris par culpabilité après l’nombre d’famille d’accueil qui lui a filé. Pas d’bon cœur. S’il avait voulu son bien il l’aurait adopté y’la longtemps. »

« Alors c’est ça? Pour toi, son geste actuel ne compte pas? Mieux vaut tard que jamais, non? Et la réalité ne doit pas être si simple. »

« Nu, tard, c’est trop tard, les dommages sont faits pour Ali. Moi j’l’aurais pris. »


« Et tu n’aurais pas pu lui offrir de foyer stable. Parce qu’avouons-le, notre rythme de vie n’est pas exactement le plus saint….Et la dernière fois…Enfin, cela n’aurait pas été idéale pour lui-même si tu l’avais connu, tu comprends mon point. Je crois… »

« La dernière fois quoi ? Toi aussi tu m’accuses ? »

« Non, mais vivre en sécurité est important pour un enfant… Je ne dis pas que… »


Aphrodite s’était tue…Mauvais sujet, mauvais moment, elle le savait. Les traits d’mon visages s’taient durcit instantanément, mes mains s’tais crispés sur mon sac et mes yeux étaient dev’nus humide l’espace d’un moment. J’les avais fermés un moment, puis rouverts en observant l’paysage, inspirant profondément pour qu’mes émotions r’prenne leur place un moment. Après une minute j’avais, malgré la tension intérieure que j’ressentais, récupérer une expression d’marbre qui m’f’rait survivre la soirée. Malgré l’doute, j’soutenais toujours que tout s’qui était arrivée n’était pas entièrement ma faute. Je n’aurais jamais pu ret’nir Sin et j’avais tout fait pour lui donner un « environnement sécuritaire » et une vie agréable. De toute la situation ne serait allé qu’en s’améliorant si ça n’avait pas été…si j’avais…si elle…elle. J’ravalai mentalement mes mots.

Après un moment, nous arrivions d’vant une petite maison en brique rouge avec une petite parcelle de terrain à l’avant. Nous étions aux limites de la ville, dans un quartier assez tranquille. Ça changeait d’Rahoon Westside clair’ment. J’analysais encore les lieux sans broncher, assis dans la voiture et hésitant à savoir si j’devais suivre, mais il était d’ja tard pour r’fuser et à peine la pensée avait effleuré mon esprit qu’senti l’sac sur mes genoux quitté mes mains sans que j’puisse le r’tenir. J’me sentais nu, j’avais pas l’choix d’suivre, d’autant plus qu’Ali m’avait agrippé immédiat’ment après pour que j’le fasse. Il avait ensuite ouvert la porte et m’avait invité à entrer, ce que je fis en poursuivant mon observation des lieux, si propres, si rangés. Pas du luxe, mais définitivement Isaac vivait plutôt bien, très bien même à mon avis. D’ailleurs j’allais accompagner Ali, quand j’le vis r’tirer ses chaussure, j’figeai un moment…ah ouais…euh…okay…J’retirai les miens en appuyant sur le talon, avec un pied, puis l’autre en cessant mon mouvement pour les envoyer balader lâch’ment et les déposant plutôt à côté d’ceux d’mon coloc qui m’fit faire l’tour des lieux. Il arriva éventuellement d’vant la salle de bain et celle d’lavage. Celle-là m’faisait définitiv’ment envie, mais j’pouvais pas m’résoudre à l’utiliser right? J’avais pas l’goût d’d’voir être reconnaissant comme Aph m’le disait. Moins j’allais m’en permette mieux ce s’rait. J’pourrais décamper lend’main matin certain’ment.

« La salle de bain et salle de lavage, tu pourras prendre une douche si tu en as besoin et on pourra nettoyer tes vêtements. »

« J’pense pas avoir b’soin. J’y suis passé vite à l’hosto. »

« Ma chambre. », avait-il poursuivit un peu plus loin.

C’est en apercevant la pièce et l’regard fier qu’Ali posait d’ssus. J’sentis comme un pincement au cœur qu’j’arrivais pas à m’expliquer. Faux…j’y arrivais, j’voulais juste pas savoir. Un sentiment d’solitude comme j’me rapp’lait bien, un sentiment. J’aurais dû être heureux pour Alistair, mais non…enfin peut-être pour lui, pas pour moi.

« Tu ne devrais pas. Si cela t’étais arrivé avant, tu aurais été heureux non? »

« J’suis pas fait pour s’genre d’truc de famille, alors non. J’déplore juste…Pourquoi maint’nant? C’est vraiment tard, après l’avoir placé dans autant d’familles différentes. Il a 16 ans b*rdel! Il va être majeur bientôt…C’est clair’ment moins impliquant de l’prendre maint’nant hein! Moi j’pense qu’il va juste le bloquer dans son autonomie. Il commençait à couper les cordons avec sa mère…faut pas lui donner d’autres faux espoir!»

« Je crois que c’est un peu plus personnel que tu ne veux le dire. N’est-ce pas? »

« Ouais et puis?! »

J’le savais, j’assumais. J’avais jamais eu s’te chance là. Moi qui avait toujours pensée qu’Alistair avait été abandonné comme moi, j’réalisais qu’il l’était quand même beaucoup moins qu’j’pensais. Des gens étaient prêts à s’occuper d’lui. Pour être franc, il l’méritait probablement. Ça changeait pas l’mélange d’frustration et d’inquiétude qu’j’avais envers et pour lui. Rien d’pire que d’donner encore plus d’faux espoir et si…si tout était bien intentionné et du long terme…Un p’tit sentiment d’jalousie m’subsistait bien malgré moi.

- C'est ici que tu dormiras, j'espère que tu seras assez confortable, me dit-il après m’avoir indiqué mon propre lit pour la nuit et sortie des couvertures supplémentaires.

Peu de temps après Isaac, nous expliqua ses plans d’soirée et quitta pour sa chambre, nous laissant entre nous. Leur familiarité, m’parut étrange. J’avais jamais créé autant d’liens avec mon travailleur social. En espérant qu’il n’y avait rien d’trop bizarre....Vrai qui dev’nait un « beau grand jeune homme ».

« J’en doute. C’était tout à fait paternel comme façon de s’adresser à lui.»

« Ouais, pour le moment. »

« Tu chercher des poux Mircea? Tu devrais peut-être lui en parler…à ton « petit frère. » »

« Non t’as raison c’est débile. »
, chassais-je mes propres pensées.

Sur celles-ci, j’sentis d’nouveau Alistair me prendre dans ses bras, me sortant d’mes réflexions, profitant simplement du câlin et allant même jusqu’à appuyer ma tête sur son épaule un moment. J’réalisais qu’j’t’ais crevé. Puis, Alistair m’relâcha, m’posant la question qu’j’m’attendais à r’cevoir d’puis l’début. Pourquoi pas le pensionnat ? J’soupirai à mon tour, laissant tomber mon sac à côté du lit, puis mes traits se durcirent en réfléchissant à mes paroles.

« On a un nouveau coloc. Genre…y’a définitiv’ment une place spécial’ment enfer pour les gens comme lui. Il r’présente tout s’que tu veux pas chez un colocataire…c’est un imbécile et il a aucune considération pour personne autre que lui. Au moins, il reste dans son coin…général’ment. Bref, on s’est pris la tête et j’me suis poussé. J’préfère r’tourner à la rue que d’vivre avec ça. J’sais qu’ça pourra pas être comme ça au r’tour des classes, mais j’allais pas m’le farcir en plus s’t’été. Pas après l’voyage. J’ai assez souffert mersi…Au pire s’t’année j’irai offrir ma présence à Ais.»


J’passai ma main dans mes ch’veux, sentant la terre granuleuse roulant sur le fond d’ma tête. Dormir dehors apportait son lot d’inconfort tout d’même.

« C’est rien d’grâve. J’ai loger chez quelques amis, mais j’peux pas tellement m’permettre d’y rester bien longtemps pour différentes raisons. Et j’en avais marre alors j’ai dormis dans un parc un p’tit bout d’temps ou où j’pouvais. Il fait pas trop froid encore et j’suis habitué. Faut pas s’inquiété. Et s’pas mauvais dans l’fond ça m’rappel la chance qu’j’ai d’être à Immo. Pas tout l’monde qui peut avoir accès à s’confort là et on a tendance à vite oublié. »

Je marquai une pause, puis plantai mon r'gard dans celui d'Ali.

"Et toi? Tout s'passe bien avec ton Isaac? T'as l'air de t'y plaire...confortable. Il a..l'air sympathique. Il te traite bien?"

Je tentais de garder un ton détacher. Je prenais simplement des nouvelles après tout, mais j'sentais l'découragement d'Aph qui même si elle comprenait, aurais bien aimé que j'profite simplement d'tout ça et d'la présence d'Al, que j'me détende un peu. Elle d'vait trouvé qu'ça f'sait un peu trop longtemps à son goût qu'j'avais pas été plus attentionné avec elle et le stress y était pour beaucoup d'puis l'Égypte.

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