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Deux pôles, deux extrêmes [Pv Venceslas A. Mahood]
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MessageSujet: Deux pôles, deux extrêmes [Pv Venceslas A. Mahood] Dim 8 Oct - 1:06



Enfin tranquille ! ... C'est qui lui ?


Ah… Douce routine. Faire les mêmes gestes et savoir ce qui allait arriver était sécurisant. Je n’aimais pas les imprévus tant ils pouvaient cacher beaucoup de douleurs. En tous les cas ils ne m’avaient jamais été bénéfiques, m’apportant constamment des ennuis.

Ainsi, tous les soirs je mettais mes restes dans un boîte à bentô pour le manger le lendemain, sauf le week-end. Je ne mangeais jamais beaucoup, ce qui était la raison pour laquelle j’étais aussi maigre. Je ne parvenais ni à sentir les réelles saveurs des aliments, et encore moins à ne pas me sentir dégoûté dès que je mettais quelque chose dans ma bouche. Ce simple geste pouvait me rendre malade. J’en connaissais la raison malheureusement et, par extension, Toueris était tout autant au courant. Du coup, elle tentait à chaque fois de me rassurer, de me détendre… sans y parvenir. A moins que l’aliment soit liquide, et encore, il m’était impossible de me sustenter plus que le stricte nécessaire. Peut-être allais-je devoir songer à prendre des protéines et vitamines sous forme de pilules ?

A la fin de la matinée, je vis tout le monde se rassembler en groupes distincts avant de partir pour aller à la cantine ou manger dehors. Personnellement, je rangeai mes affaires avec lenteur pour les laisser faire. Je n’appartenais à aucun groupe et c’était très bien ainsi : me lier signifiait qu’un jour on viendrait à me détester tout comme au Japon. Mieux valait pour moi ne pas revivre de telles choses alors que je vivais déjà du passage à tabac régulier. D’ailleurs, ce dernier point était la cause des divers bandages qui recouvraient mon corps. Certains se trouvaient même être visibles sans que je puisse les cacher. Cela aurait été pénible si quelqu’un s’était mis en tête de s’inquiéter pour moi, déjà que je devais supporter de devoir aller à l’infirmerie régulièrement… entre autres.

Quand tout le monde fut parti, je pris mon bentô léger et mes baguettes avant de sortir à mon tour de la salle de classe. A pas lent, je me dirigeai vers la sortie, et plus exactement l’arrière du bâtiment où pratiquement personne n’allait. Les jours de pluie, un ancien abri de vélo rouillé me protégeai… tout comme ma barrière invisible qui pouvait se montrer plus que capricieuse. En chemin, je mis ma boîte sous mon bas pour sortir mon i-pod et mettre mes écouteurs dans mes oreilles. Ainsi dans ma bulle grâce à une chanson française qui, traduite, me correspondait totalement, et autres sur le même thème, je pus éviter de voir ce qu’il se passait autour de moi.

Arrivé à mon endroit, je m’assis à même le sol, le dos contre le mur froid, et je j’ouvris mon bentô. Les baguettes en main que je joins, je prononçai un bref « itadakimasu » qui n’avait rien de joyeux et me mis à manger avec une lenteur déconcertante. Non, je n’y arrivais vraiment pas. Toueris avait beau tenter encore une fois de m’aider, la première bouchée provoqua un haut le cœur que je parvins à retenir de justesse. Comment allais-je m’y prendre cette fois ?


(c) Yuki Nakamura sur Pensionnat Immortal

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MessageSujet: Re: Deux pôles, deux extrêmes [Pv Venceslas A. Mahood] Jeu 12 Oct - 21:37
Aujourd’hui, on était un lundi. Et, le lundi, c’était un jour spécial, puisque c’était là où tout le monde déprimait. Cette même déprime que notre ami Ven ne connaissait que de nom, mais qu’il voyait bien sur les visages des autres. Les élèves, surtout, ne semblaient pas épargnés. C’était comme une étrange épidémie, qui, aux dires des autres, commençait le dimanche soir et se poursuivait jusqu’au lundi matin. Pendant longtemps, monsieur le surveillant avait tenté de comprendre le pourquoi du comment. Les résultats n’avaient pas été concluants; la seule chose dont il était sûr était que les gens appelaient ça le blues du lundi, parce que reprendre la routine quotidienne n’était guère enchanteur.

Mais lui, il faisait tâche. Pourtant, lundi signifiait aussi  pour lui aussi se lever tôt et aller bosser. Il en était ravi. On ne s’ennuyait jamais au pensionnat, il y avait toujours un problème à régler, un endroit où patrouiller ou encore mille autres choses.
Ce jour-là, donc, comme tous les autres lundis du monde, il se leva absolument ravi, gagna le pensionnat une heure après et commença sa journée.

*Est-ce que dans ton monde des dieux, c’est comme ça aussi Oz’ ? Vous aussi, vous tirez la tronche comme pas possible parce qu’il faut reprendre le boulot ?*

*Oh pitié, on est bien au-delà de ces choses-là*

Ah oui, et je vous présente Osiris. Osiris, c’est celui qui a élu domicile dans la tête de notre ami le surveillant. Comme il n’y a pas trop le choix, Ven a bien été obligé de faire avec. Voilà plusieurs mois qu’il s’est retrouvé avec ce quelqu’un dans sa tête, ce quelqu’un qui est le dieu égyptien de l’au-delà, pour faire bref.

Que vous dire de la matinée, si ce n’est qu’elle se passa comme une matinée normale dans un pensionnat à peu près normal ? Et vas-y qu’il avait fallu s’occuper de je ne sais quel élève qui s’était perdu au fin fond des couloirs, puis aller faire passer un mot de la part d’un prof à machin de la classe de seconde, et enfin s’amuser à surveiller tout ce petit monde durant les pauses, et ainsi de suite.

Le midi arriva très vite.
Monsieur le surveillant n’attendait pas la pause des élèves pour manger. Nan, il le faisait plus tôt, afin d’être sûr de mieux pouvoir courir tout le pensionnat pendant la pause.
Midi sonna donc, et toute la masse d’élève se dispersa aux quatre coins du pensionnat, en même temps que lui.
Mais ce jour-là, il avait quelque chose à faire. Ce quelque chose, ça s’appelait aller voir ce qu’il se passait à l’arrière du bâtiment de cours. A cause d’élèves qui s’amusaient à grimper aux arbres ou aux grillages à cet endroit. On ne lui avait pas laissé le choix. Sauf que ledit endroit était un peu nul; on n’y trouvait jamais personne et on se retrouvait comme un con à l’écart des autres. Mais soit, il n’eut pas d’autres choix que d’y aller, c’était le boulot après tout. Aussi, de la même démarche enjouée que d’habitude, il parvint joyeusement derrière le bâtiment.

*Bon, je suis sûr d’une chose, c’est que je ne trouverai personne ici, et que je vais m’y ennuyer comme un vieux rat mort. Qu’est-ce que je peux faire dans un endroit moche comme celui-là Oz’ ? T’as pas une idée ?*

*Comme par exemple faire ton travail ?*

Il ne lui fut d’aucune aide de ce côté-là, et il dû se résoudre à laisser tomber.
Ven se dit alors qu’il ne ferait qu’un aller-retour, il n'y avait pas besoin de plus.

C’est donc en déambulant à l’arrière du bâtiment qu’il tomba sur ce qui semblait être un élève. Oh, sans doute l’un de ceux qu’il allait devoir rappeler à l’ordre. Sauf que cet élève-là semblait seul. On ne s’amusait pas à faire du n’importe quoi et à grimper aux arbres tout seul normalement, ça lui sembla bizarre.
Quelques instants d’observation lui firent comprendre que l’élève était plus occupé à manger avec une lenteur d’escargot plutôt qu’à faire des conneries.

Soit. Que faire dans ces cas-là ? Partir, et le laisser manger tranquillement tant qu’il n’embêtait pas le monde ? Non, c’était trop facile. Trop facile et absolument pas drôle. Le mieux à faire, c’était d’aller s’incruster. Puisque rester seul, pour en revenir à ce qu’on disait plus haut, c’est tout triste. Monsieur avait décrété que personne n’avait à être seul. Hein ? Les personnes qui aimaient la solitude ? Non, ces choses-là n’existaient pas dans le monde de Ven.
C’était décidé ! Ni une ni deux, il se dirigea joyeusement vers le solitaire.

* Évite de lui sauter dessus, les gens n’aiment pas quand tu surgis comme un monstre derrière eux. Et je les comprends*

*Mais j’ai toujours fait comme ça…*

*Raison de plus pour arrêter.*

C’était quand même moins drôle d’approcher quelqu’un sans le surprendre.
Mais de toute façon c’était trop tard. Il était déjà dans sa ligne de mire et seulement à quelques mètres de lui, c’était raté pour le surprendre.

-Bonjour! Oh! je n’ai pas souvent vu ta tête à toi, t’es un nouveau ? Dis, pourquoi t’es là, tout seul ? C’est pas marrant ici, y’a rien à faire! Tu veux pas rejoindre toooouuus les autres?
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MessageSujet: Re: Deux pôles, deux extrêmes [Pv Venceslas A. Mahood] Jeu 19 Oct - 8:17



Enfin tranquille ! ... C'est qui lui ?


La tranquillité était vraiment salvatrice, bénéfique. Pour moi il n’y avait rien de plus réparateur que le silence et la solitude, même si celle-ci était un peu compromise par la présence de Toueris. Je ne pouvais cependant pas lui demander de s’en aller puisqu’elle était prisonnière en moi. Ma seule préoccupation se trouvait donc d’être de manger sans tout déglutir immédiatement. Si cela pouvait être reporté à une heure ou deux plus tard, ce serait pour m’arranger.

Les yeux dirigés vers le sol, alors que je m’efforçai à faire passer la seule bouchée que j’avais en bouche, je vis les pieds d’une personne entrer dans mon champ visuel. Un homme si j’en jugeais par les chaussures qu’il portait et sa voix quand il me salua. Par la suite, il déclara qu’il ne m’avait pas souvent vu, et comme si c’était la seule raison à ça, il me demanda si j’étais nouveau. Et si seulement c’était la seule qu’il me posa… Mais non, ses interrogations allèrent jusqu’aux raisons qui me poussaient à être là et si je ne voulais pas rejoindre les autres élèves. Sincèrement, j’avais juste envie de l’envoyer bouler, mais le fait que ce soit un adulte, une personne que je devais respecter et satisfaire plus qu’une autre, je n’en fis rien.

Allant contre mes craintes, je levai la tête pour observer mon interlocuteur. Ses cheveux mi-longs et sa barbe blonds me rappelèrent que j’avais été extrêmement surpris, presque choqué, de constater que beaucoup de personnes avaient les cheveux clairs. Je les avais un peu plus foncés que lui, mais ça avait suffi pour empirer ma situation à l’école… Cette fois, non. C’était vraiment trop bizarre. Mais, pour en revenir à lui, je trouvais qu’il souriait beaucoup trop. A mes yeux, c’était comme s’il me disait de faire ce qu’il voulait à moins que je ne veuille me faire frapper. Mais, dans l’ensemble, il était une personne assez bien foutue. Pas comme celui que je devais nommer « père » qui avait de l’embonpoint.

Ne sachant pas quoi lui répondre, puisque je me doutais un peu (beaucoup) qu’il n’accepterait pas que le silence s’éternise, je réfléchis rapidement aux mots à prononcer. Toueris, qui voulait m’aider, me fit une proposition :

*Et si tu lui disais déjà que tu es arrivé depuis plus longtemps que tu le crois ? Tu peux rester évasif sur les raisons, mais attends-toi à ce qu’il te pose la question. Pour les questions sociales, pourquoi ne pas simplement dire la vérité, que tu n’aimes pas être avec les autres ?*


*Il va pas me lâcher si je lui dis ça…*

*Ça, tu n’en sais absolument rien. Pourquoi ne pas essayer ? Ça ne coûte rien.*

J’étais persuadé que ça ne fonctionnerait pas : je l’avais bien trop vécu pour pouvoir me faire prétendre le contraire. Néanmoins, pour qu’elle en ait la preuve, je tentai le coup après avoir lâché un soupir :

- Je suis ici depuis plus de six mois. C’est pas ma faute si vous ne m’avez pas vu avant.

J’eue la gentille remarque de ma déesse que j’étais trop froid et sec pour une présentation. Pour moi s’en était pas une et je voulais juste être à nouveau seul, donc ce n’était pas un problème à proprement parler. Ces pensées désespérèrent la jolie dame dans ma tête qui finit par me dire qu’il me restait une partie à traiter. Cette fois, je n’en avais vraiment pas envie, persuadé que c’était hors de la compréhension d’autrui, surtout ceux qui étaient « heureux ». Je pris donc un peu de riz de la veille entre mes baguettes et le mangeai en réprimant un haut-le-cœur discrètement. Hors de question que ma manœuvre se retourne contre moi !


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MessageSujet: Re: Deux pôles, deux extrêmes [Pv Venceslas A. Mahood] Dim 22 Oct - 11:29
*Mauvaise idée. C’était une mauvaise idée, Oz’. Regarde, maintenant il a l’air de s’ennuyer! J’ai l’impression qu’il ne va jamais me répondre, et c’est normal avec la vieille entrée pas du tout dynamique que j’ai faite… Les gens préfèrent quand on se jette sur eux pour leur dire bonjour, j’en suis sûr! *

Mais le dieu ne lui répondit pas non plus.
La situation commençait devenir franchement maussade; c’était un silence continuel. Un silence qui dura longtemps. Beaucoup trop longtemps, du moins, pour lui. Au moins pas loin d’une heure, toujours selon Ven.
Il fit un pas de côté, balada son regard sur le paysage avant de poser à nouveau les yeux sur l’élève. Ça devait être l’adolescent le moins loquace du monde entier, il n’avait toujours pas prononcé un mot. À moins qu’il ne soit muet ? Ven pencha la tête sur le côté. Muet ? Mais oui, c’était ça, c’était sans doute ça ! Après tout, jamais personne ne prenait si longtemps pour répondre à une simple question, il n’y avait que cette explication. Il prit une grande inspiration, et s’apprêta à lui dire qu’il avait compris le problème.

Il n’en eut pas le temps. L’autre, qui n’était en fait pas muet du tout, parla avant lui. Si on pouvait appeler ça parler… Disons plutôt qu’il se contenta de dire quelques mots d’un ton morose. Non, ce n’était pas un muet. C’était plutôt un mort-vivant, songea Ven. Il n’y avait qu’un cadavre pour parler comme ça.

*Les cadavres ne parlent pas, du moins pas ici-bas. Tu penses beaucoup trop vite, écoute plutôt ce qu’il te dit. *

Et il en fut ainsi.

-Six mois ?!

Alors comme ça, il ne connaissait pas l’intégralité du pensionnat ? Ça faisait mal à entendre, ça. Lui, qui passait ses journées à courir tous les étages, aurait espéré y connaître au moins tous ceux qui les fréquentaient. Ce n’était vraiment pas le cas ? A moins que cet élève-là ne fasse pas partie des M. Ça aurait expliqué beaucoup de choses. Il aurait sûrement penché pour cette option, s’il n’avait pas prêté attention à l’uniforme de l’élève. C’était bien l’uniforme des M, aucun doute là-dessus, il le voyait trop à longueur de journée pour ne pas le reconnaître.

-Mais moi, je suis sûr que je connais tooouuus les élèves du pensionnat, surtout les M, puisque t’en es un pas vrai ? Comment ça se fait que je ne t’ai pas vu avant ? Tu te caches ou quoi ? T’es un ninja ?

Il n’y avait aucune trace de moquerie dans cette phrase, c’était de la réelle curiosité.
Mais il n’y réfléchit pas plus longtemps. Parce qu’autre chose venait de lui sauter à l’esprit.
C’était un élève de la section M, soit. Mais s’il y avait section M, c’était qu’il y avait aussi eu passage dans la salle bizarre du directeur. Et donc possession par un dieu. Et ça, ça c’était super intéressant, puisque ça signifiait que cet élève-là aussi avait une deuxième personne au fin fond de son esprit.
Mais il avait compris, avec le temps, que débarquer devant quelqu’un en lui demandant quel dieu il avait dans la tête n’était pas toujours bien perçu par ses interlocuteurs. Certains le vivaient mal, et n’appréciaient pas qu’on vienne leur en parler. Et celui-là ne semblait déjà pas au comble de la joie. Autant se taire pour le moment, mais garder la question dans un coin de l’esprit pour plus tard.

*J’ai surtout l’impression qu’il veut avoir la paix.*

*Nan c’est pas vrai. Moi je sais que personne ne veut avoir la paix, et encore moins rester tout seul comme ça.*

*Si tu le dis…*

Et, comme monsieur le surveillant ne faisait jamais les choses à moitié, il décida de prendre place aux côtés du plus jeune. Sans lui demander la permission, non, ça ne servait à rien ces choses-là.

-Mais à quoi ça sert de manger tout seul dans son coin comme ça ? Dis-le-moi, j’aimerais vraiment beaucoup le savoir. Surtout derrière le bâtiment ! Comme c’est moche ici ! Tu vas pas me dire que c’est pour la vue que tu viens là; y’a que des arbres et un bloc gris au milieu!

Il étendit les bras, pour montrer l’ampleur du bâtiment qu’ils avaient sous les yeux. Il le fit comme il le faisait d’habitude, à savoir trop vite et trop brusquement. Sa main gauche heurta quelque chose, et ce quelque chose tomba à terre.
C’est ainsi que mourut le bentô, à peine entamé, de l’élève.
Il tourna vivement la tête pour s’apercevoir de sa catastrophe. Catastrophe qui ne surprit absolument pas Osiris qui le voyait en faire quinze comme ça rien qu’en une journée.

-Rha zut! Je crois que c’est encore de ma faute ça…

Mais alors que faire ? Il se creusa la tête quelques secondes, avant de penser au plus simple.

-Euh… désolé… ?

Mais peut-être que ça donnerait une étincelle de vie à cet élève qui sait ?
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MessageSujet: Re: Deux pôles, deux extrêmes [Pv Venceslas A. Mahood] Lun 23 Oct - 8:06



La journée risque d'être compliquée...


Le temps que j’avais mis à réfléchir en compagnie de ma déesse s’était passé dans un silence de mort. C’était à la fois pesant et agréable. Pourquoi pesant ? A cause de sa présence à lui : il semblait tourner en rond autour de moi, attendant impatiemment que je lui dise quelque chose. Si seulement Toueris pouvait parler à ma place, répondre quand je ne le voulais pas. Pourtant, rien ne pourrait jamais me remplacer dans cette situation, donc je répondis à ma façon, encouragé par ma déesse.

Loin de laisser mon interlocuteur indifférent, elle le fit s’exclamer en répétant le temps que j’étais venu ici. Quoi que ça faisait un peu plus quand même. Juste un peu. Je ne me sentais cependant pas de chipoter sur le coup, me sentant trop nauséeux pour ouvrir la bouche. Heureusement, il enchaîna assez rapidement en déclarant qu’il était certain de connaître tous les élèves du pensionnat et surtout les M, insistant beaucoup sur certains mots, avant de m’ensevelir de questions dont je me serais bien passé. Surtout à ce moment précis…

Heureusement, je n’eus apparemment pas à répondre puisqu’il enchaina finalement. Cette fois, il me demandait, en gros, pourquoi je mangeais seul et, surtout, ici. Et, en montrant le bâtiment face à nous, il fit un grand geste qui fit voler mon bentô. Sur le coup, je ne réagis pas du tout tant le déjà vu était fort. Ce n’était pas la première fois qu’on renversait mon repas volontairement, qu’on m’empêchait de manger d’une façon ou d’une autre.

*Tu ne vas quand même pas l’accuser de l’avoir fait pour te nuire ! Tu n’en sais rien du tout, Yuki.*

Comme pour donner raison à ma déesse, le blond sembla râler, se jetant la pierre avant de me donner un semblant d’excuses. Je ne comprenais pas. Avant Toueris, personne ne s’était donné la peine de me demander pardon. Cela aurait dû m’attrister ou me mettre en colère de voir mon repas voler une fois de plus, et à cause d’un surveillant cette fois. Pourtant, j’en avais tellement l’habitude que je ne réagis pas plus que ça, répondant simplement à une des questions qu’il m’avait posées :

- Non, les lieux ne sont pas « jolis », mais c’est calme et je peux y être seul.

M’attarder sur d’autres de mes raisons ne me vint pas à l’esprit. Après tout, les adultes n’étaient pas plus clean que les personnes de mon âge de ce que j’avais pu constater tout au long de ma vie.

*Pourtant tu as rencontré une personne qui t’as aidé et soigné il y a peu. Tu as changé d’école et de pays alors pourquoi les choses ne pourraient pas être différentes ?*

*Tu oublies les mecs qui me frappent tous les jours…*


*Non, je ne les ai pas oubliés et j’espère toujours qu’un jour quelqu’un les attrape pour leur donner une bonne correction ! Toucher à mon petit protéger… Jamais je ne leur pardonnerais !!*

*Toueris, tu fais peur…*

*…*

Elle savait que je ne disais pas ça pour être méchant ou pour juste la faire taire, mais bien parce que c’était réel. Le souvenir de quand elle devenait « dark » restait malheureusement bien ancré en moi, comme une menace dirigée vers… je ne savais pas trop qui en fait.
Doucement, je me levai pour récupérer ma boîte. Celle-ci s’était totalement retournée, ne me laissant aucune chance d’avoir un peu à manger. J’allais donc devoir tenir le reste de la journée avec seulement deux bouchées de riz, rien qui puisse me caler en somme. Certes, j’étais habitué, mais était-ce une raison pour m’en accommoder ? Toueris soutenait que non alors que je refusais purement que ce soit aussi simple.


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MessageSujet: Re: Deux pôles, deux extrêmes [Pv Venceslas A. Mahood] Mar 31 Oct - 11:27
L’évidence, c’était qu’ici, c’était moche. Tellement moche que personne ne venait là, sauf l’élève qu’il avait à ses côtés, qui devait aimer manger dans des endroits laids devant bâtiments gris. Et lui, mais ça, c’était parce qu'il y avait été obligé. Mais est-ce que le fait de se retrouver devant un endroit moche excusait le renversement intempestif du bentô de l’élève qui se trouvait là ? Non, sûrement pas. Sauf qu'il était trop tard pour y penser maintenant.
Il s'était excusé, d’accord, mais il allait peut-être falloir trouver autre chose pour rattraper sa bêtise. Il verrait plus tard. Il n’avait pas fait exprès de faire voler son repas, c'était sûr, mais, maintenant, il avait bien envie de voir comment l'élève allait réagir. Peut-être qu’il se mettrait en colère ? C’était pas drôle les gens en colère, ça criait, ça faisait plein de bruit, et se faire engueuler n’était jamais un super moment à passer. Mais au moins, ça voudrait dire que cet élève-là était bien vivant et ne servait pas qu’à faire de la figuration, assis dans son coin à manger devant le bâtiment. Oui, il rattraperait sa connerie plus tard, et préféra se concentrer sur l'élève pour l’instant.

L'élève qui ne réagit toujours pas, pendant encore beaucoup trop longtemps.
Non rien. Il n'eut pas même un sursaut lorsque le bentô avait pris son envol. Il devait être un peu lent à la détente. Un peu, beaucoup, voire même carrément trop lent. Et finalement, encore une fois, malgré les espérances de Ven, il ne réagit pas du tout.
Au lieu de ça, il se contenta de répondre à sa précédente question, comme si de rien n’était.

C’était peut-être moche, mais au moins il pouvait être au calme, dit-il.
Enfin, en temps normal.
Très bien, très bien… et alors que dire dans ces cas-là ? " Bon, bah alors je vais te laisser seul puisque c’est-ce que tu veux " ? Bien sûr que non. Impossible pour lui. Il aurait pourtant dû comprendre que ça voulait dire que s’il pouvait dégager, ce serait super sympa, mais ça ne fut pas le cas. Ou peut-être qu’il le comprit, mais qu'il l'ignora consciemment, allez savoir.
Dans tous les cas, il ne bougea pas.

L'autre devait être du genre je-m’en-foutiste, pour ne pas réagir face à son repas qui tombait. La plupart des élèves auraient râlé; c’était du vécu. Mais nan, pas lui. Je-m’en-foutiste, du mois le croyait-il, et surtout silencieux comme la mort. Ven pencha la tête sur le côté, perplexe, attendant qu'il se remette à parler. Mais il attendit encore une fois trop longtemps, et toujours rien n’arriva. Et, comme il voulait à tout prix éviter ce silence absolument horrible, il prit les choses en main.

-Mais comment tu vas faire pour manger du coup ? T'as pas autre chose ?

Autant enchaîner, il savait que la réponse prendra bien trop de temps à venir.

-Tu veux pas aller demander à tes amis s’ils peuvent pas partager un truc avec toi ? Tu veux que je vienne avec toi ? Dis-moi, ils sont où, pourquoi tu manges pas avec eux ? 

* Tu tournes en rond. Tu lui as déjà demandé ça… *

* Mais il m'a toujours pas répondu.*

* Et je pense qu’il ne te répondra pas là-dessus. *

Mais ce n’était pas ça, le problème. Le problème, c’était que l'autre ne réagissait toujours pas. Ah si! Il se leva pour aller récupérer sa boîte tombée au sol. Et ce fut tout. Sans un mot. Il aurait plus vite fait de se remettre directement à parler, puisque l'autre risquait de prendre un temps énorme pour répondre. Et puis, et même surtout, il lui semblait que l’élève ne ferait rien de ce qu'il lui avait préconisé. Qu'il pouvait encore attendre longtemps pour le voir partir d’ici à la recherche de ses amis. S'il en avait, des amis, mais la question n’était pas là.

-Oh attends! J’ai peut-être encore une meilleure idée!

Pour cette idée, il se mit à fouiller dans sa poche droite. Qui était vide. Pas grave, il en fit de même dans la gauche pour en ressortir un paquet de gâteaux. Vous savez, de ces petits paquets qui contiennent trois ou quatre biscuits. C’était ce qu’il se réservait pour le goûter, mais il survivrait bien sans.

-Tiens!

Dit-il en les lui tendant. Doucement cette fois, histoire d’éviter de les lui balancer en pleine face en allant trop vite.

-Vas-y, prends! J'ai que ça sur moi, mais mange déjà ça, on essaiera de trouver autre chose si tu as encore faim après ça. Ça te va ?

*Voilà, et maintenant tu attends qu’il te dise merci et tu continues ton travail.*

Mais Ven ne l’entendit pas de cette oreille.

*Et qu'est-ce que je suis en train de faire là, hein ? Mon travail, monsieur le dieu de l’au-delà. J’ai décidé que je resterai ici et je changerai pas d’avis! *
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MessageSujet: Re: Deux pôles, deux extrêmes [Pv Venceslas A. Mahood] Ven 3 Nov - 22:37



La journée risque d'être compliquée...


Pendant que je discutais avec Toueris, j’entendis que l’adulte assis à côté de moi me parlait. Je ne compris cependant pas, trop concentré sur celle qui m’accompagnait constamment. Après tout, sa parole était pour moi bien plus importante que celle d’un inconnu, quelle qu’elle soit. Puis, lorsque je revins avec ma boîte, il me parla à nouveau. Apparemment il avait quelque chose pour moi, ce qui fut suffisant pour que je reste sur mes gardes. Droit comme un i, je le regardai fouiller dans ses poches et en sortir ce qui semblait être un paquet de gâteaux. Il me les tendit alors en souriant, et déclarant que je pouvais les manger avant d’aviser si j’avais encore faim après. Sincèrement, j’hésitais. Qu’est-ce qui le poussait tant à vouloir me donner ça ? J’étais persuadé qu’il les avait préparé pour lui à la base.

*Certainement est-ce pour se faire pardonner d’avoir envoyé ton déjeuné sur le sol. Je trouve ça très gentil de sa part.*

*Un hypocrite, comme les autres.*

*Yuki ! Ca suffit maintenant ! Tout le monde n’est pas pareil et tu n’as aucune raison de refuser de l’aide. Tu vas donc prendre ces gâteaux, remercier cet homme et manger un peu.*


Elle ne me laissait pas le choix. Je détestais quand elle était comme ça et c’est bien ce qui m’obligea à m’avancer un peu plus. Après tout, les seules fois où j’avais eu le droit à ce genre de ton c’était avant de me faire frapper par mes parents de façon assez violente. Voire pire. Du coup, c’est pâle et tremblant que je marmonnai un “merci” à peine inaudible en prenant le paquet qui m’était tendu.

Pendant que je l’ouvrai, toujours debout pour pouvoir prendre plus facilement la suite, ma déesse me fit part avec un bien plus grand calme des questions qui m’avaient été posées. Ces dernières, encore une fois, concernaient des amis imaginaires que j’aurais quelque part dans cette école qu’il pourrait trouver. Il espérait que quelqu’un veuille bien me nourrir apparemment. Manque de chance pour lui, je ne connaissais personne que je puisse nommer “ami” ou “joyeuse connaissance” à mes yeux. Comment pouvais-je prendre ce risque ? J’avais bien trop souffert pour ça. Je ne voulais plus avoir de faux espoirs.
Encore une fois, Toueris fit tout pour que je réponde au moins une partie de ce que je pensais. Au début je pris pour excuse la seule bouchée que j’avais en bouche depuis un moment de mon gâteau, mais dès que j’eue terminé, elle revint à la charge de plus belle. J’obtempérai donc à contre coeur, réfléchissant à toute allure à ce que j’allais pouvoir dire. Puis, finalement, je déclarai sur un ton détaché :

- A moins que Toueris soit capable d’exaucer votre demande, je vois mal comment cela serait possible.

Bien que je ne le montrât pas, cette dernière m’asséna une claque mentale comme pour me punir de ce que je venais de dire, prétendant que je n’avais pas besoin de faire le mariole pour être sincère. Ce geste de sa part était bien moins effrayant que lorsque je me faisais frapper ou autres. Etait-ce parce que ce n’était pas physique ? J’en doutais sans parvenir à mettre des mots sur ce que je pensais et ressentais. Ce n’est pas ma déesse qui m’aida sur ce point puisqu’elle était trop occupée à me sermonner avec une douceur dissimulée.


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MessageSujet: Re: Deux pôles, deux extrêmes [Pv Venceslas A. Mahood] Sam 11 Nov - 13:30
Ven' était du genre entêté. Beaucoup trop entêté, et Osiris savait que quand il avait une idée en tête, la lui enlever était loin d’être facile. Aussi, il n'insista pas plus longtemps. Il n'aimait pas perdre son temps, et encore moins parler dans le vide. Ven', quant à lui, ne demandait pas mieux qu'on le laisse tranquille pour le moment. Parler à deux personnes en même temps, dont une au fond de son esprit, c’était un coup à s'emmêler les pinceaux comme ça lui arrivait trop souvent. Quoique, avec un interlocuteur comme celui-là, il y avait peu de risques qu’il ne soit trop assaillit de paroles. C'était même l’inverse, et ça commençait à l’ennuyer fermement.

Dans l’espoir d’avoir une réaction un peu plus vivante que ce qu’il avait vu jusqu'à présent, il lui avait tendu le paquet de biscuit qu'il se réservait pour lui, estimant que voir l’élève faire un truc autre que du silence était plus important que son goûter.
L'autre ne prit pas les gâteaux de suite. Et Ven' pensa même qu'il n'allait pas les prendre du tout, vu le temps qui s'écoula, toujours en silence. L'autre semblait en plein monologue intérieur.
Avec son dieu ou sa déesse ? Le surveillant se rappela subitement qu’il était dans la classe des M, et qu’il était donc forcément dans le même cas que lui. L'envie de lui demander de quel dieu il s’agissait, s'il était cool, si Osiris le connaissait et encore un millier d’autres questions lui chatouillaient la langue, mais il ne dit toujours rien. Il l'assommerait de questions un peu plus tard quand l’élève sera plus loquace, histoire d’être sûr d’avoir des réponses.

L'élève lui prit enfin les gâteaux, et Ven' en fut presque ravi, tant ça avait duré.
Mais, tout compte fait, il n’aimait peut-être pas les gâteaux, vu la tête qu'il tirait. Encore plus pâle qu’avant, presque en tremblant, il dit un pauvre merci pas très convaincant. C’était un drôle de spécimen, vraiment. Il y avait de quoi se demander ce qui lui passait dans la tête. Autant le lui demander, comme ça on serait fixé. Mais il fut stoppé par Osiris juste avant de parler. Osiris qui pensait que ça ne servait à rien de demander un truc pareil, et que l’élève risquait de mal le prendre.
Alors il fallut attendre. Attendre que cet élève fasse un truc, dise quelque chose, pour enfin chasser le silence. Il resta debout pendant un instant interminable, ouvrit trop doucement le paquet et se mit à manger, toujours aussi lentement.

* Mais c'est pas possible! Je vais devenir fou si ça continue, il est trop lent! *

* Ou alors c’est toi qui vas trop vite. *

Il allait s'apprêter à discuter avec Osiris quand la voix de l'autre se fit entendre. Le surveillant leva la tête, les yeux brillants, comme s'il s’agissait d’un miracle. Oui, il avait bien parlé. Du même ton détaché et monotone qu’avant, mais il avait quand même parlé. Ven' aurait dû en être très heureux, et d’ailleurs il l'était, mais il l’aurait été encore plus s'il avait compris ces paroles. Au lieu de ça, il resta sans un mot, planté comme un imbécile.

* J'ai rien compris, c’est quoi Toueris ? *

L'élève eut donc droit à quelques rares instants de silence, le temps qu’Osiris intervienne, sans quoi Ven aurait été perdu. Toueris, ou Taouret, déesse égyptienne de la maternité et de l’accouchement. Représentée parfois comme un hippopotame, ce qui sembla très bizarre à Ven', l'hippopotame n’étant pas un animal super classe selon lui. Puis Osiris lui dit encore autre chose, mais il n'écoutait déjà plus.

-Oooohhh! Et donc, ça veut dire que t'es possédé par un hippopotame ? Je savais pas que c'était possible!

Il aurait bien voulu rajouter plus d'idioties, mais Osiris l'en empêcha encore. Et voilà que le surveillant eut droit à des remontrances, comme quoi ça ne servait à rien que le dieu ne parle si c'était pour n'être à moitié écouté. Comme c'était quelque chose qui revenait très souvent, Ven' n'y prêta pas une grande attention. Il se contenta de rapides excuses avant de retourner à sa conversation.

* Et il ne t'a pas encore dit qu'il était possédé, encore une fois, laisse-lui le temps de parler. *

-Mais si! Hein c'est vrai que toi aussi t'es allé dans la pièce bizarre du directeur ?

Alors il suffisait de lui demander, c'était aussi simple que ça.
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MessageSujet: Re: Deux pôles, deux extrêmes [Pv Venceslas A. Mahood] Dim 12 Nov - 16:03



La journée risque d'être compliquée...


Sur le coup, je crus que je lui avais enfin montré qu’il était dans le faux me concernant. Mais je me demandais également si je n’y étais pas allé un peu trop fort. Après tout, il me regardait sans comprendre et Toueris me fit remarquer que dire son nom n’avait peut-être pas été la meilleure idée qui soit. Ce fut alors à moi de ne pas comprendre : qu’y avait-il de mal à nommer une divinité ? Après tout, je n’avais pas dit que j’étais possédé par elle.

Pourtant, quand l’adulte reprit la parole ce fut pour me demander si j’étais possédé par un hippopotame. Je fus alors comme coincé entre Toueris qui criait à l’attention de mon interlocuteur qu’elle était bien plus que cet animal, ajoutant que ceux qui ne le comprenaient pas n’était que des imbéciles finis, et mon incapacité à savoir comment réagir. Après tout, comment en était-il arrivé à cette conclusion ? Pourquoi l’avait-il dit comme ça ? Après tout, ma déesse n’avait pas tort : je ne l’avais jamais vue comme étant un simple hippopotame ou encore comme la seule représentation de ce qu’elle protégeait. Non, elle était bien plus que cela et je le voyais bien quand elle m’apparaissait sous sa forme humaine, habillée par une robe ample et blanche. Même si j’étais dans l’incapacité de le lui avouer, je la trouvais très belle et je pensais souvent que j’aurais voulu la rencontrer plus tôt. Après tout, elle était réellement la représentation parfaite de la mère que j’aurais voulu avoir.

Mais le pire vint ensuite : comme si je lui avais répondu à la négative ou simplement renseigné sur le fond de ma pensée, il me demanda s’il avait raison et que j’étais bel et bien allé dans la salle bizarre du directeur. A vrai dire, je ne voulais pas trop m’en souvenir, surtout que cela m’avait fait atterrir à l’infirmerie que j’avais fuie par la suite. Je ne voulais ni l’avouer, ni répondre au fait que j’étais bel et bien possédé. Après tout, même si j’avais quelques indices, rien ne me prouvait réellement qu’il était comme moi. Puis… non. Je ne pouvais tout simplement pas faire ça. Mais le cacher totalement ne fut pas non plus dans mes cordes. Arrêtant tout de suite de manger, je le regardai avec des yeux éberlués qui semblaient dire : “Merde ! Comment il l’a su ?”. Puis, petit à petit, je me mis à faire lentement quelques pas en arrière comme pour m’apprêter à fuir. J’avais l’impression d’être en danger à cause de mes paroles ou mon ton.

*N’aies pas peur, Yuki. Tu n’as rien fait de mal et je doute que cet homme te veuille le moindre mal.*

*C’est ce qu’on me disait des autres je te rappelle !*

*Yuki, calmes-toi.*


Malgré ses essaies, je ne parvins pas à me calmer. Au contraire, j’étais à deux doigts de courir à toutes jambes pour chercher un endroit où il n’y aurait absolument personne. Ma déesse parvint néanmoins à me convaincre de lui demander ses intentions avant de partir comme un voleur. Je pris donc sur moi et lui demandai avec un air suspicieux :

- Et si c'est le cas, vous me ferais quoi ?

*Ça c'était peut-être un peu trop direct...*


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MessageSujet: Re: Deux pôles, deux extrêmes [Pv Venceslas A. Mahood] Dim 19 Nov - 14:45
Le surveillant pensait qu’Osiris se contenterait de ses rapides excuses, comme il l'avait souvent fait jusqu'à maintenant. Après tout, ce n'était pas la première fois qu’un truc comme ça arrivait, puisque Ven' ne semblait pas capable de réfléchir un tant soit peu avant de parler. Mais cette fois, sans même que le surveillant ne comprenne pourquoi, le dieu se mit à lui faire la morale pendant longtemps. Il crut que ça n'allait jamais finir, et ce n'était pas pour lui plaire.

* Cesse une bonne fois pour toute de parler trop vite. Réfléchis ne serait-ce qu'une seconde ou deux, tu es quand même capable de faire ça non ? *

* Nan. C'est trop long. Moi je parle tout de suite, sinon on s'ennuie. M'en fiche que tu ne sois pas d’accord, de toute façon c’est moi qui décide *

Le dieu ne répondit que par un long silence. Prenant ça pour la fin des sermons, Ven' se concentra encore sur l’élève.

* Pour l'instant. *

Pour l'instant de quoi, ça resta un mystère pour le surveillant qui n'avait pas tardé à oublier ce qu'il lui avait dit juste avant. Mais ce n'était rare qu’Osiris dise des trucs qu'il ne comprenne pas, c'était même si commun que ça ne l'interpella pas plus que ça.
Donc l’élève était possédé non pas par un hippopotame mais par une déesse que l'on représentait parfois par un hippopotame. C'était une histoire de symbole, ou un truc du genre. Soit. Ça en revenait au même pour lui, mais il ne dit plus rien là-dessus. Il était à présent sûr que l’élève était bel et bien un possédé. Cependant, ça n'avançait pas plus la conversation, puisqu'il ne semblait toujours pas motivé à parler un peu plus. Ce n'était pas très important, lui se contenterait bien de parler et de poser des questions pour deux. Mais, ses questions, il ne pouvait les poser que si l’autre restait à ses côtés et ne s'enfuyait pas en courant, ce qui ne semblait pas gagné. Déjà qu'il restait debout depuis trop longtemps, le voilà qui se mit à faire un pas en arrière. Et un autre, et encore un autre, comme s'il cherchait à s'enfuir.
Et pourtant, il restait encore. En arrière, prêt à déguerpir, mais toujours là. Ven' fronça un peu les sourcils. Ce qui lui semblait évident, c'était que cet élève-là avait peur. Il ne savait pas ce qui pouvait l'effrayer ainsi, mais il avait l’impression qu'il le craignait lui. Pourquoi ? C'était encore une autre question, mais tout dans ses gestes montrait qu'il était trop craintif.

* Et toi, tu es trop brusque, ce qui n’aide pas. *

Ignorant complètement les paroles du dieu, il entendit le plus jeune qui lui demanda ce qu'il ferait s'il était véritablement possédé. Celui-ci eut alors le droit à un autre froncement de sourcils.

-Ah…parce que je suis censé faire un truc… ?

Il réfléchit un long moment sans avoir aucune idée de ce qu'il devait faire. Était-ce possible qu’il y ait un truc spécial à faire, quand on était face à un élève possédé, et qu’il l'ait oublié ? Non, dans ce cas, Osiris le lui aurait sûrement rappelé.
Ça restait une énigme, mais comme il n’aimait pas perdre trop de temps sur le même sujet, il voulut passer rapidement à autre chose. Il regarda l'autre et hocha les épaules d’un air contrit.

-Désolé, mais là je sais vraiment pas. Je savais pas qu’il fallait faire un truc particulier, moi. Alors du coup, je crois que je ne vais rien faire du tout. Qu’est-ce que tu voulais que je fasse ?

Il garda le silence quelques secondes, se rappela que l’autre était lent pour répondre et décida donc d’enchaîner.

-Et au fait! Au fait comment tu t’appelles ? Moi, mon nom c’est Venceslas! Et je suis enchanté de te connaître toi, et ta déesse qui en fait n’est pas un hippopotame!
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MessageSujet: Re: Deux pôles, deux extrêmes [Pv Venceslas A. Mahood] Mer 22 Nov - 18:05



La journée risque d'être compliquée...


Dès qu’il fronça les sourcils, je cru que mon interlocuteur était véritablement en colère. C’était une possibilité que je ne pouvais pas mettre de côté. Après tout, je n’avais fait qu’enchaîner les fautes, que ce soit au fil de ma vie, depuis mon arrivée dans cette école ou le début de cette conversation.

*Arrêtes donc de voir le mal là où il n’y en a pas. Tu n’as rien fait de grave, que je sache.*

Pourtant cet homme n’était pas venu ici seulement pour faire la causette, puisqu’il était surveillant. Mes parents ne m’avaient pas battu sans raison. Les autres ne m’en aurait pas voulu si je ne leur avait pas fait du mal… La liste était beaucoup trop longue, mais sa totalité montrait à quel point je pouvais être en désaccord avec Toueris. Cette dernière ne savait d’ailleurs plus quoi faire pour me calmer. Ce n’était pas la première fois, mais cela l’attristait. Pourquoi ? Quelle différence cela faisait-il au fond ?

La réponse qu’il me servit, cependant, me cloua net sur place. Que voulait-il dire ? Il n’avait donc aucune idée derrière la tête ? Ou se jouait-il de moi comme beaucoup avant lui ? Mais le pire fut quand il me demanda ce que je voulais qu’il fasse. La réponse la plus rapide qui me vint fut “rien”, mais le prononcer n’était pas simple, ne serait-ce parce que la surprise ne me laissait pas beaucoup de place pour réagir. D’autant plus que ma déesse répondait avec force à mes pensées à chacune de mes tentatives de fuir, que ce soit d’une façon ou d’une autre. Si seulement j’avais pu prévoir que quelqu’un serait comme ça… peut-être que les choses auraient été différentes.

-Et au fait! Au fait comment tu t’appelles ? Moi, mon nom c’est Venceslas! Et je suis enchanté de te connaître toi, et ta déesse qui en fait n’est pas un hippopotame!

Quelques secondes seulement s’étaient passées avant qu’il disent cela. Debout, droit comme un i, la tête baissée vers le sol à mes pieds, je serrai les poings tandis que la divinité en moi me fasse part de ses encouragements pour que je réponde en faisant de plus longues phrases qu’en un ou deux mots. J’avais très envie de lui répliquer à voix haute que j’en avais ma claque de faire des efforts comme elle le voulait tout le temps. Heureusement, je me retins à temps en me mordant la lèvre inférieur jusqu’à sentir un goût de fer dans la bouche. Je ne le connaissais que trop bien, et je préférais qu’il vienne de mes faits plutôt que ce soit d’autres qui me le fasse goûter en me blessant. D’ailleurs, comment cela se faisait-il qu’il garde toujours autant de bonne humeur ? N’importe qui d’autre aurait déjà pété un plomb et serait parti et/ou m’aurait frappé selon sa convenance. Pourquoi pas lui ? Qu’est-ce qui changeait autant ? Toueris avait-elle raison en prétendant que les cultures étaient bien plus différentes que ce que je pensais ? Cela influençait-il à ce point le comportement des autres ? A mes yeux c’était bien difficile à croire…

- Yuki. Yuki… Nakamura, répondis-je d’une voix à peine plus haute qu’un murmure.

Pendant un moment, je ne dis rien de plus. Je ne savais pas comment formuler mes pensées sans y voir un risque de voir la situation se retourner contre moi. Pour une fois, ma déesse protectrice ne dit rien, me laissant gérer. Peut-être avait-elle vu que je réfléchissais avec soin. Peut-être qu’elle voulait voir à quel point j’allais faire des efforts. Je n’en savais absolument rien et tentai de ne pas trop y réfléchir pour me concentrer sur l’humain face à moi. De cette façon, je pus enfin lui poser une question qui me taraudait depuis un moment :

- Pourquoi êtes-vous si joyeux ? Il n’y a pourtant rien de drôle ici…

A peine eue-je prononcé ces mots sans bouger que je les regrettais. Ma colocataire me félicitais, mais je ne pouvais pas accepter cela. Ce que j’avais fait me faisais prendre bien trop de risques. Certainement fusse pour cela que je restai sur le qui-vive, guettant tout signe de danger que je pourrais remarquer, prêt à fuir.


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MessageSujet: Re: Deux pôles, deux extrêmes [Pv Venceslas A. Mahood] Dim 26 Nov - 11:26
Il n'était pas sûr de tout comprendre, en tout cas, pas cette histoire de truc à faire face à un élève possédé. Le problème, c’était que l'élève en face semblait tout aussi perdu que lui. Pourquoi restait-il cloué sur place comme s'il venait d’entendre le secret de l'univers ? C’était si étonnant que ça, de dire qu’on n’en avait aucune idée comme réponse ? Alors, de bonne volonté, Ven' se remit à cogiter pendant quelques instants.

* Je ne comprends plus rien moi, pourquoi il a l'air surpris par ma réponse ? Je devais vraiment faire un truc ? Oz', pourquoi tu m'as rien dit ? Je suis sûr que j’ai encore fait une gaffe... Le directeur avait dit un truc et j'ai encore oublié c'est ça ?  *

* Quand vas-tu comprendre que c’est Osiris et non pas "Oz" ? Et non, le directeur ne t'a rien dit à ce sujet. Je doute qu'il y ait quelque chose de spécial à faire. *

Rassuré, il regarda à nouveau le plus jeune. Il n’avait pas bougé d’un pouce. À croire qu'il s'était transformé en statue, ce qui donna un sourire d’amusement au surveillant. Décidément, c’était un élève un peu bizarre qu’il avait en face de lui. Mais être un peu bizarre n'était pas du tout un problème; on lui disait parfois qu'il l'était lui aussi. S'il y avait un problème, c’était que l'autre semblait toujours aussi peureux. Il ne faudrait pas non plus oublier de lui demander pourquoi est-ce qu’il agissait comme ça. Mais avant, le plus important, c'était de se présenter, ce qu'il ne tarda pas à faire, avant d'attendre que l'élève ne l'imite.  
L'élève s’appelait Yuki. Même qu’il avait un nom de famille super long, de plus de deux syllabes en tout cas, et Ven' dut faire un effort pour le graver dans son esprit. Ce nom-là, il ne venait sûrement pas d'ici. D'où ça pouvait bien venir ? Quelques secondes supplémentaires de réflexion lui firent penser que cet élève-là était asiatique, et peut-être même qu'il venait du Japon.

* Mais pourtant, j’étais presque sûr que tous les gens de là-bas avaient des cheveux tout noirs, comment ça se fait ? Ah oui, il doit avoir une teinture… *

* Ou alors peut-être que tous les gens de là-bas n’ont pas tous, exclusivement, les cheveux noirs ? Ces contrées me sont inconnues, mais ça me semblerait étrange que ce soit comme que tu dis. Et non, ne lui demande pas ça, ça t’évitera de passer pour plus idiot que tu ne l'es. *

Et pourtant, il lui aurait bien demandé. Il l'aurait sans doute fait, si quelque chose de magique ne c'était pas produit. Cette chose magique, c'était que ce Yuki s’était remis à parler. Tout seul. Comme ça. Sans même qu'il lui ait posé une question.
Ven' leva les yeux d’un air éberlué, cligna deux fois des paupières, comme s'il assistait à un miracle. Ce n'était pourtant pas lui qui délirait, l'élève avait bien dit quelques mots. Une question, dans laquelle il lui demandait pourquoi il était aussi joyeux. Il la mit entre parenthèses pour le moment, et voulut l'applaudir pour ce flot de paroles, mais fut stoppé par le dieu.

* Essaye d’agir normalement, je te jure que ça te rendra service. *

Il n'eut pas le temps de discuter avec lui, de peur que la frénésie de parole du dénommé Yuki s’arrête s'il ne répondait pas de suite.
Cette question n’était pas nouvelle pour lui, elle revenait très souvent dans la bouche des autres. Ça devait même être l'une de celle qu'il s'entendait le plus poser. C'était dans sa nature d'être sans cesse émerveillé de tout, toujours heureux, quand bien même il n'y avait pas de quoi l'être. Allez savoir pourquoi, ça lui était aussi vital que de respirer.

-Oh, mais je suis pas plus joyeux que d’habitude tu sais. Et puis je suis pas d'accord avec toi, moi je trouve qu’il y a plein de choses drôles ici. Attends, on va les compter : De une, on est dans un pensionnat magique avec des dieux, mais ça, il ne faut pas le répéter. De deux, aujourd'hui il fait gris, ça veut dire qu'il risque de pleuvoir et quand il pleut, il y a des flaques ce qui est super cool. De trois, on est lundi, et donc la semaine vient tout juste de commencer et il y a encore plein de jours à passer au pensionnat, de quatre je suis super content de rencontrer une nouvelle personne, de cinq...

* Je pense qu'il a compris, tu peux t'arrêter. *

-À mon tour de te poser une question !  Je voulais savoir pourquoi on dirait que t'as peur de moi… ? C'est à cause du bentô que j'ai renversé ? Pourtant j’ai pas fait exprès, je te le promets.
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MessageSujet: Re: Deux pôles, deux extrêmes [Pv Venceslas A. Mahood] Mer 29 Nov - 5:53



La journée risque d'être compliquée...


L’attitude du surveillant était pour moi un vrai mystère. Non seulement il gardait son calme, mais en plus il souriait parfois pour des raisons totalement inconnues. C’était tellement bizarre de faire face à une personne comme lui alors que personne n’avait agit ainsi face à moi. Non, je n’avais eu le droit qu’à des comportement drastiquement différents pendant toute mon enfance, et même si certains avaient essayés de s’approcher de moi en me rencontrant ce ne fut que pour mieux me blesser par la suite. Etait-ce pareil pour cet homme ? Toueris était persuadée que non alors que je préférais rester méfiant.

Face à ma question que je voulais effacer de ses souvenirs, mon interlocuteur ouvrit de grands yeux qui soulignèrent la surprise tirant ses traits. Puis, petit à petit un sourire se dessina sur ses lèvres comme si sa “joie” allait exploser comme une bombe à retardement. Je dus alors me faire violence pour ne pas faire un pas en arrière. C’était quoi ça ? En quoi cette seule curiosité mal placée pouvait faire ce genre d’effet ? C’était totalement incompréhensible. Ma déesse, quant à elle, devait avoir des réponses mais se garda bien de m’en faire part. C’était comme si elle préférait agir comme un mur m’empêchant de fuir et me pousser à faire des pas en avant. Je n’appréciais pas cela, mais n’avais pas vraiment le choix, malheureusement…

La réponse qu’il me donna, et qui me parut partie pour ne jamais s’arrêter, me scotcha. Pour plein de trucs qui ne me donnaient pas envie de sourire il était content ? Alors qu’il était adulte, j’eue la très nette impression de voir un de ses gosses jouant à un jeu de ballon très simplement, chose qui m’avait été interdite. Je ne sus pas ce qui l’arrêta, mais quand j’entendis sa question, je sentis très nettement que j’aurais préféré qu’il continue encore très longtemps. Ce n’était pas un sujet que je voulais aborder, bien au contraire. Mais comme il m’avait montré qu’il pensait quelque chose d’erroné, je lui répondis simplement :

- C’est pas à cause du bentô. J’m’en fiche…

*Yuki ! Soit un peu plus gentil avec lui : il ne t’a rien fait de mal, bien au contraire. Il n’est pas étonnant que tout se retourne contre toi si tu réagis comme ça contre tout le monde.*

- Oh la ferme ! Tu es la mieux placée pour savoir pourquoi je réagis comme ça ! avais-je crié en me courbant légèrement en avant, les poings et fronçant les sourcils en laissant ma peine et ma colère sortir.

Me rendant compte de ce que je venais de faire, je me relevai en plaquant mes deux mains contre ma bouche. Les yeux écarquillés, je ne parvenais pas à définir ce qui allait se passer par la suite. Je fis donc un demi-tour rapide pour tenter de courir sans trop savoir où aller. Il fallait que je parte loin de la possible colère de l’homme qui parlait jusqu’alors avec moi. Certes, mais le manque d’énergie et la précipitation me fit perdre le peu d’organisation que j’avais au niveau des jambes. Je me les emmêlai donc et tombai lourdement sur le sol. Le souffle coupé, je restai quelques seconde ainsi avant de me relever doucement. Ma déesse s’inquiétait pour moi, cherchant à savoir si j’allais bien alors que je tentais de me remettre de ma chute. Ce n’était pas simple bien que je n’en comprenne pas trop la raison.


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MessageSujet: Re: Deux pôles, deux extrêmes [Pv Venceslas A. Mahood] Ven 8 Déc - 0:10
S'il y avait bien une chose qu'il voulait vraiment savoir, du moins plus que toutes les autres choses, c’était pourquoi cet élève-là semblait avoir peur. Il se creusait toujours la tête pour comprendre ce qu'il pouvait bien craindre, mais il ne trouvait pas de réponse. Le craignait-il lui ? Comment c'était possible ? Il n'avait rien fait du tout pour lui faire peur. À moins que ce soit juste qu'il n’appréciait pas les personnes qui bougeaient tout le temps et qui parlaient trop… Non pas possible, personne n’avait peur de ça. Oh, ou alors il avait peur qu’il se mette à pleuvoir à tout moment, ce qui expliquait pourquoi il s'était levé et qu'il restait debout, planté comme un piquet à attendre on ne savait quoi. Alors comme ça, il avait peur de la pluie qui tombait ? Ça semblait bizarre, même au beau milieu d'un pensionnat magique. Le surveillant eut d’autres idées après celle-ci, de moins en moins logiques, et il finit par abandonner ces pensées, conscient du fait qu'il ne trouverait sûrement pas tout seul.
Il reporta ses yeux sur le dénommé Yuki. Il n'y avait que lui qui pouvait lui donner une véritable réponse.

Il eut, dans un premier temps, la confirmation que ce n'était pas la faute du bentô, mais ça, il le savait déjà. Si ça avait été la faute du bentô, il se serait mis à crier, à bouder ou autres, mais il n'aurait pas eu peur.
Que c'était compliqué tout ça… Et avec cet élève, qu'il trouvait définitivement trop lent dans sa manière de parler, ça n'allait pas être simple de connaître la réponse dans ses moindres détails. Des milliers d'idées toutes aussi farfelues les unes que les autres lui tournaient dans l'esprit pour expliquer le pourquoi du comment, mais il n'avait même pas besoin d'Osiris pour savoir qu'il ne valait mieux pas s’attarder dessus.

Et donc, il attendit encore. Mais pas longtemps. Pas longtemps du tout, puisque l'autre se mit à rappliquer. Au début, le surveillant eut un sursaut. Mais pourquoi diable avait-il donc crié comme ça ? Il avait été habitué à l'entendre parler comme dans un murmure, alors entendre une voix plus forte, c’était surprenant, et ça pouvait presque faire peur. Il y avait ça, mais aussi le fait qu'il ne comprit pas un traître mot de ce qu'il dit.

- Mais j'ai rien dit moi…

* Il me semble qu'il ne parlait pas à toi... *

Mais le plus surprenant était à venir. Voilà qu'après avoir mis ses deux mains contre sa bouche, comme s'il avait dit une bêtise, ce Yuki-là s’enfuit en courant. Comme ça, sans raison. Ven' regarda le ciel, leva la main mais aucune goutte ne tombait. Il ne semblait pas fuir à cause de la pluie, mais alors quoi ?

 * Peut-être qu'il veut jouer à chat ? *

Osiris ne daigna même pas lui répondre.
Et de toute façon, la course de l'élève ne dura pas bien longtemps; il se ramassa quelques mètres plus loin. Une personne relativement normale se serait sans doute levée, et serait allée voir si tout allait bien. Ven' se leva, certes, mais pour venir vers lui avec un sourire encore plus grand qu'avant. Il arriva jusqu'à lui, alors qu'il s'était déjà relevé, et se mit à rire.

 - Youhou ! J'ai trouvé quelqu'un comme moi ! Moi aussi je passe mon temps à me viander par terre ! C'est génial pas vrai ?

Et il riait toujours, trop heureux de cette nouvelle découverte très importante.
Mais rassurez-vous, au bout d'un moment, il décida qu'il était quand même temps de se soucier un peu de l'élève.

 - Tu t'es fait mal ?

Il n'attendit pas de réponse, comme une autre idée lui était passée dans l'esprit, il décida d’enchaîner.

 - C'est pas de moi que t'as peur hein… ? Parce que moi, j'ai pas envie que t’aies peur de moi. Je vais rien te faire, je veux juste te parler, et aussi m’excuser pour le bentô. Mais si tu veux jouer à se ramasser par terre, y’a pas de problème, ça marche aussi !  

Ven' posa à nouveau son regard sur lui et attendit un tout petit moment, voir s'il n'allait pas à nouveau s'enfuir.
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MessageSujet: Re: Deux pôles, deux extrêmes [Pv Venceslas A. Mahood] Mer 13 Déc - 7:47



La journée risque d'être compliquée...


A quatre pattes sur le sol, je tentai de reprendre mon souffle et me calmer un peu afin de pouvoir repartir. Dans ma tête, Toueris faisait tout ce qu’elle pouvait pour m’immobiliser, comme pour me montrer à quel point j’étais en tort. En tous les cas, elle y parvins assez pour que l’homme que je voulais fuir me rejoigne tranquillement. Son rire me fit très mal au niveau de la poitrine et sa présence à côté de moi me fit basculer sur le côté pour que je sois assis sur les fesses, face à mon interlocuteur. Fou de joie, ce dernier s’extasiait sur le fait qu’il ait trouvé une autre personne qui tombait en courant. Non, je ne tombais pas tout le temps, mais si ça lui faisait plaisir de croire…

Silencieux, j’attendis de voir ce qu’il me voulait : se moquer simplement de moi ou pire ? Encore une fois, rien ne fut comme je l’imaginais puisqu’il me demanda comment j’allais. Ne sachant pas quoi lui répondre, je lui laissai assez de temps pour enchainer avec des questions sur les raisons de ma peur. En fait, il semblait s’inquiéter de si j’avais peur de lui ou non.

*Tu vois, j’avais raison. Il ne te veut aucun mal !*

A mes yeux ce n’était juste pas possible. Une personne ne me voulant pas de mal, que ce soit sur le coup ou plus tard, ça n’existait pas. Combien de personnes voulant se lier à moi s’étaient finalement retournées contre moi, détruisant mon matériel, m’insultant ou mettant mon bureau dans les couloirs ? Et les profs qui n’avaient absolument rien fait ! Je ne voulais pas que ça recommence et si cela venait à se faire alors je préférais partir pour toujours.

*Ça suffit avec ça ! …*

Sans plus l’écouter, je reportai mon attention sur celui qui se trouvait encore face à moi pour lui demander avec appréhension :

- Ça vous amuse, vous, de voir une personne tomber au sol ?

J’attendis sa question, quelle qu’elle soit. Et, une fois que je fus certain qu’il ne parlerait plus, je tentai de répondre à sa question :

- Que ce soit vous, ou quelqu’un d’autre, ça aurait été pareil, marmonnai-je en baissant les yeux.

Quelle allait être sa réaction ? Colère ? Moquerie ? Peine ? Ou… ignorance ? Avec un peu de chance il ne m’aurait pas comprit et la cloche sonnerait pour me laisser partir en cours, ou me réfugier autre part. En tous les cas, je n’osais pas le regarder en face de crainte de me prendre de la négativité en pleine figure. D’ailleurs, je faisais tous les efforts du monde pour ne pas me relever et courir à nouveau pour me cacher. Je ne savais pas comment il réagirait, s’il me chercherait jusqu’à me trouver ou s’il laisserait tomber. Je n’arrivais vraiment pas à le cerner et cela ne m’aidait pas.

*En même temps, si tu prenais le temps d’observer le monde au lieu de rester sur ce que tu connais, tu verrais à quel point tes “cases” sont fausses.*

*Et j’suis sensé les reconnaître comment ? J’suis sensé les comprendre comment ? En prenant le risque de me prendre des pains dans la gueule ?!*


*C’est vulgaire et extrême, mais l’idée est là, oui.*

*Dans ce cas, non merci !*


Il était hors de question que je souffre plus encore que ce que je connaissais déjà jour après jour.


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MessageSujet: Re: Deux pôles, deux extrêmes [Pv Venceslas A. Mahood] Dim 17 Déc - 11:03
Les premières paroles de l'élève furent de lui demander en quoi c'était drôle de voir quelqu'un se manger le sol. Ven' haussa les sourcils tant ça semblait logique. Du moins, pour lui.

- Si tu ne t'es pas fait mal, bien sûr que c'est drôle ! Tu trouves pas ?

* Ça va comme ça, ne t'enfonce pas plus. *

Pourtant, c'était la stricte vérité.
Ven avait cette étrange particularité qui le faisait rire de tout et de n'importe quoi, au grand étonnement d'Osiris qui se demandait parfois si son hôte ne trouverait pas mieux sa place dans l'asile du coin. Tout, absolument tout, était sujet au rire chez lui, sans que ça ne lui pose le moindre problème. Ça incluait aussi, et surtout, les trucs plus sombres et pas drôles du tout qui demandaient une certaine retenue, ce qui expliquait notamment pourquoi il n'avait pas que des amis. Les gens n'appréciaient pas qu'on leur rigole au nez quand ils parlaient de la mort de leur grand-mère, allez savoir pourquoi.
Mais la grande question restait toujours la même, et cette question-là commençait à l'embêter tant la réponse ne venait pas. À croire que c'était un vrai mystère. Alors, dans ce cas, si c'était vraiment un mystère, il n'aurait peut-être jamais de réponse, et il ne saurait jamais pourquoi cet élève réagissait comme ça avec lui.
Après tout, il n'y avait aucune raison pour qu'il soit ainsi; il n'avait fait que renverser son bentô, puis éclater de rire une fois qu'il s'était ramassé au sol. Non, vraiment, il n'y avait pas de quoi s'énerver et encore moins avoir peur.

Après quoi, il eut droit à une autre réponse. Comme quoi ça n'aurait rien changé que ce soit lui ou une autre personne.

* J'ai l'impression que je comprends ce qu'il dit une fois sur deux, et encore… C'est normal ? *

* Venant de toi ? Oui, tout à fait normal. *

Mais ça ne l'aidait pas plus, alors il dut chercher tout seul.
Toutefois, il y avait un certain progrès ; l'élève ne cherchait pas à repartir en courant. C'était déjà pas mal, songea-t-il, alors peut-être que s'il continuait, il comprendrait vraiment le problème. Comme le silence durait depuis trop longtemps et qu'il n'aimait pas ça, il décida d'improviser.

- En tout cas, je suis content que tu me dises que ça aurait été pareil avec quelqu'un d'autre ! Parce qu'on me dit souvent que je suis un peu bizarre, et que je suis jamais pareil que les autres. Du coup c'est super que tu me dises ça !

* « Super ? » Trouves-tu qu'il a une tête à penser que c'est super ? *

- Mais ! Même si je suis vraiment très très content de ce que tu as dit, je suis pas sûr que ça aurait été pareil avec une autre personne. Je crois même que ça ne l'aurait pas été du tout. Parce que moi, je me demande juste pourquoi tu as peur, alors que c'est peut-être parce qu'il y a des gens qui te font peur ici ! Et donc c'est pas du tout pareil tu suis ? Parce que moi, mon but, c'est pas de te faire peur !

*Tu as conscience que c'est incompréhensible ? Tout le monde n'est pas dans ton esprit à savoir en permanence ce que tu penses, alors fais un effort. *

- En fait je veux juste te dire que, même si tu as peur avec d'autres gens, ça ne sert à rien du tout d'avoir peur de moi. Compris ? Qu'est-ce que je peux faire pour te le montrer dis-moi ?

Il était sincère, et il aurait vraiment voulu que l'élève le sache. De toute façon, ce n'était pas comme s'il pouvait mentir à quelqu'un sans que ça ne soit grillé à des kilomètres, donc il avait abandonné l'idée depuis longtemps.
Mais, pour en revenir au cas de l'élève, il voulait seulement montrer que ça ne servait à rien de s'enfuir en courant comme ça. Et, s'il avait peur des autres, il aurait au moins voulu qu'il sache qu'il ne fallait pas avoir peur de lui. Quant à la question de savoir pourquoi il avait peur des autres, il faisait tous les efforts du monde afin de la garder dans sa tête pour le moment.
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MessageSujet: Re: Deux pôles, deux extrêmes [Pv Venceslas A. Mahood] Ven 22 Déc - 19:06



La journée risque d'être compliquée...


Il semblait que comprendre cet adulte allait relever de l’impossible… Je ne comprenais pas du tout ce qu’il y avait de drôle dans le fait de voir une personne tomber au sol, à moins qu’on ne soit une personne mal intentionnée. Toueris avait beau exprimer le contraire, rien dans l’attitude de cet homme n'était fait pour me prouver qu’il n’était pas un danger pour moi. Certes, il m’avait demandé si je ne m’étais pas fait mal, mais tout le monde savait pertinemment que tomber n’avait rien de drôle. Alors… pourquoi ? Surtout qu’il prétendait lui-même tomber tout le temps, ce qui donnait l’impression qu’il savait ce que ça faisait. Pourtant, son attitude n’avait rien à voir avec ce à quoi on aurait pu s’attendre.

Avais-je envie de fuir encore une fois ? Bien sûr que oui ! Mais je me sentais comme paralysé : que se passerait-il si je me faisais attraper cette fois ? Et s’il devenait violent envers moi ? Je ne pouvais pas savoir si j’étais véritablement hors de danger ou non…

*Es-tu certain de ne pas être totalement paranoïaque ? Sérieusement, où vois-tu un véritable danger avec cet homme ? Certes, tu ne le connais pas au point de savoir quelles seraient ses réactions, mais ça ne veut pas dire qu’il est comme ces brutes dans ta classe ou tes parents !*


Oui, elle avait raison, mais je ne voulais pas prendre de risques. J’en avais vraiment assez de n’être qu’un jouet entre les mains des plus forts, mais je ne savais pas comment m’en libérer, si ce n'était en prenant la fuite, littéralement ou de façon plus imagée.
Lorsqu’il reprit la parole, ce fut pour me dire qu’il était content et qu’on disait de lui qu’il était bizarre. Très franchement, je ne pouvais pas leur donner tort puisque je ne parvenais pas moi-même à le cerner… Je gardais cependant cela pour moi, écoutant la suite de ce qu’il voulait me dire. Dieu qu’il était bavard ! Pas forcément compréhensible, mais bavard…

*En gros, il est en train de te dire la même chose que moi depuis tout à l’heure : il n’est pas de ces personnes qui veulent te nuire. Il ne comprend pas le sens de ta peur mais aimerait faire quelque chose qui puisse te prouver qu’il ne te veut pas de mal.*

Les explications de ma déesse me furent utiles dans la compréhension des mots, mais elle refusa clairement de m’aider pour trouver une réponse à sa demande. Le truc était que je ne savais pas moi-même ce qui pourrait me convaincre…

*Et pourquoi ne lui dirais-tu pas tes raisons ?*

*Non mais ça va pas ? Tu veux vraiment que je tende le bâton pour me faire battre ?*

*Non. Seulement que tu sois honnête, pour une fois. Puis, qu’est-ce que ça change pour toi finalement ? Tu ne fuiras pas, c’est tout.*


Du coin de l’oeil, je regardai l’homme qui me faisait toujours face. Il ne semblait pas avoir de tics montrant qu’il me mentait, mais par plusieurs fois il avait démontre une certaine impatience, non? Je ne savais vraiment pas quoi penser… Du coup, je finis par demander :

- Qu’est-ce qui me dit que vous ne voulez pas me tromper après avoir gagné ma confiance ? Comment vous faire confiance, que ce soit dans vos mots ou vos gestes, alors que vous pourriez très bien aller dans mon sens juste pour me faire du mal par la suite ?

J’avais demandé cela dans des murmures pratiquement imperceptibles. J’avais eu envie de les crier, de faire sortir la colère et la peine que ces mots renfermaient, mais je n’avais pas osé. Le risque que cela se retourne contre moi était beaucoup trop grand.

*Néanmoins, je suis fière de toi.  Ce n’était pas si compliqué. Si ?*

*Ça se voit que tu n’es pas à ma place…*


Je lui avais rétorqué ces mots qui démontraient une  certaine lassitude en moi, mais j’avais également envie de lui faire comprendre combien elle pouvait me blesser dans ses encouragements...


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MessageSujet: Re: Deux pôles, deux extrêmes [Pv Venceslas A. Mahood] Jeu 28 Déc - 16:31
Ainsi, ce Yuki-là craignait les autres gens, et peut-être même aussi les élèves. Voilà qui n'était pas commun du tout ; un élève qui craignait les autres élèves. À quoi donc ça pouvait bien servir ? C'était comme si lui se mettait à fuir en courant dès qu'il voyait l'ombre d'un collègue se profiler. Ça aurait pu être très marrant, mais la question n'était pas là. Ça faisait encore une nouvelle énigme à résoudre. Quoique, il avait peut-être raison. Les élèves pouvaient vraiment faire peur des fois. Un jour, il en avait vu qui s'éclataient avec une catapulte de fortune faite de crayons ; et il s'était tout pris en pleine face avant de pouvoir approcher. C'était pas intentionnel, mais les élèves avaient parfois des idées tellement nulles qu'ils pouvaient faire peur.

* J'ai trouvé ! Ça veut donc dire que cet élève-là ne fait pas des jeux aussi dangereux que ceux qui avaient failli m'éborgner avec leurs vieux crayons. Et ça, ça c'est vraiment génial ! *

* Tout est toujours "vraiment génial" avec toi… Mais écoute. Je ne pense pas que ça serve à quelque chose de continuer. Tu perds ton temps et aussi le sien… S'il te craint, penses-tu que ce soit vraiment utile de continuer à s'agiter dans tous les sens en lui disant que tu ne vas rien lui faire ? Tu le lui as dit et c'est très bien. Maintenant, laisse-le un peu réfléchir. *

Ven' rappliqua en disant que c'était n'importe quoi, et qu'Osiris ne comprenait vraiment rien du tout aux gens qui ne souriaient pas. Ne pas sourire c'était quand même la chose la plus terrible du monde, et donc il fallait se battre contre ça, partout et tout le temps.
Osiris, bien au-dessus de ça, ne le prit pas mal. Ven' crut seulement entendre un ricanement dans le fond de son esprit, sans qu'il ne puisse déterminer s'il se l'était imaginé ou si c'était bel et bien le dieu. Pendant ce temps, le plus jeune l'avait regardé du coin de l'œil, sans même qu'il ne le remarque. Quand il se remit enfin à parler, parce qu'il était toujours aussi lent, Ven' posa à son tour ses yeux sur lui, tressautant presque d'impatience pour avoir la réponse.
Il n'y eut pourtant que des murmures. Sur le ton du secret, si bien qu'il dut tendre l'oreille, il lui demanda pourquoi est-ce qu'il devrait lui faire confiance, parce qu'il pourrait très bien retourner cette confiance contre lui, et lui faire du mal.

- Non c'est pas vrai ! C'est pas vrai du tout ! Tu sais pourquoi ? Parce que moi j'ai pas envie de faire du mal aux autres, et de toute façon je n'y arriverai pas. Alors t'as tout faux ! Si tu ne me crois pas, tu peux demander à Osiris, il te dira pareil !

* Je suis dans ta tête espèce d'idiot. Comment veux-tu qu'il vienne me le demander ? Et fais attention à ce que tu dis et à qui tu le dis si tu ne veux pas passer pour un fou. *

Certes, Ven' avait légèrement haussé la voix en disant ces mots. Était-ce de l'énervement ? Oui, du moins, un peu ; il n'aimait pas être mis dans le même sac que ceux qui s'amusaient à faire du mal à un élève. Toutefois, ça ne l'empêchait pas du tout de garder son grand sourire. Il eut même un rire et reprit quelques secondes après.

- Tu peux me croire tu sais. Je le jure ! Et je le promets ! Et je le re-jure ! Bon, finalement Oz' me dit que ça va être un peu compliqué de lui demander, mais je te promets miiiiille fois que moi je veux pas t'embêter et encore moins être méchant. Sinon, je l'aurais déjà été non ? Sinon, j'aurais fait des trucs de méchants, comme rigoler super fort avec les mains tendues au ciel. Et je t'aurais pas donné mes biscuits, et je t'aurais poussé pour que tu tombes encore ! Enfin je crois… C'est ça qu'ils te font les autres élèves ?

* Tu as une notion relativement pauvre de ce qu'est la méchanceté mais on en parlera après....*

Ça demandait des efforts, de se mettre dans la peau de ce qu'on n'est pas, alors il décida d'arrêter.

- Alors qu'est-ce que ça peut faire, si tu me fais confiance à moi qui ne veux pas du tout te faire du mal ? Essaye au moins une fois, comme ça j'essayerai de te rendre moins triste… juré !
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MessageSujet: Re: Deux pôles, deux extrêmes [Pv Venceslas A. Mahood] Sam 30 Déc - 6:48



La journée risque d'être compliquée...


A peine eus-je terminé ce que j’avais à dire que la réponse vint, me faisant sursauter en posant mon regard surpris et apeuré sur lui. Avant de comprendre le sens des paroles qui m’étaient dites, je ressentais les émotions qu’il émanait. Ces dernières m’apportaient sans cesse des ennuis, peu importe avec qui, même s’il y avait des nuances. De plus, comme il était un adulte, la nuance était assez proche des coups… M’attendant au pire, je m’étais presque recroquevillé sur moi-même en essayant de comprendre ce qu’il voulait me dire. Comment pouvait-on être incapable de faire du mal ? Après tout, même si je ne l’avais jamais voulu, j’avais dû blesser des gens sinon je n’en serais pas là. C’était ce que je pensais, ignorant les remontrances de ma déesse qui commençait à s’impatienter de mon comportement. Et lorsqu’il reprit la parole après une pause, gardant son sourire qui semblait dessiné sur son visage, il tenta de me faire comprendre par d’autres moyens qu’il était incapable de faire du mal aux autre, de me le jurer. Puis, petit à petit, il essaya de décrire des faits “méchants” comme pour tenter de savoir si c’était ce qu’on me faisait. Il était vraiment très loin du compte…

*Ne crois-tu pas que ça montre qu’il ne te ment pas et qu’il n’est pas capable d’être véritablement méchant avec les autres ?*

Et comme pour continuer dans les paroles de ma déesse, le surveillant me demanda ce que cela faisait si je lui faisais confiance s’il ne voulait pas me faire du mal. Puis, me demanda d’essayer au moins une fois avant de me jurer d’essayer de me rendre moins triste. Malheureusement, après tant d’années de douleur, accorder ma confiance n’était pas quelque chose de naturel. A vrai dire, je ne savais pas réellement ce que cela signifiait. Et malgré les définitions qui m’étaient données, je ne voyais pas comment ouvrir mon coeur à une personne que je ne connaissais pas. Je ne me sentais pas d’aller à l’encontre de mes peurs, de prendre des risques, alors que cela ne m’avait jamais été bénéfique. Bien trop de fois on en avait abusé…

*Je te le répète : tu as changé de pays ! Les choses ne sont pas identiques car les mentalités changent. Il ne tient qu’à toi d’ouvrir les yeux et de t’en rendre compte : plusieurs fois on t’a aidé et on t’a relevé. Le nierais-tu, toi aussi ?*


Tout le temps de ma réflexion, j’avais laisser mon regard se promener sur mon interlocuteur sans croiser son regard. Je ne parvenais pas à me faire à ce qu’il me disait et croire autrui ne m’était pas simple. On m’avait fait du mal en disant que c’était pour mon bien. J’aurais pu le croire à force… mais en voyant un jour une famille aimante à travers la fenêtre d’une maison, famille que j’avais ensuite rencontrée par la force du hasard lors d’un festival auquel mes parents m’avaient fait assister, j’avais découvert que ce n’était pas le cas et j’en avais été brisé. J’étais brisé, en morceau et cela m’empêchait aujourd’hui d’aller véritablement de l’avant.

Finalement, je demandai doucement, comme hésitant et méfiant :

- Et comment comptez-vous me… rendre moins "triste" ?

Je ne voyais pas comment on pouvait ôter la douleur noyant un coeur de larmes de sang. A mes yeux ce n’était pas possible, mais qu’en savais-je au fond ? Personne n’avait essayé réellement non plus… ou s’il l’avait fait, il m’avait par la suite abandonné comme un vieux jouet cassé et irréparable. Combien de fois avais-je vu des jouets jetés pour moins que ça ?


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MessageSujet: Re: Deux pôles, deux extrêmes [Pv Venceslas A. Mahood] Mar 2 Jan - 18:43
Est-ce que ça allait vraiment marcher ? Est-ce que l'élève allait vraiment le croire, ne serait-ce qu'un tout petit peu ? Osiris n'était pas de cet avis, mais depuis qu'il avait rencontré l'élève, Osiris était rarement de son avis, alors ça ne faisait rien. Ayant sans doute compris que Ven' ne comptait pas quitter les lieux comme il lui avait déjà préconisé, le dieu gardait à présent le silence. C'était mieux, quand il gardait le silence, ça évitait d'avoir deux conversations à tenir en même temps, et c'était beaucoup plus facile de se concentrer seulement sur une seule d'entre elles.

Il ignorait ce qu'il pouvait dire ou faire de plus pour lui montrer qu'il disait la vérité. Comment faire croire à quelqu'un, quelqu'un qui était persuadé du contraire, que l'on était sincère ? Il pouvait bien le répéter en boucle jusqu'au moment où l'autre le comprendrait peut-être, mais ça ne marcherait sans doute pas et ça ne ferait que l'énerver. C'était vraiment une question très compliquée ; une question qu'il n'aimait pas du tout parce qu'elle faisait perdre trop de temps. Tout simplement, il voulait lui dire, et lui redire encore qu'il pouvait le croire, mais à quoi ça servait si l'autre refusait de l'écouter ? S'il ne le croyait toujours pas, que fallait-il faire ? La réponse n'était pas facile à trouver ; il avait encore plein d'idées mais il savait que ça ne marcherait pas. Osiris avait peut-être raison sur ce coup-là ; il lui avait dit ce qu'il pensait, maintenant il ne pouvait rien faire d'autre que d'attendre que Yuki daigne le croire. Mais attendre, vous l'aurez compris, n'était pas quelque chose qu'il aimait particulièrement, bien au contraire. L'élève semblait réfléchir à ce qu'il allait dire, alors il garda le silence.

* Le problème, c'est que ça ne sert à rien de réfléchir dans ces moments-là, d'ailleurs réfléchir ça ne sert à rien tout court. Pourquoi est-ce qu'il – *

* Il est en train de te parler, je croyais que tu cherchais à l'écouter *

Ven' fit alors taire ses pensées et l'écouta en retenant sa respiration. Il n'avait pas tout entendu, mais pensait avoir cerné l'essentiel. Il devait avoir demandé quelque chose comme " alors c'est quoi vos idées pour rendre moins triste ? "
Le surveillant cligna des yeux avec étonnement. La réponse venait de soi pour lui, alors il eut du mal à savoir par quoi commencer.

- Déjà, pour te rendre moins triste il faudrait que je sache ce qui te rend triste, mais je pense que je le sais déjà et que tu es triste parce que t'as d'autres élèves qui t'embêtent et qui renversent ton bentô…

* Arrête avec cette histoire de bentô. *

- Et du coup c'est un peu nul pour toi parce que tu es toujours dans ton coin. Et je sais que plus on est seul, plus on est triste. Alors écoute ! Moi, je vais t'aider ! Je peux te montrer que ça ne sert à rien du tout de vouloir rester tout seul comme ça et je suis sûr que c'est ça qui te rends triste, en partie. Tu vois ? C'est comme… euh comment on appelle ça déjà… le truc qui tourne… ah oui ! Tu vois, c'est comme un cercle vicieux, les autres te font du mal, alors t'as peur et tu t'isoles et donc tu restes tout seul à ruminer tes vieilles pensées. Mais déjà, maintenant que je sais qu'il y a des gens qui te font mal, je ne peux pas le laisser passer, alors je vais surveiller de très très très près, même s'il faut que je ne fasse que ça. Et je vais intervenir autant de fois qu'il le faudra ! Sauf que pour ça, t'as pas besoin de me faire confiance, parce que même si tu ne me crois pas, je le ferai quand même, c'est mon boulot. Mais même avec ça, si t'es tout seul, si tu veux parler ou si t'as besoin d'aide, eh bien moi je suis là, et c'est pour ça que tu dois me faire confiance ! Et puis même si tu ne viens pas et que je vois que tu es tout seul, moi je viendrai pour voir si ça va. Mais je suis sûr que je suis pas le seul à te dire ça. Je suis sûr que tu peux trouver plein de gens qui se mettront de ton côté comme moi, d'ailleurs tu dois sûrement en avoir déjà rencontré. Et aussi –

* Ça suffit maintenant, laisse-le parler lui aussi.*
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MessageSujet: Re: Deux pôles, deux extrêmes [Pv Venceslas A. Mahood] Jeu 4 Jan - 8:10



La journée risque d'être compliquée...


Avais-je dis une bêtise ? L’adulte face à moi ouvrait de tels yeux que j’avais des difficultés à comprendre sa réaction ou à appréhender ce qu’il devait penser. Je me tins donc plus sur mes gardes jusqu’à ce qu’il prenne simplement la parole. Ce fut alors à moi de rester cois en le regardant sans comprendre ce qu’il se passait exactement.

Pour répondre à ma question, il me fit part qu’il devait savoir ce qui me rendait triste, citant deux possibles raisons. L’une d’elle était vraie alors que l’autre… Allait-il un jour me lâcher un peu avec ce bentô ? C’était à peine si je voulais manger, donc je pouvais presque dire qu’il m’avait rendu un service sur ce point. D’ailleurs cette pensée fit violemment râler Toueris qui ne voulait pas que je me laisse dépérir de la sorte. Heureusement, mon interlocuteur repris de plus belle. Quoi que ce fut pour me dire à quel point il serait là pour moi, en gros, qu’il allait tout faire pour trouver et punir ceux qui me faisaient du mal, qu’il viendrait à moi quand je serais seul… Puis il me fit part qu’il ne devait pas être le seul à me dire tout cela. Non, c’était vrai, jusqu’à ce qu’on me tourne le dos en m’infligeant plus ou moins de peine. J’attendis néanmoins, avant de répondre, qu’il ait terminé puisqu’il me semblait qu’il y avait une suite à ses paroles. Pourtant, rien ne vint. Aucune parole ne vint terminer cette tirade.

Les sourcils froncés par la peine lancinante, je détournai le regard pour éviter d’être puni pour ça. Mes problèmes n’étaient pas cantonnés à l’école et les personnes qui me maltraitaient chaque jour. Après tout, j’avais l’habitude de cela. J’avais l’habitude qu’on me frappe, qu’on me gronde et me punisse de toutes les manières possibles. J’étais ainsi torturé par le contraire, le fait qu’on vienne me voir pour m’aider. Rien ne me disait que ce n’était pas pour me blesser par la suite. Non… j’étais vraiment mieux seul. Plus j’y pensais et plus j’en venais à cette conclusion. Et avant que ma déesse ne décide à vouloir me faire croire le contraire, je répondis en gardant le yeux rivés sur autre chose que l’homme qui me faisait face :

- Pourquoi cette fois ce serait différent qu’avant ? Pourquoi devrais-je croire qu’on ne me fera pas de mal cette fois alors qu’avant c’était toujours le cas ?

*Je t’ai déjà donné pas mal de raisons, non ?*

*Je veux une réponse à lui.*

*Mais le croiras-tu ? Croiras-tu ses paroles ?*


*... Je ne sais pas*


*C’est comme il l’a dit : tu es bloqué dans un cercle vicieux, même s’il est différent de ce qu’il pense. Comme tu as été blessé, tu ne crois plus en rien ni personne quoi qu’on dise. Tu restes donc seul et blessé constamment. Tu as fermé ton coeur et c’est ce qui va finir par causer ta perte.*


Et c’était peut-être ce que je cherchais, au fond. Mais je gardai cela pour moi autant que possible pour éviter qu’une polémique n’éclate dans les tréfonds de mon crâne. Au lieu de cela, je lui montrai mon envie irrésistible de partir de là, de me cacher dans un endroit où personne n’irait me chercher. D’un autre côté, je ne voyais aucun endroit qui correspondait à cela… La mort était-elle ma seule issue pour être enfin libre ?

*Je t’interdis de penser ça !*


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MessageSujet: Re: Deux pôles, deux extrêmes [Pv Venceslas A. Mahood] Mar 9 Jan - 22:06
* J'avais encore plein de choses à lui dire tu sais, à quoi ça sert que je m'arrête ? *

 * Ce n'est pas en parlant pendant dix minutes sans t'arrêter qu'il t'écoutera mieux, au contraire. *  

Il dut se contenter de cette réponse, Osiris n'en dit pas plus. Et pourtant, c'était vrai, il avait encore mille choses à lui dire. Des choses très utiles, des qui l'étaient moins, mais des choses quand même. Mais est-ce que tout ce qu'il avait dit, et tout ce qu'il aurait encore voulu dire allait changer quelque chose à la situation ? Je vous épargne la réponse d'Osiris qui ne changeait toujours pas, pas plus que celle de Ven'. Incapable de ne pas être optimiste, celui-ci ne comprenait pas comment ses paroles ne pouvaient pas faire effet. Après tout, il n'avait dit que la vérité. Et quand on dit la vérité, les autres vous croient forcément non ? C'est quand on dit des mensonges que les autres ne vous croient pas, alors pourquoi son interlocuteur restait sceptique encore une fois ?

 * Tu es tellement loin du compte mon pauvre hôte… *

Ignorant ces paroles complètement inutiles, Ven se remit à penser à ce qu'il venait de dire. Non, décidément, il n'en avait pas dit assez, quoiqu'en pense Osiris. Toutefois, il avait l'impression que, quoi qu'il dise et quoi qu'il fasse, l'élève resterait sur ses positions.

 * Et si c'est le cas, d'ailleurs c'est ce qui arrivera sûrement, que feras-tu ? *

C'était une question qu'il n'aimait pas trop, et même pas du tout, alors il décida de faire la sourde oreille. Au fond, il n'avait peut-être même pas de réponse. Voilà qui était étrange, personne n'aimait être triste, et rester tout seul dans son coin à broyer du noir. Mais alors pourquoi l'élève semblait se complaire dans sa solitude au point de n'accepter l'aide de personne ? Il eut ensuite droit à une autre question. Une qui ne marquait pas trop de différences avec celles d'avant. L'élève se demandait maintenant à quoi ça pouvait bien servir de le croire puisque toutes les autres fois où il s'était mis à croire quelqu'un, ça c'était mal fini.

* Mais moi je ne suis pas pareil que ceux qui lui font du mal, il raconte n'importe quoi *

 * La seule personne à raconter n'importe quoi, pour le moment, c'est toi. Et ce n'est pas en me parlant à moi que tu vas arranger ses problèmes à lui. *

Certes, il avait raison sur ce point. Avisant à nouveau l'élève qui était encore planté et raide comme un piquet, il se mit à soupirer. Comme c'était compliqué d'être face à quelqu'un qui pensait tout l'inverse de ce qu'on pensait. Peut-être qu'il le faisait exprès et que c'était une blague ?

- En fait…

Commença-t-il avant de chercher ses mots.

- Parce que si tu n'essayes pas, si tu n'essayes même pas, ça sera encore pire. Tu crois vraiment que ce sera mieux de tout garder pour soi en se disant « Ouf, heureusement que j'ai personne à mes côtés comme ça je suis tranquille, ma vie est peu nulle et toute triste, mais au moins personne ne peut venir l'empirer, comme j'ai de la chance ! » Moi je pense pas, mais alors vraiment pas du tout !
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MessageSujet: Re: Deux pôles, deux extrêmes [Pv Venceslas A. Mahood] Dim 14 Jan - 1:22



La journée risque d'être compliquée...


J’eus la très nette impression que l’homme face à moi ne savait pas du tout quoi me répondre. Toueris me souffla rapidement qu’il ne s’attendait peut-être pas à mes questions non plus. Pour moi, elles étaient légitimes… même si je ne savais pas si j’étais prêt à accepter les réponses qu’on allait me donner.

La réponse qui me fut donnée ressembla beaucoup à ce que me disait ma déesse depuis un moment. En gros, est-ce que ma vie était mieux telle qu’elle était qu’en essayant de faire de “belles rencontres” qui pourrait égayer ma vie ? Pour le coup, la réponse à cette question me parut évidente mais la question même me fit réfléchir. Après tout si ce n’était pas comme ça pour lui, c’était que tout le monde ne connaissait pas les mêmes souffrances que moi. Le réaliser me fit très mal. Etais-je le seul à pouvoir comprendre ma situation ? Je ne demandais pas de pitié, mais au moins un peu de compréhension… Quoique je n’étais même pas sûr que ce soit réellement ce que je recherchais.

*Au lieu de chercher ce que tu trouveras qu’au moment venu, pourquoi ne pas lui faire part de ta première pensée ?*

*Et si ça venait à l’énerver ? Qu’il me faisait du mal ?*


*Tu oublies que tu as une barrière très solide pour te protéger.*


Je ne sus vraiment si c’était vraiment fiable étant donné qu’elle n’était jamais solide quand j’en avais le plus besoin… Mais comme j’étais poussé par ma divinité têtue et que je pensai qu’il valait mieux que je réponde avant de me faire frapper à cause de son impatience, je fis en évitant soigneusement de regarder mon interlocuteur dans les yeux :

- Si, je le pense… Mieux vaut être seul que souffrir toujours de la traîtrise et de la brutalité des autres.

Je n’aimais pas parler de moi ou de ce que je vivais. J’étais toujours certain que ça allait se retourner contre moi, d’une façon ou d’une autre. D’ailleurs, je me mis à regarder autour de moi en espérant que personne ne nous écoutait. Il ne manquait plus que ces gars soient pas là et se vengent pour ce que j’avais dit. Eux, ce n’était plus une simple peur qu’ils fassent une chose ou une autre pour me nuire… Ils étaient à mettre dans le même panier que mes bourreaux éternels et, pour une fois, Toueris était loin d’être en désaccord avec moi. A chaque fois qu’elle les voyait elle voulait les trucider, leur faire payer ce qu’ils me faisaient subir. Dans ces moments-là, je ne pouvais m’empêcher d’être soulagé qu’elle soit enfermée dans ma tête même si je n’étais pas contre son aide dans les moments difficiles qu’ils me faisaient vivre.


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MessageSujet: Re: Deux pôles, deux extrêmes [Pv Venceslas A. Mahood] Sam 20 Jan - 14:25
S'il y avait bien quelque chose de vraiment miraculeux ce jour-là, c'était qu'il ait réussi à rester à la même place, au même endroit et sans trop bouger pendant si longtemps. Même Osiris, bien qu'il gardât le silence là-dessus, en venait à être surpris tant il n'en avait pas l'habitude. Il se doutait aussi que ça ne durerait pas longtemps, et que Ven' ne tarderait pas à faire comme il faisait toujours.
Mais ça ne semblait pas toujours pas être le cas, à croire qu'il faisait tous les efforts du monde pour ne pas effrayer davantage l'élève.

Ce dernier lui avait demandé à quoi ça servait de faire confiance alors qu'il l'avait déjà fait avant et que ça n'avait pas l'air d'avoir été de super souvenirs pour lui. Ven lui avait répondu avec toute sa bonne volonté, ne disant que la vérité, persuadé que cette dernière était universelle puisque c'était la sienne. Le dieu aurait bien eu des choses à rajouter là-dessus mais n'en fit rien, conscient que ça ne ferait pas avancer la situation. Quant à son hôte, il ne savait plus à quoi s'attendre de la part de Yuki. Ce dernier était son opposé total, et c'était dur de penser en contraire. Encore une fois, il eut droit à une toute petite réponse dite toute basse, mais une réponse quand même. C'était tout de même mieux que pas de réponse du tout, alors il en fut très content.

Encore une fois, l'élève n'était pas d'accord avec lui, mais il aurait été surprenant que ce soit l'inverse. Lui semblait trouver ça très bien, d'être tout seul en permanence, parce qu'ainsi il n'avait pas à faire face à la méchanceté des autres. Là-dessus, Ven' eut un grand éclat de rire, sans penser que ça ne plairait peut-être pas à l'autre. En voilà un élève bizarre, songea-t-il. Alors il s'apprêta, très joyeux, à le lui faire savoir et à lui en dire les raisons. Seulement, avant qu'il ne puisse dire un mot, il eut droit à un « non » tout simple, tout clair et tout net de la part d'Osiris.

* Qu'est-ce qu'il y a ? *

*  Ne lui dis pas ce à quoi tu penses, si tu ne veux pas qu'il te déteste définitivement. *

* Hein ? Mais pourtant c'est très vrai ce à quoi je pense, tout ce dont il parle, la traîtrise et machin truc là… en vrai ça n'existe pas, ou sauf dans les films. *

Mais le dieu de l'Au-delà resta campé sur ses positions sans qu'il ne parvienne à le faire changer d'avis. Ce dernier ajouta qu'il était sérieux. Enfin plus sérieux que d’habitude, parce qu'il n'avait jamais vu Osiris ne pas l'être. Aussi, Ven', relativement influençable à tort ou à raison, se dit que ce n'était pas une bonne idée de se faire détester de l’élève, et garda le silence un moment supplémentaire avant d'enchaîner dès qu’il sut quoi dire.

- Mais du coup ça ne change rien pour toi. Moi je ne comprends pas à quoi ça sert d'avoir une vie nulle et triste comme ça, puisque dans les deux cas, tu te retrouves à souffrir non ? La différence c’est juste que tu as l’occasion de rendre ta vie meilleure, mais que tu ne le veux pas, ou que tu en as peur ou que tu ne préfères pas essayer. Dans tous les cas, ça ne sert à rien !

C’était déjà un peu mieux que ce qu’il comptait dire avant. Osiris en était presque satisfait.

- Et en plus, moi je ne suis pas un "autre", et je fais pas de trucs méchants je t’ai déjà dit, alors merci de ne plus dire ça devant moi, non mais.
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MessageSujet: Re: Deux pôles, deux extrêmes [Pv Venceslas A. Mahood] Mar 30 Jan - 15:06



La journée risque d'être compliquée...


L’homme semblait réfléchir un peu plus au fur et à mesure qu’avançait la conversation. Je ne comprenais pas trop ce qui pouvait lui faire prendre plus de temps à chaque fois alors que, plus tôt, il m’avait montré une plus grande réaction. Quoi qu’il était moins effrayant ainsi.

*Peut-être que c’est pour éviter que tu partes en courant comme tu as tendance à le faire ?*

Cette hypothèse me sembla très peu probable. Après tout, s’il voulait vraiment que je reste, pourquoi ne faisait-il pas comme les autres ? Cela m’aurait parut bien plus logique.

*Même quand on pense que tu fuis par peur de cette réaction dont tu as l’habitude ? Allons Yuki, arrêtes donc de penser de cette façon. C’est n’importe quoi.*

Peu importe ce qu’elle en pensait, je n’arrivais pas à aller dans son sens. Mais je ne pus lui répondre puisqu’il me fallut écouter mon autre interlocuteur qui semblait enfin avoir trouvé quoi me répondre. Il n’acceptait apparemment pas que je veuille simplement être seul pour éviter d’’être blessé. A ses yeux, c’était… interdit ? Dans ce cas, si je venais à insister que je souhaitais quand même cela, allait-il me frapper par mécontentement ? Allait-il partir ? Ou… Le fait qu’il me demande de le considérer comme “un autre” m’arrêta dans mes questions éternelles, me scotchant littéralement. Mon côté effronté, ma peur, ma colère et la raison soufflée par ma déesse s’affrontèrent pendant quelques instants, se montrant à l’extérieur par le froncement discontinue de mes sourcils alors que je regardais à nouveau le sol. Finalement, me relevant pour prendre la fuite dès que le danger se ferait sentir, je répondis avec froideur :

- Que je sache, vous n’êtes pas moi. Vous êtes donc “un autre” que moi, si mon anglais est bon.

*Yuki, calme-toi.*

- De plus, vous semblez croire que la vie est joyeuse pour tout le monde, que les problèmes n’existent pas. Vous êtes bien trop naïf !

*Yuki, arrêtes ! Il n’est pas la personne contre qui est dirigée ta colère. Certes, ses propos peuvent être déplacés, mais je t’en prie, calme toi.*

Les poings serrés alors que j’étais debout face au surveillant, je le regardais avec colère et rancune. Non, elle n’était pas initialement dirigée contre lui, mais s’il pensait avoir raison sur le fait qu’on ne pouvait pas être triste dans la vie, il se mettait le doigt dans l’oeil jusqu’au coude, ou ne voyait pas plus loin que le bout de son nez. Sincèrement, pourrait-il tenir de tels propos s’il connaissait mon passé ou s’il l’avait lui-même vécu ? J’en doutais fortement et, depuis le début de cette conversation, Toueris fut d’accord avec moi pour une rare fois. Elle ajouta cependant que cela ne devait pas être sa faute si sa vision de la vie était si… joyeuse.


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