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“Le monde aurait pu être simple comme le ciel et la mer” [UC]
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MessageSujet: “Le monde aurait pu être simple comme le ciel et la mer” [UC] Dim 7 Mai - 20:39


 
๑ Aylce Hazel Odharnait ๑
﹏﹏﹏﹏﹏﹏﹏﹏﹏﹏﹏

ஃ Caractère & Physique


Pour agir, Aylce a un grand besoin d'encouragements, de compliments et parfois de flatteries. Ce n’est pas pour se donner en spectacle ; elle a seulement besoin d'un stimulant, car cette jeune femme est souvent inquiète et manque de confiance en elle-même. Une fois qu'elle est assurée de l'approbation des autres, elle peut aller de l'avant avec beaucoup d'entrain. Aylce n'est ni trop timide ni trop malléable tout en conservant son naturel bon. On la voit rarement devenir agressive, mais elle ne se laisse pas non plus bousculer. Elle sait dire non quand c'est nécessaire et avec la fermeté voulue. Il existe pour elle des limites de concession et de gentillesse bien définies au-delà desquelles elle s'interdit de reculer. Cependant, ses criailleries ne l'empêchent nullement d'être affectueuse, dévouée, prévenante. C'est dire qu'elle n'est pas méchante ; elle se garde cependant d'être un agneau au milieu des loups. Elle ne se laisse donc pas marcher sur les pieds malgré son tempérament pacifique et débonnaire. Ceux qui veulent lui faire du mal en feront l'expérience. La tolérance chez Aylce peut parfois virer à l'indifférence, ce qui est bien regrettable. Qu'elle ait une grande capacité de supporter des ennuis qu'on lui cause et qu'elle ne veuille pas se mêler de ce qui ne la concerne pas personnellement, cela se comprend. Inutile de dire que son comportement est susceptible de lui causer bien des torts et risque de compromettre ses chances de bonheur. Quant à ses victimes, elles feraient mieux de ne pas trop prendre ses ronchonnements au sérieux ni de lui en tenir rigueur. C'est d'ailleurs ce qu'elle souhaite intérieurement. Si l'on sait que les récriminations de cette jeune fille ont peu de rapport avec ses vraies pensées, on peut facilement les laisser couler comme de l'eau sur la tête d'un canard. Aylce aime plaisanter sans méchanceté, mais il ne lui vient pas à l'idée que tout le monde n'a pas autant le sens de l'humour qu'elle. Elle constatera que certains sont sérieux comme des papes et se formalisent à propos de tout et de rien. On la dit volontiers revêche ou même antisociale. Pourtant c'est une jeune fille foncièrement charmante qui sait rire dans les rares moments où elle est en paix avec sa conscience.

Aylce s'exprime peu, même dans ses conversations avec ses amis intimes, et s'intéresse sincèrement à ce que les autres ont à dire. L'art de la conversation a donc peu de secrets pour elle. Cependant, lorsque l'occasion se présente ou que les circonstances l'exigent, elle sait parler avec une certaine éloquence, avec courage et passion. Incapable de dire un mensonge, elle est transparente à tous. Dans la vie quotidienne, elle évite soigneusement d'aborder les grands sujets et se contente de sujets parfaitement anodins. Sa discrétion et sa réticence font d'elle une personnalité charmante. On doit lui rappeler aussi la nécessité de l'exercice physique, car elle cherche toujours des excuses pour s'en passer. Sa gourmandise est telle que sa volonté et son bon sens s'effritent à la vue de bons plats et de sucreries. Aylce n'est jamais ennuyeuse. Elle a l'esprit vif, la repartie facile et un solide sens de l'humour. Elle peut même parfois être spirituelle bien qu'elle s'en croie incapable. Étant à la fois discrète et parfaitement à l'aise en société, la mélancolie que dégage cette jeune fille constitue l'élément majeur de sa panoplie de séductrice. On a toujours l'impression qu'elle est sur le point de pleurer ou qu'un triste événement vient de la frapper. Inconsolable en apparence, elle charme. Rien ne la contrarie plus que la vulgarité ou l'obscénité. Aylce n'est pas fidèle par peur de l'insécurité, elle s'attache par conviction. "Si j'aime un homme, c'est pour la vie" : telle semble être sa devise.

Aylce passerait partout inaperçue et ne ferait rien pour attirer l'attention. Elle n'est ni grande ni petite, ni canon ni laide; c'est le type de femme que les hommes aiment regarder sans pour autant avoir des idées perverses. Elle s'habille discrètement et ne se maquille que rarement, ce qui lui donne une touche de légèreté et de fraîcheur. Ses longs cheveux d'ébène tombent en cascade jusqu’à ses hanches, n'ayant ni l'envie ni le temps de les coiffer de façon plus sophistiquer. Ses traits sont fins et réguliers, dénotant une certaine noblesse; les dents régulières, les pommettes roses et légèrement saillantes, le nez droit est fin et sa bouche aux lèvres charnues et sensuelles. L'ovale de son visage reflète fidèlement et instantanément toutes ses émotions et tous ses sentiments. Elle a le corps mince et souple aux courbes douces et harmonieuses, à la démarche gracieusement aisée. Ce sont surtout ses yeux légèrement bridés qui lui donnent son grand pouvoir de séduction. Le charme de son regard un peu naïf et rêveur est irrésistible; on ne saurait résister à l'envie de se noyer dans les infinies profondeurs de ses prunelles bleu ardoise.
ஃ Histoire


Intro

L’univers entier est régi par des lois physiques, morales et spirituelles bien réelles, qui touchent à tous les domaines. La perte d'un être cher est sans aucun doute l'un des événements les plus pénibles que l'on puisse vivre. Si chaque personne vit son chagrin à sa manière, tous passent par les mêmes étapes. La mort a beau faire partie du cours normal des choses, rien ne peut nous mettre à l'abri de la douleur qui accompagne un deuil. C'est un passage obligé, mais on y est bien mal préparé. Depuis quelques générations, la mort a été évacuée de notre quotidien. Il y a cent ans, la plupart des mères avaient perdu un enfant en bas âge. Les gens mouraient à la maison, entourés de leur famille. La mort faisait partie de la vie. Et puisque la religion était omniprésente, la mort avait un sens pour les croyants. Elle n'était pas une fin, mais une autre étape. Et les rituels entourant le décès et visant à faire nos adieux se faisaient entourés de nos proches. Or, de nos jours, avec la laïcisation de nos vies et les progrès médicaux qui isolent souvent le mourant, la mort est un événement dépouillé de tout sens, qui tient plus du macabre. Il est donc difficile, dans ces circonstances, de vivre son deuil ou d'aider un proche à passer à travers cette épreuve. Il n'y a pas de recette miracle; le processus de deuil prend du temps, c’est une longue guérison.

Je sais de quoi je parle, puisque même si la peine s’estompe avec le temps, le vide lui reste bien présent. Je n’ai pas oubliée toutes les fois où je me répétais sans cesse : je suis une machine, programmée pour survivre même lorsque le monde s’écroule. Mon squelette est composé de titane, mes muscles sont des ligaments de fer et d’acier, mes organes rien  de plus que des mécanismes aux engrenages précis. Je n’ai pas de cœur. Rien qu’un abysse si lourd et profond que mon centre de gravité en est débalancé. Mes glandes lacrymales sont à sec, le sérum qui parcourt mon corps est contaminé, brûlant et corrosif. La douleur est insoutenable. Pourquoi je souffre autant ? Je suis incapable d’amour, ce concept n’a pas été programmé dans mon système nerveux central. Je ne suis qu’un robot…

C’est ce que je me répétais inlassablement tous les jours en me levant pour aller à l'école  et plus tard lorsque j'ai du trouver un travail pour payer mes études. Un fil d’Ariane invisible qui me permettait de sortir du labyrinthe tortueux dans lequel j'étais voué à mourir, dévoré par un monstre plus horrible encore que le minotaure. La solitude me pesait terriblement. Je sentais ses griffes cruelles se tailler un chemin vicieux jusqu’à la dernière parcelle de raison qu’il me restait; son souvenir.
~☸~






Épisode 1


Mon frère et moi comptons exactement 335 jours de différence, ce qui fait que pendant deux mois nous avons le même âge. Un détail qui peut sembler anodin d’un point de vue extérieur, néanmoins il en est tout autre pour moi. J’ignore si c’était volontaire de la part de mes parents de nous concevoir en un si court intervalle. Quoi qu’il en soit, je n’ai jamais eu le courage de poser la question.  Aussi loin que je me souvienne, il a veillé sur moi. Voyez-vous, j’étais une petite fille pleurnicharde et timide. J’ai dû déverser des litres et des litres de larmes au cours des premières années de ma vie. J’exaspérais ma mère qui ne savait plus quoi faire pour étouffer ce flot d’eau salée et évidemment, il était le seul à savoir apaiser mes sanglots.  Il suffisait de si peu… J’avais un trop grand besoin d’affection et pleurer était tout ce dont j’étais capable de faire.

Notre modeste domicile était situé sur The Long Walk à quelque pas du Corrib. Bleue avec des volets blancs, un grand arbre devant l’entrée, nos vélos jetés pèlent mêle sur la pelouse et la vieille voiture rouge stationnée dans la cours arrière. Tant de choses que je me rappelle avec précision alors que tout le reste m’échappe. Ma mère travaillait à temps partiel comme serveuse dans un restaurant très prisé par les touristes. La plupart du temps elle demeurait à la maison pour faire du ménage et préparer les repas. Sinon, elle partait au centre-ville faire les boutiques et bavarder sur les derniers événements à s’être produit dans le voisinage avec ses copines.  Quand à mon paternel il œuvrait comme haut fonctionnaire dans les finances, souvent au terme de contrats qui l’obligeait à se déplacer fréquemment.  Les rares moments où il n’était pas sur la route il les passaient dans son bureau au téléphone avec des clients importants, comme il se plaisait à les appeler. Mon frère et moi n’étions donc pas autorisés à rester à l’intérieur, ce qui ne nous dérangeait absolument pas. Nous préférions mille fois aller sur la plage à faire la course dans les vagues. Il me laissait constamment gagnée. Je ne remarquais pas les tensions que cela occasionnait entre mes parents.

J’en finalement pris conscience de tout ce qui n’allait pas un jour en rentrant de l’école. Il pleuvait à torrent, le tonnerre grondait férocement et je suppose que c’est la raison pour laquelle je ne les ai pas entendus depuis le porche. Ils criaient, s’injuriaient, s’écorchaient vif en utilisant leurs paroles comme armes. J’en tremblais de tout mon être, paralysé par la peur. C'était la première fois que j’assistais à une dispute de mes parents. Je n’avais que huit ans, pourtant je savais que ce n’était pas normal que deux êtres sensé s’aimer se blessent de cette façon. Ma naïveté se fissura, mon innocence flancha. Mon frère qui se tenait à mes côtés me serra la main. Je m’y cramponnai avec désespoir, reconnaissante de son soutien moral silencieux dans cette tempête de hurlement. Lorsqu’ils nous aperçurent debout sur le seuil, un ange passa. Je sentais mon cœur battre frénétiquement dans ma poitrine, serré par le doute et l’insécurité. La surprise figea leur trait, avant de subitement se déformer sous la colère. Ce qui était franchement pire. Mon frère me fit traverser le salon si rapidement que j’entendis à peine les reproches qui nous étaient adressés sur notre passage. Une fois la porte refermé, le calme revint. « Ne pleure pas… Tout va bien… » Le regard perdue dans le vide je ne ressentais plus rien, pas même mes larmes. Il me pris dans ses bras sans cessé de me répéter que tout allait bien. Le traumatisme m’empêchait de lui répondre qu’il mentait. Au fond de moi, je savais qu’il avait tort, seulement je voulais désespérément le croire et je le laissais me dire n’importe quoi. Simplement parce que la réalité me terrifiait. D’un commun accord, nous ne sortîmes pas de notre chambre pour souper et ils ne vinrent pas nous chercher non plus. Le silence de la maison me pesait, compressait ma cage thoracique en m’empêchant de fermer l’œil certaine que lorsque je fermerai les paupières je serais hantée par la vision de leur dispute. Un rapide coup d’œil en direction du lit de mon frère me confirma qu’il éprouvait lui aussi des difficultés à s’endormir. Doucement, je me levai de ma barricade de couverture et m’approcha du sien. Instantanément, mon frère compris mon angoisse. Je me glissais à ses côtés, puisant tout le réconfort du monde dans sa chaleur. Il me promit que tout allait s’arranger, ponctuant ses propos du léger baiser sur mon front avant que le sommeil ne m’emporte.

Le lendemain, tout était redevenu tranquille dans la maison, tellement que je me demandais si je n’avais pas tout imaginé de la scène. Les yeux rougis de ma mère me confirmaient pourtant le contraire. Elle se forçait à sourire, alors que la motivation n’y était pas. Je comprends à présent qu’elle cachait sa frayeur pour ne pas nous alarmer.  À la fin des cours, j’avais pris l’habitude d’aller m’asseoir sur la plage et de fixer l’horizon durant des heures. Je voulais fuir le plus loin possible de cette ambiance étouffante qui m’étreignait lorsque j’étais chez moi. De tous ces non-dits qui détruisait notre famille. L’absence de plus en plus fréquente de mon père. Les craintes de ma mère à propose de choses que je ne comprenais pas. Mon bulletin catastrophique à cause de mon mutisme. Le seul point positif était le renforcement du lien entre mon frère et moi. Comme une naufragée à la dérive, je m’accrochais désespérément à lui. Il était ma bouée.  

Quand je franchis la porte ce soir-là, j’eu la surprise de découvrir mon père. Je ne l’avais pas vu depuis la dernière altercation. Ce fut un choc. Ma mère assise sur le canapé était livide, la tête enfouie entre les mains et les épaules voûtes, cherchant à se dissocier du conflit. La source de toute cette agitation se tenait immobile en plein centre de la pièce, le dos bien droit et les mâchoires crispés. Du haut de ses neuf ans, il défiait son paternel. J’admirais son courage, sachant qu’au fond de lui la peur le tenaillait. Ce qui déplut fortement à son interlocuteur. Je l’entendis prononcer des mots d’une telle violence que mes oreilles sifflèrent. Je savais que mon frère était en cause, cependant j’ignorais la raison. Soudain, un cri rompit le combat.

Le temps suspendit sa course, me renvoyant une image décuplé des acteurs devant moi. Le visage fermé de cet homme qui comblait le vide de son existence par le travail et l'adultère, cherchant à étouffer son mal de vivre. La routine dans laquelle il s’enfermait depuis des années alors que ça le rendait malheureux. La famille qu’il avait brisée inconsciemment en voulant une autre vie que celle-ci. Cette femme effrayée, confuse et désarmée qui essaie tant bien que mal de gérer la situation. De se montrer plus résistante et brave qu’elle n’est en réalité alors qu’elle était épuisée. Tous deux ont atteint leur limite, près à craquer d’une seconde à l’autre. Ce n’est pas pour eux que le temps a brusquement ralentit, mon appel ne leur était pas destiné. Mes yeux sont rivés sur le mince filet de sang qui coule sur la paupière droite de mon frère, là où au-dessus de son sourcil une coupure est apparue. À l’endroit exact où la gifle l'a atteint. Sans expliquer pourquoi, je panique. Rapidement, je prends mon frère par la main et l’entraîne dans la salle de bain, refermant à clé derrière moi.

Je tremble de la tête aux pieds, prenant appui sur le bois solide de la porte en cherchant à apaiser mon désarroi. C’est la première fois que mon géniteur en vient au coup… Mon frère s’est assis sur le rebord de la baignoire, muré dans un silence effrayant en observant le sol. Le souffle me manque, ma bouche est sèche et j’ignore si je vais pouvoir prononcer le moindre mot, mais je dois le faire.

- Pourquoi ?

Le son de ma voix est si faible que je doute qu’il m’ait entendue. Une minute s’écoule, puis deux. J’en suis à répéter ma question quand il lève la tête.

- Je ne pouvais pas te laisser faire ça. Pas à cause d’eux.
- Faire quoi ?
- Abandonner.

Je suis pétrifiée, j’en oublie même de respirer. Ses yeux sont fermement plantés dans les miens, d’une nuance de bleu si semblable à la mer que je m’y noie. Mon frère a toujours été capable de comprendre mes émotions et mes pensées avec une facilité déconcertante. Je suis un livre ouvert aux chapitres inachevés et fragmentés qu’il essaie de restaurer.
À cause de moi, il s’inquiète... À cause de moi, il a été blessé…

- Pourquoi ?

Son regard est éternellement tourner vers moi. Mon frère ne dit rien, mais l’océan me répond. Je crois que c’est à ce moment-là que je suis tombée amoureuse de lui…
~☸~






Épisode 2


Aimer... verbe transitif qui se défini par éprouver de l'affection, de l'amour ou de l'attachement pour quelqu'un ou quelque chose. Un mot si court qu’il nous glisse entre les lèvres avec une facilité déconcertante. Un terme au multiple synonyme sans pour autant trouver de définition assez juste pour préciser la force de nos pensées à l’égard d’un individu en particulier. Si couramment utilisé dans notre vocabulaire pour mille et une choses, qu’on en oublie parfois sa signification première. J’aime mon frère. Normal me direz-vous, il fait partie de ma famille. Seulement, le genre de tendresse que je lui porte est très loin des simples liens fraternels. C’est mal, je le sais. Je me déteste d’éprouver ce désir étrange pour lui. Dès lors où que j’ai pris conscience de mes sentiments, je l’observe en cherchant à comprendre pourquoi j’en suis venu à en vouloir plus. La raison est apparue d’elle-même…

Mon frère s’entend bien avec tout le monde, son sourire est contagieux et son rire chaleureux. Aujourd'hui encore il continu à garder un œil sur sa petite sœur. C’est étrange de le côtoyer ainsi avec mes camarades de classe, comme si c'était deux personnes différentes. Silencieux et discret à la maison, jovial et amusant en public. Contrairement à lui qui est capable de déceler la moindre de mes émotions d’un simple regard, je n’arrive pas à le comprendre. C’en est frustrant. Et c’est encore plus agaçant quand je vois le nombre de fille qui gravite autour de lui. À croire qu’un aimant a été implanté dans ses os au moment de sa naissance. Je suis jalouse et possessive. Je ne devrais pas. Mon frère est beau, normal qu’il soit le centre d’attention de la gente féminine. Le fait qu’il soit libre n’arrange pas les choses. J’aurais envie de leur arracher les cheveux en criant que mon frère m’appartient, de se tenir loin et d’éviter de lui sauter dessus avec autant de familiarité comme elles le font. Pourtant je ne dis rien, ce qui est atrocement douloureux.

J’ignore pourquoi je garde espoir, sincèrement il est stupide de souhaiter que les choses soient différentes. Ce n’est pas comme lorsque j’imite la signature de ma mère pour ne pas avoir à subir ses reproches devant mes absences et retards perpétuels, ni lorsque je prétends avoir des règles douloureuses afin d’éviter les cours de gym, ni la fois où j’ai embrassé un parfait inconnu juste pour voir ce que cela faisait, ni toutes les nombreuses fois où j’agissais sans penser aux conséquences. C’est dans mon sang. Mon code génétique. Je ne peux pas falsifier mon ADN, ni rejeter mon groupe sanguin, ni fermer les yeux sur ce que je suis… Sur ce qu’il est.

Malgré ça, j’y crois. À tous les jours quand nous revenons de l’école en faisant une halte par la plage, j’espère. Ne serait-ce qu’un coup d’œil à la dérobé, un aveu a mis-mot, une caresse furtive… N’importe quoi ! Contrariété. Honte. Déception.  Peine. Espérance. Je passe de l’un à l’autre à une telle vitesse qu’une migraine me vrille les tempes. Hélas, son attitude est dénouée de tout romantisme à mon égard. Rien de moins que ce qu’il est; mon meilleur ami. Je soupire intérieurement, soudainement vidé de mon énergie. Je doute que quoi que ce soit se produise un jour, mon cerveau est détraqué en m’insufflant de telles idées. Je dois être malade. C’est l’explication la plus plausible. En ce moment je suis dans le coma, luttant entre la vie et la mort, atteinte d’un cancer qui me fait croire que tout ceci est la réalité. Tout est faux. La brise qui s’engouffre sous mon chandail présageant la fin de l'été, le clapotis des vagues qui viennent d’échouer à mes pieds, le ciel qui s’obscurci peu à peu au-dessus de ma tête, les sentiments illicites pour le jeune homme à mes côtés… Absolument tout est un mensonge.

Je n'ai que douze ans, et déjà je pense comme une veille femme nostalgique. C’est pathétique. D’un bond, je me redresse et prends le chemin de notre demeure refusant à davantage m’apitoyer sur mon sort. Même s’il est légèrement surpris par mon brusque élan, mon frère me suit sans trop poser de questions. Elle est identique à mes souvenirs. Bleue avec des volets blancs légèrement jauni, un arbre devant l’entrée, nos vieux vélos à côté de la remise dans la cours arrière, la voiture rouge depuis longtemps envoyé au recyclage. Rien n’a changé.

Pourtant, c’est probablement en quête de changement que lorsque nous franchîmes le seuil notre mère nous attendait, bagages et valises à ses pieds, nous annonçant que nous partions en voyage. Mon frère et moi nous échangeâmes un rapide coup d’œil, puis affichâmes notre plus beau sourire. Peut-être qu’en effet cela nous ferait du bien de quitter cette monotonie morose dans laquelle on vivait. Ce ne serait que pour le meilleur.
~☸~





Épisode 3

La plage, le soleil et la chaleur, quoi demander de mieux pour des vacances. Une destination de rêve qui me permettait à la fois de me reposer, peaufiner mon bronzage et  de profiter de mon frère pour moi seule. Mes hormones ne me laissent aucuns répits, je dois quand même rester vigilante. Malgré le fait que je suis proche de lui, je suis sur mes gardes. Mes parents sont présents sans oublier les autres touristes qui verraient d’un très mauvais œil mon attitude. Quoi qu’il en soit, je passe tout mon temps en sa compagnie, ce qui semble faire plaisir à ma mère. Mon père quant à lui est peu présent, une habitude qui ne semble pas vouloir changer même hors du pays. Honnêtement, ça ne me dérange pas. Moins je pense à lui et mieux je me porte.

Nous en étions à notre troisième journée sous les chauds rayons de l'étoile solaire, ma mère se faisant dorée sur le sable blanc ne nous accordait aucune attention. Mon frère et moi jouions donc dans les vagues, le sel marin asséchant ma peau et alourdissait mes cheveux. L’eau n’était pas bien haute, nous en avions jusqu’à la taille, mais cela suffisait à nous rafraîchir. Comme les autres enfants présents, nous nous lancions un ballon en projetant toujours plus loin et fort après chaque attrapé réussi. Évidemment, je n’étais pas très douée. J’étais donc obligé de nager sur plusieurs mètres afin d’aller le chercher. C’est justement après un catapultage incroyablement puissant de l’objet en question par mon frère, qui éclata de rire devant ma mine déconfite, que la lame de fond me prit par surprise. Au début, c’est l’incompréhension, pourquoi suis-je sous l’eau? Ensuite, viens la panique, les mouvements désordonnés pour remonter à la surface malgré la désorientation, rythme cardiaque qui s’accélère et la peur qui paralyse nos pensées. Lorsque je réussi à percer la surface, ce n’est que pour un court laps de temps. Je n’ai plus pieds et les vagues m’enfoncent dans l'eau puis me fond remonter successivement, la tête en arrière, luttant pour rester droite, incapable d’attirer l’attention. Je ne vois rien, je n’entends rien. J’ai envie de pleurer et de crier, sauf que j’en suis incapable. Après un combat qui me semble duré depuis des heures, je commence à être épuisée, je suis toujours conscience mais j’ai déjà inhalé ou bu plusieurs fois de l'eau. Je suis physiologiquement incapable d’appeler à l’aide. Le système respiratoire a été conçu pour la respiration. Elle doit être accomplie avant que la parole puisse se produire, celle-ci est la fonction secondaire, ou superposée. Ma bouche est alternativement en train de couler sous l’eau et de réapparaître au-dessus de la surface, elle n’est pas exposée suffisamment longtemps pour que  puissent expirer, inspirer, et appeler au secours. Lorsque j’ai pris mon dernier souffle, l’eau salée a brûlé mes voies nasales, ma gorge, mes poumons. Je ne peux pas agiter les bras, la nature me force instinctivement à les étendre latéralement et à appuyer sur la surface de l’eau. Pousser ainsi me permet de faire un effet de levier sur mon corps afin que je puisse relever ma tête pour pouvoir respirer. Je suis terrifiée à l’idée de mourir, éclipsant par le fait même toute logique de mon cerveau.

Mes yeux me brûlent à cause du sel, la fatigue envahi mes muscles et ralenti mes gestes, je me sens couler. C’est la fin. Je cesse de me débattre, vaincu devant cet élément liquide plus fort que moi qui m’englouti peu à peu. C’est dommage, je n’imaginais pas ma vie se terminer ainsi. Soudain, alors que je suis sur le point de perdre connaissance, une poigne me tire dans une direction que j’imagine être le haut. J’entends une voix, mes oreilles bourdonnent et la compréhension de ses paroles m’échappe. Ma vision est embrouillée, mais je distingue vaguement un visage. La force des vagues nous fait tanguer alors qu’il me sert contre lui, je tousse pour dégager mes voies respiratoires, endurant la douleur aigüe. J’entends mon sauveur qui crie, c’est bon signe, ils vont peut-être nous sortir de là. Puis, tout va très vite. Une houle nous enfonce, nous faisant tourner et vidant le peu d’air que j’avais emmagasiné dans mes poumons. J’ai perdu espoir. Cette fois, je n’ai plus d’air et mon cœur ralenti, je meurs.
~☸~





Épisode 4

Le bruit du moniteur cardiaque branché à côté de mon lit est la première chose que j’entends lorsque je reprends conscience. Je ne flotte plus, je ne tangue plus et je suis au sec, conclusion je suis hors de l’eau. J’ouvre les yeux, d’abord ébloui par la vive luminosité des néons au dessus de ma tête avant d’être capable de focalisé ma vision sur des murs blancs et nus. Je suis à l’hôpital, branché sur un nombre incalculable de machine médicale. Rapidement, les infirmières viennent prendre de mes nouvelles, vérifié que tout est en ordre et repartent. Je suis seule, pourquoi ?

Ce réveillée seule dans un lit d’hôpital, au beau milieu d’un pays inconnu, branché sur plusieurs engins est terriblement effrayant, ce l’est davantage lorsqu’on vous apprend que la personne qui vous a sauvé la vie n’a pas survécu. Au début, je ne comprends pas. Où est ma mère et mon père, et plus important encore où est mon frère ? Il ne peut pas être mort, c’est impossible. Pas lui, pas celui que j’aime tant. Pourtant, c’est le cas. Malgré mon choc post traumatique lié à ma presque noyade, j’ai du commencer le deuil de mon frère.

Les funérailles est quelque chose de franchement ennuyant, toutes ces personnes qui viennent nous témoigner de l’empathie et leur condoléances comme s’ils pouvaient avoir la moindre idée qu’est l’épreuve de perdre un être cher. Avec la mort, la vision des gens changent et ils perdent toutes rationalités. Tout est terne, morne et morose. Malgré mon jeune âge, je restais solide. C’était ma façon de lutter contre l’adversité et les événements, tel le roc qui s’oppose à la tempête. Je devais vivre le reste de mon existence avec le poids de la culpabilité, j’aurais préféré mille fois mieux mourir noyée et que les rôles soient inversés. C’est également ce que pensait ma mère. Elle ne l’a jamais dit, sauf que je le sais. Après la mort de mon frère, elle a sombré dans une profonde dépression. Personne n’arrivait à la faire sortir de son lit, où elle passait ses journées à dormir et à pleurer. Quant à mon père, l’ambiance était tellement étouffante à la maison qu’il nous évitait.

Ce qui devait arriver arriva, il se sépara de ma mère, incapable d'en supporter d'avantage. Mon père parti refaire sa vie avec une autre femme, nous rayant de la carte. J’ai du trouver un travail puisque ma mère n’était plus en état de faire quoi que ce soit. Je m’en sortais plutôt bien, sauf qu’il était évident que je n’étais pas en mesure de prendre soins d’elle longtemps encore. L’argent que m’envoyait mon père une fois par mois suffisait à payer le loyer, mais les médicaments étaient nettement au dessus de mes moyens. Sans cela, ses crises étaient terribles. À contre cœur, j’ai du l’envoyé à l’unité psychiatrique de Galway. L’infirmière m’avisa que puisque je n’étais pas majeure, je ne pouvais rester seule. L’invitation au pensionnat Immortalia tomba au bon moment, je pourrais ainsi rester près de ma mère et veiller sur elle tout en continuant mes études sans devoir finir dans un centre d’accueil.
~☸~


ஃ O.M.G

Ici, tu vas nous parler de ton dieu. Tu vas nous le décrire, et nous dire comment tu t'entends avec lui, ce que ça vous fait à tous les deux d'être dans le même corps. Et tout à la fin, tu vas nous mettre ton test RP, mais si tu veux, tu peux combiner les deux parties.

╬ Identité ╬

PRÉNOMS : Aylce Hazel
NOM : Odharnait
SURNOM: Aucun
ÂGE: 17 ans.
DATE DE NAISSANCE: 13/01/00
NATIONALITE: Irlandaise
GROUPE: Éternel Asgard
NOM DU DIEU: Njörd
AVATAR:  Yukino Yukinoshita
SEXUALITE: Hétérosexuelle



 

Derrière l'écran

Bonjour/Bonsoir, je ne suis pas très douée pour parler de moi. Pour commencer, comme vous l'avez peut-être déjà constaté je suis québécoise, salariée, majeure et vaccinée. Cela fait plusieurs années que j'ère sur des sites de RP, cependant j'ai pris une pause pendant environ 2 ans. Je me replonge dans cet univers avec vous en espérant ne pas trop vous embêter avec mon terrible accent et ma timidité maladive. Je trouve le forum magnifique et très conviviale, un gros bravo aux admins et aux membres, vous le méritez. Pour terminer, ma couleur préférée est le violet tandis que celle d'Aylce est le bleu.
P.S : Je vous aime déjà ! ❤
~ Julie


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MessageSujet: Re: “Le monde aurait pu être simple comme le ciel et la mer” [UC] Lun 8 Mai - 20:59
Bienvenue sur Immortalia ! N'hésite pas à te tourner vers le staff à la moindre question, on est là pour ça o/
Bon courage pour ta fiche et au plaisir de te croiser en RP coeur

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MessageSujet: Re: “Le monde aurait pu être simple comme le ciel et la mer” [UC] Lun 8 Mai - 23:00
ton ava est joli omg.
bienvenue parmi nous, et bon courage pour ta fiche. coeur

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MessageSujet: Re: “Le monde aurait pu être simple comme le ciel et la mer” [UC] Mer 17 Mai - 0:37
Coucou Aylce ! Tout va bien ? angel2

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MessageSujet: Re: “Le monde aurait pu être simple comme le ciel et la mer” [UC] Mer 17 Mai - 4:48
Merci Ashton, c'est très apprécié!  coeur 

Alum -> Pardon de la lenteur avec laquelle ma fiche se complète, j'ai des problèmes avec ma connexion internet qui galère à simplement charger une page web. Je ne vous abandonne pas, promis. D'ici demain je devrais être en mesure de terminer, du moins je l'espère.
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MessageSujet: Re: “Le monde aurait pu être simple comme le ciel et la mer” [UC] Mer 17 Mai - 5:20
Vu l'effort sur ta fiche, considère que tu as encore jusqu'au 21 mai tiens. Si tu as besoin de plus, tu le diras.

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MessageSujet: Re: “Le monde aurait pu être simple comme le ciel et la mer” [UC] Mer 17 Mai - 12:59
Prends le temps qu'il te faudra, je m'assurais juste que tu ne nous avais pas oubliés ! :)

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MessageSujet: Re: “Le monde aurait pu être simple comme le ciel et la mer” [UC] Mer 17 Mai - 22:27
Comment j'ai pu te rater xDD

Bienvenue sur le forum !!!! Vu qu'on est lié par nos dieux faudrait qu'on se fasse un rp theodore

Sinon bon courage pour ta fiche 8D

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MessageSujet: Re: “Le monde aurait pu être simple comme le ciel et la mer” [UC] Dim 25 Juin - 15:53
Je confirme que Aylce est en déménagement et aura internet prochainement. On lui accorde donc un délais supplémentaire.

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MessageSujet: Re: “Le monde aurait pu être simple comme le ciel et la mer” [UC] Dim 23 Juil - 19:23
Archivé, tel que discuter, retour éventuel fort probable à déterminé.

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“Le monde aurait pu être simple comme le ciel et la mer” [UC]
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